- il y a 16 minutes
Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national de la Somme, était l'invité de BFM Politique sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Générique
00:01Générique
00:02Générique
00:05Générique
00:06Bienvenue Jean-Philippe Tanguy, député du RN, député de la Somme.
00:10Merci d'être présent avec nous à mes côtés pour vous interroger ce matin, Hugo Capelli.
00:13Bonjour.
00:14Du service politique de BFM et Pierre Lepelletier de La Tribune, dimanche.
00:18Bonjour.
00:18Notre partenaire, on le disait à l'instant, la canicule, toujours présente en France,
00:22même si une partie de notre pays respire un peu plus.
00:25Deux départements toujours en alerte rouge ce dimanche.
00:27Et la ministre de la Santé qui commence à tirer les premières leçons de cet épisode historique.
00:33Un nombre de décès supérieur à la normale, c'est ce qu'elle dit dans la tribune dimanche.
00:38C'est ce qu'elle a redit il y a quelques minutes ici même sur le plateau de BFM.
00:421000 décès de plus que la normale depuis mercredi.
00:45Néanmoins, Stéphanie Riste estime que ce ne sera probablement pas la même surmortalité que la canicule historique de 2003.
00:53Est-ce que ça vous rassure ?
00:55Non, écoutez, j'apprends cette information, cette déclaration que je trouve très perturbante,
00:59parce qu'on n'a pas à se féliciter de ne pas revivre un des pires épisodes que la France
01:04ait connu sur la mortalité de nos aînés dans les EHPAD.
01:08Donc cette déclaration, si vous voulez, est très étrange, parce qu'une surmortalité de 1000 morts,
01:13c'est absolument considérable, c'est odieux, c'est insupportable,
01:18sachant que la plupart de ces morts auraient pu être évitées depuis des années.
01:21Parce que ce que ne dit pas Mme Riste, mais ce que les Français savent bien, parce que c'est
01:24eux qui payent,
01:25c'est qu'après 2003, il y a une journée de solidarité rapportant entre 2 et 3 milliards d'euros
01:30par an qui a été décidée,
01:31qui a été faite pour couvrir l'installation de climatisation ou d'autres moyens de rafraîchissement de l'air, des
01:40logements et des lieux de travail aussi.
01:42Parce que moi je voudrais, Mme Riste c'est très bien, mais moi je voudrais tirer mon chapeau à tous
01:46les soignants,
01:47à tous les travailleurs qui font tenir la France debout dans cette période difficile.
01:52Des EHPAD, des hôpitaux, de ceux qui s'occupent de nos enfants, de ceux qui font des travaux partout, des
01:57cheminots,
01:58parce qu'on a beaucoup critiqué la SNCF et des choses à dire,
02:00mais enfin quand vous devez restaurer une locomotive, vous vous occupez des rails et des cathéters avec 40 degrés,
02:07c'est quand même, moi je retire mon chapeau, parce que moi j'étais, je souffre, j'étais tranquille dans
02:10mon bureau.
02:11– Où est passé l'argent de cette journée de solidarité, c'est ça ?
02:13– Ah ben on sait où il est passé, il est passé dans d'autres dépenses,
02:17dans l'achat de voies qui constitue le système depuis 20 ans,
02:20qui consiste à donner de l'argent partout qu'on n'a pas,
02:23et surtout l'argent des Françaises et des Français pour se maintenir au pouvoir.
02:26– Vous demandez une enquête sur ce qu'a donné cette journée de solidarité ?
02:28– Ah ben j'ai pas besoin d'enquête monsieur Daré, on sait très bien où est passé l'argent,
02:31il est passé dans le budget général, à dépenser de l'argent une fois plus qu'on n'a pas,
02:35et pour aucun résultat, parce que la France c'est au-delà de ce gouvernement,
02:39c'est les gouvernements depuis 20 ans, sont dans le déni total,
02:44alors qu'ils en parlent matin, midi, soir, on nous parle d'urgence climatique,
02:47moi depuis que j'ai conscience d'être, les années 90, protocole de Kyoto,
02:51les gouvernements se succèdent au nom de l'urgence climatique,
02:54expliquant que le Rassemblement national n'avait rien à dire,
02:57on avait beaucoup de choses à dire, beaucoup de choses à proposer,
02:59et ceux qui parlaient de l'urgence climatique toute la journée n'ont rien fait,
03:02ils ne se sont rien fait, à part prendre du fric aux gens au nom du climat,
03:06ils n'ont rien fait.
03:07– Sur la gestion de cet épisode, on le disait la ministre,
03:10Stéphanie Ries s'est exprimé, Laurent Nunez, également le ministre de l'Intérieur,
03:13il assure, ce n'est pas un fiasco, tous les services de l'État ont répondu présents,
03:19c'est ce qu'il martèle, franchement.
03:21– Mais de quoi il parle ?
03:21– Pourquoi est-ce que vous auriez fait mieux ?
03:23– Mais parce que depuis des années, nous demandons cette adaptation au changement climatique.
03:27– Lui, il dit que la gestion de cette crise, ce n'est pas un fiasco.
03:29– Mais je ne sais pas où vit M. Nunez,
03:31mais ce sont des gens qui vivent dans un espèce de monde parallèle,
03:33où on a l'impression que peut-être que dans leur petit monde ça fonctionne,
03:36peut-être qu'on leur fait remonter des rapports expliquant que tout va bien,
03:40mais regardez les EHPAD, c'est vrai, depuis 2003,
03:42dans la plupart des EHPAD, il y a une pièce climatisée, encore heureux,
03:45vu l'argent, puisqu'on parle quand même de 70 milliards qui ont été consacrés à cela.
03:50Mais moi j'ai visité les EHPAD de ma circonscription,
03:52et une fois plus, moi je salue les soignants qui font leur maximum,
03:55mais les chambres n'étaient pas climatisées.
03:57Donc la journée ça va, mais la nuit, vous sujoquez dans vos chambres.
04:01– Mais comment ?
04:01– Ils font ce qu'ils peuvent, ils ouvrent, ils aèrent,
04:03ils installent des équipements, les soignants ils font tout ce qu'ils peuvent.
04:06– Comment vous jugez la gestion de cet épisode par le gouvernement ?
04:08Vous vous dites que c'est un fiasco ?
04:09– Mais c'est un fiasco, ce n'est pas l'épisode lui-même,
04:12puisque l'épisode lui-même, le fiasco lui-même,
04:14il vient d'une politique lamentable depuis 20 ans,
04:18et là je lisais un excellent article d'une de vos consoeurs du Point,
04:21qui revient sur la réglementation environnementale 2020,
04:25mise en place d'ailleurs par Édouard Philippe, on aimerait bien voir son avis,
04:27et c'est 1892 pages d'un blabla technocratique et bureaucratique
04:31épouvantable sur les normes de construction,
04:33qui interdisent la clim ou la rendent tellement compliquée
04:37que c'est impossible de l'installer.
04:39Est-ce qu'on se rend compte ?
04:40Sur le fond vert, sur ma prime rénov',
04:43sur tous les dispositifs prévus pour la rénovation depuis des années,
04:46qui coûtent d'ailleurs très cher,
04:47et il y a beaucoup d'argent détourné au passage,
04:49et ça ne sert à rien malheureusement à cause de ce détournement d'argent massif,
04:52la climatisation était soit interdite, soit totalement découragée.
04:56– On va venir évidemment à votre grand plan clim,
04:58très concrètement sur la gestion du gouvernement,
05:01qui semble se préparer quand même à d'autres vagues cette été-pierre.
05:04– Parce que dans la tribune dimanche, la ministre de la Santé a expliqué
05:07avoir débloqué une enveloppe de 100 millions d'euros,
05:09notamment 30 000 climatisateurs pour les hôpitaux
05:13qui devraient être livrés dans les prochains jours.
05:15Est-ce que pour vous, ça suffit pour affronter une potentielle prochaine canicule
05:18qui, si elle survient dans les prochains jours, aux prochaines semaines ?
05:20– Non mais ça ne suffira pas, mais tout est bon à prendre.
05:23Moi, s'il y a des soignants et des malades qui auront une clim
05:26avant la prochaine vague, malheureusement, qui semble arriver pour juillet,
05:29moi je m'en félicite.
05:30Moi, je ne suis pas pour la politique du pire,
05:32ou pour mettre de l'huile sur le feu.
05:34Donc moi, s'il y a des climatiseurs qui sont installés en urgence
05:39le moins pire possible,
05:41moi je suis très content pour ceux qui en bénéficieront,
05:43et je ne suis pas en train de dire que critiquer pour critiquer.
05:45Mais vous voyez bien que c'est l'analyse générale,
05:48quand on pense, pour parler de Mme Riste,
05:49que son gouvernement, peut-être elle-même,
05:51ou sa prédécesseur, ou son prédécesseur macroniste,
05:53ont validé la création d'un hôpital à 1 milliard d'euros à Nantes,
05:57qui ne prévoit pas la climatisation.
05:59Comme dans cette même ville de Nantes d'ailleurs,
06:01parce qu'il faudra aussi parler des élus locaux socialo-macronistes
06:04qui ont aussi une grande responsabilité dans ce délire collectif.
06:06Enfin, dans ce délire oligarchique,
06:08d'une petite clique qui s'installe la clim dans ses bureaux,
06:11et qui la refuse aux Françaises et aux Français,
06:13et aux services publics.
06:14La gare de Nantes,
06:15une espèce de serre géante,
06:18qui est invivable.
06:19Entièrement vitrée.
06:20Il se trouve que je suis passé dedans
06:21pendant l'épisode caniculaire.
06:24Mais ce n'était même pas possible de passer dedans.
06:26C'était insupportable.
06:27Je suis jeune, je suis en bonne santé,
06:28je pousse du bois,
06:29je pense à quelqu'un qui sera en mauvaise santé,
06:32qui passe là-dedans.
06:32Vous êtes très critique sur le gouvernement,
06:35mais est-ce qu'ils n'ont pas bien fait
06:36d'annuler Solid Days,
06:38la marche des fiertés, ce week-end ?
06:40Est-ce qu'il n'y a pas eu des mesures de bon sens,
06:42selon vous,
06:42qui ont quand même été prises ces derniers jours ?
06:44Non, mais très bien.
06:44Mais enfin, le gouvernement,
06:45il annule les événements.
06:47Vous auriez fait pareil ?
06:48Oui, bien sûr, mais dont acte.
06:51Mais écoutez,
06:51Tout n'a pas été mal fait.
06:53Mais non, mais tout n'a pas été mal fait, monsieur.
06:55Annuler une manifestation publique,
06:57ce n'est pas une action politique.
06:58C'est une action d'ordre public.
07:00On n'a pas besoin de payer des gens,
07:02des ministres, 15 000 euros par mois
07:03pour annuler Solid Days
07:05ou pour reporter la marche des fiertés.
07:07Derrière ça, il y a aussi, évidemment,
07:08la question de l'hôpital,
07:09qui est en situation extrêmement difficile,
07:10et la question des soignants, Hugo,
07:12qui se posent pour les prochaines semaines.
07:14Oui, parce qu'on entend les experts météo
07:16qui nous disent qu'il y aura peut-être
07:18d'autres vagues de chaleur
07:19dans les prochaines semaines
07:20et très certainement au mois de juillet.
07:23Est-ce que, pour se préparer
07:25à ces vagues de chaleur qui s'annoncent,
07:27selon vous, il faut que le gouvernement
07:28prévoie un plan
07:29où certains soignants
07:30ne devraient pas partir en vacances
07:32parce qu'il va y avoir besoin d'eux
07:34dans les hôpitaux ?
07:35Malheureusement, on sera obligé
07:36une fois plus de demander à nos soignants
07:38un effort qu'ils font maintenant régulièrement.
07:40Parce que le plan blanc,
07:41quand nous étions plus jeunes,
07:42c'est une mesure exceptionnelle,
07:44c'est-à-dire la mobilisation des soignants
07:45pour des épisodes de grand froid,
07:47des épisodes épidémiques
07:50ou l'épisode de grand chaud.
07:52Ça devient un plan blanc
07:54qui est actionné maintenant
07:55de manière régulière.
07:56Donc l'exception devient la règle
07:58avec les socialos macronistes
07:59parce que la pénurie est partout.
08:02J'entendais Philippe Juvin,
08:03qui est rapporteur général du budget,
08:05LR, qui travaille avec les macronistes,
08:08qui n'est pas du tout
08:08Rassemblement National,
08:09mais il disait quelque chose de vrai.
08:10Par exemple, les soignants,
08:11en Angleterre,
08:12ils ont doublé le numéro sclusus
08:13pour préparer et former plus de soignants
08:17dans les années à venir.
08:18En France, on l'a augmenté de 15%.
08:20Donc la pénurie,
08:21cette espèce d'idéologie malthusienne
08:23d'organiser en fait la pénurie,
08:25c'est ça qui arrive.
08:26Aussi bien sur le confort de vie
08:28ou la protection de la vie
08:30avec la climatisation
08:31ou le nombre de soignants
08:32que nous préparons dans les années à venir.
08:34Nous sommes face à un gouvernement
08:35qui organise la pénurie,
08:37qui est responsable de cette pénurie de soignants.
08:39Et à la fin, ça retombe
08:40sur la qualité de vie des gens
08:42et des soignants et des professionnels.
08:44Parce qu'au-delà de l'épisode caniculaire,
08:46cette vision de la climatisation,
08:48ça dépasse l'épisode caniculaire.
08:50C'est une vision aussi
08:51de la qualité de vie des gens,
08:52de la qualité de vie au travail.
08:54Pourquoi choisir
08:55de faire souffrir les travailleurs,
08:57les patients, les élèves,
08:59même quand il n'y a pas de canicule ?
09:00Même quand il fait 30 degrés,
09:01c'est déjà difficile.
09:02Évidemment, notre vie n'est pas en danger
09:04quand il y a 25-30 degrés.
09:05Mais c'est déjà difficile à vivre.
09:07Moi, je me souviens, quand j'étais jeune,
09:09peut-être que vous l'avez-vous connu,
09:10ou quand on prend les transports en commun,
09:11même l'été,
09:12quand il y a une température élevée,
09:14c'est quand même insupportable.
09:15Vous êtes une femme enceinte,
09:17une personne âgée,
09:18mobilité réduite,
09:18une personne en situation de handicap.
09:20Vous imaginez,
09:21vous êtes avec votre fauteuil roulant
09:22dans un bus qui n'est pas climatisé à Paris,
09:24vous essayez de prendre le métro
09:25avec votre fauteuil roulant,
09:27il fait 30 degrés.
09:27C'est l'enfer.
09:28L'effort qu'il faut faire
09:29pour se déplacer en fauteuil roulant,
09:30c'est l'enfer.
09:37Tout était climatisé.
09:38Tout était climatisé.
09:39Cette climatisation...
09:40Il y avait un respect des gens.
09:41Parce qu'en fait, derrière ça,
09:42je vais vous le dire franchement,
09:43ce que je pense,
09:43et après j'arrête.
09:44C'est en fait,
09:45il y a un manque de respect des Français.
09:47Vous avez des gens qui vivent bien,
09:49qui ont leur voiture à chauffeur,
09:50climatisé,
09:51qui ont leur bureau,
09:52climatisé,
09:52qui ont leur petite vie,
09:53qui ont des très beaux appartements,
09:54tant mieux pour eux,
09:55et qui en fait,
09:55ne se rendent pas compte de la vie.
09:56Vous diriez que c'est du mépris social ?
09:58Bien sûr.
09:59Regardez le comportement de Mme Barbu.
10:01Alors, millionnaire.
10:02Millionnaire.
10:02Alors, attendez, Mme Barbu,
10:04ministre de la Transition écologique,
10:05qui effectivement considère
10:06que la climatisation,
10:08ça ne peut pas être la seule solution.
10:10Je vous propose de l'écouter,
10:11de s'exprimer.
10:11C'était vendredi matin.
10:12Écoutez-la.
10:14Je suis horrifiée par les gens
10:16qui me disent
10:17« Ah, mais il n'y a qu'à mettre la clim partout. »
10:20Très bien, on va mettre la clim partout.
10:21Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ?
10:24Vous croyez que ça va éviter
10:26une culture de ne pas exister ?
10:28Vous croyez que ça va éviter
10:30la mort des animaux que nous voyons ?
10:31Vous croyez que ça va éviter quoi ?
10:35Rien.
10:36Rien.
10:37Ça, ce n'est pas de l'adaptation.
10:38Ça, c'est une mesure d'urgence,
10:40peut-être, qu'on peut prendre.
10:42Il faut forcément, bien évidemment,
10:44que les gens ne suffoquent pas.
10:46On est bien d'accord.
10:47Mais ce n'est pas de l'adaptation
10:49au changement climatique.
10:50Alors, dans un instant,
10:51vous allez nous détailler
10:52le plan clim que veut mettre en place l'URN.
10:54Mais d'abord, une réaction
10:55à ce que dit la ministre
10:55de la Transition écologique.
10:56Ce n'est pas de l'adaptation.
10:57Je suis consterné de devoir le dire,
10:59mais donc, mille morts, c'est rien.
11:01Parce qu'elle nous dit
11:02que la climatisation, ça n'empêche rien.
11:04Peut-être que sur les mille morts,
11:05ça en aura empêché 500.
11:06Évidemment.
11:07Je ne sais pas les chiffres exacts.
11:08Mais ce comportement est ahurissant.
11:10C'est exactement ce que je dénonce.
11:11Mme Barbu, elle est millionnaire,
11:12tant mieux pour elle.
11:13Elle vit dans un autre monde.
11:14Elle a une maison au-dessus de la France.
11:16Elle a sa place dans le gouvernement ?
11:17Elle a sa place dans le gouvernement ou pas ?
11:19De ma part, elle ne l'a jamais eu.
11:21Mais bon, c'est M. Lecornu qui décide.
11:23Juste, je veux dire,
11:24est-ce qu'elle dit ?
11:25Elle devrait démissionner ?
11:27Oui, mais ils devraient presque tous démissionner.
11:29Est-ce que vous appelez à sa démission ?
11:30Non, mais ça ne sert à rien.
11:32Mais est-ce que cette déconnexion
11:32est partagée dans tous les camps politiques
11:34ou alors c'est spécifique au gouvernement ?
11:35Non, c'est très macroniste, effectivement.
11:37C'est très cette espèce de catégorie
11:39quand même d'hommes et de femmes politiques macronistes.
11:41C'est quand même très particulier.
11:42À l'Assemblée nationale,
11:43on en a une qui est comme ça.
11:44Elle s'appelle Mme Bronte-Pivet,
11:46présidente de l'Assemblée nationale.
11:47Elle avait décidé il y a quelques années,
11:48par exemple,
11:49que la clim s'allume à l'Assemblée nationale
11:52et dans la résidence,
11:53là où les députés dorment.
11:55On n'est pas le seul,
11:55il y a des gens qui travaillent dedans.
11:57Quand elle a décidé ?
11:58Voilà, donc c'est le seul qui décide
11:59quand on doit crever de chaud dans nos bureaux
12:01et quand on a le droit à un peu de clim.
12:03Moi, chaque année,
12:03je suis en conflit avec l'administration
12:05parce que moi,
12:05je considère que mes collaborateurs...
12:07Moi, je ne suis jamais dans mon bureau,
12:08donc ce n'est pas pour moi.
12:08Moi, je suis toujours en train de m'agiter partout,
12:10à me déplacer,
12:11comme beaucoup de députés.
12:12Mais les pauvres collaborateurs
12:13qui sont dans mon bureau,
12:14j'estime qu'ils ont le droit
12:14de ne pas être dans une serre.
12:15Et chaque année,
12:16j'ai un clash avec l'administration,
12:18avec Mamboury.
12:19Mais c'est pour vous donner un état d'esprit.
12:20Alors justement,
12:20sur cette climatisation,
12:22ça a été très clairement
12:23ce qui a cristallisé le débat cette semaine
12:24parce qu'effectivement,
12:25beaucoup de Français ont dit
12:26pourquoi on n'a pas la climatisation
12:27dans un certain nombre de lieux ?
12:30Il faut le reconnaître,
12:31Marine Le Pen avait proposé
12:32dès juin 2025
12:33donc un grand plan climatisation
12:35qui semble être encore un petit peu nébuleux.
12:37On va vous poser des questions
12:38très concrètes
12:39pour que ceux qui nous regardent
12:40comprennent bien
12:40ce que vous voulez mettre en place
12:42et ce qui se passerait
12:43si dans quelques mois
12:44vous arrivez au pouvoir.
12:45Qu'est-ce que vous allez climatiser ?
12:47Combien ça coûte ?
12:47Comment vous comptez le financer ?
12:49Alors très concrètement,
12:50le grand plan de climatisation du RN,
12:52qu'est-ce que c'est ?
12:53Qu'est-ce que vous climatiseriez ?
12:54Est-ce que c'est tous les bâtiments publics,
12:55toutes les écoles ?
12:56Qu'est-ce que vous climatisez,
12:57Jean-Philippe Tanguy ?
12:58Déjà évidemment,
12:59ce n'est pas le Père Noël.
13:01Donc nous, on a un plan
13:02en plusieurs années
13:03qui est un peu compliqué.
13:04En plusieurs années,
13:05c'est-à-dire ?
13:05Il y a plusieurs étapes.
13:07Sur le premier mandat,
13:08le plan d'urgence du premier mandat,
13:09c'est climatiser
13:10tous les établissements scolaires
13:12et les crèches,
13:13les hôpitaux, les EHPAD.
13:17Et cela représente
13:18entre 8 et 10 milliards d'euros.
13:21Donc si vous gagnez l'été prochain,
13:23tout ça sera climatisé ?
13:24Ce sera enclenché le plus vite possible.
13:26Évidemment, tout le monde le sait,
13:28vous avez des dizaines de milliers d'écoles,
13:29vous avez des milliers de collèges,
13:31de lycées, des hôpitaux.
13:32Tout ça sera planifié en urgence.
13:34Évidemment, les chambres de malades
13:36passeront avant les lycées,
13:37mais en cinq ans,
13:38sous le premier mandat,
13:39tous ces établissements
13:40seront climatisés.
13:42Ça représente 10 milliards d'euros.
13:43Les écoles et les crèches ?
13:45Crèches, toutes les écoles,
13:47collèges, lycées,
13:49établissements médicaux
13:50et EHPAD
13:53seront climatisés en urgence.
13:55Intégralement climatisés ?
13:55Par exemple, pendant une école,
13:56toutes les classes seront climatisées ?
13:58Oui, absolument.
13:59Et ce n'est pas si cher
13:59parce qu'on a travaillé dessus.
14:01Effectivement, c'est entre
14:018 et 10 milliards d'euros.
14:03Notre chiffrage, c'est 8 milliards d'euros.
14:05Mais on prend une marge
14:06de 2 milliards d'euros
14:07parce que nul n'est parfait
14:08et peut-être qu'on a exagéré
14:10dans nos écoles.
14:10Mais enfin, j'avais un expert
14:11ce matin dans un journal du dimanche
14:13qui a chiffré comme par hasard
14:14aussi à 10 milliards d'euros.
14:16Donc, on doit arriver
14:16sur les bons termes.
14:17Donc, ça, c'est le premier quinquennat.
14:18Et deuxième quinquennat,
14:20où sur 10 ans,
14:21si malheureusement,
14:22on n'avait pas le pouvoir
14:23aussi longtemps,
14:23ce serait l'ensemble
14:24des collectivités territoriales,
14:26l'ensemble des lieux
14:27où il y a des fonctionnaires,
14:28l'accueil du public,
14:28mais aussi là où les gens travaillent.
14:29Parce que dans les commissariats,
14:30les gendarmeries,
14:32évidemment,
14:32c'est très difficile aussi
14:33quand il fait chaud.
14:38Le deuxième quinquennat,
14:39ça représente quelle somme ?
14:408 à 10 milliards sur le premier ?
14:42C'est entre 5 à 8 milliards
14:44pour l'ensemble des bâtiments
14:46de la fonction publique
14:47et des collectivités territoriales
14:48et qui ne sont pas climatisés aujourd'hui
14:50parce qu'il y en a une petite partie
14:51qui est climatisée.
14:51Donc, c'est 18 milliards
14:52sur deux quinquennats ?
14:53Absolument.
14:55Sur les écoles ?
14:56Pour la première partie.
14:58Donc, le premier quinquennat,
14:59on a compris que la priorité,
15:00c'était quand même les écoles.
15:01C'est vrai qu'on en a beaucoup parlé
15:02puisque concernant les collégiens,
15:05les lycéens,
15:06il y a des épreuves,
15:06du brevet, du baccalauréat
15:08qui ont été impactés
15:10par ces fortes chaleurs.
15:11Qu'est-ce que vous faites ?
15:12Vous climatisez toutes les salles de classe,
15:15y compris le bureau du directeur.
15:17Tout le monde aura le droit à sa clim
15:18ou vous allez vous consacrer
15:20seulement sur certains espaces
15:22qui vont être ciblés en priorité ?
15:24Non, mais nous n'allons pas refaire,
15:25si vous voulez,
15:25l'erreur des EHPAD.
15:26Ça coûte moins cher
15:28pour l'intérêt général,
15:29pour l'intérêt public
15:30de climatiser l'ensemble,
15:31que de faire des petites opérations
15:32et de passer sa vie
15:33à faire des allers-retours.
15:34D'une manière générale,
15:35faire des opérations collectives,
15:36d'ensemble,
15:37qui pensent le bâtiment
15:38dans son ensemble,
15:39c'est beaucoup plus intelligent
15:39que d'installer en urgence.
15:41Il peut y avoir des situations d'urgence,
15:42des endroits épouvantables,
15:44mais par exemple,
15:45la cantine,
15:46j'étais dans un EHPAD,
15:47j'ai visité la cuisine,
15:49faire de la cuisine,
15:51préparer des repas
15:52quand il fait 40 degrés,
15:53c'est l'enfer.
15:53Donc, il n'y a aucune raison
15:54d'isoler les uns et les autres.
15:56C'est quoi la deuxième phase, du coup ?
15:57Première phase,
15:58c'était bâtiment public
15:59et les écoles.
15:59Deuxième phase,
16:00c'est évidemment
16:00pour les Françaises et les Français.
16:02Et donc, il y a deux aspects
16:04dans le plan du Rassemblement National.
16:05Le premier aspect,
16:06c'est ce qu'on a appelé
16:07100% Rénov',
16:08notre disposition générale
16:09pour financer
16:10et accompagner
16:11l'isolation des bâtiments,
16:13la rénovation des bâtiments
16:14et des logements.
16:15C'est une présentation
16:16qu'on a faite cet automne
16:17avec mes collègues
16:19Thomas Ménager
16:19et Frédéric Falcon.
16:20C'est 100% Rénov',
16:21c'est un dispositif
16:22de pré-vert
16:22à 20 milliards d'euros par an,
16:25dont le remboursement
16:26est gagé
16:26sur les économies réalisées
16:27ou le confort réalisé.
16:29Donc, on fait
16:29des prêts à taux zéro
16:30pour les Françaises
16:31et les Français
16:31qui veulent rénover.
16:32Et c'est pour ça
16:33que je vous parlais
16:33du changement des règles
16:34parce qu'aujourd'hui,
16:35dans ma prime Rénov',
16:36la climatisation,
16:37elle est,
16:38ou toute manière
16:39de rafraîchir les bâtiments,
16:40elle est découragée.
16:41Donc, on change les règles
16:42qui, au passage,
16:43coûtera d'ailleurs
16:44beaucoup moins cher
16:44comme travaux
16:45et simplifiera l'ensemble.
16:48Ça, c'est le deuxième aspect.
16:49Et le troisième aspect,
16:50c'est pour ceux
16:51qui ne veulent juste
16:52pas un projet de rénovation
16:54de leurs bâtiments
16:55dans leur ensemble.
16:56Et c'est le dernier aspect
16:57que Marine Le Pen
16:58et Jordan Bardella
16:59ont arbitré cette semaine
17:00dans le cadre de la présidentielle.
17:01C'est un plan
17:02de 10 à 20 milliards d'euros
17:05sur 10 ans
17:06pour faire une clim
17:07à 20 euros par mois
17:08pour les Français.
17:09Ce sera aussi un prévert.
17:11C'est-à-dire que l'État
17:11prend en charge
17:12les taux d'intérêt
17:13et les gens
17:14rembourseront
17:14entre 10 et 20 euros par mois
17:16selon la taille de la pièce
17:18qu'ils vont climatiser,
17:19l'installation qu'ils vont faire.
17:20Quel que soit leur revenu,
17:21ça s'adresse à tous les Français ?
17:22Oui, ça s'adresse à tout le monde
17:23parce qu'une fois plus,
17:24si on crée
17:24une espèce de bureaucratie,
17:25c'est la logique
17:26du Rassemblement National en général.
17:27Si c'est pour recréer
17:28une bureaucratie
17:29comme un prime rénov
17:30qui absorbe
17:31une part incroyable
17:32de l'aide qui est dédiée,
17:34ça ne sert à rien.
17:34Donc un plan en trois temps.
17:35D'abord,
17:36la climatisation
17:37des établissements publics,
17:38des écoles.
17:39Ensuite,
17:39le plan de rénovation global
17:41pour les gens
17:41qui font des rénovations.
17:42Et donc,
17:43un plan également
17:44pour, si j'ose dire,
17:44une climatisation d'urgence
17:46provisoire.
17:4620 euros par mois
17:47si on veut acheter ça
17:48pour une pièce de 20 mètres carrés.
17:49C'est bien ça ?
17:49Absolument.
17:50Et entre 10 et 20 euros par mois.
17:52Et il y a à la fois
17:53dans le temps,
17:54par exemple,
17:54pour le public,
17:56c'est deux quinquennats
17:56et il y a à la fois
17:58trois dispositifs différents.
17:59C'est pour ça
17:59que je vous remercie
18:00de m'avoir laissé le temps
18:01d'expliquer
18:02parce qu'effectivement,
18:03c'est tellement important
18:04comme plan
18:04que ce n'est pas juste
18:05une baguette magique
18:06et avec un slogan.
18:07Et où on trouve
18:07l'argent pour tout ça ?
18:09Alors,
18:10pour le collectivité territoriale,
18:11on le présentera
18:12parce que là,
18:12c'est de l'argent public
18:13d'une manière ou d'une autre
18:14parce que si c'est les collectivités,
18:15même si on fait des prêts
18:16à taux zéro
18:17assurés par la Caisse
18:17des dépôts et consignations,
18:19à la fin,
18:19c'est quand même
18:20de l'argent public
18:20et moi,
18:21je ne suis pas macroniste,
18:22je ne fais pas de la magie
18:23en disant que si c'est
18:23les collectivités territoriales,
18:25ce n'est pas l'État qui paye.
18:25Évidemment,
18:26à la fin,
18:26c'est de l'argent public.
18:28Il faut dégager des économies
18:29mais ce n'est pas très important,
18:30M. Daré
18:31parce qu'en fait,
18:32l'ordre de grandeur
18:33pour les collectivités territoriales,
18:35on parle de 2 milliards d'euros
18:36par an.
18:37Avec les retours de TVA,
18:38avec l'intérêt économique
18:39que ça crée,
18:40le coût net,
18:41il est de 600 à 800 millions
18:47et le coût précis
18:48de ce plan clim.
18:49On se rendra compte,
18:51messieurs,
18:52que c'était idéologique.
18:53Ce n'était pas une question
18:55financière,
18:55ce n'était pas une question budgétaire.
18:56On est dans un problème idéologique.
18:58La gauche et les écolos
19:00ont infiltré,
19:01ils sont mal nommés d'ailleurs,
19:02ont infiltré l'appareil d'État
19:04à tous les étages
19:05et ont empêché la clim
19:06pour des raisons idéologiques
19:07et pas du tout financières.
19:08Alors, je vais voir sur le plan idéologique, Hugo.
19:09Juste, ça fait un an
19:10qu'on parle de ce plan clim
19:11du côté du Rassemblement National.
19:13Vous allez faire une conférence de presse
19:15mardi pour votre plan clim.
19:16Donc, après la canine,
19:17pourquoi avoir attendu
19:19tout ce temps
19:19pour faire ces propositions ?
19:21Est-ce qu'il n'y a pas eu
19:21un peu d'impréparation ?
19:22Vous avez dit vous-même
19:23que ces mesures ont été arbitrées
19:25par Marine Le Pen
19:25et Jordan Bardella
19:26ces derniers jours.
19:27Le troisième aspect,
19:28l'aspect sur la clim
19:29à 20 euros par mois
19:30pour les Françaises
19:31et les Français.
19:31Les deux autres pans
19:32étaient déjà présentés.
19:33D'ailleurs, le dispositif
19:34qui incluait la clim
19:35sur 100% rénov'
19:36on l'a présenté cet automne.
19:37Et c'est quand même
19:38une révolution au sein du RN.
19:39Il y a encore peu de temps,
19:40il y avait des élus
19:40qui qualifiaient les membres du GIEC
19:41de propagandistes,
19:48Non, pas du tout.
19:48Écoutez, c'est de bonne guerre
19:49de sortir, désolé, des phrases.
19:51Nos adversaires,
19:52je ne parle pas de vous,
19:53nous font toujours la guéguerre
19:54avec des petites phrases isolées.
19:55Mais ces phrases,
19:55elles ont existé,
19:56y compris au sein du RN.
19:57Oui, mais c'est des phrases isolées.
19:57Isolées, ce qui compte,
19:58c'est qu'est-ce qu'on disait,
19:59qu'est-ce qu'on proposait.
20:00Vous savez très bien, par exemple,
20:01que Marine Le Pen,
20:01depuis quand même 20 ans,
20:03propose le localisme,
20:05le réinvestissement en France
20:06de l'industrie et de l'agriculture.
20:08Aujourd'hui, 50%,
20:0945% exactement,
20:10des émissions de gaz
20:11à effet de serre en France.
20:12Elles viennent des importations.
20:14Oui, mais il y a des choses
20:14très concrètes, par exemple.
20:15Marine Le Pen,
20:17elle était pour un moratoire
20:18pour les énergies renouvelables,
20:20démantèlement des sites éoliens,
20:22et une volonté de supprimer,
20:23par exemple, également le DPE,
20:24le DPE,
20:24une excité de préformance énergétique.
20:26On est bien d'accord.
20:27Ceux qui nous écoutent se disent,
20:28franchement, le RN écolo,
20:29est-ce que ce n'est pas un peu poussé ?
20:30Non, justement.
20:31Très bon exemple,
20:31vous parlez des énergies renouvelables
20:34intermittentes,
20:34parce que, par exemple,
20:35l'hydroélectricité,
20:35qui est une énergie renouvelable,
20:36il n'y a que l'URN
20:37qui l'a défendu pendant 20 ans,
20:39on a pris 20 ans de retard là-dessus,
20:40ça s'est un peu débloqué,
20:41je m'en félicite grâce à nous.
20:43Les énergies intermittentes.
20:45Le Grenelle de l'environnement,
20:462007,
20:47on produit en France
20:49environ 560 TWh
20:50d'électricité sans éoliennes
20:52et sans panneaux solaires.
20:5320 ans plus tard,
20:5420 ans plus tard,
20:55M. Daré,
20:56on a investi
20:56plus de 100 milliards d'euros
20:58sur les éoliennes
20:59et les panneaux solaires.
21:00Combien on produit d'électricité ?
21:03545 TWh en 2024.
21:05Qu'est-ce que ça veut dire ?
21:05Ça veut dire qu'on a mis
21:07100 milliards d'euros
21:08payés par les Françaises
21:09et les Français
21:09pour produire
21:10moins d'électricité
21:13sur un bilan électrique
21:14qui était déjà décarboné
21:15puisque en France,
21:16en 2007,
21:17on avait 75% de nucléaire
21:18entre 10 et 15%
21:20d'hydroélectricité.
21:21Mais ce n'est pas du tout un tout comme.
21:22C'est une pensée générale,
21:23M. Daré.
21:23Et en fait,
21:23je vous remercie de me poser
21:24cette question.
21:24Pourquoi ?
21:25Parce qu'en fait,
21:26cette écologie
21:27qu'on a vendue aux Français
21:28depuis 20 ans par nos adversaires,
21:29ce n'était pas de l'écologie.
21:30C'était essentiellement du business,
21:32c'est-à-dire dépenser de l'argent
21:33au nom du climat
21:34parce que les Françaises
21:35et les Français légitimement
21:36étaient attachés à l'écologie,
21:37ils ont raison de l'être.
21:38On a abusé de la confiance
21:39des Français
21:40pour prendre des politiques
21:41qui n'ont pas fonctionné
21:42voire qui nous ont empêché.
21:43C'est ça qui est grave.
21:44Il y en a qui ont des doutes
21:45sur les responsables politiques
21:47et pas que sur vous, Pierre.
21:48Oui, justement.
21:48Vous vous rendez compte
21:49100 milliards d'euros
21:49qu'on aurait pu mettre ailleurs quand même ?
21:50100 milliards d'euros
21:51qu'on a dépensés
21:51dans des éoliennes et pas des éoliennes.
21:52C'est ce que dit Jean Jouzel ?
21:53Le vice-président du GIEC,
21:54Jean Jouzel,
21:55qui dit dans la tribune dimanche
21:56que comme à chaque fois
21:57quand la canicule
21:58et la vague de chaleur
21:58sera terminée,
21:59finalement,
21:59les politiques passeront
22:00à autre chose.
22:01Et effectivement,
22:01la campagne présidentielle
22:02sera pendant l'hiver,
22:03enfin,
22:04ne sera pas pendant l'été.
22:04Donc, est-ce que ce n'est pas le risque
22:05que cette question
22:06soit tout simplement éclipsée ?
22:07Non, mais je ne crois pas
22:08parce que les Françaises
22:09et les Français,
22:10ils veulent des réponses.
22:11De toute façon,
22:11cette mauvaise politique
22:12qui a été prise,
22:13elle est payée
22:14par les factures d'électricité.
22:16Cet hiver,
22:16ne vous inquiétez pas,
22:17sur les énergies intermittentes
22:18et éoliennes solaires,
22:19on reverra le même cirque.
22:20Parce que là,
22:21qu'est-ce qui se passe
22:21depuis quelques jours
22:22avec les fortes chaleurs
22:23dans toute l'Europe ?
22:24L'éolien s'arrête.
22:26Pourquoi ?
22:26C'est de la météo.
22:27Tout le monde peut le voir.
22:28Pourquoi il fait chaud ?
22:29Il n'y a pas de vent.
22:30C'est une des raisons
22:30pour lesquelles il fait chaud.
22:31Enfin, la cause est faite,
22:32mais il n'y a pas de vent.
22:34Donc, le nucléaire,
22:34il tient bon,
22:35contrairement à ce que racontent
22:36les écolos.
22:37Les barrages hydroélectriques,
22:38ils tiennent bon.
22:38Les éoliennes,
22:39la production est divisée par trois.
22:40Est-ce que vous croyez
22:40les experts maintenant
22:41sur le réchauffement climatique ?
22:43Est-ce que vous avez fait
22:44votre révolution écologique
22:45au sein du RN
22:45et vous dites désormais
22:46il y a un réchauffement climatique,
22:48on y croit,
22:49on va prendre des mesures
22:50pour faire en sorte
22:51que nous réduisons
22:52les émissions de gaz
22:53et effets de serre ?
22:54Est-ce que ça fait partie
22:55désormais des discussions,
22:57des débats
22:57qu'il y a au sein
22:57de votre parti ?
22:58Nous n'avons jamais été
23:00climato-sceptiques.
23:01Et d'ailleurs,
23:01Marine Le Pen avait dit...
23:02Certains l'ont été.
23:05Vous êtes sûr
23:05de climato-sceptiques
23:06au RN ?
23:07Non, non.
23:08Ressortir certaines phrases ?
23:09Vous pouvez ressortir
23:10des phrases.
23:10Marine Le Pen
23:11l'avait expliqué
23:11au débat avec Emmanuel Macron.
23:13Emmanuel Macron
23:14accusait Marine Le Pen
23:15d'être climato-sceptique.
23:17Elle avait dit
23:17devant des millions de Français
23:18je ne suis pas climato-sceptique
23:20mais monsieur Macron,
23:21vous, vous êtes
23:21climato-hypocrite.
23:22C'est qu'on confond
23:23le fait qu'on conteste
23:24des politiques appelées écologistes
23:26qui ne fonctionnent pas
23:26Vous contestez les experts aussi.
23:28Mais on ne conteste pas
23:29les experts.
23:29C'est juste que...
23:30Vous ne contestez plus alors.
23:31Vous ne contestez plus les experts.
23:32Mais on ne conteste pas
23:33les experts, monsieur.
23:34On conteste des experts
23:35qui ont un domaine d'activité
23:37et qui à côté
23:38peuvent faire de la politique.
23:39Par exemple,
23:40M. Jouvel que vous citez,
23:41il était dans le comité
23:43de campagne
23:44de Benoît Hamon.
23:45Il a le droit.
23:46Mais quand M. Jouvel
23:47est conseiller politique
23:49de M. Hamon,
23:50candidat socialiste
23:51pour ceux qui l'ont oublié.
23:52Il a le droit
23:52d'avoir des compétences
23:53à côté aussi.
23:54C'est ce que je vous dis, monsieur.
23:56Nous, on différencie
23:57l'expertise
23:58qui n'est pas attaquable
23:59à un médecin.
24:00Il faut être médecin,
24:00un très bon médecin
24:01et avoir un engagement politique.
24:02Par ailleurs, M. Jouvel,
24:03tout à l'heure, par exemple.
24:03Jean-Philippe Tanguy.
24:04Et à côté,
24:05il fait de la politique.
24:05Donc, pardon,
24:06quand M. Jouvel dit
24:06en tant que glaciologue,
24:07parce que je crois
24:08qu'il est glaciologue,
24:08il fait une analyse
24:10par rapport de ça,
24:11il a tout à fait raison.
24:12Quand il devient politique
24:14et qu'il dit,
24:14comme M. Hamon,
24:15excusez-moi,
24:16à l'époque,
24:16qu'il fallait fermer
24:17les réacteurs nucléaires,
24:18eh bien, il fait une erreur.
24:19Et ce n'est pas parce qu'il est
24:19membre du GIEC,
24:20Et l'équipatologue aussi.
24:22Non, mais je sais
24:23que ça se croit.
24:23Juste, je voulais avoir
24:24votre analyse,
24:25Jean-Philippe Tanguy.
24:26J'entends qu'il y a
24:27les deux yeux aussi.
24:28On peut être expert
24:29et avoir un engagement politique
24:30qui, parfois,
24:31vous trompez.
24:33Excusez-moi,
24:33est-ce que quand on veut
24:35lutter contre le réchauffement
24:35climatique,
24:36est-ce qu'il fallait fermer
24:37les réacteurs nucléaires
24:37comme M. Hamon le disait ?
24:39Non.
24:40Donc, M. Jouvel avait tort
24:41et Marine Le Pen avait raison.
24:42Est-ce que le maire
24:43de Carcassonne
24:43ne l'empêche pas
24:44de dire des bêtises ?
24:45Je vous rassure,
24:46parfois, au RN,
24:46on dit aussi des bêtises.
24:47Nul n'est parfait.
24:48Mais le fait d'être
24:48membre du GIEC
24:49ne vous donne pas,
24:50comment dire,
24:52une autorisation.
24:52Quand on voit le maire
24:53de Carcassonne
24:53carrosse des manifestants
24:54avec son tuyau au balcon
24:57en mettant en sous-titre
24:58la canicule s'est terminée.
24:59C'est à la hauteur
24:59d'un élu de la République,
25:00ça, en un mot ?
25:00Mais écoutez,
25:02c'est un excellent maire
25:03et je l'embrasse.
25:04Voilà, on vous retrouve
25:04dans une seconde.
25:05Dans un instant,
25:06on verra effectivement
25:07que c'est J-9 avant la décision.
25:09Dans neuf jours,
25:09on saura si c'est
25:10Jordan Bardella
25:11ou Marine Le Pen,
25:12le candidat du RN
25:13à la présidentielle.
25:19Vous êtes bien sûr
25:20BFM Politique,
25:21notre invité,
25:22Jean-Philippe Tanguy
25:23du Rassemblement National.
25:24Dans un instant,
25:25on va venir
25:26à ce compte à rebours,
25:27J-9 avant la décision
25:28de la justice,
25:29Marine Le Pen
25:30ou Jordan Bardella.
25:31Nous saurons bientôt
25:32qui sera votre candidat
25:34à l'élection présidentielle.
25:35Mais d'abord,
25:36cette actualité dramatique
25:37à Narbonne
25:38où un jeune garçon
25:39de 17 ans,
25:39on l'a vu ces derniers jours
25:41qui s'appelait
25:42Louis est mort
25:43après avoir été tabassé,
25:44après avoir été victime
25:45d'un guet-apens.
25:46C'était dans la nuit
25:46du 19 au 20 juin.
25:48Cinq hommes âgés
25:49de 16 à 20 ans
25:50ont été mis en examen
25:51pour assassinat
25:52dans cette affaire.
25:53Laurent Nunez
25:54qui a répondu
25:55à nos confrères
25:55du Parisien
25:57aujourd'hui
25:58est interrogé
25:59sur le fait
25:59de savoir
25:59si ce drame
26:01est le symbole,
26:02je cite,
26:02d'un ensauvagement
26:03de notre société.
26:05Le ministre de l'Intérieur
26:06répond que ce terme
26:07est connoté politiquement
26:09et qu'il y a là
26:10une exploitation
26:11de l'extrême droite
26:12dans cette affaire.
26:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
26:14Franchement,
26:15je trouve ça vraiment triste.
26:16Triste que M. Nunez
26:17n'ait que ça à dire.
26:19C'est la succession
26:20de tragédies,
26:21d'horreurs,
26:21de violences gratuites,
26:22de barbarie
26:23qui malheureusement
26:24fait des victimes
26:25parmi la jeunesse
26:26et les Françaises
26:27et les Français.
26:27En plus,
26:28excusez-moi,
26:29vous êtes journaliste politique,
26:30historiquement,
26:30d'où vient ce terme ?
26:31Il vient de Jean-Pierre Chevènement
26:33qui parlait
26:34des sauvageons
26:35et de l'ensauvagement
26:35de la France
26:36quand il était ministre
26:36de l'Intérieur
26:37à la fin des années 90.
26:39En plus,
26:40historiquement,
26:41il vient du mentor
26:43à l'époque
26:43d'Emmanuel Macron
26:44puisqu'en 2002,
26:45Emmanuel Macron a prétendu
26:47être dans l'équipe
26:47de Jean-Pierre Chevènement.
26:48Vous voyez bien
26:49que tout ça
26:49n'a finalement aucun sens,
26:51que M. Nunez,
26:53je ne comprends pas
26:54une fois plus
26:55parce que c'est un homme
26:56qui a eu un engagement
26:56quand même
26:57pour le service
26:57de l'État
26:58en tant que préfet,
26:59donc moi j'ai du respect
26:59pour son parcours,
27:01se perd dans
27:01des commentaires politiques.
27:03C'est typiquement,
27:03M. Nunez,
27:04si vous voulez,
27:04le serviteur de l'État
27:05de grande qualité
27:07qui,
27:07quand il fait de la politique,
27:09devient un mauvais politique.
27:11C'est très étrange
27:11ces gens
27:12qui passent un peu
27:13de la lumière,
27:15en l'occurrence,
27:15à l'ombre
27:17en faisant de la politique.
27:18Il aurait dû rester préfet.
27:19Sincèrement,
27:19je pense qu'il aurait dû
27:19rester préfet
27:20parce que c'était
27:21un bon serviteur de l'État
27:22et comme ministre,
27:23il multiplie des déclarations
27:25indignes.
27:26Et quand je pense
27:26à l'entretien
27:28de la maire de Louis,
27:30très digne,
27:30très courageuse aujourd'hui,
27:32on voit la différence
27:33entre la dignité
27:34des familles des victimes
27:35dans beaucoup de tragédies.
27:39La famille est toujours
27:40d'une dignité admirable
27:42et une partie
27:44du personnel politique
27:45qui cherche toujours
27:46des excuses
27:46pour ne pas assumer
27:47leurs responsabilités.
27:48Justement.
27:49La maman de Louis
27:50s'exprime ce matin
27:51dans les colonnes
27:52du journal du dimanche.
27:54Guillaume l'a dit,
27:55parmi les jeunes
27:56qui ont tabassé Louis,
27:57il y a des mineurs.
27:58Voilà ce que dit
27:58la maman de Louis.
27:59« Je veux qu'ils soient jugés
28:01comme des adultes,
28:02je veux que les lois soient revues.
28:04Quand on tue comme un homme,
28:05on paye comme un homme. »
28:07Est-ce que vous partagez
28:08les propos de la maman de Louis ?
28:10Oui, sincèrement,
28:11je lisais cet entretien
28:12et cette phrase
28:12qui, à la fin de l'entretien,
28:14m'a vraiment marqué.
28:15J'ai trouvé que c'était
28:16une déclaration très forte
28:18et très juste.
28:19Très juste,
28:19d'une vision de la justice
28:21qui devrait tous nous habiter.
28:22À savoir qu'effectivement,
28:24si vous avez 16 ans,
28:25puisque c'est mis en cause
28:26certains en 16 ans,
28:27se comportent comme des adultes
28:29et des adultes barbares,
28:30eh bien,
28:31ils doivent assumer
28:32leurs responsabilités
28:33d'adultes et de barbares.
28:34Il n'y a aucune excuse
28:35de minorité possible
28:36par rapport à la violence
28:38qui a été commise.
28:39C'est indicible.
28:40Il n'y a aucune raison autre
28:43que la barbarie,
28:45la haine et puis le sordide.
28:47Parce que ce filmé
28:48revendiquait cet acte épouvantable
28:51sur les réseaux sociaux.
28:52Ce n'est pas la première fois,
28:53malheureusement,
28:54que se mélange
28:55cette perte totale de valeur,
28:58ce mépris pour l'intégrité,
28:59la sacralité du corps d'autrui
29:02et cette revendication sordide,
29:04ignoble sur les réseaux sociaux
29:06qui conjugue l'horreur
29:09à l'indécence.
29:10Alors, Laurent Nunez,
29:11Gérald Darmanin,
29:12aussi le ministre de la Justice,
29:13qui sont sous le feu des critiques
29:14après le drame terrible,
29:15là aussi,
29:16de la petite Liana
29:18qui a été assassinée
29:19il y a quelques semaines.
29:21Gérald Darmanin,
29:22Pierre,
29:22qui est sous le feu des critiques,
29:24notamment des magistrats.
29:25Oui,
29:25l'union syndicale magistrat
29:26dit que Gérald Darmanin
29:27a perdu la confiance des magistrats.
29:29Est-ce que vous,
29:30vous le soutenez
29:30dans sa volonté
29:31de sanctionner les magistrats
29:32qui auraient commis des erreurs
29:33ou non ?
29:34Quelle est votre position ?
29:35Si vous voulez,
29:36il y a deux choses différentes,
29:37c'est-à-dire qu'il y a des responsabilités individuelles
29:38dans ce dossier épouvantable
29:40de Liana,
29:41et on pense une fois plus
29:42à sa famille
29:42et à ses proches,
29:44c'est visiblement
29:44pas indiscutable
29:45parce que la procédure
29:46n'est pas finie,
29:47mais malheureusement,
29:48les soupçons sont sérieux.
29:49Ça n'empêche pas
29:50que la cause
29:51de ces responsabilités individuelles,
29:52quand on lit
29:53le rapport précis d'inspection,
29:54soit des dysfonctionnements structurels
29:56qui font que la justice
29:58est tellement clochardisée
29:59et débordée
30:00qu'en fait,
30:00les magistrats,
30:01la police et la gendarmerie
30:03ont trouvé des moyens
30:04pas très glorieux,
30:05mais au quotidien,
30:07malheureusement,
30:07il faut le constate,
30:09pour essayer de trier
30:10les urgences dans les urgences,
30:11le pire parmi le pire.
30:13Vous avez des dossiers
30:14d'agression sexuelle
30:16contre des enfants,
30:16de menaces contre des enfants,
30:17et même dans ces horreurs
30:18qui devraient tous être traités
30:19de la même façon,
30:20comme ils n'ont pas assez de moyens,
30:21ils essaient de sortir
30:22des dossiers par rapport aux autres.
30:22C'est Gérald Darmanin
30:23qui est responsable de ça ?
30:24C'est l'ensemble
30:25d'une politique
30:26menée depuis des années.
30:28M. Darmanin
30:28était ministre de l'Intérieur,
30:31ministre des Comptes publics
30:32auparavant,
30:33ça fait dix ans
30:33qu'il est avec Emmanuel Macron.
30:36La clochardisation de la justice,
30:37ça date même
30:38de bien avant,
30:39malheureusement,
30:39quand M. Darmanin
30:40soutenait Nicolas Sarkozy.
30:43Et donc,
30:43je vous rappelle,
30:44la réforme des tribunaux
30:45de Mme Dati,
30:46qui l'a soutenu à l'époque,
30:48directement ou indirectement,
30:49je ne sais plus
30:49s'il était déjà parlementaire
30:50ou s'il était encore
30:51assistant parlementaire
30:52de M. Van Est,
30:54même si M. Darmanin
30:55essaie d'oublier
30:55cette partie de sa vie.
30:57En tout cas,
30:58c'est un appauvrissement
30:59de la justice.
31:00Effectivement,
31:00des moyens,
31:01on a passé d'un budget
31:02de 8 milliards à 11 milliards
31:03sur ce deuxième mandat,
31:05on est encore très insuffisant
31:06par rapport au reste.
31:08Moi, je vois Amiens,
31:09la prison d'Amiens
31:09est complètement débordée,
31:11donc le magistrat d'Amiens,
31:13le procureur par ailleurs,
31:14avec qui j'ai une très mauvaise relation,
31:15donc ce n'est pas spécialement
31:16pour défendre la personne,
31:16mais c'est pour donner le contexte.
31:18Ça n'a pas d'intérêt.
31:19Chaque matin,
31:20il a très peu de places
31:21de prison de libre,
31:22donc oui,
31:22je peux critiquer le fait
31:23qu'il ne mette pas tout le monde,
31:24enfin tous ceux
31:25qui le méritent,
31:26en prison,
31:26mais je ne peux pas non plus,
31:27il ne peut pas non plus
31:29inventer des places de prison,
31:30parce que quand je vais
31:30visiter la prison,
31:31les agents pénitentiaires
31:32sont dans une grande souffrance
31:33et la prison,
31:34elle est occupée à 260%.
31:35La justice qui va être regardée
31:36évidemment de très près
31:37sur ces drames,
31:38mais aussi sur ces décisions
31:39qui auront un impact
31:40politique majeur,
31:41puisque c'est donc dans neuf jours
31:42que nous connaîtrons la décision
31:44qui dira si Marine Le Pen
31:45peut ou non
31:46se présenter
31:47à l'élection présidentielle.
31:49Est-ce que vous,
31:50au fond de vous,
31:50il vous semble probable
31:51ou improbable
31:52que Marine Le Pen
31:53puisse se présenter
31:54à l'élection présidentielle ?
31:55Du fond de mon cœur,
31:56je sais qu'elle est innocente.
31:57Donc, sachant qu'elle est innocente,
31:59je ne peux qu'espérer
31:59que la justice reconnaisse
32:00son innocence
32:01et celle de nos camarades
32:02qui sont aussi mis en cause.
32:04C'est mes tripes qui parlent.
32:06Mais il vous semble probable
32:07ou improbable
32:07qu'elle puisse se présenter
32:08aujourd'hui ?
32:09Moi, je pense que c'est probable
32:10puisque je sais qu'elle est innocent,
32:12mais ce n'est pas moi
32:12qui décide malheureusement.
32:13Ce serait une décision de justice
32:14ou une décision politique ?
32:16Je ne sais pas,
32:17je n'ai pas la capacité,
32:18je ne vais pas faire
32:18sans mauvais de mots
32:19un procès d'intention
32:21au magistrat de la Cour d'appel.
32:22Ce qui est certain,
32:23c'est que le procès en appel
32:24s'est tenu, comment dire,
32:26dans des conditions meilleures.
32:29On a l'impression,
32:30sans parler à la place des prévenus,
32:31qu'on a pu s'expliquer,
32:33qu'en tout cas,
32:34ça s'est tenu sereinement.
32:35L'ensemble d'ailleurs
32:35des journalistes présents,
32:36que ce soit votre rédaction
32:37avec Sophie Dupont
32:38ou d'autres journalistes,
32:40ont quand même relaté
32:41un procès en appel
32:42qui, sur le fond,
32:44allait sur les choses
32:45et permettait à Marine Le Pen
32:47de démontrer son innocence.
32:48Il y a quand même,
32:49par exemple, beaucoup,
32:50aujourd'hui,
32:50selon le procureur,
32:52un certain nombre de choses
32:53qui ont été retirées
32:54de l'accusation.
32:55Écoutez, nous verrons bien,
32:57en tout cas,
32:59moi, mon intime conviction,
33:00c'est bien sûr
33:01que Marine Le Pen
33:02pourra être candidate
33:02puisqu'elle est innocente.
33:03C'est logique.
33:04Si Marine Le Pen
33:05peut être candidate,
33:06c'est un non-événement.
33:07Si elle ne peut pas être candidate,
33:09ce sera donc Jordan Bardella,
33:10votre candidat,
33:11par définition.
33:12Que va-t-il se passer ?
33:13Quelle sera votre stratégie ?
33:15Est-ce que vous allez
33:15aller crier dans la rue
33:17pour contester
33:18cette décision de justice
33:19ou vous allez dire
33:20tant pis,
33:21c'est comme ça,
33:22faisons de la place
33:23désormais à Jordan Bardella ?
33:24Je ne sais pas
33:25ce que décideront
33:25Marine Le Pen
33:26et Jordan Bardella.
33:27Ce sera leur décision souveraine
33:28en tant que chef
33:29de notre famille politique.
33:30Vous ne ferez quoi ?
33:31Est-ce qu'il faut faire
33:32un meeting de contestation ?
33:33Non, mais vous savez,
33:34nous, on a une forte discipline
33:35au Rassemblement National.
33:37Nous avons des chefs,
33:39une candidate à la présidentielle
33:41et c'est eux qui décident.
33:42Et nous, on obéit,
33:44on applique.
33:44Après la première décision,
33:46après la décision en première instance,
33:47il y avait eu des contestations fortes
33:49dans les plateaux télé
33:49et même un meeting,
33:50rappelez-vous,
33:50qui avait été organisé,
33:51c'est le 6 avril,
33:52je crois, en 2025.
33:53Oui, mais je pense que c'était important.
33:53Place vos bancs
33:54avec des gens qui dénonçaient
33:55une décision politique.
33:57Est-ce que vous dites,
33:57si jamais Marine Le Pen
33:58ne veut pas se présenter,
33:59moi, je souhaite qu'on organise,
34:00par exemple, un meeting
34:01pour contester cette décision ?
34:02Mais nous, si vous voulez,
34:03ce n'est pas des positions de principe,
34:04c'était par rapport
34:05à une décision de justice
34:06avec des éléments,
34:08je ne sais pas comment les qualifier,
34:09je ne suis pas juriste,
34:11très étonnant,
34:12le trouble,
34:13l'invention de la notion
34:14de trouble à l'ordre public
34:16démocratique,
34:17expliquant que c'était
34:18un trouble à l'ordre public
34:18que Marine Le Pen
34:19puisse être candidate
34:20à la présidentielle
34:20selon les mots
34:21de la décision de justice,
34:23la création du concept
34:23d'enrichissement partisan,
34:25parce qu'il n'y a pas eu
34:26d'enrichissement partisan.
34:26Ce que je veux dire,
34:26c'est qu'on a l'impression
34:27qu'il y a eu un changement radical
34:28de stratégie de la part du RN
34:29en disant,
34:29oulala,
34:30on a peut-être cogné
34:30un peu fort en première instance,
34:32maintenant,
34:33on ne dit plus rien
34:33sur la justice.
34:34Nous n'avons pas,
34:34entre guillemets,
34:35cogné sur l'autorité judiciaire.
34:38C'est qu'il y avait
34:38une décision de justice
34:39avec des éléments dedans
34:40qui nous paraissaient
34:41très problématiques.
34:42Donc, par définition,
34:42on ne peut pas,
34:43comment dire,
34:44anticiper une réaction
34:45par rapport à une décision,
34:46ce qui est certain.
34:47Vous prévoyez quelque chose,
34:48en tout cas,
34:49si jamais vous n'êtes pas
34:50satisfait de la décision de justice,
34:51c'est qu'il y a une option,
34:52on va faire un meeting
34:54quelques jours après
34:54dans les rues de Paris.
34:56Non, mais moi,
34:56ce qui est certain,
34:57c'est que Marine Le Pen
34:57a été très clair,
34:58y compris d'ailleurs
34:59dans les entretiens
34:59qu'elle a pu vous accorder.
35:02Elle n'est pas un homme,
35:04entre guillemets,
35:04politique comme les autres.
35:06Marine Le Pen,
35:07elle a toujours prévu
35:08la suite de la défense
35:10de son combat.
35:11Quoi qu'on pense de nos idées,
35:13je pense qu'il n'y a quand même
35:13pas beaucoup de femmes politiques
35:15de l'ampleur de Marine Le Pen
35:16qui ont accepté
35:17d'avoir quelqu'un
35:18d'aussi talentueux
35:18que Jordan Bardella,
35:19de voir quelqu'un,
35:20alors que Marine Le Pen
35:20était au fait
35:21de son influence politique,
35:22d'avoir prévu
35:23une suite de grande qualité,
35:25quelqu'un capable
35:25de prendre la relève.
35:27Jordan Bardella
35:28accompagné évidemment
35:29de nos compagnons
35:30et camarades.
35:30On se doute,
35:31il y a eu des séminaires,
35:32vous avez travaillé,
35:32semble-t-il,
35:33ces derniers temps,
35:33donc vous avez quand même
35:34établi des choses.
35:35Moi, Marine Le Pen,
35:37a-t-il personnel,
35:37mais pour les militants
35:38du Rassemblement National
35:39et tous ceux
35:39qui partagent nos convictions,
35:41elle a changé notre vie.
35:42Vraiment,
35:42elle a changé notre vie.
35:43Pourquoi ?
35:43Elle a rendu de notre dignité
35:45un combat patriotique.
35:47Est-ce que Jordan Bardella
35:48changera votre vie ?
35:49On peut défendre la patrie
35:50sans être d'extrême droite.
35:51Et ça,
35:52c'est quand même l'hérite.
35:53C'est déjà le leg,
35:54quoi qu'il arrive,
35:55quoi qu'elle fasse,
35:55incroyable de Marine Le Pen.
35:56Et je trouve d'ailleurs
35:57que, moi je le dis librement,
35:59que nos adversaires politiques
36:02devraient remercier Marine Le Pen
36:03pour tout ce qu'elle a fait.
36:04Parce que le fait
36:04que le principal parti d'opposition,
36:0630% des voix,
36:07soit un parti politique
36:08qui refuse radicalement
36:10par rapport à d'autres choses
36:11qui se passent
36:11dans d'autres démocraties,
36:12toute forme d'extrémisme,
36:13toute forme de haine,
36:14toute forme de démagogie,
36:16c'est le travail incroyable
36:18qu'a fait Marine Le Pen.
36:18Il n'y aura pas d'appel
36:21à l'insurrection ?
36:23Non, mais il n'y a jamais eu
36:24d'appel à l'insurrection,
36:25monsieur.
36:25Il ne faut pas non plus exagérer
36:26par rapport à ce qui est passé.
36:27On a fait un meeting,
36:28on a défendu un certain nombre
36:29d'options politiques,
36:30nous n'avons jamais appelé
36:31à quoi que ce soit
36:32de manifestation violente.
36:33Là, vous confondez,
36:34j'espère que ce n'est pas volontaire,
36:36avec les insoumis,
36:37qui, eux,
36:37dès qu'ils ne sont pas contents
36:38et comme l'ordre l'indique,
36:39appelle à l'insurrection,
36:40à la violence,
36:41à la haine.
36:41C'est-à-dire,
36:42est-ce qu'il y a eu des...
36:42Par exemple,
36:43excusez-moi,
36:43parce qu'on peut quand même
36:44comparer,
36:44est-ce qu'il y a eu
36:45des dégradations,
36:46place Vauban,
36:47devant les Invalides ?
36:48Non, mais il y a eu
36:48des juges qui ont été menacés,
36:51qui ont porté plainte
36:51après les décisions.
36:52Ce ne sont pas les militants
36:53du Rassemblement National.
36:55Nous n'avons jamais cautionné
36:56à la mise...
36:57Et vous le savez,
36:57monsieur Darès,
36:57vous l'avez fait,
36:58effectivement,
36:58sur ce plateau.
36:59À la minute même
36:59où ça a été fait,
36:59on a critiqué
37:01et condamné
37:02toute menace
37:03contre les magistrats
37:04et évidemment,
37:04les forces de l'ordre,
37:06ça n'a rien à voir.
37:06Sur un plan politique,
37:07Jean-Philippe Tanguy,
37:08si la décision de justice
37:10qui est rendue,
37:11évidemment,
37:12aura un impact majeur,
37:13à vos yeux,
37:14le meilleur candidat,
37:15c'est Marine Le Pen
37:16ou c'est Jordan Bardella
37:17pour gagner cette présidentielle ?
37:19Oui,
37:22Marine Le Pen
37:23est la chef naturelle
37:25de notre famille politique.
37:26Jordan Bardella
37:27s'est investie en politique
37:28comme moi et d'autres
37:30pour Marine Le Pen.
37:31C'est notre candidat naturel.
37:33Donc, il n'y a pas,
37:33si vous voulez,
37:34à hiérarchiser...
37:35C'est la meilleure candidate
37:36à vos yeux.
37:36Mais Marine Le Pen,
37:37elle a une expérience particulière,
37:39vous le savez très bien.
37:39Et Jordan Bardella,
37:41s'il fait sa campagne,
37:42ce ne sera pas...
37:43Comment dire ?
37:43Ce n'est pas que Marine Le Pen
37:44est meilleure.
37:45Ce n'est pas pour pas répondre
37:45à votre question.
37:46C'est qu'évidemment,
37:47ce sera totalement différent.
37:48Et si ce n'était pas
37:49une campagne différente,
37:50avec des axes différents,
37:51avec un parcours différent,
37:53avec une vie différente,
37:54on aurait déjà perdu.
37:58Non juste,
37:58si Marine Le Pen faisait une campagne
38:01dans un autre monde
38:01qu'on avait prévu
38:02pour Jordan Bardella,
38:03les deux perdraient.
38:04Évidemment,
38:04ça n'a aucun sens.
38:06Vous savez que nous sommes...
38:07En tout cas,
38:08moi, je m'inscris dans le gaullisme.
38:09Le gaullisme,
38:10ça veut dire que la Ve République
38:12et le président de la République,
38:12c'est une rencontre
38:13entre un homme,
38:14une femme et un peuple,
38:16un destin national.
38:17Et donc, forcément,
38:18la campagne que vous faites
38:19est liée à cette personnalité
38:20et à ce lien avec les Français.
38:22Elle est français.
38:23Mais ce qui est sûr,
38:23c'est que Jordan Bardella
38:24bénéficiera évidemment
38:26du travail admirable,
38:27incroyable,
38:29intellectuel et politique
38:30qu'a fait Marine Le Pen.
38:31Et pour cela,
38:31nous le sommes tous reconnaissants.
38:33Mais moi,
38:34mes tripes de Breton
38:35disent qu'elle va se présenter.
38:37Vous êtes un proche
38:37de Marine Le Pen.
38:38Vous êtes très proche
38:39d'être dans l'Assemblée nationale.
38:40Si demain,
38:41c'est Jordan Bardella
38:42le candidat,
38:42est-ce que vous allez
38:43vous convertir au bardellisme ?
38:44Est-ce qu'il vous a donné
38:45des garanties sur votre place
38:47dans la campagne présidentielle
38:48qu'il mènera ?
38:49Vous serez à ses côtés
38:50puisque vous avez des garanties
38:52aussi sur son programme politique.
38:54Il y a parfois des dissonances
38:55entre ce qu'il avance
38:56sur les retraites
38:57par rapport à Marine Le Pen.
38:58Moi, vous savez,
38:59tout ça est très exagéré
38:59par la presse.
39:00En tout cas,
39:01mon sort personnel
39:01n'a aucun intérêt.
39:03En tout cas,
39:03ça ne m'intéresse pas.
39:04Mais sur le plan programmatique ?
39:05Comment ?
39:05Sur le plan programmatique.
39:06C'est très exagéré.
39:07Vous savez,
39:08il se trouve que...
39:09Qu'est-ce qui n'est pas négociable
39:10dans le projet du RN ?
39:11À quoi il ne faut absolument pas
39:12qu'il renonce ?
39:13Mais je n'ai aucune raison
39:14de partir du principe
39:15qu'il va renoncer à quoi que ce soit.
39:16Je veux dire,
39:17Jordan Bardella,
39:17j'ai l'impression
39:18que ça a été un peu oublié.
39:19Aujourd'hui,
39:20Premier ministre,
39:21dans un binôme,
39:22avec Marine Le Pen,
39:22si les Françaises et les Français
39:23nous font confiance.
39:24Il a défendu,
39:25pas plus tard qu'en 2024,
39:27le programme politique législatif
39:28qui était un peu adapté,
39:30mais qui était à 99%
39:32celui de Marine Le Pen.
39:33Il n'y a aucune raison
39:35d'envisager des ruptures,
39:36des reniements.
39:37Il y a un travail qui est fait,
39:38parce que c'est ça,
39:39en fait, la réalité,
39:40pour y être associé directement
39:41sur l'amélioration
39:42du programme du Rassemblement National,
39:44sur une adaptation
39:45aux réalités économiques.
39:46On n'a pas le temps
39:47de parler.
39:47Donc, ça sera pareil
39:48quoi qu'il arrive
39:48et vous serez aussi bien
39:49porte-parole de Marine Le Pen
39:50que porte-parole de Jordan Bardella.
39:52Vous aurez votre place
39:53auprès des deux,
39:53quoi qu'il arrive.
39:54Vous savez,
39:55moi,
39:55j'ai une petite particularité,
39:56c'est que moi,
39:57j'ai été pendant 8 ans,
39:58et j'ai eu l'honneur
39:58d'être avec Nicolas Dupont-Aignan.
40:01Je me suis engagé
40:01dans un parti en 2012
40:02qui faisait 1,5% des voix.
40:04Vous savez,
40:04en termes d'opportunisme politique,
40:06je pense qu'on a connu
40:07plus grossier.
40:08Donc, moi,
40:08je suis à la place
40:09qu'on me donne.
40:10Moi, je suis au service
40:11de mes convictions.
40:12Je suis au service
40:14de Marine Le Pen.
40:15Mais aussi à l'aise
40:15avec l'un comme avec l'autre.
40:18Mais bien sûr.
40:18Mais bien sûr.
40:20Pour la petite histoire,
40:21je connais Jordan Bardella
40:23avant, humainement,
40:24avant Marine Le Pen.
40:25Je le connais depuis
40:25les années 2015.
40:26Donc, vous êtes le premier
40:27des bardellistes.
40:28Non, mais en fait,
40:29ça n'existe pas.
40:29En fait, le bardellisme
40:30ne peut pas exister
40:31puisque c'est du marinisme.
40:33C'est les poupées
40:34qui lui donnent.
40:35C'est les poupées
40:35qui lui donnent.
40:36Oui.
40:37Jordan Bardella
40:38est intégré
40:39dans la doctrine politique
40:40de Marine Le Pen
40:40puisqu'il s'est engagé pour elle.
40:42Enfin, je ne sais pas.
40:42C'est évident, non ?
40:43Alors, il y a quelqu'un
40:44qui vous cible ce matin
40:46fortement,
40:47qui cible aussi
40:47la France infoumise.
40:48C'est dans les collines
40:49de la tribune dimanche.
40:50Il s'agit d'un candidat
40:51à l'élection présidentielle,
40:52Gabriel Attal,
40:52qui dit vouloir desserrer
40:55la tenaille
40:56entre le RN
40:56et les filles.
40:57Il écrit dans la tribune dimanche
40:59qu'il y a une forme
41:00finalement
41:02presque d'accord officieux
41:04entre vous.
41:04Je pousse un peu,
41:05jugeant que votre opposition
41:06apparente
41:07est presque fausse,
41:08que vous auriez besoin
41:09l'un de l'autre.
41:09Il qualifie ça même,
41:10il va loin,
41:11de pacte nationalo-insoumis,
41:14jugeant que finalement
41:14la France insoumise
41:16a besoin de vous
41:17et que vous auriez besoin
41:17de la France insoumise
41:18pour l'emporter.
41:19Est-ce qu'il y a officiellement
41:20un pacte nationalo-insoumis,
41:22Jean-Philippe Tanguy ?
41:23Non,
41:23il y avait un pacte
41:25gabriello-mélenchoniste.
41:26C'est-à-dire ?
41:27Pour sauver ses fesses
41:28aux dernières élections
41:29législatives,
41:29Gabriel Attal a fait appeler
41:30aux insoumis,
41:31les insoumis ont appelé
41:32à soutenir M. Attal.
41:33Les insoumis ont offert
41:3460 postes de députés
41:35à Gabriel Attal
41:36et Gabriel Attal
41:37a offert à la gauche
41:38et aux insoumis en particulier
41:40entre, pareil,
41:41une cinquantaine de postes.
41:42Donc, c'est un peu
41:44grottel.
41:44On en revient,
41:44comme quoi tout est dans tout.
41:49ministre de l'écologie
41:49au monde parallèle
41:50de M. Nunez,
41:51ministre de l'Intérieur
41:51au monde parallèle
41:52de Gabriel Attal.
41:54Alors, je rappelle quand même
41:55pour la petite histoire
41:55de sa biographie
41:56parce que c'est toujours
41:56intéressant la vie des gens.
41:58Donc, Mme Barbu,
42:00millionnaire,
42:00M. Nunez, ancien préfet
42:02et M. Attal,
42:03acteur raté.
42:03Alors, rappelez-le.
42:04Acteur raté,
42:05il voulait être acteur.
42:05Il y a tout un tas de preuves
42:06qui pouvent qu'il voulait être acteur
42:07comme M. Macron.
42:07D'ailleurs, comme quoi,
42:08c'est un acteur raté.
42:10C'est de la comédie.
42:10C'est du film.
42:11Je lui avais dit une fois,
42:12je lui avais dit
42:12ce que le pape avait dit
42:13à Napoléon Bonaparte.
42:15Je lui avais dit
42:16« Comediente, tragedante ».
42:17C'est-à-dire que
42:18c'est de la comédie,
42:19c'est du cinéma,
42:20la tenaille.
42:20Mais d'un point de vue stratégique,
42:22vous avez quand même
42:22plus intérêt à vous retrouver
42:23face à LFI au second tour
42:25que face à un autre candidat
42:25si on en croit les sondages.
42:27Les sondages, c'est une chose.
42:28Mais ce qui est plus important,
42:29c'est ce que pense Marine Le Pen.
42:30Et Marine Le Pen,
42:30elle a établi
42:31que nous préférions
42:33affronter M. Philippe
42:34pour une raison simple.
42:34c'est qu'affronter M. Philippe
42:36ou Gabriel Attal,
42:38c'est les mêmes.
42:40C'est en fait affronter
42:42le bilan catastrophique
42:44qui lègue à la France.
42:45Là, on a eu 75 milliards
42:46de hausses de dettes
42:47sur un trimestre.
42:50La dette publique
42:51depuis 20 ans
42:52a augmenté
42:53trois fois plus vite
42:54que le PIB.
42:55Donc ça, c'est
42:55l'appauvrissement général
42:57qui se traduit par
42:57ce qu'on a vu
42:58sur les services publics
42:59et la termondisation
43:00de la France
43:00ou le drame de la justice.
43:02C'est le bilan de M. Attal.
43:03Donc il peut inventer
43:04le cinéma,
43:05faire de la provocation
43:06parce que pour ceux
43:07qui nous écoutent,
43:07en fait, il fait un parallèle
43:08avec le pacte germano-soviétique
43:10entre Staline et Hitler.
43:11On en est là.
43:12C'est-à-dire,
43:13on en est là.
43:13Il ne cite pas
43:15Staline et Hitler
43:16dans sa tribune.
43:17Attention.
43:18Parce que ce n'est pas seulement
43:19un acteur raté,
43:21vous avez raison.
43:21C'est aussi Alache.
43:22Et en fait,
43:23quand vous lisez la tribune,
43:24oui, Alache.
43:24Et donc,
43:25quand vous lisez la tribune,
43:26il compare
43:27le Rassemblement National
43:28à M. Poutine,
43:29donc les Russos-soviétiques,
43:31il compare M. Mélenchon
43:32à Trump en faisant passer
43:33pour un nazi.
43:34Bon, donc tout ça...
43:35Encore une fois,
43:35il n'est pas ça,
43:36mais...
43:36Justement précision...
43:37Monsieur d'arrêt.
43:38Non, mais on va être
43:38sur la précision.
43:39Monsieur d'arrêt.
43:40La précision.
43:41Jean-Philippe Anguilien,
43:42on va vous citer...
43:43Vous savez,
43:44c'est la femme
43:44quand on était des petits singes,
43:47celui qui ne veut pas voir,
43:48celui qui ne veut pas entendre,
43:48celui qui ne veut pas parler.
43:49Il se trouve que moi,
43:50j'entends tout,
43:51je vois tout
43:51et surtout,
43:51je dis tout.
43:52Alors justement,
43:53on va s'arrêter
43:54sur ce qu'il dit précisément.
43:55Oui, il parle du RN
43:56de Jordan Bardella
43:57et de Marine Le Pen,
43:58Gabriel Attali.
43:59Il dit,
43:59il se glisse de plus en plus
44:00dans les habits poutiniens,
44:02toujours prêts à relayer en France
44:04la propagande anti-Ukraine du Kremlin.
44:07Eux aussi aiment s'en prendre
44:08à nos institutions,
44:09à la dépendance de la justice.
44:11Vous êtes poutinien,
44:11Jean-Philippe Tanguy ?
44:12Non, mais si...
44:13On parlait de Napoléon,
44:15ce que disait Talran,
44:16s'il est excessif,
44:17il est insignifiant.
44:18C'est grotesque.
44:20Qui a invité M. Poutine
44:22à Versailles en grande pompe ?
44:23C'est Emmanuel Macron.
44:24Est-ce qu'on a déjà entendu
44:25M. Attal,
44:25par exemple,
44:26quand il était au service
44:27de Mme Marisol Touraine
44:28dans un cabinet socialiste,
44:30se scandaliser du fait
44:32que M. Hollande
44:33était d'accord
44:33pour construire un gazoduc
44:35entre l'Allemagne
44:36et la Russie,
44:37à savoir Nord Stream 2,
44:38rendant dépendant l'Europe
44:39du gaz de M. Poutine ?
44:41Ce n'est pas la Rassemble Nationale
44:41qui a construit le tuyau,
44:42c'est le SPD,
44:44les Verts,
44:45la SDU,
44:46le centre droit allemand,
44:47avec le soutien
44:48des gouvernements français.
44:49Vous n'avez aucune sympathie
44:49pour Vladimir Poutine ?
44:50Mais zéro !
44:51Mais zéro !
44:52C'est surréaliste,
44:53tout ça,
44:53c'est une invention.
44:54C'est comme le climato-scepticisme
44:55du Rassemblement National,
44:56le Poutine.
44:57En fait,
44:58c'est hors-ouelien.
44:58Vous parlez du climato-scepticisme.
45:00C'est hors-ouelien.
45:00Mais en fait,
45:00c'est intéressant
45:01parce qu'en fait,
45:01le Rassemblement National,
45:02d'ailleurs,
45:02là, ils sont un peu fricotés
45:03avec ça, d'ailleurs.
45:04On n'a jamais été au pouvoir,
45:05mais on est responsable
45:05de toutes leurs erreurs.
45:07À toutes les erreurs
45:07des socialistes,
45:08de la droite,
45:09d'Emmanuel Macron
45:10et de M. Attal,
45:11c'est jamais eux.
45:12C'est,
45:13quand ce n'est pas les martiens,
45:14c'est le Rassemblement National.
45:24avec Vladimir Poutine.
45:25Marine Le Pen,
45:25ça a été dit,
45:26mille fois,
45:27aurait rencontré
45:27tous les dirigeants politiques
45:30qui lui ont proposé
45:31de le rencontrer.
45:32Ils se trouvent
45:32que c'était Vladimir Poutine.
45:33Elle a rencontré
45:34n'importe qui d'autre.
45:35Quand on se répare
45:36à la présidentielle,
45:36vous rencontrez
45:37les puissants de ce monde.
45:37Ça ne sera pas
45:38une campagne sous influence.
45:39Mais pas du tout.
45:40Mais tout ça,
45:40c'est du cinéma.
45:41Mais vraiment,
45:42je le dénonce
45:43pour une raison simple,
45:44M. Daray,
45:44sauf que j'ai présidé
45:45une commission d'enquête
45:45sur les ingérences étrangères.
45:47Je vous dis quelque chose
45:47de très simple,
45:48que tout le monde
45:49sera d'accord avec ça.
45:50Bon, déjà,
45:50toutes les auditions
45:51de cette commission
45:51ont montré
45:52qu'il n'y avait pas
45:52d'influence étrangère en France.
45:53Tant mieux,
45:54en tout cas,
45:54qu'on résistait
45:54et qu'aucun parti politique
45:55n'était sous influence.
45:56Et il faut s'en féliciter.
45:57Et je le dis d'ailleurs aussi
45:58pour les insoumis
45:59qui parfois sont injustement
46:00accusés de ça,
46:01personne n'est sous influence
46:01en France et tant mieux.
46:03Si c'était vrai,
46:04M. Daray,
46:04c'est-à-dire que si M. Macron,
46:06quand il dit à Mme Le Pen
46:06qu'elle était soi-disant
46:07sous influence,
46:08si le président de la République
46:09savait cela,
46:10le Rassemblement National
46:11ne pourrait pas
46:11se présenter en France.
46:12Évidemment,
46:13parce que s'il y avait
46:14le parti principal d'opposition
46:16qui était sous influence étrangère,
46:17les services de sécurité
46:18de l'État
46:18nous empêcheraient
46:19de nous présenter.
46:20Heureusement, d'ailleurs.
46:21Donc tout ça,
46:22c'est du cinéma.
46:23Ça consiste à ne pas avoir
46:24de débat de fond
46:25sur l'économie.
46:26Parce qu'aujourd'hui,
46:26je vous remercie
46:27d'autres invitations,
46:28mais avec les macronistes,
46:28on n'arrive jamais
46:29à avoir de débat de fond.
46:30Vous savez qu'ici même,
46:33on va organiser,
46:35on a essayé d'organiser
46:36des débats
46:36et on organisera évidemment
46:37des débats dans BFM politique
46:39tout au long
46:39de cette campagne.
Commentaires