00:00C'est la réalité, Michel Onfray ?
00:01Oui.
00:02C'est lui le patron ?
00:02Oui.
00:03Mais il le dit ?
00:04Oui, oui. Moi, je le dis depuis des années.
00:06Depuis 1944, je le dis.
00:08C'est-à-dire que depuis le 6 juin 1944, c'est ce que veulent les Américains.
00:12C'est-à-dire une Europe américaine.
00:14Et si quelqu'un s'est levé contre ça, c'était bien le général de Gaulle qui a dit
00:17« Mais pas du tout, l'Europe, elle est européenne et ce sera une Europe des nations.
00:21Et la France, d'ailleurs, jouera un rôle tellement majeur que ce sera le conducteur de l'Europe. »
00:26C'était le propos du général de Gaulle à l'époque.
00:27Quand le journaliste général de Gaulle, il était pour l'Europe.
00:30Oui, il était pour une Europe pilotée par la France.
00:31Ce n'est pas exactement la même chose qu'une Europe pilotée par l'Allemagne.
00:34Et donc, lui, il arrive.
00:35Et comme il est censure moi et qu'il est le roi du monde, roi du pétrole,
00:39et que là, il a une espèce de bout de papier qui dit « Pendant 60 jours, on s'arrête
00:43à permettre d'ailleurs aux Iraniens de se refaire une santé. »
00:47Il dit « J'ai gagné. C'est un traité de paix, etc. »
00:50Il a signé le traité de paix à Versailles, d'ailleurs.
00:52Oui, il va le signer dans 3 ou 4 autres endroits.
00:54À chaque fois que vous avez des caméras du monde entier, il veut bien signer, puisque c'est tout à
00:57sa gloire.
00:58Et là, il arrive et s'enfile, il dit « C'est moi le patron. Je vous en kikine, quoi,
01:03pour parler… »
01:04Poliment.
01:04Oui. Et puis, une petite tape sur le Premier ministre anglais.
01:09Et puis, tous les autres qui sont là en disant « T'imaginais, le général de Gaulle, dans cette configuration
01:13-là, on se lève puis on s'en va. »
01:16Ou « On prend la parole. » Ou « On dit quelque chose. »
01:18Mais enfin, on ne se laisse pas humilier comme ça.
01:20Ben si, si, si. Macron et Emmanuel Macron se laissent humilier.
01:23Mais à quoi bon ce G7, d'ailleurs ?
01:26Ça servait à l'époque de Giscard d'Estaing, qui est le créateur du G7, et qui voulait à l
01:32'époque fabriquer une Europe.
01:33Une Europe plus ou moins fédérale.
01:35Il faudrait revenir d'ailleurs sur Giscard d'Estaing et arrêter de le penser dans les configurations qui ont été
01:41celles de la gauche.
01:41Parce qu'il y avait beaucoup de social, il y avait plein de choses.
01:46Enfin, il faudrait repenser Giscard.
01:49Mais de toute façon, ce n'était pas mon Europe non plus, celle de Giscard d'Estaing.
01:53Mais là, ça ressemble à quoi ?
01:54Ça ressemble à des rendez-vous médiatiques.
01:56Et puis, on se voit, on se rend compte, on parle.
01:59Il n'y a pas de journaliste.
02:00Mais alors, pourquoi il n'y a pas de journaliste ?
02:01Vous voulez cacher des choses, des démocrates ?
02:02Il y a des républicains partout.
02:04Et puis, en même temps, vous ne voulez pas qu'on sache ?
02:05Mais oui, on s'occupe des affaires du monde, etc.
02:08Bien sûr qu'on ne s'occupe pas des affaires du monde.
02:10C'est fini, depuis très longtemps.
02:12La preuve, c'est que Poutine n'y est plus, n'y est pas.
02:15Et que la Chine ne s'y trouve pas.
02:16Et que l'Inde ne s'y trouve pas.
02:17Et que nombre de pays qui font la politique mondiale ne s'y trouvent pas non plus.
02:21Non, ils font une petite politique médiatique entre eux.
02:25Et puis voilà.
02:25Et là, lui, il arrive.
02:26Il dit, de toute façon, c'est moi le boss.
02:27J'arrive à l'heure que je veux.
02:28Puis vous allez m'attendre.
02:29Vous ne commencerez pas sans moi.
02:30Et puis, je peux me permettre d'arriver en retard.
02:32Je peux me permettre de ne pas être là.
02:33Je peux me permettre, l'année dernière, je crois, de partir avant la fin.
02:36Parce que j'ai autre chose à faire.
02:37J'ai des choses importantes à faire.
02:39Je rentre.
02:40Non, c'est une humiliation.
02:42Mais bon, de toute façon, on aime se faire humilier par les Etats-Unis depuis 1944.
02:46Et on va au-devant de cette humiliation.
02:49Moi, je ne suis pas du tout étonné.
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