00:00Alain Gires avec nous à 16h52 sur l'antenne d'Europe 1.
00:04Votre plaisir est intact pour cette nouvelle Coupe du Monde,
00:08votre enthousiasme, votre plaisir de regarder des matchs de football est intact, Alain Gires ?
00:13Oui, je suis connecté au football, c'est par passion.
00:20Non mais c'est beau d'ailleurs, parce qu'Alain joue toujours le dimanche.
00:25Alors ils ont tous arrêté, sauf Alain.
00:30Il faut bien être représentant de ma génération.
00:33Mais Alain, il court, il frappe, il est incroyable, il n'a pas pris un gramme depuis 1982.
00:40Non mais je ne veux pas être de curiosité, parce qu'Alain...
00:43Tant bien, mais moi je trouve que c'est le désir, c'est la vie, c'est l'enthousiasme, c
00:46'est l'énergie, qu'est-ce que vous voulez ?
00:47Vous avez bien raison de le faire.
00:49Pourquoi je me gênerais de me faire plaisir avec mes amis et mes copains ?
00:53Non, pas du tout.
00:53Non, non, c'est vrai, oui, après, il y a des choses qui, évidemment, si je regarde le match, bon,
00:59je regarde le match et tout, mais tout ce qu'il y a autour qui vient se greffer.
01:02Vous savez, on a fait, je vois, la fameuse pause fraîcheur.
01:07Une pause fraîcheur qui nous prend, nous étions au Mexique, il faisait chaud, nous avions l'altitude et nous n
01:12'avions pas de pause fraîcheur.
01:14Oui, c'est pas facile, mais de là à s'imaginer que tout d'un coup c'est insurmortable, non,
01:20pas pour des joueurs qui sont préparés.
01:22Et je me dis, en octobre, novembre, décembre, il faudra faire la pause chaleur.
01:26Mais non, mais Alain Gérès a tellement raison, c'est-à-dire que c'est un rapport au monde, c
01:29'est la discussion que j'ai avec Gauthier Lebret, parfois, quand il fait plus de 35 degrés, ou avec son
01:33fils, etc.
01:34Qu'est-ce que mon fils a à faire là-dedans ?
01:36C'est l'homme qui a changé d'avis sur la clim il y a 15 jours, il y a
01:38des grandes tribunes anti-clim, il est devenu pro-clim.
01:41Mais pas du tout, mais c'est un rapport au monde.
01:45C'est-à-dire que ce que nous dit Alain Gérès, c'est que, évidemment, un athlète de haut niveau,
01:50c'est fait pour se mettre de la pub, vous savez très bien pourquoi c'est fait.
01:52Un athlète de haut niveau est capable d'encaisser des fortes chaleurs.
01:54En revanche, et on terminera avec ça, puisque vous parliez de 1986, j'ai vu des images géniales d'ailleurs.
02:01Vous étiez chez Jean Tigana, visiblement, c'est ça ?
02:04Alors, d'abord, nous avons commencé au restaurant de Michel Platini, à Cassie, puis on a terminé dans la propriété
02:11de Jean Tigana, avec son bon vin.
02:15Mais voilà, vous savez ce que c'est ? C'était des retrouvailles d'une équipe qui a fait les
02:203e NACO du monde,
02:22mais c'était les retrouvailles de collégiens qui se retrouvaient.
02:25Et alors là, je ne vous dis pas les anecdotes, les souvenirs, on a vécu une journée.
02:30Le lien, c'est toujours pareil, je ne suis pas sûr que dans 40 ans, ceux qui jouent se retrouvent,
02:36mais le lien que vous avez créé, c'est là qu'on peut vous envier, en fait, quand vous êtes
02:42footballeur professionnel,
02:43on ne vous envie pas sur l'argent, on ne vous envie pas forcément sur la notoriété,
02:47mais on peut vous envier sur ce lien ces émotions uniques.
02:51C'est-à-dire que dans nos vies, nous, des émotions, elles ne sont pas comme celles de Luis Fernandez,
02:57qui marque son dernier pénalty à Guadalajara.
03:00On n'a pas ces émotions-là, peut-être sur scène d'ailleurs, peut-être sur scène, on peut retrouver
03:04un peu ça,
03:05mais là, les émotions sont tellement puissantes, tellement fortes.
03:08C'est surtout devant des centaines de millions de gens.
03:11Et moi, j'ai vu les images, j'ai vu Luis Fernandez qui faisait le choré à d'or et
03:15qui était en train de danser,
03:16j'ai vu Michel Platini, j'ai vu Max Bossy, j'ai vu Gires, j'ai vu Genghini, j'ai
03:21vu Estopira, j'ai vu tous ces joueurs-là,
03:22et il y a une fraternité entre vous, c'est-à-dire que rien ne peut vous, finalement, vous...
03:28Plus le temps passe, en plus, rien ne peut vous désunir.
03:33Oui, Pascal, c'est exceptionnel, c'est qu'il n'y a rien, c'est limpide entre nous.
03:38Quelques fois, je vois des générations, 98, ou entre eux, et ça s'accroche un petit peu.
03:43Là, rien du tout, rien du tout. C'est limpide entre nous, les uns et les autres.
03:48Je ne sais pas si on peut appeler copains, amis, non, c'est un relationnel lié par une aventure humaine
03:54exceptionnelle
03:55qu'on a vécue à travers le foot, et ça, ça vaut tout l'argent du monde.
04:02Alain Gires était avec nous. Nous vous avons tant aimé, nous nous sommes tant aimés,
04:07comme dit l'autre, mais c'est vrai que cette équipe de France-là, 86,
04:11et Michel Platini, d'ailleurs, disait que si José Touré avait été présent en 1986,
04:17en plus de cet effectif, l'équipe de France aurait peut-être été championne du monde,
04:21parce qu'ils s'étaient blessés trois ou quatre mois avant la Coupe du Monde.
04:26Mais avec Gires, avec Platini, avec ces techniciens-là, c'était une équipe.
04:32Et puis avec Bossis, Bossis, j'ai vu qu'il était là, qu'il ne change pas, d'ailleurs,
04:35le grand Max qui avait fait une Coupe du Monde 86, exceptionnel, exceptionnel.
04:39Tout à fait. Pascal, il y avait quand même Diego, hein, 86.
04:43C'est vrai, il y avait Diego Maradena.
04:46C'est vrai, c'est vrai.
04:47C'est un peu compliqué avec lui, hein.
04:48C'est vrai, mais c'est vrai, c'est vrai, c'est vrai.
04:51Mais j'ai revu l'autre jour ce France-Brésil de 86, il est sidérant.
04:54C'est sidérant parce que le ballon, effectivement, ne sort pas.
04:56Il y a 50 occasions.
04:58Il y a 50 occasions dans ce match, c'est absolument incroyable.
05:01Le football, on a l'état pur.
05:02Bon, merci, c'était un bonheur.
05:04Merci à la Giresse.
05:05Vous voyez, on a commencé avec Bordeaux, mais on a fini avec les souvenirs.
05:08Et merci beaucoup à...
05:11Et allez France ce soir contre la Suède, bien évidemment.
05:14Il est 16h57.
05:15Cette fois-ci, je vais vraiment remercier Philippe Lelouch.
05:17Je vous avais remercié tout à l'heure.
05:19Je vous avais dit au revoir, déjà.
05:20Merci.
05:20Vous êtes resté un peu.
05:22Vous étiez bien.
05:24Bon, merci.
05:24Merci, à bientôt.
05:25Et la deuxième partie de l'émission après 17h.
05:29Effectivement, allez les bleus, tous derrière les bleus, ce soir à 23h, à New York, face à la Suède.
05:34Et à 17h, ce sera le rappel des titres équilités.
05:37Vous êtes bien sur Europe 1.
05:38Et à 17h, ce sera le rappel des titres équilités.
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