- il y a 20 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:08De retour dans BFM Grand Soir, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez.
00:12C'est l'image de la soirée, ces violents orages qui frappent la France.
00:15Ce soir, on va faire un point très précis dans un instant avec Marc et journalistes au service météo de
00:20BFM TV.
00:21Mais avant cela, partons tout de suite en haut de la butte Montmartre.
00:24Vous retrouvez, Eliott Francombe. Vous nous dites que vous voyez ces orages impressionnants depuis l'abitement Montmartre,
00:30avec ce ciel qui s'éclaire toutes les quoi ? Deux, trois minutes ?
00:36Oh, ben même moins que toutes les deux, trois minutes.
00:38Pour tout vous dire, depuis maintenant 15 minutes, les éclairs s'enchaînent ici au niveau du Sacré-Cœur et des
00:45très grosses, très, très grosses rafales de vent aussi.
00:48Les gens essayent de s'abriter comme ils peuvent parce qu'il y a aussi quelques gouttes.
00:51Les gouttes commencent à arriver ici au niveau de Montmartre, au niveau du Sacré-Cœur.
00:56Les gens s'abritent, essayent de se mettre sous les porches.
00:59Beaucoup de personnes étaient présentes dans les escaliers.
01:01Mais voilà, des éclairs très, très impressionnants ici au niveau du Sacré-Cœur avec des très, très grosses rafales de
01:07vent.
01:07Parfois, des objets qu'on voit, des débris, des branches d'arbres qui commencent à souffler.
01:12Faites attention, petit message de prévention.
01:14On le rappelle, ne vous mettez pas sous les arbres.
01:15Ici, il y a beaucoup d'arbres présents au Sacré-Cœur.
01:17Mais les gens essayent de se mettre sous les porches et évitent les arbres.
01:19Et voilà, comme vous le voyez, les gouttes qui commencent à arriver et le vent qui souffle très, très fort
01:23à Montmartre.
01:24Merci, Eliott Francom, avec Nicolas de Rossi.
01:27On retrouvera évidemment très vite pour suivre avec vous la situation.
01:31Docteur Rafik Massmoudi, bonsoir.
01:32Vous êtes médecin urgentiste à l'hôpital européen Georges Pompidou.
01:34On parlera évidemment dans la soirée de ces urgences saturées après cette canicule.
01:39Mais voici un autre risque.
01:40Aussi, ces gens qui viennent voir l'orage, qui viennent voir les éclairs.
01:44C'est vrai que le spectacle est beau, mais il est dangereux, nous rappelait Eliott.
01:48Oui, c'est tout à fait dangereux.
01:49On reste toujours dans l'inconscience, dans un sens.
01:51Il ne faut pas y aller suivre les orages et les regarder.
01:54Parce qu'on peut être susceptible d'avoir un accident.
01:59J'espère que c'est rare d'avoir de la foudre.
02:02Mais ça peut arriver.
02:02Ça peut arriver.
02:03Oui, et aussi, il peut y avoir des accidents indirects.
02:06Une tolle qui tombe ou bien un arbre qui peut tomber sur...
02:10Donc, il faut mieux rester à la maison ou si, comme vous l'avez dit tout à l'heure,
02:14si on est dans une voiture, il faut rester à l'intérieur de la voiture et surtout s'arrêter.
02:18Parce que les risques d'accident, ils sont multipliés par 10.
02:22Donc, je pense qu'il faut être conscient que ce n'est pas quelque chose d'anodin.
02:28Il ne faut pas courir après les éclairs.
02:31Au contraire, il faut se cacher ou rester à la maison calfeutré.
02:35Mais calfeutré, Boris Veliachef, quelle est la conséquence de ce type d'orage sur la température à l'intérieur ?
02:39Parfois, vous nous le disiez, il ne fait plus chaud à l'intérieur.
02:41On serait tenté d'ouvrir les fenêtres et finalement, il ne faut rester à la maison.
02:45Oui, surtout qu'en ce moment, la chaleur s'est stockée dans les murs, dans beaucoup de bâtiments.
02:48Donc, on le ressent.
02:48D'ailleurs, tout le monde doit le ressentir.
02:50Même s'il fait un peu plus frais dehors, dès qu'on ferme les fenêtres, il fait toujours chaud à
02:54l'intérieur
02:54parce qu'il y a cette chaleur emmagasinée dans les murs.
02:58Donc, il est conseillé, oui, en ce moment, de ventiler au maximum.
03:01C'est d'ouvrir les fenêtres.
03:02Par contre, dès qu'il y a des alertes avec ce genre d'orage, là, il faut vraiment que les
03:07gens ferment les fenêtres.
03:08Tout fermer, même s'il fait chaud encore.
03:09Même s'il fait chaud, il va falloir prendre son mal en patience et puis fermer les fenêtres en cas
03:14d'orage.
03:15Et on voit, Marc, la Tour Eiffel, évidemment, à l'écran.
03:18On rappelle que la Tour Eiffel, c'est un paratonnerre géant.
03:23Absolument.
03:23Oui, qui prend régulièrement la foudre.
03:25D'ailleurs, ça donne lieu parfois à de très beaux clichés.
03:30Mais bon, au-delà de la beauté de l'orage, il faut le rappeler, ça reste quand même quelque chose
03:35de potentiellement très dangereux.
03:39Donc, prudence avec des rafales de vent.
03:41Là, on a assez, il y a les dernières rafales de vent dans le département des Yvelines.
03:44Je vous parlais du département des Yvelines qui était durement touché ce soir.
03:48Rafale de vent à 97 km par heure dans le secteur de Chavenay.
03:52On nous signale également des dégâts, en tout cas d'importantes chutes de grêle et de gros grêlons sur la
03:59commune de Villiers-Saint-Frédéric.
04:01Là aussi, dans le département des Yvelines, avec des tuiles cassées et des pare-brises brisées.
04:06Information de Kevin Fleury du service météo de BFM TV.
04:12Et puis, alors, surtout, les orages lorsqu'ils touchent une certaine partie du territoire.
04:19Les températures chutent.
04:20C'est assez impressionnant de, je vous disais, que c'était surtout pour l'instant l'ouest du bassin parisien
04:25qui était touché par les orages.
04:27Ça se vérifie quand on regarde les températures.
04:29Je vous le rappelle, il a fait plus de 35-36 degrés cet après-midi au-dessus de l'Île
04:33-de-France.
04:34On relève actuellement, donc, à Magnanville, dans les Yvelines, une température de 20 degrés.
04:39Donc, on a perdu 16 degrés en quelques heures.
04:41On a perdu une quinzaine de degrés en quelques heures.
04:44Lorsqu'il fait encore dans le Val-de-Marne à Saint-Maur-des-Fossais, qui n'est pas encore touché,
04:4732 degrés.
04:48Et qu'il fait encore dans Paris, dans le cœur de Paris, 30 degrés.
04:54Donc, on voit très bien que la capitale, pour l'instant, n'a pas encore été touchée.
04:57Le plus gros semble vouloir circuler sur l'ouest du bassin parisien, avec ce cocktail.
05:03À la fois, une activité électrique intense, des rafales de vent à plus de 100 km par heure,
05:07des chutes de grêle parfois importantes et qui font des dégâts.
05:09Et surtout, de fortes pluies qui peuvent provoquer d'importants ruissellements et des inondations.
05:13Vous nous disiez qu'à Blois, on était passé de 37,1 degrés à 19,6.
05:17C'est ça, au moment de cet orage violent ?
05:19Absolument, avec la fameuse rafale, a priori très localisée, mais qui a battu tous les records.
05:25Un rafale de vent à plus de 145 km par heure.
05:29Eh bien, justement, on va rejoindre Agathe Albouy, qui est à Blois, on le rappelle, dans le Loir-et-Cher.
05:33Agathe, vous pouvez constater les dégâts du passage de cet orage ?
05:40Oui, tout à fait. On se trouve au niveau du parking de l'aérodrome de la ville,
05:44là où, précisément, la rafale à 145 km heure de vent a été enregistrée.
05:49Les premiers dégâts, ils sont visibles juste ici, notamment avec ce restaurant,
05:54juste à côté du parking dont je vous parlais, ce restaurant dans lequel vous fêtiez votre anniversaire.
05:59Je ne sais pas, qu'est-ce qui s'est passé ? Racontez-nous plus d'électricité, qu'est-ce
06:01qui s'est passé ?
06:02Alors, avant que l'électricité ne se coupe, nous étions en train de prendre la Périti devant les vitres.
06:08Et tout à coup, au loin, le ciel est devenu très très sombre, jaune.
06:14Un vent terrible s'est levé, avec une pluie extrêmement forte, de la grêle.
06:19Et puis, on a vu arriver une remorque de planeurs, complètement détériorée, qui est venue contre le panique.
06:29Évidemment, ça a fait un petit coup de panique à tout le monde.
06:33Donc, c'était assez brutal, assez violent, impressionnant même.
06:37Un petit coup de panique, mais plus de peur que de mal, finalement ?
06:40Voilà, voilà. Non, non, non, c'est venu contre et pas plus.
06:45Voilà, donc les premiers dégâts observables ici dans le secteur de Blois, on le rappelle, le département de Blois-Réchec,
06:51toujours placé en vigilance orange-orage ce soir, jusqu'à demain.
06:56Merci, Agathe Albouy. Et à l'instant, cette information, le match, la finale du Top 14, qui a lieu en
07:02ce moment,
07:03enfin, qui avait lieu au Stade de France, vient d'être interrompue, puisque les orages sont très violents, Marc, au
07:10-dessus de Saint-Denis.
07:12Orage, pluie, forte pluie, on voyait des gens commencer à quitter les tribunes tout à l'heure.
07:16Oui, oui, et pourtant, le plus gros de l'orage semble circuler, en tout cas, de ce que je vois
07:21sur les radars de précipitation à l'ouest de l'île de France.
07:25Mais en effet, oui, Saint-Denis est frôlé, donc je pense qu'il y a aussi une mesure de prudence
07:31ce soir,
07:32lorsque l'on voit que ces orages font quand même localement d'importants dégâts,
07:37que les rafales de vent souffrent à plus de 100 km par heure.
07:39On voit également l'activité électrique, donc le Stade de France est également équipé de paratonnerres.
07:44Mais bon, on a déjà vu dans le passé des joueurs de foot un peu isolés comme ça sur un
07:51terrain de football.
07:52On n'est pas à l'abri également de devoir, dans certains cas, un joueur foudroyé.
07:57Donc là, je pense qu'il y a quand même une mesure de précaution.
08:02Il est a priori, pour l'instant, interrompu, donc peut-être qu'il va reprendre.
08:06Les orages circulent, mais en tout cas, pour l'instant, voilà ce qu'on peut vous dire de la situation.
08:09Il y a 80 000 personnes, 80 000 spectateurs dans ce soir, c'est beaucoup de gens au même endroit.
08:13Oui, oui, ce qui interpelle, c'est vrai qu'on a quand même annulé plusieurs manifestations aujourd'hui,
08:19notamment la marche des fiertés dans la capitale.
08:23Il y avait également un festival Garou Rock.
08:25Solidarise a été annulée hier, Garou Rock.
08:28Bon là, c'est vrai que ça interpelle, 80 000 personnes dans un stade.
08:34On est en période de canicule.
08:35Bon, les orages étaient plutôt bien annoncés.
08:37Comme prévu, il frappe ce soir l'île de France, donc mesure de précaution avec ces orages qui balaient l
08:44'île de France
08:45et qui provoquent de fortes pluies et des rafales de vent à plus de 100 km.
08:49Il y a aussi des paratonnaires, précisons-le, sur la toiture du stade de France,
08:53qui permet quand même d'arriver, de protéger les spectateurs.
08:56Il faudrait de protéger, mais bon, on l'a vu également dans le passé,
09:02des joueurs sur la pelouse qui peuvent être foudroyés, donc il faut quand même rester prudent.
09:08Raphique Massouzi, je vous pose juste une petite question qui fâche.
09:10Est-ce qu'il aurait fallu l'annuler, cette rencontre, compte tenu de…
09:12On savait que ces orages allaient arriver.
09:15Oui, je l'ai dit déjà hier, il fallait annuler toutes les manifestations.
09:19Je ne vois pas pourquoi le top 14 ne soit pas inclus, parce que quand même, il y a 80
09:24000 personnes à la canicule
09:26et les hôpitaux sont saturés et en plus, ce phénomène, le sur-accident lié au phénomène de masse,
09:32dans un sens, parce que ça peut engendrer des crises de panique, les orages, donc les gens qui partent…
09:38Oui, c'est vrai qu'on le dit peut-être un peu moins, les crises de panique aussi.
09:41Bien sûr, ça crée beaucoup de crises de panique.
09:43En même temps, même si la température, elle baisse, ce phénomène d'humidité,
09:47la transpiration, elle ne se fait pas correctement.
09:49Donc, les températures internes, elles restent toujours élevées.
09:52Donc, c'est pour ça, je trouve quand même que soit on annule tout, soit on annule rien.
09:57C'est vrai que ce sont 80 000 personnes qui vont se retrouver dans les transports en commun également,
10:01à l'issue du match.
10:02Quand on voit la température dans les appartements, il suffit de passer…
10:05La finale est pour l'instant interrompue, nous dit-on.
10:07La speakerine aurait annoncé que les joueurs rentraient au vestiaire pour effectuer la pause fraîcheur,
10:11parce qu'il faisait très chaud également.
10:14Surtout, on a de l'humidité.
10:15On a de l'humidité qui est plutôt bien présente.
10:17Il faudrait que je regarde rapidement…
10:20On va partir en attendant, si vous voulez, Marc, à Paris, au retrouvé Eliott Franco.
10:24Mais Eliott, vous êtes sur la butte Montmartre.
10:27C'est l'un des points les plus hauts de la capitale.
10:30Et derrière vous, depuis tout à l'heure, sans interruption, des éclairs.
10:38Oui, tout à fait, Dominique.
10:39Sans interruption, comme vous le dites, des éclairs.
10:41Et parfois des éclairs de plus en plus proches.
10:43Et des éclairs qui éclatent toutes les secondes, si je puis dire.
10:47Il y en a vraiment beaucoup ici, au niveau du Sacré-Cœur.
10:50La place est en train de se vider.
10:53Quelques personnes sont encore présentes au niveau des marches.
10:56Il y a eu une petite accalmie de vent pendant, je dirais, 5 minutes.
10:59Mais là, le vent qui commence à revenir.
11:01Et les gouttes toujours présentes ici, au niveau du Sacré-Cœur.
11:04Et les rafales, comme vous pouvez le voir à l'image,
11:07qui commencent à revenir après une accalmie de quelques minutes.
11:11Pour rappel, la Vigilance Orange est toujours maintenue ici, en Ile-de-France.
11:14Et au niveau, vous l'avez vu, cet éclair impressionnant, juste derrière moi,
11:17la Vigilance Orange, qui, comme je le disais, est toujours maintenue ici, en Ile-de-France.
11:20Eliott, on a vu les forces de l'ordre derrière vous.
11:23C'est vrai que ça peut paraître dangereux.
11:24Il y a quand même des gens qui se rassemblent derrière vous.
11:27On n'est pas loin des arbres non plus.
11:28On le répète, il ne faut surtout pas se mettre sous un arbre.
11:33Oui, oui, comme je le rappelais, surtout faire très attention ici, au Sacré-Cœur.
11:36Il y a quand même beaucoup d'arbres au niveau de la butte.
11:39Et surtout, faire très attention, ne pas se mettre sous les arbres.
11:41Tout à l'heure, il y avait quelques personnes qui étaient au niveau des arbres.
11:44Mais petit à petit, les gens se sont vraiment décalés.
11:47Il y a encore, comme je vous le disais, quelques curieux, si je puis dire,
11:50quelques touristes, peut-être quelques parisiens, qui sont présents au niveau des marches.
11:53Mais en tout cas, les gens se sont décalés des arbres.
11:56Et comme vous le voyez, justement, derrière moi, il y a quand même des très gros éclairs toutes les secondes.
12:01Donc vraiment, faire attention ici à Paris.
12:04Merci, Eliott Franco.
12:05Marc, c'est vrai que vous le disiez, il a fait 40 plusieurs jours d'affilée à Paris.
12:09Les appartements sont surchauffés, ce sont des bouilloires thermiques.
12:12On a beaucoup utilisé ce terme-là.
12:14Il est tentant pour les Parisiens d'aller se rafraîchir.
12:17Enfin, ce soir, les températures baissent un peu.
12:19Oui, elles baissent, mais elles restent quand même très élevées.
12:22Paris, capitale, on est toujours à plus de 30 degrés.
12:25Alors, c'est sûr que c'est mieux que les 35, les 32, 35 qu'ils faisaient encore à minuit
12:31il y a quelques jours.
12:33Mais c'est vrai que la situation sur la capitale est quand même délicate.
12:36On l'a vu, l'impact sur le système de santé.
12:39Plus de 10 jours consécutifs à plus de 35 degrés.
12:43Deux jours à plus de 40 degrés.
12:45Jamais cette barre des 40 degrés n'avait été franchie à Paris.
12:49Et puis, des nuits qui ont été vraiment étouffantes, où la température ne s'abaissait pas en dessous de 25,
12:5426 degrés au moment le plus frais de la nuit.
12:56Donc, c'est vrai que...
12:57Et on sait à quel point c'est compliqué d'aérer et de rafraîchir un logement parisien, notamment mal isolé,
13:03qui est très chaud.
13:03Ça va prendre beaucoup de temps pour faire redescendre la température à l'intérieur des appartements.
13:08Donc, c'est vrai que, malheureusement, il faut en passer par les orages.
13:11C'est-à-dire qu'il faut ce changement de configuration atmosphérique.
13:15Il faut que de l'air plus frais entre sur le territoire.
13:18Le problème, c'est qu'il entre en conflit avec de l'air très chaud.
13:21Allez, on va partir au Stade de France.
13:23Vous retrouvez, Victor Pérez-Boucheron, vous assistiez à cette finale du top 14 entre Toulouse et Montpellier.
13:28Est-ce que le match est toujours interrompu, Victor ?
13:30Exactement, le match est toujours interrompu.
13:33En fait, pour tout vous dire, c'est avec beaucoup d'interrogations que les supporters ont vu sur les grands
13:37écrans un message s'affiché comme quoi le match allait être suspendu.
13:41Pourquoi ? Parce qu'en fait, la pluie s'était mise à tomber.
13:44Donc, naturellement, les gens ont pensé que le terrain s'était rafraîchi.
13:47Mais pas du tout, en fait.
13:48Eh bien, c'est à cause de ces orages que la Ligue nationale de rugby a décidé de suspendre temporairement
13:54une dizaine de minutes ce match de rugby au Stade Toulousain à Montpellier.
14:01Pardon, Montpellier au rugby.
14:03Et là, nous attendons toujours la reprise du match.
14:05A préciser également que le président Emmanuel Macron se trouve en tribune actuellement au Stade de France.
14:10Les supporters attendent la reprise du match ici au Stade de France.
14:14Victor Pérez-Boucheron.
14:15On attend donc ce match, cette finale du top 14 interrompue.
14:19On s'interrogeait tout à l'heure.
14:21Mika Blujon-Mérette, bonsoir.
14:22Pour savoir s'il y a eu pas mal d'événements annulés, il y a eu pas mal d'événements
14:26reportés.
14:27Cette finale, elle a eu lieu.
14:2880 000 personnes dans le Stade de France avec les conditions qui étaient prévues, c'est-à-dire de l
14:33'orage, de la pluie.
14:33Est-ce que c'était bien prudent ?
14:35Le fait, ça a été dit par un certain nombre de nos collègues, c'était effectivement peu prudent.
14:38Mais ici, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que de manière plus générale, la fin d'une canicule
14:41par des orages violents, ce n'est pas un retour à la normale.
14:44C'est-à-dire que c'est une autre forme de vulnérabilité qui émerge.
14:47Et cette vulnérabilité, elle est à la fois énergétique, sur les réseaux, sur les réseaux de télécommunication.
14:52Et bien sûr, s'il y a des événements comme la fête des loges à Saint-Germain-en-Laye, ou
14:55par exemple, cette finale du top 14 au Stade de France.
14:57C'est une grande fête foraine pour ceux qui ne connaissent pas, on précise.
15:00Exactement, j'ai précisé.
15:01Effectivement, de fait, vous avez ici des vulnérabilités qui sont exacerbées par le fait qu'on pense que, finalement, on
15:07va réussir à s'en sortir et on ne s'en sort pas.
15:09Ludovic Pingano, vous craignez cette pression encore plus sur les services de secours.
15:13Vous qui parliez, par exemple, de cette gravité extrême de ces services d'urgence qui sont à flux tendu.
15:17Oui, clairement, c'est un événement dans l'événement. Les services de secours sont très, très mobilisés avec cette canicule.
15:24Et ce n'est pas parce qu'il y a un orage que ça s'arrête. Donc ça, il faut
15:26bien l'avoir à l'esprit.
15:27Et puis, effectivement, là, ça va encore multiplier le nombre d'interventions.
15:30Donc j'invite tout le monde à rester extrêmement prudent, à rester dans des abris en dur, ou à rester
15:35dans sa voiture si on est en voiture.
15:37Quand je dis rester dans sa voiture, c'est en voiture, arrêter et pas sous un arbre. Parce que c
15:42'est dangereux et qu'une fois de plus, c'est encore beaucoup, beaucoup de moyens
15:46qui vont devoir être déployés en espérant qu'il y ait un minimum de dégâts, même si cet orage a
15:50l'air assez violent.
15:51Il a l'air assez violent, mais pour autant, Marc, des témoins nous disent qu'on voit les éclairs, mais
15:56on n'entend pas gronder.
15:58Et on ne l'entendait pas tout à l'heure derrière Elliot. C'est normal, ça ?
16:01Il circule quand même à distance de Paris. La cellule circule plutôt sur les Yvelines et remonte ensuite vers le
16:09Val d'Oise.
16:09Paris n'est pas directement impacté, n'est pas directement touché. D'ailleurs, preuve que la capitale n'est pas
16:15touchée.
16:15Il fait toujours 30 degrés et il fait 10 degrés de moins à une trentaine de kilomètres de la capitale,
16:20donc sur l'ouest de la région.
16:23En tout cas, ce que l'on peut vous dire, c'est que les Yvelines sont vraiment impactées par cet
16:30orage en remontant vers le Val d'Oise.
16:32Là, actuellement, l'orage concerne un triangle entre Sergy, Goussinville et en remontant vers l'Île-Adam.
16:41Tout ceci est en train de franchir le Val d'Oise pour ensuite rejoindre les départements Picard, notamment le département
16:49de l'Oise,
16:50avec des rafales de vent à plus de 100 km par heure, de la grêle encore une fois.
16:54Des dégâts nous sont signalés, notamment dans le département des Yvelines, et également de fortes plumes.
16:59Mais en tout cas, grâce ou à cause de ces orages, les températures baissent enfin.
17:04Et c'est cet air un peu moins chaud qui va finir par prendre l'heure.
17:08Et ça va durer combien de temps ? Ces orages vont durer combien de temps ?
17:10Alors les orages, là, remontent actuellement.
17:12Donc cette première salle vorageuse, elle va bientôt s'évacuer du bassin parisien.
17:19Elle remonte ensuite vers la Haute-Normandie, la Picardie,
17:23puis elle s'évacuera en première partie de nuit prochaine vers le nord et vers le Pas-de-Calais.
17:27Donc ça, d'ici trois heures demain matin, ça sera terminé pour cette salle vorageuse.
17:30En revanche, il y en a une deuxième, a priori moins violente,
17:33qui commence tout juste à aborder le Pays Basque.
17:36Et celle-ci va concerner donc, entre maintenant et le milieu de nuit prochaine,
17:41donc principalement la région Nouvelle-Aquitaine, le Limousin,
17:44et elle terminera sa route en direction du Béry.
17:46Et après, on en parlera plus.
17:47Donc on va avoir un week-end orageux après une semaine caniculaire.
17:51Oui, voilà.
17:52En effet, on change de configuration atmosphérique.
17:55On était dans un puissant flux de sud avec de l'air chaud qui remontait du Maghreb.
17:59Ce fameux dôme de chaleur, c'est lui qui a provoqué ces températures records par centaines,
18:04avec des valeurs jamais vues sur quasiment tout le territoire.
18:09D'ailleurs, la France a enregistré ces températures les plus chaudes depuis que l'on surveille le niveau,
18:14enfin en tout cas son indicateur thermique national le plus chaud jamais enregistré depuis 1947.
18:18Le dôme de chaleur s'évacue maintenant progressivement vers l'Allemagne,
18:22la République tchèque, le Danemark.
18:24Ces pays ont enregistré des températures records aujourd'hui.
18:27Et maintenant, on va rentrer dans, on va dire, des températures plus raisonnables la semaine prochaine.
18:33Avant, peut-être, puisque les modèles d'aujourd'hui nous envoient un signal.
18:39Pas vraiment rassurant pour la suite.
18:41Pas vraiment rassurant.
18:42Alors tout ce qui n'a rien à voir avec les propos de Monique Barbu,
18:47la ministre de la Transition écologique il y a quelques jours,
18:50qui annonçait...
18:51Une canicule pour le 14 juillet.
18:52Une canicule pour le 14 juillet et des chaleurs extrêmes.
18:55Au moment où elle s'est exprimée très clairement,
18:57les modèles météo ne nous permettaient pas du tout d'affirmer ça.
19:00Au contraire, les modèles météo voyaient des températures en très nette baisse
19:04et des valeurs beaucoup plus raisonnables jusqu'au 14 juillet.
19:07Sauf que, voilà, les modèles ont fait mouliner les machines.
19:11Et donc les modèles d'aujourd'hui, cette fois-ci en tout cas,
19:15pour le coup, là, voient en effet le modèle américain, le modèle européen,
19:18voient à nouveau une très nette hausse des températures
19:20à partir du week-end prochain et la semaine suivante.
19:22Et donc, en effet, il y a...
19:24C'est la première semaine des vacances scolaires.
19:26C'est la première semaine des vacances scolaires.
19:28Donc c'est en effet quelque chose qu'il va falloir surveiller de près.
19:32Ça peut...
19:33C'est une nouvelle canicule ?
19:34Alors, quand on regarde les projections des modèles et l'anomalie thermique
19:38qui est envisagée à partir du week-end prochain et la semaine suivante,
19:41on est quand même en effet à nouveau sur un sérieux gros coup de chaud sur la France
19:46de type dôme de chaleur.
19:48Alors c'est encore loin, c'est dans 7 à 10 jours.
19:50Mais en tout cas, les premiers signaux ne sont pas franchement rassurants.
19:53Et ils le sont d'autant moins qu'on sort à peine d'une vague de chaleur
19:58qui aura été intense, avec des valeurs records,
20:03des organismes qui sont fatigués, voire épuisés.
20:06Et surtout, on commence tout juste à mesurer les impacts sanitaires, en fait,
20:10de cette vague de chaleur.
20:11Et on en parlera dans un instant.
20:12Mais c'est vrai que 7 à 10 jours, j'ai envie de dire que 7 à 10 jours.
20:14C'est-à-dire que ça peut recommencer dans 7 à 10 jours.
20:16Ça peut recommencer d'ici 7 à 10 jours.
20:20Et on n'est qu'au début de l'été, malheureusement.
20:23Mico, vous vouliez ajouter par rapport à ce que Marc disait ?
20:25Oui, deux éléments.
20:26Premièrement, c'est que pour venir sur ce plateau, effectivement,
20:28nous étions en voiture depuis l'Ouest parisien
20:29et nous avons eu une petite frayeur.
20:31Nous avons littéralement failli finir dans le décor avec une rafale de vent.
20:34Donc, pour reconnecter ce que vous disiez à l'instant,
20:37effectivement, soyez prudents.
20:38Essayez de vous arrêter si vous ne pouvez pas sous un arbre.
20:40Ça, pour le coup, je le dis pour l'avoir vécu il y a quelques minutes.
20:43Mais plus sérieusement, ensuite, sur la deuxième partie
20:45de ce que Marc évoquait à l'instant,
20:47effectivement, on est dans une situation aujourd'hui,
20:50donc en termes de transition écologique, transition énergétique,
20:52appelez-la comme vous voulez,
20:53où on est dans les pires situations,
20:55les pires modélisations qui sont prévues plus tôt pour 2040-2050.
21:01Là, effectivement, avoir trois épisodes de canicule
21:04en moins de six semaines,
21:05si effectivement les modèles se vérifient bien,
21:08pas pour la semaine prochaine, mais pour la semaine d'après,
21:10reprécisons-le bien,
21:11c'est effectivement une adaptation et une atténuation
21:14qui a donc échoué.
21:16Et de fait, ce qui va être très intéressant,
21:17ça va être d'observer ce que font les Allemands ce week-end,
21:20les Danois ce week-end,
21:21qui, pour le coup, en fonction des territoires en Allemagne
21:24ou au Danemark, sont plus ou moins bien équipés,
21:27ont plus ou moins des réponses différentes aux nôtres
21:28sur la question notamment de la climatisation
21:30qui a tant fait débat ici.
21:32Donc de fait, peut-être qu'on va apprendre des choses intéressantes
21:34sur la manière dont c'est géré par l'Allemagne
21:36et par le Danemark sur la semaine qui vient
21:39pour préparer peut-être la canicule de dans dix jours.
21:41C'est vrai qu'ils faisaient 41,6 à 16h30
21:44dans l'est de l'Allemagne, à Drevitz très précisément,
21:46record aussi, notamment en Suisse.
21:48Oui, des records en Suisse, en Allemagne,
21:50au Danemark, en République tchèque,
21:52c'est vraiment maintenant ce dôme de chaleur,
21:53c'est une immense cloche d'air chaud,
21:56il se déplace.
21:57Rappelons quand même que pour l'Allemagne,
21:58la climatisation, nous avons la chance en France
22:01d'avoir une énergie décarbonée au nucléaire,
22:03ça n'est pas le cas de nos voisins allemands
22:05qui tournent au charbon.
22:07Par contre, pour le Danemark, c'est intéressant,
22:08le Danemark, pour le coup, est le champion du monde
22:10des réseaux du stockage de chaleur
22:12et pour le coup, sur la question notamment
22:14de la gestion solaire et du stockage intersaisonnier,
22:17pour le coup, le Danemark est bien en avance sur beaucoup
22:19et c'est pour ça que je disais qu'on a peut-être
22:20quelque chose à en apprendre à apprendre
22:22à dix jours et plus tard.
22:23Alors que Victor Pérez-Boucheron,
22:24qui est à l'intérieur du Stade de France,
22:26nous signale à l'instant que le match
22:27va pouvoir reprendre, c'est-à-dire que c'était
22:29une averse, une grosse averse,
22:31le match a repris, ça y est, le match a repris.
22:33On parle de fortes pluies quand même
22:35sur des seuls, Boris Vejatchev,
22:37des seuls qui sont totalement secs.
22:39Après une semaine de température caniculaire,
22:42de la forte pluie qui tombe,
22:43elle ne pénètre pas et elle peut provoquer
22:45forcément des inondations, des ruissellements.
22:47Oui, bien sûr, c'est particulier dans les milieux
22:48avec une topographie assez accidentée.
22:51On peut avoir des glissements de terrain,
22:53des éboulements, des ruissellements
22:54qui peuvent entraîner des inondations assez brutales.
22:56Donc il faut être prudent,
22:58particulièrement dans ces régions-là.
22:59Alors c'est un petit peu moins le cas
23:00sur des villes comme Paris,
23:02mais on peut avoir des débordements assez rapidement.
23:04Et avec la sécheresse aussi,
23:05même la végétation, les arbres sont fragilisés.
23:08Et puis les animaux,
23:09on a aussi beaucoup parlé des animaux.
23:11Les animaux, c'est une catastrophe.
23:13On en parlait hier soir avec cet élevage
23:15de poulet totalement...
23:17C'est monstrueux.
23:18Qui a disparu en quelques jours.
23:19Il y a quand même une chose,
23:19ça a été rappelé ici,
23:21on a quand même un manque d'anticipation
23:22qui était phénoménal
23:23au niveau de nos autorités.
23:24Et je le rappellerai aussi bien
23:26pour les individus que pour nos politiques.
23:29si on pouvait être entendu.
23:31C'est que l'anticipation et la prudence,
23:34mais ça sauve davantage de vie
23:36que l'improvisation.
23:37De toute façon, il n'y a pas de secret là-dessus.
23:39Et ce serait peut-être bien
23:40que tout le monde comprenne cela,
23:43y compris au niveau politique.
23:45Et ça coûte beaucoup moins cher.
23:47Et ça aurait été peut-être bien
23:48que les gens prennent conscience,
23:50y compris dans les hautes sphères
23:51de notre état.
23:52On parlait de l'étranger,
23:54le Danemark,
23:55les pays nordiques,
23:56l'Allemagne,
23:56ils sont déjà en train d'étudier
23:58ce qui s'est passé en France
23:59avec la canicule
24:00de façon à anticiper
24:02ce qui se passera
24:03dans le futur chez eux.
24:04Donc là, ils sont très en avance
24:05à ce niveau-là.
24:06Et il faut dire que
24:06leur politique de prévention,
24:09leur politique de mitigation
24:10des risques en général,
24:11de tout ce qui concerne,
24:13là on parle de canicule,
24:14mais il y a aussi les risques
24:15d'inondation,
24:16l'ensemble des risques,
24:18sont bien plus en avance
24:19que nous à ce niveau-là.
24:20Catherine Bertrand,
24:21on n'a pas fait grand-chose
24:23depuis 2003.
24:24Alors on nous dit que les EHPAD,
24:25maintenant il y a des salles climatisées,
24:26par exemple,
24:26ça c'est une grande révolution,
24:28entre guillemets,
24:28mais votre avis sur ce qui se passe
24:30et la gestion de crise
24:31à la française ?
24:32On a quand même fait
24:32beaucoup de choses,
24:33mais on apprend aussi en marchant.
24:35Je rejoins un peu
24:36ce que vous dites,
24:37c'est-à-dire qu'on ne fait pas
24:39des retours d'expérience
24:40à boucle courte,
24:41comme on dit.
24:42Et c'est ça qui nous sauve,
24:43c'est-à-dire que là maintenant,
24:44on devrait déjà être en train
24:46de penser à la canicule
24:47qui va suivre
24:48et mettre vraiment des choses
24:50sur place,
24:51des pragmatiques.
24:52Il y a plein d'idées
24:52et puis il faut les demander
24:54aux opérationnels,
24:55les idées.
24:55Donnez-nous une idée,
24:56par exemple,
24:57une idée comme ça.
24:57La première idée,
24:58il y a deux choses.
25:00Premièrement,
25:00de prendre un peu l'exemple
25:01des autres pays
25:04et puis on a des hôpitaux
25:07où il n'est pas possible
25:08de garder de façon confortable
25:10ni les patients
25:11qui sont hospitalisés
25:12ni les soignants.
25:15On a fait des efforts
25:16avec les EHPAD
25:17qui ont tous une pièce
25:18de rafraîchissement,
25:19mais là,
25:20les personnes qui sont hébergées,
25:21elles peuvent se déplacer
25:22vers la pièce de rafraîchissement.
25:24Dans les hôpitaux,
25:25il faudra penser
25:26quelque chose d'autre.
25:27Mais je fais confiance
25:27aux ingénieurs
25:28où est-ce qu'il se passe
25:28à l'étranger
25:29pour essayer en tout cas
25:30de faire en sorte
25:31que les hôpitaux
25:33puissent vraiment soigner
25:34dans de bonnes conditions
25:35tous les patients
25:36qui arrivent.
25:36Parce que la seule solution,
25:37comme on ne peut pas garder
25:38les patients à domicile
25:39et qu'on ne peut pas
25:40d'ailleurs les renvoyer
25:41très vite à domicile,
25:43ce qui explique d'ailleurs
25:43qu'on déclenche
25:44des plans blancs,
25:46il faudra aussi faire
25:47quelque chose
25:48au niveau des domiciles.
25:49Alors, il y a des idées.
25:51Je pense que,
25:52par exemple,
25:53je ne sais pas,
25:53moi,
25:54dans chaque bâtiment,
25:56le conseil syndical
25:57pourrait s'organiser
25:58pour avoir une pièce
26:00de rafraîchissement
26:01pour tout l'immeuble.
26:02Ça ne coûterait pas cher.
26:03Ça coûterait juste
26:05un petit quelque chose
26:06aux copropriétaires.
26:07Dans toutes les constructions nouvelles,
26:10ça pourrait être prévu
26:11d'avoir une pièce de ce genre.
26:15Il y a plein d'idées
26:17très pragmatiques,
26:18très fonctionnelles
26:19qui font que...
26:20Parce que l'hôpital,
26:21on met tout à l'hôpital,
26:22mais l'hôpital est déjà en tension
26:24et là,
26:24il n'accueille pas
26:25de façon confortable,
26:26finalement,
26:27ni les soignants,
26:28ni les patients.
26:29Alors, justement,
26:30à côté de vous,
26:31un médecin urgentiste
26:31à l'hôpital européen,
26:32Georges Pompidou,
26:33Rafik Masmoudi,
26:34vous estimez, vous,
26:35qu'on a tiré les leçons
26:36de 2003 ?
26:37Je vous dis
26:37ce que décrit
26:39Antoine Allibert,
26:40c'est l'adjoint
26:40au maire de Paris
26:40chargé de la santé
26:41qui parle d'une saturation
26:43exceptionnelle
26:43des établissements parisiens.
26:45Il parle de brancards
26:46qui s'accumulent
26:47dans les couloirs.
26:47Moi, j'ai l'impression
26:48de revoir les scènes de 2003.
26:51Non, pas 2003.
26:52Il n'y a pas longtemps
26:52la crise du Covid,
26:53on est dans la même situation.
26:55Mais je pense
26:55qu'à chaque fois
26:56où il y a une crise,
26:57pendant la crise,
26:59on ne sait pas comment dire,
27:01on a des idées,
27:02mais finalement,
27:02une fois la crise terminée,
27:03on se retrouve
27:04dans la même situation
27:05qu'avant.
27:06Moi, il y a une seule chose
27:07par rapport à...
27:07Parce qu'on ne parle
27:08que de température,
27:09mais ce qui est important,
27:10ce n'est pas parce qu'il y a
27:11des orages qui arrivent,
27:12ça va se refroidir un petit peu.
27:14Déjà, le phénomène
27:15de régulation
27:15de la température,
27:16une fois qu'on dépasse
27:17deux nuits de suite
27:19en canicule,
27:20le troisième jour,
27:21déjà, la régulation,
27:22elle n'est plus faite.
27:23Alors, je vous coupe
27:23deux secondes
27:23parce qu'Eliott Franco
27:25met avec deux Parisiens
27:26en haut de la Butte-Montmartre
27:28suite à ces orages
27:29et ces éclairs
27:29qu'Eliott voit dans le ciel.
27:36Oui, c'est vrai
27:36que je suis avec
27:37deux Parisiens
27:38pour être précis.
27:40On est avec
27:40deux Parisiennes
27:41qui étaient à Montmartre
27:43au moment
27:43où les éclairs
27:44ou les rafales de vent
27:45ont commencé
27:46à démarrer
27:47avec Elsie et Hortense.
27:48Elsie et Hortense,
27:49vous avez été surpris
27:50un peu par ces orages.
27:51Vous étiez en train
27:52de vous balader,
27:52c'est ce que vous m'avez dit.
27:53Oui, c'est ça, exactement.
27:54On se promenait autour
27:55de la basilique
27:56et on s'est pris
27:56des rafales de vent
27:57et des pluies.
27:58Comment ça s'est passé ?
27:59C'était assez impressionnant
28:00ces rafales de vent.
28:02Il y avait parfois
28:02des petits débris
28:03qui se faisaient avoir
28:04par les rafales de vent.
28:06Comment vous,
28:06vous l'avez vécu ?
28:07On s'est mis à l'abri
28:09sous un arbre
28:10ce qui n'est pas forcément
28:10la bonne chose
28:11à faire avec les éclairs
28:11mais pour ne pas avoir
28:13de débris dans les yeux.
28:14Évidemment,
28:15on le rappelle,
28:15attention surtout
28:16à ne pas se mettre
28:17sous les arbres.
28:18Là, c'est un peu
28:18en train de se calmer.
28:20Qu'est-ce que vous allez faire ?
28:20Vous allez rentrer chez vous
28:21ou vous restez ici
28:22dans les rues de Paris ?
28:23Je pense qu'on va
28:24continuer à profiter
28:25de ce temps,
28:26du spectacle.
28:27Oui, on aime bien
28:27quand même regarder
28:28les éclairs
28:28et profiter de la pluie.
28:31Merci beaucoup, Elsie Hortense.
28:32C'est vrai que la pluie,
28:33il n'y en avait pas eu
28:33depuis plusieurs jours
28:34ici à Paris
28:35mais attention quand même
28:37avec ces éclairs,
28:38attention à ne pas
28:39se mettre sous les arbres
28:39et attention à rester protégé.
28:42Merci Elio de Francom
28:43avec Nicolas de Roussy.
28:45Effectivement,
28:46attention de ne pas
28:46vous mettre sous les arbres.
28:47On le répète,
28:48c'est dangereux,
28:49Ludovic Pagano,
28:49c'est dangereux
28:50de mettre sous les arbres,
28:51d'aller regarder comme ça
28:52les éclairs.
28:53C'est joli le spectacle
28:54et ce n'est pas sans risque.
28:55Oui, c'est joli
28:56mais voilà,
28:58le réflexe c'est de dire
28:59on veut se mettre à l'abri
29:00donc on se met sous un arbre.
29:01Je rappelle que vous êtes
29:02ancien pompier
29:02donc vous avez eu
29:03ce genre de situation
29:04j'imagine à gérer plusieurs fois.
29:05Et puis je disais
29:06en aparté à Boris
29:08non seulement c'est dangereux
29:10parce que l'arbre
29:10ou des branches de l'arbre
29:11risquent de tomber
29:12avec donc des blessures
29:13qui peuvent être
29:14très importantes
29:14voire mortelles
29:15et puis on a aussi
29:17un risque de foudroiement
29:18sous un arbre
29:18ça arrive rarement
29:19mais ça arrive
29:20moi je me souviens encore
29:21il n'y a pas si longtemps
29:22que ça sur Paris
29:23dans le parc Monceau
29:24en plein après-midi
29:24où une famille
29:26avec des enfants
29:27ont été foudroyés
29:28sous cet arbre
29:29et donc on pense toujours
29:30vous savez moi
29:31j'ai vécu énormément de choses
29:32dans ma carrière
29:34de sapeur-pompier
29:34et je suis toujours
29:36très très surpris
29:37en me disant
29:38mais comment ça peut arriver ?
29:39Et en fait
29:40individuellement
29:40on a toujours tendance
29:41à penser que ça n'arrive
29:42qu'aux autres
29:43ou que ça ne peut pas
29:44nous arriver
29:44comme si notre cerveau
29:46d'ailleurs c'est pas comme si
29:47parce que notre cerveau
29:47nous trompe beaucoup
29:48notre cerveau a tendance
29:49à vouloir nous rassurer
29:50on parle de biais
29:51de biais cognitifs
29:52de biais perceptifs
29:53c'est un emmerdeur
29:54ce cerveau en réalité
29:55parce qu'il ne nous donne
29:56pas les bonnes pratiques
29:57et là en l'occurrence
29:58on le voit très bien
29:59avec ces jeunes femmes
29:59qui disent sur la butte
30:01Montmartre
30:01on se baladait tranquillement
30:02on a vu les orages
30:03donc on s'est mis sous les arbres
30:05ah mais oui
30:05mais c'est vrai
30:06que ce n'est pas une bonne chose
30:07pour ne pas être mouillé
30:08probablement
30:08c'était en 2016
30:11une fête d'anniversaire
30:12et je m'en souviens
30:13parce que j'étais là
30:14on parle de l'accident
30:15au parc Monceau
30:16absolument
30:16au parc Monceau
30:17il y avait eu 11 personnes
30:20blessées
30:21dont 8 enfants
30:22et c'est vrai que moi
30:22quand j'avais regardé
30:23le ciel au-dessus
30:24des locaux de BFM TV
30:26le ciel était tout bleu
30:27et en fait c'est là aussi
30:28que l'orage
30:29c'est un phénomène
30:30qui peut être très violent
30:31et surtout très localisé
30:33qui est difficilement prévisible
30:34et on le voit là
30:35ce soir
30:36Paris intramuros
30:37c'est plutôt épargné
30:38ça circule à l'ouest
30:39donc il faut rester très prudent
30:40pour vous dire à quel point
30:41pardon Dominique
30:42juste pour rebondir dessus
30:43pour vous dire à quel point
30:44c'est dangereux
30:44moi j'avais un collègue
30:45sapeur-pompier
30:45qui passait par là
30:46à ce moment-là
30:47et qui a dû faire
30:48des massages cardiaques
30:49pour ranimer
30:49les enfants qui étaient sous l'arbre
30:51donc pour vous dire
30:52que ce n'est pas rien
30:52voilà
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