00:00Par rapport aux entreprises comme la Soudibo, nous souhaitons qu'elle ait une communication saine.
00:06Cette situation se passe et elle ne communique pas.
00:09On estime que ce n'est pas normal.
00:10Le consommateur a droit donc à l'information.
00:53La Ligue des consommateurs du Burkina a constaté depuis un certain temps
00:59que sur le marché, il y a donc l'absence de boissons, l'insuffisance de boissons
01:08dans certains bars, dans certains restaurants, de même que dans certains maquis.
01:18Cette situation, en tout cas la Ligue l'a constatée.
01:23C'est vrai qu'on dit que la bière et certains produits sont des produits de luxe,
01:32mais en réalité leur absence ou leur insuffisance sur le terrain crée donc des désagréments.
01:38Des désagréments pour le consommateur, puisque son droit au choix est bafouillé,
01:44mais également des désagréments ou encore un manque à gagner, d'abord de ceux qui produisent
01:51la boisson, c'est-à-dire les entreprises, de ceux qui revendent la boisson, c'est-à-dire
01:57les tenanciers de bar, mais aussi pour l'État.
02:01Et au niveau de l'État, il faut dire qu'il y a une double perte.
02:05La première perte, c'est les recettes fiscales.
02:09La deuxième perte, c'est le fait qu'aujourd'hui, on est lancé dans l'effort patriotique.
02:17Et donc au niveau de la contribution patriotique, s'il n'y a pas de boisson,
02:24eh bien la consommation ou du moins la contribution patriotique prend un coup.
02:29Au-delà donc de la disponibilité de la boisson, au niveau de la ligue des consommateurs,
02:37il y a un deuxième problème en ce qui concerne les boissons de la Sodibo notamment.
02:44Il est à constater depuis un certain temps que certains tenanciers de bar, de maquis,
02:53ont cette maligne technique d'augmenter donc le prix de la boisson de 100 francs.
03:01À titre d'exemple, je prends le cas des sucréries par exemple.
03:06La sucréerie, le prix conseillé, c'est 600 francs.
03:10Mais aujourd'hui, quand vous partez dans certains maquis, on vend la sucréerie à 700 francs.
03:20Alors que dans les 600 francs, il y avait déjà l'effort d'épais.
03:24Je prends le cas de la bière.
03:27Voilà, le cas de la bière, le prix conseillé, c'est autour de 700 francs.
03:32Mais à la date d'aujourd'hui, quand vous partez donc dans certains maquis,
03:37sans raison, on vous dit que le prix de la bière est 800 francs.
03:41Nous estimons que ce n'est pas normal.
03:43Cette situation qui renchérit cette situation-là, ce ne sont pas des choses qui sont intéressantes pour le consommateur.
03:51Et nous pensons qu'il est important pour la Soudibo de communiquer autour de cette situation.
03:57À notre connaissance, il n'y a pas encore eu de communiqué officiel de la Soudibo
04:02qui dit qu'elle, à son niveau, elle augmente donc le prix sorti-usine.
04:09Donc, il n'y a pas de raison pour un produit qui est aussi encadré, dont le prix est encadré,
04:16qu'il y ait donc une augmentation au niveau du consommateur.
04:20S'il y a une augmentation, c'est-à-dire que les raisons de cette spéculation-là sont à chercher
04:25ailleurs.
04:26Et la Ligue des consommateurs est en train donc de faire ses investigations.
04:30Et les résultats, en tout cas, sans ambages, nous allons donc communiquer autour de ces conclusions.
04:45Au niveau de la Ligue des consommateurs, nous ne parlons pas sans preuves.
04:49S'il faut parler, il faut d'abord avoir donc les preuves.
04:52Et donc, ce qui est important pour nous, d'abord, nous avons fait la collecte d'informations.
04:58Et cette collecte d'informations se fait par personnes interposées pour avoir donc la réalité du terrain.
05:06Nous allons donc analyser ces informations qui seront complétées par le processus
05:14que nous avons déjà engagé pour rencontrer la Soudibo,
05:17pour essayer donc de comprendre, pour avoir donc la raison officielle
05:21de pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, sur le terrain, dans les maquis,
05:26on constate que non seulement il y a insuffisance de produits,
05:32mais aussi que certains maquis vendent au-delà du prix conseillé.
05:38Mais en tout état de cause, aujourd'hui, la Ligue des consommateurs dénonce
05:43cette absence de boissons dans les maquis
05:50et souhaite que la Soudibo puisse donc communiquer autour de cela.
06:01D'abord, vis-à-vis des consommateurs, la Ligue demande aux consommateurs de rester vigilants.
06:08De rester vigilants et de dénoncer toute pratique abusive
06:13pour qu'ensemble, donc, nous menons le combat.
06:17Et s'il faut, nous allons aller jusqu'au boycott des boissons.
06:22La deuxième, par rapport donc aux entreprises comme la Soudibo,
06:27nous souhaitons qu'elle ait une communication saine.
06:30Cette situation se passe et elle ne communique pas.
06:33On estime que ce n'est pas normal.
06:34Le consommateur a droit donc à l'information.
06:37Il est important pour la Soudibo, donc, de communiquer de façon transparente
06:43et de sorte donc à maintenir cette confiance avec donc le consommateur.
06:49Même si la Soudibo vend au grossisme,
06:51il est important qu'elle arrive donc à communiquer.
06:54Maintenant, par rapport donc aux revendeurs,
06:59le message de la Ligue des consommateurs est clair.
07:03Il faudrait que les tenanciers, donc, de bas,
07:07comprennent que les manœuvres pour abuser donc le client
07:12n'est pas une bonne chose
07:14et que c'est leur business.
07:17Il ne faudrait pas qu'ils tuent leur business.
07:19Il est important qu'ils essaient de respecter la législation en la matière.
07:26Vis-à-vis de l'État, nous demandons que l'État puisse donc sévir,
07:31c'est-à-dire intensifier les contrôles
07:34et sévir lorsqu'il y a donc un manquement, lorsqu'il y a donc des abus.
07:40C'est très, très important pour nous de sorte à ce que le consommateur soit protégé
07:46par rapport donc à ces pratiques parfois qui ne sont pas intéressantes.
07:51Mais nous comprenons aussi que cette situation peut être liée
07:56au déficit de l'offre et de la demande.
07:59Il est important que l'État essaie donc d'écouter
08:03ou du moins continue d'écouter les acteurs du terrain
08:08de sorte à ce que les préoccupations des uns et des autres
08:12puissent être prises en charge
08:13et que nous regardons tous dans la même direction
08:16parce que le Burkina Faso aujourd'hui a besoin
08:18de ces fils qui regardent ensemble
08:21pour créer, pour du moins continuer
08:26de promouvoir le développement au bénéfice des populations.