- il y a 3 mois
Commission des affaires économiques : Situation économique et perspectives de développement de la filière ameublement
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00:00:43Bien, mes chers collègues, nous allons reprendre nos travaux.
00:00:50Messieurs les Présidents, Monsieur le Directeur Général, mes chers collègues,
00:00:54notre Commission aborde à présent le second volet de notre ordre du jour
00:00:59en tenant une table ronde sur la situation économique et les perspectives de développement de la filière ameublement.
00:01:08Nous avons donc le plaisir d'accueillir dans ce cadre M. Arnaud, vice-président de l'ameublement français,
00:01:17M. Julien Chavreau, président exécutif de la CAMIF,
00:01:21et M. David Soulard, directeur général du groupe Gautier France.
00:01:24Je vous souhaite la bienvenue, messieurs, au sein de notre Commission.
00:01:28Nous savons que la filière ameublement est actuellement confrontée à des défis importants dans notre pays
00:01:32après deux années de recul, avec une stabilisation fragile, un marché du neuf qui reste à Tône
00:01:37et une épargne des ménages qui est encore très élevée.
00:01:41Nous savons que la filière repose sur une base industrielle fragilisée et ancrée sur les territoires.
00:01:45Je rappelle que la fabrication française d'ameublement représente 600 PME, 20 entreprises de taille intermédiaire,
00:01:51soit 112 000 emplois directs et indirects, dont 76% situés hors des grandes agglomérations.
00:01:57Depuis 25 ans, les effectifs salariés de la production en France ont été divisés par deux
00:02:02et en 2024, 124 entreprises ont été liquidées et 39 ont cessé leur activité.
00:02:08Dans ce contexte, la concurrence des plateformes extra-européennes est probablement l'un des enjeux les plus importants pour la
00:02:14filière.
00:02:14Vous pourrez nous le confirmer.
00:02:16Je rappelle que structurellement, deux tiers des meubles achetés en France sont importés essentiellement de l'Union Européenne
00:02:22mais que la part chinoise dans les importations de meubles finis dépasse désormais 20%.
00:02:27Par exemple, 37% des Français ont acheté sur Tému ou Shine au cours des 12 derniers mois.
00:02:33Or, les contrôles menés récemment ont montré qu'une part importante de ces produits importés
00:02:37présente des défauts de sécurité, des allégations trompeuses
00:02:41ou encore l'absence d'affichage de l'éco-contribution.
00:02:44Nous devrions donc mieux régler et mieux réguler ces flux, tout comme les petits colis.
00:02:50Avant de vous céder la parole pour une quinzaine de minutes,
00:02:53je souhaiterais donc, pour introduire notre échange, vous poser quelques premières questions.
00:02:57Le marché du meuble a limité son recul à 1,8% en 2025,
00:03:02avec une légère croissance de 0,5% au deuxième semestre
00:03:06et après une baisse de 5% en 2024.
00:03:08S'agit-il, selon vous, de l'amorce d'une reprise durable ou tout simplement d'un ajustement conjoncturel ?
00:03:15Seule la cuisine progresse en 2025 avec une hausse de 2%,
00:03:20tandis que le meuble meublant, premier segment du marché en valeur, recule de 4%.
00:03:26Comment expliquez-vous cette divergence et quelles conséquences en tirez-vous
00:03:31pour l'outil industriel français qui est historiquement positionné sur le meuble ?
00:03:37Troisièmement, le taux d'épargne des ménages demeure à un niveau historiquement élevé,
00:03:4118% au troisième trimestre 2025.
00:03:43Quel levier la filière pourrait-elle, selon vous, actionner
00:03:46pour contribuer à réorienter une partie de cette épargne vers l'équipement du foyer ?
00:03:51En 2024, les contrôles de produits importés en provenance de l'extérieur de l'Union européenne
00:03:56n'ont concerné que 0,008% des flux, soit moins de 1 produit sur 10 000.
00:04:02Quelle capacité de contrôle supplémentaire jugez-vous indispensable ?
00:04:06Et ces capacités devraient-elles, selon vous, être prioritairement renforcées
00:04:12à l'échelon national ou à l'échelon européen ?
00:04:15Quelle disposition législative complémentaire a celle déjà votée en projet de loi de finances pour 2026
00:04:20souhaiteriez-vous voir inscrite à l'ordre du jour du Parlement ?
00:04:23Et enfin, à titre plus prospectif, si vous deviez retenir une seule mesure
00:04:27réglementaire, fiscale ou européenne pour consolider durablement
00:04:30la compétitivité de la filière française de l'ameublement dans les cinq prochaines années,
00:04:35quelle serait cette mesure et pourquoi ?
00:04:37Messieurs les Présidents, Monsieur le Directeur Général,
00:04:39nous vous remercions par avance pour votre réponse
00:04:42et nous sommes impatients de pouvoir vous entendre sur l'ensemble de ces sujets.
00:04:45et je vous propose de prendre la parole, chacun à votre tour,
00:04:50pour une durée de cinq minutes, pour une présentation introductive.
00:05:00Merci, Monsieur le Président.
00:05:01Bonjour à toutes et tous.
00:05:03Je suis un novice président de l'ameuble en français
00:05:05et je suis également, que tu me dois dire, dans le civil,
00:05:08président d'une société de meubles qui s'appelle Coulidor,
00:05:10qui est située en Normandie, près de Caen,
00:05:12avec également des établissements en région Ronal.
00:05:16Vous avez dit, Monsieur le Président,
00:05:17que l'ameublement était en difficulté depuis deux ans.
00:05:21Dans les faits, il l'est depuis cinq ans.
00:05:23En 2021, on a eu un rattrapage post-Covid,
00:05:26mais depuis 2022, et les effets de l'inflation
00:05:30qui ont été consécutifs au conflit en Ukraine,
00:05:34nos prix sortis d'usines ont augmenté beaucoup plus vite
00:05:38que notre chiffre d'affaires, et tout ça s'est poursuivi en 2023, 2024, 2025,
00:05:46ce qui veut dire qu'aujourd'hui, notre chiffre d'affaires est impacté,
00:05:51et dans une plus large mesure, ce sont les volumes qui sont impactés.
00:05:57Aujourd'hui, sur l'ameublement,
00:06:01les drivers de notre activité sont très corrélés
00:06:05à la construction, à la transaction immobilière,
00:06:08et effectivement à la consommation des ménages.
00:06:11La construction, vous le savez,
00:06:13en 2024 est descendue à un niveau de 280 000.
00:06:18Il faut remonter à 1996 pour tomber aussi bas,
00:06:22ce qui voulait dire une chute.
00:06:23On ne parlera pas du point haut de 1972,
00:06:25qui était dans une phase de reconstruction,
00:06:27mais il était coutume de dire qu'il y a une nécessité
00:06:30de 450 à 500 000 logements par an,
00:06:32et lorsqu'on est à un chiffre de 280 000,
00:06:36qui est peu ou prou, par rapport à 2017,
00:06:40moins 150 000 logements et 35% de baisse,
00:06:42ça impacte inévitablement la fabrication de meubles.
00:06:47Il y a eu l'usage de dire que le meuble
00:06:51est adressé, le meuble est acheté
00:06:55lors de déménagements,
00:06:58et donc avec des transactions immobilières à la baisse,
00:07:01avec une construction, j'entends le plan de construction
00:07:03de 2 millions de logements qui est prévu,
00:07:05qui a été prévu pour 2030.
00:07:08Il nous tarde de le voir se concrétiser,
00:07:12avec l'inertie qui est celle propre à notre métier,
00:07:14puisque entre le moment de la construction du gros oeuvre
00:07:17et le moment où nous serons bénéficiaires
00:07:23de nouveaux volumes,
00:07:24il va se passer entre 12 et 18 mois.
00:07:28Vous l'avez dit,
00:07:30le taux d'épargne des ménages
00:07:32se situe à environ 6 500 milliards,
00:07:35un point haut,
00:07:37avec 2 milliards qui doivent concerner l'assurance-vie,
00:07:41produits adorés des Français,
00:07:43950 milliards sur les différents livrets,
00:07:46et enfin près de 250 milliards qui concernent le PEL,
00:07:51qui est un sujet dont on aimerait parler.
00:07:53Donc aujourd'hui, la réalité,
00:07:55c'est que notre marché est pour la cinquième année consécutive
00:07:57en régression,
00:07:59mano-mano avec l'habillement,
00:08:01et on suit également les boissons alcoolisées,
00:08:05le tabac,
00:08:06qui démontre, je dirais,
00:08:07où nous en sommes arrivés.
00:08:10La rentabilité de nos entreprises,
00:08:12c'est 2,5% du CA en 2024,
00:08:15pour un marché de l'industrie qui se situait 4,2.
00:08:19Et sur 12 mois glissants,
00:08:20il y a fin mars,
00:08:21ce sont près de 25% de nos entreprises
00:08:24qui sont dans la difficulté,
00:08:26et des défaillances qui ont été déclarées.
00:08:29A titre personnel,
00:08:30mon entreprise,
00:08:31qui comptait 350 salariés
00:08:33il y a près de 2 ans,
00:08:352,5 ans,
00:08:36a dû s'alléger,
00:08:38d'abord par des départs volontaires,
00:08:40mais aussi par un PSE récent de 35 personnes,
00:08:43mais le tout pour 90 collaborateurs.
00:08:47On pourrait parler,
00:08:47je ne vais pas parler en la place de David Soulard
00:08:49et des établissements Gauthier,
00:08:50qui a fait également un PSE important.
00:08:53On pourrait parler,
00:08:54puisque c'est d'actualité de CBA Meubles
00:08:56et du groupe Pariseau,
00:08:57qui vient d'annoncer un PSE de 225 personnes.
00:09:00On pourrait parler du groupe CDI,
00:09:02que vous connaissez probablement mieux,
00:09:04avec Arthur Bonnet,
00:09:05qui est en grande difficulté.
00:09:07On pourrait parler de la fermeture de Basse Furniture,
00:09:09avec la marque Aliber que vous connaissez.
00:09:11Bon bref,
00:09:11les exemples sont nombreux
00:09:12pour démontrer les difficultés qui sont les nôtres.
00:09:17Pour répondre à votre question,
00:09:18sur ce démarrage d'activité,
00:09:20on voit un sentiment de reprise
00:09:23sur le dernier semestre 2025,
00:09:25et sur ce début de l'année 2026,
00:09:27il est vrai,
00:09:27il y avait quelques prémices d'une reprise,
00:09:31qui hélas,
00:09:32a été totalement stoppée
00:09:33avec le conflit au Moyen-Orient,
00:09:36avec un arrêt total,
00:09:37une remontée des taux immobiliers,
00:09:39et puis avec également
00:09:42des effets sur les matières premières,
00:09:44puisque le panneau, par exemple,
00:09:45pour ne pas le citer,
00:09:46nous coûte aujourd'hui 10% de plus,
00:09:49et ça, ça vaut pour beaucoup de matières.
00:09:51Donc voilà,
00:09:51il y a un démarrage d'activité,
00:09:54mais qui aujourd'hui est à l'arrêt.
00:09:56Je vais peut-être laisser la parole.
00:09:58Oui, merci.
00:09:59Merci, monsieur Visse,
00:10:01pour ces premiers éléments.
00:10:04Je passe la parole
00:10:05à monsieur Julien Chavreau,
00:10:07président exécutif de la CAMIF.
00:10:12Merci.
00:10:13Je suis là au nom de CAMIF,
00:10:15entreprise française,
00:10:16entreprise à mission,
00:10:18qui est aujourd'hui fière
00:10:19autour des fabricants
00:10:20et des fédérations,
00:10:21de présenter 70%
00:10:23de son référencement
00:10:24Made in France
00:10:25et 30% Europe,
00:10:27ayant renoncé
00:10:28à tout grand import
00:10:29depuis 2020.
00:10:32La France et l'Europe
00:10:33ont une histoire longue
00:10:34et remarquable
00:10:35dans le secteur
00:10:35de la décoration
00:10:36et de l'ameublement.
00:10:38Les trois dernières décennies
00:10:39ont changé radicalement
00:10:40les méthodes,
00:10:41les moyens,
00:10:42les habitudes,
00:10:43et aujourd'hui,
00:10:44comme dans le monde de la mode,
00:10:45il y a ce sentiment étourdissant
00:10:47que soudain,
00:10:48tout s'écroule.
00:10:50Initié par une crise
00:10:51de l'immobilier
00:10:51anormalement longue
00:10:52et pesante,
00:10:54accentué par les incertitudes
00:10:55conjoncturelles
00:10:56et politiques,
00:10:58révélé par une concurrence
00:10:59déloyale
00:11:00et délétère
00:11:01venue d'Asie,
00:11:02l'absence
00:11:02d'une stratégie claire,
00:11:04réaliste,
00:11:04se fait omniprésente
00:11:05chaque jour,
00:11:06à chaque fermeture
00:11:07d'enseignes,
00:11:08à chaque fermeture
00:11:09de fabricants.
00:11:10Nous nous sommes habitués
00:11:12au marché en repli,
00:11:13à la fatalité
00:11:14et de l'impuissance.
00:11:16Nous nous sommes habitués
00:11:17à perdre,
00:11:18nous devons nous protéger,
00:11:19c'est le strict nécessaire,
00:11:21mais dans quelle perspective ?
00:11:23Quel est l'an d'espoir
00:11:24et de recréation ?
00:11:26Car il n'existe pas
00:11:27de mauvais consommateurs,
00:11:29je ne connais que
00:11:29des consommateurs perdus.
00:11:31La fragmentation
00:11:32de la société
00:11:33n'amène qu'un constat,
00:11:34y compris dans notre secteur.
00:11:36Le temps est révolu
00:11:37d'une massification
00:11:38économiquement de plus en plus
00:11:39irréaliste,
00:11:41socialement totalement dépassée
00:11:42et environnementalement
00:11:44destructrice.
00:11:45Personne n'a de leçons
00:11:46à donner à personne.
00:11:48Ce qu'il nous faut,
00:11:49c'est accepter
00:11:50et remédier
00:11:51à un sentiment
00:11:51de déclassement
00:11:52d'une partie
00:11:52de la population
00:11:53de classe moyenne
00:11:54qui justifie
00:11:56le recul
00:11:56de la responsabilisation
00:11:57par une impossibilité
00:11:58économique
00:11:59et même un refus
00:12:00plus net
00:12:00d'une forme
00:12:01de dogmatisme
00:12:02ressenti
00:12:02comme une culpabilisation
00:12:04permanente
00:12:05et stigmatisante.
00:12:07À une partie
00:12:07de la population
00:12:08au revenu moyen,
00:12:10qu'avons-nous
00:12:10à proposer
00:12:11d'accessible
00:12:12et de responsable ?
00:12:13Quand il devient
00:12:14impossible économiquement
00:12:15de monter en gamme
00:12:16pour soi ou sa famille,
00:12:18quelle autre solution
00:12:19que les produits
00:12:19néfastes
00:12:20à l'humain
00:12:20et à l'environnement ?
00:12:22Quelle place
00:12:23reste-t-il
00:12:23entre le discount
00:12:24et le luxe ?
00:12:26Pendant les 15 dernières années,
00:12:28nous avons répondu
00:12:29par la promotion,
00:12:30les soldes,
00:12:31jusqu'au paroxysme
00:12:32d'un Black Friday
00:12:33à la culture importée.
00:12:34Nous en connaissons
00:12:35tous le prix
00:12:36de l'insincérité parfois,
00:12:38de la destruction
00:12:39de marges
00:12:39et de valeurs
00:12:40toujours
00:12:40et donc d'emplois.
00:12:42D'autres ont affiché
00:12:43des ambitions très fortes
00:12:44de déconsommation,
00:12:46mais on confond parfois
00:12:47la surconsommation
00:12:48qui existe
00:12:49et juste le besoin
00:12:51de s'équiper.
00:12:52Et puis,
00:12:53on oublie aussi,
00:12:54dans nos métiers,
00:12:55le principe de plaisir,
00:12:57car dans un monde incertain,
00:12:58il y a sans doute
00:12:59quelque chose
00:12:59de très fortement humain
00:13:01encore,
00:13:02à vouloir se faire plaisir
00:13:03par des achats
00:13:04quand les contraintes
00:13:04grandissent.
00:13:06nous avons laissé filer
00:13:07notre capacité
00:13:08à garder du bon
00:13:09et des responsables
00:13:09accessibles
00:13:10à une majorité
00:13:11en abandonnant,
00:13:13par culture
00:13:14ou par inadaptation,
00:13:16débauche parfois
00:13:17de réglementation
00:13:18et de taxes aussi,
00:13:19le moyen de gamme
00:13:21dans nos façons
00:13:22de former,
00:13:23fabriquer,
00:13:24vendre,
00:13:25et nous avons abandonné
00:13:26ces marchés
00:13:26à des plus lucides
00:13:27et pragmatiques
00:13:28que nous.
00:13:29Il y a une forme
00:13:30d'élitisme
00:13:31auquel il faut
00:13:31mettre fin.
00:13:33Comme Camif
00:13:34a la recherche
00:13:35de solutions
00:13:35pour relocaliser
00:13:36toujours plus grand
00:13:37et toujours plus large,
00:13:38le constat est déroutant
00:13:39quand on travaille
00:13:40ce produit.
00:13:41On exporte très loin
00:13:43la porcelaine française,
00:13:44on vend ici
00:13:45de la porcelaine asiatique.
00:13:46On exporte très loin
00:13:47nos faïences,
00:13:48notre cristal,
00:13:49nos meubles design,
00:13:50on vend ici
00:13:51beaucoup de panneaux chinois.
00:13:53Le manguier
00:13:53a remplacé le chêne
00:13:54et le bambou
00:13:56a remplacé l'osier.
00:13:57Tout est devenu
00:13:58trop cher.
00:13:59On a entretenu
00:14:00et soutenu
00:14:01l'idée
00:14:01que notre culture
00:14:02était uniquement faite
00:14:03pour l'excellence,
00:14:04le rayonnement extérieur
00:14:05et que le reste,
00:14:06grâce aux usines du monde,
00:14:08n'avait pas d'importance.
00:14:09Mais au siècle de Colbert,
00:14:11la classe moyenne
00:14:12n'existait pas
00:14:12et le volume
00:14:13ne faisait pas la force.
00:14:15Il ne s'agit pas
00:14:16de remettre en cause
00:14:17l'extraordinaire travail
00:14:18qui a été fait
00:14:19pour entretenir
00:14:19le luxe français
00:14:20au niveau
00:14:21où il s'exerce aujourd'hui,
00:14:22mais il est temps
00:14:23de se poser la question
00:14:23de savoir pourquoi
00:14:24ces méthodes,
00:14:25ces investissements
00:14:26n'ont pas été
00:14:27ou ne pourraient pas
00:14:28être mis en œuvre
00:14:29aussi pour un moyen
00:14:30de gamme accessible
00:14:31à un marché intérieur
00:14:32plus large,
00:14:33bénéficiant à la relocalisation
00:14:35et à l'emploi.
00:14:37Beaucoup de nos problématiques
00:14:38résident dans la reconquête
00:14:39de ces marchés moyens
00:14:40et intérieurs
00:14:41qui sont la vraie clé
00:14:43de la transformation,
00:14:45le nombre manquant
00:14:46à faire basculer définitivement
00:14:48du côté de nos ambitions
00:14:49du mieux et du bon.
00:14:51Alors, il nous faut
00:14:52élargir cette clientèle
00:14:53parce que c'est elle
00:14:55qui choisira.
00:14:56Les logiques de filière
00:14:57ne sont pas nouvelles.
00:14:59Dans notre secteur,
00:15:00ces logiques
00:15:00se sont souvent cantonnées
00:15:01à des expériences courtes,
00:15:03coûteuses,
00:15:04encore destinées
00:15:04à une production
00:15:05plutôt haut de gamme,
00:15:06voire luxe.
00:15:07Pourquoi ne pas réussir là
00:15:08où d'autres Européens
00:15:09ont déjà commencé
00:15:10et ont déjà réussi ?
00:15:11Je pense notamment
00:15:12aux Espagnols
00:15:13et aux Portugais.
00:15:14Si rien n'est fait,
00:15:15les lois anti
00:15:16que je porte
00:15:17et que je défends
00:15:18et qui sont
00:15:19un strict nécessaire
00:15:21protégeront à court terme
00:15:22mais ne suffiront
00:15:23absolument pas
00:15:24à l'essor des volumes
00:15:24en moyenne gamme
00:15:25mais plutôt
00:15:26à des modèles
00:15:27européens et français
00:15:28eux-mêmes
00:15:29qui ne changeront rien
00:15:30au mode de fabrication
00:15:32et au lieu délocalisé
00:15:35de production
00:15:36tant que la géopolitique
00:15:38le permet.
00:15:39La faiblesse
00:15:40du secteur
00:15:40faussement euphorisée
00:15:41par la bulle Covid
00:15:42est annoncée
00:15:43depuis longtemps.
00:15:44Les premières difficultés
00:15:45et les premiers échecs
00:15:46datent de bien avant 2020.
00:15:48Il semblerait
00:15:49que là,
00:15:50il soit l'heure
00:15:50et c'est aussi
00:15:52une question
00:15:52de souveraineté.
00:15:53La question
00:15:54du marché intérieur
00:15:55du milieu de gamme
00:15:56est la clé
00:15:57pour nous,
00:15:58marques,
00:15:59distributeurs,
00:16:00fabricants
00:16:00pour retrouver de l'air.
00:16:02Donc,
00:16:03législateurs,
00:16:04que peut-on faire
00:16:06pour mécaniquement
00:16:07relancer l'immobilier
00:16:08qui ne demanderait
00:16:09de notre part
00:16:09aucune aide particulière
00:16:10par une réamorce
00:16:12de volume
00:16:12tout simplement mécanique ?
00:16:14Deux,
00:16:15quand est-ce que
00:16:16privés et publics
00:16:18investissent
00:16:19dans des filières
00:16:19qui maintiennent
00:16:20le territoire
00:16:21et sauvent une industrie
00:16:22qui, au contraire
00:16:23de la mode,
00:16:24n'a pas encore disparu ?
00:16:25Je vous remercie.
00:16:26Merci beaucoup
00:16:27M. Chavreau
00:16:28pour ces éléments
00:16:29et je passe
00:16:30la parole
00:16:31à M. David Soulard,
00:16:32directeur général
00:16:33du groupe Gautier France.
00:16:34Bonjour à tous.
00:16:36J'appuie.
00:16:38Bonjour à tous.
00:16:40David Soulard,
00:16:41famille qui gère
00:16:43aujourd'hui
00:16:43une entreprise
00:16:44fabricante de meubles
00:16:45en Vendée.
00:16:46Nous avons eu
00:16:47plusieurs vies.
00:16:48Une première vie
00:16:48avec mon oncle
00:16:49où nous étions
00:16:51l'inventeur
00:16:52des champs
00:16:52pour enfants
00:16:54et avec une deuxième vie
00:16:56où nous avons été rachetés
00:16:57et une troisième vie
00:16:58où, avec ma famille,
00:16:59nous avons racheté
00:16:59notre entreprise
00:17:00en 2000.
00:17:02On a calé
00:17:03il y a un an
00:17:04à peu près
00:17:04parce que c'était
00:17:05trop compliqué
00:17:05pour nous
00:17:06de rembourser tout ça.
00:17:07Mais en tout cas,
00:17:09mon intervention du jour
00:17:10en tant que fabricant
00:17:11mais aussi distributeur,
00:17:12Gautier aujourd'hui,
00:17:13c'est 500 personnes
00:17:13dans les usines
00:17:14et c'est 250 personnes
00:17:15dans des magasins.
00:17:16Donc on est aussi
00:17:17retailer,
00:17:18on est aussi sur Internet
00:17:19et on est aussi
00:17:20des fabricants.
00:17:22Ce qu'on peut dire
00:17:23aujourd'hui
00:17:23pour vous répondre,
00:17:24c'est que la cuisine
00:17:25ne va plutôt pas trop mal
00:17:26parce qu'elle est vraiment
00:17:27dans l'aménagement
00:17:28de l'intérieur,
00:17:29elle est vraiment
00:17:29dans quelque chose
00:17:30qui accompagne les gens
00:17:31au niveau de la chambre,
00:17:33enfin pardon,
00:17:33de l'endroit de vie.
00:17:37Néanmoins,
00:17:37comme vous l'avez dit,
00:17:38M. le Président,
00:17:39le meublant souffre
00:17:40parce qu'aujourd'hui,
00:17:40les gens consomment
00:17:41différemment.
00:17:42Donc nous,
00:17:43en tant que fabricants français,
00:17:44ce qu'on essaye de faire,
00:17:46c'est de continuer
00:17:47à fabriquer des produits
00:17:48qui durent
00:17:49et qui donnent,
00:17:51comme vous l'avez dit,
00:17:52M. Chavroux,
00:17:54de la visibilité
00:17:55par rapport
00:17:56aux moyennes gammes
00:17:58qui est quelque chose
00:17:58sur lequel nous pensons
00:17:59qu'il y a encore
00:18:00des choses à faire.
00:18:01Pour aller plus particulièrement
00:18:03dans ce monde
00:18:05qui souffre,
00:18:06nous,
00:18:06la bataille que nous avons,
00:18:07c'est de continuer
00:18:08à investir
00:18:09dans des usines flexibles,
00:18:11agiles,
00:18:11parce que l'une des choses
00:18:13qui nous rendra
00:18:15encore plus forts
00:18:15par rapport à l'import,
00:18:16c'est le time to market.
00:18:18Aujourd'hui,
00:18:19nous sommes encore capables
00:18:20en Vendée
00:18:20de produire des choses
00:18:21qui sortiront nouvelles
00:18:22pour le mois d'octobre,
00:18:23alors que la Chine
00:18:25est à huit mois
00:18:26de délai.
00:18:27Donc le time to market,
00:18:28c'est un élément
00:18:29très important
00:18:29qui peut justifier
00:18:30des investissements
00:18:31de flexibilité
00:18:32dans les études industriels.
00:18:33Je ne crois plus,
00:18:34moi,
00:18:34à des investissements
00:18:35pour de la massification
00:18:36et de la quantité.
00:18:38Donc la massification
00:18:39et de la quantité
00:18:40ne sera plus jamais
00:18:41fabriquée en France.
00:18:42Je pense qu'il faut être clair,
00:18:43il faut aller dans l'agilité
00:18:45et c'est exactement
00:18:45ce que les cuisinistes
00:18:46ont fait.
00:18:47Les usines qui sont
00:18:48aujourd'hui en Alsace
00:18:49ou aux frontières
00:18:51de l'Europe
00:18:52sont aujourd'hui
00:18:53extrêmement flexibles
00:18:54et nous,
00:18:54nous avons été
00:18:55dans la notion
00:18:55de flexibilité.
00:18:57Deuxième sujet,
00:18:57moi,
00:18:57je suis président
00:18:58d'un éco-organisme
00:18:59au niveau des fabricants
00:19:00qui s'appelle
00:19:01Éco Maison.
00:19:02Nous avons 450 millions
00:19:03d'euros aujourd'hui
00:19:04qui viennent être captés
00:19:06sur le marché
00:19:06et qui ne sont pas,
00:19:08et vous l'avez proposé,
00:19:09M. le Président,
00:19:09par rapport à quelque chose
00:19:10d'européen,
00:19:11qui ne sont pas partout
00:19:12ou la même chose en Europe.
00:19:13On a pas mal de magasins
00:19:15en frontière allemande.
00:19:16Nous avons,
00:19:17nous,
00:19:17la France,
00:19:18eu cette capacité
00:19:18à accélérer
00:19:19sur le recyclage.
00:19:20C'est très bien.
00:19:21Aujourd'hui,
00:19:22par rapport à notre demande,
00:19:23ça serait de trouver
00:19:24un moratoire
00:19:25pour éviter
00:19:26la trajectoire
00:19:27qui est annoncée,
00:19:28qui est encore plus chère
00:19:30et d'ailleurs,
00:19:30avec des nouvelles hausses
00:19:31au 1er janvier 2027,
00:19:33nous pensons
00:19:33que le marché
00:19:34n'est pas capable
00:19:35aujourd'hui
00:19:35de supporter
00:19:36un tel poids,
00:19:39surtout qu'il n'est
00:19:40absolument pas
00:19:41le même partout
00:19:42en Europe.
00:19:44Donc ça,
00:19:44c'est un élément
00:19:45qui nous semble important.
00:19:46Concernant Tému et Chine,
00:19:48sur les contrôles,
00:19:49il y a des contrôles
00:19:50qui sont en route,
00:19:51il y a eu l'histoire
00:19:52des petits colis,
00:19:52on le voit bien
00:19:53à Eco Maison,
00:19:54tout le monde
00:19:54est en train
00:19:54de fabriquer
00:19:55des meubles
00:19:56de plus en plus légers,
00:19:58de plus en plus petits,
00:19:59de plus en plus petits colis,
00:20:01entre autres
00:20:01avec cette arrivée-là.
00:20:02Ce que l'on demanderait,
00:20:04c'est nous,
00:20:04en tant que fabricants français,
00:20:05moi j'adore
00:20:06les fraudes
00:20:07de la Roche-sur-Yon,
00:20:07la dame est très gentille,
00:20:09mais alors venir me voir
00:20:10pour me dire
00:20:10que Gauthier déconne
00:20:11sur quelque chose
00:20:12qu'il a écrit
00:20:12sur son site internet,
00:20:14c'est insupportable.
00:20:16Passer une journée
00:20:17et j'ai repoussé
00:20:18le prochain contrôle,
00:20:19c'est insupportable
00:20:20de venir remettre
00:20:21en cause
00:20:21des fabricants français
00:20:22dans leur façon
00:20:23d'écrire
00:20:24ce que nous écrivons
00:20:24sur internet.
00:20:25Il y a bien
00:20:26d'autres choses à faire
00:20:27que d'aller contrôler
00:20:28ce que nous faisons
00:20:30et je pense
00:20:30que nous sommes capables
00:20:31aujourd'hui
00:20:32de prouver tous les jours
00:20:33de par les contrôles,
00:20:34déjà on a l'Adréal,
00:20:35c'est déjà beaucoup,
00:20:37mais alors en plus
00:20:38les fraudes
00:20:38qui viennent contrôler
00:20:39que tel ou tel produit
00:20:40je ne vous explique même pas
00:20:42ce qu'on nous fait
00:20:42comme contrôle
00:20:43et ça par contre
00:20:44je trouve ça
00:20:45particulièrement difficile.
00:20:48Là c'est un petit coup de gueule.
00:20:50La dame est très gentille
00:20:51mais par contre
00:20:52elle vient de jour
00:20:53et elle vient nous prouver
00:20:54qu'on a loupé une virgule
00:20:55ou loupé un nom
00:20:56et à ce niveau-là
00:20:57je préférerais
00:20:58qu'elle soit à Charles-de-Gaulle
00:20:59ou au port d'Anvers
00:21:00à contrôler ce qui arrive.
00:21:03Ça c'est par rapport
00:21:04au contrôle.
00:21:06Ça c'est dit
00:21:06non mais oui
00:21:07mais il faut le dire quand même.
00:21:10Non mais attendez
00:21:11le contrôle
00:21:12il date de la semaine dernière
00:21:13je l'ai repoussé au 15 octobre
00:21:14et on m'a dit
00:21:14pourtant il faut contrôler
00:21:15mais j'ai dit
00:21:16c'est pas possible
00:21:17c'est pas possible.
00:21:18Tout ça pour l'origine
00:21:19Made in France
00:21:19dans les allégations
00:21:20parce que moi
00:21:21je suis très très porteur
00:21:21du Made in France
00:21:22vous le savez
00:21:22je prends beaucoup la parole
00:21:23et je pense que plus
00:21:24je prends la parole
00:21:25plus on vient nous contrôler
00:21:27pour vérifier
00:21:27si ce que je dis
00:21:28c'est vrai.
00:21:29c'est insupportable.
00:21:32Donc le Made in France
00:21:33a encore une voie
00:21:34je rejoins tout à fait
00:21:35M. Chavrou
00:21:35et d'ailleurs nous travaillons
00:21:36ensemble sur la fourniture
00:21:37de certains produits
00:21:38il y a une voie
00:21:39par contre
00:21:40on ne peut pas aujourd'hui
00:21:41prétendre à
00:21:42le consommateur
00:21:43aujourd'hui dans une nouvelle phase
00:21:44où le Made in France
00:21:45n'est pas un élément
00:21:46de réassurance.
00:21:47ce qui le rassure
00:21:48c'est la durabilité
00:21:49c'est quelque chose
00:21:50effectivement
00:21:51où il faut produire moins cher
00:21:52et donc là
00:21:53on doit amener du service
00:21:54amener des choses comme ça
00:21:55et sur le dernier point
00:21:56sur la partie
00:21:59de qu'est-ce qu'on peut demander
00:22:00M. le Président
00:22:01de la Mme française
00:22:01elle a dit
00:22:02on a le PEL
00:22:03qui nous tend les bras
00:22:04c'est 250 milliards
00:22:05qui sont bloqués
00:22:06aujourd'hui
00:22:08il y avait eu
00:22:08de la part du Parlement
00:22:10il y a un projet
00:22:11de 10 000 euros
00:22:13Serge Papin
00:22:14a répondu
00:22:15à l'Assemblée nationale
00:22:16suite à une question
00:22:17de notre député
00:22:17qu'il y avait 5 000 euros
00:22:19qui allaient pouvoir
00:22:19être libérés
00:22:205 000 euros
00:22:21oui
00:22:22être libérés
00:22:23oui
00:22:23de la partie
00:22:24on va dire
00:22:25de l'épargne
00:22:26des salariés
00:22:27mais le PEL
00:22:28nous tend les bras
00:22:29et je pense
00:22:29qu'il y a un sujet
00:22:30par rapport aux banques
00:22:32les banques s'y opposent
00:22:33et la dernière fois
00:22:34c'est l'Assemblée
00:22:36et le Sénat
00:22:36avaient voté quelque chose
00:22:37et ça avait été bloqué
00:22:38par les banques
00:22:40je pense que les banques
00:22:41ont gagné beaucoup d'argent
00:22:42depuis quelques années
00:22:44et nous ont accompagnés
00:22:46nous savons
00:22:47que c'est un sujet
00:22:48qui est sensible
00:22:49au niveau bancaire
00:22:50mais néanmoins
00:22:51nous pensons
00:22:51que notre profession
00:22:52mériterait
00:22:53un accompagnement
00:22:54plus spécifique
00:22:55puisque des meubles
00:22:56font partie d'une maison
00:22:57et font partie de la relance
00:22:58voilà ce que je voulais vous dire
00:23:00merci messieurs
00:23:01pour ces premiers éléments
00:23:03et ces propos liminaires
00:23:05de présentation
00:23:06je vous propose
00:23:07de passer aux orateurs
00:23:07des groupes
00:23:08je vais vous les prendre
00:23:09par série de deux
00:23:10pour vous permettre
00:23:11à chacun d'entre vous
00:23:12de pouvoir répondre
00:23:14aux questions
00:23:15des députés
00:23:18tout d'abord
00:23:19pour le groupe
00:23:19du rassemblement national
00:23:21madame Florence Goulet
00:23:22vous avez la parole
00:23:23madame la députée
00:23:25si vous pouvez éteindre
00:23:26votre micro
00:23:28merci monsieur le président
00:23:29messieurs
00:23:30tout d'abord
00:23:30je voudrais vous remercier
00:23:31et saluer
00:23:32vos engagements respectifs
00:23:33d'essayer de maintenir
00:23:34une filière française
00:23:35malgré les difficultés
00:23:36liées aux mauvais choix politiques
00:23:37de ces 20 ou 30 dernières années
00:23:40monsieur le président
00:23:41de l'ameublement français
00:23:42vous avez articulé
00:23:43votre projet
00:23:43jusqu'en 2027
00:23:44autour de trois objectifs
00:23:46une filière
00:23:47à impact positif
00:23:49devenir les champions
00:23:50du design
00:23:51d'usage
00:23:51faciliter la conquête
00:23:52en France
00:23:53et à l'international
00:23:54c'est une belle ambition
00:23:55mais comme dans
00:23:56bien d'autres secteurs
00:23:57la désindustrialisation
00:23:58a mené aux importations massives
00:24:00et à la concurrence
00:24:01des loyales
00:24:02à bas coût
00:24:02résultat
00:24:03la production
00:24:04et les emplois
00:24:04ont été divisés
00:24:05par deux en 25 ans
00:24:06et la part du meuble
00:24:08français sur le marché
00:24:09domestique
00:24:09est tombée à 37%
00:24:11en 2024
00:24:12dans ce contexte
00:24:13la Chine
00:24:13qui importe massivement
00:24:15des grumes françaises
00:24:16déstabilisant les marchés
00:24:17du chêne et du hêtre
00:24:18nous renvoie des meubles
00:24:18bon marché
00:24:19elle représente aujourd'hui
00:24:21plus de 20%
00:24:22des importations
00:24:22et les plateformes
00:24:23comme Temu ou Shine
00:24:24posent un problème
00:24:25d'équité fiscale
00:24:26douanière
00:24:27environnementale
00:24:28et de sécurité
00:24:29des produits
00:24:29car les exigences
00:24:31en termes de rep
00:24:32responsabilité élargie
00:24:33du producteur
00:24:33intégrées par la filière
00:24:35éco-participation
00:24:36réemploi
00:24:37valorisation des déchets
00:24:38etc.
00:24:39sont devenues
00:24:40un handicap concurrentiel
00:24:41pour les entreprises françaises
00:24:43sans la réciprocité
00:24:44exigée
00:24:45à ces importateurs
00:24:46dans le même temps
00:24:47la plupart des petites
00:24:48séries françaises
00:24:49ont fermé
00:24:49souvent pour des problèmes
00:24:50de normes
00:24:51les chiffres montrent
00:24:52que le secteur du meuble
00:24:54pour les particuliers
00:24:55est un secteur en baisse
00:24:56sauf la cuisine
00:24:56pour soutenir la filière
00:24:58il vous faut donc
00:24:59mobiliser la commande publique
00:25:00et le marché professionnel
00:25:02hôtellerie
00:25:03bureau
00:25:03école
00:25:04hôpital
00:25:04c'est pourquoi j'ai une question
00:25:06messieurs
00:25:06comment expliquez-vous
00:25:08que les marchés professionnels
00:25:09n'aient pas été mieux
00:25:10incités
00:25:11à acheter français
00:25:12je vous remercie
00:25:14merci madame Goulet
00:25:16pour le groupe
00:25:17la France insoumise
00:25:18madame Sandrine Nozbé
00:25:20merci monsieur le président
00:25:22merci messieurs
00:25:22d'être présents
00:25:23présents à cette table ronde
00:25:26le secteur de l'ameublement
00:25:27connaît des difficultés
00:25:28depuis 5 ans
00:25:29disiez-vous
00:25:29monsieur le président
00:25:30Arnaud Vice
00:25:31la liquidation de CASA
00:25:32en juillet 2025
00:25:33celle d'Alinea
00:25:34au printemps 2026
00:25:35puis en avril dernier
00:25:36l'annonce par maison du monde
00:25:37de la signature
00:25:38d'un plan de sauvetage
00:25:39avec deux fonds britanniques
00:25:40après avoir enregistré
00:25:40une perte de plusieurs
00:25:42centaines de millions
00:25:42d'euros
00:25:43en sont quelques exemples récents
00:25:44ces fermetures
00:25:45et liquidations
00:25:46ont des conséquences
00:25:47désastreuses
00:25:47pour nos territoires
00:25:48avec plusieurs milliers
00:25:49d'emplois détruits
00:25:49et des conséquences
00:25:50sociales et humaines
00:25:51que cela entraîne
00:25:52l'inflation
00:25:53l'érosion du pouvoir d'achat
00:25:55et le ralentissement
00:25:56du marché immobilier
00:25:57le choix des ménages
00:25:58d'épargner
00:25:58et donc de différer
00:25:59leur achat
00:25:59explique la baisse
00:26:00des ventes
00:26:01qui ont conduit
00:26:01à ces fermetures
00:26:02mais ces liquidations
00:26:04sont aussi et surtout
00:26:04le symptôme
00:26:05d'une crise structurelle
00:26:06aggravée par une concurrence
00:26:07internationale déloyale
00:26:09des discanteurs asiatiques
00:26:10qui cassent les prix
00:26:11sans aucune contrainte sociale
00:26:12ou environnementale
00:26:13et celle du dumping social
00:26:15qui permet le détournement
00:26:15du label fabriqué en France
00:26:17enfin derrière ces fermetures
00:26:19une question plus large
00:26:20se pose
00:26:20la France possède
00:26:2117,3 millions d'hectares
00:26:23de forêt
00:26:23soit un tiers
00:26:24de son territoire hexagonal
00:26:25et se place ainsi
00:26:26au quatrième rang européen
00:26:27or selon la Fédération nationale
00:26:29du bois
00:26:29nous exportons à l'étranger
00:26:31entre 25 à 30%
00:26:32de notre collecte nationale
00:26:33de chêne
00:26:34pour être transformés
00:26:35sans rien apporter
00:26:36à la chaîne de valeur
00:26:36en France
00:26:37mettant ainsi en danger
00:26:38200 000 emplois
00:26:39dans la filière française
00:26:40de la transformation du bois
00:26:41les canapés haut de gamme
00:26:43se fabriquent en Italie
00:26:44par exemple
00:26:44et Ikea enseigne
00:26:45des meubles en kits
00:26:46produits en Europe
00:26:47de l'Est
00:26:47ou en Scandinavie
00:26:48en résumé
00:26:49nous avons la ressource
00:26:50mais avons perdu
00:26:51la transformation
00:26:52cela s'appelle
00:26:53la désindustrialisation
00:26:55c'est un acteur ici présent
00:26:57fait le choix de la qualité
00:26:57et du fabriqué en France
00:26:58faisant ainsi la démonstration
00:26:59que cela est possible
00:27:01dont la CAMIF
00:27:02vous l'avez précisé
00:27:03monsieur le directeur général
00:27:04cependant l'avenir
00:27:05de la filière
00:27:06ne peut pas reposer
00:27:07sur la volonté
00:27:08de quelques individuels
00:27:09de quelques entreprises
00:27:09mais doit faire l'objet
00:27:10d'une stratégie industrielle
00:27:12nous devons réindustrialiser
00:27:13relocaliser
00:27:14pour assurer notre indépendance
00:27:15et cela passe par la mise en place
00:27:17d'un plan de reconstruction
00:27:17industrielle décarbonée
00:27:19pour soutenir
00:27:20la bifurcation écologique
00:27:21cela suppose
00:27:22et soutient
00:27:22à l'investissement
00:27:23des normes environnementales
00:27:25et sociales
00:27:25qui s'appliquent également
00:27:26aux importations
00:27:27et des dispositifs
00:27:28qui soutiennent la demande
00:27:29l'augmentation du pouvoir d'achat
00:27:31par la hausse des salaires
00:27:32un plan majeur
00:27:33de construction de logements
00:27:34seront aussi indispensables
00:27:35pour relancer
00:27:35la filière de l'ameublement
00:27:36mais aujourd'hui
00:27:38face à la pression
00:27:39des plateformes à bas coût
00:27:39la tentation permanente
00:27:41de délocaliser
00:27:42pour réduire
00:27:42les coûts de production
00:27:43mes questions sont les suivantes
00:27:45quels engagements concrets
00:27:46prenez-vous pour maintenir
00:27:48et développer
00:27:48la construction de meubles
00:27:49en France
00:27:50et quels sont les leviers publics
00:27:51qui font défaut
00:27:52pour y parvenir
00:27:52je vous remercie
00:27:54merci madame Nozbé
00:27:56monsieur le président
00:27:58monsieur vice
00:27:59oui je vais essayer de répondre
00:28:00merci
00:28:02sur le dernier point
00:28:03madame la députée
00:28:06aujourd'hui
00:28:06on a l'impression
00:28:07de faire un 100 mètres
00:28:08avec un boulet
00:28:10si on parle d'éco-contribution
00:28:11qui a été évoqué
00:28:12par David Soulard
00:28:15nous sommes une filière
00:28:16qui est vertueuse
00:28:17depuis des années
00:28:17des années
00:28:19puisque le principe même
00:28:20de notre filière
00:28:23la matière première
00:28:24principale
00:28:24c'est le panneau de particules
00:28:25c'est le bois
00:28:26d'accord
00:28:27du bois massif
00:28:28il est vrai
00:28:28qu'il s'en fait
00:28:29de moins en moins en France
00:28:30vous l'avez évoqué
00:28:31et aujourd'hui
00:28:32on est sur des taux
00:28:33de valorisation
00:28:34à fin 2023
00:28:35qui était le second
00:28:36agrément
00:28:36de notre REP
00:28:38on était à 94,5%
00:28:41de valorisation
00:28:42qu'elle se fasse
00:28:43dans le cas du recyclage
00:28:44pour intégration
00:28:46dans les panneaux particules
00:28:46ou qu'elle se fasse
00:28:48également par valorisation
00:28:50énergétique
00:28:51nous on a de toute façon
00:28:52une préférence
00:28:53est-ce que
00:28:54devant la difficulté
00:28:55à accéder à la ressource bois
00:28:58on a une demande
00:29:00ferme
00:29:01sur une hiérarchie
00:29:02des usages
00:29:03de sorte
00:29:04que les déchets
00:29:06d'éléments
00:29:06d'ameublement
00:29:07et les déchets bois
00:29:08de manière générale
00:29:09aillent servir
00:29:10nos industries
00:29:12du panneau
00:29:12puisque dans l'ameublement
00:29:13français
00:29:13on est également
00:29:14dans l'industrie du panneau
00:29:14qui produisent
00:29:16qui ont fait
00:29:17des investissements
00:29:17colossaux
00:29:18et donc aujourd'hui
00:29:19il faut qu'il y ait
00:29:20un stop the clock
00:29:21sur ces dérives
00:29:23le dernier réglément
00:29:25de 2024-2029
00:29:26il conduit
00:29:27à augmenter
00:29:28de 770 millions
00:29:30sur la période
00:29:31j'irais
00:29:32la charge
00:29:34des éco-contributions
00:29:35pour passer
00:29:36de 94,5%
00:29:38à 97%
00:29:39je pense qu'il y a
00:29:39d'autres priorités
00:29:42merci monsieur
00:29:43monsieur
00:29:44monsieur Chavreau
00:29:47je vais vous
00:29:48je sais pas
00:29:48oui ça marche
00:29:49deux choses
00:29:52c'est un sujet
00:29:53que nous traitons
00:29:54chez KBF au quotidien
00:29:55comment garder
00:29:56développer
00:29:57donc je reviens
00:29:58au sujet des filières
00:29:59vous avez raison
00:30:01nous avons
00:30:02en France
00:30:03et en Europe
00:30:03ne restons pas
00:30:05non plus
00:30:06soyons réalistes
00:30:07voilà
00:30:07nous avons
00:30:08les matières premières
00:30:11nous avons
00:30:12des savoir-faire
00:30:12et encore
00:30:13fort heureusement
00:30:14des fabricants
00:30:15ça dépend
00:30:16sur quel type
00:30:17de produit
00:30:17quand on parle
00:30:18de bois massif
00:30:19ça devient quand même
00:30:20beaucoup plus compliqué
00:30:23il y a
00:30:23à reconstruire
00:30:24ensemble
00:30:24toute une chaîne
00:30:25de la valeur
00:30:26donc sans accord
00:30:28entre marques
00:30:28et distributeurs
00:30:30fabricants
00:30:31fournisseurs
00:30:31de matières premières
00:30:32avec un petit coup
00:30:33de main des territoires
00:30:35ça va être compliqué
00:30:36et c'est compliqué
00:30:38et si je peux me permettre
00:30:39un regard
00:30:40moins économique
00:30:41et plus culturel
00:30:43j'en reviens toujours
00:30:44à la même chose
00:30:45voilà 30 ans
00:30:46que je travaille
00:30:46dans le secteur
00:30:47de la mode
00:30:47et de l'ameublement
00:30:50nous avons
00:30:51un petit souci
00:30:52culturel
00:30:54le moyen de gamme
00:30:55c'est pas sale
00:30:57servir des gens
00:30:59en revenu moyen
00:30:59c'est pas un déshonneur
00:31:01j'ai malheureusement
00:31:03au cours
00:31:03je circule
00:31:04chez beaucoup
00:31:05de fabricants
00:31:05en déco
00:31:06et ameublement
00:31:07depuis très longtemps
00:31:09il y a
00:31:10de temps en temps
00:31:11cette idée
00:31:12que produire
00:31:13pour la majorité
00:31:14de la population
00:31:15je dis pas qu'on est capable
00:31:16et qu'on sera capable
00:31:17de contrer
00:31:19les discounters
00:31:20c'est pas le sujet
00:31:21économique du moment
00:31:22mais au moins
00:31:22cette classe moyenne
00:31:23qui a envie
00:31:25mais qui nous explique
00:31:26là c'est un petit peu
00:31:27tendu
00:31:28filez-nous un coup de main
00:31:29et donc ma démarche
00:31:30aujourd'hui
00:31:31elle est aussi
00:31:31de s'adresser
00:31:32aux fabricants
00:31:33et aux marques
00:31:34et aux distributeurs
00:31:35c'est comment
00:31:35on se met autour
00:31:37de la table
00:31:37pour avoir une offre
00:31:40et que cette offre là
00:31:42comme c'est le cas
00:31:43au Portugal
00:31:43ou en Espagne
00:31:44s'adresse à
00:31:46des clients
00:31:47en face
00:31:47parce qu'on en revient
00:31:48toujours au même
00:31:49si on produit beaucoup
00:31:50mais qu'on n'a pas
00:31:51de débouchés derrière
00:31:52parce qu'on est trop cher
00:31:53ou que le produit
00:31:54ne corresponde pas
00:31:54on aura à relocaliser
00:31:56industrialiser pour rien
00:31:57donc pour qui veut-on produire
00:31:59et sur le moyen
00:32:01et long terme
00:32:02est-ce qu'on est capteux
00:32:03et je serais ravi
00:32:04de voir un certain nombre
00:32:05de fabricants
00:32:05en France et européens
00:32:07réouvrir leur chaîne
00:32:08de production
00:32:08à ce marché intérieur
00:32:11merci monsieur Chavrou
00:32:12monsieur Soulard
00:32:13alors deux réponses
00:32:14vous avez posé une question
00:32:16sur les commandes publiques
00:32:17donc les commandes publiques
00:32:18oui aujourd'hui
00:32:19le critère du prix
00:32:20est passé de 47%
00:32:21à 53%
00:32:22en quelques années
00:32:23donc on voit bien
00:32:24que la balance du prix
00:32:24est très importante
00:32:25on a un contrebalancement
00:32:26RSE
00:32:27qui normalement devrait
00:32:28nous permettre
00:32:29de se justifier
00:32:30d'avoir accès
00:32:31au Made in France
00:32:31je pense que
00:32:33la commande publique
00:32:34effectivement
00:32:34nous on en fait zéro
00:32:35parce qu'on n'y arrive pas
00:32:37on n'arrive pas
00:32:38à se positionner
00:32:39je pense qu'il y a
00:32:40trop d'intermédiaires
00:32:42c'est comme ça
00:32:42je n'ai pas préparé
00:32:43votre question
00:32:44donc je ne savais pas
00:32:45que vous avez posé
00:32:45donc je vous réponds juste
00:32:46je pense qu'à un moment
00:32:47nous si on pouvait
00:32:48directement parler
00:32:49aujourd'hui
00:32:50moi je suis en train
00:32:50de faire une centrale nucléaire
00:32:53en meuble
00:32:55il y a 500 000 euros
00:32:56de meubles
00:32:56dans une centrale nucléaire
00:32:58mais on est en direct
00:33:00voilà
00:33:00donc il faut rentrer
00:33:01dans le pragmatisme
00:33:02des choses
00:33:03donc il y a
00:33:04voilà
00:33:04c'est un moment
00:33:06en fait je pense que
00:33:07dans la fonction publique
00:33:08il y a certainement
00:33:09beaucoup d'intermédiaires
00:33:10et à chaque fois
00:33:10ils prennent 21%
00:33:1110% et autres
00:33:12donc un produit
00:33:13100 euros
00:33:14made in France
00:33:14à la fin
00:33:15il est beaucoup trop cher
00:33:17j'ai pas dit non
00:33:21je pensais pas qu'à eux
00:33:23mais je pense
00:33:24qu'il y a une notion
00:33:25d'intermédiaire
00:33:26il y a tout un système
00:33:26qui s'est bâti
00:33:28je ne suis pas sûr
00:33:28que l'Assemblée nationale
00:33:29achète ses ramettes
00:33:30de papier en direct
00:33:31aujourd'hui
00:33:32alors qu'il y a
00:33:32des fabricants
00:33:33qui sont français
00:33:34et qui pourraient
00:33:35vous vendre en direct
00:33:36donc en fait
00:33:36il y a tout un système
00:33:37peut-être
00:33:38à mettre en place
00:33:38donc sur la partie
00:33:40du bois
00:33:40pour vous répondre madame
00:33:41je pense que
00:33:42l'industrie du bois
00:33:42massif en France
00:33:46sur la partie
00:33:47de votre question
00:33:48sur le bois
00:33:48pour être très clash
00:33:49le bois massif
00:33:51en France
00:33:51c'est fini
00:33:51en transformation
00:33:52parce qu'en fait
00:33:53aujourd'hui
00:33:53quand vous prenez
00:33:54un rondin de bois
00:33:55vous devez le couper
00:33:56raboter et autres
00:33:57il y a des artisans
00:33:58qui arrivent
00:33:58l'industrie
00:33:59c'est fini
00:34:00donc on est dans
00:34:00les pays de l'Est
00:34:01on est en Roumanie
00:34:02on est tout
00:34:03de toute façon
00:34:03tous les produits massifs
00:34:04que vous voyez actuellement
00:34:05en France
00:34:05ne sont plus du tout
00:34:06produits en France
00:34:07la bataille
00:34:08aujourd'hui
00:34:08c'est le panneau
00:34:09de particules
00:34:09qui constitue
00:34:10vos tables
00:34:11sur lesquelles
00:34:11vous êtes assis
00:34:12le panneau
00:34:12de particules
00:34:13dans lequel
00:34:13il y a du recyclage
00:34:14dans lequel
00:34:15aujourd'hui
00:34:16on a quand même
00:34:17une filière extraordinaire
00:34:19on a réussi
00:34:19à redonner
00:34:20moi aujourd'hui
00:34:21dans mes meubles
00:34:21j'ai 70%
00:34:22de recyclage
00:34:23de meubles
00:34:23qui ont été achetés
00:34:24dans les années 50
00:34:25et aujourd'hui
00:34:26la plus grosse force
00:34:27c'est d'en faire une marque
00:34:28et de dire qu'une marque
00:34:30elle est aujourd'hui
00:34:31utilisatrice
00:34:31non pas de matériaux nobles
00:34:33qui viennent d'une forêt
00:34:34parce qu'aujourd'hui
00:34:35dès qu'on va toucher un arbre
00:34:35les gens vont commencer
00:34:36à pleurer
00:34:36il faut aussi penser à ça
00:34:38mais aujourd'hui
00:34:39on est très fiers
00:34:40de faire du recyclage
00:34:41et c'est par contre
00:34:42ça qui doit être
00:34:43une fierté
00:34:43et je pense que
00:34:44la filière française
00:34:45doit s'appuyer
00:34:46sur le recyclage
00:34:47merci monsieur Soulard
00:34:50je vais passer la parole
00:34:51donc à monsieur Buchou
00:34:53pour le groupe Ensemble
00:34:54pour la République
00:34:55avec mes excuses
00:34:56de l'avoir oublié
00:34:58votre micro
00:34:58monsieur Soulard
00:35:02vous êtes pardonné
00:35:03monsieur le président
00:35:03j'espère bien
00:35:06bien messieurs
00:35:08bonjour
00:35:09je vous remercie
00:35:10moi d'être présent
00:35:11ce matin
00:35:11pour parler
00:35:13d'une filière
00:35:15vous l'avez dit
00:35:16qui connait
00:35:17de grandes difficultés
00:35:19et sur un secteur
00:35:20dont on a besoin
00:35:22et dont on a besoin
00:35:25de la vitalité
00:35:26elle est essentielle
00:35:27pour notre industrie
00:35:29je vais aller directement
00:35:31au but
00:35:31j'ai trois questions
00:35:32en fait à vous poser
00:35:33la première elle porte
00:35:34sur la concurrence internationale
00:35:36ça a été évoqué
00:35:36par les précédents orateurs
00:35:40concurrence internationale
00:35:41notamment asiatique
00:35:42à des prix
00:35:43que nos entreprises
00:35:43ne peuvent structurellement
00:35:44ne pas
00:35:45ne peuvent pas atteindre
00:35:47pardon
00:35:47compte tenu de nos normes
00:35:49sociales et environnementales
00:35:50quels leviers douaniers normatifs
00:35:52commandes publiques
00:35:53on en vient d'en parler
00:35:54vous semblent les plus efficaces
00:35:55pour préserver nos industriels
00:35:56première question
00:35:57ce qui m'amène à la deuxième
00:35:58la taxe sur les petits colis
00:36:00peut-elle être lue
00:36:01comme une tentative de réponse
00:36:03à cette concurrence déloyale
00:36:04elle a été mise en place
00:36:05vous le savez en mars 2026
00:36:07elle a rapidement
00:36:07montré ses limites
00:36:09avec un contournement massif
00:36:10via le Benelux
00:36:11entre autres
00:36:11c'est pourquoi la mesure européenne
00:36:13qui prend le relais
00:36:14au 1er juillet
00:36:15est attendue
00:36:16sera-t-elle
00:36:17selon vous
00:36:18suffisamment robuste
00:36:19enfin
00:36:20et David Soulard
00:36:22pour qui j'ai un salut particulier
00:36:24ce matin
00:36:26on a parlé
00:36:27sur les co-contributions visibles
00:36:28l'obligation d'affichage
00:36:30sur les factures
00:36:30a pris fin
00:36:31au 1er janvier 2026
00:36:32et notre tentative
00:36:34de la pérenniser
00:36:34via le projet de loi
00:36:35de simplification
00:36:36n'a pas abouti
00:36:37la proposition de loi
00:36:39de notre collègue
00:36:39Stéphane Delautrette
00:36:40visait précisément
00:36:41à combler ce vide
00:36:42et à instaurer une ligne
00:36:43dédiée entre professionnels
00:36:45dès lors
00:36:45et ce sera ma dernière question
00:36:46la disparition
00:36:47de cette contribution visible
00:36:48est-elle
00:36:49une simplification bienvenue
00:36:51ou un facteur
00:36:52de fragilisation
00:36:53du financement
00:36:54de la filière
00:36:55et quelles conditions
00:36:56seraient selon vous
00:36:57indispensables
00:36:57à une réintroduction législative
00:36:59réellement opérationnelle
00:37:00merci beaucoup
00:37:01merci monsieur Bouchot
00:37:03pour le groupe socialiste
00:37:04et apparenté
00:37:05madame Valérie Rossi
00:37:06vous avez la parole
00:37:06madame la députée
00:37:08merci monsieur le président
00:37:09messieurs les présidents
00:37:11monsieur le directeur général
00:37:12merci de votre présence
00:37:14aujourd'hui à l'assemblée
00:37:15dans cette table ronde
00:37:16qui nous paraît essentielle
00:37:17puisqu'il est de notre responsabilité
00:37:19de législateur
00:37:20de comprendre vos difficultés
00:37:21vos besoins
00:37:21pour vous accompagner
00:37:22au mieux
00:37:23je suis une élue
00:37:25des hautes alpes
00:37:25un territoire rural
00:37:26de montagne
00:37:27où la forêt
00:37:28occupe une place importante
00:37:29dans notre économie
00:37:30je resterai sur le bois
00:37:31le mélaise en particulier
00:37:33est une richesse extraordinaire
00:37:34un bois local
00:37:35abondant
00:37:36naturellement résistant
00:37:37aux intempéries
00:37:38à tout majeur
00:37:39pour une filière
00:37:40en quête de relocalisation
00:37:42et de sobriété
00:37:43environnementale
00:37:44chez nous
00:37:45plusieurs entreprises
00:37:46le travail
00:37:46évidemment pour la construction
00:37:47de magnifiques chalets
00:37:48mais aussi
00:37:49pour la fabrication
00:37:50de mobiliers
00:37:51sur mesure
00:37:51en mélèze
00:37:53tout démontre
00:37:55qu'il est possible
00:37:56d'allier savoir-faire
00:37:57artisanal
00:37:57ressources locales
00:37:58et circuits courts
00:37:59notamment grâce
00:38:00à la certification
00:38:01bois des Alpes
00:38:02qui garantit
00:38:03l'origine
00:38:03la traçabilité
00:38:04et la transformation
00:38:06locale du bois
00:38:07même si la concurrence
00:38:07est rude
00:38:08avec la concurrence italienne
00:38:09par ailleurs
00:38:10nous retrouvons localement
00:38:11les mêmes difficultés
00:38:12qu'au niveau national
00:38:13concurrence déloyale
00:38:14des importations
00:38:15à bas coût
00:38:16contrainte réglementaire
00:38:17lourde
00:38:18pour nos entreprises familiales
00:38:19hausse des coûts
00:38:20de l'énergie
00:38:20et difficulté de recrutement
00:38:22heureusement
00:38:23le territoire
00:38:23forme aussi
00:38:24à ses métiers
00:38:25de l'aménagement
00:38:26de la menuiserie
00:38:26de l'ébénisterie
00:38:28avec par exemple
00:38:29le lycée des métiers
00:38:30de la construction
00:38:31bois en brun
00:38:31le lycée Poutrin
00:38:32Saint-Jean-Saint-Nicolas
00:38:33où les compagnons
00:38:34du devoir
00:38:34l'argentière
00:38:35l'abaisser
00:38:35alors je voudrais
00:38:36vous poser deux questions
00:38:37comment d'abord
00:38:39mieux valoriser
00:38:39les essences locales
00:38:40notamment de montagne
00:38:41dans les chaînes
00:38:42d'approvisionnement
00:38:43et quel levier législatif
00:38:45faciliterait
00:38:46les circuits courts
00:38:46entre forêt
00:38:47Syrie et fabricants
00:38:49ensuite sur les compétences
00:38:50et le recrutement
00:38:51quels outils
00:38:52quelles formations
00:38:53quels dispositifs
00:38:54pouvons-nous soutenir
00:38:55pour répondre aux besoins
00:38:56de main d'oeuvre
00:38:57de la filière
00:38:58et sachez que notre groupe
00:39:00donc est pleinement mobilisé
00:39:01pour défendre
00:39:02l'emploi local
00:39:03accompagner
00:39:04la transition
00:39:05et faire de nos territoires
00:39:06un atout pour l'avenir
00:39:08de l'ameublement français
00:39:09voilà je vous remercie
00:39:10merci madame Rossi
00:39:13monsieur Viss
00:39:16sur l'éco-participation visible
00:39:18elle est déterminante
00:39:20elle est essentielle
00:39:21puisqu'elle est le seul moyen
00:39:23que nous avons
00:39:24pour pouvoir identifier
00:39:25les risquilleurs
00:39:26tout simplement
00:39:27on a parlé
00:39:28de tous ces produits
00:39:29qui viennent de très loin
00:39:30au-delà des non-conformités
00:39:32au-delà des allégations mensongères
00:39:34au-delà de tout ce que
00:39:36les enquêtes
00:39:37ont pu démontrer
00:39:38puisque nous avons
00:39:39notre propre centre technique
00:39:42pardon
00:39:42qui a produit
00:39:44un certain nombre
00:39:46de tests de contrôle
00:39:48on a cette vraie difficulté
00:39:50sur les sous-déclarations
00:39:52quand ce n'est pas
00:39:52les absences de déclarations
00:39:53ce qui vaut d'ailleurs
00:39:54pour la TVA également
00:39:55donc au moins
00:39:56il y a un enjeu majeur
00:39:57pour que celle-ci puisse
00:39:58elle existait
00:40:00depuis la création
00:40:01de notre éco-organisme
00:40:02depuis en tout cas
00:40:03de notre REP
00:40:03depuis 2012
00:40:04et c'était effectivement
00:40:06éteinte
00:40:06à fin d'année passée
00:40:09donc oui
00:40:10c'est un enjeu
00:40:11c'est un enjeu majeur
00:40:12par rapport
00:40:14je peux répondre également
00:40:15sur
00:40:17donc les produits chinois
00:40:18comment lutter
00:40:19face à des produits chinois
00:40:20il faut savoir que
00:40:21le meuble bien sûr
00:40:22est impacté
00:40:23je ne veux pas minimiser
00:40:24la décoration
00:40:24l'est peut-être un peu plus
00:40:25dans le meuble
00:40:26ce sont des plus petites
00:40:28pièces
00:40:28parce qu'on parle
00:40:29de petits colis
00:40:30généralement
00:40:33aujourd'hui
00:40:34il est difficile
00:40:35de lutter
00:40:36puisqu'il y a
00:40:36un dumping d'état
00:40:37c'est un modèle
00:40:38c'est un modèle
00:40:39économique
00:40:40si on peut dire ainsi
00:40:43qui permet
00:40:44d'avoir des produits
00:40:45qui arrivent
00:40:46sur notre marché
00:40:47moins chers
00:40:47que la matière première
00:40:48nécessaire
00:40:48à les fabriquer
00:40:50on n'a pas de solution
00:40:52ça ne serait même pas
00:40:53passé par de
00:40:54l'ultra industrialisation
00:40:55sachant que
00:40:56David l'a dit
00:40:57tout à l'heure
00:40:58aujourd'hui
00:40:59le marché du volume
00:41:00c'est d'ailleurs
00:41:02les difficultés
00:41:03qu'ont rencontré
00:41:04un certain nombre
00:41:04d'ETI
00:41:06françaises
00:41:06ou de grosses PME
00:41:07il est lié
00:41:08à l'absence de volume
00:41:09c'est à dire
00:41:09qu'on avait des modèles
00:41:10qui étaient basés
00:41:11sur volume-prix
00:41:12lorsqu'il n'y a plus
00:41:13les volumes
00:41:13il est difficile
00:41:14d'avoir les prix
00:41:15donc
00:41:16s'agissant des produits
00:41:18chinois
00:41:18on doit le travailler
00:41:19sur la durabilité
00:41:20on doit mettre
00:41:21des barrières
00:41:21des contrôles
00:41:22sur la sécurité
00:41:23voilà pour moi
00:41:23les enjeux
00:41:25qui ont été initiés
00:41:26en espérant
00:41:26que les contrôles
00:41:28aux portes de l'Europe
00:41:28seront efficaces
00:41:30merci monsieur
00:41:31monsieur Chavreau
00:41:35je vais vous donner
00:41:37un exemple
00:41:37votre exemple
00:41:38est ultra courant
00:41:41et on le retrouve
00:41:41à plein d'endroits
00:41:42alors il reste
00:41:43quelques fabricants
00:41:45de meubles massifs
00:41:46en France
00:41:47c'est anecdotique
00:41:48je te l'accorde
00:41:52ceci dit
00:41:53si on regarde la France
00:41:54et qu'on regarde
00:41:55l'échelle au moins européenne
00:41:56c'est toujours la même chose
00:41:58certains européens
00:41:59ont fait mieux que nous
00:42:00sur le sujet
00:42:01et c'est intéressant
00:42:02de regarder
00:42:02comment ils ont fait
00:42:04et effectivement
00:42:04tu as raison David
00:42:06aujourd'hui
00:42:06une très grosse partie
00:42:07des meubles
00:42:08plaqués
00:42:09ou massifs
00:42:09que vous voyez
00:42:10sur le marché français
00:42:11sont généralement
00:42:12de l'Europe de l'Est
00:42:13donc c'est toujours intéressant
00:42:14de regarder
00:42:15comment ces filières
00:42:16se sont remontées
00:42:17je vais donner un autre exemple
00:42:18pour ne parler
00:42:19pas que de meubles
00:42:20parce que tu parlais
00:42:21de déco
00:42:24la concurrence
00:42:25de chez MpMu
00:42:26etc
00:42:27vient encore plus
00:42:28émietter
00:42:29et résoudre un problème
00:42:30dans un marché
00:42:30déjà très compliqué
00:42:31par contre
00:42:32le vrai danger
00:42:33de ces plateformes
00:42:35c'est la déflation
00:42:37c'est à dire que
00:42:38moi je l'ai connu
00:42:39dans la mode
00:42:41au milieu des années 90
00:42:43voilà
00:42:43quand les Zara
00:42:44H&M etc
00:42:45ont débarqué
00:42:46et que j'ai vu
00:42:46tout le texte français
00:42:47s'écrouler en face
00:42:48je ne vous cache pas
00:42:49que ça me rajeunit
00:42:5030 ans en ce moment
00:42:51j'ai l'impression
00:42:52de revivre un petit peu
00:42:53les mêmes choses
00:42:53c'est un peu
00:42:54les mêmes constats
00:42:55la différence
00:42:56c'est que nous
00:42:56on a encore des fabricants
00:42:57on a encore des industries
00:42:58on peut encore faire
00:42:59quelque chose
00:43:01mais je vais prendre
00:43:01l'exemple de la verrie
00:43:04Duralex est encore
00:43:05en difficulté
00:43:06et je pense
00:43:06que je rebondis
00:43:07à la actualité
00:43:08mais il faut se poser
00:43:08un certain nombre
00:43:09de questions
00:43:10l'Europe de l'Est
00:43:10a réussi
00:43:11à remettre
00:43:12sa verrie en route
00:43:13le problème de la verrie
00:43:15c'est un problème
00:43:15de déflation
00:43:16c'est à dire
00:43:16qu'effectivement
00:43:17l'importation massive
00:43:18de verrie chinoise
00:43:19au début des années 2000
00:43:20a complètement brouillé
00:43:22les codes
00:43:22du prix de la verrie
00:43:24et ça a été
00:43:24et dans la mode
00:43:25le problème
00:43:26depuis 20 ans
00:43:27c'est la déflation permanente
00:43:28c'est à dire
00:43:28qu'on a cassé
00:43:30la notion
00:43:31de coût
00:43:32de fabrication
00:43:33et il y a un prix
00:43:34qui est déconnecté
00:43:35de la réalité
00:43:36de ce qu'il y a autour
00:43:37et ce qui menace
00:43:38ameublement
00:43:38et la déco
00:43:39aujourd'hui
00:43:39et notamment
00:43:40en ce moment
00:43:40le linge de lit
00:43:42parce que là
00:43:42il y a une déflation
00:43:43sur les propositions
00:43:44de linge de lit
00:43:44absolument monstrueuses
00:43:45et je crains
00:43:45qu'il se passe
00:43:46en linge de lit
00:43:47la même chose
00:43:47que dans textiles
00:43:48et la mode
00:43:48c'est d'abord ça
00:43:49le problème
00:43:50de ces plateformes
00:43:50et si je reprends
00:43:52l'exemple de la verrie
00:43:53l'Europe de l'Est
00:43:54a revu
00:43:55ses filières
00:43:56ils ont repris
00:43:57j'avais la question
00:43:59là-bas
00:43:59ils sont revenus
00:44:00un peu au Moyen-Âge
00:44:01ils ont la matière
00:44:02première
00:44:02ils ont l'eau
00:44:03ils ont l'énergie
00:44:04etc
00:44:05ils ont reconstitué
00:44:06des filières
00:44:06ce qui fait que moi
00:44:07ayant fait de la relocalisation
00:44:09un verre à 2 euros
00:44:11à 1 euro
00:44:12qui était possible
00:44:13mais qu'en achetant
00:44:14en Chine
00:44:15on est capable
00:44:15aujourd'hui
00:44:16de l'importer
00:44:17de République Tchèque
00:44:18et de le vendre
00:44:182 euros
00:44:20donc 2 euros
00:44:21en valeur absolue
00:44:22on parle bien
00:44:23d'aller chercher
00:44:23la classe moyenne
00:44:24et les volumes
00:44:25c'est le sujet
00:44:26des filières
00:44:27merci monsieur Chabot
00:44:28monsieur Soula
00:44:30j'appuie
00:44:32donc monsieur Bichoux
00:44:33par rapport
00:44:33effectivement
00:44:34à la taxe
00:44:35petit colis
00:44:35écoutez
00:44:36le fait que la Belgique
00:44:37soit impactée
00:44:38par rapport au 1er juillet
00:44:39je pense que ça sera
00:44:39une bonne chose
00:44:40parce que nous
00:44:40on le voit
00:44:41à Eco Maison
00:44:41les déclarations
00:44:42d'Eco Maison
00:44:44croulent
00:44:44sous les petits colis
00:44:46actuellement
00:44:46donc je pense
00:44:47qu'effectivement
00:44:48que Charles de Gaulle
00:44:49ne soit pas seul
00:44:50c'est une très bonne idée
00:44:51on en verra
00:44:52la performance
00:44:54sur l'éco-contribution
00:44:55je rejoins tout à fait
00:44:55ce qu'a dit Arnaud Viss
00:44:57il faut absolument
00:44:58qu'on ait cette
00:44:58co-contribution visible
00:45:00en tout cas
00:45:00on l'a toujours
00:45:01parce qu'on a fait
00:45:02une dérogation
00:45:04pour attendre
00:45:04qu'il y ait une législation
00:45:06qui change
00:45:06donc on ne l'a pas enlevé
00:45:07parce qu'on est persuadé
00:45:08qu'aujourd'hui
00:45:09les distributeurs
00:45:10ou voisins
00:45:11peut-être pas
00:45:12mais en tout cas
00:45:13auraient peut-être tendance
00:45:14à l'incorporer dans le prix
00:45:15et après
00:45:16faire le mouvement global
00:45:18de la baisse du prix
00:45:19en incluant
00:45:20l'éco-contribution
00:45:21ce qui est arrivé
00:45:22dans certaines filières
00:45:22donc ça c'est aussi
00:45:24un point important
00:45:24et sur la concurrence internationale
00:45:26écoutez
00:45:28on vit une troisième guerre
00:45:29pour nous
00:45:29la première guerre
00:45:30ça a été le Covid
00:45:32qui a été plutôt bénéfique
00:45:34pour notre filière
00:45:35la deuxième guerre
00:45:36ça a été l'Ukraine
00:45:37qui a fait l'objet
00:45:39de 25% d'augmentation
00:45:40aujourd'hui un meuble
00:45:41que je vends
00:45:41c'est 100 euros
00:45:42je le vends 125 euros
00:45:44et la troisième guerre
00:45:45c'est celle du 28 février
00:45:46qui nous a fait extrêmement mal
00:45:48depuis
00:45:48il y a vraiment
00:45:49une désertification
00:45:49de la consommation
00:45:50par rapport à un doute
00:45:51du français
00:45:52clairement
00:45:53c'est pour ça que cette relance
00:45:54par rapport au PEL
00:45:56mais pour moi
00:45:56c'est une troisième guerre
00:45:57qui nous réimpacte
00:45:58nous on a réaugmenté
00:45:59nos prix
00:45:59là au 1er juillet
00:46:01donc ça c'est sûr
00:46:02qu'aujourd'hui
00:46:03on n'y peut rien
00:46:03mais vivement
00:46:04que le français retrouve
00:46:05un peu la confiance
00:46:06par rapport à cette troisième guerre
00:46:07donc par rapport à cette concurrence
00:46:09internationale
00:46:10ce que je voulais préciser
00:46:10c'est que la première fois
00:46:12au monde
00:46:12c'est une guerre mondiale
00:46:14parce que la guerre ukrainienne
00:46:15ne concernait que l'Europe
00:46:17aujourd'hui les chinois
00:46:18sont obligés
00:46:18d'augmenter leur prix
00:46:19parce que l'urée
00:46:20parce que tous les composants
00:46:22qui sont aujourd'hui
00:46:22dans les produits
00:46:23sont touchés mondialement
00:46:24le baril de pétrole
00:46:26de la Chine
00:46:27vient de ces pays là
00:46:28donc pour moi
00:46:28actuellement
00:46:29c'est la première fois
00:46:30qu'on a une guerre mondiale
00:46:31je parle économique
00:46:33elle est quand même
00:46:34mondiale dans ce qu'elle est
00:46:35mais elle est économique
00:46:36la dernière fois
00:46:37avec l'Ukraine
00:46:38les chinois
00:46:38c'est pour ça que les chinois
00:46:39mettent beaucoup de pression
00:46:40pour que cette guerre s'arrête
00:46:41parce que je pense
00:46:42qu'actuellement
00:46:43nous on a beaucoup
00:46:44d'événements
00:46:44qui font qu'aujourd'hui
00:46:45on a une concurrence
00:46:47internationale
00:46:48qui aujourd'hui
00:46:48a eu des augmentations
00:46:50alors qu'en Ukraine
00:46:51il y avait eu zéro
00:46:52juste pour préciser
00:46:53ce que je pense
00:46:54sur cette troisième guerre
00:46:56et le mélèze
00:46:57désolé
00:46:58la question du mélèze
00:47:00c'est un peu en borderline
00:47:02de ce qu'on est
00:47:02dans l'ameublement
00:47:03puisqu'en fait
00:47:03vous êtes aujourd'hui
00:47:04il y a un gros fournisseur
00:47:06des charpentes
00:47:07et de la construction
00:47:08en général
00:47:08qui fait partie
00:47:09d'un peu
00:47:09de notre interprofession
00:47:10mais pas tant que ça
00:47:11et là je botte en touche
00:47:12mais je pense qu'effectivement
00:47:13Arnaud
00:47:14tu as peut-être une précision
00:47:14sur le mélèze
00:47:15parce que moi
00:47:15je ne connais pas le sujet
00:47:18pardon
00:47:18non non pas plus
00:47:19c'est vraiment
00:47:20effectivement aux frontières
00:47:21de notre profession
00:47:21ça fait partie
00:47:22de la grande filière bois
00:47:24mais le mélèze
00:47:25il est plutôt tourné
00:47:26effectivement
00:47:26vers la fabrication
00:47:27de charpentes
00:47:28gérer
00:47:29ce qu'on appelle
00:47:30dans notre jargon
00:47:31le bois construction
00:47:31alors c'est un matériau
00:47:33de grande qualité
00:47:34mais du meuble
00:47:36en massif
00:47:37en France
00:47:37ça ne fait plus
00:47:38alors peut-être
00:47:39j'irai un certain nombre
00:47:40d'artisans locaux
00:47:41etc
00:47:41et comment est-ce qu'on peut
00:47:42dimensionner ça
00:47:45je redoute
00:47:46que ça soit
00:47:46très embryonnaire
00:47:47en tout cas
00:47:48très local
00:47:51merci messieurs
00:47:52pour le groupe
00:47:54de la droite républicaine
00:47:55monsieur Julien Di
00:47:55vous avez la parole
00:47:56monsieur le député
00:47:57merci monsieur le président
00:47:58messieurs
00:47:58vous représentez
00:48:00une filière
00:48:00qui est structurante
00:48:01pour notre économie
00:48:02des dizaines de milliers
00:48:04d'emplois
00:48:04je crois 60 000
00:48:06des dizaines de milliards
00:48:07de chiffres d'affaires
00:48:08d'activité
00:48:08donc c'est comme
00:48:09beaucoup d'autres filières
00:48:11une filière qui compte
00:48:12pour notre économie
00:48:13notre souveraineté
00:48:15industrielle
00:48:15entre autres
00:48:17vous avez exposé
00:48:19le recul de cette filière
00:48:21en tout cas
00:48:21les menaces
00:48:22auxquelles
00:48:23elle doit faire face
00:48:25extérieur et intérieur
00:48:27et généralement
00:48:27pour pouvoir
00:48:29rebondir
00:48:29il faut s'intéresser
00:48:30à la fois
00:48:30à nos forces
00:48:31et à nos faiblesses
00:48:32et comment agir dessus
00:48:33dans nos forces
00:48:35moi je vois
00:48:36je crois
00:48:37que nous avons
00:48:37un certain savoir-faire
00:48:38dans notre pays
00:48:40et c'est là
00:48:41où je vous pose
00:48:41ma question
00:48:42connaissez-vous
00:48:43le lycée
00:48:43des métiers d'abeublement
00:48:45de Saint-Quentin
00:48:46installé à Saint-Quentin
00:48:48dans l'Aisne
00:48:48depuis 1946
00:48:52pardon
00:48:54vous connaissez
00:48:55j'espère
00:48:55personnellement non
00:48:56c'est grave
00:48:58ça m'inquiète
00:48:59parce que c'est une pépite
00:49:00messieurs
00:49:01c'est une pépite
00:49:02qui forme
00:49:03près de 200 apprentis
00:49:04chaque année
00:49:05et qui sort
00:49:05régulièrement
00:49:06des meilleurs
00:49:08apprentis de France
00:49:09et depuis
00:49:10près de 80 ans
00:49:11cet établissement
00:49:13installé
00:49:14déploie un certain
00:49:16savoir-faire
00:49:16et forme
00:49:17justement
00:49:18les métiers de demain
00:49:19donc c'est une force
00:49:20à laquelle il va falloir
00:49:21s'appuyer
00:49:22et je vous y encourage
00:49:23les faiblesses
00:49:24c'est ce que vous avez évoqué
00:49:25ce sont les distorsions
00:49:26de concurrence
00:49:27que l'on rencontre
00:49:27dans d'autres secteurs
00:49:28d'activité
00:49:29on parle souvent
00:49:29d'agriculture
00:49:30mais il n'y a pas
00:49:30que l'agriculture
00:49:31il y a des distorsions
00:49:32de concurrence
00:49:32dans les domaines
00:49:33industriels
00:49:34et l'ameublement
00:49:34en fait partie
00:49:35et j'aimerais
00:49:36que vous puissiez
00:49:36davantage nous exposer
00:49:37aujourd'hui
00:49:38quels sont
00:49:39les freins
00:49:40en France
00:49:41dans la législation
00:49:42dans la réglementation
00:49:43sur lesquels nous devrions
00:49:44nous législateurs
00:49:45nous intéresser
00:49:45vous avez parlé
00:49:46de la REP
00:49:48évidemment
00:49:48c'est un sujet
00:49:49incontournable
00:49:50mais il y a-t-il d'autres sujets
00:49:51que ce soit économiques
00:49:52sociaux
00:49:52fiscaux
00:49:53sur lesquels nous avons
00:49:54à nous intéresser
00:49:55merci
00:49:55merci monsieur
00:49:56pour le groupe
00:49:57écologistes et sociales
00:49:58madame Delphine Bateau
00:49:59vous avez la parole
00:50:01madame la ministre
00:50:01merci monsieur
00:50:03le président
00:50:04alors d'abord
00:50:05je voudrais
00:50:06vous remercier
00:50:06monsieur le président
00:50:07Stéphane Travert
00:50:08d'avoir
00:50:09accepté
00:50:10d'organiser
00:50:10cette audition
00:50:12qui faisait suite
00:50:12à notre demande
00:50:14qui n'a pas pu aboutir
00:50:15en raison
00:50:16des règles habituelles
00:50:18du tourniquet
00:50:18etc
00:50:18qu'il y ait une mission
00:50:19flash
00:50:20sur ce sujet
00:50:23la filière
00:50:24ameublement
00:50:25c'est une filière
00:50:25très importante
00:50:26pour notre économie
00:50:28mais aussi pour nos territoires
00:50:29et pour les territoires
00:50:30ruraux
00:50:31puisqu'on est à 76%
00:50:33d'emplois
00:50:33qui sont en dehors
00:50:34des grandes villes
00:50:35donc avec tout un tissu
00:50:37de PME
00:50:38de TPE
00:50:39de TI
00:50:39qui font vivre
00:50:41l'économie
00:50:42de l'utile
00:50:43l'économie locale
00:50:44je voudrais remercier
00:50:46tous les intervenants
00:50:47pour leurs interventions
00:50:49et pour
00:50:50l'analyse très claire
00:50:51en fait
00:50:52sur
00:50:53en fait
00:50:54la question
00:50:54de la structuration
00:50:55d'une filière
00:50:57made in France
00:50:57pour toutes et pour tous
00:50:59à des prix
00:50:59accessibles
00:51:02qui
00:51:04transforment
00:51:04des matières
00:51:05premières
00:51:06françaises
00:51:07pour fabriquer
00:51:08des produits
00:51:08conçus
00:51:09et fabriqués
00:51:09en France
00:51:10alors j'ai deux questions
00:51:11donc la première
00:51:12c'est un peu la même
00:51:13que celle de mon collègue
00:51:15Julien Dive
00:51:15on a l'expérience
00:51:16par exemple
00:51:17je vais prendre un exemple
00:51:18dans le domaine
00:51:18du contreplaqué
00:51:19il y a une concurrence
00:51:21déloyale
00:51:21extrêmement violente
00:51:22venue du Brésil
00:51:23donc il y a eu
00:51:24une procédure
00:51:24à l'échelle européenne
00:51:26et l'Europe
00:51:26a décidé
00:51:27de droits
00:51:27anti-dumping
00:51:28complètement dérisoires
00:51:30donc à vos yeux
00:51:32est-ce qu'il y a
00:51:32des perspectives
00:51:33réalistes
00:51:34sur le sujet
00:51:35lutte contre la concurrence
00:51:36déloyale
00:51:36et par ailleurs
00:51:37certainement aussi
00:51:38des questions
00:51:39de cohérence
00:51:40quand la France
00:51:41prend la décision
00:51:42d'accepter la création
00:51:43de quatre nouveaux
00:51:44gigas
00:51:45entrepôts
00:51:45de l'entreprise
00:51:46Amazon
00:51:47ce qui est une décision
00:51:48récente
00:51:49ma deuxième question
00:51:51en fait
00:51:51c'est sur
00:51:52les éventuels
00:51:53ce qui était évoqué
00:51:55sur la question
00:51:55de la structuration
00:51:56de la filière
00:51:58comment
00:51:59la puissance publique
00:52:02peut soutenir
00:52:03accompagner
00:52:03encourager
00:52:04cela
00:52:05j'avais interrogé
00:52:07le gouvernement
00:52:07le 12 mai dernier
00:52:10sur ces questions
00:52:11qui disait
00:52:11qu'il allait vous recevoir
00:52:13est-ce qu'il vous a reçu
00:52:15est-ce qu'il peut faire
00:52:16quelque chose
00:52:17concrètement
00:52:17par rapport
00:52:20évidemment
00:52:20aux enjeux
00:52:21réglementaires
00:52:22fiscaux
00:52:22etc
00:52:22mais aussi
00:52:23d'aider à la synergie
00:52:25entre les différents acteurs
00:52:28merci
00:52:29Mme Bateau
00:52:33je suis vraiment désolé
00:52:35de ne pas connaître
00:52:35l'établissement
00:52:36ce député
00:52:37mais il y en a beaucoup
00:52:39on en connaît
00:52:39quelques-uns
00:52:40mais je vous promets
00:52:42je vous promets
00:52:44de m'y intéresser
00:52:45on a effectivement
00:52:46on soutient
00:52:48effectivement
00:52:48l'AFPIA
00:52:49Alifol-Legrand
00:52:50spécialiste
00:52:50de la chaise
00:52:52bon bref
00:52:53on est
00:52:54et notre
00:52:56direction des affaires sociales
00:52:57est très engagée
00:52:58sur ces sujets-là
00:52:59sur le sujet
00:53:00tout simplement
00:53:00de l'attractivité
00:53:01de nos métiers
00:53:01et ça passe
00:53:02par l'apprentissage
00:53:03on est très au clair
00:53:04d'ailleurs
00:53:04on est une
00:53:06une industrie
00:53:07qui forme énormément
00:53:09et qui est énormément
00:53:09d'alternants
00:53:10je pense qu'on est
00:53:10très largement
00:53:11au-dessus de la moyenne
00:53:12donc voilà
00:53:13je voulais que ce soit rappelé
00:53:15alors les réponses
00:53:17par rapport à la distorsion
00:53:18de concurrence
00:53:19nous il y a un sujet
00:53:20qui nous paraît important
00:53:21je l'ai dit
00:53:21sur le dumping
00:53:22je ne vois pas
00:53:24quelles sont les mesures
00:53:24de représailles
00:53:25que la France peut avoir
00:53:26vis-à-vis de la Chine
00:53:27je pense qu'on ne joue
00:53:27pas à armes égales
00:53:29nous ce qui nous paraît important
00:53:30c'est simplement
00:53:31on n'est pas contre
00:53:32la concurrence
00:53:33on est par contre
00:53:34attaché
00:53:34par contre
00:53:35à ce qu'elle soit loyale
00:53:37et que les mêmes règles
00:53:38du jeu
00:53:38s'appliquent à tous
00:53:40et aujourd'hui
00:53:40avoir
00:53:42des produits
00:53:43qui sont dangereux
00:53:46qui mettent en sécurité
00:53:47les consommateurs
00:53:48je ne veux pas faire
00:53:48l'armoyer ici
00:53:49mais c'est une réalité
00:53:50sur les tests
00:53:51c'est quasiment 100%
00:53:52de non-conformité
00:53:53et 70%
00:53:54de dangerosité
00:53:55donc on a mené
00:53:56tous ces travaux
00:53:57et quand on produit
00:53:58ces travaux
00:53:58auprès des services
00:53:59de l'Etat
00:54:00j'ai envie de dire
00:54:01oui mais on ne peut pas
00:54:02les utiliser
00:54:02pour la bonne raison
00:54:04c'est qu'il
00:54:05c'est que
00:54:08je dirais
00:54:08ce n'est pas nous
00:54:09qui les avons produits
00:54:10il faut que ce soit
00:54:10un établissement
00:54:12indépendant
00:54:12qui puisse les faire
00:54:13donc voilà
00:54:13c'est une vraie difficulté
00:54:15je voyais des mains
00:54:16se lever
00:54:17non c'était
00:54:17pardon
00:54:18pardon
00:54:19excusez-moi
00:54:21nous on est attaché
00:54:22également
00:54:23à ce que
00:54:25il y ait
00:54:26un mandataire
00:54:27qui soit désigné
00:54:28pour toute cette plateforme
00:54:29pour toutes ces plateformes
00:54:31qui aujourd'hui
00:54:33sont
00:54:36je dirais
00:54:36on l'a vu
00:54:37que ce soit
00:54:38sur les poupées
00:54:39sur les armes
00:54:40etc
00:54:40on voit qu'elles sont
00:54:41intouchables
00:54:43donc il faut
00:54:44qu'il y ait des représentants
00:54:45que l'on puisse
00:54:47identifier
00:54:47sur lesquels
00:54:48les sanctions
00:54:48puissent être menées
00:54:49sévèrement
00:54:51quitte à faire
00:54:51fermer des sites
00:54:52on a mené
00:54:53il y a très longtemps
00:54:54on a travaillé
00:54:56jusqu'à
00:54:57fermer
00:54:58un site
00:54:58qui s'appelait
00:54:58Wish
00:54:59qui était
00:54:59quelque part
00:55:01un embryon
00:55:02de ce qu'on connaît
00:55:03aujourd'hui
00:55:03avec Chine
00:55:04est ému
00:55:05donc
00:55:05il est important
00:55:07indispensable
00:55:07que sur ce sujet là
00:55:08on puisse
00:55:11être
00:55:12dans l'exigence
00:55:13dans la sévérité
00:55:15la plus totale
00:55:17Monsieur Chavot
00:55:18de manière
00:55:21assez simple
00:55:26marque
00:55:27et distributeur
00:55:28vont devoir
00:55:28avoir un petit
00:55:29peu de courage
00:55:30comme Camif
00:55:31a pu avoir du courage
00:55:32il y a déjà
00:55:33une quinzaine d'années
00:55:33en se lançant
00:55:34dans ce défi là
00:55:35c'est pas facile
00:55:36tous les jours
00:55:37et ça veut dire aussi
00:55:38repenser sa propre
00:55:40chaîne de la valeur
00:55:40en interne
00:55:41parce qu'effectivement
00:55:42les taux de marge
00:55:43et les niveaux de marge
00:55:44ne sont pas les mêmes
00:55:44et donc ça veut dire
00:55:46des organisations
00:55:46d'entreprises différentes
00:55:47des manières de faire
00:55:48différentes
00:55:49et puis revoir
00:55:50une intégralité
00:55:51de la chaîne de la valeur
00:55:52parce que
00:55:54des fois
00:55:54on est étonné
00:55:55de penser
00:55:57faire beaucoup
00:55:57d'économies
00:55:58à l'achat
00:55:58et on ne se rend pas
00:55:59compte de toute la valeur
00:56:00qu'on détruit derrière
00:56:01dans la commercialisation
00:56:03et le suivi
00:56:04et finalement
00:56:04de temps en temps
00:56:05et c'est comme ça
00:56:06qu'Amif a fait le choix
00:56:07de renoncer au grand import
00:56:07parce que finalement
00:56:09on pouvait peut-être
00:56:10se permettre
00:56:11de s'en passer
00:56:12à petite échelle
00:56:13sur une entreprise
00:56:14beaucoup plus large
00:56:14et beaucoup plus grande
00:56:15de distribution
00:56:15c'est certainement
00:56:16plus long
00:56:16et plus complexe
00:56:17mais il y aura
00:56:17une volonté
00:56:18des dirigeants
00:56:19des entreprises
00:56:19de dire
00:56:21en totalité
00:56:21où on part
00:56:22comment on s'engage
00:56:23à dire
00:56:23on accompagne la filière
00:56:25oui
00:56:25la deuxième
00:56:26pour moi
00:56:27les mesures
00:56:28que vous évoquez
00:56:29elles sont sur les fabricants
00:56:30David l'a dit
00:56:31nous avons besoin
00:56:32de volume
00:56:33le volume
00:56:34ne passera plus
00:56:34par la standardisation
00:56:36et la massification
00:56:37du même produit
00:56:38vendu dans 500
00:56:39ou 800 magasins
00:56:40c'est dépassé
00:56:42c'est le monde
00:56:43d'avant ça
00:56:44et donc
00:56:45l'outil industriel
00:56:46et moi je discute
00:56:47avec les fabricants
00:56:48en permanence
00:56:49pour trouver des solutions
00:56:49c'est comment on rend
00:56:51plus agile
00:56:52David a bien dit
00:56:53c'est tout dit
00:56:54productif
00:56:55donc pour moi
00:56:56les mesures
00:56:57vraiment ultra rapides
00:56:59à prendre
00:56:59c'est au niveau
00:57:00de la fabrication
00:57:02d'accord
00:57:02et aux marques
00:57:04de s'engager
00:57:05mais je vais vous dire
00:57:06si nous on fait
00:57:07les comparatifs
00:57:08si à un moment donné
00:57:09on a cette doctrine
00:57:10d'achat
00:57:11d'acheter au plus proche
00:57:12tant que la marge
00:57:13est partagée
00:57:14et qu'on est positionné
00:57:15en termes de prix
00:57:16moi je m'arrête
00:57:17dès que j'ai trouvé
00:57:18le fabricant
00:57:19j'ai pas besoin
00:57:20d'aller loin
00:57:21c'est pas un but en soi
00:57:23donc aidons les fabricants
00:57:24et l'industrie
00:57:25à pouvoir s'adapter
00:57:26je pense que les mesures
00:57:27qui sont évoquées
00:57:30par mes deux collègues
00:57:31sont très claires
00:57:32et derrière
00:57:33les marques suivront
00:57:36merci monsieur
00:57:37Chavreau
00:57:37monsieur Soula
00:57:39en fait
00:57:40par rapport à
00:57:41il y a du bon
00:57:42fabriqué en Chine
00:57:43faut pas
00:57:45moi je veux pas
00:57:46faire de l'anti-chinois
00:57:47dans tout ce qu'on dit
00:57:48je pense qu'aujourd'hui
00:57:49c'est un pays
00:57:50qui existe depuis très longtemps
00:57:51qui a des savoir-faire
00:57:53moi ce qui me gêne
00:57:54aujourd'hui
00:57:54c'est que nous
00:57:55on est une référence
00:57:56dans le monde de l'enfant
00:57:56on vient de changer de norme
00:57:57pour les lits hauts
00:57:58mais les lits superposés
00:57:59pour enfants
00:58:00parce qu'il y a le test
00:58:01de la chaînette
00:58:01quand un bébé
00:58:02a une chaîne de baptême
00:58:03faut pas qu'il s'accroche
00:58:04avec un poteau
00:58:05et se tue
00:58:06moi je suis directeur général
00:58:07donc je suis responsable
00:58:08de ça
00:58:08et quand je vois
00:58:09les produits
00:58:10qui arrivent aujourd'hui
00:58:10qui sont avec
00:58:13des litres
00:58:14princesses
00:58:14avec des ailes
00:58:16et ainsi de suite
00:58:18je me dis
00:58:19comment à un moment
00:58:20on peut accepter ça
00:58:21sur notre territoire
00:58:22sachant que moi
00:58:23on vient de me faire changer
00:58:24toute la conception
00:58:25de mes produits
00:58:26depuis trois mois
00:58:28donc là
00:58:28je pèse
00:58:29un exemple très clair
00:58:31sur la sécurité
00:58:32de nos enfants
00:58:32donc
00:58:33et pourtant ça rentre
00:58:35et là on parle pas
00:58:36d'un sextoy
00:58:37on parle d'un truc
00:58:37pour dormir
00:58:38donc à un moment
00:58:39je pense qu'il faut
00:58:41remettre les choses au clair
00:58:42par rapport à la partie
00:58:44de ce que sont les normes
00:58:46dans cette convergence
00:58:47ça vient de l'Europe
00:58:48mais dans la transcription
00:58:49de notre droit français
00:58:50c'est nous qui les transcrivons
00:58:52donc à un moment
00:58:53il faut arrêter de transcrire
00:58:54et puis il faut dire
00:58:57il faut
00:58:58puisqu'on arrive pas
00:58:59à le contrôler
00:58:59à l'arrivée
00:59:00mais moi c'est un exemple
00:59:01très clair
00:59:01et d'ailleurs les journalistes
00:59:02buzzent beaucoup
00:59:03sur cette histoire
00:59:03moi on me demande
00:59:04de mettre des trucs
00:59:06antidérapants
00:59:06et c'est ce qu'on fournit
00:59:07à Camille
00:59:08des trucs antidérapants
00:59:09pour que l'enfant
00:59:10il tombe pas
00:59:10et patati patata
00:59:11mais je sais pas
00:59:11si vous avez vu
00:59:12l'état de ce qu'on peut
00:59:13recevoir dans ces pays là
00:59:14donc en fait
00:59:15il y a certains sujets
00:59:16table basse à 40 euros
00:59:17elle sera là
00:59:18la table basse à 40 euros
00:59:19mais sur les produits
00:59:20à normes
00:59:21là on doit être
00:59:22mais intransigeant
00:59:24je trouve personnellement
00:59:25que c'est
00:59:26sans parler d'un produit chimique
00:59:27voilà
00:59:29merci
00:59:30monsieur
00:59:30je veux juste compléter
00:59:31madame la députée
00:59:32madame Bateau
00:59:33dire que j'ai été reçu
00:59:35par le ministre
00:59:36de la transition
00:59:36de l'écologie
00:59:37et je rencontre le ministre
00:59:38de l'industrie
00:59:39très prochainement également
00:59:40donc les choses ont bougé
00:59:41si c'est à votre initiative
00:59:42je vous en remercie
00:59:43c'est bien de le préciser
00:59:46pour le groupe des démocrates
00:59:47madame Patricia Motion
00:59:48vous avez la parole
00:59:49madame la députée
00:59:50merci monsieur le président
00:59:51donc merci à vous
00:59:52d'être présents
00:59:53et peut-être plus particulièrement
00:59:54monsieur Soulard
00:59:54car je suis de la région
00:59:56des pays de la Loire
00:59:57et que les meubles gauthiers
00:59:58sont un fleuron ligérien
01:00:00une petite précision
01:00:01qui a toute son importance
01:00:02il reste des fabricants
01:00:04de meubles massifs
01:00:04en France
01:00:05et particulièrement
01:00:06sur ma circonscription
01:00:07dans le Ménélois
01:00:07les ateliers du Drugeon
01:00:10je souhaite vous
01:00:11je me suis fait reprendre
01:00:12par ma collègue
01:00:15donc je souhaite vous interroger
01:00:17au nom de mon groupe
01:00:18les démocrates
01:00:18sur l'impact de la vente
01:00:19en ligne
01:00:20sur la filière
01:00:21de l'ameublement
01:00:21après l'ouverture
01:00:23à la concurrence étrangère
01:00:24dans les années 2000
01:00:25le secteur traverse
01:00:26une nouvelle période
01:00:27de transformation profonde
01:00:28en quelques années
01:00:29la vente en ligne
01:00:30s'est développée
01:00:31et représente désormais
01:00:3124% des ventes
01:00:33dont les deux tiers
01:00:33transitent par des plateformes
01:00:35et des marketplaces
01:00:36cette montée en puissance
01:00:37du e-commerce
01:00:38accompagne d'une pression
01:00:39croissante
01:00:39sur les magasins physiques
01:00:41en 2024
01:00:42les grandes enseignes
01:00:43d'ameublement
01:00:43ont vu leur chiffre
01:00:44d'affaires reculer
01:00:45de 4,4%
01:00:46plusieurs enseignes
01:00:47ont déjà fermé
01:00:48comme Casa
01:00:49et Alinea
01:00:50et Maisons du Monde
01:00:51fait aujourd'hui
01:00:53état d'importantes difficultés
01:00:55ma première question
01:00:56s'adresse à M. Viss
01:00:57à quoi attribuez-vous
01:00:59ces fermetures
01:01:00est-ce principalement
01:01:01le fait d'une concurrence
01:01:02étrangère trop intense
01:01:03sur l'entrée
01:01:04et le milieu de gamme
01:01:05ou d'autres facteurs
01:01:06structurels sont-ils en cause
01:01:08peut-être que le commerce
01:01:09en ligne peut représenter
01:01:11une opportunité
01:01:11pour une partie
01:01:12de la filière
01:01:12notamment certaines TPE
01:01:14et PME
01:01:15situées sur le haut de gamme
01:01:16et le Made in France
01:01:17y ont trouvé le moyen
01:01:19de toucher une clientèle
01:01:20le plus large
01:01:20pour des coûts réduits
01:01:23M. Soulard
01:01:24peut-on considérer
01:01:25que le développement
01:01:25du commerce en ligne
01:01:26a constitué une opportunité
01:01:27pour les fabricants français
01:01:29plutôt positionnés
01:01:30sur le haut de gamme
01:01:31et qu'elle devenir
01:01:32pour les petits magasins
01:01:33indépendants
01:01:34enfin ma dernière question
01:01:35s'adresse à l'ensemble
01:01:36de nos intervenants
01:01:37quelles mesures concrètes
01:01:38attendez-vous
01:01:39des pouvoirs publics
01:01:40pour que l'emploi
01:01:40et le tissu commercial
01:01:41de nos territoires
01:01:42ne soient pas
01:01:43les grandes victimes
01:01:43de cette révolution
01:01:44des canaux de distribution
01:01:46je vous remercie
01:01:48merci madame motion
01:01:49madame Marie-Agnès
01:01:50Poussier-Vansbach
01:01:52pardon
01:01:52vous avez la parole
01:01:53merci monsieur le président
01:01:54messieurs les présidents
01:01:56monsieur le directeur
01:01:57des petits rappels
01:01:59l'ameublement
01:02:00donc qui est une filière
01:02:01industrielle complète
01:02:03de la fabrication
01:02:04avec 14 600 entreprises
01:02:06pour 60 000 emplois directs
01:02:08jusqu'à la distribution
01:02:09avec 7 500 magasins
01:02:11pour 130 000 salariés
01:02:13en passant désormais
01:02:14par la filière REP
01:02:15qui valorise aujourd'hui
01:02:1797% des déchets
01:02:20vous êtes profondément
01:02:21ancré sur tous nos territoires
01:02:23le tissu industriel
01:02:24donc mérite toute notre attention
01:02:26car il est aujourd'hui
01:02:28et vous nous l'avez
01:02:28très largement dit
01:02:29fragilisé
01:02:30les chiffres sont parlants
01:02:32en 25 ans
01:02:33la filière a perdu
01:02:34la moitié de ses effectifs
01:02:35et de sa capacité
01:02:36de production
01:02:36sur la même période
01:02:37les importations
01:02:38ont été multipliées
01:02:39par 2,8
01:02:40et même par 21
01:02:41pour celles
01:02:42en provenance
01:02:43de la Chine
01:02:44rien qu'en 2024
01:02:45124 entreprises
01:02:46ont été liquidées
01:02:47et 39 ont cessé
01:02:49leur activité
01:02:49dans l'ensemble
01:02:50de nos régions
01:02:51des savoir-faire
01:02:52anciens
01:02:52précieux
01:02:53et des emplois qualifiés
01:02:55évidemment
01:02:56disparaissent
01:02:57votre secteur
01:02:59nous semble être
01:03:01face à un effet ciseau
01:03:03d'un côté
01:03:04une réglementation
01:03:06dense
01:03:06des normes
01:03:07de réaction
01:03:08au feu
01:03:08vous nous l'avez indiqué
01:03:09monsieur Soulard
01:03:11dans tous les domaines
01:03:13et de l'autre côté
01:03:14l'émergence
01:03:15nous l'avons vu également
01:03:16d'une fast déco
01:03:18portée par des plateformes
01:03:20qui facilite en effet
01:03:21l'arrivée massive
01:03:22de meubles étrangers
01:03:23français
01:03:23parfois dangereux
01:03:24insuffisamment contrôlés
01:03:25alors que vous avez évoqué
01:03:26quelle avait été
01:03:27votre situation
01:03:28la semaine dernière
01:03:29fin 2025
01:03:30ce sont 80%
01:03:31des petits colis
01:03:32testés à Roissy
01:03:32qui étaient non conformes
01:03:34ce traitement
01:03:35de vitesse
01:03:36dans les contrôles
01:03:36comme dans l'application
01:03:37des règles
01:03:38pénalise directement
01:03:39nos fabricants
01:03:40contraints de respecter
01:03:41des normes
01:03:41que leurs concurrents
01:03:42évidemment contournent
01:03:43et fragilisent
01:03:44un modèle environnemental
01:03:45vertueux
01:03:46face à l'afflux
01:03:47de mobilier jetable
01:03:48or la décarbonation
01:03:50et la compétitivité
01:03:51de cette filière
01:03:52passe précisément
01:03:53par la souveraineté
01:03:54à trois niveaux
01:03:55la souveraineté productive
01:03:56fabriquée en France
01:03:58c'est s'appuyer sur
01:03:59aussi un mixte énergétique
01:04:01décarboné
01:04:02là où les productions
01:04:03importées reposent
01:04:04encore souvent
01:04:05sur des énergies fossiles
01:04:06la souveraineté
01:04:07de la ressource
01:04:08nous avons un approvisionnement
01:04:09en bois local
01:04:10et certifié
01:04:11alors que notre surface
01:04:12forestière a doublé
01:04:14depuis 1850
01:04:15et couvre 31%
01:04:16de notre territoire
01:04:17et enfin
01:04:18la souveraineté
01:04:19du recyclage
01:04:20des matériaux
01:04:21intégrant jusqu'à 40%
01:04:22de bois recyclé
01:04:23vous nous l'avez indiqué
01:04:23qui prolonge
01:04:24le stockage
01:04:25du carbone
01:04:25plutôt que le perdre
01:04:26dans du mobilier jetable
01:04:29j'ai bien écouté
01:04:30toutes vos réponses
01:04:31c'est l'avantage
01:04:31quand on arrive
01:04:32dans les dernières
01:04:35j'ai entendu
01:04:36et si vous pouvez
01:04:37nous les repréciser
01:04:38ce que vous attendez
01:04:39aussi de nous
01:04:40législateurs
01:04:40mais j'ai été étonnée
01:04:42qu'il n'y ait pas un terme
01:04:42parce que dans cette commission
01:04:44des affaires économiques
01:04:45nous recevons beaucoup
01:04:46je n'ai pas entendu
01:04:47une seule fois ce matin
01:04:49le coût du travail
01:04:50donc je voulais savoir
01:04:51si c'était aussi
01:04:53chez vous
01:04:54et bien
01:04:54ce n'est pas de la provocation
01:04:55c'est une réalité
01:04:57vous ne l'avez pas dit
01:04:58vous avez évoqué
01:04:58beaucoup de freins
01:04:59mais pas celui-ci
01:05:00et donc je voulais également
01:05:01avoir votre avis
01:05:02je vous remercie
01:05:02merci madame la vice-présidente
01:05:05monsieur Christophe Neiglen
01:05:07pour le groupe
01:05:07Liberté indépendant
01:05:08Outre-mer et Territoire
01:05:09vous avez la parole
01:05:10monsieur le député
01:05:11président
01:05:12et bien merci monsieur le président
01:05:13non très rapidement
01:05:14je pense que dans ce secteur
01:05:16d'activité
01:05:16qui est un secteur d'activité
01:05:18que je connais plutôt
01:05:19extrêmement bien
01:05:20y étant né
01:05:21et étant moi-même
01:05:22propriétaire de magasins
01:05:23de meubles
01:05:24on a deux problématiques
01:05:25différentes
01:05:26entre les fabricants
01:05:27et les distributeurs
01:05:28mais néanmoins
01:05:30avec des causes communes
01:05:33quant à la difficulté
01:05:36de l'activité économique
01:05:37aujourd'hui
01:05:38non seulement
01:05:39parce que les mentalités
01:05:40ont un peu évolué
01:05:41notamment dans le meuble
01:05:42meublant
01:05:42avec de plus en plus
01:05:43de cuisines ouvertes
01:05:44qui sont vendues
01:05:47et donc moins de sales
01:05:49à manger complètes
01:05:50telles qu'on pouvait les vendre
01:05:50il y a une vingtaine
01:05:51d'années de ça
01:05:52et bien entendu
01:05:53les deux guerres
01:05:54ont fortement contribué
01:05:55à restreindre
01:05:57l'envie de consommation
01:05:59des personnes
01:06:00qui fréquentent
01:06:00nos magasins
01:06:02néanmoins
01:06:03je reste persuadé
01:06:04que nous avons
01:06:07quand j'ai commencé
01:06:08à travailler
01:06:09il y a 16 ans
01:06:10je vois encore
01:06:10le mur du magasin
01:06:11rempli de fabricants français
01:06:13qu'on a pu
01:06:14qu'on a pu actuellement
01:06:15qui ont quasiment
01:06:16totalement disparu
01:06:18M. Soulard
01:06:18vous avez oublié aussi
01:06:20les ateliers de l'angre
01:06:20qui pour le coup
01:06:21sont une entreprise
01:06:23qui de la grume
01:06:26de l'arbre
01:06:27jusqu'au meuble
01:06:27fait tout
01:06:28en France
01:06:29et 75%
01:06:30des arbres utilisés
01:06:31sont aussi français
01:06:33bref
01:06:33on a un vrai problème
01:06:35normatif
01:06:36déjà
01:06:36en France
01:06:38ce que disait la collègue
01:06:39juste avant
01:06:39et je suis entièrement d'accord
01:06:40vous n'avez pas parlé
01:06:41du coût de la main d'oeuvre
01:06:42mais moi
01:06:42quand je reçois
01:06:43les représentants
01:06:44qui m'expliquent
01:06:45que les cartes
01:06:47qu'ils ont
01:06:47c'est un fabricant
01:06:49polonais
01:06:49ou portugais
01:06:51et donc
01:06:51de ce fait là
01:06:52ils le vendent
01:06:53de 10, 15, 20%
01:06:54moins cher
01:06:55que ce que peut le faire
01:06:57une entreprise
01:06:57qui fabrique
01:06:58en France
01:06:59ça s'explique quand même
01:07:00majoritairement
01:07:01par rapport
01:07:02au coût de main d'oeuvre
01:07:03de fabrication
01:07:05de cette enfilade
01:07:07ou de ce canapé
01:07:08donc
01:07:09on a cette problématique là
01:07:10deuxièmement
01:07:11une incompréhension
01:07:12sur l'écomobilier
01:07:13j'ai vu l'écomobilier
01:07:15multiplié par
01:07:16je ne sais pas combien
01:07:17depuis un certain nombre
01:07:19d'années
01:07:21alors maintenant
01:07:21c'est au poids
01:07:22donc forcément
01:07:23du massif
01:07:23vous payez un peu plus
01:07:24d'écomobilier
01:07:25et bien in fine
01:07:26quand vous avez un client
01:07:27en face de vous
01:07:27ça rajoute quand même
01:07:29une somme non négligeable
01:07:31sur le bon de commande
01:07:32sur le bon de commande
01:07:33in fine
01:07:33et la réalité
01:07:34c'est qu'on ne comprend pas
01:07:35à quoi ça sert
01:07:36il n'y a aucune finalité
01:07:38visible
01:07:38pour les magasins
01:07:39pour les vendeurs
01:07:40alors peut-être
01:07:41pour la production
01:07:41très bien
01:07:42mais pour les revendeurs
01:07:45aucune
01:07:47on pourrait en parler
01:07:48pendant des heures
01:07:49je vais juste être
01:07:50deux points
01:07:52moi je suis
01:07:53j'ai pas osé
01:07:54j'ai pas voulu le porter
01:07:55en tant que législateur
01:07:56parce que
01:07:56je suis aussi
01:07:59dans le secteur
01:08:00d'activité
01:08:01mais c'est vrai
01:08:01que l'utilisation
01:08:02du PEL
01:08:03pour l'achat de mobilier
01:08:05a été une revendication
01:08:06pendant très longtemps
01:08:07de la FNEM
01:08:08et des différents
01:08:11représentants
01:08:12et je ne comprends pas
01:08:13pourquoi aujourd'hui
01:08:14ce n'est pas quelque chose
01:08:14qui est faisable
01:08:15et ce serait une possibilité
01:08:16de relancer
01:08:17l'activité économique
01:08:19sachant qu'on fait partie
01:08:20du logement
01:08:21à part entière
01:08:23et un point
01:08:25j'ai déjà parlé
01:08:26pour moi
01:08:27la suppression
01:08:27de l'écomobilier
01:08:28qui est une aberration
01:08:30et qui aujourd'hui
01:08:31n'a aucune finalité
01:08:32visible
01:08:33de la part
01:08:34des magasins
01:08:35merci
01:08:36merci
01:08:36M. Nijlen
01:08:37M. Viss
01:08:38pour répondre
01:08:39à trois dernières interventions
01:08:43je ne m'étalerai pas
01:08:44sur le sujet
01:08:45de l'éco-contribution
01:08:46elle a démontré
01:08:47également
01:08:48qu'on enfouissait
01:08:49100%
01:08:50des déchets de meubles
01:08:51il y a 12 ans
01:08:52et qu'aujourd'hui
01:08:52on en valorise
01:08:5397%
01:08:54je pense qu'il faut
01:08:55reconnaître
01:08:56ce travail
01:08:58qui a été fait
01:08:58mais par contre
01:08:59c'est effectivement
01:09:00la dérive
01:09:00de la trajectoire
01:09:01notamment lié
01:09:03à des décisions
01:09:06sur le fonds réemploi
01:09:07le fonds réparation
01:09:08qui sont complètement
01:09:09déconnectés
01:09:09de la réalité
01:09:10aujourd'hui
01:09:12la seconde main
01:09:13c'est le bon coin
01:09:15c'est pas l'ESS
01:09:16c'est le bon coin
01:09:17il faut le laisser faire
01:09:18il le fait très bien
01:09:18Vinted le fait
01:09:19d'autres le font
01:09:20etc
01:09:20donc là on a une dérive
01:09:21c'est quasiment
01:09:2361 millions
01:09:23j'irais qui sont fléchés
01:09:25vers réemploi
01:09:26donc quand je parle
01:09:27du stop de clock
01:09:27ça me paraît important
01:09:31donc voilà
01:09:31ça c'était sur le sujet
01:09:32de l'éco-contribution
01:09:33vous l'avez évoqué
01:09:35j'irais une des raisons
01:09:36aussi
01:09:36c'est que
01:09:38la vente de moins
01:09:39de meubles
01:09:40etc
01:09:40c'est aussi lié
01:09:42à des maisons
01:09:43qui sont de plus en plus
01:09:44ouvertes
01:09:44vous l'avez dit
01:09:45de plus en plus
01:09:46de vitres
01:09:46de fenêtres
01:09:47ce qui fait
01:09:47qu'il y a beaucoup
01:09:48moins d'espace
01:09:50dans une pièce
01:09:51pour adosser
01:09:52une desserte
01:09:53un meuble
01:09:53etc
01:09:54donc ça c'est
01:09:54l'évolution
01:09:55de l'architecture
01:09:56qui conduit ça
01:09:56donc on va vers
01:09:57un petit peu plus
01:09:58de verticalisation
01:10:02sur le sujet
01:10:04de la
01:10:05moi je ne suis pas
01:10:06un spécialiste
01:10:07de la distribution
01:10:07on a deux experts
01:10:10donc je vais peut-être
01:10:10laisser la place
01:10:11à Julien
01:10:12sur le sujet
01:10:13de la distribution
01:10:15la seule chose
01:10:16que je veux dire
01:10:16c'est qu'aujourd'hui
01:10:20les modes de vente
01:10:22sont plutôt
01:10:22très hybrides
01:10:23c'est-à-dire
01:10:23qu'on doit générer
01:10:24des leads
01:10:24on doit faire venir
01:10:25des gens
01:10:26donc c'est pas
01:10:27tout sur internet
01:10:28si ça se fait
01:10:28beaucoup
01:10:29avec les dérives
01:10:30qu'on en évoquait
01:10:32mais je dirais
01:10:33beaucoup de fabricants
01:10:34sont sur un modèle
01:10:35hybride
01:10:35qui leur permet
01:10:36de faire de la vente
01:10:37en ligne
01:10:38en même temps
01:10:38que de la vente
01:10:39en distribution
01:10:40voilà ça c'est
01:10:40une évolution
01:10:41qui est notoire
01:10:43M. Chabot
01:10:45oui sur le sujet
01:10:47distribution
01:10:49effectivement
01:10:50alors la chance
01:10:51du secteur
01:10:52c'est que par rapport
01:10:53à deux secteurs
01:10:53comme la mode
01:10:54la chaussure
01:10:54etc
01:10:55j'ai envie de vous dire
01:10:56on est en 2026
01:10:57il n'y a que 24%
01:10:59des ventes
01:11:00qui sont faites
01:11:00sur le web
01:11:01c'est-à-dire
01:11:01que ça se passe
01:11:01quand même encore
01:11:02beaucoup en magasin physique
01:11:03c'est-à-dire
01:11:04que la digitalisation
01:11:05et la numérisation
01:11:05et le passage
01:11:06sur l'e-commerce
01:11:07de l'ameublement
01:11:07est quand même
01:11:08beaucoup moins rapide
01:11:09et beaucoup moins violent
01:11:10que dans d'autres secteurs
01:11:11donc ça permet
01:11:12quand même
01:11:13de voir venir
01:11:13un certain nombre de choses
01:11:14sur vous l'avez évoqué
01:11:16les changements
01:11:16de comportement
01:11:17des clients
01:11:19comme dans tous nos métiers
01:11:20oui avec le temps
01:11:21on construit
01:11:22plus de vérandas
01:11:23moins de salles de bain
01:11:24etc
01:11:24et donc l'évolution
01:11:25du mobilier suit
01:11:26et j'en reviens
01:11:27à l'agilité
01:11:28dont les fabricants
01:11:29ont besoin
01:11:29pour pouvoir changer
01:11:30vite mieux
01:11:31et s'adapter
01:11:32effectivement
01:11:33à l'envie
01:11:34et aux besoins
01:11:35des consommateurs
01:11:36sur la partie
01:11:37commerce physique
01:11:38je vais être
01:11:38un tout petit peu raide
01:11:41ça revient
01:11:42au marché
01:11:43de l'immobilier
01:11:44en général
01:11:45alors nous Camille
01:11:46nous sommes une activité web
01:11:47c'est pas forcément
01:11:48pour réduire les coûts
01:11:50il faut savoir
01:11:51qu'un produit
01:11:52le même produit
01:11:53vendu sur le web
01:11:54quand on est omnicanal
01:11:55et dans un magasin
01:11:56on fait quand même
01:11:57entre 8 et 10 points
01:11:59de marge en moins
01:12:00quand on l'a vendu
01:12:00sur le web
01:12:03excusez-moi
01:12:06excusez-moi
01:12:08c'est des questions
01:12:09de chaîne de la valeur
01:12:10c'est-à-dire que
01:12:11je suis pas en train
01:12:11de défendre
01:12:12au contraire
01:12:13je vais défendre
01:12:13le commerce physique
01:12:14dans ce qui vient
01:12:15je vous le dis
01:12:19les coûts ne se situent pas
01:12:21aux mêmes endroits
01:12:22voilà
01:12:23et il y a des coûts
01:12:24pas visibles
01:12:25vis-à-vis du client
01:12:26etc
01:12:26qui sont
01:12:27et on est pris
01:12:28par des coûts de stockage
01:12:29et des coûts de transport
01:12:30qu'on n'a pas
01:12:31quand on fait
01:12:32du B2C via des magasins
01:12:33par contre là
01:12:34où je vais être
01:12:34un petit peu sévère
01:12:35c'est que
01:12:35je crois à l'omnicanalité
01:12:37et je crois
01:12:38qu'effectivement
01:12:38le monde d'aujourd'hui
01:12:39demande le maintien
01:12:40de magasins
01:12:40et Camif est en train
01:12:41justement d'essayer
01:12:42de réouvrir des magasins
01:12:44dans des centres-villes
01:12:45pour proposer du mobilier
01:12:47moyen à haut de gamme
01:12:49sur des commerces
01:12:49ameublements
01:12:50qui ont fui les centres-villes
01:12:51pour une raison
01:12:52assez simple
01:12:54le coût
01:12:55aujourd'hui
01:12:55des loyers commerciaux
01:12:58c'est en fait
01:12:58ces 24%
01:12:59qui sont passés
01:13:01sur le web
01:13:02etc
01:13:02sont venus
01:13:04grignoter
01:13:05la performance
01:13:06des magasins physiques
01:13:07c'est le problème
01:13:08de l'omnicanalité
01:13:09et comme vous êtes
01:13:10sur des niveaux
01:13:10de loyers
01:13:11extrêmement forts
01:13:13sur les emplacements
01:13:13stratégiques
01:13:14qui ne baissent pas
01:13:16un des sujets
01:13:17qu'aujourd'hui
01:13:18vous avez dans tous
01:13:18les secteurs
01:13:19qui est la fameuse
01:13:21décommercialisation
01:13:22vient aussi
01:13:23que l'omnicanalité
01:13:25rend
01:13:26le commerce physique
01:13:27plus compliqué
01:13:28à rentabiliser
01:13:29donc il y a un sujet
01:13:30sur les bails commerciaux
01:13:32et les conditions
01:13:32d'accès
01:13:33aux beaux commerciaux
01:13:35M. Soula
01:13:39il reste
01:13:40quelques questions
01:13:41individuelles
01:13:41ah d'accord
01:13:41ok
01:13:42coût du travail
01:13:43oui
01:13:44on a estimé
01:13:45quand même
01:13:45qu'on n'était pas
01:13:47à en parler
01:13:47mais oui
01:13:47le coût du travail
01:13:48aujourd'hui
01:13:48les impôts de production
01:13:49quand je vois
01:13:50tous les virements
01:13:51que je peux faire
01:13:51par rapport à ça
01:13:52et aujourd'hui
01:13:53vous savez
01:13:53en France
01:13:54nous dans nos métiers
01:13:55on a des métiers
01:13:56qui sont relativement vieux
01:13:58et en fait
01:13:59on a des investissements
01:13:5970% de nos investissements
01:14:01aujourd'hui
01:14:01sont sur des investissements
01:14:02non productifs
01:14:04donc nos deuxièmes
01:14:05grands amis
01:14:06s'appellent l'Adréal
01:14:08et viennent systématiquement
01:14:10nous rappeler
01:14:10que nos usines
01:14:11ne sont pas aux normes
01:14:12et ne s'intègrent pas
01:14:13et qu'on doit faire
01:14:14donc 70% des investissements
01:14:16vont vers le non productif
01:14:17il faut quand même
01:14:17se le rappeler
01:14:18et ça
01:14:18ça vient énormément
01:14:21vraiment
01:14:21aspirer l'argent
01:14:23sur éco-maison
01:14:25monsieur
01:14:25vous avez dit
01:14:26qu'il fallait le supprimer
01:14:27bon
01:14:27j'en suis le président
01:14:28d'un point de vue
01:14:28des fabricants
01:14:30par contre
01:14:30une des idées
01:14:31et Arnaud
01:14:32je ne sais pas si
01:14:33c'est qu'à un moment
01:14:34ce qui me gêne en ce moment
01:14:35c'est que le bon coin
01:14:35ne paye pas l'éco-maison
01:14:37je vous explique
01:14:39quand vous vendez un meuble
01:14:40à quelqu'un
01:14:40sur le bon coin
01:14:42vous êtes bien
01:14:42en train de fournir
01:14:43quelque chose
01:14:44à quelqu'un
01:14:44qui va jeter son meuble
01:14:45puisqu'aujourd'hui
01:14:46une chose est sûre
01:14:47on aurait dû commencer par ça
01:14:48la France n'est plus
01:14:49en équipement
01:14:5195% des gens
01:14:53quand vous êtes étudiant
01:14:55aujourd'hui
01:14:55vous récupérez les meubles
01:14:56de vos parents
01:14:57ou de vos beaux-parents
01:14:58ou ainsi de suite
01:14:5895%
01:15:00donc on n'est plus
01:15:01en bien d'équipement
01:15:02qui était la fondement
01:15:04de notre marché
01:15:04donc aujourd'hui
01:15:05on est en renouvellement
01:15:07mais le renouvellement
01:15:07il arrive soit par le neuf
01:15:10soit par l'occasion
01:15:11et si vous êtes sur l'occasion
01:15:13c'est comme les bouquins
01:15:14aujourd'hui
01:15:14qui sont vendus
01:15:15par l'occasion
01:15:15aujourd'hui
01:15:17pourquoi on fait peser
01:15:18éco-maison
01:15:19pour le neuf
01:15:20parce qu'il y aura de moins
01:15:21en moins de neuf
01:15:22puisque si aujourd'hui
01:15:23c'est 20% aujourd'hui
01:15:24donc l'une des idées
01:15:25ça serait de se dire
01:15:26pourquoi dans les mouvements
01:15:27qu'il y a
01:15:28en plus il n'y a qu'un seul opérateur
01:15:29qui fait le chose
01:15:29c'est le bon coin
01:15:30c'est quand même assez simple
01:15:32ne pas aller taxer
01:15:33ce mouvement
01:15:33qui lui va
01:15:34parce qu'aujourd'hui
01:15:35je vais vous dire
01:15:36depuis le 1er janvier
01:15:36les bennes
01:15:37n'arrêtent pas de se remplir
01:15:39alors que les gens
01:15:40n'achètent plus rien
01:15:42les gens jettent
01:15:43mais les gens ne consomment plus
01:15:45donc aujourd'hui
01:15:46on est obligé
01:15:47de faire ces compensations
01:15:48voilà
01:15:49merci monsieur Soula
01:15:50j'ai trois questions
01:15:53individuelles
01:15:53madame Laporte
01:15:55vous avez la parole
01:15:56merci monsieur le président
01:15:57merci messieurs
01:15:58de participer à cette audition
01:15:59la Nouvelle-Aquitaine
01:16:00est la première région
01:16:01forestière de France
01:16:02avec près de 2,9 millions
01:16:03d'hectares de forêt
01:16:04cette richesse naturelle
01:16:05constitue un atout majeur
01:16:06pour notre économie
01:16:07dont le secteur
01:16:08de l'ameublement
01:16:08est l'un des débouchés
01:16:10les plus importants
01:16:11excusez-moi
01:16:12à l'échelle régionale
01:16:13cette filière représente
01:16:14près de 270 établissements
01:16:15et 3500 emplois
01:16:16dans la fabrication
01:16:17de meubles
01:16:18ainsi que plus de 900 établissements
01:16:20et 5200 emplois
01:16:21dans leur commercialisation
01:16:22à l'Aute-et-Garonne
01:16:23l'artisanat du meuble
01:16:24demeure profondément raciné
01:16:25avec plus de 200 entreprises
01:16:27des bénéhisteries recensées
01:16:28ces savoir-faire
01:16:29participent
01:16:29à l'identité économique
01:16:30de nos territoires
01:16:31et à la transmission
01:16:32de métiers d'excellence
01:16:34comment renforcer
01:16:34selon vous
01:16:35davantage les liens
01:16:36entre la filière
01:16:36bois régionale
01:16:37et l'ameublement
01:16:38afin de créer
01:16:39davantage de valeur
01:16:39sur nos territoires
01:16:40mais également
01:16:41la part du meuble
01:16:42fabriqué en France
01:16:43étant d'à peine
01:16:44plus d'un tiers du marché
01:16:45quelles sont les mesures stratégiques
01:16:46qui auraient l'effet
01:16:47le plus rapide
01:16:47pour restaurer
01:16:48une production nationale
01:16:49compétitive
01:16:50je vous remercie
01:16:50merci madame Lapporte
01:16:52madame Aurélie Trouvé
01:16:55merci messieurs les présidents
01:16:57notre assemblée nationale
01:16:59vient de mener
01:17:00une commission d'enquête
01:17:01sur les fonds prédateurs
01:17:02dont j'étais la rapporteure
01:17:04et vous savez
01:17:04ces fonds prédateurs
01:17:05touchent toute notre économie
01:17:07dont l'ameublement
01:17:08or on vient d'apprendre
01:17:10que l'enseigne
01:17:11maison du monde
01:17:12vient d'être prise
01:17:13par deux fonds
01:17:15deux fonds britanniques
01:17:16que sont
01:17:17Alteri et Ecosse
01:17:19des fonds que je considère
01:17:21comme prédateurs
01:17:21c'est à dire
01:17:22pillant nos entreprises
01:17:23pour enrichir les financiers
01:17:24ça fonctionne comment
01:17:25par financement
01:17:26dit dilutif
01:17:27c'est à dire
01:17:28qu'ils reprennent
01:17:28211 millions
01:17:29de dettes
01:17:30de l'enseigne
01:17:31qu'ils vont
01:17:32directement convertir
01:17:33en action
01:17:34puis revendre
01:17:35et c'est comme ça
01:17:35qu'ils feront une culbute
01:17:36et leur enrichissement
01:17:38pour leurs investisseurs
01:17:40le cours de bourse
01:17:41hier on a appris
01:17:42évidemment à chuter
01:17:43de 35%
01:17:43ça n'est qu'un début
01:17:44tout ça fonctionne
01:17:46ces financements dilutifs
01:17:47et ces fonds prédateurs
01:17:48par la ruine
01:17:49par ailleurs
01:17:50des anciens petits actionnaires
01:17:52qui sont déjà d'ailleurs
01:17:53ruinés
01:17:54à l'heure
01:17:55où l'on parle
01:17:56en tout cas
01:17:56pour les petits
01:17:57et puis
01:17:58ça fonctionne évidemment
01:18:00aussi
01:18:00en finissant
01:18:01de décharner
01:18:02de désausser
01:18:03l'entreprise
01:18:03et le plus probable
01:18:04c'est un redressement
01:18:05judiciaire à présent
01:18:06dans de beaucoup plus
01:18:07mauvaises conditions encore
01:18:09avec 4000 familles
01:18:10et emplois menacés
01:18:11quelle position avez-vous
01:18:12vis-à-vis de ces fonds
01:18:13prédateurs
01:18:13ne pensez-vous pas
01:18:14qu'il y a là
01:18:15une faillite d'état
01:18:16et qu'il faut absolument
01:18:17agir urgentement
01:18:19face à ces fonds
01:18:20merci
01:18:20merci madame Trouvé
01:18:21monsieur Poitier
01:18:23oui
01:18:24je vais vous remercier
01:18:25pour la force
01:18:26de vos propos
01:18:26la clarté
01:18:27le sens de la responsabilité
01:18:29et la dénonciation
01:18:31des mots systémiques
01:18:33que vous avez pointé
01:18:34dans la mondialisation
01:18:35et je remercie
01:18:35Daphine Bateau
01:18:36d'avoir suscité
01:18:37cette audition
01:18:37sur ce qui est un peu
01:18:38un angle mort
01:18:39de notre commission
01:18:40c'est la première fois
01:18:40qu'on parle à Belmont
01:18:41depuis avoir entendu
01:18:42le souvenir
01:18:42en tout cas
01:18:43merci au président
01:18:43merci à Daphine Bateau
01:18:44d'avoir fait cette audition
01:18:46simplement deux petits points
01:18:47de précision
01:18:48si vous en avez
01:18:49l'énergie encore
01:18:50et le temps
01:18:51c'est
01:18:51qu'est-ce que vous attendez
01:18:52de la commande publique
01:18:53alors n'avez pas
01:18:54la solution totale
01:18:55mais Camif
01:18:55UGA
01:18:56ils font le boulot
01:18:57ils ne font pas le boulot
01:18:59concrètement
01:18:59le secteur de l'économie sociale
01:19:00d'une part
01:19:01et d'autre part
01:19:01la commande publique
01:19:02organisée
01:19:03validée par Versy
01:19:04est-ce qu'ils font le travail
01:19:05moi je plaide
01:19:06pour que le ministère
01:19:06de l'industrie
01:19:07et non pas
01:19:07celui de l'économie
01:19:09pilote
01:19:09cette commande publique
01:19:11sur des critères RSE
01:19:12qui favorisent
01:19:13notre industrie
01:19:13qu'est-ce que vous allez
01:19:14nous dire là-dessus
01:19:15deux
01:19:16vous avez parlé
01:19:17des intermédiaires
01:19:17est-ce qu'ils sont
01:19:18des facilitateurs
01:19:18ou un intermédiaire
01:19:19c'est ça
01:19:20c'est la vraie question
01:19:22deuxième question
01:19:27les normes européennes
01:19:28vous avez dit
01:19:29les mauvaises normes
01:19:30les contrôles
01:19:30que vous avez
01:19:31qui vous agacent
01:19:31mais les normes européennes
01:19:32RSE
01:19:33sont la vraie protection
01:19:34contre vos compétiteurs
01:19:35asiatiques
01:19:36or
01:19:37il ne faut pas avoir
01:19:38des pleurs de crocodile
01:19:39j'ai entendu
01:19:39sur certains rangs ici
01:19:40on est en train
01:19:41de les démonter
01:19:42à l'échelle européenne
01:19:43au nom de la compétitivité
01:19:44ils sont au contraire
01:19:45notre bouclier
01:19:45qu'est-ce que vous en pensez
01:19:46merci monsieur Pottier
01:19:48messieurs
01:19:49je vous propose
01:19:50de reprendre
01:19:52ensemble
01:19:53de ces questions
01:19:54et puis
01:19:54d'y apporter
01:19:55un mot de conclusion
01:19:55monsieur Chavot
01:19:56vous vouliez commencer
01:19:57allez-y
01:19:58juste pour répondre
01:19:59sur le pain massif
01:19:59c'est un sujet
01:20:00qui me tient à coeur
01:20:01en tant que bordelais
01:20:03et nouvel aquitain
01:20:06j'ai jamais compris
01:20:07comment on n'arrivait
01:20:07pas à trouver
01:20:08du pain français
01:20:09dans la fabrication
01:20:10de meubles
01:20:10donc c'est une vraie question
01:20:12alors je vous réponds
01:20:13j'ai mis 5 ans
01:20:15mais ça y est
01:20:15je vais enfin pouvoir sortir
01:20:16des salons de jardin
01:20:18en pain
01:20:18issu de nouvel aquitaine
01:20:20et fabriqué
01:20:21en Charente maritime
01:20:21il aurait fallu
01:20:234 ou 5 ans
01:20:23pour le faire
01:20:24la réponse
01:20:25je vous la donne
01:20:26tout de suite
01:20:26pour des questions
01:20:27de positionnement prix
01:20:28parce que si bien
01:20:29fabriquer des prix
01:20:30mais faut-il encore
01:20:30avoir le public
01:20:31pour les vendre
01:20:32il y a besoin
01:20:32d'un minimum de volume
01:20:33donc il faut positionner
01:20:34un prix correct
01:20:35ce n'est pas un premier prix
01:20:36mais un prix correct
01:20:36et donc la plupart
01:20:38des fabricants
01:20:38pour essayer
01:20:39de préserver leur marge
01:20:40m'ont tous proposé
01:20:42du pain brésilien
01:20:43jusqu'à ce que je trouve
01:20:44en Charente maritime
01:20:45un qui a joué le jeu
01:20:47de me fournir
01:20:47du pain français
01:20:48aussi simplement que ça
01:20:55je peux intervenir
01:20:56rapidement sur le sujet
01:20:57des fonds prédateurs
01:20:58vous avez ici
01:20:59autour de la table
01:21:00en tout cas
01:21:00je prends les établissements
01:21:01Gauthier
01:21:01comme mon entreprise
01:21:03je pourrais parler
01:21:04d'une entreprise à mission
01:21:05qui était entre nous
01:21:07mais nous sommes tous les deux
01:21:08sur des entreprises familiales
01:21:10qui avons eu affaire
01:21:12à des fonds
01:21:13je ne ferai pas forcément
01:21:14vos tours d'ailleurs
01:21:15en tout cas
01:21:15dans l'expérience
01:21:18ce qui est la mienne
01:21:19je laisserai David
01:21:20s'exprimer sur le sujet
01:21:20donc bien sûr
01:21:22que nous nous sommes
01:21:22et les belles réussites français
01:21:24si vous prenez Schmitt
01:21:25c'est une entreprise familiale
01:21:26si vous prenez Fournier
01:21:28MobilePas
01:21:28c'est une entreprise familiale
01:21:29donc les histoires
01:21:32des belles entreprises
01:21:33se font effectivement
01:21:35avec des actionnaires
01:21:40qui sont sur la durée
01:21:42qui ne sont pas en recherche
01:21:44de retour sans investissement
01:21:45mais parfois
01:21:46il y a des entreprises
01:21:47qui sont en plus
01:21:49grandes difficultés
01:21:49et c'est aussi
01:21:51probablement
01:21:52un savoir-faire
01:21:53une expertise
01:21:53que de faire du retournement
01:21:54à condition de le faire
01:21:55proprement
01:22:01le sujet n'est pas simple
01:22:03sur les retournements
01:22:04non il n'est pas simple
01:22:06le mot de la fin
01:22:07c'est merci de nous avoir reçu
01:22:08j'espère qu'on a été
01:22:09le plus pragmatique possible
01:22:11avec mes collègues
01:22:12on avait essayé
01:22:13de bien préparer l'audition
01:22:14merci Madame Bateau
01:22:15d'avoir pu nous recevoir
01:22:17et Monsieur le Président
01:22:18aussi de la Commission économique
01:22:20vous avez à vos côtés
01:22:22un fabricant normand
01:22:23de votre région
01:22:24en tout cas
01:22:25sachez qu'on se bat
01:22:26on a fait une AG
01:22:27jeudi dernier
01:22:28pour clôturer
01:22:29les comptes de l'année
01:22:30où
01:22:31avec
01:22:33avec envie
01:22:34de bien affronter
01:22:36la difficulté
01:22:37nous nous pensons
01:22:37que nous allons
01:22:38vers une année
01:22:392027 difficile
01:22:39avec l'élection présidentielle
01:22:42puisque ça va toucher
01:22:43la confiance
01:22:43et que le meuble
01:22:44est dans la confiance
01:22:45donc nous préparons
01:22:46les équipes
01:22:46à passer cette tempête
01:22:47mais si vous pouvez
01:22:48nous aider
01:22:49en relançant le PEL
01:22:50en résumé
01:22:51c'est un élément majeur
01:22:53je crois que c'est
01:22:54un élément majeur
01:22:54orienter les contrôles
01:22:55de GCCRF
01:22:56je pense que c'est aussi
01:22:57un élément majeur
01:22:58accompagner la partie
01:22:59visibilité de la distribution
01:23:01qui fonctionne bien
01:23:01il y en a
01:23:02et la preuve avec la CAMIF
01:23:03et puis sur la partie
01:23:04des investissements
01:23:05non productifs aussi
01:23:06si on peut mettre
01:23:07un coût sur ce sujet là
01:23:08ça paraît important
01:23:10voilà j'ai un peu
01:23:11essayé de résumer
01:23:12ce qu'on s'est dit
01:23:13merci beaucoup messieurs
01:23:14pour cette audition
01:23:15qui était très intéressante
01:23:17merci pour la qualité
01:23:18des échanges
01:23:19des questions
01:23:19et des propos
01:23:20et de la feuille de route
01:23:22que vous nous avez donnée
01:23:23quelque part aussi
01:23:24parce que
01:23:25maintenant
01:23:25nous avons aussi
01:23:27quelques sujets
01:23:27sur lesquels
01:23:28nous pouvons interpeller
01:23:29aussi à la fois
01:23:30le gouvernement
01:23:31et les institutions
01:23:33et Bercy en particulier
01:23:34j'ai bien noté aussi
01:23:36la demande auprès
01:23:37de la DGCCRF
01:23:38mais je m'en ferai
01:23:39je m'y engage
01:23:40le relais
01:23:41voilà
01:23:43merci chers collègues
01:23:44la séance est suspendue
01:24:08merci pour la DGCCRF
01:24:10merci pour la DGCCRF
01:24:12merci pour la DGCCRF
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