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  • il y a 7 semaines
Transcription
00:00évoquer sa mémoire, lui qui a aussi beaucoup participé pour la mémoire, mémoire du quartier,
00:06mémoire du Mirail et qui a beaucoup milité sans se limiter pour être dans les différentes actions
00:16sans frontières et qu'on a, nous ici à PO7, on avait l'habitude de le voir ici contre le
00:24radiateur
00:25et à pouvoir voir ces gens et puis aller voir les personnes qui venaient dans leur parcours de migration
00:36pour voir comment ils pouvaient les aider dans leurs droits, etc.
00:39Donc ça, ça a été un souvenir.
00:41Une fois, j'ai essayé de faire une fiche d'accueil avec nous parce que des fois, on faisait ça.
00:44Bon, voilà, ça devait être un peu vexé.
00:46Mais moi, je suis un sociologue, je viens là, je suis là, c'est tout, depuis des années.
00:51Oui, il est arrivé en 76 dans le quartier et donc il avait eu le temps de rencontrer, de voir
00:58des choses
00:58et moi, je venais d'arriver, etc. Donc j'ai découvert aussi comme ça, c'était...
01:02Voilà, Marcel. Et puis vous, vous pourrez dire vos mots aussi de Marcel et même les chansons.
01:08Et voilà, tu voulais dire un mot aussi ? Je t'en prie.
01:13Rapidement, c'est juste parce qu'on va filmer.
01:15Donc il y a des gens qui ne souhaitent pas...
01:18Ça ne marche pas à la caméra, non ?
01:22Parce qu'on ne va pas pouvoir filmer.
01:23Je suis un Marcel, il n'y a plus de problème.
01:25En tout cas, l'intention était bonne.
01:30Ça fait des années qu'on est en train de faire un film sur la gentrification
01:35intitulé « Qui fait la ville pour qui ? »
01:37Donc le titre, je pense qu'en soi, il est révélateur.
01:41Et heureusement qu'on n'a pas fini ce film, puisque ça fait maintenant une semaine
01:47qu'on a pensé qu'à la mémoire de Marcel, on a un paragraphe sur Marcel, sur son engagement
01:54sur le quartier, qui va être la structure autour de laquelle le scénario va se faire.
01:59C'est pour ça qu'on filme aujourd'hui.
02:00Donc ceux qui ne veulent pas être filmés, on va essayer de filmer de dos.
02:06Et après, on va approfondir ce tournage par des entretiens individuels avec le collectif
02:13« Les gens d'ici », s'ils le souhaitent bien, pour qu'on nous explique un peu ce qu
02:17'est
02:17le collectif, son histoire, la relation avec Marcel, etc.
02:20Et je pense que ça va être significatif de la lutte qui est menée ici, sur ce quartier,
02:24avec les habitants.
02:25Voilà, merci.
02:26Et moi, au cas où, j'ai récupéré aussi, enfin nous, on a récupéré une interview de
02:30Marcel de 2008, de 2006, avec l'ancien directeur Jean-Pierre Nizet.
02:39Donc ça dure 18 minutes, où on entend parler, effectivement, de la paupérisation du quartier,
02:46de comment, effectivement, les écoles ont été abandonnées.
02:49Et avec des témoignages sur des habitants aussi.
02:52Donc si ça t'intéresse aussi, voilà, on va pouvoir communiquer ça aussi.
02:55Et si ça vous intéresse, ben voilà, n'hésitez pas aussi.
02:57Merci.
02:58Messieurs, dames.
02:59Et puis, on peut partir en musique.
03:02Pierrot, de Marseille aussi, tant pis.
03:06Vous commencez par les Marseillais.
03:08Oui, j'ai bien connu Marcel, mais à Marseille d'abord, puis ici, puis dans les Corbières.
03:13Et j'ai souvenir quand même que Marcel, à l'enterrement de son ami Lucien Pity,
03:19qui était un peu son alter ego dans la politique,
03:24il avait simplement dit, si une cérémonie pour le décès d'un ami, ça sert à entendre des choses comme
03:30ça,
03:31et ben c'est bien.
03:32Et je crois que le jour de l'enterrement, je dis enterrement, le jour de la cérémonie pour Marcel,
03:37on a entendu des choses, je trouve, je continue à dire comme Marcel, c'est bien qu'on n'ait
03:42pu les entendre.
03:43Alors, à l'invitation des gens d'ici, des gens pour Un Pays pour Tous, etc.,
03:50je suis souvent venu chanter, je suis souvent venu filmer pour les sans-papiers,
03:57et du coup, j'ai retrouvé Chéri, puis je retrouve plein de l'amis, Brigitte, Jean-Louis, etc.,
04:04j'en retrouve plein de Pierrot, etc.
04:06Et je, simplement sur Un Pays pour Tous, il y avait une chanson qu'on avait faite il y a
04:14longtemps,
04:14longtemps avec mes copains, les rockeurs marseillais, puisque c'était avec eux qu'on chantait dans la rue,
04:21et c'était une chanson de Woody Guthrie, c'était « This land is your land, my land is land,
04:26from California ».
04:27Et nous, on avait dit « Ce pays est le vôtre, comme il est le mien, qu'on soit français
04:31ou algérien, ou africain, espagnol, portugais ou italien,
04:35ce pays est fait pour toi et moi ».
04:37Vous avez le texte sous les yeux, dès le deuxième refrain, vous pourrez chanter avec moi.
04:42Ce pays est le vôtre, comme il est le mien, qu'on soit français ou africain, espagnol, portugais ou italien,
04:54Ce pays est le vôtre, comme il est le mien, qu'on soit français ou africain, espagnol, portugais ou italien.
05:26Ce pays est le vôtre, comme il est le mien, qu'on soit français ou italien.
05:53Ou africains, espagnols, portugués ou italiens
05:59Ce pays est fait pour toi et moi
06:03Sur les routes de l'exil tu nous as appris
06:08La nécessité de combattre le racisme
06:12Pour une société juste et fraternelle
06:15Nous ferons un pays fait pour toi et moi
06:19Ce pays est remontre comme il est le mien
06:24Qu'on soit français ou africain
06:28Espagnols, portugués ou italiens
06:31Ce pays est fait pour toi et moi
06:35Sur les routes de l'exil tu nous as appris
06:39Qu'on soit français ou africains
06:43Espagnols, portugués ou italiens
06:47Ce pays est fait pour toi et moi
06:55On essaie parfois de le traduire
06:57On chantait il n'y a pas longtemps pour Gaza à Narbonne
07:00Et on avait fait ce pays est le sien comme il est le tien
07:04Donc par rapport à Gaza
07:06Et vous pouvez l'adapter à ce que vous voulez
07:09Vous avez tous les droits de le faire
07:13Merci à vous
07:14Et puis chanter je peux chanter
07:17Super
07:18Super on reprend après
07:20Pour vous indiquer aussi qu'il y a le
07:23Le recueil du souvenir
07:25Le registre de souvenirs
07:26Que vous pourrez aussi participer à compléter
07:29Si vous le souhaitez
07:30D'accord
07:31N'hésitez pas à mettre un petit mot
07:32Voilà pour la famille
07:37Merci beaucoup
07:38Merci
07:40Est-ce que quelqu'un veut dire un mot
07:43Partagé
07:45Poser une parole
07:47Un souvenir
07:55On a connu Marcel sur le quartier
07:58Qu'il était souvent ici
08:00J'étais ici à Théossette
08:05A l'époque il nous avait vraiment enlevé une épine du pied
08:08Parce qu'on avait beaucoup de gens
08:10Qui avaient des problèmes de papier
08:12Et on n'était pas très compétents
08:14Donc du coup sa présence permettait justement
08:18De bien connaître les lois
08:20Les textes
08:21Les procédures
08:24Et surtout sa patience
08:26À accueillir tranquillement
08:28Sans jamais s'énerver
08:30Sans jamais
08:33Et
08:34Pour moi
08:35Marcel c'était
08:37Une chose
08:40Sans militantisme
08:41N'est pas né
08:41Seulement
08:43De
08:44Un discours idéologique
08:46Il était né
08:47Parce qu'il aimait les gens
08:49Mais ça c'est vrai
08:50Il aimait les gens
08:52Et il se battait
08:53Parce qu'il aimait les gens
08:55Il n'avait aucun jugement sur les autres
08:58Il aimait les gens
08:59Et il se battait pour eux
09:00Ils ne cherchaient pas à savoir
09:02Quelle est leur religion
09:03Quelle est leur couleur
09:04Quelle est leur origine
09:06Ils se battaient
09:07Parce qu'il avait affaire à des gens
09:08Voilà
09:12C'était le décès de Habib
09:16Sur le quartier
09:17C'était ça
09:18Voilà
09:20Justement
09:20L'interview
09:21On parle un petit peu
09:22Oui
09:22Où effectivement
09:23Il avait été même
09:24Complètement abandonné
09:26Délaissé par la police
09:27Et là
09:28Il était mort comme ça
09:30Au milieu du quartier
09:32Et donc
09:32C'est aussi tout ce qu'il a pu mener
09:36Comme action
09:38Avec les habitants
09:39Et les destructions
09:40Dans le quartier
09:41Avec l'assemblée
09:43Des habitants de la reinerie
09:45Avec
09:47Et puis les différents noms
09:48Que ça a pu porter
09:49À travers le temps
09:51J'avais essayé
09:52De relire
09:53Moi dans l'annonce
09:54Que j'avais envoyé
09:55Effectivement
09:56Quelques noms
09:57Qui avaient pu être ici
09:59À un certain moment
10:01Rassemblement des ouvriers sans papier
10:03Donc il avait été aussi
10:05Militant
10:06Et puis tout à l'heure
10:07On partageait aussi
10:07Qu'il avait fait partie
10:10De l'association
10:13C'était comment ?
10:15Des catholiques ouvrières
10:18C'était ça
10:18Oui
10:19Quand il était jeune
10:20Oui
10:22C'est assez haut
10:24La JOC
10:25Les jeunesses
10:26Quand il était jeune
10:27Voilà
10:27C'était là
10:27Je suis parti
10:28C'était sur Marseille
10:30C'était sur Marseille
10:31Voilà
10:31Il y a eu plusieurs
10:32C'est ça
10:33Il y a eu plusieurs pages
10:34De Marseille aussi
10:36La page de Marseille
10:37La page de Tomé
10:38Ça l'a formé
10:39Par rapport à ce que tu disais
10:40Tout à l'heure
10:41L'idée d'être du côté des gens
10:44A toujours
10:45Ça a toujours été son fil
10:47Et ça a pris des chemins différents
10:49Suivant la situation
10:51Suivant lui dans la situation
10:54Suivant les choix
10:55Que les uns et les autres
10:56On est amené à faire
10:58Et le côté important
10:59Effectivement
10:59C'est qu'il a toujours
11:01Moi je le connais
11:02Depuis très très longtemps
11:04Il a toujours été du côté des gens
11:06Et pour lui
11:07Être du côté des gens
11:08C'était aussi
11:12Penser avec les gens
11:14C'était
11:15C'était le réfléchir
11:18Du point des gens
11:19C'est à dire
11:20Non pas du point de l'état
11:21Et de ce qui est
11:24Institutionnel
11:25Officiel
11:26Etc
11:26Mais du point de ce qui pouvait
11:28S'inventer
11:29Dans les situations
11:31Telles qu'elles étaient
11:31Telles qu'elles sont
11:33Et l'inventer avec les gens
11:35Et cheminer comme ça
11:36C'est pour ça
11:37Qu'il y a eu plusieurs noms
11:38Il y a eu plusieurs choses
11:40Différentes
11:40Etc
11:41Parce que c'est aussi
11:42Un signe que les choses
11:43Elles sont vivantes
11:44Que c'est pas un dogme
11:46Pour Marcel
11:46C'était pas un dogme
11:48C'était toujours
11:51En s'affrontant au réel
11:52En s'affrontant aux situations
11:54A leur transformation
11:57Et il était rude des fois
11:58Avec les gens
11:59Dans le sens où
12:00Il disait
12:01A chacun d'apporter sa pierre
12:03Avec tout ce que ça veut dire
12:04Il n'y a pas ceux qui savent
12:05Et ceux qui ne savent pas
12:06Il n'y a pas ceux qui font
12:07Et ceux qui attendent
12:09Etc
12:10Il y avait un rapport d'égalité
12:13Réel, total, complet
12:15Qu'il mettait en place
12:16A différents niveaux
12:18Mais qui était là
12:19Et pour lui
12:21La politique
12:22Telle qu'on peut en parler
12:23C'est à dire du côté des gens
12:24Et non pas du point de l'état
12:27Ça se faisait
12:27Et ça se fait
12:29Avec des gens
12:29En chair et en os
12:31Donc avec tout ce que ça veut dire
12:33Des difficultés
12:34Des choses à affronter
12:37D'avancer
12:39De recul
12:40D'engueulade
12:42Etc
12:43Je m'arrête là
12:44Parce qu'on pourrait en parler
12:45Pendant un désert
12:46Je pense qu'il y a d'autres
12:47D'autres personnes
12:48Qui l'ont connu
12:50Tout le monde
12:52Tout ce qu'on peut lui dire
12:53Pour Marcel
12:54Il n'est pas ainsi
12:55Pour soi-même
12:56Il était pour tous
12:57Tout le monde
12:59Il faut continuer
13:00Pour travailler
13:00Pour tous
13:02Ça c'est ce qui fait
13:03La qualité
13:03Ça c'est ce qui fait
13:06Pour gagner
13:07Vie égale une vie
13:09Ça c'est ce qui fait
13:10Le travail pour tous
13:11Pour chacun et contre
13:14Parce qu'on est tous
13:15Chacun a besoin
13:16De l'autre
13:17C'est ça la solidarité
13:18Il ne faut pas
13:19Qu'on reste divisé
13:21Il faut qu'on reste toujours
13:22Chacun d'un côté
13:23L'autre
13:24Pour gagner tout ce qu'on veut
13:27On est tous
13:27Des humains
13:28Il ne faut pas voir
13:29La religion
13:30La religion
13:31C'est personnel
13:34Il ne faut pas mélanger
13:35La vie
13:37On remercie
13:38Un grand merci
13:39Pour notre ami Marcel
13:44Merci
13:45Bonsoir
13:52Je ne pensais pas
13:54Je n'osais pas
13:54Dire quelque chose
13:55Aujourd'hui
13:56Parce que
13:57Ça fait deux jours
13:58Je me dis
13:59Il y en aurait tellement
14:00A dire sur Marcel
14:01Que non
14:01Il vaut mieux
14:02Ne rien dire
14:02Peut-être
14:03De faire
14:04D'oublier
14:05Mais
14:07L'émotion aussi
14:08Je suis désolée
14:09Mais je pense qu'on ne doit pas
14:11On ne peut pas évoquer Marcel
14:12En étant triste
14:13Je ne l'ai jamais vu
14:14Triste
14:14Je ne l'ai jamais vu
14:15Il était toujours enjoué
14:16Même en colère
14:18Ok
14:19Mais voilà
14:20Il ne s'est jamais plaint
14:21Il n'a jamais parlé
14:22De lui
14:23C'était toujours les autres
14:24Je l'avais rencontré
14:25Moi
14:27Lors des premières
14:29Réunions
14:29Sur le grand projet de ville
14:31Et dans l'assemblée
14:32Je trouvais qu'il dénotait
14:34Avec tous
14:35Mes voisins
14:36Tous les gens qui étaient là
14:39J'ai apprécié sa philosophie
14:41Il parlait pour tout le monde
14:43Il parlait
14:43Il se souciait en fait
14:45D'un traitement
14:47Des traitements
14:48De la considération
14:50Qu'on doit avoir sur les gens
14:52D'une égalité de traitement
14:54Pour tous
14:55Et que les gens d'ici
14:58Étaient égaux
14:59A ceux des autres quartiers
15:00C'est ça qui m'avait plu
15:03Et il le disait bien
15:05Avec force
15:06Et conviction
15:08Et puis je l'ai revu
15:11Il y a 5-6 ans
15:13Quand mon bâtiment
15:15A été concerné
15:16Par le projet de réhabilitation
15:18Dans le cadre
15:20De la réunion
15:22De l'assemblée
15:23Des habitants
15:24Et là on a pu échanger
15:26Un peu plus
15:27Se connaître un peu plus
15:28On a pu discuter
15:29Enfin quand il nous laissait la parole
15:34Mais on lui laissait volontiers
15:36Il avait tellement de choses
15:37Perspicaces
15:38Intelligentes
15:39C'était l'intelligence du coeur
15:40Qui parlait à chaque fois
15:43Et toutes les personnes ensuite
15:45Qui sont venues
15:47Parce qu'elles étaient
15:50Désespérées
15:50Atterrées par le projet
15:53Par le fait de quitter
15:54Leur lieu de vie
15:56De ce qu'ils allaient devenir
15:57Et toutes ces personnes là
15:58Il leur disait
16:02Tout simplement
16:02Vous voulez rester sur le quartier
16:04Tu veux rester sur le quartier
16:06Et bien tu as le droit
16:07C'est ton droit
16:08C'est ton droit
16:09Donc on le disait peut-être différemment
16:11Avec Jean-Louis
16:12Avec Brigitte
16:13Mais lui c'était direct
16:16Il suffisait pas juste de le dire
16:18Il allait
16:19Il faisait
16:20Il était dans l'action
16:21Et il a été là
16:22De bout en bout
16:23Jusqu'au dernier jour
16:24Il a accompagné
16:26Cheminée j'aime bien
16:26Cheminée
16:27C'est vrai qu'on a plein de cheminements
16:28Il faudrait peut-être penser
16:29Un cheminement
16:30Marcel peut-être
16:31Ça se répondrait bien
16:34Jusqu'au bout
16:36Et on voyait ces personnes
16:37Tout de suite changer d'attitude
16:40Elles repartaient rassurées
16:41Ah oui
16:42Et c'était différent
16:45Et elles avaient de nouveau
16:46De l'espoir
16:47C'était ça
16:48Marcel
16:48Et pour tous ceux qui sont passés
16:51Tout ce qu'ils ont
16:52Qui sont passés par l'assemblée
16:54Elles ont pu rester
16:55Ces personnes ont pu rester
16:56Sur le quartier
16:58C'était ça
16:59Marcel
17:00Les bâtiments par contre
17:02Sont tombés
17:05Mais je pense que c'est
17:07Ce n'est pas ce qui est important
17:09Les liens qui auraient pu être défaits
17:11A cause de ces bâtiments
17:13Avec Marcel
17:14Certes il n'était pas seul
17:15C'était toute une équipe
17:17Tout un groupe
17:17Tout est
17:18Mais ils ont été renoués
17:21Reliés
17:22Renforcés même
17:23C'était
17:24C'était Marcel
17:26Donc je me disais que
17:28Peut-être qu'on peut
17:29Démolir des bâtiments
17:31Mais ce que Marcel faisait
17:33C'était
17:34Bâtir des ponts
17:35Entre les gens
17:36Quelles que soient
17:38Leurs nationalités
17:39Leurs couleurs
17:40Leurs religions
17:43Ils bâtissaient des ponts
17:46Quand j'ai appris qu'il était parti
17:50J'étais triste évidemment
17:53Mais j'ai regretté
17:54Qu'on ne lui ait pas dit merci
17:56Je me demandais
17:57On aurait dû lui dire encore merci
17:59On n'a pas eu le temps encore
18:00De lui dire merci
18:01Mais c'est vrai qu'il n'aimait pas
18:02Il n'aimait pas qu'on lui dise merci
18:04Il ne faisait pas les choses
18:05Pour la gloire
18:07Ou pour la reconnaissance
18:08C'était ses valeurs
18:11C'était ses principes
18:12C'était son ossature
18:14Comme a dit monsieur
18:14C'est vrai
18:15Qu'il vivait
18:16On a l'impression qu'il vivait
18:17Pour ça
18:19Et donc aujourd'hui
18:20J'ai juste envie de dire
18:21J'ai envie de dire merci
18:23Parce que pour moi ça compte
18:25Mais je pense que
18:27Ce qui lui conviendrait
18:29Ce qui aurait pu s'approprier
18:30C'est de se dire
18:32Qu'on devrait chacun
18:33Apporter sa pierre
18:34Comme tu as dit
18:35Et continuer à construire des ponts
18:37Puisqu'on a tous
18:38On partage tous ici
18:40Ces valeurs
18:42Construisons des ponts
18:43Continuons à construire des ponts
18:44Je pense que si
18:46C'est ce qui lui ferait plaisir
19:10Je suis très embêté
19:11Parce qu'avec Marcel
19:13Je me disais
19:14Qu'est-ce que je vais pouvoir dire
19:15Sur Marcel
19:16Moi je l'ai connu
19:19Des années
19:19Des années
19:20Dans la lutte
19:22Pour préserver le collège
19:24Et on s'est battu
19:26Il était là
19:27Moi j'ai plein de souvenirs
19:28De lutte
19:29Et donc je me disais
19:30Mais lequel choisir
19:33Et puis en fait
19:33Il y en a un qui me colle à la peau
19:34Et qui n'a aucun rapport
19:36Avec les luttes
19:37C'était quand même
19:38Alors je vous raconte
19:40Parce que je ne sais pas
19:41Comment faire
19:41Et à chaque fois
19:42Je pense à Marcel
19:42Je pense à cet instant-là
19:45Mais qui rejoint
19:46Des choses qui ont été dites
19:47Place du Capitole
19:49Très ensoleillé
19:50Un jour d'une manif
19:52Quelconque
19:52J'étais avec une amie
19:54Très chère
19:55Qui a toujours lutté
19:57Qui a eu une vie
19:58Très difficile
19:59Qui luttait
20:00Dans le social
20:02L'hôpital
20:02Etc
20:05Et on rencontre Marcel
20:07Et je me dis
20:08Oh là là
20:08C'était des mondes différents
20:10En deux minutes
20:13Mais il l'a complètement
20:15Sorcelé
20:16Il me l'a dit
20:18Qui c'est ce type
20:20Et ils avaient
20:21Complètement
20:22Voilà
20:23Et je me suis dit
20:24C'est pas un hasard
20:27Et depuis Marcel
20:29Moi j'ai toujours
20:29J'ai ce souvenir là
20:31Quand on a une personne
20:33Comme ça
20:33Qui est capable
20:34De rencontrer
20:35Une personne
20:36Qu'on aime beaucoup
20:36Etc
20:37Et qu'on connait
20:38Et on se dit
20:39Il y a de l'humain
20:41Il y a de l'humain
20:41Qui est avant toute chose
20:43Avant les luttes
20:44Qu'après on a connu
20:45Etc
20:46On n'était pas toujours d'accord
20:48Mais voilà
20:48C'est cet aspect humain
20:50Que moi
20:50Je rejoins beaucoup
20:52Ce qui a été dit
20:52Dans le solaire
20:54De ce personnage
20:55Qui en plus correspond
20:56A l'image
20:56Ensoleillée
20:58Il était radieux
20:59Il était
20:59Et il parlait
21:01Beaucoup
21:01Mais tellement bien
21:03Oui
21:04Non franchement
21:05Merci Marcel
21:05Moi je veux dire
21:07Que pendant
21:08Cette lutte
21:10Pour le collège
21:12C'était un personnage
21:13C'était un personnage
21:15Qui a permis
21:17Des déclics
21:18Des rassemblements
21:19Des connexions
21:20Entre les gens
21:21Des rencontres
21:22Fabuleuses
21:22Et puis des moments
21:24Très forts
21:27Au milieu de la lutte
21:27Ce qui était bien
21:28Avec Marcel
21:29C'est qu'il y avait
21:30Aussi du plaisir
21:31Plaisir d'être là
21:34Et voilà
21:34Avec lui
21:35Avec lui
21:36Quand Marcel était là
21:37Je le dis souvent
21:40On était rassuré
21:41Dans une lutte
21:43Je ne sais pas pourquoi
21:44Il suffisait qu'il soit là
21:45Et voilà
21:47C'était
21:48Voilà
21:49Je m'arrête là
21:50Merci
21:51Franchement merci Marcel
21:52Merci
21:56Applaudissements
21:57Applaudissements
22:01Applaudissements
22:02Toutes les batailles
22:03Que les copains
22:05Avec Paul Serge
22:06Pascal
22:07Les copains paysans
22:08Qui sont passés
22:09Marcel en était
22:10Je veux dire
22:11Moi je me suis
22:11Je le connaissais de Marseille
22:13Puis comme j'étais
22:14Sur l'arbonne
22:15Par la famille
22:16On s'est retrouvé
22:18Dans les corbières
22:19Et on y a chanté
22:21Et une journée
22:23Je crois que
22:24A Carus
22:25Chez les chevriers
22:26Une journée
22:27Pour la terre
22:28Qui est une journée
22:29Spéciale
22:30Du côté palestinien
22:31Et qui s'était fait
22:33Au milieu des chèvres
22:33Je veux dire
22:35Marcel était là
22:36A ce moment là
22:42Exactement
22:43René était lycéen
22:44Au lycée Perrier
22:45Il y a 50 ans
22:46Donc c'est pas d'aujourd'hui
22:49Un magasin
22:49À côté du lycée Perrier
22:50À Marseille
22:51Au boulevard Perrier
22:53Écopris
22:54Et des vendeuses
22:56Qui sont maltraitées
22:58Par le patron
23:00Et les gens
23:01C'était l'UCF à l'époque
23:03Et puis les jeunes du lycée
23:05Décident d'intervenir
23:06Dans le magasin
23:07Écopris pourri
23:09Patron nazi
23:10Bon
23:10C'était des mots
23:12Des mots un peu forts
23:12Comme Marcel
23:14Est-ce que je pouvais les faire
23:14Ou comme Lucien
23:15Pouvait le faire aussi
23:16Et puis dans la jeunesse aussi
23:17Et voilà
23:18Et puis c'était ça
23:19Et
23:21On arrive dans ce magasin
23:23Et pas de vendeuses
23:24Plus personne
23:26Que des flics en place
23:28Et évidemment
23:29Du coup
23:30Ça cavale dans tous les sens
23:32Il y a
23:35Lucien
23:36Qui se fait embarquer
23:37Gilbert
23:38Qui était un ancien
23:39Capitaine de la coloniale
23:41Qui se trouvant face à un flic
23:43Baisse les bras
23:44Pour attraper quelque chose
23:45Manque de peau
23:45C'était des bouteilles d'huile
23:47Donc il ne pouvait rien en faire
23:48Mais il les a quand même
23:49Lassés sur les flics
23:50Il est embarqué
23:51Et Marcel
23:52Est embarqué à ce moment-là
23:53Et donc
23:55C'était quand même
23:56Un moment
23:58Difficile
23:59Pour
23:59Pour les copains
24:00Parce que
24:00Je veux dire
24:01Quatre
24:03Militants
24:04Responsables politiques
24:06Qui sont embarqués
24:07Trois
24:07Trois
24:08Et
24:09Ils finiront par sortir
24:11Etc
24:11Et René
24:12Quand je lui ai envoyé
24:13L'annonce du décès de Marcel
24:15Il m'a écrit ceci
24:16Un 20 mai triste de chez Triste
24:19Oui
24:21Un de mes initiateurs
24:22Sur le chemin difficile
24:24De l'émancipation des peuples
24:25Dans le respect des personnes
24:27C'était
24:28Il y a 55 ans
24:30Le feu ne s'est jamais éteint
24:32Ce feu-là ne s'éteint pas
24:33Merci Marcel
24:35Avec tes deux ailes
24:36De Liabresse
24:38Tu fais à jamais partie
24:39Des oiseaux de passage
24:40De l'ami Jean-Réphine
24:42La poésie
24:42La discipline avec
24:44Le 18
24:45Il y a deux jours
24:46Il évoquait ça
24:47Gégé son frère
24:48Aurait eu 80 ans
24:49Il était parti
24:50Gégé
24:51Avait fait partie
24:52Justement
24:53De cette manifestation
24:54Aussi
24:54Après il avait été responsable
24:56De l'Emalus
24:56Etc
24:57Bon
24:57Et
24:57Il était toujours présent
25:00Et
25:00Marcel
25:01Pensez à tous ceux qui t'aiment
25:03René
25:03Voilà
25:09Merci beaucoup
25:12Merci beaucoup
25:17Merci
25:17peut-être trois. Parce que Marcel aussi à Marseille, c'était le travail sur la zone
25:24industrielle de la vallée de l'Ulvaune. Procida qui faisait des produits de merde
25:33qui ont empoisonné les paysans de la Martinique. Marcel, il s'est trouvé à avoir sur la gueule
25:41ce produit-là. Et quand il est arrivé chez le médecin, le médecin, il a appelé l'usine
25:46en disant « Donnez-moi la formule du truc ». Et l'usine n'a pas voulu. Je ne sais
25:50pas
25:51comment ça s'est terminé après, mais le Toubib en question, je pense qu'il est allé loin.
25:56Je n'en sais pas plus. Ça vaudrait à peine d'en guetter là-dessus. Mais Marcel a subi
26:01ce que des paysans martiniquais ont subi. Mais lui, à la chaîne.
26:08D'autres choses aussi.
26:11Je vais dire à Marcel, c'est un ami, c'est un frère. Je me rappelle quand on voulait
26:32fermer la maison et souder pour la démolition de glupe, la première phase, en 2013.
26:41Donc nous, on était en train de réfléchir, d'envoyer des enfants ailleurs, chez leur tâti.
26:47Et ce qui est venu toquer chez nous, on a cru que c'était lui seul, parce qu'on ne
26:52voyait pas
26:53les voisins qui se bougeaient. Et on faisait des courses et montait et tout.
26:57Et ce qui est qui s'en est, c'est Marcel. Donc c'était mon autre première rencontre
27:01avec Marcel. Et là, il nous a dit « Non, vous n'êtes pas tout seul.
27:05On est là ». Donc on était un peu
27:08à monter les épaules, parce qu'on se trouvait toutes seules dans un appartement,
27:13un montiment qui va être démoli.
27:17Voilà, donc ils disent que d'autre façon, ça va être démoli.
27:21Il n'y a pas, il n'y a rien à faire. Mais non, il y a des choses à
27:23faire.
27:24Et petit à petit, ça a mené vers le rendez-vous, à des réunions.
27:29Je connais beaucoup de monde, comme, je dis moi, lui, à l'époque.
27:34Il y a Sherif, il y a, je ne sais pas, je ne me rappelle plus des prénoms, excusez-moi.
27:40Il y a Nadia, c'est ça ?
27:42Et du coup, j'ai connu aussi la femme à Marcel.
27:49Et j'ai connu Gabrielle.
27:52La jeune demoiselle, je ne le connais pas.
27:55Donc avec ses petites caprices, ses enfants et tout,
27:58c'était un peu l'ambiance familiale,
28:04solidaire, collective et d'entraide.
28:08Donc après, on a fait beaucoup de manifs, de rassemblements qui, il était là, il était présent.
28:18Il a le contre et le pour, ce qu'il fait bien dans un groupe, dans un collectif.
28:24Et des fois, je me rappelle des fois, quand j'arrive, j'étais très, très, très épuisée.
28:31J'arrive au Réunion et il y a Marcel qui me taquine un peu.
28:35Je rentre, ton père, il m'appelle, Sonia, je m'étive.
28:39Donc ça, ça me rappelle des petits souvenirs comme ça qui sont, qui restent dans le, voilà.
28:46Si il n'était pas de bon cœur, il ne rappelle pas pour dire ça.
28:50Et pour moi, c'est, je le dis, c'est un frère, pas un ami.
28:56Voilà, donc je le remercie, tout ce qu'il a fait pour mes enfants,
29:00tout ce qu'il a, qui m'a aidé à supporter avec les groupes aussi,
29:06les chers sur le pays de tout le reste,
29:08et qu'ils ont, qui m'ont aidé pour passer de cette, on va dire, trois phases,
29:15la mixité sociale, la mixité scolaire et la mixité ethnique,
29:20que je l'appelle ethnique.
29:22Voilà, donc c'est ça qui, il travaille à Keoset,
29:29je le vois pas mal de fois à Keoset,
29:31il travaille avec les gens pour venir faire leurs papiers.
29:35Marcel, c'est un frère.
29:36Et je le remercie, ce qu'il a fait pour vous, pour nous,
29:39pour les gens qui ne sont pas venus aujourd'hui peut-être,
29:43qu'il leur passe le bonjour.
29:46On t'aime beaucoup là où tu es.
29:49Tu nous as avancé, un jour, nous aussi, on va partir,
29:53mais voilà, on va continuer à militer avec notre petite santé,
29:58mais voilà, la vie continue.
30:00Et je passe le bonjour à la famille.
30:05de Marseille et tout, voilà.
30:09Voilà, merci.
30:15Jean-Marc Lebihan, lui, un jour, était venu à Marseille.
30:19Marseille n'était plus là déjà, mais il avait écrit une chanson pour les enfants,
30:23peut-être d'un festival de chansons antiracistes,
30:26et dont, comment dire, les personnes qui l'auraient promue
30:31étaient François Béranger, Colette Mani et Jean-Marc Lebihan aussi.
30:38Donc, ce festival ne s'est jamais fait,
30:41mais c'est toujours resté dans la tête des gens.
30:43Et je revois, alors, des groupes marseillais,
30:46des groupes qui s'appellent Euthanasie, ça ne s'invente pas, quoi.
30:48Je veux dire, c'est...
30:50Bon, et qui chantait effectivement les chansons antiracistes aussi.
30:54Alors, juste cette chanson de Jean-Marc Lebihan,
30:58cette année-là, c'était, je crois, je veux dire, 2003, je ne sais plus.
31:07La chanson des enfants
31:10Car il pleut sur Lyon et je pense à Marseille
31:17Aux gosses de Fréballon, leur sourire m'émerveille
31:24J'écris cette chanson
31:28La chanson des enfants
31:32Je la chante à Lyon et Marseille l'entend
31:37On peut le redire simplement
31:38Je la chante à Lyon et Marseille l'entend
31:46Car il pleut sur Lyon et je pense au soleil
31:54Aux gosses de Fréballon qui colorient Marseille
32:01Cours de récréation
32:05Des rires et des regards
32:09C'est avec émotion que je vais les revoir
32:14C'est avec émotion que je vais les revoir
32:23Ces gosses de Fréballon, quartier nord de mon cœur
32:31Sanglots longs du béton sur la colline des fleurs
32:38Colline de Fréballon, chantée par ses enfants
32:46Toujours s'en souviendront même quand ils seront grands
32:52Toujours s'en souviendront même quand ils seront grands
33:00Il pleut vraiment sur Lyon et je pense à Marseille
33:07Aux gosses de Fréballon, leur grand rire me soleille
33:19Chantez fort les enfants
33:22Vous chantez à Marseille et tout Lyon vous entend
33:28Vous chantez à Marseille et tout Lyon vous entend
33:39Vous chantez à Marseille et tout Lyon vous entend
33:53Il n'a pas été sur tout Lyon vous entend
34:06Il n'a pas été sur tout Lyon vous entend
34:15Parce que c'est toujours intimidant d'être aux gens devant le monde
34:18Mais je ne sais pas, tu voulais peut-être Gabriel ?
34:21Merci, ça me fait bizarre d'être ici
34:24Et sans papa, ça me fait bizarre
34:25Parce que je me suis rendu compte que la dernière fois
34:27Quand ça s'est passé
34:28Que c'était peut-être la première fois
34:30Que je passais sans Lyon à Théossette
34:32C'est vrai que j'associe cet endroit à lui forcément
34:37On a passé des heures et des heures et des heures ici
34:41Des réunions, à s'ennuyer, à ne pas comprendre ce qui se passait
34:44A voir que le monde tournait
34:47Et que nous on était dessus mais sans comprendre
34:52Je me rappelle un de mes derniers souvenirs ici avec lui
34:56Qui est vraiment marquant
34:57C'était pendant les mouvements contre la loi travail
35:02Ça doit faire une dizaine d'années
35:04C'est ça
35:04Et j'étais au lycée à ce moment-là
35:07Donc je rentrais dans ma...
35:09Je suivais peut-être un peu ses pas dans ma vie militante
35:13Et je m'étais retrouvé à animer un robot débat ici
35:20Et au retour à la maison
35:23Papa m'avait passé des heures à m'expliquer que je racontais que des conneries
35:27Ça c'est déliminé
35:30Nous étions des révolutionnaires aux petits pieds
35:33Peut-être qu'il n'avait pas tellement tort
35:37Mais j'ai l'impression que ça revient en filigrane aussi
35:39C'est cette exigence mais pas cette exigence par mépris
35:42Mais parce qu'en fait on pouvait faire mieux
35:43Il attendait de nous qu'on fasse mieux
35:45Il ne voulait pas qu'on fasse... qu'on fasse à notre place
35:47Il voulait qu'on fasse mieux
35:48Parce qu'on était toujours capable de faire mieux
35:50Et de faire avancer les gens
35:51C'est ça, c'est les gens
35:54Et voilà, ça me revient
35:56Je reviens là
35:57C'est tellement souvenir ici
35:59C'est un peu bizarre
36:00C'est un peu bizarre que ce soit lui le centre du débat aussi
36:03Il ne l'aurait pas aimé je pense
36:04Il voulait là pour s'en plaindre
36:07Voilà, merci beaucoup
36:08Merci

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