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  • il y a 3 heures

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00:00Bonjour, bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline, aujourd'hui sur CNews et sur Europe 1, la colère des parents de
00:04jeunes victimes.
00:05La maman de Théo, qui a été agressée l'an dernier à Lyon, refuse d'aller au tribunal, qui devait
00:09juger lundi deux des agresseurs de son fils.
00:12Nous n'irons pas, la justice est morte pour nous, dit-elle, elle est notre invitée ce soir, on n
00:18'entendra.
00:19Les dates de la présidentielle sont désormais connues, nous serons appelés à nous rendre aux urnes les 18 avril et
00:232 mai prochain.
00:24Un choix qui fait tiquer de nombreux responsables politiques de droite, qui voit là une façon délibérée de l'exécutif
00:30de placer le second tour au lendemain du 1er mai,
00:32qui voit traditionnellement la gauche défiler dans toutes les villes de France.
00:36Est-ce une manœuvre politique ou une fausse polémique, comme le dit le gouvernement ? C'est ce que l
00:40'on verra.
00:40Et puis on reviendra sur ce nouvel épisode de Canicule, annoncé pour ce week-end, à nouveau des températures étouffantes
00:47et toujours aussi peu de façon de se rafraîchir.
00:49Voilà pour les grandes lignes de Punchline ce soir.
01:03Il est 18h, d'abord le rappel des grandes lignes de l'actualité sur CNews et sur Europe 1 avec
01:08Audrey Berthaud. Bonsoir Audrey.
01:09Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
01:11Le Premier ministre présidera demain à Marseille une cellule interministériale de crise sur la canicule.
01:17Sébastien Lecornu est attendu à 15h. Le risque élevé de feux de forêt sera au cœur des débats,
01:22puisque six départements du sud de la France, les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault, le Gard, les Bouches-du
01:27-Rhône et le Vaucluse,
01:28sont placés ce mercredi en danger très élevé d'incendie.
01:32Le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi visant à garantir un avocat à tous les enfants placés ou
01:39protégés
01:39dans le cadre d'une procédure d'assistance éducative, une mesure qui doit entrer en vigueur en janvier 2027.
01:47Quatre autres suspects ont été interpellés hier dans l'enquête sur l'assassinat à Marseille de Médic-Essassie,
01:52dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic.
01:56Trois des suspects sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans la logistique.
01:59Le quatrième aurait été engagé comme tireur.
02:03Édouard Philippe incarné, l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.
02:08Ce sont les mots du patron des députés LR, Laurent Wauquiez, le député de Haute-Loire à La Dendure,
02:13avec le candidat de son camp, Bruno Retailleau, dont la candidature a été validée par les adhérents,
02:18déplorant une ambiguïté chez lui.
02:21Plus d'un an que notre confrère Christophe Gleiz est détenu en Algérie.
02:24Je rappelle qu'il a été condamné à sept ans de prison.
02:27En décembre dernier, il a renoncé à son pourvoi en cassation,
02:30ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
02:33CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
02:38Et puis, Laurence, on voulait parler de la petite Abie qui a trois ans,
02:42qui est atteinte d'une leucémie depuis le 7 octobre 2025.
02:46Abie se bat avec un courage immense contre la maladie.
02:49Abie a besoin d'une chose pour vivre, un donneur de moelle osseuse compatible.
02:53Le post sur Instagram de son papa a déjà fait beaucoup de bruit,
02:56mais il faut continuer d'en parler.
02:58Donc, si vous avez entre 18 et 35 ans, inscrivez-vous sur le site dondemoelleosseuse.fr
03:04et suivez les démarches.
03:06Merci, Audrey.
03:08Dondemoelleosseuse.fr
03:09Et on peut peut-être aider cette petite fille de trois ans
03:12qui attend un donneur compatible pour la sauver de cette leucémie.
03:16Merci beaucoup, Audrey.
03:17On en reparlera dans toutes nos éditions.
03:18Je salue André Valigny, qui est là.
03:20Bonsoir, Laurence.
03:21Rachel Kahn.
03:21Bonsoir, Laurence.
03:21Geoffrey Lejeune.
03:22Paul Amart, vous êtes nos invités.
03:24Et on a la maman de Théo qui est avec nous en plateau.
03:26Bonsoir, Florence.
03:27Bonsoir.
03:28Théo est votre fils.
03:29Il a 20 ans aujourd'hui.
03:30Il a été agressé le 30 août 2025 à Lyon.
03:34Vous êtes déjà venu sur nos plateaux.
03:36Je vous ai entendu chez Christine Kelly.
03:38Mais aujourd'hui, vous êtes en colère.
03:40On a tous en tête les images de l'agression de votre fils.
03:44Mais en fait, il y a eu plusieurs agressions.
03:46Celles qu'on a filmées, parce qu'il y avait des caméras de vidéosurveillance
03:48dans le hall de son immeuble,
03:50elles font frémir parce qu'on le voit à terre
03:52et ses agresseurs qui lui sautent dessus à pieds joints,
03:54sur la tête, évidemment, comme toujours.
03:56Bien sûr.
03:57Et donc, certains ont été arrêtés, pas tous.
04:00Et là, il y a un procès lundi, à Lyon.
04:03Et vous avez décidé de ne pas vous y rendre,
04:05de deux de ces agresseurs.
04:06Pourquoi vous n'y allez pas, Florence ?
04:07Eh bien, déjà, parce qu'aujourd'hui,
04:09je pense qu'on ne respecte pas mon fils.
04:10On est à une semaine.
04:11Il a reçu le courrier ce matin dans sa boîte aux lettres.
04:13Une semaine avant ?
04:14Une semaine avant.
04:15Il a de la chance, parce que pour l'autre procès,
04:17on a été prévenu par l'avocat.
04:18Et là, on n'avait pas reçu ce courrier,
04:19parce que ça se perd, des fois.
04:21Voilà.
04:21Donc, je pense que tout le monde sait où il habite.
04:23Il est chez ses parents.
04:24Il est blessé.
04:25Il essaye de se remettre.
04:26Donc, non, en fait,
04:28je pense qu'encore, on lui crache au visage.
04:30C'est ce que je dis depuis le début.
04:31J'ai été ici, à partir du 3 janvier,
04:33sur tous les plateaux de télévision,
04:34en disant, SOS, on a besoin d'aide.
04:36Voici là ce qui se passe dans notre jeunesse.
04:38On attend des jeunes.
04:39On les attaque.
04:39On essaye de les tuer.
04:40Je n'étais pas la première maman à parler.
04:42Je trouvais ça important,
04:43parce que moi, j'avais des images
04:44qui pouvaient montrer cette violence
04:45et que c'était important.
04:46Je n'avais pas de haine.
04:47Mon fils m'avait dit d'être là,
04:48en tant que maman,
04:49et pour prouver qu'aujourd'hui,
04:51la jeunesse allait mal.
04:52Le président m'a dit que c'était juste un fait divers.
04:56Aujourd'hui, il nous demande de ne plus crier.
04:58Le président de la République.
04:59Le président de la République, tout à fait.
05:01Et aujourd'hui, on a une justice
05:02qui va nous donner des procès, des procès.
05:04Donc, pour la première agression,
05:05on va avoir un procès là.
05:07On doit se présenter.
05:08On sait qu'on sera repoussé
05:09parce que c'est des mineurs.
05:10Donc, on a un résultat plus tard.
05:11Donc, deux procès.
05:12Des indemnités, donc un troisième procès.
05:14Pour la deuxième agression,
05:15on ne sait pas, on attend.
05:16Et la troisième agression,
05:17on a déjà eu trois procès.
05:18On a encore trois procès qui arrivent
05:20pour le résultat,
05:22pour une des personnes qui était toute seule,
05:24qui n'était pas connue, lui, pour la justice.
05:25Et après, pour l'indemnité.
05:27Après, on nous parle de moyens.
05:28Mais ces moyens, déjà, ils sont là, en fait.
05:30Et moi, j'en ai marre, en fait.
05:31J'en ai marre de devoir me mobiliser,
05:33être là-bas au tribunal,
05:33de ne pas pouvoir rentrer
05:34parce que mon fils, il est majeur,
05:35mais il n'est pas capable d'y aller,
05:37de crier depuis des semaines et des semaines,
05:39de recevoir des messages de,
05:41par exemple, la maman de Mayron,
05:43qui a été tuée à Béziers.
05:44On n'en parle pas.
05:44Il a été tué.
05:45Elle attend aussi le procès.
05:46Et en fait, on est tous en attente
05:47d'être reconnus.
05:48Et donc, oui, on n'ira pas.
05:50Et oui, on fera appel.
05:51Et on fera appel.
05:53Et on fera appel.
05:53Et donc, votre vie est scandée
05:55par ces procès à répétition.
05:56Et pendant ce temps-là,
05:57qu'est-ce qui se passe-t-il
05:57pour les agresseurs différents ?
05:59Parce qu'il y en a au moins
05:59six ou sept de votre...
06:00Les agresseurs, aujourd'hui,
06:01ils ont des mesures éducatives.
06:04Ils ont des choses à mettre en place.
06:05Sauf qu'aujourd'hui,
06:06ces jeunes se pavanent
06:07sur les réseaux sociaux.
06:09Ils ont des vidéos atroces.
06:12À Lyon 7e, c'est une catastrophe.
06:14Ça continue.
06:15Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
06:16On attend que moi, maman,
06:17j'aille taper ces jeunes ?
06:19Que moi, maman,
06:20j'affiche ces jeunes ?
06:21C'était pas ça, notre demande.
06:23Nous, on demandait juste
06:24d'être écoutés,
06:25d'être entendus
06:26et qu'on trouve des solutions ensemble.
06:27J'en ai proposé des solutions.
06:29J'ai lancé une pétition.
06:30J'ai fait une proposition.
06:31J'ai eu énormément de signatures.
06:32J'ai fait plein de choses.
06:33Qu'est-ce que vous proposiez
06:34dans cette pétition ?
06:35Je proposais.
06:35Je pense qu'on a plein de solutions.
06:37On a un service civique
06:38qui fonctionne pour des jeunes.
06:39Je pense qu'on peut faire
06:39un service réparation
06:40où ces jeunes-là
06:41les faire travailler,
06:42gagner cet argent
06:42et rembourser eux-mêmes
06:44les victimes.
06:44Je pense que c'est des choses
06:45à aller travailler,
06:46leur donner des horaires.
06:48Je proposais des choses
06:49avec les militaires,
06:50les gendarmes.
06:50Je ne suis pas la première.
06:51En fait, c'est des choses
06:51qui ont déjà été proposées.
06:53La prison n'est pas la solution
06:55automatiquement.
07:00On les rend encore pire.
07:01Florence, vous êtes donc
07:02la maman de Théo.
07:03Comment va-t-il aujourd'hui, Théo ?
07:05Écoutez, à chaque procès,
07:07à chaque courrier
07:08et à chaque drame,
07:10c'est un coût supplémentaire.
07:12Il retombe.
07:13Il replonge.
07:13Tout à fait.
07:14Aujourd'hui, il est sous médicaments encore.
07:16Il a validé son année au rattrapage.
07:18On est fiers de lui,
07:19mais son alternance est mise de côté
07:21parce qu'aujourd'hui,
07:22il a le physique.
07:22Il est encore en rééducation.
07:24Son année qui arrive
07:26sera la rééducation,
07:27le repos et les procès.
07:30Et chaque drame dans l'actualité,
07:31je pense à Louis, évidemment,
07:33ce drame du jeune Louis
07:34doit raviver
07:36et votre traumatisme
07:37et le sien.
07:38Alors, le jour où la vidéo est sortie,
07:40mon fils m'a envoyé
07:40un message par WhatsApp.
07:42Pour ça, on est dans la même maison.
07:43Et il m'a dit
07:44« Maman, ça a pu être moi.
07:46Pourquoi moi, je suis vivant ? »
07:47Vous voyez,
07:48on a une culpabilité, en fait.
07:49Même là, aujourd'hui,
07:50moi, j'ai la culpabilité
07:52de venir, de parler
07:53alors que mon fils est vivant.
07:55Et que vous pouvez le prendre
07:55dans vos bras.
07:56C'est ce que vous m'avez dit tout à l'heure.
07:57Et qu'on me dit
07:58« C'était qu'une petite bataille d'enfants. »
07:59Non, arrêtez de toujours
08:00trouver des excuses
08:01en disant que les enfants,
08:02ça a toujours existé.
08:04Ça n'a pas toujours existé,
08:05cette violence-là.
08:06De sauter sur la tête
08:07des jeunes,
08:08de poignarder,
08:09de faire des guet-apens
08:10comme des jeunes femmes
08:10qui vont appeler
08:11leurs petits copains guet-apens
08:13et le faire poignarder,
08:14ça n'existait pas
08:15à ce point-là.
08:17Il va falloir
08:17qu'on se pose
08:18les bonnes questions
08:18à un moment donné.
08:19Et ça, ils ne sont pas prêts.
08:20Le gouvernement n'est pas prêt
08:21à l'entendre.
08:21Personne n'est prêt à l'entendre.
08:22Vous croyez que tout ce qui se passe,
08:24toutes ces lois,
08:25cette agitation politique,
08:26elle va passer en fait ?
08:27C'est du fling.
08:28Moi, au début,
08:29où j'ai commencé à parler,
08:30on m'a parlé de la présidentielle
08:31en 2027.
08:32On m'a dit
08:32« Attendez, madame,
08:34on est à six mois,
08:35qu'est-ce qui a changé ? »
08:36« Attendez,
08:37mais il y a des enfants
08:37qui meurent tous les jours. »
08:38Tout à fait.
08:38La maman d'Elias,
08:39elle n'avait pas prévenue.
08:40Les parents de Thomas
08:41ne l'avaient pas prévenue.
08:42Lola,
08:42je peux vous faire un délit.
08:43J'ai essayé l'autre jour
08:44de chercher.
08:45Je me suis arrêtée.
08:47On a tous les âges,
08:48on a toutes les couleurs,
08:50en France,
08:51c'est une catastrophe.
08:52En fait,
08:53on nous fait juste du fling,
08:54M. Macron,
08:54aujourd'hui.
08:56Comme il dit,
08:57il ne faut pas crier.
08:58Non.
08:58Mais vous,
08:59vous avez décidé de crier,
09:00Florence.
09:00La maman de Louis
09:01a parlé ce week-end
09:02dans les colonnes du GDD.
09:03Elle a dit
09:04« Aujourd'hui,
09:05ce n'est pas le temps du deuil,
09:05c'est le temps de la guerre.
09:07Il est hors de question
09:08qu'un cœur d'autre,
09:09d'une autre maman ou de papa
09:10soit brisé comme le monde nôtre.
09:12Que la France soit prête,
09:13nous sommes déterminés.
09:16Je pense qu'elle a très bien répondu
09:18à M. le Président
09:19quand il nous a parlé
09:19de guerre au moment du Covid.
09:21La guerre,
09:21elle est aujourd'hui dans la rue.
09:22Elle est aujourd'hui
09:23contre notre jeunesse.
09:24En fait,
09:25on a un président
09:25qui a décidé de faire des courriers
09:27pour dire aux jeunes
09:27de faire des enfants,
09:28mais à quel moment
09:29notre jeunesse a envie
09:29de faire des enfants
09:30puisqu'on ne les protège pas.
09:33Vous êtes en contact
09:33avec les parents de Louis ou pas ?
09:35Non.
09:36Il y a une solidarité
09:37entre les parents
09:37des jeunes victimes.
09:40Ils vous contactent
09:41quand vous avez pris la parole
09:42très tôt dans les médias ?
09:43J'ai eu beaucoup de messages,
09:44j'ai eu beaucoup de gens
09:46qui m'ont remercié
09:47de pouvoir parler,
09:49mais comme je l'ai dit,
09:50moi j'ai de la chance
09:51d'avoir un enfant vivant,
09:52donc je me suis permise
09:53de pouvoir parler,
09:54mais je trouve que ma parole
09:55n'est pas plus légitime
09:56que la leur.
09:57Bien sûr.
09:58Paul Amart,
09:59une question à Florence.
10:01On ne peut être
10:03très très ému
10:03par tout ce que vous dites.
10:04Moi je suis bouleversé,
10:05j'avais vu ces images
10:06à plusieurs reprises,
10:08et vous avez dit
10:08à plusieurs reprises
10:09que le Président
10:11ne voulait pas entendre
10:12votre cri.
10:13C'est un cri énorme
10:14que vous poussez,
10:15que toute la société civile
10:16pousse,
10:17et j'ai l'impression
10:18que le pouvoir politique
10:19a comme décroché
10:22de ce réel
10:22qui vous dévaste
10:24et qui traumatise
10:25la société civile,
10:26celle qui ne subit pas
10:27nécessairement la violence
10:28comme l'a subi Théo,
10:29mais qui vous regarde,
10:30qui vous écoute,
10:30et qui est effondré
10:32aujourd'hui.
10:34Malheureusement,
10:35c'est exactement ça.
10:37Les gens sont effondrés,
10:38on reçoit des messages,
10:39on reçoit quelques messages
10:40méchants,
10:41mais ça après c'est
10:42les gens qui s'ennuient,
10:43tout le monde le connaît,
10:44mais on a beaucoup
10:45de messages de gens,
10:46des mamans,
10:47des papas,
10:47parce que souvent
10:47on parle des mamans,
10:48mais il y a beaucoup
10:49de papas,
10:49des ongles,
10:49des tantes,
10:50même des jeunes.
10:51Moi j'ai des jeunes,
10:52un jeune qui m'a écrit
10:53suite à l'affaire de Liana
10:54en me disant
10:54qu'il était en détresse,
10:55j'ai passé des heures
10:56au téléphone avec lui,
10:58et j'ai trouvé ça horrible
10:59en fait.
11:00Parce que moi je suis une maman,
11:01je me dis j'ai envie
11:02que mon enfant aille bien,
11:02mais en fait nos enfants
11:04ne vont pas bien.
11:05Bien sûr.
11:05Je referai le jeune.
11:06Une question à Florence.
11:07Moi j'ai une question pour vous,
11:08on sait qu'en France
11:09le système judiciaire
11:10est basé sur,
11:11enfin celui qui est au centre
11:12c'est l'accusé,
11:13et la victime n'existe quasiment pas,
11:15elle est dans la pièce
11:15si elle le veut,
11:16d'ailleurs vous avez décidé
11:16de ne pas venir,
11:18mais le système n'est pas
11:19centré sur la victime.
11:20Comment concrètement vous,
11:22dans votre situation,
11:23ça s'est matérialisé ?
11:24Est-ce que vous avez eu l'impression
11:25de ne pas exister du tout ?
11:26Vous disiez que vous avez reçu
11:27des courriers parfois,
11:28parfois pas.
11:29Est-ce que vous avez eu
11:30une forme de considération
11:32de la part de l'institution judiciaire
11:33ou vous avez senti
11:33que vous n'existiez pas ?
11:35Ben écoutez,
11:35je pense que mon fils
11:36pense qu'il n'existe pas.
11:38Il existait à un seul moment
11:39au moment du procès,
11:40c'est quand on a mis la vidéo
11:41pour calmer ces jeunes
11:42qui rigolaient.
11:43Parce qu'ils rigolaient
11:44pendant le procès ?
11:45Oui, pendant l'audience ?
11:46Oui, pendant l'audience
11:46ils rigolaient,
11:47donc on leur avait demandé
11:48de sortir.
11:49Il y a eu un temps de pause
11:51et on les a fait re-rentrer,
11:52ils ont fait visionner la vidéo
11:53ce qui était demandé
11:54à mon fils dès le début.
11:55Et je pense qu'en fait
11:56c'est un montrant en général
11:57qu'ils ne se rendent pas compte
11:58de la réalité
11:59de ce qu'ils ont fait
11:59puisqu'après,
12:00il y a eu un temps
12:01ou le temps qu'il y a
12:02une décision
12:03de ce qui était mis en place
12:04où moi j'étais là
12:05et j'ai pu échanger
12:05avec ces jeunes
12:06et qu'on avait un groupe
12:07qui était là à rigoler
12:08en train de jouer
12:09avec un bout de papier
12:09et celui qui était
12:11l'agresseur principal
12:12de mon fils
12:13qui aujourd'hui
12:13est dans un foyer éducatif
12:14est venu me voir,
12:15s'est excusé
12:16et m'a dit
12:17qu'il ne se rendait pas compte
12:18de ce qu'il faisait
12:18et qu'il voulait changer
12:20et qu'il me remerciait
12:21d'avoir parlé
12:22parce que grâce à ça
12:23il était aujourd'hui
12:23pris en compte.
12:25Donc c'est un début.
12:27C'est un début,
12:27mais ça ne suffit pas.
12:29Rachel Kahn,
12:29peut-être une question
12:30à Florence,
12:31la maman de Théo.
12:32Qu'est-ce que vous lui dites
12:33à votre fils justement
12:34pour le rassurer
12:35par rapport à ça ?
12:36Parce qu'en réalité
12:37c'est une société,
12:39c'est la place de la victime
12:41qui est remise en question.
12:42Et comment vous le regardez ?
12:44C'est-à-dire
12:44pour lui redonner de la force
12:46et du courage
12:46à ces jeunes-là
12:47qui sont soit harcelés
12:48soit qui ont subi
12:49des violences physiques ?
12:51Alors à mon fils,
12:52je lui dis que je suis là
12:53et que je serai tout le temps là
12:54et que j'ai commencé
12:54un combat
12:55qu'il m'a demandé.
12:56Il m'a dit
12:56maman, sois forte
12:57et s'il te plaît
12:58parle pour les autres.
12:59Donc aujourd'hui,
13:00encore une fois,
13:01je le fais.
13:02Et aux autres,
13:03je leur dis qu'il faut
13:04qu'ils parlent
13:04et que s'ils ne trouvent pas
13:05d'écoute auprès des parents,
13:07des oncles et autres,
13:08ils ont la facilité
13:09d'avoir les réseaux sociaux
13:10qu'ils peuvent me contacter
13:11et qu'il faut qu'à un moment donné
13:13qu'on n'a pas d'âge,
13:15on n'a pas de statut
13:16parent, femme, homme,
13:18il faut qu'on soit tous dehors.
13:19Donc il y a une dernière marche
13:21qui est faite pour louer.
13:22Mais je pense qu'il va falloir
13:23qu'au mois de septembre,
13:25on fasse un petit peu
13:26comme ce qui se fait pour Liana
13:27devant les valets de justice,
13:28mais en général,
13:29en fait, une journée morte.
13:30La justice est morte,
13:31donc une journée morte.
13:32La justice est morte pour vous ?
13:34Bien sûr.
13:36On a, si je ne me trompe pas,
13:38c'était M. Darmanin
13:39qui avait dit
13:40qu'il mettrait les victimes
13:42au centre.
13:43Il a reçu des victimes.
13:45M. Darmanin,
13:46je lui ai écrit.
13:48Je ne sais pas si c'est lui
13:49qui utilise son Instagram,
13:51mais en tout cas,
13:51on a lu.
13:52M. Attal aussi,
13:54M. Macron aussi.
13:56Je leur ai écrit,
13:57comme j'ai pu parler là.
13:58Donc je pense que
13:58s'il y a une émotion là,
13:59je pense que quand j'écris
14:01ou quand je fais des vidéos,
14:02il y a une émotion.
14:05Je pense que ça aurait été bien
14:06de répondre
14:07et d'accueillir les familles.
14:10Parce qu'en fait,
14:10moi, je ne suis pas là
14:11dans la haine,
14:12je suis là pour discuter
14:13contre des solutions.
14:14La victime devait,
14:15au mois de janvier,
14:15c'était peu de temps,
14:16c'était au moment
14:17de la dernière agression
14:18de mon fils
14:19où il a dit les victimes,
14:20je crois une semaine après,
14:20il les recevait.
14:21Ça m'avait fait rigoler
14:22en disant
14:22ça ne va pas durer bien longtemps.
14:24La preuve,
14:24ça ne dure pas bien longtemps.
14:26Ce qui est terrible,
14:27c'est que vous dites
14:27que tout le monde savait
14:28concernant les agresseurs
14:29de votre fils,
14:29ils agressaient déjà
14:30d'autres jeunes avant Théo.
14:31Tout le monde était au courant
14:32et rien n'a été fait.
14:34Depuis printemps 2025,
14:35la mairie était au courant,
14:36elle avait reçu les parents,
14:37ils avaient soi-disant
14:38mis des choses en place,
14:39les écoles étaient au courant.
14:40On a quand même osé dire
14:42lors du procès
14:43que j'avais cassé
14:44la colonne vertébrale
14:45de ces jeunes
14:46parce que j'ai contacté
14:47leur club de foot.
14:50Un avocat s'est permis
14:51de dire ça
14:52parce que j'ai contacté
14:53leur club de foot
14:54par e-mail
14:54pour leur dire
14:55que les jeunes
14:55faisaient partie de ce club,
14:57étaient en contrôle judiciaire
14:58et n'avaient pas
14:59en droit d'être ensemble.
14:59Donc c'est là
15:01où rien ne va.
15:01Au moment d'un procès
15:02où comme on disait
15:03on est là pour parler
15:04d'une victime,
15:05on accuse une maman.
15:06Non, j'ai juste joué mon rôle
15:07où à un moment donné
15:08la justice encore
15:09devait normalement
15:10éviter qu'ils soient ensemble.
15:12Ils sont tous les dimanches
15:13sur le terrain de foot
15:15ensemble.
15:16Si je n'avais pas écrit
15:18cet e-mail-là,
15:20ça aurait continué.
15:21Et ça continue aujourd'hui.
15:22Ils ne sont pas censés se voir.
15:24Je peux vous montrer
15:24une vingtaine de vidéos
15:25où ils sont ensemble
15:26parce que les gens
15:27de Lyon 7ème
15:27me les donnent ces vidéos-là
15:28et ils se pavanent
15:29sur les réseaux.
15:30Et moi,
15:30je transmets tout ça
15:31à la procureure.
15:32Je n'ai pas eu de réponse.
15:32Au préfet,
15:33je n'ai pas eu de réponse.
15:34La police,
15:35je n'ai pas une nouvelle.
15:36On a eu un procès
15:37le 25 mai dernier.
15:38Le 26 mai dernier,
15:39ils essaient encore
15:40de faire un achat
15:41avec la carte
15:41qui est un restaurant
15:42bloqué de mon fils.
15:44Comment on le prend ?
15:46On est encore allé
15:47faire un dépôt de plainte.
15:48Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
15:49Mon fils va encore
15:50déposer plainte
15:50et ça continue.
15:52La police nous rayonnait
15:53quand on vient à un moment
15:54en disant
15:54que c'est peine perdue
15:55déposer plainte contre l'État.
15:56C'est ce qu'on a fait.
15:57Donc, je vais attendre.
15:58Ça va durer 5, 6, 7 ans
15:59mais il faudra qu'ils répondent.
16:01Il faudra qu'ils répondent
16:02à nos questions
16:03parce qu'on a un dossier comme ça.
16:04Et vous êtes une maman.
16:06Il y a beaucoup de mamans
16:07qui font comme vous.
16:08La maman de la petite Rosa
16:08qui a été violée par Jérôme Barrella
16:10décide aussi de porter plainte
16:11contre l'État,
16:11contre Jérôme Darmanin.
16:12Il y a un espèce de ras-le-bol
16:13des familles de victimes.
16:14Vous encouragez
16:15ce mouvement de libération
16:16de la parole ?
16:16Moi, je suis pour
16:17mais écrivez à M. le Président
16:19par mail.
16:20De toute façon,
16:21vous allez recevoir
16:21le même mail que moi
16:22en automatique.
16:24Écrivez-lui par courrier.
16:25J'ai reçu 4 fois
16:26le même courrier.
16:27Mon fils a été agressé 3 fois.
16:28On m'a envoyé un courrier
16:29pour savoir
16:30s'il s'entend en insécurité ou pas.
16:31Il n'a pas répondu.
16:32On l'a harcelé
16:33pour savoir s'il s'entend
16:34en insécurité.
16:35Vous pensez vraiment
16:35que c'est la priorité ?
16:37Voilà.
16:37Donc, à un moment donné
16:38qu'on arrête d'envoyer
16:39des courriers
16:39qui ne servent à rien
16:40et qu'on réponde réellement
16:41aux familles des victimes
16:42et aux victimes.
16:43Absolument.
16:44Tout simplement.
16:45Merci beaucoup, Florence,
16:46de ce témoignage.
16:47Et embrassez Théo pour nous.
16:48Et à chaque fois
16:49que vous aurez besoin de nous,
16:50de nos antennes,
16:51pour faire avancer le combat,
16:53sachez qu'on sera là.
16:54Merci infiniment.
16:54Autant que nous sommes.
16:55Merci à vous.
16:56Merci beaucoup.
16:56Et on embrasse Théo.
16:57On fait une pause.
16:57On se retrouve dans un instant
16:58dans Punchline.
16:58On se fait une nouvelle Europe.
16:59A tout de suite.
17:09sur CNews et Europe 1.
17:1518h20,
17:15on se retrouve dans Punchline
17:16sur CNews et sur Europe 1.
17:17On a été rejoints
17:18par Laurent Frémont.
17:19Bonsoir à vous.
17:20Bonsoir.
17:20Consondateur du collectif
17:21Démocratie, Éthique et Solidarité.
17:22On a plein de sujets
17:23à voir avec vous.
17:24De la canicule,
17:25en passant par loi fin de vie.
17:26Vous avez beaucoup de choses
17:27à nous dire.
17:28Mais on va juste faire
17:28un petit pas de côté
17:30pour parler des dates
17:31de l'élection présidentielle
17:32parce que ça y est,
17:32on les connaît,
17:33mon cher André Malini.
17:34Nous allons voter,
17:35évidemment,
17:36au mois d'avril,
17:38pardon,
17:38au mois de mai.
17:4018 avril,
17:412 mai.
17:42Alors,
17:422 mai au hasard.
17:44Le lendemain du 1er mai.
17:45Alors là,
17:45ça fait beaucoup de tickets
17:47à droite
17:47parce qu'on se dit,
17:48évidemment,
17:48tout ça est cousu
17:49de fil blanc.
17:50Explication de Pauline Trèveser
17:51et on en parle.
17:53Et si les dates
17:54de l'élection présidentielle
17:56étaient un choix politique ?
17:58En 2027,
17:59elle aura lieu
18:00les 18 avril et 2 mai,
18:02une décision prise en partie
18:04par Emmanuel Macron
18:05et son ministre de l'Intérieur,
18:07Laurent Nunez.
18:09Des dates qui interpellent
18:11car à la veille du second tour
18:13aura lieu le 1er mai.
18:15Traditionnellement,
18:16des manifestations
18:16sont attendues
18:18avec,
18:19dans les cortèges,
18:20des discours
18:20et des slogans politiques
18:22marqués à gauche.
18:24Mais réserve électorale
18:25exige,
18:26ni les médias,
18:27ni la classe politique
18:28ne pourront commenter
18:30ou réagir.
18:31Sur notre antenne,
18:32Bruno Retailleau
18:33dénonce un choix
18:35qui n'est pas neutre.
18:36Évidemment,
18:37le 1er mai,
18:37ce sera le samedi.
18:38Qu'on ne me fasse pas croire
18:40que dans les cortèges,
18:41dans les prises de position,
18:43il n'y aura aucun écho politique.
18:45Mais on voit bien
18:46que,
18:46de toute façon,
18:47la gauche,
18:48dans cette réunion,
18:49ce que mon collaborateur
18:51qui assistait à cette réunion
18:52m'a rapporté,
18:52c'est que le choix de la gauche,
18:53c'était le choix
18:55qu'ont fait mon successeur
18:56Laurent Nunez
18:57et le président Emmanuel Macron.
18:59Un choix justifié
19:00par la Macronie
19:01à travers les mots
19:02de la porte-parole
19:03du gouvernement
19:04Maude Bréjean,
19:05ce matin.
19:06C'est un choix
19:06qui a été fait
19:07d'abord au regard
19:09de ce qu'impose
19:10la Constitution.
19:11On sait gérer
19:12un 1er mai en France,
19:14que ce soit avant
19:14une élection présidentielle,
19:15après une élection présidentielle.
19:17Une deuxième option
19:18de calendrier
19:19était à l'étude
19:20pour une tenue
19:21du scrutin
19:22les 11 et 25 avril.
19:24Mais c'est l'autre calendrier
19:26qui a été retenu.
19:28C'est la Constitution,
19:30Paul Amart.
19:31Voyons,
19:31vous n'avez pas compris.
19:33Tout ça est cousu
19:34de fil blanc,
19:34on est d'accord ?
19:35Évidemment,
19:36on a déjà
19:36le réchauffement climatique.
19:38On va avoir,
19:39grâce à Macron,
19:40le réchauffement politique
19:41avec un pic,
19:42effectivement.
19:43Le 1er mai.
19:44J'imagine la séquence.
19:45Premier tour,
19:4618 avril,
19:46le RN très largement en tête,
19:48peut-être 33,
19:4934,
19:4935 %.
19:50Au lendemain du premier tour,
19:52manifestation quotidienne
19:53dans toutes les villes de France
19:54avec ce pic
19:55dont je parle,
19:56le 1er mai,
19:57évidemment un seul slogan,
19:58danger fasciste,
19:59danger fasciste,
20:00avec un risque
20:01de violence extrême,
20:03peut-être des tirs de mortier,
20:05peut-être des bombes agricoles.
20:07Et vous imaginez,
20:07le lendemain,
20:08aller voter
20:08entre les détritus
20:09des émeutes de la veille.
20:11Et c'est Emmanuel Macron
20:12qui a pris cette décision,
20:14qui aurait pu organiser
20:15ses élections
20:16bien avant le 1er mai.
20:18Pardon,
20:18je vais le dire brutalement,
20:19c'est un coup tordu.
20:21Un coup tordu,
20:22le devoir d'un chef d'État,
20:23c'est quoi ?
20:24C'est garantir
20:25la cohésion sociale,
20:27évidemment l'ordre.
20:28Emmanuel Macron
20:29fait exactement le contraire,
20:31il attise,
20:31il est dans une certaine mesure
20:33l'artisan d'un chaos,
20:35enfin,
20:35d'un risque de chaos,
20:36évidemment,
20:37je ne l'espère pas,
20:38d'un risque de chaos.
20:39Et de ce point de vue,
20:40dernier mot,
20:41il y a comme une alliance objective
20:42entre Jean-Luc Mélenchon
20:44qui avec sa grosse voix,
20:45fracture,
20:46attise,
20:46hystérisme,
20:47et Emmanuel Macron
20:48qui avec sa douze voix,
20:49attise aussi,
20:50mais à sa façon
20:51beaucoup plus soft
20:52et beaucoup plus subtile.
20:54Alors,
20:54André Valigny,
20:55on sait qu'il y avait
20:56deux possibilités
20:57pour les dates
20:58de ces élections,
20:59deux qui étaient en avril,
21:00vraiment complètement en avril,
21:01et celle-là.
21:02La gauche,
21:03les partis politiques
21:03ont été consultés,
21:04nous a dit Bruno Retailleau
21:05ce matin,
21:06ils étaient consultés,
21:07toute la gauche
21:08était évidemment
21:08pour le 2 mai,
21:09pour le second tour,
21:10évidemment,
21:11et la droite préférait
21:12que ce soit tout en avril.
21:14Vous n'y voyez pas
21:14une petite manœuvre
21:15quand même politique
21:16de mettre ça au lendemain
21:17d'une 1 mai ?
21:18Non,
21:18parce que moi je suis naïf,
21:19donc on fait de la polémique
21:21un peu sur tout maintenant.
21:22Il y avait aussi une solution,
21:24peut-être une troisième solution,
21:25c'était de faire le deuxième tour
21:26le 9 mai,
21:26non ?
21:27Je crois que c'était encore jouable.
21:29Il me semble qu'il y avait
21:29un problème de délai.
21:31Mais plus sérieusement,
21:33je rebondis sur ce qu'a dit
21:35Paul Lamarre,
21:36il se trouve qu'on peut aussi
21:37faire le raisonnement inverse,
21:39c'est-à-dire que si le 1 mai
21:40se passe mal entre nous,
21:42c'est-à-dire qu'il y a
21:43des Black Blocs,
21:46une manifestation qui dégénère
21:47à Paris,
21:48beaucoup de violence,
21:49ça peut favoriser
21:50le Rassemblement national.
21:52Donc les deux hypothèses
21:54sont plausibles.
21:55Si vous croyez,
21:55Geoffroy Lejeune,
21:56votre avis là-dessus ?
21:57Rachel ?
21:57Alors moi j'ai été honnêtement
21:59surpris par la polémique,
22:00je vous avoue,
22:01parce qu'en fait la première fois
22:02que j'ai couvert
22:04une élection présidentielle,
22:05c'était celle de 2012.
22:06Et alors le second tour
22:07n'était pas aussi proche
22:08du 1er mai,
22:09mais il y avait un 1er mai
22:09entre les deux tours.
22:10Et d'ailleurs c'était
22:11assez exceptionnel
22:12parce qu'il y avait
22:12une grande manifestation
22:13de la gauche évidemment.
22:14Il y avait le 1er mai
22:15du Front National de l'époque,
22:16Marine Le Pen,
22:17qui avait d'ailleurs fait
22:18pas de consigne de vote
22:20entre François Hollande
22:20et Nicolas Sarkozy.
22:21Et puis il y avait
22:21le Trocadéro de Nicolas Sarkozy
22:23où il avait parlé du travail
22:24et il avait essayé
22:25de se réapproprier.
22:26Souvenez-vous,
22:26il y avait beaucoup
22:26de drapeaux français,
22:27etc.
22:27et il avait essayé
22:28de se réapproprier
22:29le travail en disant
22:29voilà ce que la gauche
22:30pense du travail,
22:31elle n'aime pas le travail
22:31et nous on va être
22:32le camp du travail.
22:33Et en fait,
22:34je rêve de ça
22:34pour cette élection présidentielle.
22:35C'est-à-dire que si la droite
22:36croit en son projet,
22:37elle a quelque chose
22:38à dire sur le travail.
22:39Je pense que le 1er mai,
22:40dont parlait André
22:41avec les Black Blocs,
22:42ces gens qui ne veulent
22:42en fait pas travailler
22:44et quelque part
22:44est devenu en fait
22:45un repoussoir en tout cas
22:46je pense pour une majorité
22:47de Français.
22:48Et que donc la droite,
22:49le représentant de la droite
22:50qui sera au second tour
22:51a quelque chose à dire
22:52ce jour-là
22:54pour parler du travail
22:55aux Français
22:55et c'est un thème
22:56qui je crois sera important
22:57dans l'élection présidentielle.
22:58Il y a juste une chose
22:59par contre qui me paraît
22:59un peu inéquitable,
23:00c'est que si c'est
23:02le Rassemblement National
23:03qui est au second tour,
23:04il me semble que le 1er mai
23:04sera autorisé
23:05en tant que manifestation
23:06qui n'est pas à proprement
23:07parler politique.
23:07En revanche,
23:08le 1er mai du Rassemblement National
23:09peut être interdit
23:10parce que c'est des manifestations politiques
23:11et on est dans la période
23:11de réserve, vous savez,
23:12avant le...
23:13Ah oui, oui.
23:13C'est bien ce qui pose question
23:15effectivement sur la période
23:16de réserve électorale.
23:16Rachel Kahn, 1er mai.
23:18Non mais je trouve
23:18que c'est intéressant
23:19parce que finalement
23:20on se rend compte
23:21qu'en France,
23:21les dates du calendrier
23:23ont des couleurs politiques.
23:25Donc en fait,
23:25c'est vraiment
23:27le pays du débat
23:28un peu surtout.
23:29Non mais au-delà de ça,
23:31symboliquement,
23:31on a un président
23:33que l'on qualifie
23:34de maître des horloges.
23:36Ben là, justement,
23:37il tire son profit.
23:40Nous, on a les montres,
23:41lui, il a le temps
23:42donc il décide précisément
23:43et en fait,
23:44il joue la montre
23:46et le temps,
23:47il joue sa stratégie
23:49et donc il a décidé
23:50que ce serait le 2 mai.
23:51C'est bien joué.
23:51Non mais c'est vrai
23:52qu'il y a l'aversion de Paul,
23:53effectivement,
23:54ils peuvent tout casser
23:55et faire peur à tout le monde
23:57et l'aversion d'André
23:59de dire
23:59ben oui,
23:59mais ça peut être
24:00très préjudiciable
24:01à ceux qui cassent.
24:02Ma grande crainte,
24:03c'est mai 68.
24:05C'est deux peuples
24:05qui s'affrontent.
24:07Si au lendemain
24:08du 18 avril,
24:09le peuple dit de gauche
24:10autour de celui
24:11qui serait le héros
24:12de la gauche
24:13à ce moment-là
24:14va dans la rue,
24:15le peuple de droite
24:17ira aussi dans la rue
24:18et c'est ce que je crains
24:19en fait,
24:20cette confrontation
24:20dans la rue.
24:21Si cette confrontation
24:22n'a lieu que dans les urnes,
24:23c'est parfait.
24:24C'est ça la démocratie.
24:25Mais franchement,
24:27trouver cette date
24:28au lendemain du 1er mai,
24:30c'est vraiment...
24:32Est-ce qu'on a besoin
24:33d'une campagne ?
24:34J'ai l'impression
24:34qu'on est en campagne permanente.
24:36Ça s'est accéléré
24:37en septembre.
24:37Non mais elle a commencé.
24:38Elle a commencé.
24:38Vous avez entendu
24:39Bagayogo.
24:40Je pense que
24:41l'affrontement,
24:42malheureusement,
24:43avec cette campagne
24:44qui arrive,
24:44ça sera un petit peu
24:45tous les jours.
24:46Espérons que ça se passe bien
24:47néanmoins.
24:47Bien, bien sûr.
24:48On puisse avoir des débats
24:49sur le fond,
24:49sur les projets,
24:50les idées,
24:51comment sortir la France
24:52de l'ornière
24:52parce qu'elle en a besoin.
24:53Oui, avec des vraies solutions.
24:55Avec des vraies solutions.
24:56La canicule,
24:57un tout petit mot
24:57de la canicule.
24:59On est sortis de la canicule
25:00en début de semaine.
25:00On risque d'y replonger
25:01ce week-end
25:02selon les prévisions
25:03de Météo France.
25:04Et puis ça fait monter
25:05la température
25:06et l'Assemblée nationale aussi.
25:07Il y a une motion de censure
25:08qui sera déposée
25:08par les Verts
25:09et par la France insoumise
25:11pour contrer
25:13le Premier ministre
25:13Sébastien Lecornu.
25:14On fait le point
25:14avec Noémie Hardy
25:15et on en débat
25:16avec Laurent Fremont.
25:17Si le bilan
25:18de la première canicule
25:20en mai a été publié,
25:21300 morts de plus
25:22que la normale,
25:23celui de la vague
25:24de chaleur de juin
25:25semble lui poser problème.
25:27Hier,
25:27à l'Assemblée nationale,
25:29le ton est monté.
25:30Sébastien Lecornu
25:31a répondu aux écologistes
25:33qui, selon lui,
25:34avanceraient
25:34un bilan provisoire
25:35dix fois supérieur
25:37à celui
25:38de Santé publique France.
25:39D'où sortez-vous
25:40ce bilan
25:41de dix mille morts
25:42sur lesquels
25:43vous et les vôtres,
25:44votre collègue
25:45président Gontard
25:46au Sénat,
25:47madame la députée
25:47Rousseau,
25:48un certain nombre
25:49sont allés
25:49sur les plateaux
25:50de télévision
25:51depuis maintenant
25:51plus de trois jours
25:52en établissant
25:54un bilan humain
25:55qui est faux.
25:56La chef de file
25:57des députés écologistes,
25:58Cyrielle Châtelain,
25:59avait répondu aussitôt
26:00et a annoncé
26:01déposer une motion
26:02de censure
26:03contre le gouvernement.
26:05Manuel Bompard
26:05s'est exprimé
26:06dans les médias
26:07ce matin
26:07et a annoncé
26:08le soutien
26:09des Insoumis.
26:10On va non seulement
26:10la voter,
26:11mais on va la co-signer
26:12avec les écologistes.
26:14Elle devrait être examinée
26:15en début de semaine prochaine
26:16à l'Assemblée nationale
26:17parce que la canicule
26:19qu'on a vécue
26:20la semaine dernière,
26:22franchement,
26:22on ne peut pas dire
26:24qu'on ne pouvait pas
26:25s'y attendre.
26:25Au Sénat,
26:26cette fois,
26:27le président des écologistes,
26:28Guillaume Gontard,
26:30est revenu lui aussi
26:31sur la polémique.
26:32La canicule n'a pas fait
26:3310 000 morts,
26:34mais comme d'éminents spécialistes,
26:36nous redoutons
26:36un bilan terrible.
26:38La canicule était prévisible
26:40et beaucoup de ces morts
26:41étaient évitables.
26:43Les sénateurs socialistes
26:44affirment aussi
26:45avoir saisi
26:46le président du Sénat
26:47en vue de constituer
26:49éventuellement
26:49une commission d'enquête
26:50sur le sujet.
26:52Laurent Prémont,
26:53alors il y a
26:53la côté politique,
26:54on va y revenir
26:54dans un instant,
26:55mais vous vous dites
26:55en fait à chaque fois
26:56qu'il y a un problème
26:57dans notre pays,
26:58une vague de chaleur,
26:58on se tourne tous
26:59vers l'État
27:00en disant
27:00mais que fait l'État
27:01en fait,
27:01c'est ça ?
27:02Oui, c'est ça
27:02qui m'a frappé
27:04dans cet épisode.
27:05Vous avez fait
27:05une tribune
27:05dans le Figaro.
27:06Il a fait chaud,
27:07il a fait très chaud
27:08et aussitôt
27:09on a réclamé
27:10un plan clim,
27:12on a appelé
27:13à la responsabilité
27:14des ministres,
27:15là on voit bien
27:15que la gauche
27:16s'empare du sujet
27:16pour sanctionner
27:17le gouvernement
27:18de Sébastien Lecornu
27:20comme si finalement
27:20c'était le gouvernement
27:21qui était responsable
27:22de la chaleur
27:22et qui devait maintenant
27:23prendre en charge
27:25tout ce qui conduit
27:26au rafraîchissement
27:26des Français.
27:27Il y a quelque chose
27:28d'assez symbolique
27:29je trouve dans notre démocratie
27:30où finalement
27:32on s'en remet
27:32dès que les événements
27:33sont un peu anormaux,
27:34on s'en remet
27:35à la puissance publique
27:36qui vient apporter
27:37sa protection.
27:38On voit bien
27:38que ce n'est pas le cas
27:39donc c'est peut-être
27:40temps que les gens
27:41se prennent en main
27:42et qu'à l'échelle
27:43On n'en prend pas le chemin
27:44malheureusement.
27:45Et qu'à l'échelle locale
27:47dans les immeubles,
27:48dans les communes,
27:51dans les voisinages,
27:52chacun s'équipe,
27:53chacun se prépare
27:54mais qu'on arrête
27:56de faire appel
27:57à l'État systématiquement.
27:58Vous comparez ça
27:58à un minotaure
27:59que nous nourrissons
28:00en permanence,
28:01c'est ça ?
28:01Oui c'est ça,
28:02en fait c'est une image
28:04de Bertrand Jouvenel
28:05qui est un grand poétiste
28:07qu'on a un peu oublié.
28:08En 1945,
28:09il avait écrit un livre
28:10sur le pouvoir
28:10et pour lui,
28:12le pouvoir
28:12c'était vraiment
28:13ce minotaure
28:14auquel Athènes
28:15devait apporter
28:16chaque année
28:16à un tribut,
28:17donc cette jeune homme
28:18et cette jeune femme.
28:19Et là,
28:19c'est un peu pareil,
28:21finalement,
28:21c'est une sorte
28:22de monstre
28:23qu'on nourrit
28:23mais qu'on nourrit
28:24de nos propres craintes
28:25en fait.
28:26C'est-à-dire qu'au lieu
28:27de compter sur nous-mêmes,
28:30au lieu de compter
28:30sur nos proches,
28:32eh bien on nourrit
28:33cette machine
28:34et qui ne cesse
28:35de grossir
28:35et on le voit bien
28:36d'ailleurs même
28:36dans la dépense publique
28:37qui ne cesse de grossir
28:38parce que les individus
28:39se remettent de plus en plus
28:40à l'État,
28:41à la puissance publique
28:41et d'une manière
28:42que je trouve
28:43assez infantilisante finalement.
28:44Et ça veut dire
28:44que les Français
28:45sont de moins en moins prêts
28:45à ce qu'on réforme
28:47le système
28:47si je vous écoute bien.
28:49Dans la mesure
28:49où ils abandonnent
28:50beaucoup de prérogatives
28:52et que dès que
28:53la situation,
28:54on voit aussi
28:55pendant les périodes de froid,
28:56c'est intéressant
28:56la période de chaleur,
28:57la période de froid,
28:58la période de neige,
28:59la pluie,
28:59de maladie.
29:01Si systématiquement
29:03on appelle
29:03aux arrêtés ministériels,
29:05etc.,
29:05eh bien c'est une forme
29:06de déresponsabilisation totale.
29:08Paul Lamarre,
29:09le Minotaur,
29:09c'est quoi ?
29:10En fait c'est notre incapacité
29:12à dire autre chose
29:13que fait l'État ?
29:14Écoutez,
29:16franchement l'attitude
29:16de LFI
29:17est absolument ridicule.
29:18Je veux bien
29:18qu'on accable
29:19le gouvernement
29:20qu'on critique
29:21parfois sur des sujets
29:22éminemment politiques
29:22ou économiques
29:23ou sociaux,
29:24mais sur la canicule
29:25il n'a absolument
29:25aucune responsabilité.
29:27Et en outre,
29:27alors je ne sais pas...
29:28Il a même la responsabilité
29:29de ne pas avoir équipé
29:30les hôpitaux correctement.
29:32Oui, là oui,
29:32mais les 10 000 morts,
29:34moi je ne sais pas
29:35d'où ils sortent
29:35cette statistique-là.
29:36Les chiffres ne sont pas
29:37du tout vérifiés.
29:37On n'est pas du tout avérés,
29:38donc il faut aussi
29:39faire attention.
29:40Là je pense honnêtement
29:42que c'est excessif.
29:43Ils auraient pu plutôt
29:44faire une motion de censure
29:45sur les dates des élections.
29:46Des élections.
29:49Je trouve ça assez paradoxal
29:51que cette motion de censure
29:52soit déposée
29:53par les écologistes
29:54parce que ce sont les mêmes
29:55qui, depuis 20 ans,
29:56nous empêchent
29:57de nous équiper
29:57de climatisation
29:58en nous expliquant
30:00que ça renforcerait
30:01le réchauffement climatique,
30:02ce qui est faux.
30:03Et donc finalement,
30:03il y a une forme
30:04de contraste
30:05parce qu'on est clairement
30:07pris qu'un pays du tiers-monde
30:09notamment par les touristes
30:09qui sont là
30:10ces jours-ci,
30:11un pays qui n'a pas su
30:12s'équiper en termes
30:13de climatisation
30:13sachant qu'on va connaître
30:15de plus en plus
30:15de pics de chaleur,
30:16ça reste quand même
30:17assez problématique
30:17et c'est assez ironique
30:18que ce soit les écologistes
30:20qui nous le reprochent
30:21aujourd'hui.
30:21Geoffroy, Geoffroy Lejeune.
30:22Moi je bois du petit lait
30:23quand j'écoute Laurent Frémont
30:24parce que vous souvenez-vous
30:25la semaine dernière
30:25je vous disais
30:26que j'avais grandi dans le Sud
30:27et que du coup
30:28je n'étais pas très impressionné
30:29par la clanicule.
30:30Lui aussi, il se trouve
30:30qu'on n'a grandi pas loin.
30:31D'accord.
30:32Voilà.
30:33André Valigny,
30:34vous allez tonner
30:35de votre grande voix ?
30:36Non, pas du tout.
30:37Je suis d'accord
30:38avec ce diagnostic
30:40qui veut que l'État,
30:42que les Français
30:42attendent tout
30:43et au-delà de l'État
30:44et ça remonte
30:45à la monarchie absolue
30:47quand c'est l'État
30:48qui a fait la nation,
30:49c'est l'État
30:49qui a fait la France
30:50et on a habitué
30:52les régions
30:54successivement rattachées
30:54à la couronne
30:55de tout attendre
30:56de la couronne.
30:57Donc il y a eu
30:57Philippe le Bel,
30:58Louis XIV,
30:59la Révolution française,
31:00le jacobinisme
31:00et ça continue.
31:01On attend tout
31:02de l'État.
31:03Ça c'est la première chose.
31:04Deuxième chose,
31:05sur la motion de censure,
31:07c'est le jeu parlementaire,
31:08bon,
31:09elle n'a aucune chance
31:10d'aboutir
31:10mais là où je veux
31:12quand même dire
31:12que les écologistes
31:13et la gauche en général
31:14n'ont pas totalement tort
31:16de s'en prendre au gouvernement,
31:17c'est que depuis
31:18deux ou trois ans,
31:19il y a eu beaucoup de crédits
31:20qui ont été amputés,
31:22supprimés
31:23sur la préparation
31:24au changement climatique
31:26et notamment le fond vert
31:27qui est cité souvent
31:28par la gauche.
31:29Le gouvernement,
31:30au fil des coupes budgétaires,
31:33depuis deux ou trois ans,
31:34ne cesse d'amputer
31:35le budget de la transition écologique.
31:37Ça, il faut le dire aussi.
31:38Moi, je trouve que...
31:39Rachel ?
31:40Merci de pointer
31:40cette incohérence.
31:41C'est-à-dire que d'un côté,
31:43on reproche à l'État
31:44l'infantilisation
31:46et de l'autre côté,
31:47on reproche à l'État
31:48de ne pas avoir pris des mesures.
31:49Donc à un moment donné,
31:50il faut savoir.
31:50C'est-à-dire que c'est l'incohérence
31:52toujours des débats sans fin.
31:54De toute façon,
31:54ce n'est jamais de notre faute
31:55en tant que citoyen.
31:57Jamais.
31:58Ensuite,
31:59sur les écologistes,
32:00j'ai le sentiment
32:00que comme l'extrême-gauche
32:03a le monopole
32:05finalement
32:06des discriminations
32:07et autres,
32:07les écologistes pensent
32:08qu'ils ont le monopole.
32:09L'air que vous respirez
32:10appartient à l'Europe
32:11écologie des Verts.
32:12Non, mais il faut le savoir.
32:13Il faudrait le payer.
32:14Il faut le payer.
32:14Il faut le payer.
32:15Absolument.
32:16Absolument.
32:17Et je trouve que
32:18la manière
32:19de gonfler les chiffres,
32:22cette manière
32:22de trafiquer
32:23un nouveau récit,
32:25une nouvelle histoire
32:25pour pointer du doigt
32:27le gouvernement
32:28est absolument
32:29irresponsable
32:30et abject
32:31parce que
32:32qu'est-ce qu'ils ont fait ?
32:33Effectivement,
32:34ils ont nourri
32:34une idéologie
32:35contre la clim.
32:36Maintenant,
32:37cinq minutes avant
32:38la canicule,
32:40ils sont arrivés
32:40sur les plateaux de télé
32:41pour nous dire
32:42que la clim,
32:42c'était bien.
32:43Et je ne vois pas...
32:45Il y a la question
32:46des moyens,
32:46mais c'est surtout
32:47dans la pensée.
32:48Qu'est-ce qu'ils ont proposé
32:50d'innovants
32:50pendant toutes ces années ?
32:52Ils n'ont rien fait
32:52sur l'écologie,
32:53franchement.
32:55Dernier mot,
32:55on va écouter
32:56une météorologue
32:56qui va nous dire
32:57à quelle source
32:57on sera mangé ce week-end
32:58en termes de température
32:59alixe roumaniaque
33:01de Météo France.
33:03Le dôme de chaleur
33:04se remet en place
33:05dans le courant
33:06du week-end.
33:07On a une remontée
33:08d'un flux
33:09d'Afrique du Nord,
33:10d'Espagne et de Portugal
33:11qui remonte
33:12sur la France.
33:13C'est l'ensemble
33:13du territoire national
33:14qui va être concerné
33:15par l'anticyclone.
33:16Effectivement,
33:17ça semble être
33:17plutôt la partie ouest
33:19qui sera le plus impactée,
33:20mais pour le moment,
33:21on est encore
33:21trop loin de l'événement
33:23pour pouvoir annoncer
33:23des températures maximales.
33:25On est encore
33:26trop loin de l'événement,
33:27mais il va faire
33:27ce que vous avez regardé
33:28avec beaucoup d'attention,
33:29André,
33:29le Niger.
33:31C'est la partie ouest
33:32d'après ce qu'a dit
33:33ce monsieur
33:34qui sera concerné.
33:36Mais ce qu'il faudrait savoir,
33:37c'est combien de temps
33:38ça va durer.
33:39Si c'est deux ou trois jours,
33:40ça va.
33:40Si c'est une semaine
33:42comme la dernière fois,
33:42c'est quand même pénible.
33:44Il ne faudra pas oublier
33:44de suivre les instructions
33:45du gouvernement
33:46et il ne faudra pas oublier
33:47de boire.
33:47Voilà.
33:48Il y avait un petit schéma
33:50pour nous expliquer
33:51comment boire.
33:52C'est le niveau
33:53mais mille
33:54de l'infantilisation
33:55des citoyens.
33:56Petite pause,
33:56on se retrouve dans un instant.
33:58On évoquera avec vous
33:59d'autres sujets,
33:59Laurent Frémont.
34:00Peut-être, évidemment,
34:01la loi fin de vie
34:02qui a été votée hier
34:03à l'Assemblée nationale.
34:04Et puis le congé naissance.
34:05C'est quelque chose
34:06qui m'intéresse beaucoup.
34:07Je veux qu'on y revienne
34:07parce que ce congé naissance
34:09qu'on va donner
34:10en plus des congés normaux
34:11de 1 à 2 mois
34:12que les jeunes parents
34:13pourront prendre ensemble
34:15séparément
34:15ou fractionnés,
34:17je vous avoue
34:17que ça va être assez intéressant
34:19pour les chefs d'entreprise.
34:20A tout de suite.
34:23Punchline sur CNews et Europe 1
34:2518h-19h
34:26Laurence Ferrari
34:34La rédaction d'Europe 1 présente
34:36Athlètes de Dieu
34:37Son nouveau podcast
34:38Au-delà de l'effort physique,
34:40il y a la force de l'âme.
34:42Bonjour Olivier Giroud.
34:42Bonjour.
34:43Merci d'être avec nous.
34:44Merci à vous de l'invitation.
34:45Olivier Giroud
34:46Jany Longo
34:47Philippe Candeloro
34:48Nelson Manfort
34:49Dans cette série d'entretiens exceptionnels
34:51Ces légendes du sport
34:52révèlent le secret intime
34:54de leurs exploits
34:55Leur foi
34:56Ce sont
34:57des athlètes de Dieu
34:58Une série de podcasts
34:59inédites
35:00à écouter sur toutes vos plateformes
35:02Le site
35:03Et l'application Europe 1
35:05Quand d'autres se limitent
35:07à rembourser une partie
35:08de vos frais de santé
35:09Nous, chez MMA
35:10on est là
35:11Là par exemple pour Nathalie
35:13Avec les services santé clair
35:14inclus dans son contrat santé
35:16Elle bénéficie d'un programme
35:17personnalisé pour mieux manger
35:19et de cours en ligne
35:20pour se remettre au sport
35:21Et ça
35:22ça la motive
35:23Vraiment
35:23Pour que chacun
35:25chacune
35:26puisse dire
35:26Pour ma santé aussi
35:28Zéro tracas
35:29J'avance avec MMA
35:31MMA
35:32Conditions sur MMA.fr
35:34et santéclair.fr
35:35Avec Volkswagen
35:35Pas besoin d'attendre
35:36le leasing social
35:37pour accéder au meilleur
35:38de l'électrique
35:39En ce moment
35:39la nouvelle Volkswagen
35:40ID Polo
35:41est à partir de 199 euros
35:42par mois
35:43sans apport
35:44pour tous
35:44L'électrique par Volkswagen
35:46L'électrique accessible à tous
35:47ID Polo
35:48Trenneuve
35:48LLD
35:4937 mois et 30 000 km
35:50Premier loyer de 0 euro
35:51Prime coût de pouce
35:52EDF de 5 170 euros déduite
35:54Sous réserve d'éligibilité
35:55Suivi de 36 loyers
35:56de 199 euros
35:57Si acceptation
35:58par Volkswagen Bank
35:58Valable sur une sélection
35:59de véhicules du 15 au 31 juillet
36:01Conditions sur Volkswagen.fr
36:03Au quotidien
36:04Prenez les transports en commun
36:06Lidl
36:06Ah au fait
36:07Aujourd'hui
36:08c'est pas moi qui fais la pub
36:09C'est Clémentine
36:10Coucou
36:11Moi c'est Clémentine
36:12Je me mets là
36:13Ah c'est ça ?
36:13Ah super ok
36:14Demandez à une Clémentine
36:16de vous parler de nectarine
36:17ça vaut pas le coup
36:18En revanche
36:19Demain chez Lidl
36:20les nectarines
36:21Origine France
36:22à moins 34%
36:23avec Lidl Plus
36:23soit 2,59 euros
36:25au lieu de 3,93 euros
36:26ça
36:27ça vaut le coup
36:29Lidl
36:29ça vaut le coup
36:30Le kilo
36:31catégorie 1
36:32Origine France
36:33Plus d'informations
36:33sur Lidl.fr
36:35CNews et Europe 1
36:37Nos débats reprennent
36:38dans un instant
36:38dans Punchline
36:39Ne bougez pas
36:40A tout de suite
36:41Punchline
36:47Pour faire moins de lessive
36:49je ne porte que du noir
36:50Sinon
36:51Chez Conforama
36:52pendant les soldes
36:53le lave-linge
36:53Hotpoint 11 kg
36:54catégorie A
36:55est à moins 25%
36:56soit 341,34 euros
36:58pour voir la vie en couleur
36:59Voilà
37:02Punchline
37:0318h-19h
37:05Laurence Ferrari
37:06sur CNews
37:07et Europe 1
37:11Tor 42 de retour
37:12dans Punchline
37:12sur CNews
37:13et sur Europe 1
37:14on va parler de la naissance
37:15début de la vie
37:16et de la fin de vie
37:17dans les 12 minutes
37:18qui nous restent
37:19Congé naissance
37:20alors ça c'est la nouveauté
37:21il va être d'une durée
37:23d'un ou deux mois
37:23selon le choix des parents
37:25c'est un congé supplémentaire
37:26qui vient en supplément
37:27du congé maternité
37:28et bien sûr
37:29et paternité
37:30et qui est destiné
37:31à relancer la démographie
37:33parce qu'on sait
37:33qu'on a un solde
37:34des naissances
37:35qui est négatif
37:35c'est bien cela
37:36mon cher André
37:36on a plus de décès
37:37aujourd'hui
37:38que de naissances
37:39qui est évidemment
37:39très inquiétant
37:40pour la première fois
37:40depuis toujours
37:41depuis 1945
37:421945
37:42donc là
37:44on parle donc
37:45de deux mois
37:46en plus
37:47pour le père
37:48ou la mère
37:49qu'on peut prendre
37:50ensemble séparément
37:50ou fractionner
37:51bonne idée
37:52ou pas bonne idée
37:53Paul Lamarre
37:53pour relancer les naissances
37:54alors
37:55bonne idée
37:56d'inciter les français
37:57à recruter des bébés
37:58oui d'accord
37:58à faire bébé
37:59ça c'est clair
38:01pour autant
38:01faut-il moins travailler
38:02je ne sais pas
38:03moi je propose
38:04une solution
38:04pour conseiller
38:05les deux logiques
38:05la logique démographique
38:06et la logique économique
38:08on peut procréer
38:10en télétravaillant
38:11non
38:12c'est bien
38:13il faut faire
38:13un petit peu d'humour
38:14Laurent Frémont
38:15un congé naissant
38:16c'est-à-dire
38:16ne pas travailler
38:18en tout cas
38:19je ne pense pas
38:20que ce soit une solution
38:21pour relancer la natalité
38:22
38:23tous les pays
38:23tous les pays
38:24qui ont essayé
38:24ont vu qu'il n'y avait
38:25pas de solution technique
38:26pour relancer la natalité
38:27il y a quoi
38:28des solutions financières
38:29en fait c'est avant tout
38:30une question d'état d'esprit
38:31une question de projection
38:32dans l'avenir
38:33etc
38:34et quand on est dans un pays
38:35en déclin
38:36avec des gens inquiets
38:37sur l'avenir
38:37on parlait des écologistes
38:39catastrophistes
38:40à l'instant
38:41et bien forcément
38:42ça ne donne pas envie
38:43de faire confiance
38:44à l'avenir
38:44et donc
38:46mesure intéressante
38:47même si moi
38:47personnellement
38:48je suis plutôt favorable
38:48à la liberté de choix
38:50en termes de congé
38:51c'est pas à l'état
38:52de dire
38:53quel temps vous voulez
38:53vous arrêter
38:54là j'imagine
38:54que c'est facultatif
38:55quand même
38:55on va pas être obligé
38:56de les prendre
38:57ah oui mais dans la mesure
38:58où c'est remboursé
38:58par la sécu
38:58en partie
39:00ça va être très tentant
39:01mais en tout cas
39:02c'est pas cette mesure
39:04qui permettra
39:04de résoudre quoi que ce soit
39:05Geoffroy Lejeune
39:06vous dirigez des journalistes
39:08ils viennent tous vous voir
39:09en disant
39:09patron il nous faut 3 mois
39:10mais en fractionné
39:11s'il vous plaît
39:12pas d'un seul blog
39:13vous allez faire quoi Geoffroy ?
39:14alors figurez-vous
39:15que dans la presse
39:16on a de la chance
39:16ça arrive
39:17c'est arrivé récemment
39:18au journal du dimanche
39:19et en fait c'est l'occasion
39:20de donner leur chance
39:20à d'autres personnes
39:21qui viennent faire des remplacements
39:22qui parfois même s'insèrent
39:23dans la rédaction etc
39:24donc c'est moins compliqué
39:25que dans d'autres boîtes
39:27en revanche
39:27je comprends pas
39:28pourquoi il faudrait
39:29être féministe tout le temps
39:30sauf quand on propose
39:31quelque chose de nouveau
39:32pour les femmes
39:32pour qu'elles puissent s'occuper
39:33si elles ont envie
39:34de leur enfant
39:36je sais bien
39:37mais pour le coup
39:37je trouve qu'il y a
39:38une forme d'hypocrisie
39:38puisque ça date
39:39des années Hollande
39:40le côté maintenant
39:41on va réduire
39:41le congé naissance
39:44des femmes
39:44pour augmenter
39:45celui des hommes
39:45qui en fait
39:46dans les faits
39:46ne le prennent pas réellement
39:47et donc du coup
39:48c'était réduire pour les femmes
39:49et bon ça n'a pas existé
39:51spécialement pour les hommes
39:51mais à la fin
39:53Laurent Frémont a dit
39:54qu'il n'y avait pas
39:54de solution technique
39:55pour relancer la natalité
39:56en revanche
39:56il y a plein de solutions
39:57techniques pour l'arrêter
39:58c'est-à-dire que
39:58dès que vous enlevez
39:59ce genre de choses
40:00vous cassez aussi
40:01un peu la dynamique
40:01et l'envie
40:02il y a ce fameux seuil
40:03il y a le désir d'enfant
40:04qui est moins important
40:05que le nombre d'enfants
40:05réellement obtenus
40:06donc je pense qu'il va falloir
40:07tester des choses
40:08et après
40:09on est une démocratie
40:12normalement adulte
40:13donc si ça ne marche pas
40:13on arrête
40:13on change
40:14on fait autrement
40:14André
40:15vous êtes pour ?
40:16moi je suis partagé
40:18vous êtes la vieille école
40:19oui je pense que
40:20tout ce qui peut aller
40:21dans le sens de l'encouragement
40:22à la natalité
40:23il faut le faire
40:24parce que la natalité
40:25est en berne en France
40:27la démographie est en grande difficulté
40:29et en même temps
40:29j'entends les économistes
40:30de tous bords
40:31qui disent qu'on ne travaille
40:32pas assez en France
40:33en volume d'heures travaillées
40:34par la population
40:35donc je suis partagé
40:36je ne suis pas sûr
40:37que ce soit vraiment
40:38ce qu'il suffira
40:39à relancer la natalité
40:40en revanche
40:40je pense que ça va
40:41désorganiser les entreprises
40:42oui certaines
40:43ou ce serait moins facile
40:44que dans la presse
40:45Rachel Kahn
40:45vous êtes contre
40:46contre le congé de naissance
40:47vous l'auriez pris ?
40:48moi je ne suis pas convaincue
40:49il faut avoir la possibilité
40:52de le prendre
40:54parfois on fait des métiers
40:55on est obligé d'être
40:58impliqué totalement
40:59et il n'y a pas vraiment
41:00de repos possible
41:02après
41:04j'ai l'impression
41:05qu'il nous faut toujours
41:06une carotte
41:07et toujours les congés
41:07pour essayer de motiver
41:10les gens
41:10on est en France Rachel
41:11alors je sais
41:12la question
41:14c'est vraiment
41:14comment une société
41:17désire
41:17accueillir
41:18ses enfants
41:18que ce soit
41:19d'un point de vue
41:20économique
41:21d'un point de vue
41:21social
41:22d'un point de vue
41:23environnemental
41:23d'un point de vue
41:24culturel
41:25et je rajouterai
41:26à l'état d'esprit
41:27l'esprit d'état
41:28parce qu'il s'agit de ça
41:29est-ce qu'on veut
41:30faire des enfants
41:31pour perpétrer
41:32notre histoire
41:33notre récit
41:34etc
41:35magnifique
41:35magnifique
41:36André
41:36vous avez un tout petit mot
41:37à rajouter
41:37un petit mot
41:38ça me rappelle
41:39ce qu'avait dit
41:40Michel Debré
41:40dans les années 60
41:41qui était le premier
41:42à alerter la France
41:43et les français
41:43sur la baisse
41:44de la démographie
41:45Debré
41:45en faisait un leitmotiv
41:46de la nécessité
41:49de relancer les naissances
41:50Michel Debré
41:51avait dit
41:51il faut que les français
41:52fassent des enfants
41:53sur une grande échelle
41:54et le canard enchaîné
41:55avait titré
41:56le premier ministre
41:57appelle les français
41:58un exercice péril
41:59c'est excellent
42:00moi c'est le temps
42:01de la rencontre
42:02dans une société
42:03fracturée
42:04on a des difficultés
42:06à entrer
42:06en relation avec l'autre
42:07moi c'est plutôt ça
42:08que j'interroge
42:09c'est vrai
42:09la relation à l'autre
42:11la viabilité des couples
42:13et voilà
42:15on évoque la naissance
42:16on va évoquer la fin de vie
42:17parce que
42:18hier les députés
42:19ont adopté le texte
42:19sur l'euthanasie
42:20l'aide active à mourir
42:22295 pour
42:24contre 232
42:25ces propositions de loi
42:26créent donc un droit
42:27à l'aide à mourir
42:28pour des patients
42:29atteints d'une affection
42:30grave et incurable
42:31je voudrais juste
42:31vous faire entendre
42:32avant de débattre
42:33le témoignage de Louis Bouffard
42:34il a 25 ans
42:35il était invité
42:36de Pierre de Villeneuve
42:36tout à l'heure
42:37il est atteint
42:38d'une maladie génétique
42:39dégénérative et évolutive
42:40il est révolté
42:41par cette loi
42:41parce qu'il se bat
42:42depuis des années
42:43pour que la société
42:43lève l'aide à vivre
42:45et non pas l'aide à mourir
42:46écoutons Louis Bouffard
42:49ce projet de loi
42:50ne correspond pas
42:50à ce qui avait été annoncé
42:53c'est à dire
42:53un ultime recours
42:55pour des patients
42:56à l'extrémité de la vie
42:58où on a tout essayé
42:59aujourd'hui c'est un texte
43:01beaucoup plus large
43:03parce qu'il me concerne moi
43:04moi je réponds
43:05à chacun des critères
43:06je suis atteint
43:07d'une affection
43:08grave et incurable
43:09qui engage
43:11le pronostic vital
43:11en phase avancée
43:13c'est parfois
43:14des souffrances
43:14qui sont
43:17insupportables
43:17et pourtant
43:18moi je demande
43:19à la société
43:20qu'elle nous donne
43:21les moyens
43:22de vivre
43:23dignement jusqu'au bout
43:24moi tous les jours
43:25je me bats
43:27pour avoir
43:28accès aux soins
43:29pour avoir
43:30des auxiliaires de vie
43:31qui m'aident
43:32matin, midi et soir
43:33pour me lever
43:34pour me laver
43:35pour m'habiller
43:36et sans cette aide
43:37je ne pourrais pas vivre
43:38un seul jour
43:40et aujourd'hui
43:41je crois que
43:42le contexte
43:43à la fois
43:44social, économique
43:46sanitaire
43:46ne permet pas
43:47qu'on légalise
43:48sur le suicide assisté
43:50et l'euthanasie
43:51je crois qu'il y a
43:52vraiment un danger
43:54le danger
43:55de cette fausse liberté
43:57comment peut-on
43:59choisir de mourir
44:00choisir de demander
44:02la mort
44:02quand on n'a
44:03aucune alternative
44:05quand on n'a pas
44:06accès aux soins
44:07est-ce vraiment
44:08cela une liberté
44:09moi je crois que
44:11il y a une révolte
44:13que j'exprime
44:14pour aujourd'hui
44:15c'est que ce sont
44:15les plus précaires
44:17les plus vulnérables
44:18les plus isolés
44:20qui demanderont
44:21en premier
44:21à recourir
44:22à l'aide à mourir
44:23Voilà pour ce témoignage
44:24très fort
44:25très digne
44:26bouleversante
44:27Louis Bouffard
44:27Laurent Frémont
44:28il a raison sur tout
44:29Justement
44:31j'ai beaucoup pensé
44:32à Louis
44:33et à toutes les personnes
44:35de son collectif
44:36hier au moment du vote
44:37parce qu'il y a eu
44:38vraiment une clameur
44:39de la part des députés
44:41qui soutenaient ce texte
44:42et quelque chose
44:44que j'ai trouvé
44:44très violent
44:44assez glaçant
44:45ça y est
44:47on va pouvoir
44:47enfin donner la mort
44:49et il faut bien
44:51avoir en tête
44:51l'impact
44:52que ça peut avoir
44:53sur des gens
44:54comme Louis
44:55sur des gens
44:55en EHPAD
44:56sur des gens
44:56qui se battent
44:57contre la maladie
44:58sur des aidants
44:59qui sont épuisés
45:00etc
45:00je trouve que le message
45:01renvoyé par la société
45:02est vraiment déplorable
45:03c'est à l'heure
45:06où nous avons
45:06énormément d'urgence
45:07à traiter
45:08on consacre beaucoup de temps
45:09à légaliser
45:10un geste létal
45:11à faire revenir
45:12un geste létal
45:12dans notre droit
45:13et en plus
45:14dans le champ du soin
45:15sur un texte
45:16qui est en plus
45:16extrêmement mal écrit
45:17aux critères très larges
45:18de la procédure expéditive
45:20un texte qui est
45:21finalement d'une très grande violence
45:23et qui est pour moi
45:23je pense
45:24un texte d'abandon
45:25parce que
45:25ça vient finalement
45:26signer la fin
45:27d'une conception du soin
45:28où on a accompagné
45:30jusqu'au bout
45:30désormais
45:31la population
45:32sera séparée
45:33en deux catégories
45:33les éligibles
45:34et ceux qui ne le sont pas
45:35et les éligibles
45:36seront finalement
45:37des citoyens
45:38de seconde zone
45:39qu'on va pousser
45:41par des pressions psychologiques
45:43par la famille
45:43et il dit
45:44c'est une fausse liberté
45:45il a raison
45:46mais sachant que
45:46le rôle de la loi
45:48c'est vraiment
45:48de contenir
45:49contenir
45:50nos pulsions
45:51notamment
45:52notre pulsion de mort
45:53et là
45:54en faisant tomber
45:56cette barrière
45:57cette barrière morale
45:58qui est l'interdit de tuer
45:58je pense qu'on va
46:00déjà très vite élargir
46:02le champ d'éligibilité
46:03et en plus
46:05c'est finalement
46:06une manière
46:06de revenir
46:08sur un interdit fondamental
46:10qui structure la société
46:11qui nous empêche collectivement
46:12qui nous fait tenir
46:13qui nous fait tenir debout
46:15et donc
46:16tu ne tueras pas
46:16exactement
46:17tu ne tueras pas
46:18avec des implications
46:18très concrètes
46:19qui est le visage de l'autre
46:20qui m'oblige
46:20le visage du proche
46:24du voisin
46:25et donc
46:25on est dans un texte
46:26qui finalement
46:27vient considérer
46:28les individus
46:28comme des atomes
46:30isolés
46:30alors que
46:31nous sommes tous
46:32en relation
46:32et chacun
46:34nous dépendons
46:34les uns des autres
46:35et donc
46:36c'est véritablement
46:37un texte d'abandon
46:38qui va
46:38à l'encontre
46:39de l'esprit de fraternité
46:40que nous essayons
46:41d'instaurer
46:41au sein de la société
46:43Palamar
46:44j'ai lu
46:45l'extrait
46:46défaite de la fraternité
46:48recule
46:49de l'esprit
46:49de résistance
46:50tout simplement
46:51ça dit beaucoup
46:52de l'évolution
46:53de nos démocraties
46:55qui abdiquent
46:56devant une fatalité
46:57qui apparaîtrait
46:58comme inéluctable
46:59et vous avez fait le lien
47:01c'est vous qui l'avez fait
47:02Laurence
47:02entre le début de vie
47:03la vie et la mort
47:04le début
47:05la naissance
47:05le bébé
47:06et la fin de vie
47:07voilà il y a une logique
47:08qui est terrible
47:08pas assez de bébé
47:09il faut en faire
47:13André Valigny
47:15moi je suis d'accord
47:16avec tout ce qui a été dit
47:17par le témoignage
47:18du monsieur
47:18qui est atteint
47:19d'une maladie
47:20dégénérative
47:21aussi bien que par vous monsieur
47:23donc je n'ai rien à ajouter
47:25sinon que c'est une rupture
47:26anthropologique
47:26dont on n'a pas fini
47:28de mesurer les conséquences
47:29et le texte
47:30par au Sénat
47:31il va revenir à l'Assemblée
47:33ça ne fait aucun doute
47:34malheureusement
47:35désormais qu'il va être adopté
47:36et que ça sera
47:37le testament d'Emmanuel Macron
47:38la loi testament
47:40d'Emmanuel Macron
47:40c'est vrai
47:41il y a une mise en abîme
47:42dans ça aussi
47:44après dans ce moment
47:46on a l'impression
47:47qu'il faut tout contrôler
47:48les naissances
47:48la mort
47:49comme s'il n'y avait pas
47:50quelque chose
47:50justement
47:51de l'imprévisibilité
47:53de l'homme
47:53qui est à l'oeuvre
47:55mais ça interroge
47:56une nouvelle fois
47:57notre civilisation
47:58c'est à dire qu'en fait
47:59une civilisation
48:00c'est quand même
48:01précisément la vie
48:02c'est aussi se battre
48:04pour des fondamentaux
48:05là on nous dit
48:05ben non ne vous battez plus
48:07c'est un renoncement
48:08total
48:08surtout
48:09et j'ai l'impression
48:10que lorsque
48:10on analyse
48:11les sujets de société
48:12etc
48:12ça s'ajoute
48:15au renoncement
48:15contre la maladie
48:18rapidement
48:18pour ne pas répéter
48:20ce qui a été dit
48:22en écoutant Louis Bouffard
48:23je me disais
48:23on est en train
48:24de perdre quelque chose
48:25de l'ordre de l'humanité
48:26qui est immense
48:28c'est que
48:28jusqu'au vote de cette loi
48:29ce jeune homme
48:31ne se pose pas la question
48:32de est-ce que je dois vivre
48:33ou mourir
48:33demain il va se la poser
48:35c'est à dire que
48:36ça coûte cher évidemment
48:36les soins dont il bénéficie
48:38les aidants etc
48:39ça coûte cher à la société
48:40et jusqu'à présent
48:41la société lui offrait ça
48:43et demain il va se dire
48:43est-ce que je serais pas
48:44un peu un poids
48:45pour tout ce monde là
48:46et il se posera une question
48:47que jusqu'à présent
48:47il ne se posait pas
48:49et vous avez dit Laurence
48:50évidemment il n'y a pas
48:51un suspense gigantesque
48:52sur le vote de cette loi
48:53il y a une autre chose
48:54qui me glace un peu le sang
48:55c'est qu'on a comme le sentiment
48:57qu'une fois que c'est voté
48:58on ne reviendra jamais dessus
48:59et moi j'aimerais
48:59qu'il y ait des hommes politiques
49:00parce qu'il y en a beaucoup
49:02qui en leur âme et conscience
49:03on a écouté François Bayrou
49:04chez vous par exemple
49:05en leur âme et conscience
49:06qui sont Sébastien Lecornu
49:07et contre aussi à titre personnel
49:08Bruno Retailleau
49:09Bruno Retailleau évidemment
49:10et qui s'engagent à revenir dessus
49:11parce qu'en fait
49:12ce n'est pas inéluctable
49:13une fois qu'une loi comme ça
49:14avait voté
49:14on a le droit de la défaire
49:15Laurent Frémont
49:16il faut aussi penser aux soignants
49:17oui on nous parle beaucoup
49:19de progrès
49:20mais justement
49:20je ne suis pas sûr
49:21que ce soit le sens unique
49:22du progrès
49:23surtout que c'est une méthode
49:24finalement assez barbare
49:25assez archaïque
49:26de donner la mort
49:27pour venir mettre fin
49:28à des souffrances
49:30et donc effectivement
49:31il faudra que
49:32ceux qui arrivent
49:33après ce bilan catastrophique
49:36en responsabilité
49:37puissent finalement dire
49:39qu'il n'y a pas de fatalité
49:40et que ce n'est pas
49:41parce qu'on est allé
49:41trop loin à un moment
49:42il faut vraiment voir
49:44ce jusqu'au bautisme
49:45des députés
49:45qui ont porté ce texte
49:46ce jusqu'au bautisme
49:47d'Emmanuel Macron
49:49dont effectivement
49:49ce sera le seul bilan
49:50sur ces cinq dernières années
49:52il faut vraiment
49:53prendre en considération
49:54toutes les alertes
49:55des soignants
49:55des députés
49:56qui ont essayé
49:57de proposer
49:58quelques garde-fous
49:59et qui ont été négligés
50:00qui ont été balayés
50:00et donc il faudra avoir
50:02le courage de dire
50:03on est allé trop loin
50:03on se reprend
50:04et on va enfin repartir
50:06sur des bases solides
50:07Merci Laurent Frémont
50:08merci à tous
50:08d'avoir participé à Punchline
50:09aujourd'hui sur CNews
50:10et sur Europe 1
50:11dans un instant
50:12Pierre Devineau
50:13sur Europe 1 Soir
50:14Christine Kelly
50:15pour Fassin Lafour
50:15et demain notre invite
50:16dans la matinale
50:17sera Bruno Le Maire
50:18bonne soirée
50:18et à demain
50:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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