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  • il y a 15 minutes
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:01La suite à 11h47 sur Europe 1, Laurent Vaud qui est en la main à Edouard Philippe pour la présidentielle
00:072027
00:08et provoque un cynisme chez les Républicains.
00:10On en débat sur Europe 1 avec vos chroniqueurs Christine, Gabriel Cluzel, Karim Maloum,
00:15votre invité Jérémy Patriel-Etus, député Horizon du Calvados
00:18et nos auditeurs nombreux à réagir au 01, 80, 20, 30, 21, comme Denis qui est avec nous en ligne.
00:23Oui Denis, on vous prend dans un instant, mais Jérémy Patriel-Etus répond à Gabriel Cluzel.
00:27Oui, je voulais juste lui dire quand même que si on regarde l'offre politique
00:31et les candidats pour l'élection présidentielle de 2027,
00:33le seul candidat de droite sur le plan économique qui assume de dire
00:36reliser l'interview d'Edouard Philippe dans Les Echos en début de semaine,
00:39le seul candidat à dire qu'il va falloir dans le pays travailler plus longtemps,
00:43être plus nombreux à travailler, travailler plus longtemps dans la vie, dans l'année.
00:47David Lissnard ne dit pas ça ?
00:48Comment ?
00:49David Lissnard ne dit pas ça aussi ?
00:51Alors David Lissnard, je n'ai pas vu qu'il avait encore un parti,
00:52j'ai compris qu'il était candidat à l'élection présidentielle,
00:54mais enfin, sur ce point-là, très bien, si vous le voulez.
00:57Mais en tout cas, ils sont peu nombreux,
00:59Edouard Philippe l'a dit depuis très longtemps,
01:01il l'a d'ailleurs fait quand il était Premier ministre,
01:03en réformant l'assurance chômage,
01:04en réformant notamment qu'un projet sur la retraite,
01:07mais très concrètement, c'est le seul à dire clairement aux Français
01:10que nous sommes devant une falaise budgétaire,
01:13les mots sont forts,
01:14que nous risquons un appauvrissement économique,
01:16et qu'il va falloir non pas du sang et des larmes,
01:19mais effectivement un peu de sueur,
01:20c'est-à-dire de travailler plus longtemps.
01:22Quand vous dites cela aux Français,
01:24ce n'est pas très populaire.
01:26Et si ce n'est pas être de droit que de dire quelque chose comme ça aux Français,
01:29je ne sais pas ce que c'est.
01:31C'est intéressant ce que vous dites,
01:32parce que je n'ai pas l'impression que les Français entendent effectivement,
01:36que ça imprime chez les Français.
01:38Bon, dans les sondages, il est haut,
01:40dans les sondages, 17%, quand même,
01:42sondage haut que ça,
01:43plus 4% depuis le mois de mars,
01:44donc il est en hausse.
01:45On en parle.
01:46Karim Alloum et ensuite Denis qui nous appelle de Ronalp.
01:49Rapidement,
01:50les Français ont constaté que les températures ont baissé ces derniers jours,
01:53mais les températures ont grimpé de manière brutale chez les Républicains hier.
01:59Il faut voir,
01:59j'étais invité à écouter une boucle WhatsApp,
02:03franchement,
02:04ce n'était pas facile.
02:05Attendez, attendez, attendez,
02:07c'est quoi ces infos ?
02:08Une boucle WhatsApp LR ?
02:09Il y a des boucles,
02:10des gens ont discuté.
02:11Ah ouais ?
02:11Et qu'est-ce qu'ils disaient du coup ?
02:12Hier, ils sont choqués parce que...
02:14Donc ce sont des gens de LR ?
02:16Bien sûr,
02:16au moment où il fallait se rassembler,
02:19parce qu'il avait dit,
02:20Laurent Wauquiez,
02:21que notre candidat naturel est Bruno Rutaillot,
02:24donc c'est ce qu'il avait dit,
02:24et tout d'un coup,
02:25il décide,
02:26il fait des confidences au journal Le Figaro,
02:28il va soutenir Édouard Philippe,
02:30effectivement,
02:30ils sont issus de la même famille politique,
02:33c'est de centre droit, etc.
02:35Et surtout,
02:36ce qui me gêne dans ce qu'il dit,
02:38Laurent Wauquiez,
02:39il faut soutenir le candidat d'Horizon,
02:43pour une seule raison,
02:45comme font tout le monde,
02:46pour éviter le duel,
02:49en finale,
02:50Rassemblement National,
02:51la France insoumise.
02:52Ce n'est plus de la politique.
02:53On ne fait pas de politique,
02:54on va dire attention,
02:55c'est pas la menace.
02:56où est la France dans tout ça ?
02:57Parce que, avant tout,
02:59l'élection président,
03:00c'était un homme face à un peuple.
03:01Donc vous avez dit,
03:02il est le seul, non,
03:03David Esnard a un discours libéral aussi,
03:05il s'adresse à un peuple.
03:07Donc si vous voulez,
03:08dans ce débat,
03:10nous avons besoin des hommes
03:11qui doivent nous présenter,
03:13nous proposer de l'espérance.
03:15Pas attention,
03:16le RN,
03:16attention,
03:17les élifiés,
03:18ça, ce n'est pas de la politique.
03:19Ce qu'il fait M. Wauquiez,
03:20ce n'est pas de la politique.
03:22Est-ce que vous permettez de répondre ?
03:23Je vous permets de répondre,
03:24ensuite,
03:25je vous fais écouter,
03:27et Laurent Wauquiez,
03:28qui disait le contraire,
03:29il y a un an,
03:29dans un instant.
03:30D'abord,
03:30j'ai réveillé,
03:31en un mot,
03:32Laurent Wauquiez dit,
03:34et on ne peut pas lui reprocher de le dire,
03:35je pense d'ailleurs comme lui,
03:36qu'Édouard Philippe incarne l'ordre et le sérieux.
03:38Je crois que jusqu'à là,
03:39on peut être d'accord,
03:40ensuite on peut diverger sur les propositions,
03:41mais il dit aujourd'hui,
03:42c'est le candidat le mieux à même
03:43de rassembler la droite et le centre.
03:45Moi, effectivement,
03:46comme beaucoup de Français,
03:47je souhaite éviter à mon pays
03:50ce cauchemar,
03:50pardon,
03:51d'un deuxième tour
03:52entre le Rassemblement National
03:53et la France Insoumise.
03:54Et je pense effectivement
03:55qu'Édouard Philippe est le mieux placé
03:56pour rassembler la droite et le centre.
03:57Mais là où vous avez raison,
03:58c'est que ça ne suffit pas.
04:00On ne va pas faire campagne,
04:01et d'ailleurs,
04:01Édouard Philippe ne fait pas campagne,
04:03simplement en disant
04:04je vais éviter à mon pays,
04:05même si effectivement,
04:06il faut l'éviter,
04:06le Rassemblement National
04:07et la France Insoumise.
04:08Et il a fait des propositions.
04:09Regardez ces propositions économiques.
04:11Je ne vais pas en faire la liste ici,
04:12il y a un auditeur qui attend.
04:13Il propose un choc
04:14de compétitivité économique
04:15pour les entreprises.
04:16Moins 50 milliards d'impôts
04:17sur les productions.
04:18Christine Kelly a raison,
04:19ça n'a pas encore passé
04:20le mur du son médiatique.
04:21Mais il a fait de nombreuses propositions.
04:23Les gens ne m'entendent pas ça.
04:24Sur l'école.
04:25Mais les premiers ministres...
04:28Les gens se souviennent
04:31d'un Édouard Philippe
04:32qui a été au pouvoir,
04:33qui n'a pas fait tout ça.
04:35C'est faux.
04:35Alors je vais vous donner
04:36un exemple, Christine Kelly.
04:37Qui a dédoublé les classes
04:38en CP, CE1 ?
04:39Je crois,
04:40Gabriel Cluzel
04:40travaille beaucoup
04:41sur l'éducation nationale.
04:42C'est une mesure sur l'école.
04:43C'est une mesure d'égalité
04:45alors que notre système éducatif
04:46est en train de décrocher.
04:47C'est lui qui a décidé
04:48de dédoubler les classes
04:49concrètement pour parler français
04:51en CP, en CE1.
04:52Dans notre pays,
04:53les élèves aujourd'hui
04:53sont 12, 13.
04:54Ça, c'est une mesure
04:55pour redresser le système éducatif.
04:57Moi, je crois qu'il faut arrêter
04:58de laisser penser
04:59qu'Édouard Philippe,
05:00Premier ministre,
05:00n'a pas essayé d'engager
05:02toutes les réformes
05:03qu'il souhaitait.
05:03Il n'était pas président de la République.
05:05Il n'a été Premier ministre
05:06que pendant trois ans.
05:07Mais il a baissé les déficits.
05:08Il a baissé les impôts.
05:09Ça, c'est vu.
05:10Et maintenant, comme candidat,
05:11il fait des propositions.
05:12Et vous avez raison.
05:13Il faut les faire connaître,
05:14ces propositions.
05:14Et moi, je peux vous dire
05:15qu'elles seront massives.
05:16Et vous le verrez dimanche.
05:17Mais il n'y a qu'à lire
05:24ensuite, Denis.
05:26Oui, j'entends tout ce que vous dites.
05:28Mais je crois qu'aujourd'hui,
05:29il y a un vent de dégagisme
05:31qui fait que ça va être compliqué
05:32pour quelqu'un
05:32qui a été au gouvernement
05:33avec Emmanuel Macron.
05:35Moi, je pense que ça va être
05:36le principal sujet
05:37d'Édouard Philippe
05:38de se débarrasser
05:39de cette tunique de nessus.
05:41Je ne sais pas comment appeler ça.
05:42Cette charge qu'il avait endossée
05:45et qui n'était pas un cadeau,
05:46en fait,
05:46puisqu'aujourd'hui,
05:48les gens disent
05:49« Ah bah oui,
05:49tous ceux qui étaient au pouvoir
05:51nous ont mis dans cette situation. »
05:54Mais dans votre discours,
05:55il y a quelque chose
05:55qui me perturbe un petit peu.
05:57Vous dites
05:57« Je veux éviter ce cauchemar
06:00d'un deuxième tour
06:01entre Mélenchon
06:03et le candidat du RN,
06:04dont on sera bientôt le nom. »
06:07Donc, pour vous,
06:07ça a égalité.
06:08C'est-à-dire que
06:11considérons par exemple
06:11un Laurent Wauquiez
06:12qui se dit de droite,
06:14M. Philippe
06:14qui arrive de l'UMP.
06:16Pour lui,
06:17ce que propose
06:18par exemple
06:18le Rassemblement National
06:19en matière de sécurité
06:20et ce que propose
06:21LF en matière de sécurité,
06:23c'est à égalité.
06:24Vous les renvoyez dos à dos.
06:26Si on prend les sujets,
06:27il y a des différences.
06:28Il n'y en a pas un
06:29qui vous paraît préférable
06:30à l'autre pour la France.
06:30Si on prend les sujets,
06:31il y a des différences.
06:31Sur le plan économique,
06:32quand j'entends les propositions
06:33de Marine Le Pen
06:34de retraite à 60 ans
06:35et qu'elle ne veut pas changer...
06:36Non, non, non.
06:37Sur le plan migratoire,
06:38sur le plan sécuritaire,
06:40tout ça,
06:40c'est à égalité.
06:41Il y a des différences
06:42sur certains sujets.
06:43Sur l'autorité de la sécurité,
06:44tout le monde sait
06:45que Jean-Luc Mélenchon
06:46n'a pas les mêmes propositions
06:48que Marine Le Pen.
06:49Et sur ce sujet-là,
06:50il n'est effectivement
06:50pas de droite,
06:51Jean-Luc Mélenchon,
06:51et je l'ai combattu.
06:52Mais pardon de dire
06:53que sur le plan économique,
06:55le programme économique
06:56de Marine Le Pen
06:56et de Jordan Bardella
06:57plongerait le pays
06:58dans un chaos
06:59et n'améliorerait pas
07:02la situation.
07:03Regardez le plan climatisation.
07:04Pendant des années,
07:05le Rassemblement national
07:06nous explique qu'il n'y a pas
07:06de problème de changement climatique.
07:08En début de semaine,
07:09il nous annonce un plan
07:09à 200 milliards d'euros
07:10pour climatiser la France.
07:11Deux jours après,
07:12il nous explique
07:12qu'on ne peut pas le financer
07:1340 milliards d'euros.
07:14La question,
07:15c'est est-ce que,
07:15et je vous retourne la question,
07:16il va être plus à l'heure,
07:17est-ce que l'un des deux,
07:19Jordan Bardella
07:19ou Marine Le Pen
07:20et Jean-Luc Mélenchon,
07:21sont prêts à exercer
07:22des responsabilités ?
07:23Moi, je ne le crois pas.
07:23Je crois qu'aucun des deux
07:24ne sont prêts à exercer
07:26des responsabilités dans ce pays.
07:27On va avoir Denis.
07:27Le débat est chaud et vif
07:28et beaucoup d'arguments
07:29pour contre.
07:30On a Denis
07:31qui nous appelle de Ronalp.
07:32Bonjour Denis.
07:33Vous êtes surpris, vous,
07:34de ce ralliement
07:36avec Laurent Wauquiez
07:38à Édouard Philippe.
07:39Dites-nous pourquoi.
07:40Oui, tout à fait.
07:41Pour un homme d'État
07:42ne pas respecter la démocratie,
07:44en l'occurrence,
07:45l'élection qui a lieu
07:46au sein des LR,
07:47monsieur fait 25%
07:48et il parle
07:49comme si c'était
07:50le président des LR.
07:51Donc, c'est un, surpris.
07:52Et puis deux,
07:53alors sur la constance
07:54du discours politique,
07:55c'est affligeant.
07:56Un an après avoir dit
07:58Édouard Philippe,
07:59un, nous a mis dans le mur
07:59à juste titre
08:00au niveau du nucléaire
08:01en signant
08:03la fermeture de Fessenheim
08:04pour maintenant pleurer
08:05pour dire
08:05il faut investir dans le nucléaire.
08:07Alors, écoutez Denis,
08:08écoutez,
08:09justement
08:09ce que disait
08:10Laurent Wauquiez,
08:11exactement ce que vous dites.
08:12Écoutez,
08:13c'était il y a 14 ans.
08:14Ce risque que je pointe,
08:16vous le voyez venir.
08:17On a déjà les bruits
08:18consistant à dire
08:19qu'il pourrait y avoir
08:20un rapprochement
08:20avec Édouard Philippe
08:22et ils ne sont pas
08:23démentis avec clarté.
08:24J'ai posé la question
08:25à Bruno Rotaillot,
08:26il l'a balayé
08:27d'un revers de main
08:27ici même.
08:28Vous n'avez pas trouvé
08:29assez clair, semble-t-il.
08:30Non, moi ce que je pense
08:31c'est que je vois ces bruits.
08:32Vous voyez un ticket
08:33Édouard Philippe à l'Elysée
08:34et Bruno Rotaillot,
08:39jamais le cas
08:39et je n'en veux pas.
08:40Ma réponse,
08:40elle est d'une clarté totale.
08:42Il n'y a pas d'ambiguïté.
08:43Clarté totale,
08:44pas d'ambiguïté.
08:45On marque une pause,
08:46Denis, restez en ligne avec nous.
08:47Ça fait quand même mal au cœur,
08:49ça fait mal au ventre,
08:50ça fait mal à la France.
08:51Je suis désolée,
08:52ça nous fait rire
08:53mais on a mal
08:53parce que
08:54qui est devenue
08:55la parole des politiques ?
08:56Attendez,
08:57on marque une pause,
08:57on revient avec Jérémy Patriel
08:58et tous,
08:59moi je suis très en colère.
09:0011h30-13h,
09:00vous écoutez Christine Kelly
09:01et vous sur Europe 1
09:02et vous avez la parole.
09:03On attend vos réactions
09:04au 01-80-20-39-21
09:06à 11h56.
09:08Belle journée
09:08sur Europe 1.
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