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  • il y a 6 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Europe 1, Charles Huillier et Fou.
00:02Et on parle de foot France-Paraguay, le match redouté avec notre cher Jacques Vandreau,
00:06présentateur du Club des Légendes, chaque vendredi de 21h à 22h sur Europe 1.
00:10Bonjour, et puis on est avec Georges Fenech et William Thay.
00:14Jacques, bonjour, comment allez-vous mon cher Jacques ?
00:17Bonjour, tout va bien.
00:18Bon, France-Paraguay, demain soir, comment ne pas évoquer ce qu'il s'est passé
00:23en ce mois de juillet 1998 au stade Bollard à Lens,
00:28soleil de plomb en huitième de finale de Coupe du Monde.
00:31La France n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui, je parle du niveau footballistique.
00:36Bon, je rappelle que l'équipe de France a gagné un but à zéro,
00:40but en or de Laurent Blanc à la 114ème minute.
00:43Match en huitième de finale qui a été, Jacques, parce que vous étiez au stade ce jour-là,
00:48match qui a été un véritable calvaire.
00:51Ça a été un calvaire, mais ça a été un grand match.
00:54Ça a été un calvaire parce qu'il y avait une pression énorme.
00:57Ça a été aussi un calvaire parce qu'il faisait très chaud.
01:00C'était pas simple.
01:02Rien n'était simple.
01:03C'est-à-dire que tout était compliqué dans ce match.
01:06Et puis c'est vrai, la 114ème minute de jeu,
01:08il y a Robert Pires, il y a Durkhaev, il y a Laurent Blanc,
01:12qui sont dans la surface de réparation du gardien Chilaver,
01:14gardien qui est venu jouer à Strasbourg, gardien légendaire.
01:19Strasbourg, il avait pris un peu d'embonpoint.
01:20Oui, il avait un peu grossi, mais ça restait quand même un des plus grands gardiens de but du monde
01:24qui tirait les pénaltis, qui tirait les gouffrants, etc.
01:27Et donc, Laurent Blanc récupère le ballon, marque, et donc la France est qualifiée.
01:32Et le match est arrêté.
01:34But en or.
01:34But en or, c'est le premier but en or.
01:36De l'histoire.
01:37De l'histoire.
01:38Et ça restera le dernier, puisque ça a été supprimé après.
01:41Alors très aigué quand même face à l'Italie, à l'Euro 2000 en finale.
01:44Mais c'est pas la Coupe du Monde.
01:46C'est un moins d'impact, moins d'impact.
01:48Et donc, Laurent Blanc est félicité par tous ses coéquipiers.
01:52Tout le monde va l'embrasser.
01:55Le banc ne reste plus sur le banc.
01:58Zidane, n'oubliez pas, était remplaçant.
02:00Et donc, il traverse le terrain.
02:02Et la plus belle histoire, c'est Fabien Barthès.
02:05Mais pourquoi ?
02:06Qui reste dans ses buts.
02:07Il n'a rien compris au but en or.
02:09Il ne sait pas que tout s'arrête.
02:11Parce que Fabien est quelqu'un d'un peu décontracté, un peu lunaire, un peu fantaisiste.
02:17Quand il voit Laurent se marquer, il croit qu'il reste encore.
02:21Et qu'il va y avoir un engagement.
02:23Et qu'il va y avoir un engagement.
02:24Et je crois que c'est Karim Beu qui lui dit, mais attends, mais viens, on est qualifié.
02:29Ah, on est qualifié.
02:30Ah bah oui, c'est vrai, c'est toute en or.
02:31C'était le jour de ses 26 ans à Fabien Barthès.
02:36Voilà, statistique que personne n'a.
02:37Mais bon, je suis un peu un maniaque de la statistique.
02:43Et donc, c'est un match qui a marqué tout le monde.
02:45Tout le monde.
02:46Bien sûr.
02:47Parce que, alors, ce qu'il faut préciser, c'est que, bon, le Paraguay a toujours eu une tradition très
02:54agressive,
02:55dans le bon sens du terme, et très défensive, surtout face aux équipes supposées plus fortes.
03:01Est-ce que cet ADN qu'on décrit, il se vérifie de génération en génération, et 27 ans plus tard,
03:08Jacques Vendroux ?
03:08Bien sûr.
03:09Bien sûr, le match de demain soir, il va être, entre guillemets, parce qu'il y a des choses beaucoup
03:14plus importantes que ça dans la vie,
03:15mais il va être passionnant.
03:18Je veux dire, il va être...
03:19Et d'ailleurs, curieusement, tout le monde en parle.
03:22Tout le monde en parle, parce qu'il y a évidemment l'antécédent du France-Paraguay de 1978.
03:27Donc tout le monde en parle, et tout le monde a peur qu'il y ait une vengeance, quelque part,
03:32de la part des Paraguayens,
03:34qui vont marquer un but venu d'ailleurs, etc.
03:37Parce qu'il ne faut pas oublier que cette équipe du Paraguay se qualifie pour la phase finale de la
03:41Coupe du Monde.
03:42Il ne faut pas oublier aussi que c'est une équipe, et vous l'avez dit très justement,
03:46très, très agressive, mais de génération en génération.
03:49C'est un peu leur ADN, c'est-à-dire qu'ils mettent des coups, c'est-à-dire qu
03:53'ils sont malins,
03:55c'est comme tous les grands pays sud-américains, ils ne se laissent absolument pas faire sur les grandes rencontres,
04:00et puis ils ont des bons joueurs, ils se sont qualifiés pour ce 16e de finale un peu miraculeusement.
04:08C'est vrai, mais ça reste un match de football, ça reste un match à élimination directe,
04:14et moi je souhaite de tout mon cœur que l'équipe de France se qualifie,
04:17sauf qu'il faut qu'on soit extrêmement vigilants.
04:20– Bien sûr, parce que je le rappelle, il y a 27 ans désormais, au Stade Bollard,
04:24alors vous y étiez, Jacques Vendroux, pour une autre grande radio,
04:28je ne vais pas citer, mais tout le monde sait,
04:31vous y étiez, l'ambiance, parce qu'on redoutait en fait les tirs au but,
04:36parce que si on allait au tir au but, beaucoup pensent, sans vouloir faire du football fiction,
04:41que face à Chilavert, on aurait été en grand danger,
04:45la France aurait été en grand danger, c'est votre impression également,
04:48parce qu'il avait les gants en feu à Chilavert, ce jour-là.
04:51– L'impression que j'ai eu de Chilavert, c'est qu'au moment où il a joué
04:53contre l'équipe de France de football, d'abord il était super connu dans le monde du football,
04:57et deuxièmement, il était considéré comme l'un des meilleurs gardiens de but du monde,
05:01très spectaculaire, il a failli devenir ballon d'or,
05:06comme Yaching il y a 50 ans,
05:08mais c'est vrai que c'était quelqu'un qui avait une pression incroyable,
05:13il faisait tout, il était capitaine,
05:15il tirait les coups francs, on en a parlé tout à l'heure,
05:18les pénaltys…
05:19– Il prenait même des décisions, c'était Carpe Giani,
05:21l'entraîneur du Paraguay à l'époque,
05:22il prenait des décisions, ça ne se disait pas.
05:25– C'est comme Ronaldo avec le Portugal,
05:27quand Ronaldo sort, il reste sur le banc,
05:29il reste avec l'entraîneur.
05:29– En 2016 ?
05:30– Au Portugal, quand il y a eu ce match des Portugais,
05:35ce qui est important, c'est que Ronaldo était présent,
05:37c'est lui qui était le coach adjoint, etc.
05:42Donc Chilavert a une pression énorme,
05:44et d'ailleurs, vous le savez,
05:47Chilavert sera au match demain soir,
05:50et Chilavert va parler aux joueurs de la sélection braguayenne…
05:55– Il va les encourager.
05:57– Il va les encourager, oui,
05:58il va plus que les encourager,
06:00il va leur dire c'est maintenant ou jamais.
06:02– Alors, Lionel Charbonnier,
06:04alors je précise à tous ceux qui ne sont pas des fans de foot,
06:06Lionel Charbonnier, c'était le troisième gardien
06:08de cette sélection pour la Coupe du Monde 98,
06:11l'équipe de France.
06:12Lionel Charbonnier a raconté dans une autre radio,
06:15il y a quelques jours,
06:16qu'à la mi-temps de ce match,
06:18France-Paraguay, Didier Deschamps a demandé à Blanc et Dessailly,
06:22les deux centraux,
06:23il leur a dit, les gars, attention,
06:26ne montez pas aux avant-postes,
06:27n'allez pas à l'abordage,
06:29parce qu'en contre, les Paraguayens sont extrêmement rapides.
06:32– Et il l'avait prouvé.
06:33– Il l'avait prouvé.
06:34– Didier avait raison.
06:35– Didier avait raison, en tous les cas,
06:37sur la conception de la rencontre.
06:41– Et donc, c'est vrai que…
06:42– Et donc, Blanc a désobéi lorsqu'à la 114ème minute…
06:45– Non, mais il l'assume complètement,
06:46il ne regrette absolument pas.
06:47– Oui, il s'en fiche.
06:47– Il s'en fiche complètement.
06:49On ne dirige pas Laurent Blanc.
06:50– Ah bon ?
06:51– Enfin, on ne dirige pas Laurent Blanc,
06:52ce n'est pas péjoratif,
06:53mais Laurent Blanc, c'est aussi l'un des patrons du foot français,
06:57c'est lui, il a une énorme personnalité,
07:00et lui, Laurent Blanc, il veut gagner avant les prolongations,
07:04avant la séance de pénalty,
07:05parce qu'il sait mieux que quiconque
07:07que ça peut basculer dans le camp paragoyen.
07:10– Et que c'est mal barré.
07:12– Et attention, il n'y a pas que Didier Deschamps, attention.
07:15Il y a aussi Fabien Barthès,
07:16qui leur dit, vous restez avec moi,
07:19vous ne m'abandonnez pas,
07:21vous ne montez pas.
07:22– Allez, on va accueillir Grégory,
07:25qui nous appelle de Paris.
07:26Bonjour Grégory.
07:28– Bonjour, bonjour à tous.
07:29– Bon, alors, merci infiniment de nous appeler.
07:32– Merci à vous.
07:33– Il y a William Thay,
07:35Georges Fenech,
07:36Jacques Vendroux
07:37et Gérald Di Damont avec nous.
07:39Grégory, alors comment vous sentez
07:41cette rencontre demain à 23h,
07:43face au Paraguay en 8ème ?
07:45– Alors écoutez, je ne veux pas
07:47démoraliser tout le monde,
07:48de toute façon je vais m'expliquer,
07:49mais moi je ne m'enflamme pas
07:51pour cette équipe de France.
07:52Je m'explique, je m'explique.
07:53– Elle m'enflamme cette équipe.
07:54– Attendez, attendez.
07:55– J'en suis honnête,
07:56mais pas d'accord avec vous Grégory.
07:57– Oui, oui, oui.
07:58– Il a droit.
07:59– On est là aussi pour parler,
08:01on va avoir des désaccords,
08:02en se respectant.
08:04Alors, moi, déjà,
08:05bon, effectivement,
08:06au niveau de l'attaque,
08:07il n'y a aucun souci,
08:08l'attaque de l'équipe de France
08:09est merveilleuse.
08:09On est tous d'accord,
08:10Mbappé à la finition,
08:12Barcola sur les côtés,
08:13il n'y a pas de problème.
08:15Olizé, en milieu de terrain,
08:16qui est superbe,
08:17qui donne d'excellents ballons,
08:18il n'y a aucun souci.
08:19En revanche,
08:20la défense de l'équipe de France,
08:21je ne parle pas de l'axe,
08:22parce que Fabi Cano,
08:23par exemple,
08:23qui est merveilleux,
08:24mais par contre,
08:25sur les côtés,
08:27je pense à,
08:28alors,
08:30comment,
08:30Koundé,
08:31et Hernández,
08:32ou alors,
08:32– Koundé et Hernández,
08:32– Oui,
08:33– Dine.
08:33– Alors, des fois,
08:34c'est Lucadine,
08:34des fois, c'est Hernández.
08:35– Lucadine, effectivement.
08:36– Voilà, alors,
08:37mais surtout quand il y a,
08:38enfin, bref,
08:39que ce soit Hernández,
08:40ou Lucadine,
08:41ou alors,
08:41et donc avec Koundé,
08:43sur les côtés,
08:44on est très fragile.
08:45On a une défense fragile,
08:46au niveau des côtés,
08:47en tout cas.
08:47Je ne parle pas de l'axe.
08:49Et moi,
08:50jusqu'à maintenant,
08:51l'équipe de France,
08:53alors,
08:53je respecte tous les adversaires,
08:54mais enfin,
08:55ce n'est pas des grosses équipes.
08:55– Allez-y,
08:56il faut conclure, Grégory,
08:57mais allez-y.
08:57– Oui, oui, bien sûr.
08:58Mais moi,
08:59disons que je sens fragile,
09:01quand même,
09:01sur la défense des côtés.
09:02on n'a affronté pas
09:03des grosses, grosses équipes,
09:04malgré que je les respecte tous.
09:07Et moi,
09:08pour moi,
09:08l'équipe de France
09:09ne gagnera pas la Coupe du Monde.
09:10Je ne veux pas démoraliser tout le monde.
09:12– Mais,
09:12– Et Grégory,
09:13vous avez,
09:13– Merci beaucoup, Grégory.
09:14– Merci beaucoup, Grégory.
09:1544 ans,
09:16je suis démoralisé.
09:17– Moi aussi.
09:18– Il nous a mis le mort à la plage, Grégory.
09:20Merci quand même, Grégory,
09:21d'avoir appelé Europe 1 en direct.
09:23Je vais saluer Jacques Vendroux,
09:25je vais saluer…
09:25– Pour retrouver ce soir,
09:26Jacques,
09:27le studio des légendes.
09:28– Avec Dominique Rouche,
09:31journaliste pour son livre
09:32Didier Deschamps,
09:33« Ce que je sais de lui »,
09:34car le livre sera là aussi
09:35et Germain avec lui.
09:36– Je salue William Tay
09:37et Georges Fenech.
09:39– Un point de stick.
09:40– Rapidement,
09:41il faut qu'on rende l'antenne.
09:41– 2-0 pour la France.
09:42– Très bien.
09:43– 3-0.
09:44– S'il vous plaît,
09:46un peu de discipline,
09:47messieurs,
09:47messieurs,
09:48dames.
09:49Allez,
09:49en 10 secondes,
09:50Michael Dorian,
09:51on vous retrouve à 13h.
09:52– C'est honteux,
09:53ça ce sont les mots
09:53de l'avocat de la maman
09:54de la petite Rosa,
09:56vous savez,
09:56qui a été victime présumée
09:58de Jérôme Barrella
09:59et elle devait être reçue
10:00aujourd'hui par le gouvernement,
10:02par le Premier ministre
10:03et il a annulé le rendez-vous
10:04et c'est la deuxième fois
10:05que ça se produit.
10:06On en parlera notamment
10:06dans un instant.
10:07– Entre 13h et 14h.
10:08Merci Michael Dorian,
10:09à demain.
10:09– Dès 11h,
10:10c'était Charles Lullier
10:11sur Europe 1.
10:12– Europe 1
10:14
10:14
10:15
10:16
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