Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alain Gires avec nous à 16h52 sur l'antenne d'Europe 1.
00:04Votre plaisir est intact pour cette nouvelle Coupe du Monde,
00:08votre enthousiasme, votre plaisir de regarder des matchs de football est intact, Alain Gires ?
00:13Oui, je suis connecté au football, c'est par passion.
00:20Non mais c'est beau d'ailleurs, parce qu'Alain joue toujours le dimanche.
00:25Alors ils ont tous arrêté, sauf Alain.
00:30Il faut bien être représentant de ma génération.
00:33Mais Alain, il court, il frappe, il est incroyable, il n'a pas pris un gramme depuis 1982.
00:40Non mais je ne veux pas être de curiosité, parce qu'Alain...
00:43Tant bien, mais moi je trouve que c'est le désir, c'est la vie, c'est l'enthousiasme, c
00:46'est l'énergie, qu'est-ce que vous voulez ?
00:47Vous avez bien raison de le faire.
00:49Pourquoi je me gênerais de me faire plaisir avec mes amis et mes copains ?
00:53Non, pas du tout.
00:53Non, non, c'est vrai, oui, après, il y a des choses qui, évidemment, si je regarde le match, bon,
00:59je regarde le match et tout, mais tout ce qu'il y a autour qui vient se greffer.
01:02Vous savez, on a fait, je vois, la fameuse pause fraîcheur.
01:07Une pause fraîcheur qui nous prend, nous étions au Mexique, il faisait chaud, nous avions l'altitude et nous n
01:12'avions pas de pause fraîcheur.
01:14Oui, c'est pas facile, mais de là à s'imaginer que tout d'un coup c'est insurmortable, non,
01:20pas pour des joueurs qui sont préparés.
01:22Et je me dis, en octobre, novembre, décembre, il faudra faire la pause chaleur.
01:26Mais non, mais Alain Gérès a tellement raison, c'est-à-dire que c'est un rapport au monde, c
01:29'est la discussion que j'ai avec Gauthier Lebret, parfois, quand il fait plus de 35 degrés, ou avec son
01:33fils, etc.
01:34Qu'est-ce que mon fils a à faire là-dedans ?
01:36C'est l'homme qui a changé d'avis sur la clim il y a 15 jours, il y a
01:38des grandes tribunes anti-clim, il est devenu pro-clim.
01:41Mais pas du tout, mais c'est un rapport au monde.
01:45C'est-à-dire que ce que nous dit Alain Gérès, c'est que, évidemment, un athlète de haut niveau,
01:50c'est fait pour se mettre de la pub, vous savez très bien pourquoi c'est fait.
01:52Un athlète de haut niveau est capable d'encaisser des fortes chaleurs.
01:54En revanche, et on terminera avec ça, puisque vous parliez de 1986, j'ai vu des images géniales d'ailleurs.
02:01Vous étiez chez Jean Tigana, visiblement, c'est ça ?
02:04Alors, d'abord, nous avons commencé au restaurant de Michel Platini, à Cassie, puis on a terminé dans la propriété
02:11de Jean Tigana, avec son bon vin.
02:15Mais voilà, vous savez ce que c'est ? C'était des retrouvailles d'une équipe qui a fait les
02:203e NACO du monde,
02:22mais c'était les retrouvailles de collégiens qui se retrouvaient.
02:25Et alors là, je ne vous dis pas les anecdotes, les souvenirs, on a vécu une journée.
02:30Le lien, c'est toujours pareil, je ne suis pas sûr que dans 40 ans, ceux qui jouent se retrouvent,
02:36mais le lien que vous avez créé, c'est là qu'on peut vous envier, en fait, quand vous êtes
02:42footballeur professionnel,
02:43on ne vous envie pas sur l'argent, on ne vous envie pas forcément sur la notoriété,
02:47mais on peut vous envier sur ce lien ces émotions uniques.
02:51C'est-à-dire que dans nos vies, nous, des émotions, elles ne sont pas comme celles de Luis Fernandez,
02:57qui marque son dernier pénalty à Guadalajara.
03:00On n'a pas ces émotions-là, peut-être sur scène d'ailleurs, peut-être sur scène, on peut retrouver
03:04un peu ça,
03:05mais là, les émotions sont tellement puissantes, tellement fortes.
03:08C'est surtout devant des centaines de millions de gens.
03:11Et moi, j'ai vu les images, j'ai vu Luis Fernandez qui faisait le choré à d'or et
03:15qui était en train de danser,
03:16j'ai vu Michel Platini, j'ai vu Max Bossy, j'ai vu Gires, j'ai vu Genghini, j'ai
03:21vu Estopira, j'ai vu tous ces joueurs-là,
03:22et il y a une fraternité entre vous, c'est-à-dire que rien ne peut vous, finalement, vous...
03:28Plus le temps passe, en plus, rien ne peut vous désunir.
03:33Oui, Pascal, c'est exceptionnel, c'est qu'il n'y a rien, c'est limpide entre nous.
03:38Quelques fois, je vois des générations, 98, ou entre eux, et ça s'accroche un petit peu.
03:43Là, rien du tout, rien du tout. C'est limpide entre nous, les uns et les autres.
03:48Je ne sais pas si on peut appeler copains, amis, non, c'est un relationnel lié par une aventure humaine
03:54exceptionnelle
03:55qu'on a vécue à travers le foot, et ça, ça vaut tout l'argent du monde.
04:02Alain Gires était avec nous. Nous vous avons tant aimé, nous nous sommes tant aimés,
04:07comme dit l'autre, mais c'est vrai que cette équipe de France-là, 86,
04:11et Michel Platini, d'ailleurs, disait que si José Touré avait été présent en 1986,
04:17en plus de cet effectif, l'équipe de France aurait peut-être été championne du monde,
04:21parce qu'ils s'étaient blessés trois ou quatre mois avant la Coupe du Monde.
04:26Mais avec Gires, avec Platini, avec ces techniciens-là, c'était une équipe.
04:32Et puis avec Bossis, Bossis, j'ai vu qu'il était là, qu'il ne change pas, d'ailleurs,
04:35le grand Max qui avait fait une Coupe du Monde 86, exceptionnel, exceptionnel.
04:39Tout à fait. Pascal, il y avait quand même Diego, hein, 86.
04:43C'est vrai, il y avait Diego Maradena.
04:46C'est vrai, c'est vrai.
04:47C'est un peu compliqué avec lui, hein.
04:48C'est vrai, mais c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
04:51Mais j'ai revu l'autre jour ce France-Brésil de 86, il est sidérant.
04:54C'est sidérant parce que le ballon, effectivement, ne sort pas.
04:56Il y a 50 occasions.
04:58Il y a 50 occasions dans ce match, c'est absolument incroyable.
05:01Le football, on a l'état pur.
05:02Bon, merci, c'était un bonheur.
05:04Merci à la Giresse.
05:05Vous voyez, on a commencé avec Bordeaux, mais on a fini avec les souvenirs.
05:08Et merci beaucoup à...
05:11Et allez France ce soir contre la Suède, bien évidemment.
05:14Il est 16h57.
05:15Cette fois-ci, je vais vraiment remercier Philippe Lelouch.
05:17Je vous avais remercié tout à l'heure.
05:19Je vous avais dit au revoir, déjà.
05:20Merci.
05:20Vous êtes resté un peu.
05:22Vous étiez bien.
05:24Bon, merci.
05:24Merci, à bientôt.
05:25Et la deuxième partie de l'émission après 17h.
05:29Effectivement, allez les bleus, tous derrière les bleus, ce soir à 23h, à New York, face à la Suède.
05:34Et à 17h, ce sera le rappel des titres équilités.
05:37Vous êtes bien sur Europe 1.
05:38Et à 17h, ce sera le rappel des titres équilités.
Commentaires

Recommandations