Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Depuis plusieurs semaines, certaines marques de bière se font rares dans les maquis, bars et dépôts de boissons de Ouagadougou. Cette pénurie, qui touche particulièrement les produits de Brakina, bouleverse les habitudes des consommateurs, complique l’approvisionnement des tenanciers et entraîne une hausse des prix dans plusieurs quartiers de la capitale. Face à cette situation, le président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) s’exprime.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Par rapport aux entreprises comme la Soudibo, nous souhaitons qu'elle ait une communication saine.
00:06Cette situation se passe et elle ne communique pas.
00:09On estime que ce n'est pas normal.
00:10Le consommateur a droit donc à l'information.
00:53La Ligue des consommateurs du Burkina a constaté depuis un certain temps
00:59que sur le marché, il y a donc l'absence de boissons, l'insuffisance de boissons
01:08dans certains bars, dans certains restaurants, de même que dans certains maquis.
01:18Cette situation, en tout cas la Ligue l'a constatée.
01:23C'est vrai qu'on dit que la bière et certains produits sont des produits de luxe,
01:32mais en réalité leur absence ou leur insuffisance sur le terrain crée donc des désagréments.
01:38Des désagréments pour le consommateur, puisque son droit au choix est bafouillé,
01:44mais également des désagréments ou encore un manque à gagner, d'abord de ceux qui produisent
01:51la boisson, c'est-à-dire les entreprises, de ceux qui revendent la boisson, c'est-à-dire
01:57les tenanciers de bar, mais aussi pour l'État.
02:01Et au niveau de l'État, il faut dire qu'il y a une double perte.
02:05La première perte, c'est les recettes fiscales.
02:09La deuxième perte, c'est le fait qu'aujourd'hui, on est lancé dans l'effort patriotique.
02:17Et donc au niveau de la contribution patriotique, s'il n'y a pas de boisson,
02:24eh bien la consommation ou du moins la contribution patriotique prend un coup.
02:29Au-delà donc de la disponibilité de la boisson, au niveau de la ligue des consommateurs,
02:37il y a un deuxième problème en ce qui concerne les boissons de la Sodibo notamment.
02:44Il est à constater depuis un certain temps que certains tenanciers de bar, de maquis,
02:53ont cette maligne technique d'augmenter donc le prix de la boisson de 100 francs.
03:01À titre d'exemple, je prends le cas des sucréries par exemple.
03:06La sucréerie, le prix conseillé, c'est 600 francs.
03:10Mais aujourd'hui, quand vous partez dans certains maquis, on vend la sucréerie à 700 francs.
03:20Alors que dans les 600 francs, il y avait déjà l'effort d'épais.
03:24Je prends le cas de la bière.
03:27Voilà, le cas de la bière, le prix conseillé, c'est autour de 700 francs.
03:32Mais à la date d'aujourd'hui, quand vous partez donc dans certains maquis,
03:37sans raison, on vous dit que le prix de la bière est 800 francs.
03:41Nous estimons que ce n'est pas normal.
03:43Cette situation qui renchérit cette situation-là, ce ne sont pas des choses qui sont intéressantes pour le consommateur.
03:51Et nous pensons qu'il est important pour la Soudibo de communiquer autour de cette situation.
03:57À notre connaissance, il n'y a pas encore eu de communiqué officiel de la Soudibo
04:02qui dit qu'elle, à son niveau, elle augmente donc le prix sorti-usine.
04:09Donc, il n'y a pas de raison pour un produit qui est aussi encadré, dont le prix est encadré,
04:16qu'il y ait donc une augmentation au niveau du consommateur.
04:20S'il y a une augmentation, c'est-à-dire que les raisons de cette spéculation-là sont à chercher
04:25ailleurs.
04:26Et la Ligue des consommateurs est en train donc de faire ses investigations.
04:30Et les résultats, en tout cas, sans ambages, nous allons donc communiquer autour de ces conclusions.
04:45Au niveau de la Ligue des consommateurs, nous ne parlons pas sans preuves.
04:49S'il faut parler, il faut d'abord avoir donc les preuves.
04:52Et donc, ce qui est important pour nous, d'abord, nous avons fait la collecte d'informations.
04:58Et cette collecte d'informations se fait par personnes interposées pour avoir donc la réalité du terrain.
05:06Nous allons donc analyser ces informations qui seront complétées par le processus
05:14que nous avons déjà engagé pour rencontrer la Soudibo,
05:17pour essayer donc de comprendre, pour avoir donc la raison officielle
05:21de pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, sur le terrain, dans les maquis,
05:26on constate que non seulement il y a insuffisance de produits,
05:32mais aussi que certains maquis vendent au-delà du prix conseillé.
05:38Mais en tout état de cause, aujourd'hui, la Ligue des consommateurs dénonce
05:43cette absence de boissons dans les maquis
05:50et souhaite que la Soudibo puisse donc communiquer autour de cela.
06:01D'abord, vis-à-vis des consommateurs, la Ligue demande aux consommateurs de rester vigilants.
06:08De rester vigilants et de dénoncer toute pratique abusive
06:13pour qu'ensemble, donc, nous menons le combat.
06:17Et s'il faut, nous allons aller jusqu'au boycott des boissons.
06:22La deuxième, par rapport donc aux entreprises comme la Soudibo,
06:27nous souhaitons qu'elle ait une communication saine.
06:30Cette situation se passe et elle ne communique pas.
06:33On estime que ce n'est pas normal.
06:34Le consommateur a droit donc à l'information.
06:37Il est important pour la Soudibo, donc, de communiquer de façon transparente
06:43et de sorte donc à maintenir cette confiance avec donc le consommateur.
06:49Même si la Soudibo vend au grossisme,
06:51il est important qu'elle arrive donc à communiquer.
06:54Maintenant, par rapport donc aux revendeurs,
06:59le message de la Ligue des consommateurs est clair.
07:03Il faudrait que les tenanciers, donc, de bas,
07:07comprennent que les manœuvres pour abuser donc le client
07:12n'est pas une bonne chose
07:14et que c'est leur business.
07:17Il ne faudrait pas qu'ils tuent leur business.
07:19Il est important qu'ils essaient de respecter la législation en la matière.
07:26Vis-à-vis de l'État, nous demandons que l'État puisse donc sévir,
07:31c'est-à-dire intensifier les contrôles
07:34et sévir lorsqu'il y a donc un manquement, lorsqu'il y a donc des abus.
07:40C'est très, très important pour nous de sorte à ce que le consommateur soit protégé
07:46par rapport donc à ces pratiques parfois qui ne sont pas intéressantes.
07:51Mais nous comprenons aussi que cette situation peut être liée
07:56au déficit de l'offre et de la demande.
07:59Il est important que l'État essaie donc d'écouter
08:03ou du moins continue d'écouter les acteurs du terrain
08:08de sorte à ce que les préoccupations des uns et des autres
08:12puissent être prises en charge
08:13et que nous regardons tous dans la même direction
08:16parce que le Burkina Faso aujourd'hui a besoin
08:18de ces fils qui regardent ensemble
08:21pour créer, pour du moins continuer
08:26de promouvoir le développement au bénéfice des populations.

Recommandations