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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 27/06/2026

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03:49Transcription by CastingWords
03:50could be the hardest.
03:52There is a lot of work in front of us.
03:54There are historical discussions
03:55for the first time since the creation of Israel.
03:58The Israelis and Lebanese
04:00are meeting face-to-face.
04:02On behalf of the President Joseph Aoun,
04:05we would like to thank the President Donald Trump,
04:07Mr Rubio and the Israelis
04:10and all the American government
04:11who joined us
04:12and facilitated these historical discussions
04:15in Washington.
04:15These historical talks in Washington D.C.
04:19Problème, en avril, une trêve
04:21avait déjà été conclue entre les deux pays,
04:23mais elle n'a jamais été respectée.
04:24Un autre accord, conclu entre les États-Unis
04:26et l'Iran à la mi-juin, contenait comme premier point
04:29l'arrêt total des bombardements israéliens,
04:31y compris au Liban.
04:32Mais Israël refuse de respecter ce point
04:34et exige le désarmement du Hezbollah.
04:39Nous resterons dans le sud du Liban
04:41aussi longtemps que nécessaire
04:43dans la zone de sécurité
04:44que nous avons délimitée.
04:46Nous ne nous retirerons pas
04:48et je vais vous dire pourquoi.
04:49Nous sommes passés de territoire contrôlé
04:52au contrôle des territoires
04:53et nous maintiendrons ce contrôle de territoire
04:56aussi longtemps que nécessaire.
04:58Depuis le sud du Liban,
04:59nous défendons les habitants du nord d'Israël.
05:04Le Hezbollah, de son côté, refuse tout compromis
05:07avec Israël, qui occupe illégalement
05:09un cinquième du territoire libanais.
05:11Lors de la commémoration d'Ashoura,
05:13le chef du parti chiite pro-iranien s'est montré ferme.
05:18Israël n'a d'autre choix que de se retirer
05:20complètement de chaque centimètre de notre terre.
05:23Israël doit partir sans conditions.
05:25Aucun engagement qui va à l'encontre
05:27de la souveraineté du Liban ne passera
05:29et nul n'a le droit de signer quoi que ce soit.
05:31Ni normalisation, ni acquis pour Israël
05:34qui doit sortir humilié.
05:38Depuis début mars, plus d'un million deux cent mille Libanais
05:41ont été déplacés et plus de quatre mille deux cents ont été tués.
05:48L'actualité, c'est aussi le bilan du double séisme au Venezuela
05:51qui continue de s'alourdir.
05:53Au moins 920 morts et plus de 50 000 disparus
05:56alors que l'aide humanitaire américaine commence à parvenir.
05:59Les secousses de magnitude 7,2 et 7,5
06:02qui ont frappé le nord du pays mercredi
06:04ont laissé un paysage de dévastation
06:06avec d'innombrables immeubles effondrés.
06:09Près de 7 millions de personnes
06:10pourraient avoir été touchées par ces séismes dévastateurs
06:15dont 2 millions rien qu'à Caracas selon l'ONU.
06:23Restons d'ailleurs au Venezuela
06:24où les premières équipes de secouristes étrangers
06:26ont commencé à intervenir après le double séisme
06:29qui a frappé le pays.
06:30Une situation de secours extrêmement complexe d'ailleurs.
06:33De nombreuses victimes restent encore coincées sous les décombres
06:37et le bilan, encore provisoire, ne cesse de grimper.
06:40On voit cela en détail avec Dina Marini.
06:43Les Etats-Unis passent à l'action
06:45après le puissant double séisme qui a frappé le Venezuela.
06:50Washington annonce une aide d'urgence
06:52de 150 millions de dollars
06:54pour soutenir les opérations humanitaires
06:57et les secours sur le terrain.
06:58Selon le Département d'Etat américain,
07:0150 millions de dollars
07:02seront versés directement aux organisations humanitaires
07:06mobilisées dans les zones sinistrées.
07:09Tandis que 100 millions de dollars
07:11seront alloués au bureau des Nations Unies
07:14pour les affaires humanitaires
07:16afin de coordonner la réponse internationale.
07:22Nous avons pris le contrôle du Venezuela en moins d'une journée.
07:25Le pétrole coule de nouveau
07:26et nos relations avec eux sont excellentes.
07:29D'ailleurs, nous allons les aider après le terrible séisme
07:31qu'ils ont subi, un séisme d'une ampleur considérable
07:35à Caracas où nous allons leur venir en aide.
07:38En parallèle, deux équipes américaines spécialisées
07:41dans la recherche et le sauvetage de victimes
07:44doivent être déployées pour participer aux opérations sur place,
07:48alors que les recherches se poursuivent.
07:50Les besoins restent immenses.
07:52Les habitants réclament davantage de secours.
08:00Beaucoup de personnes ont besoin d'aide ici.
08:02Nous espérons que d'autres pays pourront nous soutenir
08:05en envoyant des engins de chantier et des équipes de secours
08:08car de nombreuses personnes sont encore coincées sous les décombres.
08:11Nous avons besoin de davantage de personnel,
08:13de machines, d'équipants et d'eau potable.
08:15Ce n'est que le début, mais il est évident que les choses vont devenir très difficiles pour nous.
08:20Presque tout l'état de la Guayra a été détruit.
08:27L'aide internationale continue de s'organiser
08:30pour répondre aux conséquences du séisme
08:32qui a provoqué d'importants dégâts et mobilise les secours
08:36venus de plusieurs pays.
08:37Des équipes de secouristes spécialisées,
08:41coordonnées par l'ONU,
08:42ont également été mobilisées
08:44pour faire face aux conséquences du plus fort séisme
08:47enregistré en plus d'un siècle dans cette région.
08:51Après deux semaines de blocage inédit,
08:54le gouvernement américain a levé l'interdiction
08:56du modèle d'intelligence artificielle Mythos V,
08:59le plus puissant dans Tropique,
09:01qui peut désormais proposer son IA
09:04à plus de 100 institutions américaines.
09:07Les partenaires étrangers,
09:08notamment des agences étatiques de cybersécurité en Europe
09:11et en Asie,
09:12en restent privés à ce stade.
09:14Une mesure qui apaise pour l'heure
09:15les tensions entre l'administration Trump
09:17et ce géant technologique.
09:23Au moins 193 millions d'habitants en Europe
09:26sont sous les coups de la canicule.
09:29Le mercure a dépassé les 35 degrés ce samedi.
09:32Parmi les territoires les plus touchés
09:34par les températures extrêmes figure l'Allemagne,
09:37avec des températures oscillantes
09:38entre les 30 et 35 degrés.
09:41En Hongrie, la quasi-totalité du pays
09:43suffoque sous plus de 35 degrés,
09:45soit plus de 9 millions de personnes.
09:47Une bonne partie de l'Autriche,
09:48de la République tchèque,
09:49et la Pologne sont également concernées.
09:52La majeure partie du continent,
09:53de la Grèce à l'Italie jusqu'au Danemark
09:55et la pointe sud de la Suède,
09:57dépasse les 30 degrés,
09:59même si Londres, le Portugal
10:00et une partie de l'Espagne
10:02devraient rester épargnés.
10:03En France,
10:04les températures dépassent 35 degrés
10:06pour quelques 26 millions de personnes
10:08dans l'Hexagone,
10:10moins que la veille.
10:14Au Maroc aussi,
10:15le mercure continue de grimper dans le Royaume.
10:17Sur la carte,
10:18plusieurs provinces sont placées en vigilance orange
10:21et dès dimanche,
10:22les températures vont osciller entre 38 et 42 degrés.
10:25Le thermomètre pourrait,
10:27de lundi à mercredi,
10:28dépasser les 43 degrés
10:29dans les provinces de
10:30Hnefra,
10:31Fes, Tounet,
10:32Wazen,
10:33Khoribga,
10:34Swairach,
10:34Misset et Mknes.
10:35Il fera également très chaud
10:37à Rahmana,
10:38Yousufia et Bnimmel.
10:39Dans ces villes,
10:40le mercure pourrait grimper jusqu'à 45 degrés.
10:43Température à prévoir également
10:44dans les provinces de Bouchdour,
10:46Tarudent,
10:47Auxerd,
10:48Stade et Marraksh.
10:52Retour au Maroc,
10:53où s'est refermée hier la quatrième édition
10:55du Women's Summit à Casablanca,
10:57un sommet organisé
10:58pour mettre l'accent
10:59sur les rôles des femmes
11:00en matière de développement durable
11:01et d'innovation en Afrique.
11:03Plus de précisions
11:04avec Dunia Dimon.
11:07La contribution des femmes
11:08à la construction
11:09d'un avenir africain,
11:11inclusif et durable
11:12est au cœur
11:13de la quatrième édition
11:14du Women's Summit.
11:15Placée sur la présidence
11:16d'honneur de son Altesse royale,
11:18la princesse Lala Meriem,
11:19et initiée par la fondation
11:21Startup Gros,
11:22Women's Summit a choisi
11:23comme thème cette année
11:24l'initiative atlantique des femmes
11:26des lideuses
11:27pour une Afrique inclusive
11:28et durable.
11:31Le fil conducteur de cette édition
11:33est de placer les femmes
11:34au cœur d'une Afrique
11:35développée et durable.
11:36Cette approche s'inscrit
11:37dans la vision de Sa Majesté
11:38le Roi Mohamed VI
11:39à travers l'initiative
11:40atlantique Horizon.
11:41L'objectif est de faire avancer
11:42ce projet stratégique
11:43en veillant à ce que les femmes
11:45soient pleinement
11:45au centre de cette dynamique.
11:50Pendant deux jours,
11:51un parterre de personnalités politiques,
11:53diplomatiques et économiques
11:54marocaines et africaines
11:56ont discuté des enjeux
11:58institutionnels
11:58mais aussi de développement durable
11:59et intelligence artificielle.
12:02Je suis très fière de voir
12:03la place de la femme au Maroc aujourd'hui.
12:05Son rôle est essentiel
12:06et leur réalisation
12:07de plus en plus reconnue.
12:08La présence des femmes marocaines
12:09sur la scène internationale
12:10est une véritable source
12:12de fierté pour moi.
12:14L'invité d'honneur de cette édition,
12:16la première dame de la République gabonaise.
12:19En sa présence, les débats ont porté
12:20sur le leadership féminin,
12:21qu'est-ce qu'une bonne gouvernance
12:23ou encore la transformation numérique,
12:25mais aussi l'enjeu majeur
12:26de l'autonomie financière des femmes
12:28et des jeunes sur le continent.
12:31Le Maroc a connu des avancées considérables
12:34ces dernières années.
12:35Aujourd'hui, les femmes occupent
12:37de plus en plus de postes à responsabilité
12:39dans l'administration,
12:41le monde associatif,
12:42l'économie
12:43et les autres secteurs
12:44de la société civile.
12:46La femme marocaine
12:47est un modèle de réussite.
12:52Le sommet s'est clôturé
12:54par la remise des Umuntu Awards
12:56distinguant des femmes, des hommes,
12:58mais aussi des institutions et initiatives.
13:03Un mot de sport à présent.
13:05Les Lyons de l'Atlas
13:06sont arrivés cette nuit à Monterey.
13:09Ils sont prêts à rugir
13:10et tout un royaume est derrière eux.
13:12Sur place, les protégés de Mohamed Ouabi
13:14feront face ce mardi aux Pays-Bas.
13:17Le Maroc tentera de décrocher
13:18donc son ticket
13:18pour les huitièmes de finale
13:20de la Coupe du Monde.
13:21Soudés, les coéquipiers
13:22d'Ashraf Hakimi permettent
13:24de tout donner pour hisser
13:25très haut les couleurs
13:27du royaume dans cette compétition.
13:32Et pour que les Dimas Magrib
13:34et les CRCR résonnent à Monterey,
13:37la Royal Air Maroc déploie ses ailes.
13:39La RAM a programmé six vols spéciaux
13:42au départ de Casablanca vers Monterey
13:43pour permettre aux supporters marocains
13:46de pousser leurs équipes
13:48à la victoire finale.
13:49On voit cela en détail
13:51avec Nasser Denounay.
13:5410 000 dirhams,
13:55le billet aller-retour,
13:56le tarif est fixe,
13:57des billets en classe économique
13:58non modifiables
13:59et non remboursables.
14:00Pour mener cette opération inédite,
14:02Royal Air Maroc utilisera
14:03des gros porteurs dernière génération.
14:05Fidèle à son engagement aux côtés du football national,
14:08la compagnie s'est immédiatement mobilisée
14:10afin de mettre en place dans des délais
14:12particulièrement courts un dispositif exceptionnel
14:15répondant aux attentes des supporters marocains
14:17souhaitant accompagner leur équipe au Mexique.
14:20C'est une première pour Royal Air Maroc
14:22qui n'a jamais desservi le Mexique.
14:24Le voyage sera long pour les supporters,
14:2611h aller et 11h retour.
14:28Au total, 12 vols spéciaux sont programmés
14:30d'une capacité globale de plus de 3000 sièges.
14:336 vols au départ de Casablanca vers Monterey,
14:35Mexique entre le samedi et le lundi,
14:37puis 6 vols retour entre mardi et jeudi.
14:39Pour rappel,
14:40les passagers doivent être titulaires
14:41d'un visa mexicain en cours de validité.
14:44A défaut, les détenteurs d'un visa valide
14:45délivré par les États-Unis,
14:47le Canada, le Royaume-Uni
14:48ou un état membre de l'espace Schengen,
14:50sont également autorisés à entrer au Mexique.
14:53Après deux défaites à la Coupe du Monde,
14:56le Sénégal a su repondir en étriant l'Irak hier
14:59sur un score de 5 buts à zéro.
15:01Les Lyons de la Teranga ont marqué les esprits
15:03avec une prestation aboutie.
15:05Les résultats de la nuit ont ensuite validé
15:07leur qualification pour les 16e de finale.
15:10Retour sur cette rencontre avec nos correspondants
15:12à Dakar, Régis Moukila et Amadoussi.
15:17Ils étaient attendus et ils ont répondu présent.
15:21L'équipe du Sénégal s'est imposée largement
15:24face à cette équipe de l'Irak,
15:26considérée comme la petite équipe de ce groupe I.
15:30Le Sénégal donc qui rectifie le tir après sa double défaite
15:34depuis l'entame de cette Coupe du Monde 2026,
15:37notamment face à la France et puis face à la Norvège.
15:41Une victoire aujourd'hui qui rassure,
15:43même s'il y a encore de nombreuses inquiétudes
15:45pour la suite de cette compétition,
15:48mais le Sénégal a répondu présent au grand bonheur
15:50de nombreux Sénégalais.
15:52On est très heureux par rapport à la prestation
15:57de l'équipe du Sénégal parce que marquer 5 buts,
16:00cela démontre qu'on a pratiqué un bon jeu aujourd'hui.
16:03On se retrouve à jouer les derniers matchs pour se qualifier.
16:06C'est un peu triste, mais des fois, c'est comme ça un tournoi.
16:09On se rappelle de l'Euro que le Portugal gagne.
16:12Ils sont sortis en tant que troisième place
16:15et au final, ils ont gagné le tournoi.
16:17Inch'Allah que ça se fasse comme ça.
16:18Si c'est comme ça, je signe tout de suite.
16:21La 27e édition du festival Gnawa des Saouiras
16:24se referme ce samedi.
16:25Des centaines d'artistes sont venus de différents pays
16:28pour y participer.
16:29Cet événement artistique s'est d'ailleurs imposé au fil des années
16:32comme l'un des rendez-vous culturels incontournables
16:34de la scène musicale internationale.
16:37Je vous propose d'ailleurs d'écouter les réactions de quelques artistes.
16:46C'est une fusion qu'on a fait avec les Gnawa et aussi une artiste venant de l'Inde.
16:55Ça a été une grande expérience pour nous, là où on a pu découvrir la culture riche de Gnawa.
17:04Et ce qui nous a étonnés, positivement, c'est voir les rythmes qu'ils ont,
17:10qui résonnent aussi chez nous, malgré la grande distance qu'il y a entre le Maroc et le Rwanda.
17:14Et après, le fait qu'ils ont été généreux et accepté de s'ouvrir à nous,
17:24qui a facilité le fait de nous partager et aussi de trouver des common grounds pour faire la fusion,
17:35sans faire trop de compromis là où on se sent peut-être qu'on peut mettre notre identité culturelle.
17:44Ça n'a pas eu lieu. On a pu partager et fusionner ensemble.
17:49Aujourd'hui, on se retrouve à la 27e édition du festival Gnawa,
17:53le festival dont j'ai grandi et tout ça. Et aujourd'hui, je fais l'ouverture.
17:58Donc, je suis vraiment très, très content de faire ça cette année.
18:03Et voilà, comme vous savez, la musique Gnawa, le festival Gnawa,
18:07en fait, c'est les Gnawa qui invitent les musiciens du monde
18:10pour les accueillir et pour partager cette culture avec eux.
18:14Donc, cette année, on a un groupe rwandais.
18:17Nous, en tant qu'aux Marocains, on est en Afrique, on est des purs africains,
18:21mais on connaît plus les voisins. On connaît plus Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, mais pas Rwanda.
18:26Pour moi, si les Marocains connaissent Rwanda, c'est peut-être le film Hotel Rwanda
18:30ou peut-être l'histoire du génocide et tout ça.
18:34Mais cette année, le festival a fait cet effort-là.
18:37Il nous a ramené des cousins qui sont un peu loin,
18:39mais qui matchent très, très bien avec nous.
18:42Donc, dès le premier cours, on a vu que c'est une musique qu'on n'a jamais entendue,
18:46mais qu'on la sent quand même.
18:48Donc, le mix, c'était facile.
18:50En plus, on a aussi Sarah Moulabled qui est Marocaine.
18:53Il a ramené ses sonorités et on a Ganavia, une Indienne qui, pour moi,
18:59hier, dès qu'elle a ouvert sa bouche, j'avais les frissons, j'ai pleuré et tout.
19:04C'est vraiment incroyable.
19:05Pour moi, juste sa voix, c'est une symphonie.
19:09Et vraiment, c'est un spectacle qui va vraiment être très, très spécial.
19:15Je suis déjà venu pas mal de fois jouer au Maroc,
19:18mais c'est la première fois que je joue à Essaouira pour le festival.
19:21Donc, c'est déjà un honneur, c'est un cadeau franchement magnifique
19:24comme fait de venir, de m'inviter, de me faire confiance pour ce projet de concert d'ouverture.
19:31Et vraiment, je ne savais pas quoi penser au début.
19:36Quand j'ai vu, je me suis dit, bon, le Rwanda, les Gnawa, chanteuses marocaines, chanteuses indiennes, moi,
19:42comment on va faire ?
19:44Comment on va faire pour faire de la musique ensemble et pour satisfaire le public,
19:47quand même leur donner des choses qui vont faire plaisir ?
19:50Ce n'était pas facile.
19:51Mais c'est là que je me dis que Karim Ziad, qui a été notre directeur artistique,
19:55que je connais bien parce qu'on a beaucoup joué ensemble,
19:59il a vraiment une sorte de don visionnaire.
20:03Parce qu'il savait déjà comment ça allait s'imbriquer et fonctionner pendant les répétitions.
20:09Et c'est vrai que dès les premières répétitions, ça a été magique
20:11parce qu'il n'y a pas eu besoin de forcer pour que les choses se croisent
20:16de manière très belle, très spontanée et très naturelle.
20:23C'était vraiment une très belle surprise, avec beaucoup de respect mutuel, de spontanéité.
20:30C'était vraiment magnifique.
20:33Et parmi les grands noms de la musique présents à Essaouira, il y a Richard Bonnat,
20:38l'artiste camerouno-américain, a gratifié hier le public d'un magnifique spectacle.
20:43Son style mêlant tradition, jazz et musique populaire a enflammé la scène pour un concert mémorable.
20:49Il a d'ailleurs partagé l'affiche avec l'artiste marocaine Asmal Mnaouar.
20:55J'ai eu l'occasion de participer à cette collaboration avec elle et Karim Ziad.
21:03J'ai rencontré une personne très chaleureuse et surtout une personne de talent,
21:10parce que c'est une chanteuse très talentueuse.
21:13Et j'aime bien son registre, qu'elle a cette capacité d'embrasser un peu beaucoup de style.
21:21Et là, pour la première fois, on a l'occasion de jouer sur scène, pour la première fois ici au
21:27Maroc.
21:28Donc ça a un accent vraiment particulier pour moi.
21:32Il y a encore de la musique, mais cette fois-ci à Mawazine, l'icône mondiale de jazz Didi Bridgewater
21:37a subjugué ses spectateurs dans l'enceinte du Théâtre Royal de Rabat.
21:42Dans cette 21e édition du festival Mawazine Rhythme du Monde,
21:46l'artiste aux multiples récompenses a ouvert le bal avec le titre
21:49« People make the world go round » avec sa voix d'une puissance rare et une présence scénique remarquée.
21:56Didi Bridgewater navigue entre sonorités douces et accents contemporains,
22:00placées sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI.
22:03La 21e édition du festival Mawazine Rhythme du Monde se termine ce 27 juin à Rabat
22:08avec des artistes de renom venus des quatre coins du monde.
22:18Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
22:32Dans l'invité du soir, nous allons parler cybersécurité.
22:36Longtemps, la cybersécurité consistait à protéger les réseaux, les serveurs ou encore les ordinateurs.
22:41Aujourd'hui, les cybercriminels s'attaquent d'abord aux identités numériques.
22:45Comptes compromis, mot de passe volé, usurpation d'identité, phishing dopé à l'intelligence artificielle.
22:51Selon plusieurs études, près de huit cyberattaques sur dix commencent avec une identité compromise.
22:57Dans un monde où le cloud, le télétravail et l'intelligence artificielle se généralisent,
23:01l'identité numérique est devenue le nouveau périmètre de sécurité.
23:05Et bien pour en parler, nous sommes en direct de Casablanca avec Rahif Saadullah,
23:09expert en identité numérique, ancien associé Big Four chez Ernest & Young à Paris
23:14et cofondateur du cabinet Pure Player en cybersécurité FortiForce Consulting,
23:21présent à Paris, Casablanca et Doha.
23:26Rahif Saadullah, bonsoir et merci d'être avec nous.
23:30Bonsoir et merci beaucoup pour votre invitation.
23:33Je suis ravi d'être parmi vous aujourd'hui pour éclairer vos téléspectateurs
23:37sur le sujet de l'identité numérique et surtout pourquoi celle-ci est devenue
23:42une pierre angulaire de la cybersécurité moderne.
23:47Soyez le bienvenu.
23:48Alors on commence cet entretien par cette question.
23:50Pourquoi l'identité numérique est-elle devenue aujourd'hui
23:53la cible privilégiée des cybercriminels ?
23:57La réponse est simple.
24:00C'est pourquoi forcer une porte blindée ou casser des murs
24:03quand on veut voler ou quand on peut voler des clés.
24:06Donc en gros, ça c'est une stratégie qui a été comprise rapidement
24:10par les cyberattaquants.
24:12Et au départ, on avait, on va dire, une approche périmétrique
24:16qui consistait, comme vous l'avez bien précisé,
24:19à sécuriser le système d'information sous forme d'un château fort.
24:23On mettait en place des pare-feux au niveau du réseau interne de l'entreprise
24:27et on essaie vraiment de sécuriser les accès en interne
24:31et on considérait que toute action, activité venant de l'externe
24:35est une activité suspecte.
24:38Mais avec l'arrivée du cloud, avec l'arrivée des nouveaux modèles de travail aujourd'hui,
24:43avec du télétravail, avec le travail nomade,
24:47le système d'information est devenu étendu,
24:51est devenu vraiment un système d'information accessible depuis l'externe,
24:56à distance par des clients, par des citoyens, par des partenaires.
24:59Et donc le premier, on va dire, rempart face aux cyberattaques,
25:05c'est l'identité numérique.
25:07Donc si vous vous posez la question, c'est quoi cette identité numérique ?
25:11Justement, des études montrent que la majorité des cyberattaques
25:14commence par un compte compromis.
25:17Est-ce que nous sommes en train d'assister à un changement de paradigme en cybersécurité ?
25:21Exactement, exactement.
25:23Parce qu'on parle de 80% de comptes de compromissions,
25:27de comptes d'identité qui ont permis, on va dire, d'accéder et d'attaquer des serveurs web.
25:35Mais ce chiffre-là, j'aimerais bien le mettre en nuance
25:42parce qu'il baisse à 40% pour tous les types d'attaques.
25:47Et en l'occurrence, aujourd'hui, quand on essaie de sécuriser une identité,
25:54il faut tout d'abord s'assurer qu'on met en place, on va dire, trois contrôles.
26:01Un premier contrôle, c'est de s'assurer qui on a en face.
26:04Donc c'est la phase d'identification.
26:06Deuxième étape, c'est de s'assurer
26:08est-ce que la personne qu'on a en face, c'est celle qui prétend l'être ?
26:11C'est l'authentification.
26:12Et ça se fait via un mot de passe,
26:14quelque chose, un secret qui est partagé entre l'utilisateur et le système.
26:20Ça peut être via quelque chose qu'on a à disposition,
26:24donc un téléphone ou une clé de sécurité,
26:27comme ça peut être sous forme de quelque chose qu'on niait,
26:31comme de la reconnaissance faciale ou de l'empreinte.
26:34Alors, vous parlez justement de mot de passe.
26:36Est-ce qu'on peut affirmer qu'aujourd'hui, ils appartiennent déjà au passé,
26:39sachant que l'authentification multifactorielle est devenue aujourd'hui indispensable ?
26:46Effectivement.
26:47Donc, on ne peut pas dire que le mot de passe est mort,
26:48parce qu'on continue à l'utiliser toujours,
26:51mais ils sont en soins palliatifs.
26:54Donc, je ne sais pas si vous êtes au courant,
26:56mais en 2024, 2,8 milliards de mots de passe étaient en vente sur le dark web.
27:02Ce qui rend, on va dire, ce modèle basé sur le mot de passe est fondamentalement cassé.
27:07Donc, de plus en plus, on va dire d'acteurs ou de grands acteurs
27:10comme Apple, comme Microsoft et comme Google,
27:14ils poussent aujourd'hui pour l'authentification passwordless
27:17qui ne s'appuie pas uniquement sur le mot de passe,
27:20mais on essaie de passer vers des nouveaux modes d'authentification
27:24basés sur ce que je disais tout à l'heure,
27:27sur du MFA, donc des facteurs basés sur ce qu'on est
27:31ou quelque chose qu'on a à disposition comme le téléphone
27:34ou comme une clé de sécurité.
27:37Alors, on le sait, l'intelligence artificielle permet aujourd'hui
27:41de produire des courriels, des voix ou même encore des vidéos
27:44et ce, de manière quasiment indétectable.
27:46Est-ce que nous sommes entrés dans une nouvelle génération de cyberattaques, d'après vous ?
27:52Absolument.
27:53Et c'est un sujet qui nous procure beaucoup en tant que praticiens.
27:57Donc, l'IA a démocratisé vraiment les cyberattaques
28:01et a baissé de 10% la construction, le coût des cyberattaques.
28:08Donc, avant, il a fallu des compétences techniques pour lancer des attaques sophistiquées.
28:12Maintenant, avec de l'IA générative, on peut générer des emails phishing
28:17parfaitement rédigés, personnalisés dans la langue de la cible.
28:21Et donc, on voit de plus en plus de deepfakes, des vidéos fabriquées
28:25pour contourner de la reconnaissance faciale.
28:27Et aujourd'hui, et pour répondre à cette question,
28:31donc vraiment, le phishing par l'IA devient plus dangereux
28:35que les attaques techniques classiques
28:38parce que ça permet à un attaquant de récupérer un identifiant.
28:42Et ensuite, cet identifiant, il va être utilisé pour accéder à des services,
28:48typiquement un compte bancaire, comme ça peut être utilisé pour accéder
28:52à un système d'information d'une entreprise.
28:55Et ensuite, ils utilisent ça pour propager l'attaque,
28:59d'aller chercher de plus en plus, on va dire, de comptes à privilèges
29:03pour déployer des attaques dévastatrices,
29:07comme on le voit dans le monde aujourd'hui
29:11à travers des attaques ransomware qu'on a de plus en plus.
29:14Parlons à présent du phishing assisté par intelligence artificielle.
29:18Est-ce qu'il devient plus dangereux que les attaques techniques traditionnelles ?
29:22Exactement. Donc, comme je l'expliquais, vraiment,
29:25ça devient plus simple, accessible à tout le monde.
29:29Donc, n'importe qui pourrait aujourd'hui générer des mails de phishing
29:32et l'envoyer à une masse de personnes
29:36parce qu'on peut se procurer rapidement des bases d'emails sur le dark web
29:41et ensuite essayer de piéger quelques utilisateurs.
29:46Et à partir de là, ils ont vraiment un accès légitime,
29:50on va dire, entre parenthèses, au système d'information.
29:52Donc, ils passent sans bruit et c'est indétectable
29:56si on s'appuie vraiment sur, on va dire, des moyens d'identité numérique simples.
30:01Et c'est là où les technologies de pointe aujourd'hui permettent de mettre en place aussi l'IA
30:07pour identifier ces attaques.
30:10Typiquement, une personne qui a l'habitude de se connecter depuis le Maroc.
30:13Et du jour au lendemain, on voit qu'il y a des authentifications
30:16et des accès depuis un autre pays
30:18et qu'on essaie d'accéder à des documents ou à des données qui ne sont pas,
30:23qui sont confidentielles.
30:25On considère que c'est un accès à risque.
30:28Et donc, l'IA nous aide ici, dans la partie de sécurité,
30:32de vérifier et de répondre à cet incident-là
30:36d'une façon en temps réel et rapide.
30:39Alors, justement, Monsieur Saadullah,
30:41que conseillez-vous concrètement aux citoyens
30:44pour mieux protéger leur identité numérique ?
30:47C'est très simple. On va dire, allez, on a trois points.
30:50Le premier, c'est ne pas utiliser aujourd'hui des mots de passe partout.
30:54Donc, un seul mot de passe doit être par service ou par application.
30:59Si on doit utiliser, on doit avoir plusieurs comptes,
31:02on doit avoir plusieurs mots de passe.
31:03Deuxième point, c'est activer ce qu'on appelle du MFA,
31:07donc Multi-Factor Authentication,
31:09sur l'ensemble des services qui le proposent.
31:11Ça permet de sécuriser et d'éviter,
31:13au cas où le mot de passe est compromis dans le Dark Web,
31:16ça permet, derrière, de rajouter un deuxième facteur
31:19qui permet de sécuriser cet accès-là.
31:21Troisième point, c'est une fois que vous avez entendu parler
31:24d'une brèche ou une fuite de données dans un service ou dans une entreprise,
31:30il faut aller rapidement changer votre mot de passe.
31:33Ça permet de simplifier, on va dire, et de protéger votre compte.
31:38Alors, le Maroc a beaucoup investi dans son identité numérique,
31:43notamment avec la carte nationale électronique développée par la DGSN.
31:48Est-ce qu'on peut dire que le secteur public est aujourd'hui en avance sur le secteur privé ?
31:54Ce qu'on pourrait dire, c'est qu'en fait, il faut rapidement positionner, on va dire,
31:59le sujet de l'identité numérique et il a plusieurs, on va dire, dimensions.
32:02Plusieurs dimensions.
32:03Le premier, c'est l'identité des citoyens.
32:06Donc, c'est sur lequel s'attaque aujourd'hui notre, enfin, l'État marocain
32:12à travers deux avancées majeures.
32:14Et donc, le premier, c'est la carte d'identité 2.0, développée par la DGSN,
32:19qui n'est pas une simple carte d'identité, mais c'est vraiment un outil d'authentification numérique
32:24avec une puce cryptographique de la biométrie et avec une application mobile,
32:30mon identité numérique, que j'invite l'ensemble des téléspectateurs à la télécharger
32:35s'ils n'ont pas déjà fait et créer un compte.
32:37Ça permet vraiment d'identifier le citoyen et ça lui permet d'avoir des accès aux services publics.
32:44Bon, tous les services publics ne sont pas encore déployés et c'est pour ça, en fait,
32:49en février dernier, le ministère de transition numérique, il a lancé le projet Idarati X.0,
32:55qui tend en fait à mettre en place une méta-application qui permet de proposer des services publics
33:02en s'appuyant sur la carte d'identité numérique.
33:10Alors, parlons à présent des banques, des assurances ou encore des opérateurs télécoms.
33:15Est-ce que d'après vous, ils devraient en particulier accélérer leur transformation
33:19pour protéger justement les données des consommateurs ?
33:23C'est une bonne transition parce que, comme je disais tout à l'heure,
33:27on a la dimension du citoyen, mais au niveau de l'entreprise, on va avoir d'autres dimensions d'identité.
33:32Donc, on a la dimension de l'employé.
33:35Donc, l'employé qui travaille pour l'entreprise, on doit gérer son identité numérique.
33:39La même chose pour les fournisseurs, les partenaires et les clients.
33:43Et donc, aujourd'hui, on voit qu'il y a une prise de conscience au niveau des banques,
33:49mais dans le secteur industrie, etc., ce n'est pas encore le cas.
33:53Et l'objectif vraiment de ces banques aujourd'hui, c'est de lancer des programmes d'identité numérique
34:00pour sécuriser l'accès de leurs employés, de leurs clients
34:03et de sécuriser les accès à hauts privilèges.
34:05Alors, à mesure que les États numérisent leurs administrations, leurs infrastructures critiques
34:10et leurs données, la cybersécurité, est-ce qu'elle devient un enjeu de souveraineté nationale
34:16autant que de sécurité ?
34:18Absolument.
34:20C'est comme quand on gère, on va dire, la carte d'identité physique ou le passeport.
34:25C'est vraiment au même niveau.
34:27Aujourd'hui, si on a un système d'identité numérique qui n'est pas souverain et qui est faillible,
34:35c'est toute la confiance numérique qui sera remise en jeu
34:40et qui ne nous permettrait pas d'accélérer, on va dire, le déploiement et l'ouverture du service public.
34:46Donc, aujourd'hui, la souveraineté de l'identité numérique citoyenne, c'est vraiment un massage.
34:53C'est quelque chose qu'on doit avoir et c'est vers cette direction
34:56qu'aujourd'hui, l'État marocain a constitué son environnement, son écosystème d'identité numérique pour le citoyen.
35:05Tandis que pour les entreprises, je pense qu'il est important de nuancer
35:12et de penser, on va dire, à s'équiper de solutions technologiques de confiance
35:18qui ont la capacité et l'investissement R&D et la technologie de pointe
35:22pour répondre à toutes ces mesures de sécurité.
35:25Aujourd'hui, malheureusement, au Maroc, on n'a pas encore des éditeurs logiciels
35:28sur cet axe d'identité numérique.
35:32Il y en a quelques-uns, mais ça ne nous permet pas d'avoir, on va dire, une souveraineté de
35:37bout en bout.
35:39Rahif Saadullah.
35:40Est-ce que, finalement, on peut parler réellement de souveraineté numérique
35:44lorsqu'un pays dépend de technologies étrangères
35:47pour sécuriser ces infrastructures critiques ?
35:53Tout à fait. En fait, on peut dire que la technologie, c'est quelque chose qu'on pourrait l'avoir
36:00en travaillant avec des partenaires, donc des partenaires d'autres pays
36:05qui ont déjà travaillé sur ces produits technologiques
36:09et qui nous permettent de sécuriser cette identité.
36:11Par contre, tout ce qui est stockage de ces identités-là doit être assuré au Maroc
36:16et toute la partie, on va dire, gestion des politiques de sécurité et politiques d'accès
36:22doit être portée, administrée par les équipes marocaines.
36:27Parlons à présent de l'Estonie qui souhaite créer une identité numérique officielle
36:31pour les agents d'intelligence artificielle.
36:34Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste
36:36et pourquoi cette initiative est-elle particulièrement intéressante ?
36:40En fait, l'Estonie, c'est vraiment un pays qui a lancé l'identité numérique
36:46depuis les années 2000.
36:47C'est vraiment un des pionniers en Europe et dans le monde.
36:50Et il y a dix jours, ils ont même fait une communication
36:56sur le fait que l'Estonie est devenue le premier pays au monde
36:59à approuver un cadre officiel pour attribuer une identité numérique
37:03pour les agents d'intelligence artificielle.
37:05Donc, les agents IA vont avoir leur propre identité.
37:09Et comme vous le savez bien, un agent IA, c'est un agent qui va réaliser des actions en notre
37:16nom.
37:16Et donc, pour un agent IA, il doit être clair aussi sur quoi il va agir,
37:21en nom de qui, avec quel droit et qui est le responsable.
37:26Donc, ce sont exactement les principes fondamentaux de la gestion d'identité qui vont être appliqués à l'IA.
37:32Aujourd'hui, l'Estonie fait vraiment un pas en avant pour ne pas adresser uniquement, on va dire,
37:37l'identité des citoyens, mais vraiment d'élargir ce champ-là vers les agents IA.
37:43Et je pense que c'est vraiment une direction que le Maroc doit prendre en compte
37:49parce qu'aujourd'hui, on a la plateforme de la DGSN et de l'ADD.
37:53Et donc, les fondations sont là pour l'identité numérique.
37:56Il faudrait commencer à prévoir demain à travers l'intégration aussi de ces agents IA
38:01et de penser comment on pourrait les gouverner, comment on pourrait assurer la responsabilité
38:06et surtout gérer les autorisations de ces agents IA.
38:10Dans un avenir proche, est-ce qu'on peut imaginer que les agents IA disposent d'une véritable identité numérique
38:16avec des droits limités, des autorisations précises et enfin une traçabilité complète de leurs actions ?
38:22C'est inévitable. Vraiment, c'est vers cette direction que l'Estonie part aujourd'hui.
38:27Mais ce n'est pas le seul. Dans tous les acteurs aujourd'hui du marché,
38:30de l'identité numérique parle de l'identité non humaine.
38:33Donc, l'identité non humaine, c'est les robots, c'est les clés API, mais également les agents IA.
38:39Parce que ces agents IA, demain, ils vont avoir plein d'autorisations.
38:44D'un point de vue, on va dire, personnel, ils vont pouvoir nous réserver des billets,
38:48interagir avec une administration, effectuer des paiements, des empreintes.
38:53Mais tout ça, en fait, doit être géré afin de garantir vraiment que ces agents IA,
38:59ils ne vont pas faire n'importe quoi.
39:01Donc, par exemple, à travers une identité numérique,
39:04on sera en capacité de délimiter les autorisations de ces agents IA.
39:09En d'autres termes, quand ils vont pouvoir faire un paiement,
39:12on pourrait limiter un montant.
39:14Au-delà de ce montant-là, ils seront obligés de l'approuver par un humain.
39:21Rédiger un document, mais il faut le valider par un humain avant de l'envoyer.
39:25Et donc, toute cette gestion d'autorisation et d'authentification doit être portée par une identité numérique de demain
39:33qui ne portera pas uniquement et n'assurera pas uniquement la sécurisation des accès humains,
39:39mais également pour les agents IA.
39:41Alors, une dernière question avant de conclure.
39:43À l'avenir, nous aurons tous une identité numérique, mais aussi nos agents d'intelligence artificielle.
39:48Est-ce que d'après votre expertise, nous sommes prêts à vivre dans un monde où humains d'un côté
39:53et IA de l'autre devront tous deux prouver qui ils sont avant d'agir ?
39:58On est déjà dedans.
40:00On est déjà dedans et avec l'ensemble des agents IA qui sont déployés aujourd'hui,
40:04on est obligés de penser à ça et de mettre en place des mesures qui nous permettent de sécuriser ces
40:10accès des agents.
40:11Alors, je profite juste de ce moment-là pour mettre en honneur nos ancêtres dans la région de Sousse
40:21qui avaient déjà mis en place, on va dire, un modèle de gestion d'identité il y a quelques siècles
40:28à travers l'Agadir, donc c'est le grenier collectif des villages dans la région
40:35et qui ont monté vraiment tous les principes qu'on connaît aujourd'hui de l'identité numérique.
40:41À savoir, à travers un conseil de SAGE qui définit les règles d'accès,
40:49la désignation d'un landing qui assure vraiment la vérification d'identité
40:55et l'UKIL qui est vraiment l'auditeur qui permet de vérifier que toutes les règles définies par le conseil
41:01de SAGE
41:01et inscrits dans le louche, dans le tableau en bois,
41:05ça permet vraiment que la mine vérifie et applique bien ses règles comme il se doit pour éviter toute fraude.
41:12Et donc, c'est vraiment des principes de base d'aujourd'hui de l'identité numérique
41:17que nos ancêtres ont réfléchi et mis en place à travers ce patrimoine ingénieux.
41:24Merci beaucoup Rahif Saadullah pour votre analyse et d'avoir répondu à toutes nos questions depuis Casablanca.
41:30C'était un riche échange. Je rappelle à nos spectateurs que vous êtes expert en identité numérique,
41:36ancien associé Big Four chez Ernest & Young à Paris
41:39et cofondateur du cabinet Pure Player en cybersécurité FortiForce Consulting
41:44présent à Paris, Casablanca et Doha. Merci infiniment.
41:48Merci beaucoup à vous.
41:52Votre soir info se poursuit avec l'invité culture.
41:55Méliane Hamdichy reçoit Omar Brada, écrivain et artiste.
42:08Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue dans l'invité culture.
42:12Écrire sur l'Indalouse, c'est souvent raconter les batailles, les traités et les dates qui ont changé le monde.
42:19Et avec son nouveau roman Bouabdil, le destin d'un roi déchu, Omar Brada choisit une toute autre voie, celle
42:26du cœur, de la solitude et du sacré.
42:28L'auteur nous plonge ici dans les derniers jours d'un empire, à l'heure où Grenade vacille.
42:34Un roi affronte la solitude du pouvoir.
42:38Entre pactes secrets, tragédie familiale et enfin l'exil vers Fès, nous découvrons le portrait mystique d'un roi poète.
42:47C'est une fresque envoûtante et pour reprendre les mots si justes de l'écrivain sur l'ultime héritage d
42:55'une civilisation qui s'efface.
42:57Omar Brada, c'est un plaisir de vous avoir avec nous ce soir. Merci d'avoir accepté cette invitation.
43:02Merci à vous et merci à Median TV. Je viens toujours avec grand plaisir.
43:08Un plaisir renouvelé d'ailleurs de vous recevoir. On était là à l'occasion de votre dernier livre, enfin avant
43:13celui-ci, Le dernier roi de ses vies.
43:15D'abord, je montre l'affiche, la couverture de votre livre, que je tiens entre les mains.
43:21Cette fois-ci, nous explorons le destin d'un roi déchu, Boabdil. Expliquez-nous un petit peu pourquoi ce choix
43:29?
43:30Écoutez, ce choix est une suite logique du dernier roi de ses vies, fait partie de la famille des Abadides.
43:40Là, c'était l'apogée de l'Andalousie musulmane du XIe et XIIe siècle.
43:46Là, on est en 1492 et c'est la chute de Grenade et bien évidemment la chute de l'Andalousie,
43:53toute l'Andalousie musulmane.
43:55C'est la fin de cette saga exceptionnelle qui a commencé par un exil et qui s'est terminée par
44:05une civilisation exceptionnelle et qui est toujours d'actualité actuellement.
44:08– Le début de la chute, on va dire, de cet effacement de cette civilisation qui continue à exister quand
44:19même dans nos mémoires et dans notre histoire.
44:22Qu'est-ce qui vous fascine dans le destin de ce roi déchu justement ?
44:26– Alors, ce roi qui n'a pas eu de chance, parce que ce qui reste en mémoire, dans la
44:32mémoire des gens, c'est qu'il était malchanceux.
44:35Zorbi, comme on l'appelait, d'ailleurs c'est un terme Andalous qui veut dire malchanceux, qui n'a pas
44:40eu de chance.
44:41– Sauf qu'on oublie souvent, les Nasrides dont il fait partie étaient en déclin depuis presque un siècle.
44:51Et c'est tombé sur lui, ça aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre.
44:55C'était de toutes les façons inévitables que la chute s'inscrive dans son sillon.
45:02C'est ça ce qu'on peut dire.
45:03– En tout cas, ce sont les destins de souverains andalous, comme je le disais, déchus,
45:10dont la trajectoire se termine au Maroc, que ce soit pour le dernier roi de Séville ou celui-ci.
45:14– Absolument.
45:15– Du coup, il y a ce lien qui se fait évidemment entre…
45:18– Ce lien est une trame qui est entre ces deux romans.
45:23La seule différence, c'est que nous avons le même destin,
45:27sauf que pour le premier, il est différent du deuxième,
45:30parce que le premier, il a été banni de son pays
45:33et il est parti en bagne à Ahmed, au sud du Maroc.
45:40Boabdil a choisi l'exil, c'est très différent,
45:43parce qu'il ne pouvait plus concevoir et voir dans les yeux de ses concitoyens cette défaite.
45:51Il est parti à Fèze, chez cousins qui étaient les rois de notre pays,
46:02c'est-à-dire les Mérinides.
46:06C'était ses cousins du côté de sa mère.
46:08Donc c'était un exil voulu, contrairement à Al-Muatib et à Ahmed.
46:12Tous les deux, c'étaient des poètes, tous les deux ont été déchus,
46:17mais l'un obligé et l'autre, c'était de son propre gré.
46:21– Et dans la démarche de l'écriture, comment ça s'est passé ?
46:25Comment êtes-vous revenu sur cette histoire, sur cette époque, sur ces personnages ?
46:29Il y a aussi le personnage féminin de la mère qui a joué son rôle.
46:33Parlez-nous un petit peu de l'impact qu'elle a eu sur ce roi.
46:38– Pour ces deux rois, si on peut, excusez-moi de parler toujours des mêmes romans,
46:44pour le premier, c'était Atimède.
46:47On ne peut pas oublier cette femme qui était exceptionnelle.
46:50Et l'amour que portait Al-Muatib et Abed envers cette femme,
46:56il lui a fait changer de nom, elle était une esclave,
46:58il s'appelait Romay Qiyya, il lui a donné son propre nom au féminin
47:02et il est resté avec lui jusqu'à la fin.
47:04Il ne l'a jamais renié et lui non plus.
47:06Et tous les deux étaient poétesses.
47:09Il était poétesse d'ailleurs, c'est pour ça qu'il l'a rencontrée
47:11sur les rives de l'Ouad al-Kabir.
47:16Pour celui qui nous concerne aujourd'hui, donc Bouabdil,
47:20qui s'appelle Mohamed le XIIe de son nom.
47:25Bouabdil, sa femme, est issue d'une grande famille des abensérages
47:30qui était puissante à l'époque.
47:32Et sa mère avait une très grande personnalité.
47:39Et son père s'est enquiquiné avec une jeune andalouse chrétienne
47:46et la mère de Bouabdil n'a jamais accepté ça.
47:50Donc elle a fomenté un coup d'État contre son mari,
47:53contre le propre père de Bouabdil.
47:55C'est comme ça que le début de la fin a commencé.
47:59Donc un tiraillement entre deux femmes,
48:02sa propre femme et sa propre mère.
48:05En fait, c'est elle qui tirait les ficelles
48:07et qui avait par la suite envoyé une lettre piégée au Castillan
48:12pour faire tomber son mari au profit de son fils.
48:15Et justement, les dynamiques de clan,
48:17les trahisons familiales que vous abordez,
48:20donc on revient un petit peu à cette époque.
48:22Bien sûr, c'est des tribus, c'est des tribals, un système tribal
48:25et très difficile à gérer.
48:30Oui, aussi bien pour Bouabdil que son père.
48:33Voilà.
48:33– Et puis vous évoquez aussi ce pacte secret,
48:36c'est le soleil avec les rois catholiques.
48:39– Oui.
48:39– Sauver l'essentiel, c'était de cela qu'il était question ?
48:43– Oui, c'était pour sauver, pour la mère de Bouabdil,
48:47c'était pour sauver le royaume.
48:50Mais au profit de son fils, pas de son mari qui l'a trahi.
48:56Donc, question de trahison, d'alliance, de tiraillement entre des tribus.
49:06C'est la même histoire qui se répète un peu partout dans le monde.
49:10– Mais pour Bouabdil, justement, est-ce que c'était une capitulation par faiblesse
49:16quand il a capitulé ou un acte de courage politique ?
49:19Qu'est-ce qu'il essaie de réaliser concrètement ?
49:24– Donc, il ne faut pas oublier que c'est un roman,
49:27donc c'est une histoire romancée, basée sur des faits historiques avérés,
49:31c'est que les Nasrides étaient à la fin de leur règne.
49:37Il ne faut pas oublier qu'ils sont restés deux siècles et demi,
49:40mais c'était la seule unité arabo-musulmane qui restait en Andalousie.
49:46Ils étaient envahis de partout, tiraillés entre les Castillans
49:50et entre les autres restes des Visigoths.
49:52Donc, c'était obligatoire, c'était une fin déjà programmée à l'avance.
50:01Donc, si la mère de Bouabdil n'avait pas pactisé avec les Castillans,
50:07de toutes les façons, ça serait terminé dans le bain, un bain de sang.
50:12Donc, ce n'est pas une mauvaise chose, contrairement à ce que les gens disent,
50:18sinon ce serait une crise, une catastrophe.
50:21Et puis, ils n'avaient pas les moyens, les arabo-musulmans n'avaient plus le moyen,
50:24c'était le seul bastion qui restait en Andalousie.
50:27– Et on est revenu sur cette fin, justement, dans ce roman,
50:32et justement, vous le disiez à l'instant, c'est un roman,
50:35donc c'est une histoire qui est assez romancée.
50:38Comment vous avez trouvé cet équilibre entre documentation,
50:43reproduction de faits réels et aussi personnification, on va dire,
50:48de ces personnages, puisque vous leur donnez une personnalité,
50:51vous essayez de construire un petit peu l'environnement dans lequel ils ont vécu
50:56et aussi de reproduire les dynamiques telles qu'elles étaient,
51:01telles qu'elles ont existé, mais on reste dans la supposition,
51:04tout en se basant sur, évidemment, des traces écrites.
51:08– Bien sûr, écoutez, quand on écrit ce genre de roman,
51:14de toute façon, c'est mon deuxième, sur sept, ce sont deux romans historiques.
51:19Je ne voudrais pas focaliser là-dessus.
51:21Par contre, en revanche, pour écrire ce genre de roman,
51:25il faut bien un fondement historique et de recherche, ça c'est une évidence.
51:30– Ce qui est, ce que j'apporte, c'est des, je grossis certains faits qui me plaisent,
51:38par exemple l'amour de la timède envers le Moëtiamid,
51:43le même amour que porte Boabdil envers sa femme,
51:46le respect qu'il avait envers sa famille,
51:50les liens qui se tissaient entre les tribus, etc.
51:53Cela, c'est écrit de façon romanesque, poétique, c'est ce qui m'intéresse le plus.
51:59C'est aussi une manière de raconter de l'histoire, souvent sanglante,
52:06parce que c'était quand même des guerres, des morts et des jeux.
52:12Et par la magie de la poésie, on arrive à mieux voir et suivre une histoire tragique.
52:20Parce que quand on le lit, quand on lit ce roman,
52:22on est beaucoup plus pris par la fibre poétique,
52:27aussi bien des uns que les autres.
52:32Même dans le premier roman, le dernier roi de Séville, c'est la même chose,
52:36c'est le même cheminement.
52:37– Vous parlez justement de fibre poétique,
52:40vous parlez d'un roi qui était aussi poète finalement,
52:42donc c'est une manière de lui rendre aussi cet hommage, j'imagine.
52:46– Bien sûr, bien évidemment.
52:48Et puis les meilleurs, on oublie souvent de le dire,
52:52mais les meilleurs poèmes de Mouasim et de Boulain Abed,
52:55ce sont eux de l'exil, ceux de l'exil.
52:57Ils sont d'une beauté exceptionnelle,
53:00que j'ai traduit aussi bien en français qu'en arabe.
53:03– Des fois c'est dans la souffrance qu'on puise…
53:05– Bien sûr, les meilleurs moments.
53:07– Les meilleurs moments, plutôt son inspiration.
53:11– En tout cas, comment dépeignez-vous le fait
53:14de l'époque qui accueille ce souverain déchu ?
53:17Est-ce que c'est une terre de consolation pour lui
53:19ou plutôt le prolongement tout simplement de cette douleur ?
53:24– Bien évidemment les deux.
53:27Il est parti chez ses cousins, mais sur le plan historique,
53:31j'ai cherché un peu partout les traces de Mouasim,
53:34mais je ne les ai pas trouvées.
53:35Ça veut dire qu'il n'a pas été obligé,
53:37il était pratiquement obligé de se taire.
53:40Il était chez les siens, mais il ne faut pas oublier
53:41qu'il était un roi déchu parmi d'autres rois
53:44qui, même s'ils sont de son propre sang,
53:47donc il devait absolument se taire.
53:51Et puis l'histoire m'a donné raison.
53:54Il paraît qu'il y aurait un mausolée de Bouabdi-la-Fez
54:01sur les hauteurs des collines là où il y a les vieux cimetières,
54:05mais est-ce que c'est vrai ou pas ?
54:06Ça n'a jamais été vérifié.
54:10– En tout cas, après avoir consacré un livre à Séville,
54:14le dernier roi de Séville, et puis maintenant Grenade,
54:18est-ce que vous considérez avoir fermé ce cercle historique,
54:21en tout cas lié à cette époque andalouse ?
54:23– Excellente question, je vous réponds tout de suite,
54:26et tout de go, pas du tout, parce qu'il reste…
54:29– Il reste beaucoup de choses à explorer.
54:31– Non mais il reste d'abord, j'ai commencé par le milieu,
54:34c'est-à-dire le Moït Amid, l'éclatement et l'éblouissement
54:38de la civilisation arabo-musulmane, et la fin de cette civilisation 1492,
54:44le 15e siècle.
54:45Reste le début, comment a été fait, comment cette civilisation a commencé en Andalousie,
54:53en Andalousie, comment ?
54:55Ça, c'est le début, c'est par Exode, et bien sûr, c'est Amdallah le premier,
55:00celui-là, je lui consacrerai, incha'Allah, un autre roman.
55:04– Ah ben, on a hâte de le lire également.
55:07– Et la boucle sera bouclée.
55:08– La boucle sera à ce moment-là.
55:10Bouclée, vous l'avez dit, vous avez écrit pas mal de livres,
55:13ce sont deux romans historiques, on attendra donc un troisième,
55:17et en attendant, on a un recueil de nouvelles qui devrait bientôt paraître.
55:23– Absolument.
55:23– Sur Jacques Vrel.
55:24– Ah oui, voilà, vous savez tout.
55:27– Je vous laisse en parler.
55:29– Alors pour Jacques Vrel, c'est un chanteur, interprète,
55:33mais surtout pour moi c'est un poète,
55:35et son écriture qui est cynique et qui va directement au but,
55:41m'intéresse, m'a toujours bercé mon enfance, m'a toujours aimé,
55:45j'ai toujours aimé en parler et le chanter également,
55:49mais là, mon prochain livre sur lui sera
55:52un choix de 50 chansons de Vrel, 50 textes, que je réécris à ma manière.
56:00C'est-à-dire, celui qui va lire n'importe quelle nouvelle, il y en a ses comptes,
56:04va comprendre tout de suite que c'est telle chanson de Vrel,
56:07mais écrit à ma manière, réécrit et repensé d'une façon différente.
56:11– On a hâte de découvrir tout cela, merci à vous, Omar Barada, d'avoir été mon invité,
56:17merci pour ces livres, pour votre écriture, votre travail,
56:20et cette documentation dont on a besoin aujourd'hui.
56:25– Merci à vous, merci.
56:26– C'est la fin de l'Invité Culture pour ce soir, je vous souhaite une très bonne soirée.
56:29– Et c'est aussi la fin de ce journal, merci à vous de nous suivre.
56:35L'information revient dans un instant sur Média TV.
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