Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 mois
JMLB
Transcription
00:00:00Sous-titrage MFP.
00:00:30Sous-titrage MFP.
00:01:00Sous-titrage MFP.
00:01:30Sous-titrage MFP.
00:01:59Sous-titrage MFP.
00:02:29Sous-titrage MFP.
00:02:59...
00:03:29...
00:03:31...
00:03:35...
00:03:37...
00:03:39...
00:03:41...
00:03:47...
00:03:49...
00:03:51...
00:03:57...
00:04:01...
00:04:03...
00:04:13...
00:04:15...
00:04:21...
00:04:25...
00:04:27...
00:04:33...
00:04:35...
00:04:37...
00:04:47...
00:04:49...
00:04:51...
00:05:01...
00:05:03...
00:05:05...
00:05:15...
00:05:17...
00:05:19...
00:05:29...
00:05:31...
00:05:33...
00:05:43...
00:05:45...
00:05:47...
00:05:57...
00:05:59...
00:06:01...
00:06:11...
00:06:13...
00:06:15...
00:06:25...
00:06:27...
00:06:29...
00:06:31...
00:07:05...
00:07:15...
00:07:17...
00:07:35...
00:07:45...
00:07:47...
00:07:49...
00:07:51...
00:07:53...
00:08:01...
00:08:03...
00:08:05...
00:08:07...
00:08:21...
00:08:23...
00:08:25...
00:09:57...
00:10:03...
00:10:07...
00:10:09...
00:19:11...
00:19:21...
00:19:23...
00:19:25...
00:19:27...
00:19:29...
00:19:31...
00:19:33...
00:19:35...
00:19:55...
00:19:57...
00:19:59...
00:20:01...
00:26:03Sous-titrage Société Radio-Canada
00:26:33...
00:27:03...
00:27:33...
00:28:03...
00:28:05...
00:28:09...
00:28:11...
00:28:13...
00:28:17...
00:28:19...
00:28:23...
00:28:25...
00:28:27...
00:28:33...
00:28:35...
00:28:37...
00:28:43...
00:28:45...
00:28:47...
00:28:49...
00:28:55...
00:28:57...
00:28:59...
00:29:01...
00:29:11...
00:29:13...
00:29:15...
00:29:25...
00:29:29...
00:29:39...
00:29:41...
00:29:43...
00:29:53...
00:29:55...
00:29:57...
00:30:07...
00:30:09...
00:30:19...
00:30:23...
00:30:33...
00:30:53...
00:30:59...
00:31:03...
00:31:13...
00:31:33...
00:31:39...
00:31:43...
00:31:45...
00:32:03...
00:32:09...
00:32:13...
00:32:33...
00:32:43...
00:32:45...
00:33:03...
00:33:13...
00:33:15...
00:33:17...
00:33:27...
00:33:29...
00:33:31...
00:33:41...
00:33:43...
00:33:45...
00:33:47...
00:33:51...
00:34:01...
00:34:03...
00:34:05...
00:34:15...
00:34:17...
00:34:19...
00:37:21...
00:37:23...
00:37:31...
00:37:33...
00:41:05...
00:41:19...
00:41:21...
00:41:23...
00:41:25...
00:41:27...
00:47:29...
00:47:49...
00:47:51...
00:47:53...
00:47:55...
00:51:27...
00:51:47...
00:51:49...
00:51:51...
00:51:53...
00:51:55...
00:51:56...
00:51:58...
00:52:02...
00:52:20...
00:52:24...
00:52:26Les enfants, finalement, on les aime bien quand ils ont trois mois.
00:52:29Il y a trois mois, quand t'as trois mois, il faut qu'on t'entraîne à roter.
00:52:32Moi, tu vas te tirer au roi à Toto.
00:52:33Oui, il n'y va pas, tu vas te tirer au roi, j'attends, hop, il n'y va pas, tu vas te tirer au roi.
00:52:36Tant que t'as pas roté, la famille s'endort pas.
00:52:40Et un jour que t'as trois ans, et c'est la Noël,
00:52:43et tu te fous ici avec la dame qui attend d'être découpée,
00:52:45sa famille rassemblée, moi, Thierry, les trois guerres, divorcée,
00:52:48les anciens combattants de la Turie, faut le bordel.
00:52:50Et là, tu t'enviens tellement à écouter les histoires des grands que tu rotes à table.
00:52:53Et là, on tenait une grande claque dans ta gueule, on dit que c'est pas propre.
00:52:55J'ai envie de savoir.
00:52:56À trois mois, t'apprends à roter, après toute la vie, il faut que t'apprenne à déroter.
00:52:59C'est quand même le bordel, vous savez.
00:53:00Alors, pour parler de tout ça, quand tu regardes la vie telle qu'elle est,
00:53:03quand tu la regardes bien en face,
00:53:04quand tu regardes ceux qui font des affaires, et les affaires, les affaires riches,
00:53:06comme des riches, heureusement qu'il y a des pauvres, sinon on ne saurait pas qu'on est riche, c'est vrai.
00:53:09Parce que où ça commence, et où c'est que ça finit.
00:53:11D'ailleurs, ça peut avoir tous les loupes qu'on veut, mais au bout du compte, tu sais,
00:53:13rien n'est vraiment, rien n'est vraiment acquis.
00:53:15On ne sait pas comment les choses de la vie vont.
00:53:16La première chanson s'appelle, donc oui, je m'excuse, on s'était trompés sur la bande de sens.
00:53:20Ça arrive, c'est une erreur professionnelle, comme dirait la millier.
00:53:22Voilà.
00:53:23Alors donc, on va repartir dans nos sens.
00:53:24C'est un qui dit d'un peu la millier, mais on ne fait du tout.
00:53:26Je trouve qu'à la limite, c'est un grand poète.
00:53:27Ce qui me dérange, c'est les centièmes, quand elles sont bien assurées,
00:53:29et qu'on fait croire, finalement, qu'on prend les millions du Brésil.
00:53:31Chacun sa place, chacun ses idées, chacun ses joies, chacun ses peines.
00:53:35Le pape, il serait fusillé entre deux fleuves, le Rhône et la Saône, tu vois.
00:53:38Je n'avais pas parlé du Beaujolais à l'époque.
00:53:39Alors tout le monde flippait dans cette ville,
00:53:41et puis il y avait un petit peu partout des policiers, tu vois, dans toute la ville.
00:53:44Puis le pape, il nous a bénis de fourvières avec une immense glace,
00:53:46pour simplement, pour pas qu'ils prennent une balle.
00:53:48Seulement les autres avaient l'impression d'être bénis, parce qu'ils avaient reçu l'eau bénite,
00:53:51manque de balles, ils étaient restés sur la glace.
00:53:52Un truc de marrant aussi, c'est que sur tous les toits un peu partout,
00:53:55il y avait des mecs avec des fusils à lunettes qui disaient comme ça,
00:53:57aimez-vous les uns les autres, ou tain, la gueule de Kadhafi,
00:53:59là-bas, il bouge, il va s'en prendre pour deux.
00:54:01Aimez-vous les uns les autres, c'est comme une faute bulle, quoi.
00:54:03C'est fou comment on s'aimait pendant trois jours.
00:54:04Alors parfois aussi, quand je regarde ça,
00:54:06dernièrement, le voyage du pape en Afrique, ça a fait trois morts.
00:54:08C'est marrant parce que lui, il ne les ressuscite pas, c'est toujours.
00:54:10Mais non, enfin, le texte 18 s'appelle tout simplement « Vivre ».
00:54:14C'est bon, vous inquiétez-vous.
00:54:25Hein ?
00:54:29C'est bon, vous inquiétez-vous.
00:54:33C'est bon, vous inquiétez-vous.
00:54:48Ton père se meurt, dit sa lève,
00:54:51Et ta mère trime, encore sa vigue.
00:54:55Il fait si froid, dans leur hiver,
00:54:59Ils sont tout seuls, dans leur vieux lit.
00:55:03Je ne sais plus, tu sais mon frère,
00:55:06Qui a raison, ou qui a tort.
00:55:10Le paradis, c'est comme l'enfer.
00:55:14Chacun sa vie, chacun sa mort.
00:55:17Il y a les minettes, et les minettes.
00:55:21Il y a les babas, qui sont plus cools.
00:55:25Il y a l'alcool, et les cigarettes.
00:55:28Le monde entier, qui se défoulent.
00:55:32Chacun s'arrange, avec son fric.
00:55:36On bavera, devant l'idole.
00:55:39Il y a la carotte, et il y a la tuyenne.
00:55:43Et puis tous ceux, n'ont pas une balle.
00:55:47Je t'attendais, mon camarade,
00:56:04Sur le chemin de nos combats.
00:56:08J'étais seul sur ma barricade.
00:56:10Toi, tu étais, au chaussutoir.
00:56:15On se détruit, on s'abauverit.
00:56:19Alors, plus que jamais, je crie fort dans les rues.
00:56:21Et plus que jamais, je chanterai, qu'ils soient contents ou pas.
00:56:23C'est leur problème à eux.
00:56:24Il faut aussi qu'ils fassent très attention.
00:56:25C'est qu'au bout du compte, peut-être qu'ils s'organisent.
00:56:27Mais d'ailleurs, ça, violence pour violence.
00:56:29Parfois aussi, il faut qu'ils se méfient.
00:56:30Parce que, crois-moi, le fascisme, c'est véritablement de se laisser faire.
00:56:33Il y a un monsieur qui s'appelle Boa Fialion, qui avait 40 ans,
00:56:36qui était au chômage depuis 6 mois.
00:56:37Il y a des mecs, des vigiles qui gardent la guerre PRH qui l'ont emmené.
00:56:40Qui l'ont torturé pendant 6 heures.
00:56:41Ce n'était pas au Chili, ce n'était pas en Afrique du Sud, c'était chez nous.
00:56:44Pendant 6 heures, ils l'ont torturé.
00:56:45Puis, ils l'ont relaissé dans une allée à l'unitieux.
00:56:47Il l'a ergonisé pendant toute la nuit.
00:56:49Personne n'a rien dit dans l'allée.
00:56:50Certainement qu'ils ont dû entendre des cris.
00:56:52Le matin, quand on l'a retrouvé et qu'on l'a emmené à l'hôpital, il est mort.
00:56:54Pendant 6 heures, un type a été torturé à cause de l'imbécilité humaine.
00:56:57Et quel que soit l'individu,
00:56:58quel que soit nos râces, nos peaux, nos couleurs, tout ce que tu veux,
00:57:01quelque part, il faut crier très fort.
00:57:03D'ailleurs, si un chanteur en pleine rue ça dérange, tant mieux.
00:57:05L'important, ce n'est pas d'avoir 500 ou 1000 personnes autour de soi.
00:57:08L'important, c'est ce qu'on a envie de traduire.
00:57:09Et comment les têtes repartiront à l'intérieur.
00:57:11C'est ça le plus important.
00:57:12En tous les cas, quant à moi, je suis en état de résistance.
00:57:14Le texte qui suit s'appelle « Silence ».
00:57:16Je n'oublie pas, je le disais tout à l'heure,
00:57:17la Méditerranée, c'est un immense chiot de public.
00:57:19Il faut faire gaffe qu'à couche de l'osonne est percée.
00:57:2140 000 personnes sur Terre par jour meurent tout simplement de malnutrition.
00:57:24Et on va continuer à faire les beaux en se disant « Oui, mais tu comprends,
00:57:26nous sommes ci, nous sommes ça, quel que soit nos looks ».
00:57:28Il y a des choses certainement qui doivent nous, à l'intérieur,
00:57:30qui doivent nous interpeller.
00:57:32Tout à l'heure, il y a un monsieur qui est venu me voir,
00:57:33qui m'a dit de parler des clochards.
00:57:34Ce n'est pas ça.
00:57:35C'est qu'il y a 3 millions de mecs qui sont exclus en France.
00:57:38Et qui n'ont pas grand chose pour vivre.
00:57:39Et ça, c'est vraiment dur, ce qui est en train de se passer.
00:57:41On peut bien ramener la baie pierre sur un fauteuil roulant,
00:57:43on n'a rien changé au niveau du système.
00:57:44Et c'est quand même grave qu'il y a eu l'hiver 54,
00:57:46et s'apercevoir que l'hiver 89 sera aussi rigoureux.
00:57:48Et que déjà, en France, il y a des gens qui sont en train de crever.
00:57:50Tout simplement de froid et de faim, en pleine rue.
00:57:53Moi, je suis interpellé.
00:57:54Surtout quand on meurt à 6h du soir, dans une rue de Lyon,
00:57:57à 6h du soir, et que tout le monde enjambe le personnage,
00:58:00que personne ne s'arrête.
00:58:01À 6h du soir, dans une ville et dans une démocratie,
00:58:03soit des gens comme la nôtre,
00:58:04on peut mourir tout simplement de froid pendant les fêtes de Noël.
00:58:07Alors les mecs, ils vont vecter pendant le Jour Blanc.
00:58:09Mais tu sais qu'il n'y a pas de plus grande insulte vis-à-vis de la dignité humaine,
00:58:12que c'est pour les gens qui vont passer dans toutes les vitrines pleines de bouffe,
00:58:15et qui n'auront rien à becter.
00:58:16Le texte qui suit s'appelle Silence.
00:58:18Un type a fait 15 mois de prison ferme
00:58:20pour avoir fait un chèque sans provision de 8000 francs, pour le Noël.
00:58:23Puis après, il a voulu s'évader de prison pour l'anniversaire de sa petite fille.
00:58:26Alors il a pris une lime, il a voulu scier les barreaux de sa prison.
00:58:29Seulement, il ne s'est pas évadé.
00:58:30Il n'a même pas le temps de s'évader.
00:58:31Comment veux-tu t'évader avec une petite lime ?
00:58:33Il a été rejugé pour évasion.
00:58:34Il a pris 15 mois de prison ferme.
00:58:36Je vais dire un truc à l'Est.
00:58:37En ce moment, ils sont en train de vider.
00:58:38Tous les mecs étaient corrompus au niveau de la corruption.
00:58:41Je vais dire qu'en France, on est en train de voter au Parlement
00:58:43des lois d'amnistie pour tous les fumiers
00:58:45qu'on trafiquait pendant les campagnes électorales.
00:58:47Que ce soit de gauche à droite, peser et j'en passe,
00:58:49ou médecin là-bas sur la Côte d'Azur.
00:58:50Et derrière ça, on amnistie ces gens-là.
00:58:52Alors que ce sont des fumiers de première classe,
00:58:54parce que business and the business.
00:58:55Et l'argent n'a pas d'odeur, comme disait Brel,
00:58:57mais pas d'odeur nous monte au nez.
00:58:59Et toi, Anonyme Citoyen, ce que tu ne te rends pas compte,
00:59:01c'est que tu n'existes pas, que tu n'as rien à dire
00:59:03sauf venir voter de temps en temps.
00:59:05Et on te manipule la tronche comme on a envie de la manipuler.
00:59:07Quand tu rentres chez toi le soir,
00:59:09Dorothée est arrivée à la maison avant toi.
00:59:11Et ça fait déjà deux heures qu'elle parle à tes enfants
00:59:13et qu'elle leur fait passer strictement
00:59:15ce qu'elle leur envie de faire passer dans la tête.
00:59:17C'est quand même fou.
00:59:18Parfois, quand tu regardes la télé,
00:59:19Jean-Pierre Foucault, deux solutions.
00:59:21Soit il était con, soit il est animateur de télévision.
00:59:23On a pas eu de vol, lui il a pris les deux.
00:59:25Et toi, quand tu regardes tout ça en fond de toi-même,
00:59:27tu t'es dit, bon Dieu, bon Dieu, mais pourquoi qu'on en est là ?
00:59:29Simplement parce que c'est là-dedans que ça ne frappe pas.
00:59:31L'insurrection de l'esprit.
00:59:32Et je t'assure, on t'a appris à lire et à écrire.
00:59:34Les arrière-arrière-grand-père sont battus sur des barricades
00:59:36pour que tu saches lire et écrire.
00:59:37Pas pour t'aller applaudir l'OM.
00:59:39Simplement savoir lire et écrire.
00:59:40Et à travers tout ça, parfois, tu pourras apprendre plein de choses.
00:59:43Et bien derrière ça, non.
00:59:44Qu'est-ce qu'on fait ?
00:59:45La culture, c'est quoi ?
00:59:46La culture, c'est une petite france de la société
00:59:48et puis que les autres y crèvent.
00:59:49Moi, je ne suis qu'un chanteur.
00:59:50Je ne peux pas changer les choses de la vie, je te le répète.
00:59:52Mais tu auras quand même du mal à m'entendre sur Radio Monte Carlo.
00:59:54Tu ne peux pas dire que depuis 15 ans que je chante,
00:59:56tu m'as beaucoup vu à la télé.
00:59:58Une fois droit de réponse, après interdit pendant 6 ans.
01:00:00Tu vois que vous allez tranquille.
01:00:01Sans vous fermer sa gueule, tu n'as fait plus rien dire.
01:00:03Dès que tu l'ouvres, on t'interdit.
01:00:05Si c'est ça la démocratie, qu'est-ce que ça veut dire ?
01:00:07Le texte qui suit s'appelle tout simplement silence.
01:00:09L'homme l'avance comme une amorte.
01:00:21Sur ce corps décomposé que l'on ne connaît plus,
01:00:24je chiale comme un enfant seul devant un public
01:00:27qui rit de me voir triste
01:00:29et qui se trouve beau
01:00:34Il n'y a plus de mer.
01:00:38Il n'y a plus de lacs.
01:00:40Il n'y a plus de poètes pour rêver.
01:00:42Il n'y a plus de mer. Il n'y a plus de lacs.
01:00:44Il n'y a plus de choses à contempler.
01:00:46Il n'y a plus de gens à l'art du dimanche.
01:00:48Il n'y a plus de poètes pour rêver.
01:00:52Silence.
01:01:02Les anciens, dans nos sociétés, ont les foies à l'asile.
01:01:12C'est bien connu.
01:01:14Finalement, il faut vivre vite, très vite, très vite, très vite.
01:01:16Ce qu'on est en train d'oublier de te dire aujourd'hui,
01:01:18c'est qu'effectivement, la politique à tapis,
01:01:20c'est qu'on y aura rapidement le plus possible d'argent
01:01:22et que finalement, les êtres humains ne comptent pas.
01:01:24Les anciens ont les foies à l'asile et les enfants disent comme ça,
01:01:26tu verras mémé, tu seras bien et on y va voir toutes les semaines,
01:01:2815 jours.
01:01:29Au bout du compte, tu sais, la mémé, on ne va plus avoir du tout.
01:01:31Puis quand elle est morte, on va tous aussi se faire pour récupérer le petit carnet de caisse d'épargne.
01:01:34On va s'acheter la dernière roue aux cinq sorties pour faire croire qu'on a vraiment réussi dans la vie.
01:01:37Quelque part, il y a des choses qu'on a perdues.
01:01:39Dans des pays africains ou dans des pays du Maghreb ou dans d'autres pays qu'on dit soi-disant sous-développés,
01:01:43l'ancien, c'est celui qui raconte les histoires, c'est le compteur.
01:01:46Et le compteur passe la mémoire que les enfants entendent l'histoire.
01:01:48Et un jour, ils retraduiront la mémoire.
01:01:50Tu sais, dans ces pays-là, quand un enfant perd sa famille, il est adopté par tout le village.
01:01:54Et puis chez nous, tu sais, comme ça, ça ne brise pas son équilibre social.
01:01:57Chez nous, on est tellement intelligent qu'on a inventé la DAS.
01:01:59Et puis la DAS, quand tu vas adopter un enfant, on te demande une fiche de paie de 15 000 francs par mois.
01:02:02Comme si dans ce putain de pays, avec ce compte 15 000 francs par mois, tu peux lui donner de la tendresse.
01:02:05À quelque part, parfois, quand tu regardes vraiment en face les choses de la vie,
01:02:08je te jure qu'on n'est pas grand-chose et qu'on compte pas grand-chose.
01:02:10Selon, c'est toujours les mêmes qui sont sur la gueule les uns et les autres.
01:02:13Simplement, on divise les gens pour que les gens se battent entre eux.
01:02:15Comme ça, ça range tes mots.
01:02:16Parce qu'il y a des mecs qui ont exactement les mêmes problèmes.
01:02:18Les mêmes problèmes de vie, les mêmes problèmes de logement, les mêmes problèmes de prix,
01:02:21les mêmes problèmes d'adaptation.
01:02:23Ces gens-là se battent entre eux en se disant que c'est la faute de l'autre à côté,
01:02:25c'est lui qui a piqué les prix.
01:02:26C'est pas ça.
01:02:27Si tu regardais vraiment, objectivement, les choses de la vie,
01:02:29tu comprendrais tout son vraiment, véritablement, c'est une milliard.
01:02:33Et derrière ça, ce qui m'emmerde un peu à Marseille,
01:02:35c'est de voir d'un seul coup, d'une seule fois dans cette ville,
01:02:37de voir que tout le monde a pris un bon Dieu qu'on appelle Tapie
01:02:39et que tout le monde se met à genoux en disant
01:02:41« Oui, mais tu comprends, il a remonté Marseille ici. »
01:02:43Il n'a rien de remonté du tout.
01:02:44Bernard Tapie, quand il achète une usine, c'est juste pour la remendre avec des bénéfices.
01:02:47Quand il vend quelque chose, c'est son nom.
01:02:48Quand il achète des joueurs, au bout du compte,
01:02:50c'est simplement pour spéculer, pour les remendre à frais.
01:02:52Parce que ça rapporte de l'argent.
01:02:53J'aimerais dire aux Marseillais, tous ceux qui marquent sur les murs, les étrangers de l'or.
01:02:56Quand il y a des quêques de foot,
01:02:57t'es bien content qu'il y ait des étrangers qui loupent quand même.
01:02:59Au bout du compte, il y en a qui disent « Oui, mais c'est pas les mêmes. »
01:03:01En fond, c'est pas tout à fait pareil.
01:03:02Si t'as un marteau-piqueur, alors il faut qu'on t'assassine,
01:03:04si tu joues au football, attention, des fois que tu nous serais gagnés.
01:03:06D'ailleurs, ça, sur des thèmes vraiment plus intelligents qu'on puisse l'imaginer,
01:03:08et là, je suis d'accord avec Emprune Bell,
01:03:10quand ils se sont gueulés avec Tapie,
01:03:12c'est que derrière ça, ce qu'on demande aussi aux joueurs de football,
01:03:14« Money in the money », c'est surtout de fermer leur vieux là.
01:03:16Surtout qu'ils aient pas d'idées. Surtout qu'ils disent rien.
01:03:18Je t'assure qu'il y en a qui doivent serrer les dents.
01:03:20Tu vois, chez les sportifs comme chez les artistes,
01:03:22qui doivent vraiment serrer les dents quand ils voient des choses de la vie,
01:03:24tellement qu'elles sont faites.
01:03:25Moi, la seule chose que j'attends, c'est cette fameuse Coupe du Monde,
01:03:27pour regarder une fois de plus des petites équipes qui vont jouer,
01:03:29et d'une manière précise, sans beaucoup d'argent.
01:03:31Et ce que j'aimerais dire aux Marseillais, c'est que finalement,
01:03:33ce que j'ai écouté hier dans les cafés, faut pas rêver.
01:03:36C'est un coup de pognon que les choses sont faites.
01:03:38C'est pas autre chose.
01:03:39Quand j'entends des mecs qui se revalorisent en disant « attention,
01:03:41on va être champion d'Europe ».
01:03:42C'est-à-dire quoi être champion d'Europe ?
01:03:43Qu'est-ce que ça va changer dans ta vie de tous les jours ?
01:03:45Champion d'Europe, c'est les gens les plus moins friqués,
01:03:47les gens qui ont le moins d'argent qui vont donner 500 balles à l'OM,
01:03:50et à Tapie et compagnie, comme on l'a fait à Naples avec Maradona.
01:03:52C'est les gens qui ont le moins d'argent une fois de plus,
01:03:54une fois de plus on repartira là-dedans.
01:03:56Ça n'a pas une autre dimension.
01:03:57Et donc ça devient grave au niveau philosophique.
01:03:59Si c'est simplement une équipe de football qui ne donne pas une dimension,
01:04:02ça devient quand même dramatique.
01:04:03Moi je dis ça pour moi, c'est pour plein d'autres équipes.
01:04:05Je n'ai pas un coup de chapeau à une petite équipe qui s'appelle Oxer,
01:04:07qui n'a peut-être pas des grandes vedettes,
01:04:08mais qui au bout du compte aussi continue à tourner.
01:04:10Et c'est peut-être dans ce sens-là aussi que parfois on devrait regarder le sport,
01:04:13s'il doit exister.
01:04:14Et donc on se dit qu'il y a quand même une sacrée spéculation.
01:04:16C'est qu'on laisse avoir un joueur,
01:04:17quand un mec comme Lucio Hernandez n'a pas joué au football pendant deux ans,
01:04:20et qui touchait 70 millions par mois.
01:04:22Alors j'ai honte, j'ai honte parce qu'on donne 2.900 francs de minimum vieillesse pour ce pays-là, tu vois.
01:04:26Et puis on vend des vignettes, et ça rapporte beaucoup d'argent.
01:04:28Il paraît que la vignette des voitures c'était pour les vieux.
01:04:30Quand tu regardes certains vieux dans les éléments qu'ils vivent et comment ils vivent,
01:04:32parfois ça fait vraiment honte, et c'est sans arrêt comme ça.
01:04:35On détourne l'information, c'est informé, et comme ça on est tranquille.
01:04:39Le texte qui suit va donc s'appeler « Ce vieux qui s'aime encore ».
01:04:41Donc on le trouve.
01:04:43Alors je répète une petite seconde de publicité, comme a fait Pierrot tout à l'heure.
01:04:50Je distribue disques et cassettes qu'on retrouve nulle part à l'heure.
01:04:52On trouve nulle part que vous pouvez chercher dans tous les muscaires à Marseille, c'est très délicat.
01:04:55Donc il va le 60-30 à la cassette, 50 francs l'album, vous les prenez ici à la table.
01:04:58Et aussi, on a un projet avec Absalta, Chansons de l'événement et moi-même,
01:05:02de sortir un disque en commun, parce que ça aussi c'est une possibilité,
01:05:05c'est-à-dire de faire des choses en commun, et de travailler sur un thème.
01:05:08On n'a pas encore choisi le thème, en tous les cas ce sera certainement un thème de vie.
01:05:11Vous allez sortir un disque en commun, on viendra vous en parler,
01:05:13dans tous les cas, pendant tout l'été, c'est important, dès que nous travaillons.

Recommandations