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  • il y a 13 heures
La canicule reflue lentement par l'ouest mais de fortes chaleurs persistent aujourd'hui en France, où 50 départements restent en vigilance rouge. La situation climatique a conduit à l'annulation de plusieurs événements ce week-end, notamment dans le but de ne pas surcharger les services de secours et les hôpitaux.

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Transcription
00:00En fait, c'est abominable.
00:02On a des personnes âgées, des personnes malades, cancéreuses ou autres,
00:06qui sont à leur domicile, dans des appartements qui sont mal isolés.
00:09Il fait 38 degrés la journée.
00:11C'est plus que la chaleur corporelle normale, si vous voulez.
00:15On est chez des patients qui ne vont pas bien.
00:17Et on n'a strictement aucun moyen qui est mis en place.
00:20On n'a rien du tout. On ne peut rien faire pour eux.
00:22La seule solution qu'on a face aux patients qui commencent à se déshydrater,
00:25c'est éventuellement les envoyer aux urgences.
00:27Et le problème des urgences, c'est qu'il fait encore plus chaud.
00:30Les patients ne vont être pas bien.
00:31Ils vont attendre 8-9 heures sur un bancard parce qu'on le sait, les urgences sont saturées.
00:35Donc en fait, on a zéro solution.
00:37On a des patients, on nous dit, oui, il faut leur donner à boire,
00:39il faut les hydrater, etc.
00:42Donc nous, quand on passe, on les fait boire,
00:43mais on ne passe pas non plus de 40 fois par jour.
00:45Et certaines personnes âgées ont des troubles cognitifs
00:48et n'ont pas forcément la présence d'esprit de toujours penser à boire un verre d'eau ou autre.
00:53Ces patients-là, on pourrait leur mettre une perfusion d'hydratation.
00:56C'est quelque chose qui pourrait les aider.
00:58Le problème, c'est que nous, aujourd'hui, en tant qu'affirmier,
01:00pour leur mettre une perfusion, il faut passer par le médecin traitant.
01:03Et puis, vous savez très bien, un médecin traitant, en période juillet-août,
01:07le week-end, c'est quasiment impossible à trouver.
01:10Autant chercher une bonne sœur dans un club échange.
01:12C'est quasiment rien.
01:13Quand les patients, ils ont la chance d'avoir un médecin traitant.
01:17Donc aujourd'hui, en fait, on est bloqué.
01:19On est face à une situation qui est catastrophique.
01:21Je rappelle que la ville, c'est le premier rempart avant l'hôpital.
01:25La médecine de ville, les infirmiers libéraux,
01:27ça, on est le premier rempart avant l'hospitalisation.
01:29Et aujourd'hui, on n'a pas de moyens.
01:30Et on voit nos patients souffrir.
01:32Et on essaie de les aider.
01:34En fait, on ne peut rien faire.
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