00:00On doit rester prudent, on doit attendre les chiffres, l'analyse complète par la Santé publique France qui arrivera en
00:05fin d'année,
00:05mais j'ai peur que les chiffres soient très importants.
00:07J'ai regardé ce matin rapidement, on a eu plus de décès sur deux jours, vendredi, samedi,
00:12que sur l'épisode caniculaire de l'année dernière, 19 juin, 7 juillet, sur Paris.
00:18Et comment vous l'expliquez ?
00:20Comment on l'explique ? L'épisode était plus intense que l'année dernière, c'est surtout ça.
00:25C'est l'intensité ?
00:26Plus intense.
00:27Et les personnes qui décèdent sont des personnes qui sont vulnérables, qui sont seules chez elles, c'est ça ?
00:32Il y a beaucoup de personnes vulnérables, seules chez elles.
00:34On a retrouvé des patients chez eux à plus de 43 degrés.
00:38Donc on les refroidit immédiatement, on les amène à l'hôpital, mais l'organisme, parfois, c'est trop tard.
00:45Est-ce qu'on peut déterminer une sorte de portrait robot du patient qui est aujourd'hui pris en charge
00:53par le SAMU à Paris ?
00:55Quel âge a-t-il ? Est-ce qu'il a des comorbidités ?
00:58Essentiellement des patients âgés, au domicile, vulnérables, qui ne pensent pas à s'hydrater suffisamment,
01:05qui sont parfois tout seuls, avec un infirmier qui va passer le matin et le soir,
01:09et qui va le découvrir dans un état de détresse physiologique extrême.
01:13C'est la situation qu'on a connue en 2003.
01:15La situation de 2003 avec les EHPAD, que l'on n'a pas cette fois-ci.
01:18Oui !
01:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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