00:00Europe 1, Christine Kelly.
00:01Merci de nous rejoindre à 12h16 sur Europe 1.
00:03Christine Kelly et vous, la suite, vous réagissez au 01 80 20 39 21.
00:08C'est la dernière de la saison.
00:10Nous parlons de Laurent Wauquiez qui tend la main à Edouard Philippe
00:13pour la présidentielle de 2027.
00:15Avec nous, notre invité Jérémy Patrier-Lettius,
00:18député Horizon du Calvados.
00:20Christine.
00:21Oui, qui soutient Edouard Philippe,
00:22qui nous parle de son premier grand meeting de campagne
00:24qui aura lieu dimanche 14h à Paris 18ème.
00:27On a Franck et Raphaël qui nous appellent.
00:29Mais d'abord, Gabriel Kuzel voulait réagir et interpeller notre invité Jérémy Patrier-Lettius.
00:34Oui, alors moi, simplement, vous allez me dire ce que vous en pensez.
00:37Moi, je ne suis pas le conseiller d'Edouard Philippe.
00:39Je pense qu'il ne va pas me demander.
00:40Je ne sais pas pourquoi.
00:40Mais si j'avais des conseils à lui donner, je lui signalerais trois écueils.
00:45Le premier, c'est de jouer.
00:46Vous l'avez un petit peu joué, cette carte-là.
00:48Entre la peste et le choléra, je suis le recours.
00:51Mais ça, c'est Emmanuel Macron, moi ou le chaos.
00:53Mais ça fait une élection par défaut, ça.
00:55Et ça ne peut pas durer longtemps.
00:56C'est un peu ce qu'a dit Karim.
00:57Il faut un vrai programme.
01:00Le deuxième, c'est d'avoir l'air d'une girouette.
01:03Là, quand même, Laurent Wauquiez, il nous a fait une grande démonstration.
01:05À ce stade, ça a relevé de l'éolienne.
01:07C'est quand même un peu...
01:09Et ça, cette impression qu'on n'est pas droit dans ses bottes sur des convictions,
01:14c'est à mon avis compliqué à assumer.
01:16Et le troisième point, c'est de faire le tout homo economicus.
01:19Ça a été le grand travers de la droite pour moi.
01:21Et là aussi, Karim l'a un petit peu évoqué.
01:23C'est-à-dire qu'on a oublié la culture, l'éducation, les racines, la civilisation, la sécurité en procède.
01:33Tout cela, on l'a oublié, on n'a pensé qu'à l'économique.
01:36La droite des valeurs, c'était la droite des valeurs économiques.
01:38Et c'est vrai que, vous voyez, vous m'avez tout de suite parlé de la retraite.
01:41Mais il n'y a pas que la retraite dans la vie ?
01:42Non, non, attendez, soyez juste avec moi, Gabriel.
01:45C'est Denis qui en a parlé et qui n'a pas de la réforme des retraites.
01:48Non, non.
01:48Mais vous avez raison sur tout ce que vous venez de dire.
01:53Élections par défaut.
01:54Ça fait deux élections présidentielles où on ne parle pas de fond, on ne parle pas d'idées.
01:58Édouard Philippe, je vais encore le défendre, je suis là pour ça,
02:00c'est le premier candidat quasiment déclaré à l'élection présidentielle.
02:03Ça fait quatre ans qu'il parcourt la France, qu'il fait des propositions,
02:06elles ne se voient pas toutes, qu'il multiplie les interviews.
02:07On se rappelle d'ailleurs de quand il a décidé de s'en lancer.
02:10C'est le seul candidat qui assume de dire, il ne fait pas de langue de bois,
02:12je suis candidat, je serai peut-être candidat, je vais être candidat.
02:15Il est candidat depuis plusieurs années, il parcourt la France,
02:17il a créé un parti politique et il s'organise.
02:19Et il fait des propositions.
02:20Donc je crois que s'il y a un candidat dans ce pays
02:22qui souhaite avoir une vraie élection présidentielle sur le fond,
02:25c'est lui et j'espère, et vous avez raison, qu'on aura un débat d'idées.
02:29Sur l'homo economicus, là encore vous avez raison.
02:31Il a dit il y a longtemps, et je crois à l'époque que ça a été vu,
02:34que l'école devrait être la mère des batailles,
02:36et qu'on ne pouvait pas se satisfaire d'avoir un système éducatif qui décroche.
02:40On sait les classements PISA, et il l'a dit.
02:42Et vous verrez que dans ces trois priorités,
02:44il n'en a pas formulé 53, il y avait la justice, on y reviendra,
02:47l'autorité, mais il y avait l'école, l'éducation.
02:48Je crois que c'est le seul candidat qui place l'école et l'éducation
02:51au cœur de ces priorités.
02:53Et je termine là parce que c'est un sujet que nous avons en commun,
02:55ce n'est pas anodin, ça ne s'est pas beaucoup vu,
02:57mais Horizon a fait le choix à l'Assemblée nationale
03:00d'utiliser son droit de tirage, c'est-à-dire notre capacité
03:03de travailler sur un sujet une fois par an,
03:05sur des questions de natalité et de démographie.
03:07Edouard Philippe a parlé du vertige démographique
03:09comme un vertige qui était sans doute le plus important pour le pays,
03:13à côté du vertige économique.
03:14Donc vous avez raison, il ne faut pas qu'on ait d'impensé
03:16dans cette campagne présidentielle,
03:18que l'autorité, la lutte contre l'antisémitisme,
03:21la question de la démographie, la natalité,
03:22ne soient pas des impensés.
03:24On ne peut pas ne parler que d'économie,
03:25il parle d'économie, mais vous verrez qu'on aura des propositions
03:27très concrètes sur la natalité,
03:31la justice, l'autorité.
03:32Député Horizon du Calvados,
03:34moi je vous redis qu'on aurait aimé qu'il fasse ça
03:38lorsqu'il était Premier ministre.
03:40Moi je vous redis Christine Kelly,
03:41qu'il en a fait beaucoup,
03:43et vous verrez que quand il défendra son bilan,
03:45il y a beaucoup de choses qu'il a engagées comme Premier ministre,
03:47il n'a pas pu continuer,
03:48mais vraiment, il faut que j'espère,
03:50c'est intéressant ce que vous dites Christine Kelly,
03:51j'espère simplement que cette campagne présidentielle
03:54ne sera pas dans la caricature,
03:56parce que si on résume Edouard Philippe à deux mesures
03:58qu'il a prises ou une mesure,
04:00alors qu'il a engagé...
04:01C'est une chance d'être au pouvoir,
04:03c'est une chance d'être au pouvoir.
04:04Vous voyez ce que je veux dire ?
04:06Il ne faut pas la gaspiller,
04:09il a été Premier ministre,
04:10c'est ce que se disent les Français.
04:11Ensuite on prend Francky,
04:12Christine, vous avez raison,
04:13mais je n'ai pas eu le sentiment,
04:15moi comme Français,
04:16avec la crise du Covid sanitaire,
04:18qui a été une crise inédite dans le pays,
04:20qu'il n'était pas à sa place.
04:21On peut lui reprocher des mesures techniques,
04:22mais je crois que dans la stature qui était la sienne,
04:25la manière dont il a géré cette crise inédite,
04:27les Français peuvent quand même reconnaître
04:29un homme d'État.
04:31Et ça je crois que...
04:32Jérémie Patriellitus,
04:34député Horizon dans le studio d'Europe 1.
04:36Franck, vous nous appelez de Limoges.
04:37Bonjour Franck.
04:39Oui, bonjour Christine,
04:41bonjour à vos invités.
04:42Bonjour.
04:43Tout d'abord Christine,
04:45félicitations pour votre émission,
04:47le soir, voilà.
04:49Même le midi,
04:51sur la meilleure sœur,
04:53on a quand même fait plus de 500 000,
04:54BFM TV a fait 200 000.
04:56Voilà.
04:56Ça reste entre nous,
04:57on n'en dira pas.
04:58Donc on va revenir sur le sujet.
05:02Écoutez,
05:04Edouard Philippe,
05:06moi je serais,
05:07enfin je serais bref quoi,
05:08je dirais que c'est le clone
05:11d'Emmanuel Macron,
05:13c'est-à-dire que si par malheur
05:15il était élu,
05:18il y aurait M. Macron
05:19qui lui parlerait à l'oreille droite
05:21et l'Europe qui lui parlerait
05:23à l'oreille gauche.
05:25Comment peut-on être,
05:27je veux dire, crédible
05:30lorsqu'on veut faire du en même temps,
05:32c'est-à-dire aller rassembler,
05:34excusez-moi M. le député,
05:36mais quasiment de LFI
05:38jusqu'on va gratter
05:40dans la droite des LR.
05:42Ce n'est pas sérieux,
05:43ce n'est pas de la politique.
05:44On a bien vu le blocage
05:47aujourd'hui constitutionnel
05:49qui paralyse la France
05:50parce que finalement,
05:52pour que ça fonctionne bien,
05:54il faut qu'il y ait deux parties
05:56à l'Assemblée nationale.
05:57Aujourd'hui,
05:59c'est une véritable,
06:00enfin je ne sais même pas
06:01comment on peut qualifier
06:04la politique en France.
06:06Donc voilà,
06:07pour M. Edouard Philippe,
06:08moi je n'y crois pas du tout,
06:09ça va être la même soupe
06:10qui va être servie
06:11que ce que nous a servi
06:12M. Macron pendant neuf ans.
06:15La deuxième chose,
06:16c'est M. Wauquiez,
06:17pour moi, M. Wauquiez,
06:18je ne vois pas,
06:19il parle,
06:20il fait partie d'un parti
06:21qui s'appelle les LR,
06:22s'il veut parler,
06:23il démissionne M. Wauquiez.
06:25Il est à droite,
06:26il n'a pas à soutenir
06:27M. Edouard Philippe
06:29qui soutient lui-même
06:30des communistes.
06:31Enfin,
06:32c'est du grand n'importe quoi.
06:35Pour en revenir,
06:36M. Edouard Philippe,
06:37je vous ai écouté attentivement,
06:38M. le député,
06:40son programme,
06:41je trouve,
06:41il est d'une banalité
06:43affligeante.
06:44Tous les candidats
06:45vont aborder
06:46les mêmes thèmes,
06:47finalement.
06:48Il n'y a rien de différenciant.
06:51Il n'y a rien de différenciant.
06:52Cher Franck.
06:53Je vous fais répondre
06:54dans un instant,
06:55Jamy Patrier d'études.
06:56On termine avec Franck
06:57parce qu'il y a Raphaël aussi
06:58qui appelle
06:58et après je vous donne
06:59le mot de la fin.
06:59Moi, ce que je veux dire,
07:00c'est que, désolé,
07:01je vais être piquant,
07:02mais messieurs les politiques,
07:04vous n'avez vraiment pas
07:05l'amour du pays,
07:06vous ne portez pas la France
07:08dans mon cœur.
07:08Vous allez répondre.
07:08Tout ce que vous démontrez,
07:11c'est que vous êtes
07:12des professionnels,
07:13que vous avez besoin
07:14d'être élus
07:15pour faire rentrer
07:16de l'argent
07:17dans votre foyer
07:18à la fin du mois.
07:19Moi, c'est ce que je vois.
07:20La France,
07:20elle est par terre.
07:22Ça, c'est la réalité.
07:23Je pense que personne,
07:25mais personne
07:26ne peut le nier
07:26dans beaucoup de secteurs,
07:29que ce soit
07:29l'éducation nationale,
07:30que ce soit la justice,
07:32que ce soit
07:32la médecine,
07:34mais c'est une catastrophe.
07:36Qu'est-ce que vous avez fait
07:38depuis toutes ces années ?
07:40Enfin, c'est une honte.
07:42Vous ne devriez même pas...
07:44Et pour en finir aussi
07:45quelque chose
07:46qui m'exaspère,
07:48quand des lois sont votées
07:49par l'Assemblée nationale,
07:51par le Sénat,
07:52elles sont retoquées
07:53par le Conseil constitutionnel,
07:54le Conseil d'État,
07:55la Cour des comptes,
07:56la Cour européenne de justice.
07:57Mais si on veut faire
07:58des économies,
08:00soit on supprime
08:01l'Assemblée nationale
08:02et le Sénat,
08:03et c'est les différentes cours
08:04que je viens de citer
08:07qui gèrent le pays,
08:08ou inversement,
08:10on garde l'Assemblée
08:11et le Sénat
08:11et on s'y prie
08:12toutes ces cours.
08:13Comme l'heure avant,
08:14c'est très intéressant,
08:15tout ce que vous dites,
08:16c'est passionnant.
08:17Vous voyez,
08:18Jérémy Patriot,
08:19je vous donne la parole
08:19dans un instant,
08:20mais vous voyez le regard
08:21des Français.
08:21Je vous donne la parole
08:22dans un instant
08:23pour répondre à Franck
08:24qui nous a appelé
08:24de Limoges,
08:25qui est particulièrement
08:28précis, incisif.
08:29Il vous répond
08:30dans un instant.
08:31Merci d'avoir appelé
08:31au Standard Europe 1.
08:32On prend Raphaël aussi,
08:34comme ça vous ferez
08:34une réponse
08:34et la conclusion en même temps,
08:36puisqu'on a Nazir Hamad
08:38qui nous attend
08:38pour parler du rôle du père.
08:39Vous pourrez rester aussi,
08:40Jérémy Patriot,
08:41comme je sais que vous êtes père.
08:42Mais Raphaël,
08:43vous nous appelez
08:44d'Auvergne-Rhône-Alpes
08:45et comment vous voulez réagir ?
08:48Bonjour Christine,
08:49bonjour à tout le monde.
08:50Moi, je veux dire
08:50que depuis hier,
08:52la carrière présidentielle
08:54éventuelle
08:54de M. Philippe
08:57est dédiante.
08:58Ah oui, pourquoi ?
08:59Parce que Laurent Wauquiez,
09:01pardon,
09:01la carrière
09:02d'Edouard Philippe est morte ?
09:03La carrière présidentielle
09:04de M. Édouard Philippe
09:05s'est arrêtée hier.
09:06Ah, pourquoi ?
09:07Le baiser de la mort ?
09:07Le baiser de la mort
09:08de M. Wauquiez,
09:10qu'on a l'habitude
09:11d'appeler le serial-traître.
09:12Incroyable.
09:13Il a trahi,
09:14il a trahi,
09:15et je peux argumenter,
09:16hors plateau,
09:17il n'y a aucun souci.
09:18Il a trahi Jacques Barraud,
09:19qu'il a créé en politique.
09:21Je ne vous donne
09:22que les principaux traits.
09:23Il a trahi M. Olivier Marlex,
09:25qui, deux mois après,
09:26en est quasiment mort.
09:27D'accord ?
09:28Il a trahi Nicolas Sarkozy.
09:31Maintenant,
09:31il jette son dévolu,
09:32il a trahi, évidemment,
09:33Retailleau,
09:34parce que Retailleau
09:35a eu le malheur
09:35de le battre
09:36à plat de couture
09:36pour LR.
09:37Donc, comment faire confiance
09:39à cet individu ?
09:40Merci beaucoup, Raphaël.
09:41Comment M. Philippe
09:42faire confiance ?
09:43On a le journal
09:43dans un instant,
09:44donc je ne vais pas
09:45vous garder plus longtemps,
09:45mais c'est très intéressant.
09:47On marque une pause.
09:48Merci, Raphaël,
09:48de nous avoir appelé.
09:50Jérémy Patrier,
09:51l'étude sont...
09:52On a dix secondes
09:54si vous voulez commencer
09:54à répondre,
09:55et après, vous allez répondre
09:55aussi après la pause.
09:56On a Franck qui vous a dit
09:58que c'est le clone de Macron,
10:00Édouard Philippe,
10:00qui nous a dit
10:01que vous n'avez pas
10:01l'amour du pays
10:02pour les politiques,
10:03et Raphaël qui dit
10:04que c'est le baiser de la mort.
10:05Je vais répondre sur le fond après.
10:06Là, je vais juste répondre sur...
10:07Vous dire, Franck,
10:08je comprends votre colère
10:09parce que je suis élu
10:09d'un territoire rural,
10:10je passe une partie de ma vie
10:12avec ces Français
10:13qui voient la France
10:14se déliter.
10:15Moi, dans ma circonscription,
10:17les Français n'ont même
10:17plus accès aux médecins,
10:18je me bats pour les désirs médicaux.
10:20Et donc, je comprends votre colère.
10:21Simplement, je ne peux pas
10:22vous laisser dire
10:22que celles et ceux
10:24qui s'engagent en politique
10:25aujourd'hui n'ont pas
10:26l'amour du pays.
10:26Vous savez, moi,
10:27avant d'être député,
10:28je travaillais
10:28avec le général Georges Lain,
10:29je me suis occupé
10:30de la restauration
10:30de la cathédrale Notre-Dame
10:31de Paris.
10:32J'ai l'amour de ce pays,
10:34de notre civilisation,
10:34de notre identité,
10:35et j'ai quitté, voyez-vous,
10:36ce chantier formidable
10:38en plein milieu
10:38pour m'engager
10:39dans une carrière politique.
10:40Donc, je crois
10:41qu'il y a quand même
10:42des gens qui s'engagent
10:42pour l'amour de la France
10:44et l'amour du pays.
10:45Ça ne veut pas dire
10:45qu'on va être d'accord
10:46sur les solutions.
10:46On revient après le JT
10:48de 12h30
10:49pour répondre à Franck,
10:51pour répondre à Raphaël
10:52qui sont durs.
10:53Le baiser de la mort,
10:54la carrière d'Edouard Philippe
10:55s'est arrêtée hier.
10:56On en parle sur Europe 1
10:57dans un instant.
10:58Il est 12h27.
10:59Vous écoutez Christine Kelly
11:00et vous sur Europe 1.
11:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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