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00:03Vous écoutez Europe 1, il est 22h.
00:08Europe 1 Nuit
00:10Maëlle Hassani
00:12Bonsoir à tous, je suis ravi de vous accompagner en ce mercredi soir, 1er juillet pour Europe 1 Nuit jusqu
00:18'à 22h30.
00:20Elle a une de votre journal des mineurs accusés des crimes les plus graves, autorisés à sortir de prison dès
00:26aujourd'hui, avant même leur jugement.
00:27La faute à un vide juridique, conséquence d'une décision du Conseil constitutionnel.
00:32La capacité de la justice à nous protéger des individus dangereux, une nouvelle fois remise en question, explication dès le
00:37début de ce journal.
00:39Les propriétaires du bar ravagés par les flammes à Cran-Montana en Suisse, la nuit du Nouvel An, sont-ils
00:44en train de préparer leur retour aux affaires ?
00:46C'est la crainte des familles de victimes qui alertent sur une opération orchestrée en sous-main par le couple
00:51Moretti pour ouvrir des établissements avant même leur procès.
00:54Les détails à suivre.
00:55Dans ce journal également, les dates de la prochaine élection présidentielle, officialisée ce matin, déjà contestée.
01:02La présentation du nouveau congé de naissance proposé aux jeunes parents depuis aujourd'hui.
01:06Et puis au lendemain de leur démonstration face à la Suède.
01:09En 16e de finale du mondial, c'est officiel.
01:11Les bleus effraient le monde entier.
01:14Europe 1
01:15Dans un pays où l'ultra-violence des jeunes semble inarrêtable, dans un pays où la confiance dans la justice
01:20est au plus bas,
01:21de nombreux mineurs accusés de crime pourraient sortir de prison sans avoir été jugés.
01:26Et cela dès aujourd'hui.
01:27William Olinier, vous êtes journaliste police-justice à la rédaction d'Europe 1.
01:31Cette situation aussi ubuesque qu'inquiétante découle d'une décision du Conseil constitutionnel.
01:37Oui, tous ceux qui ont entre 16 et 18 ans et qui sont accusés d'un crime, cela concernerait quelques
01:42dizaines de mineurs en France.
01:44En théorie, dès aujourd'hui, la détention provisoire d'un mineur dans l'attente de son procès devant une cour
01:49d'assises
01:50pourrait être considérée comme illégale, un vide juridique créé par le Conseil constitutionnel l'année dernière.
01:56Les sages avaient donné aux législateurs jusqu'au 1er juillet pour revoir sa copie.
02:01Sauf que depuis, depuis rien n'a été fait.
02:04Selon la chancellerie, les députés ont refusé de porter un amendement de mise en conformité avec la Constitution.
02:10Résultat, dès lors qu'une ordonnance de mise en accusation sera désormais délivrée par un juge,
02:15le mineur de plus de 16 ans devra être libéré.
02:18Le gouvernement a prévu de déposer un amendement pour corriger l'erreur,
02:21mais il ne pourra pas être adopté avant mi-juillet.
02:25D'ici là, les avocats de la Défense risquent de s'engouffrer dans la brèche
02:29et d'exiger dès aujourd'hui que les parquets généraux libèrent leurs jeunes clients
02:33qu'ils considèrent désormais comme étant détenus arbitrairement.
02:37Les explications de William Molinier pour Europe.
02:40Sept mois, jour pour jour, après la catastrophe de Cran-Montana qui a fait 41 morts et 115 blessés
02:45et alors que les propriétaires du Constellation, le bar ravagé par les flammes la nuit du Nouvel An,
02:50sont mis en examen pour homicide par négligence et n'ont toujours pas été jugés,
02:54on apprend aujourd'hui que les époux Moretti tentent de continuer à faire tourner leur business.
03:00Jean-Luc Bougeon, le couple de Français, espère en effet rouvrir ses établissements dans la station suisse.
03:05Oui, alors précisons tout de suite qu'il ne s'agit pas du Constellation,
03:08qui ne sera plus jamais un bar mais un lieu dédié à la jeunesse,
03:12lorsqu'il rouvrira un jour et ce n'est pas pour tout de suite.
03:14Mais Jessica et Jacques Moretti possèdent deux autres établissements à Cran-Montana,
03:18un bar, le Senso, très connu en ville,
03:21et un restaurant de luxe, le Vieux Chalet, qui avait ouvert il y a peu dans le bas de la
03:24station,
03:25deux établissements évidemment fermés depuis six mois,
03:28mais que les époux Moretti aimeraient bien effectivement remettre en service,
03:31sans toutefois apparaître sur le devant de la scène,
03:34explique Hervé Abello, vice-président de l'association Revi Cran-Montana,
03:38et dont la fille a été blessée dans l'incendie.
03:39On a découvert que son ancien chef Christo avait ouvert une SARL
03:43à une adresse strictement identique à celle du Vieux Chalet,
03:46SARL qui a vocation à assurer la gérance de lieux de restauration et d'hôtellerie.
03:51Donc on a tout un faisceau d'indus,
03:53que les Moretti continueraient leurs petites affaires grâce à leurs réseaux,
03:57leurs amis ou leurs anciens employés, sans se mettre en première ligne.
04:00On est face à des escrocs, mais pas à des idiots.
04:02On a vraiment l'impression d'être dans l'indignité et l'indécence la plus totale.
04:05Des proches de victimes choqués,
04:07choqués aussi par l'attitude du canton du Valais dans ce dossier,
04:10le canton qui affirme que s'il y avait une demande de réouverture d'établissement,
04:15elle serait examinée comme n'importe quelle autre demande.
04:18Nouvelle indignation des familles de victimes,
04:20partagée par 25 000 personnes qui ont déjà signé une pétition en ligne,
04:24pétition contre cette réouverture,
04:25et qui appellent les propriétaires à la décence.
04:28Jean-Luc Boujon, Marine Le Pen s'exprime ce soir à la télévision,
04:32moins d'une semaine avant l'arrêt de la cour d'appel de Paris
04:34dans l'affaire des assistants parlementaires du RN.
04:37Je n'ai pas peur de ce jugement, assure la chef de file du Rassemblement National,
04:41qui sera donc mardi prochain,
04:43si elle pourra se lancer ou non dans la course à la présidentielle.
04:46Et même si la décision de justice ne la rendait pas inéligible,
04:49mais lui imposait simplement le port d'un bracelet électronique,
04:52il ne sera pas possible de faire campagne dans ces conditions, assure Marine Le Pen.
04:55Les dates de cette prochaine élection présidentielle, à peine choisies,
05:00sont déjà remises en cause.
05:01Le premier tour du scrutin aura lieu le dimanche 18 avril 2027,
05:05et le second tour, deux semaines plus tard, le dimanche 2 mai.
05:08Calendrier arrêté ce matin en Conseil des ministres,
05:11et à droite, on redoute que les manifestations syndicales du 1er mai
05:14n'offrent une tribune décisive à la gauche.
05:17En pleine période de réserve,
05:18où les messages politiques sont traditionnellement proscrits, Alexandre Chauveau.
05:22Oui, pour Bruno Retailleau, ce choix n'est pas neutre,
05:24car il permet, selon lui, aux forces de gauche et aux syndicats
05:27de s'exprimer la veille du second tour,
05:29et donc potentiellement de peser sur l'issue du scrutin.
05:31Le président des Républicains était l'invité ce matin de Laurence Ferrari sur Europe 1.
05:35On termine la campagne à minuit le vendredi.
05:38Le 1er mai, ce sera le samedi.
05:40Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges,
05:42il n'y aura aucun écho politique.
05:44Bruno Retailleau accuse le gouvernement d'avoir cédé devant les revendications de la gauche,
05:48qui, elle, plaidait pour voter au lendemain du 1er mai.
05:51Un argument que réfute l'exécutif.
05:53Deux options étaient en fait possibles selon la Constitution,
05:56mais l'une d'elles faisait se télescoper le second tour avec les vacances scolaires.
06:00La porte-parole du gouvernement, Maude Bréjon.
06:02On aurait pu choisir d'autres dates qu'on nous aurait probablement reprochées
06:06au regard du calendrier des vacances scolaires.
06:08Donc j'entends que ça ne convienne jamais parfaitement aux uns et aux autres.
06:13Là, je crois qu'encore, il faut relativiser.
06:14Et certains conseillers à l'Elysée anticipent au contraire
06:17une date qui favoriserait le candidat potentiellement opposé à la gauche au second tour
06:21si des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre
06:24venaient à se produire dans les cortèges du 1er mai.
06:27Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
06:30Bruno Retailleau lâché par l'un des cadres de son parti,
06:33son grand rival Laurent Wauquiez dans la course à l'Elysée.
06:35Dans un entretien accordé au Figaro,
06:37le chef des députés LR tend la main à Edouard Philippe,
06:40estimant que le candidat d'Horizon est apte, je cite,
06:43à incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.
06:46Il faut le plus tôt possible savoir se retirer si c'est nécessaire,
06:50ajoute même l'élu de Haute-Loire.
06:51Et nous reparlerons de ce lâchage de Laurent Wauquiez
06:54vis-à-vis de Bruno Retailleau,
06:56de cette sortie qui, évidemment, n'en finit plus de faire parler
06:59et qui remet en doute peut-être la candidature de Bruno Retailleau
07:03à la prochaine élection présidentielle.
07:05Nous parlerons de tout cela avec l'invité d'Europe 1 Nuit
07:08à partir de 22h15, le politologue Luc Gras.
07:14Vous avez peut-être essayé d'acheter un climatiseur ces derniers jours
07:18pour mieux supporter les fortes chaleurs.
07:20Beaucoup n'ont pas réussi à s'en procurer avant la rupture de stock
07:23et d'autres, par désespoir, ont fini par faire confiance
07:26aux produits miracles proposés sur Internet.
07:28Des appareils à prix cassés, bien souvent des arnaques, hélas.
07:31Pour Europe 1, Charles Bouchin s'est entretenu avec des clients tombés dans le piège.
07:36Tania, 36 ans, ne supportait plus la chaleur dans son appartement.
07:39Équipée d'un simple ventilateur, elle décide d'acheter un climatiseur sur Internet.
07:44Mes problèmes ?
07:44Il semble que ce n'est pas un climatiseur alors que c'est écrit climatiseur déjà.
07:47L'objet est en fait un rafraîchisseur d'air beaucoup moins puissant qu'une clim
07:51et surtout beaucoup moins fiable.
07:53Il y a une fonction brumisateur dans le pseudo climatiseur
07:55qui, au bout de deux jours, ne marchait déjà plus.
07:57Avec le ventilateur classique et ça, je me rends compte qu'il n'y a aucune différence.
08:00Je suis dit, à part le prix, quoi.
08:02Un prix de 150 euros pour un objet au niveau sonore très élevé.
08:05Ça a 4 positions, 4 positions max.
08:07Alors là, il fait vraiment beaucoup de bruit pour rien.
08:10C'est une vraie arnaque comme truc.
08:12Des arnaques qui se multiplient.
08:13Fabrice a lui commandé une clim à 150 euros sur les réseaux sociaux
08:16mais celle-ci n'est jamais arrivée.
08:18Un, vous vous faites avoir par les réseaux sociaux sur une pub
08:21d'une société qui est à Venus.
08:23Et puis quand vous appelez votre banque, on vous dit maintenant, il faut payer.
08:26On ne peut rien faire.
08:26Depuis, Fabrice ne parvient pas à joindre la plateforme d'achat
08:29mais, ironie du sort, il continue de recevoir des mails promotionnels
08:33pour la même climatisation.
08:35Charles Bouchin.
08:36Depuis le début de la semaine, l'air est bien plus respirable
08:38sur une grande partie de la France.
08:39Mais les feux de forêt prennent le relais de la canicule.
08:42800 hectares partis en fumée entre l'Hérault et l'Aude.
08:44Aujourd'hui, un important incendie qui ne progresse plus ce soir.
08:48Mais plus de 400 pompiers restent mobilisés.
08:50des confinements et des évacuations ordonnés sur les communes de Pouzole, Minervois et Maillac.
08:55Dans le Var, un autre sinistre a parcouru 30 hectares à Fréjus
08:59avant d'être fixé plus de 2000 habitants évacués.
09:02Le risque d'incendie préoccupe le gouvernement
09:04avant le retour des fortes chaleurs prévues pour ce week-end par Météo France.
09:07A peine sorti d'une canicule inédite,
09:10il faut déjà se préparer à une nouvelle crise.
09:12Et Arthur Delaborde, l'anticipation sera le maître mot
09:15du déplacement du Premier ministre à Marseille demain.
09:18Pour Sébastien Lecornu, chaque nouveau pic de chaleur
09:21est désormais un test politique.
09:23Au menu demain à Marseille, feu de forêt, gestion de l'eau, agriculture.
09:27Le gouvernement veut montrer qu'il ne court plus derrière les événements
09:30mais qu'il les anticipe.
09:31Car les critiques restent vives.
09:33Après la canicule historique,
09:34les oppositions accusent le gouvernement d'impréparation.
09:37Les écologistes vont déposer une motion de censure.
09:40La France Insoumise a déjà annoncé qu'elle l'a co-signerée
09:43sans toutefois quasiment aucune chance de renverser le gouvernement.
09:46Ce texte permet surtout à la gauche de replacer le climat
09:49au cœur de la campagne présidentielle.
09:51A l'Elysée, Emmanuel Macron demande au ministre
09:53de préparer les prochains épisodes extrêmes.
09:55Première réponse concrète,
09:57des prêts seront accordés aux éleveurs
09:59pour adapter leurs bâtiments aux fortes chaleurs.
10:01Une autre réunion gouvernementale est prévue après-demain,
10:04à Matignon, sur les conséquences de la canicule pour l'agriculture.
10:07Désormais, chaque épisode de chaleur devient aussi
10:09un enjeu de crédibilité pour le gouvernement.
10:11Arthur Delabor du service politique d'Europe 1.
10:14Et si le bilan humain des températures extrêmes des derniers jours
10:17est impossible à finaliser à ce stade,
10:19quelques données semblent présager le pire.
10:21Une surmortalité de 85% chez les plus de 75 ans
10:25constatés par SOS Médecins entre le 22 et le 28 juin.
10:30Vous écoutez Europe 1, il est 22h11.
10:32Depuis aujourd'hui, les jeunes parents peuvent profiter
10:35du nouveau congé de naissance.
10:36Dans un pays où les décès sont plus nombreux que les naissances,
10:39cette mesure votée dans le dernier budget de la Sécu
10:41est présentée comme un outil pour réarmer démographiquement le pays.
10:45C'est l'objectif d'Emmanuel Macron.
10:46Les détails de ce dispositif avec Barthéline Philippe pour Europe 1.
10:50Oui, le congé de naissance s'ajoute au congé déjà existant.
10:54Il pourra être pris par les deux parents
10:55dans le prolongement des traditionnels congés maternité et paternité.
11:00Ça a duré jusqu'à deux mois pour chaque parent
11:02avec une prise en charge par la Sécurité sociale
11:05de 70% du salaire le premier mois,
11:07puis 60% le second mois.
11:09Un montant toutefois plafonné à 2220 euros,
11:13puis 1850 euros nets
11:15que les entreprises des salariés concernés
11:17pourront compléter en fonction des accords collectifs.
11:20Dans son évaluation du budget de la Sécu,
11:23le gouvernement estimait que dans les mois
11:24qui suivent l'entrée en vigueur du dispositif,
11:27un père sur dix et un peu plus de trois mères sur dix
11:30poseraient un mois de congé de naissance.
11:33La grande majorité des pères reprendraient le travail
11:36à l'issue de ce premier mois.
11:38Selon les estimations du gouvernement,
11:40seuls 3% d'entre eux profiteraient de ce nouveau droit
11:43pour un second mois consécutif,
11:45contre 30% des mères.
11:47Les explications de Barthélémy Philippe pour Europe 1.
11:50La suite des 16e de finale de la Coupe du monde de football.
11:53Ce soir, la Belgique affronte le Sénégal.
11:56En ce moment, à Seattle, 11 minutes de jeu,
11:59toujours 0-0 entre les deux équipes.
12:01Plus tard dans la nuit, à 2h du matin,
12:02place à l'affiche entre les Etats-Unis et la Bosnie.
12:05Et notez la qualification dans la douleur de l'Angleterre
12:07pour les huitièmes de finale en début de soirée.
12:09Victoire des Sri Lyon, 2 buts à 1
12:11contre la République démocratique du Congo.
12:14Et s'il y a bien un favori qui ne déçoit pas
12:16depuis le début du Mondial, c'est bien l'équipe de France.
12:18Quatre matchs, quatre victoires.
12:21Et une copie sans faute, rendue hier soir
12:23en 16e de finale contre la Suède.
12:24Score finale 3-0.
12:26C'est bien simple, Cyril Delamorinerie.
12:28Les bleus font peur au monde entier.
12:30Surtout grâce à leur duo offensif inarrêtable.
12:33Oui, Kylian Mbappé et Michael Olizé.
12:36Le capitaine tricolore, d'abord, est au sommet de son art.
12:38Plus décisif encore qu'au Real Madrid.
12:40Hier, Kylian Mbappé a signé son troisième doublé du tournoi.
12:43Une machine à marquer 62 buts en 102 sélections
12:46avec l'équipe de France.
12:47Mais Mbappé est éblouissant
12:48parce qu'il a trouvé le partenaire idéal,
12:50Michael Olizé.
12:52La révélation de cette Coupe du Monde.
12:54On l'attendait sur un côté.
12:55C'est dans l'axe en meneur de jeu qu'il fait exploser tout son talent.
12:5924 ans, né à Londres.
13:00C'est Thierry Henry qui l'avait repéré.
13:02Il lui avait offert sa chance avec le maillot français au jeu de Paris.
13:05Une pépite qui change la physionomie du jeu français.
13:08Le consultant d'Europe 1, Alain Giresse, est éboui par Michael Olizé.
13:13On découvre Olizé comme meneur de jeu.
13:15Un vrai meneur de jeu qui sait totalement, parfaitement faire jouer ses partenaires.
13:20Donner le ballon au bon moment, quand il faut.
13:23Et on voit que l'association, surtout avec Kylian Mbappé,
13:27qui est un buteur hors pair, ce sont nos deux perles.
13:30Voilà, et à chaque fois que la France a eu un meneur de jeu,
13:33les bleus sont allés très loin.
13:35Platini, Zidane, Griezmann.
13:37Aujourd'hui même sous le numéro 11, Olizé a tout d'un numéro 10.
13:41Merci beaucoup Cyril.
13:43De la morinerie, et puis une petite révolution dans le monde du jeu vidéo.
13:47Sony ne produira plus de disques physiques à partir de janvier 2028.
13:51Les nouveaux jeux de PlayStation seront disponibles uniquement en version dématérialisée.
13:55Une évolution qui répond au changement de tendance dans les préférences des consommateurs.
13:59Selon le groupe japonais, c'est aussi un bouleversement d'ampleur pour le marché de l'occasion.
14:03Un point sur les marchés financiers.
14:05La chronique bourse avec la Banque Postale, partenaire de la performance des entreprises.
14:10Clôture en ordre dispersée sur les places boursières européennes ce soir.
14:14Du rouge à Paris, moins 0,79%.
14:16Clôture à 8337 points.
14:20Du vert à Francfort, plus 0,18%.
14:22Du vert également du côté de Milan, plus 0,15%.
14:28Aux Etats-Unis, du rouge, ça évolue en baisse à quelques minutes de la clôture du côté de Wall Street.
14:35C'était la chronique bourse avec la Banque Postale.
14:38La Banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
14:41La Banque Postale, citoyenne.
14:44Et la météo désormais à 22h15.
14:46Avec vous, Marlène Duray.
14:48Encore une nuit pénible près de la Méditerranée.
14:51Oui, notamment dans le Var, les Alpes-Maritimes et les deux départements Corses qui restent en alerte orange canicule jusqu
14:57'à 6h demain matin.
14:59Alors il fera un peu moins chaud à Montpellier quand même.
15:01Montpellier qui a battu un record la nuit dernière, tout mois confondu avec un peu plus de 26 degrés.
15:06Là, les minimales ne descendront pas sous les 21 à 23 degrés près de la Grande Bleue.
15:11Quant au maximal, il fera entre 30 degrés à Bastia et 36 à Montpellier demain après-midi.
15:16Sur le reste du territoire, prévoyez 31 du côté d'Agin, de Chambéry, Limoges, Bourges, Lyon ou encore Dijon.
15:23Il fera 30 à Strasbourg, 29 à Besançon, 28 à Nantes, 26 à Charleville-Mézières et à Tarbes, 25 à
15:31Paris, 23 à Caen et un petit 20 degrés à Brest.
15:34Au niveau de la couleur du ciel, bien gris, près de la Manche demain matin en raison d'une perturbation
15:39qui va circuler.
15:40Elle est très affaiblie.
15:41Elle donne surtout des nuages, quelques brunes possibles.
15:44Et dans l'après-midi, elle va continuer à s'enfoncer dans les terres en se morcelant un petit peu.
15:48Et elle va gagner le pays nantais, la région de Tours, l'île de France, les Ardennes, partout ailleurs du
15:54grand soleil, de l'instabilité sous forme d'averses orageuses en Corse.
15:58Et enfin, un ciel un petit peu plus variable du côté du Pays Basque.
16:02Merci beaucoup Marlène Duré.
16:0722h16, Europe 1 Nuit, Maëlle Hassani.
16:1222h16 sur Europe 1, merci d'être avec nous pour Europe 1 Nuit jusqu'à 22h30.
16:18On va accueillir dans un instant l'invité d'Europe 1 Nuit, le politologue Luc Gras.
16:22On va parler avec lui de ce qu'il s'est passé aujourd'hui.
16:25Un entretien au Figaro accordé par Laurent Wauquiez.
16:29Et un lâchage en règle, il faut le dire, du candidat LR Bruno Retailleau, le chef des députés LR,
16:34qui se montre très élogieux vis-à-vis d'Edouard Philippe,
16:38assurant que le candidat Horizon peut incarner l'ordre et le sérieux pour redresser la France.
16:43Bonsoir Luc Gras.
16:45Bonsoir.
16:45Vous êtes politologue, merci beaucoup de répondre à nos questions sur Europe 1 ce soir.
16:49Cette déclaration de Laurent Wauquiez dans le Figaro est-elle un premier clou dans le CRKU
16:53de la candidature de Bruno Retailleau en 2027 ?
16:56Je ne sais pas si c'est un premier clou, mais c'est en tout cas un coup de poignard.
17:01Mais vous savez, en politique, l'élégance n'est pas toujours au rendez-vous.
17:06La réalité, c'est que Wauquiez a été sèchement battu par Retailleau lors des élections internes,
17:12qu'il aurait certainement souhaité, au cas où il aurait gagné, le soutien de Retailleau.
17:16Mais puisqu'il a perdu, il lui met un coup de poignard.
17:19C'est de la politique.
17:20Donc pour vous, c'est une simple revanche de Laurent Wauquiez,
17:23justement après cette défaite qu'il a concédée l'année dernière lors du scrutin interne.
17:28Une simple revanche, ce lâchage en règle devant la France entière.
17:31C'est des postures politiques qui mettent en avant d'abord l'intérêt de la carrière personnelle
17:39plutôt que l'intérêt, si ce n'est de la France, au moins du parti commun.
17:45Et il y a évidemment chez Wauquiez l'idée que vaut mieux être numéro 2 d'un éventuel vainqueur
17:51que numéro 2 d'un futur perdant.
17:53Voilà, on peut aussi, effectivement, vous l'avez un peu dit,
17:55on peut aussi lire cette déclaration, justement,
17:58à l'aune d'une tentative de la part de Laurent Wauquiez
18:02d'intégrer un futur gouvernement d'Édouard Philippe.
18:06Vous savez, l'histoire politique récente du pays montre que les favoris
18:11de l'année précédente sont rarement les vainqueurs de l'année suivante.
18:15Prenez pour exemple ceux qui peuvent être comparés à Édouard Philippe,
18:20Raymond Barre, puis Balladur, puis Alain Juppé.
18:25Les trois étaient, comme le dit Wauquiez d'Édouard Philippe, sérieux,
18:30représentant le parti de l'ordre.
18:32Aucun n'était à l'arrivée gagnant.
18:35Vous estimez, du moins vous prévoyez,
18:37que Laurent Wauquiez se trompe et mise peut-être sur le mauvais cheval
18:41avec cette main tendue à un an de l'échéance présidentielle ?
18:45Je n'en sais rien, je ne suis pas Madame Irma,
18:48mais ce que je sais, c'est que les Français ont horreur
18:51que l'on écrive la copie avant leur vote.
18:54Et c'est pourquoi Édouard Balladur, qui dans cette période pré-élection
18:59avait, rappelez-vous, reçu énormément de soutien,
19:02tel le plan qui est en train d'être mis en place pour Édouard Philippe,
19:06soutien des politiciens classiques, etc.,
19:11et bien ça n'a pas empêché Jacques Chirac au tournant de l'année 95
19:16de non seulement faire son retard, mais de gagner.
19:20Les Français n'aiment pas qu'on leur impose une vision des choses.
19:23Là, ça fait vraiment Kosciusko-Morizet il y a quelques semaines,
19:27la porte-parole du gouvernement il y a quelques jours,
19:31aujourd'hui Wauquiez, demain encore d'autres.
19:34Ça fait vraiment une sorte de storytelling pour que lorsqu'il arrivera
19:38lors de son meeting, vraiment, il soit soutenu par toute une tablée
19:43de personnes qui, en réalité, montrent un certain opportunisme politique.
19:48Mais en politique, il ne suffit pas d'être opportuniste.
19:50Encore, faut-il avoir du nez ?
19:52Vous avez parfaitement anticipé l'une de mes questions, Lugra,
19:55parce que c'est vrai, vous avez cité cette liste de personnalités
19:58plus ou moins importantes sur la scène politique,
20:01plus ou moins identifiées d'ailleurs par le grand public,
20:03Nathalie Kosciusko-Morizet, Maude Brejon,
20:06qui rejoignent ou qui tendent la main à Édouard Philippe,
20:09Laurent Wauquiez désormais.
20:11On a vu d'ailleurs Édouard Philippe lui-même, l'année dernière,
20:14lâcher Emmanuel Macron en l'appelant à la démission,
20:16à l'organisation d'une élection anticipée.
20:19Il faut quand même se mettre du côté de l'opinion publique
20:21et du côté des Français.
20:22Est-ce que, finalement, cette réunion des traîtres,
20:25pour parler un petit peu crûment,
20:27elle ne risque pas de dégoûter tout simplement les électeurs ?
20:31L'addition des noms en politique ne fait pas l'élection.
20:35L'addition des, ce que vous appelez traîtres,
20:37je n'oserais pas dire ce mot,
20:40mais l'addition des incohérences,
20:42tous ceux qui, comme Wauquiez,
20:43ont critiqué le macronisme
20:46et qui aujourd'hui se rallient,
20:48ou en tout cas vont se rallier,
20:50au premier des macronistes qui était le premier ministre,
20:53premier premier ministre de Macron,
20:54il y a une incohérence
20:56qui soit renforce le vote pour le Rassemblement National,
21:00qui n'a pas goûté de ce menu,
21:02soit effectivement va envoyer un certain nombre de Français
21:05à la pêche, en tout cas au premier tour,
21:08mais ne renforce évidemment pas notre démocratie,
21:11au sens où les hommes politiques apparaissent
21:14comme plus des opportunistes,
21:17des opportunismes,
21:18et non des hommes de conviction.
21:20Alors Bruno Retailleau, pour l'instant,
21:21il n'a pas directement répondu
21:23à la dernière sortie de Laurent Wauquiez.
21:25L'un des combats d'ailleurs du candidat LR pour le moment,
21:29ce sont les dates de la prochaine élection.
21:31Un second tour annoncé pour le 2 mai 2027,
21:35au lendemain donc des manifestations syndicales du 1er mai.
21:39Bruno Retailleau estime que ça va favoriser la gauche.
21:41Est-ce que c'est aussi votre sentiment ?
21:44Je ne sais pas.
21:45J'ai peur que Retailleau se perde actuellement
21:50dans des combats qui ne sont pas à la hauteur
21:53de l'élection présidentielle.
21:55Ça a été vrai pour notamment sa sortie
21:58sur le droit du sol,
21:59qui est passée complètement à travers
22:02du prisme des médias.
22:04Ça, ça querelle sur les dates.
22:06Il faut savoir qu'il fallait organiser l'élection
22:09avant le 13 mai,
22:10date de la fin de l'échéance présidentielle de Macron.
22:14Et par conséquent, il fallait trouver une date avant.
22:17Plutôt que ce qui a été décidé,
22:19ça tombait encore plus sur les vacances scolaires.
22:23Et plus tard, ça ne laissait pas le temps
22:25de mettre en place la transition.
22:27Donc, je crois que c'est quand même une mauvaise querelle,
22:29même s'il y aura effectivement le 1er mai
22:33qui arrivera donc la veille de l'élection
22:36et qu'on peut imaginer qu'à l'occasion du 1er mai,
22:39certains slogans politiques seront sortis.
22:41Donc, Retailleau, sur le fond, n'a pas tort.
22:44Mais est-ce le niveau d'un futur candidat
22:48à l'élection présidentielle
22:49de rentrer dans des propos comme celui-ci ?
22:52Il aurait mieux fait de laisser ses lieutenants parler ?
22:56Alors, justement, pour creuser quand même le fond
22:58de cette histoire de date de la prochaine élection présidentielle,
23:01pour expliquer, pour être très clair,
23:03le 1er mai, on sera dans une période de réserve électorale,
23:06c'est-à-dire que dans les médias sur Europe,
23:08on ne pourra pas parler politique,
23:09on ne pourra pas parler de la campagne,
23:11les candidats n'auront plus la parole.
23:13En revanche, on peut imaginer des syndicats
23:16réunis effectivement à l'occasion
23:18des traditionnelles manifestations pour la fête du travail,
23:20appeler directement à voter, par exemple,
23:23contre le Rassemblement national.
23:24Donc, on peut comprendre aussi l'étonnement
23:26de la droite sur ce point-là.
23:28C'est vrai qu'on est loin d'être à l'abri
23:31de débordements de cette nature.
23:34Mais enfin, on ne va quand même pas couper le sifflet
23:35aux Français qui manifestent.
23:37Ça va être très compliqué.
23:39Encore qu'on peut constater,
23:41si des organisations s'engagent ce jour-là politiquement,
23:46ça pourrait être tout à fait sanctionné.
23:48Vous me direz, quelle belle affaire
23:50si cela contribue à l'élection.
23:51Je ne crois pas que ça contribuera à l'élection,
23:54car les Français, il faut leur faire confiance,
23:56ils auront à ce moment-là choisi pour qui voter
24:00et ça touchera la queue d'une comète
24:04que ces quelques hurlants
24:07qui pourraient s'exprimer à l'occasion du 1er mai.
24:09D'ailleurs, autour d'Emmanuel Macron,
24:10on défend une toute autre version.
24:12On estime, au contraire,
24:13que les images d'éventuels débordements
24:15dans les manifestations du 1er mai
24:16pourraient favoriser les partis qui revendiquent l'ordre,
24:19c'est-à-dire les partis de droite
24:20et le Rassemblement national.
24:22Vous savez, l'élection présidentielle,
24:24c'est la rencontre d'un homme et du peuple français.
24:28Je ne crois pas que cette polémique,
24:30comme d'autres, soit à ce niveau.
24:33En tout cas, moins d'un an avant le départ de l'Elysée,
24:36Emmanuel Macron tente de soigner son héritage.
24:39Le président de la République défend notamment
24:41la loi sur la fin de vie
24:42qui devrait être enterrinée à partir de la mi-juillet
24:46par les députés.
24:47Une réforme sociétale aussi majeure,
24:51qu'on soit d'accord ou non, évidemment,
24:53ça marque l'opinion profondément.
24:56Oui, et on peut se dire,
24:58quelles que soient ses convictions en la matière,
25:00quand on est démocrate,
25:02que le forcing en cette matière,
25:05comme le fait Emmanuel Macron,
25:07qui est pourtant un homme sans grande conviction,
25:09mais sur ce point,
25:10il semble croire que ça lui donnera une image de progressiste,
25:14eh bien, ce n'est pas une bonne manière.
25:16C'est un vrai sujet,
25:18ça partage des gens bien au-delà
25:20de la séparation droite-gauche,
25:22et des problèmes de conscience comme celui-là,
25:26eh bien, méritent de donner du temps au temps,
25:29comme disait François Mitterrand.
25:30Et je ne crois pas que la précipitation
25:33va aboutir à un texte efficace.
25:35Il y a des problèmes qui ne sont pas résolus.
25:38La clause de conscience des médecins,
25:42certaines régions entières
25:44qui n'appliquent pas déjà les lois,
25:46clès et autres dans le cadre des thérapies, etc.
25:51Et donc, il me semble que sur ce sujet-là,
25:53c'est la maturité collective largement majoritaire
25:57qui devrait dicter les choix législatifs.
26:00Le président se serait peut-être davantage honoré
26:02à convoquer un référendum sur une question comme ça.
26:05Ça aurait été peut-être plus reluisant pour son bilan ?
26:08D'une manière générale,
26:10ce dernier président qui avait annoncé
26:13qu'il aurait recours au référendum
26:14ne l'a jamais utilisé.
26:16Ces questions de société, vous avez raison,
26:19peuvent tout à fait prendre sens
26:21dans le cadre d'une consultation directe du peuple
26:24tellement elles impliquent l'avenir de nos concitoyens.
26:28Et on rappelle, ça fait 21 ans maintenant
26:30que le peuple français n'a plus été consulté par référendum.
26:33Et la dernière fois qu'il a été consulté,
26:35il n'a pas été respecté.
26:37Voilà, c'est évidemment des choses à rappeler
26:39et ce sera peut-être l'un des enjeux
26:41d'ailleurs de la prochaine élection présidentielle,
26:42cette question du référendum,
26:43parce que les Français, a priori, le réclament.
26:45On ne leur demande jamais effectivement
26:47leur avis précis sur certains sujets
26:50malgré les promesses d'Emmanuel Macron
26:51ces dernières années.
26:52Luc Gras, pardon, je vous écoute.
26:54C'est pourtant, c'est important de vous le dire,
26:55c'est pourtant un élément absolument fondamental
26:58de l'équilibre des pouvoirs
27:00sous la Ve République.
27:02Sans le recours au référendum populaire,
27:05il n'y a pas d'équilibre de ces institutions.
27:07C'est ce qu'avaient pensé Michel Debré
27:09et Charles De Gaulle.
27:10Je ne sais pas si vous avez lu
27:12dans le JD News du jour,
27:13Luc Gras, je rappelle que vous êtes politologue,
27:15le papier passionnant, il faut le dire,
27:17de notre ami Jules Thorez,
27:18ce qu'on entend souvent sur les antennes d'Europe 1.
27:21On y découvre une folle hypothèse
27:23qui est envisagée à l'Elysée.
27:24Alors, c'est un bruit de couloir
27:26plus qu'une décision actée, évidemment,
27:28pour le moment,
27:29mais le président de la République
27:31envisagerait une dissolution
27:33avant la prochaine présidentielle.
27:35Est-ce que vous y croyez ?
27:36Non, je n'y crois pas.
27:38Comme toutes les rumeurs,
27:39je n'y crois pas
27:40tant que je n'en ai pas la preuve.
27:43Des échos que j'ai,
27:44il n'y a pas de mesure de cette nature
27:47et ce serait, alors, pour le coup,
27:49un véritable suicide politique.
27:51Alors, il faut dire que
27:52la stratégie derrière tout cela,
27:54ce serait, en fait,
27:55une volonté de mettre dans l'embarras
27:57un successeur potentiel
27:59issu des oppositions du RN,
28:01par exemple.
28:02Ça semble d'ailleurs
28:03être la grande volonté
28:04d'Emmanuel Macron.
28:04On peut le voir, notamment,
28:05avec ses nombreuses nominations
28:06de proches au poste clé.
28:08Il y a comme une volonté
28:09de, sinon saboter,
28:11du moins perturber
28:12un éventuel mandat
28:13du RN.
28:15Autant de dénis démocratiques.
28:17Il faut, et il est sain,
28:19sous la Ve République,
28:20qu'il y ait une élection présidentielle
28:22de laquelle découlent
28:23des élections législatives
28:25permettant de donner
28:26une majorité
28:27au nouveau président de la République
28:29et de là,
28:30et c'est comme ça que ça marche,
28:31la Ve République.
28:32La politique choisie
28:34par les Français
28:34est appliquée.
28:35Il appartient ensuite
28:37aux Français
28:37d'en faire le bilan,
28:38de sanctionner
28:39ou de ne pas sanctionner.
28:40Mais enlever,
28:41a priori,
28:42toute prérogative,
28:43que ce soit par des nominations
28:44ou par une nouvelle dissolution
28:48à Bracadam Brantesque
28:49juste avant l'élection,
28:51c'est porter atteinte
28:52au fonctionnement
28:52de notre démocratie.
28:54Merci beaucoup, Luc Gras.
28:56Je rappelle que vous êtes
28:57politologue.
28:57Merci beaucoup
28:58d'avoir été l'invité
29:00d'Europe 1 Nuit
29:01en ce mercredi soir,
29:0422h29 sur Europe 1.
29:06Roland Pérez
29:06s'installe dans ce studio
29:07pour la libre antenne
29:08jusqu'à 1h du matin
29:09comme tous les soirs.
29:10Bonsoir Roland.
29:11Comment ça va, Maël ?
29:12Ça va,
29:12mais je suis d'un coup
29:13beaucoup plus stressé.
29:14Je vois des caméras
29:14dans ce studio,
29:15je n'ai pas l'habitude.
29:16Mais oui,
29:16mais il fallait que
29:17pour mon avant-dernière,
29:19au moins que je convoque
29:20la presse,
29:20les caméras.
29:21Je voulais présenter
29:23la personne que vous êtes,
29:24la personne,
29:25le journaliste magnifique.
29:26je disais à cette émission
29:29auquel vous allez participer
29:30malgré vous
29:31parce qu'on ne vous a pas prévenu,
29:32je disais qu'en fait
29:33on avait un petit rituel
29:34où je vous interroge
29:35un petit peu chaque soir
29:36sur votre vie personnelle.
29:37C'est vrai.
29:38Ce qui amuse.
29:38Et vous savez que
29:39j'ai un cadeau
29:40que j'ai dans mon sac
29:41pour vous d'une auditrice
29:42qui nous a envoyé
29:43à chacun un petit cadeau
29:44en disant que
29:45nos échanges
29:46allaient vraiment
29:48lui manquer.
29:50Voilà,
29:50donc tout à l'heure
29:51qu'on vous reviendrait
29:52pour le journal de 23h,
29:53je vous poserai quelques questions.
29:54Très bien,
29:54ça fait grand plaisir.
29:55A tout à l'heure.
29:56A tout à l'heure.
30:02Europe 1
30:0322h30,
30:051h
30:06La libre antenne
30:09Roland Pérez
30:21Bonsoir,
30:22bonsoir,
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