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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bon, soir à tous et bienvenue à Rachel Kahn, à Gilles William Goldadel, à Joseph Massescaron, à André Valigny et
00:07à Johan Ouzahi.
00:08Vous le savez qu'un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour assassinat après la mort d
00:12'une femme de 86 ans au gros du roi.
00:13Le jeune homme a reconnu les faits dès le début de sa garde à vue.
00:16Et on a envie évidemment de comprendre et on a envie d'écouter la procureure, de savoir qu'est-ce
00:21qui fait qu'un jeune homme de 15 ans fait ce qu'il a pu faire.
00:25Écoutez la motivation, la procureure s'appelle Cécile Jansac, c'est la procureure de Nîmes et elle a donné une
00:33conférence de presse aujourd'hui.
00:37Les résultats de l'autopsie concluaient rapidement que la victime était décédée suite à la rupture d'une aire pneumogastrique
00:45causée par un objet tranchant ou perforant, soit au niveau de la gorge.
00:50Il apparaissait en effet une trace de perforation du côté droit de la gorge, perforation mortelle.
00:59Outre d'ailleurs des traces de coups multiples sur le corps et la tête, y compris avec l'objet tranchant.
01:05Les gendarmes, dont je tiens à souligner ici une nouvelle fois la célérité de leur mise en ordre de marche
01:11et des investigations menées ainsi que des résultats obtenus,
01:15procédaient donc à divers recoupements et diverses investigations, notamment de vidéos,
01:21qui finissaient par les orienter, via une moto suivie, vers un jeune garçon âgé de 15 ans et domicilia avec
01:30ses parents, non loin du lieu des faits.
01:33Ce dernier était interpellé et placé en garde à vue le 16 juin 2026 après être sorti du collège,
01:39dans lequel il était scolarisé en classe de 3e au Gros du Roi.
01:43Il déclarait avoir prévu cette agression le jour même, en préparant la mise à disposition de la perceuse,
01:49dont il s'était doté dans le matériel familial, en la cachant en amont, non loin du lieu des faits
01:56dans un buisson,
01:57avant de venir la reprendre, munie d'un masque et de gants, puis de passer à l'acte.
02:04Il exposait avoir eu ce besoin viscéral de faire mal, en raison d'un ressenti d'une profonde injustice,
02:10à son encontre dans le milieu familial notamment.
02:14Exposant avoir saisi la victime par l'arrière, lui avoir asséné des coups d'une perceuse,
02:20puis des coups de pieds et de poings, avant de l'étrangler et d'être interrompu dans un déplacement du
02:26corps entamé,
02:27par des promeneurs qui le conduisaient finalement à fuir.
02:32Enfant d'une 3e union de son père, il avait des relations très proches,
02:37notamment avec l'un de ses demi-frères devenus papa,
02:40ainsi qu'avec ses neveux et nièces dont il était très proche.
02:45Des tensions familiales importantes en début d'année avaient conduit les adultes à rompre leur relation
02:51et à engendrer le maintien du mineur dernier de la famille recomposée,
02:55à l'écart de cette famille d'une très grande importance pour lui,
02:59notamment s'agissant de ce grand demi-frère incarné comme une figure de référence.
03:04Les parents, étayants et sensibles à ces difficultés,
03:07avaient vainement tenté de trouver psychologue ou psychiatre pour le soutenir en cette période délicate.
03:14Le besoin viscéral de faire mal.
03:20Oui, il faut l'admettre.
03:22Il faut l'admettre qu'on a extrêmement progressé sur le cerveau humain,
03:28on en parlait tout à l'heure.
03:29On a progressé, la science a progressé, la biologie a progressé sur le cerveau humain,
03:33sur le mécanisme du cerveau humain.
03:35Mais il y a quelque chose sur lequel j'ai l'impression que nous avons régressé,
03:38c'est sur l'âme, réellement.
03:40C'est-à-dire que nous n'arrivons pas aujourd'hui à accepter l'idée
03:45qu'il y a des personnes qui choisissent délibérément le mal.
03:49Parce que tout ce qui est dit sur famille recomposée,
03:52la procureure a tout à fait raison, elle est dans son rôle.
03:55Je comprends très bien son point de vue.
03:57Mais ça, il y a des personnes qui subissent exactement les mêmes traumatismes.
04:02Est-ce qu'il bascule dans le mal ?
04:03C'est la question, la véritable question.
04:07Voilà.
04:08Et pour moi, c'est ça qui est intéressant.
04:09C'est-à-dire qu'il faut accepter l'idée que oui, le malin, on en parle souvent,
04:14c'est-à-dire que le malin murmure à l'oreille de tout le monde, il faut accepter ça.
04:17Alors, libre à nous ensuite après.
04:19C'est ce qu'ils appellent le libre-arbitre.
04:21D'écarter ou malheureusement parfois d'écouter.
04:24Mais c'est là le problème.
04:26Et dans nos sociétés, je dis franchement, nous avons avancé devant du scientifique,
04:30sur le cerveau, enfin, des progrès considérables.
04:32Mais sur l'âme humaine, je pense fondamentalement que nous avons régressé.
04:38Régresser ?
04:39Ah si, régresser parce qu'à partir du moment...
04:40Ça voudrait dire que ce type d'agression n'a pas existé il y a un siècle ?
04:45Non, mais régresser parce qu'à partir du moment où vous n'acceptez pas
04:47qu'il y a des personnes qui volontairement choisissent le mal,
04:50à mon sens, oui, vous régressez.
04:53Mais si ce que dit Joseph est vrai, ça pose une question.
04:56Est-ce que l'on doit considérer qu'il y a des personnes qui sont irrécupérables,
04:59y compris quand elles ont 15 ans ?
05:01Parce que si c'est le cas, si cette personne a vraiment choisi le mal
05:04et qu'elle est irrécupérable, il faut la mettre à l'écart de la société
05:08ad vitam aeternam, et elle n'a que 15 ans.
05:10C'est une question presque philosophique, mais c'est une vraie question.
05:13Écoutez le deuxième passage de Mme Jansac, qui je rappelle est procureure de Nîmes.
05:18Ah, nous avons tout diffusé, me dit.
05:22Mais en revanche, on pourra écouter le maire dans une seconde.
05:24Vous voulez dire quelque chose ?
05:26C'est par rapport à ce que disait Joseph sur la question de l'âme
05:30et les limites qu'on se met.
05:31J'ai l'impression qu'effectivement, avec notre modernité,
05:34puisqu'il utilise quand même des objets modernes pour pouvoir faire le mal,
05:38il n'y a plus aucune limite dans ce choix du mal.
05:42C'est ça qui est le plus terrorisant.
05:44Le maire a pris la parole, le maire du Gros du Roi,
05:47et je vous propose de l'écouter.
05:50Et à l'instant, c'est un maire d'hiver droite qui s'appelle M. Charlie Crespe.
05:56Je pense que cet événement est à manière avec beaucoup de précautions.
06:00Tout le monde est encore dans l'indignation.
06:01J'ai adressé mes pensées, bien sûr, à la famille de la victime,
06:05aussi à l'entourage, aux enseignants, à la communauté éducative
06:10de l'établissement du Mise en Cause de 15 ans.
06:13Je crois qu'aujourd'hui, ça génère toujours de l'inquiétude.
06:16Et vous avez raison sur un point, c'est que ce type d'acte,
06:20dont il faudra faire la lumière, et je ne commenterai pas cela,
06:23doit nous rappeler que ça aurait pu se produire n'importe où,
06:26à n'importe quel endroit, et pas plus au Gros du Roi qu'ailleurs.
06:29C'est quelque chose qui a vraiment heurté la population, je peux le comprendre.
06:33Ce début d'émission, ce soir, est sombre,
06:35puisque nous allons vous parler de la mise en examen pour agression sexuelle sur mineurs
06:38d'un animateur de l'établissement du 7e arrondissement de Paris
06:41qui avait été embauché malgré une plainte pour un ceste
06:44déposé plus d'un an avant son recrutement.
06:46Et la fameuse expression, on lève le capot,
06:49on voit effectivement ce qui se passe,
06:51ce qu'on n'aurait jamais su s'il n'y avait pas eu toutes ces affaires qui étaient sorties.
06:54Donc je vous propose d'écouter Mathieu Devesse,
06:57qui nous en dit davantage sur ce monsieur qui s'appelle Edgar.
07:01Il s'agit d'un homme de 44 ans.
07:03Il s'appelle Edgar, il est camerounais,
07:05et il a été recruté il y a plus d'un an par la mairie de Paris
07:08comme animateur du périscolaire, ça c'était le 28 avril 2025.
07:12Et pourtant, il faisait déjà l'objet d'une plainte.
07:15Depuis plus d'un an avant son embauche,
07:18une plainte déposée par son fils,
07:19c'était en mars 2024,
07:21pour violences sexuelles,
07:22agressions sexuelles,
07:24et tentatives de viol quand il était enfant.
07:26On sait également que l'animateur était connu de la justice
07:29pour des infractions liées aux stupéfiants
07:32et pour violences.
07:33Alors concernant son embauche à la mairie de Paris en 2025,
07:35il explique qu'on lui a demandé s'il avait déjà travaillé avec des enfants.
07:40Sa réponse, non, mais j'en ai.
07:42Je m'occupe des enfants de mes amis,
07:44je suis capable donc de remplir ce rôle.
07:46J'ai contacté la mairie.
07:48La mairie n'était pas au courant de cette plainte déposée.
07:51Pour avoir connaissance des plaintes
07:52qui n'ont pas conduit à un jugement et à une condamnation,
07:55il faudrait que la ville de Paris puisse avoir accès
07:58au traitement d'antécédents judiciaires.
08:01De quoi s'agit-il ?
08:01Un fichier de police judiciaire consultable
08:03uniquement par des agents de police et de justice.
08:06Alors aujourd'hui, Edgar est l'un des deux animateurs
08:09mis en examen dans l'affaire de l'école Saint-Dominique,
08:12école maternelle située dans le 7e arrondissement de la capitale.
08:15Il a été mis en examen pour agression sexuelle sur 7 enfants
08:18et exhibition sexuelle sur 2 autres enfants.
08:21La gravité des faits, parce que si d'Edgar,
08:25peut-être qu'il y en a des dizaines, des centaines en France.
08:28C'est même probable.
08:30Je n'en sais rien, mais ce niveau d'incompétence, d'amateurisme,
08:35je ne sais pas comment appeler ça,
08:36dans une mairie aussi importante que la mairie de Paris,
08:39c'est invraisemblable.
08:41Vous reprenez un animateur scolaire
08:44dont le fils a porté plainte contre son père pour inceste.
08:49Et il va s'occuper d'enfants.
08:50Alors la ligne de défense de la mairie de Paris,
08:52c'est de dire que cet élément n'était pas parvenu jusqu'à eux.
08:55Parce que comme Mathieu Devese l'a très bien rappelé,
08:57il n'y a pas d'automatise.
08:58Il faut bien savoir, les personnes qui nous écoutent,
09:00par exemple, ne savent pas qu'un maire
09:02ne peut pas consulter le fichier S, par exemple.
09:05Ce qui paraît, à moi,
09:07ça paraît juste, même pas bas,
09:09qu'on est au-delà de...
09:11Et pareil pour le fichier FIGES,
09:13qui est le fichier d'information.
09:15Cette plainte n'apparaissait pas dans le fichier
09:16que la ville consiste systématiquement
09:18avant d'avoir eu le fait d'un animateur,
09:19ni dans le fichier B2,
09:21ni dans le fichage.
09:23Mais la mairie peut également,
09:25mais elle peut quand même,
09:26sur des questions sensibles,
09:29demander au préfet,
09:30et le préfet, à ce moment-là,
09:31immédiatement réagit
09:32et leur envoie le fichier de la personne.
09:35Bon, moi je trouve ça invraisemblable,
09:37et c'est des trous dans la enquête.
09:38Oui, ben oui.
09:39Le fichier judiciaire automatisé
09:41des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes.
09:43Oui, FIGES.
09:44FIGES.
09:45C'est-à-dire, comment les procédures administratives,
09:49comment les « process », entre guillemets,
09:51ont permis à ce genre de personnes
09:53de s'occuper d'enfants ?
09:54Je vais vous dire, oui.
09:56La une du Figaro, aujourd'hui,
09:58elle est passionnante d'ailleurs,
09:59parce qu'on va demander aux entreprises,
10:00sur l'égalité salariale,
10:02notamment de monter une usine à gaz,
10:04on va demander des procédures
10:05absolument invraisemblables.
10:07« Le surfage » ou « ne fais pas un dessin », etc.
10:10L'administration, elle devrait jouer,
10:11elle devrait être importante sur ces sujets-là,
10:13plus qu'elle est ennuyeuse de toutes les entreprises.
10:15Je ne sais pas si vous avez lu le Figaro aujourd'hui.
10:17C'est invraisemblable.
10:19Quand je vous disais souvent, André Valigny,
10:21qu'ils vont nous dégoûter de l'Europe,
10:23c'est-à-dire que c'est une directive européenne
10:25qu'il va falloir adapter dans les entreprises françaises
10:27pour justifier toute hausse de salaire
10:30entre les uns et les autres.
10:32Enfin, on est chez les fous.
10:34Je vous assure, on est chez les fous.
10:35Je pense aux chefs d'entreprise,
10:37d'ailleurs, ils sont tous vendebous.
10:38Ils ont raison.
10:39Oui, mais vous ne dites rien.
10:42– Bien sûr que j'ai raison.
10:44– La bureaucratie fait beaucoup de mal à l'économie.
10:47Mais pour revenir à cette affaire de périscolaire à Paris…
10:49– Ce n'est pas que la bureaucratie.
10:50– C'est l'égalatéarisme devenu fou.
10:54Ce n'est pas que la bureaucratie.
10:56– En l'occurrence, en l'espèce.
10:58Alors, tout le monde n'a peut-être pas vu le papier du Fille.
11:00– C'est par rapport à l'égalité entre les hommes et les femmes, au départ.
11:03– Sur cette affaire de périscolaire
11:05et de cette école Saint-Dominique,
11:07on est tous horrifiés par ce qui s'est passé.
11:10Et je pense que de ce mal horrible peut sortir un bien.
11:12C'est-à-dire que dorénavant, je pense que les maires d'arrondissement
11:17ou de communes, quelles qu'elles soient,
11:18vont être, à mon avis, informés
11:19de tout le passé judiciaire éventuel des animateurs à recruter.
11:24Je pense que maintenant, il va y avoir une vigilance absolue
11:27et ce sera une bonne chose.
11:28– Écoutez quelques parents qui ont été interrogés
11:30et qui ciblent évidemment les hommes politiques.
11:33– Ils sont là à blablater chacun dans leur coin,
11:36chacun avec leur feuille de communication,
11:40avec un planning bien défini, mais personne ne se regroupe
11:43pour apporter des mesures concrètes qu'on peut mettre en place demain.
11:46– Quand on a une accusation d'inceste en plus sur un enfant,
11:51il faut faire circuler l'information, notamment aux employeurs,
11:54pour faire en sorte que cette personne soit retirée
11:56de manière conservatoire du contact des enfants.
11:58– Si ça ne vient pas d'en haut, ça viendra d'en bas.
12:00Si la justice ne vient pas d'en haut, elle viendra d'en bas.
12:03Mais il y a un moment où ça va tomber et il ne faut pas énerver l'épargne.
12:06– Je suis abasourdie par la manière dont c'est géré.
12:09Quand je découvre encore hier des affaires où des personnes
12:12accusées d'agressions sexuelles sur plusieurs enfants sont relaxées,
12:15c'est un très mauvais signe.
12:17Il va falloir que les condamnations soient à la hauteur de la gravité des actes.
12:20– Je suis sûr, les gens sont abasourdis.
12:21J'ai vu que Rachida Dati, à juste titre, saisissait la justice.
12:25Et puis une question a été posée à Marine Le Pen.
12:26Doit-on rendre public le fichier des auteurs d'affractions sexuelles ?
12:30Ce qui se fait en Amérique notamment.
12:32Écoutez la réponse de Mme Le Pen.
12:35– Je crois que c'est une américanisation qui n'est probablement pas utile.
12:40En revanche, il y a très certainement un niveau de connaissance,
12:44notamment des employeurs, qu'ils soient d'ailleurs publics ou privés,
12:50à mettre en place qui, pour l'instant, n'a pas l'efficacité qu'on pourrait en attendre.
12:55– Il faut-il rendre public le fichier des auteurs d'affractions sexuelles ?
12:5876% des Français sont pour.
13:00Donc je ne vous dis pas que c'est une société idéale, bien sûr.
13:03Je vois bien les limites de tout cela.
13:05– Nous parlons des personnes condamnées, définitivement.
13:08– Oui, il faut-il rendre public le fichier des auteurs d'affractions sexuelles ?
13:11– Oui.
13:12– Donc je ne vous dis pas que c'est…
13:15– Très sincèrement, si ce sont des personnes condamnées définitivement,
13:20ça ne m'emprêchera pas de dormir.
13:22– Et aux États-Unis, ils disent, attention, lui c'est un prédateur.
13:26– Il y a 160 000 enfants, chaque année,
13:28il y a 160 000 enfants qui sont victimes de pédophilie.
13:32Ça peut intéresser beaucoup de parents qui aujourd'hui sont légitimement très inquiets
13:35de savoir si dans leur entourage, si dans leur voisinage,
13:38il n'y a pas un pervers ou un détraqué sexuel qui est une menace pour leur gamin.
13:41– Vous avez parfaitement raison.
13:42Écoutez, M. Garbarini qui est avec nous, Pascal-Pierre Garbarini,
13:45il est avocat pénaliste, il parle de la brigade de répression des mineurs.
13:49Écoutez ce qu'il dit.
13:51– À Paris, il existe la BPM, c'est-à-dire la brigade de protection des mineurs.
13:56– Oui.
13:56– D'accord ?
13:57La brigade de protection des mineurs, c'est 2000 dossiers par an.
14:012000.
14:03Le service, comment voulez-vous qu'il gère 2000 dossiers par an ?
14:09C'est impossible.
14:10Donc, ils en traitent 40 à 50%.
14:15Donc, il y a 1000 dossiers qui passent au travers.
14:17– David Lissnard, le maire de Cannes qui nous écoute, m'envoie cette précision.
14:23Nous ne cessons de dénoncer cette situation, notamment avec la situation des maires de France.
14:27Non seulement nous, les maires, ne sommes pas informés des antécédents judiciaires des agents
14:32que parallèlement nous sommes obligés de recruter,
14:34mais en outre, nous ne sommes pas informés des suites judiciaires lorsque nous produisons un signalement.
14:39C'est un sujet que nous évoquons avec force, y compris lors du congrès des maires.
14:44Mais jusqu'alors, cela n'intéressait pas beaucoup d'observateurs.
14:47– Il a raison, mais je crois que ça va changer. Après ce qui s'est passé, là, ça va
14:50changer.
14:51– Oui, mais c'est-à-dire que ça aurait pu changer avant, en fait.
14:55– Les maires devraient avoir connaissance.
14:57Les personnes qui, dans leur commune, représentent un danger,
15:00que ce soit les pédophiles, que ce soit les fichés S.
15:03Un maire n'est même pas au courant quand il y a des fichés S sur sa commune.
15:05Ça aussi, c'est une anomalie.
15:07– Bien sûr, bien évidemment.
15:10Je vous disais, on va marquer une pause, mais je vous parlais de la une du Figaro ce matin,
15:15et on a fait juste une petite incise, mais c'est vrai que le monde de l'entreprise,
15:18je lis le début du papier du Figaro,
15:19« Le monde de l'entreprise est vent debout contre la transparence salariale.
15:22Cette directive européenne que le gouvernement a prévue de transposer
15:27en droit français d'ici la fin de l'année,
15:29au prétexte de promouvoir la parité homme-femme,
15:31ce texte instaure en réalité une série de lourdes contraintes,
15:34encadrant l'ensemble de politiques salariales des entreprises.
15:37Elles devront entre autres produire un rapport sur les écarts de rémunération,
15:40mentionner les fourchettes salariales dans leurs offres d'emploi,
15:43communiquer à tout salarié qu'il demande les rémunérations moyennes des postes équivalents,
15:47ainsi que les critères régissant salaire et promotion.
15:50Ces derniers devront être objectifs.
15:52Tout écart de salaire de plus de 5% injustifie exposant l'employeur à une sanction,
15:57une complexité, une philosophie dévalorisant la performance
16:01qui ulcère l'échelle d'entreprise. »
16:04En fait, ce n'est plus possible.
16:06Il y a un édito formidable de Gaëtan de Capel.
16:08Oui, je l'ai cité ce formidable.
16:10Mais bien sûr, je peux le redire.
16:13Ça s'appelle « Le démon de l'égalitarisme,
16:16le choc de simplification dont on nous rebat les oreilles,
16:20indispensable pour libérer l'énergie des entreprises attendra. »
16:23Imaginez à Bruxelles en 2022, sous présence française,
16:25un nouvel épouvantail remonte à la surface,
16:28la directive sur la transparence salariale, etc.
16:30Je vous invite à le lire dans le Figaro.
16:32C'est fou parce que sur un objet, sur une cause juste,
16:36comment on arrive à faire une usine à gaz ?
16:37Oui, je suis d'accord avec Rachel.
16:39Parce que la cause initiale est quand même juste.
16:41C'est l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.
16:44Moi, je me souviens d'avoir été rapporteur d'un texte en 2000.
16:46Ça fait 26 ans sur l'égalité hommes-femmes en matière salariale.
16:49Et 26 ans après, on n'y est toujours pas à cette égalité salariale.
16:52Mais de là à pondre une usine à gaz aussi compliquée que celle-là,
16:55il y avait quand même une marge.
16:56L'enfer avait de bonnes intentions.
16:57Allez, on marque une pause.
16:59D'accord, c'est l'Europe, mais pour chaque directive européenne,
17:04reconnaissons que l'administration française met un point d'honneur
17:07à être le premier de la classe.
17:08Oui, ils adorent ça.
17:09À chaque fois.
17:09Ils adorent ça.
17:10Il leur faut être le premier de la classe.
17:13Mais c'est leur pouvoir.
17:15Les petits hommes gris ont pris le pouvoir en France.
17:19Et tant que vous ne leur enlèverez pas le pouvoir,
17:22tant que le politique ne leur dira pas stop,
17:25eh bien, ils seront en difficulté.
17:26On marque une pause à tout de suite.
17:28Les petits hommes gris et les petits hommes rouges.
17:30Deuxième partie de l'heure des pros avec Eric Tegner,
17:35notre confrère qui anime avec Gauthier Lebrecht
17:38l'émission 100% Frontières entre 11h et 13h
17:40et qui sera chez Gauthier d'ailleurs ce soir,
17:42juste après cette émission.
17:44Le directeur de la rédaction de Frontières, Eric Tegner,
17:47a été condamné à six mois de prison avec sursis
17:49et 10 000 euros d'amende pour risque causé à autrui.
17:53Alors, il est particulièrement en colère.
17:55Il n'a pas tout à fait tort.
17:56Il a même plutôt raison et je vous propose de l'écouter.
18:00Je viens d'être condamné à six mois de prison avec sursis.
18:03Six mois de prison avec une sursis.
18:05C'est une totale dinguerie.
18:06Donc en gros, on est dans un pays où il y a des pédocriminels
18:09du périscolaire qui prennent moins d'un an de prison avec sursis,
18:12mais dans lequel il y a des journalistes comme moi
18:14qui sont condamnés pour une enquête sur les fondements.
18:17Je vais vous raconter sur les fondements de la loi Samuel Paty.
18:20C'est une énorme dinguerie à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.
18:25Donc je vous explique.
18:26On a fait une grande enquête, vous savez, Frontières, il y a un an sur le business de l'immigration.
18:31On a étudié plein de choses, plein de choses.
18:33On n'a pas été attaqué pour diffamation.
18:34On n'a pas été condamné pour diffamation.
18:36Et notamment dans cette enquête, il y avait la question des avocats en droit des étrangers.
18:41Parce qu'à chaque fois que vous êtes en colère,
18:42que vous ne comprenez pas pourquoi il y a un clandestin sous OQTF,
18:45violeur, multirécidiviste qui n'est pas expulsé dans son pays, vous ne comprenez pas.
18:49Nous, on a fait une enquête pour comprendre ce qui se passait.
18:51Et un des maillons de la chaîne, un des maillons de la chaîne, pas le principal, pas l'unique,
18:55ce sont certains avocats en droit des étrangers.
18:57Mais ça, visiblement, il n'y a pas le droit d'en parler.
19:00Et c'est un business, ces avocats des étrangers, il faut le dire.
19:04Et c'est pour ça que Frontières fait un travail extrêmement utile.
19:06Parce que personne ne le dit, ça s'appelle un business avec les associations.
19:10C'est parfois de l'argent public.
19:11Et le tort de Frontières est d'avoir cité simplement le nom des avocats.
19:15Mais c'est comme si nous, nous attaquons demain tous ceux qui nous attaquent
19:20parce qu'ils ont cité les journalistes de CNews.
19:23Je ne vois pas comment on va sortir de cette procédure.
19:26Vous défendez, j'ai William Golnadel, Eric Tegner qui va faire appel.
19:31J'ai cet honneur avec mon confrère Frédéric Pichon.
19:34Alors, je suis tenu à une certaine modération puisque je suis des avocats.
19:38Donc, je ne dirai pas tout le mal que je pense de cette décision.
19:41Et puis, on a fait appel.
19:42Et de vous à moi, j'ai assez bon espoir pour être devant la Cour d'appel de Paris.
19:46Mais c'est quand même assez fantastique.
19:48Il l'a très bien dit, Eric.
19:51Il est condamné, non pas sur la diffamation,
19:54mais parce qu'il aurait violé la loi sur les renseignements.
19:57C'est les personnalités qui viennent de l'affaire Samuel Paty.
19:59Quand même, il faut voir.
20:01Il s'est contenté de dire qu'ils étaient spécialisés
20:04sur ce que je considère moi-même comme une sorte de business.
20:09Effectivement, les avocats ne sont pas plus en sucre que les magistrats
20:12ou les politiciens, à mon avis, premièrement.
20:16Donc, il s'est contenté de donner le nom et la ville.
20:21Même pas l'adresse professionnelle où vous pouvez la trouver.
20:23Le nom et la ville, ça suffit.
20:25Et puis, comme ça ne suffisait pas tout à fait,
20:28ils lui ont reproché aussi que sur les réseaux sociaux,
20:32qu'il ne peut pas maîtriser les types qui lisent l'article,
20:36sur les réseaux sociaux, il y a des gens qui n'ont pas été très aimables
20:39envers mes confrères.
20:40Mais qu'est-ce qu'il y peut ?
20:41Et ce qui est, pardon, un peu drôle, parce que j'ai de l'humour,
20:45il y a Le Monde qui fait un article assez gentil
20:49pour les partis civils sur cette affaire.
20:53Et sous l'article, il y a des gens qui réagissent.
20:58Le Monde, lui, il a des modérateurs.
21:00Tegner, il n'a pas.
21:01Il a des modérateurs.
21:02Eh bien, on parle de celui qui vous parle
21:04en disant que ce serait bien de le supprimer.
21:07J'ai fait un petit constat d'huissier sur cette histoire-là.
21:09J'ai regardé rapidement qui est le juge qui a condamné Eric Nair.
21:15Il se trouve, je dis cela pour éclairer nos débats,
21:17il se trouve qu'il a été le porte-parole de Nicole Belloubet
21:20au ministère de la Justice.
21:22Il est peut-être un peu orienté.
21:24Voilà, c'est le seul élément que je voulais apporter à notre discussion.
21:26Il y a un problème quand même, André Valigny,
21:29aujourd'hui sur l'information et sur la judiciarisation,
21:33parfois de ceux qui la font,
21:37parfois d'ailleurs sous forme de justice pénale,
21:40parfois de justice administrative, disons-le.
21:43Et nous pouvons être inquiets pour la liberté d'expression
21:48si tous ceux qui ne sont pas dans la ligne sont sanctionnés.
21:55– Moi, je ne connais pas du tout ce dossier.
21:57J'ai découvert d'ailleurs l'affaire en venant ici ce soir.
22:00Je ne connais pas le dossier.
22:02Si la loi a été enfreinte,
22:04Tegner doit être condamné.
22:05On verra en appel ce que dira la cour d'appel.
22:07Sans connaître le dossier, je ne peux pas me prononcer.
22:10Mais il faut respecter la loi,
22:11y compris quand on est journaliste.
22:13– Oui, mais quand la loi est respectée et que tu es condamné,
22:16tu as le droit de ne pas être content.
22:17– On verra en appel.
22:18– En revanche, Emric Caron qui me dit
22:20« radion mille collines », il est relaxé.
22:22– Oui, c'est extraordinaire.
22:24– Voilà, donc en fait, on a un petit problème quand même.
22:26– Mais on peut rappeler cette affaire.
22:27Vous avez parfaitement raison, Rachel Kahn,
22:29parce que c'est un scandale, en fait.
22:32Et le scandale, c'est que les gens de gauche,
22:35on ne les entend pas sur l'affaire Radio mille collines.
22:38Elle a été insultée.
22:39– Oui, oui, je sais, et je suis très surpris
22:41par la décision qui a été rendue.
22:42– Il paraît que c'est un hasard.
22:43– Je m'attendais à ce que…
22:44– Je m'attendais à ce que…
22:47– En pensant à Rachel Kahn,
22:49dit « radio mille collines ».
22:50– C'est vraiment une référence qui vient spontanément
22:52pour parler tout de suite.
22:54Il n'a pas dit sur Marion Maréchal, il l'a dit sur…
22:56– Là, c'était en première instance ?
22:57– Oui.
23:00– Bon, on est un peu inquiet sur cette justice,
23:04bien sûr, qui frappe toujours du même côté
23:06et qui épargne toujours…
23:08– Non, pas toujours.
23:09– Oh, écoutez, vous voulez qu'on cite des cas ?
23:14– De certains qui n'ont même pas fait une heure de garde à vue ?
23:20Passons à autre chose, peut-être,
23:21et à ce qui se passe parfois dans les conseils municipaux,
23:23comme ce salut nazi, parce que là aussi, c'est intéressant.
23:27Vous avez vu cette affaire qui est quand même…
23:29Je vous assure, quand on voit la situation de la France aujourd'hui,
23:33dans les écoles, à l'Assemblée nationale,
23:37dans un conseil municipal comme celui de Perpignan,
23:40on peut être vraiment inquiet du niveau, d'abord, des hommes politiques
23:45et puis de ce qu'on y voit et de ce qui s'y passe.
23:48Après la séance du conseil municipal à Perpignan,
23:50la salut nazi a été mimée par la conseillère municipale d'opposition,
23:53Annabelle Brunet, elle est centriste.
23:55Bon, manifestement, il y avait une délibération.
23:57– Ah, c'est une centriste ?
23:58Parce que moi, j'ai vu la vidéo avec le salut nazi,
24:00j'ai cru que c'était une élue du RN qui avait fait…
24:02– Ah ben non, mais pas du tout !
24:04– Ah ben évidemment !
24:06– Les faits se sont produits.
24:08– Oui, les faits se sont produits après 2h34 de débat
24:13lors de la séance du conseil municipal de Perpignan du 17 juin.
24:16Après des échanges longs et animés,
24:17les élus votent la modification du règlement d'attribution
24:20des subventions aux associations.
24:22Et on voit la conseillère municipale, on va voir l'image,
24:24mais je vous la mets en perspective,
24:25on voit la conseillère municipale du groupe plus fort pour Perpignan,
24:28Annabelle Brunet, en train de faire un salut nazi,
24:31provoquant les rires ou sourires de certains de ses colissiers.
24:33Ce qu'elle veut dire sans doute, c'est « Monsieur Alliot, vous êtes un nazi »,
24:36c'est ça le message.
24:38Le maire de Perpignan a dénoncé dans un communiqué un geste inaccessible,
24:41mais il ne l'avait pas vu.
24:42Donc je vous propose d'abord de voir effectivement cette séquence
24:46et vous me dites ce que vous en pensez.
24:50– Qui s'abstient ? Le reste vote pour.
24:56– Donc voilà, vous voulez le revoir une deuxième fois ?
24:59Bon, il n'y a pas d'ambiguïté, il n'y a pas d'ambiguïté.
25:03– Ça l'a fait rire.
25:03– Ça l'a fait rire.
25:04– Voilà, mais ça l'a fait rire, bien sûr, bien sûr.
25:07Bon, revoyons, revoyons si vous le voulez.
25:09On peut le revoir tout de suite ou pas ?
25:10Est-ce qu'on peut le revoir ? Allez, allons-y.
25:13– Qui s'abstient ? Le reste vote pour.
25:18– Cette obsession pour les nazis, génocidaires, extrême droite,
25:23apartheid, colonisation, raciste, enfin c'est fou.
25:25– Alors, écoutons Louis Alliot,
25:28puisque Louis Alliot ne s'en est pas rendu compte,
25:30mais comme le conseil municipal l'est filmé en direct,
25:33il a été alerté sur les réseaux sociaux.
25:35Louis Alliot, le maire de Perpignan.
25:38– Notre conseil municipal est diffusé en direct
25:41et ce sont des internautes qui nous ont signalé
25:43ce passage-là que je n'avais pas vu.
25:45et donc évidemment, j'ai fait un communiqué d'ailleurs
25:48qui va sortir tout de suite pour m'indigner de cette situation.
25:52Ces gens-là deviennent fous, donnent toujours des leçons,
25:55sont toujours en train de donner des conseils
25:58et de faire la morale, mais regardez,
26:00je crois que c'est explicite pour tout le monde.
26:03Ce sont des gens irresponsables et d'ailleurs,
26:05je me demande si cette dame ne devrait pas démissionner
26:07du conseil municipal.
26:08– Dans un communiqué, la conseillère municipale de Centre-Droit
26:10souligne que le vote est intervenu après quelques délibérations
26:13et notamment sur une délibération conditionnant
26:15le financement des associations à leur participation
26:17aux cérémonies patriotiques
26:19et manifestations municipales imposées par la mairie.
26:22Mon vote contre, comme celui de mes colistiers,
26:25a été exprimé avec fermeté et de façon appuyée.
26:28Mais je le dis sans ambiguïté,
26:29il s'agissait d'un vote d'opposition, rien d'autre.
26:32Elle se moque de nous.
26:33Évidemment qu'elle fait ce geste-là,
26:35comme c'est une manifestation municipale
26:38imposée aux cérémonies patriotiques,
26:41ce qu'elle est en train de lui dire, c'est Vichy.
26:43Vous êtes...
26:44C'est ça qu'elle lui dit.
26:45Elle fait un geste nazi.
26:46Voilà.
26:47Et elle n'a même pas le courage de dire cela.
26:51C'est une interprétation.
26:52C'est ça qu'elle veut lui dire.
26:53– Je parle de la connaissance que Louis Alléau,
26:54que je connais puis illustre,
26:56m'a envoyé cela.
26:58Je lui ai conseillé de porter plainte
27:02et il va porter plainte.
27:03Il a décidé de porter plainte.
27:05Deuxièmement, c'est pas...
27:06Là, c'est pas un salut à la Elon Musk.
27:08C'est pas comment vas-tu.
27:10C'est quelque chose d'assumé et de rétérer.
27:15Imaginez justement, comme me le croyait M. Valigny,
27:18que ce soit un RN qui ait fait ça.
27:21Mais dans 15 jours encore, on en parlerait.
27:23– Mais bien sûr.
27:24Mais ça, c'est le...
27:26– Comment vous dites ?
27:27– Le privilège rouge, je crois.
27:29Il me semble.
27:30– C'est une centriste.
27:31– Une centriste.
27:33– Oui, mais c'est pareil.
27:37– C'est lamentable.
27:37– Oui, vous dites que c'est lamentable,
27:39mais personne n'en...
27:40En fait, c'est toujours pareil.
27:41– Je ne suis pas responsable
27:42de ce qu'a fait cette femme, quand même.
27:44– Non, mais...
27:46– André, mais évidemment,
27:49vous n'êtes pas responsable.
27:50Ce que je souligne,
27:51ce que je souligne en permanence,
27:53mais je ne suis pas le seul, d'ailleurs.
27:54Bon, ce soir sur France Télévisions,
27:57personne ne parlera de ça.
27:58– Non.
27:59– Personne.
28:00Et sur France Inter,
28:01personne ne parlera de ça.
28:02– Ils ont parlé de nous,
28:02à 19h, ils ne peuvent pas parler de nous.
28:04Mais s'il y avait un conseiller municipal
28:07d'une ville comme Perpignan,
28:09d'une ville, c'est combien ?
28:10C'est 100 000 habitants, Perpignan ?
28:13D'une ville moyenne, moyenne plus.
28:16Bon, s'il y avait un conseiller municipal
28:18du RN qui avait fait cela,
28:21un geste nazi,
28:22mais ça serait l'ouverture des journaux.
28:25Ça serait la bête immonde et de retour.
28:27Regardez-les !
28:28C'est ça que je souligne.
28:30– Et pour aller dans votre sens,
28:31cher Pascal,
28:32pour une fois,
28:33quand j'ai vu cette vidéo
28:35de cette dame qui fait ce salut nazi,
28:38j'ai été étonné dans les heures
28:39qui m'ont suivi
28:39que ça ne soit pas plus monté en mayonnaise.
28:42– Tu comprends maintenant ?
28:43T'as compris ?
28:43– Eh oui.
28:44– Eh oui ?
28:45Eh oui, parce que vous,
28:46vous disiez chic,
28:47c'est quelqu'un du RN.
28:48– Non, non, non.
28:50– Non, non, non.
28:51– Non, mais il a bien fait le sujet.
28:52Il a pensé dans un premier temps
28:54que ça devait venir de ce côté-là.
28:56– Moi, j'adore le communiqué
28:58de cette femme.
28:58– Oui.
28:59– Mon engagement contre tout discours de haine.
29:02– Bien sûr.
29:03– Sique.
29:03– Mais évidemment.
29:04Elle a un type d'engagement
29:05contre tout discours de haine
29:06un peu particulier.
29:07– Non, parce que c'était,
29:09il y avait un programme patriotique,
29:11donc il faut expliquer que c'est nazi.
29:13C'est ça le message.
29:14– Bon, un petit mot à Paris
29:16pour le maire de Paris,
29:18Emmanuel Grégoire,
29:19a décidé d'attribuer
29:19la citoyenneté d'honneur
29:20aux populations civiles
29:21et journalistes palestiniens
29:23lors d'un vote
29:24au Conseil de Paris.
29:25– Ah oui.
29:25– Donc, la mise de Paris.
29:27– Vous n'aurez préféré
29:27que ce soit pour les otages ?
29:29– Non, il faut être juste.
29:31– Ah.
29:32– Non, il faut être juste.
29:33La précédente municipalité
29:35a fait quelque chose
29:36pour les otages.
29:37Non, ça c'est vrai.
29:37– Il faut se faire un donneur ?
29:38– Oui.
29:39– Oui, oui, non.
29:40Mais par contre,
29:41on aurait aimé que ce soit
29:43pour, par exemple,
29:44pour les civils israéliens.
29:46– Bien sûr.
29:46– Et puis, même,
29:47j'allais plus loin,
29:48si on oubliait un peu
29:49l'obsession uniquement
29:51de ce conflit-là,
29:52les civils soudanais,
29:54c'est le plus grand
29:55drame humanitaire
29:57depuis des années,
29:59le Soudan.
29:59Ils n'ont pas le droit
30:00des citoyens d'honneur,
30:01les civils soudanais ?
30:02C'est l'obsession de Sion.
30:04La réalité est là.
30:04– Vous voulez qu'on voit
30:05la séquence d'applaudissements
30:07à la mérite Paris
30:08et qu'on l'entende également ?
30:10– Bravo !
30:18– Merci.
30:28– La parole.
30:30– Un acte de paix,
30:31Paris veut honorer
30:33les civils palestiniens.
30:34Ce qui est dommage,
30:35vous voyez,
30:35je sais bien qu'il y a toujours
30:37de la place pour de la communication
30:38dans une mairie,
30:39mais il ferait mieux
30:39de savoir quels sont
30:40les animateurs du périscolaire
30:42qu'ils embauchent.
30:43– C'est peut-être
30:43une petite diversion.
30:46– À mon avis,
30:46ça me paraît quand même
30:48plus intéressant.
30:49– Et puis le 26...
30:50– Plus important.
30:51– Je suis d'accord avec vous,
30:52mais juste le 26 juin,
30:54il y aura une manifestation
30:55des Palestiniens
30:56contre le Hamas.
30:57Ça, c'est peu relayé aussi.
30:59On aurait préféré
31:00que les Palestiniens
31:01qui sont de véritables résistants
31:02contre le terrorisme
31:03puissent être citoyens d'honneur.
31:04– Mais le dernier rapport
31:05de l'ONU
31:06qui incrimine
31:07les crimes du Hamas
31:08sur les civils palestiniens,
31:10t'en as entendu parler ?
31:12Non ?
31:12Il y a eu quelque chose
31:14d'important sur France Inter,
31:15sur le rapport de l'ONU
31:16qui parle des massacres
31:18par le Hamas
31:19des civils palestiniens ?
31:20Rien ?
31:21Ou alors on a parlé
31:2212 secondes
31:23pour dire que j'en ai parlé ?
31:23– Ils vous ont invité
31:24un jour sur l'antenne
31:25de France Inter ?
31:26– Non, non.
31:27– Ça ne va pas arriver demain.
31:28– Ça serait drôle
31:29si vous l'avez dit.
31:30– Moi je trouve
31:30qu'il pourrait,
31:31d'ailleurs il devrait
31:32vous inviter,
31:32c'est la seule fois
31:34au monde.
31:35– Ça, il y aurait du panache.
31:36– Mais oui, mais…
31:37– Ça c'est…
31:37– Non, ça n'arrivera pas.
31:38– Vous êtes le premier auditeur
31:40de France Inter.
31:40– Oui, mais exactement.
31:42– Vous êtes le meilleur auditeur.
31:43– Alors que je ne touche
31:44aucune indemnité.
31:45– Mais bien sûr,
31:45vous êtes un porte-parole
31:46de bienvenue.
31:47Patrick Cohen m'a fait un honneur,
31:49c'est quand je défendais
31:50Patrick Buisson.
31:51Il a trouvé le moyen
31:54de sélectionner
31:54un passage
31:55de ce qu'il disait
31:57pour se foutre de ma gueule,
31:58mais à 8h10,
31:59la meilleure…
32:00Ça pour une bonne pub,
32:01c'était une bonne pub.
32:02Et pour se foutre de ma gueule.
32:04– Et vous les croisez
32:04de temps en temps
32:05dans les…
32:06– Parfois,
32:07on ne fréquente pas
32:07les mêmes, non.
32:08– Dans les restaurants…
32:10– Dans un restaurant,
32:11ça peut arriver dans Paris
32:12et les autres croises.
32:12– Oui, ça n'est pas arrivé.
32:14Je ne suis pas sûr
32:14qu'on s'embrassait
32:15sur les deux jours.
32:15– Non.
32:16Le concert prévu
32:17par la France Insoumise
32:17pour la fête de la musique
32:18a été annulé
32:19par la préfecture
32:19de police de Paris.
32:20L'exécutif évoque
32:21un risque de trouble
32:22à l'ordre public.
32:23Les filles avaient prévu
32:24d'organiser un concert
32:25dimanche 21 juin.
32:27Ils sont malins.
32:28Ils sont très malins.
32:29Place de la République
32:30à Paris.
32:31Et tous les jours,
32:32ils martèlent,
32:32ils marquent le terrain.
32:33Ils sont très très malins.
32:35Et évidemment…
32:36– Non, non,
32:36ils sont allés à la bonne école
32:37parce qu'ils font là-dessus
32:38exactement la même chose
32:39que les fréristes.
32:40C'est-à-dire,
32:41on martèle en permanence.
32:43– En permanence.
32:43– On teste en permanence.
32:44– On teste
32:45et puis parfois,
32:46ça peut marcher.
32:48Est-ce qu'on peut écouter ?
32:49Je crois qu'il y a une réaction.
32:51Justement,
32:51je voulais l'écouter.
32:53Écoutons ce qu'il dit.
32:54– Écoutons ce qu'il dit.
32:56– Nous, on a demandé
32:57à pouvoir faire
32:58une fête de la musique
32:59antiraciste
32:59Place de la République.
33:01D'accord ?
33:03Des événements…
33:04Ce n'est pas la première fois
33:04qu'on fait
33:06une fête de la musique
33:07dans un endroit
33:08très passant.
33:09L'année dernière,
33:10c'était le long
33:10du canal Saint-Martin.
33:12Ça s'était super bien passé.
33:13L'année d'avance,
33:14et je ne sais pas où.
33:15Là, on a dit
33:15compte tenu de l'année,
33:17on va faire un grand truc
33:18antiraciste.
33:19Ne dites pas
33:19qu'il n'y a pas eu
33:19dans le passé
33:20des concerts antiracistes
33:21que le Parti Socialiste
33:22voyait d'un bon oeil.
33:23Non,
33:24on n'a pas oublié quand même.
33:26Alors donc,
33:26si les crétins
33:27qui entourent
33:27le maire de Paris
33:29actuel
33:29pouvaient garder pour eux
33:30leurs commentaires,
33:31ça nous ferait de l'air.
33:32parce que quand ils ont dit
33:34« Ah, mais fallait bien
33:35qu'ils s'y attendent ! »
33:38Si Zemmour
33:41avait fait
33:43un concert
33:45pro-nazi,
33:45à la Concorde,
33:47tout le monde aurait crié
33:47« Pardon,
33:48vous comparez
33:48un concert antiraciste
33:50à un concert nazi ?
33:51Vous en êtes là ?
33:52La bande qui entoure
33:53M. Grégoire ? »
33:55Voilà.
33:55Donc,
33:56on nous a interdits.
33:57Non mais,
33:58Jean-Luc Mélenchon,
33:59il a fait un tweet.
34:00Il dit quelque chose
34:01de bien plus intéressant.
34:02Il dit
34:03« Le gouvernement a cédé au CRIF. »
34:05Sous-entendu,
34:06si on annule le concert,
34:07c'est encore la faute des Juifs.
34:08Donc,
34:09on en revient toujours
34:10à la même obsession.
34:11Ils ont fait un tweet
34:12pour parler de leur concert
34:13Place de la République.
34:14Il s'est senti obligé
34:15de citer le CRIF
34:16et donc de viser les Juifs.
34:18Quand on vous dit
34:19qu'ils sont antisémites ?
34:21Le voilà le tweet
34:22de Jean-Luc Mélenchon.
34:23Rachel Kahn est trop,
34:24je pense,
34:25est trop pudique
34:26pour dire quand même
34:27« Non mais je vais le dire
34:28à ta place,
34:28excuse-moi,
34:29pardon,
34:30je pensais que t'en parlerais
34:31mais je t'en parle à ta place. »
34:32Dans ce concert antiraciste
34:34par un parti antisémite
34:36et largement anti-blanc,
34:38il y a
34:40invité M. Médine
34:41qui est l'auteur
34:42de déclarations antisémites
34:46contre Rachel Kahn
34:47ici présente.
34:48C'est ça son concert antiraciste.
34:51Voilà.
34:52Maud Bréjon a pris la parole
34:53et Benjamin Haddad également.
34:55Je vous propose d'écouter
34:55Maud Bréjon.
34:58La préfecture de police de Paris
34:59est dans son rôle.
35:00Elle constate des risques
35:01de troubles à l'ordre public
35:03du fait d'invités
35:05qui ont tenu par le passé
35:06des propos insurieux.
35:08Il y a plus d'une cinquantaine
35:10de zones pour, encore une fois,
35:12à nos policiers à sécuriser.
35:13Moi, je les remercie
35:14du travail qu'ils vont faire
35:15dans des conditions
35:16qui, pour des raisons d'affluence,
35:18pour des raisons météorologiques,
35:20ne seront pas faciles.
35:21Et on voit bien
35:22dans la réaction
35:23de la France insoumise
35:24qu'ils sont encore
35:24dans une stratégie
35:25de conflictualisation
35:27de toutes les décisions,
35:29y compris lorsqu'elles sont prises
35:30par des représentants
35:31de la République.
35:32Le préfet de Paris
35:33fait un travail absolument remarquable.
35:35Ils ont fait appel
35:35à cette décision.
35:36Et c'est tout à fait leur droit.
35:38Il prend cette décision
35:39pour protéger les Parisiens,
35:40pour permettre à ce que
35:42ces festivités,
35:43parce que c'est d'abord
35:44un moment festif,
35:45se passent dans les meilleures
35:46conditions possibles.
35:47Voilà.
35:47Et puis, vous voyez,
35:48quand je lis hier
35:49la réaction de Jean-Luc Mélenchon
35:50et que je vois dans ce tweet
35:52qu'au fond, à la fin,
35:53le responsable,
35:54c'est le président du CRIF,
35:56je vois qu'on retombe quand même
35:57dans ces vieux traverses.
35:58Mais, c'est exactement ça.
36:00Elle a raison.
36:00Juste pour rebondir,
36:02pour bien m'expliquer
36:03aux téléspectateurs,
36:04c'est que ce chanteur,
36:06influenceur de haine,
36:06de Médine,
36:08avait fait un jeu de mots,
36:10un ricanement
36:12sur mon nom
36:13et c'était l'équivalent
36:14de Durafour Crématoire
36:16en réalité
36:16puisqu'il jouait
36:17avec mon nom
36:18Rescanpé.
36:19Bien sûr.
36:20Et ce que j'aimerais leur dire,
36:21en fait,
36:21à la France Insoumise
36:22et à cette personne,
36:23c'est que,
36:25sur le fond,
36:26je suis petite fille
36:27de déporté,
36:28mon grand-père
36:29a été rescapé,
36:30je suis une femme,
36:32je suis noire,
36:33je suis juive,
36:34je suis libre
36:35et je suis peut-être
36:37descendante de rescapés
36:38mais je suis en vie.
36:39Voilà.
36:40Que ça les embête ou non,
36:41je suis en vie
36:42et nous sommes en vie.
36:47Je voulais vous parler
36:48également de la Corse
36:50avec les députés
36:51qui ont achevé
36:52l'examen du pré-aujet
36:53de loi constitutionnelle
36:54visant à accorder
36:55un statut d'autonomie
36:57à la Corse
36:58mais au cours des discussions,
36:59un échange particulièrement tendu
37:00a opposé deux élus.
37:01Marc Pena,
37:03député socialiste
37:04qui a pris à partie
37:05Aymeric Salmon
37:06mais on est toujours
37:07sur la même rhétorique,
37:08je vous assure,
37:08c'est insupportable.
37:10Vous avez vu cet échange ?
37:12Donc,
37:12ce monsieur Pena
37:15va accuser
37:16quelqu'un du RN
37:17d'être collabo.
37:18On en revient toujours,
37:20c'est une obsession.
37:23Et ça,
37:24on dit non aussi
37:24sur le niveau politique,
37:26on parlait de ce qui se passe
37:26dans les conseils municipaux,
37:28on parle là
37:28de ce qui se passe
37:29à l'Assemblée nationale.
37:30Ça s'est passé
37:31ces dernières heures.
37:31Écoutez, regardez.
37:34Je ne vais pas aller
37:35sur Pascal Paoli,
37:36la Révolution,
37:36je vais aller
37:37sur le XXe siècle.
37:38Les Corses
37:39ont donné beaucoup
37:40de leurs enfants
37:42pendant la Première Guerre mondiale.
37:44Les Corses
37:45se sont donnés
37:46à fond
37:47pour la République.
37:48Ils ont fait
37:49des carrières
37:50dans l'administration,
37:51ils ont fait
37:52des carrières
37:52dans l'armée,
37:53ils sont devenus
37:54parfois plus français
37:55que les Français.
37:57Et puis les Corses
37:58surtout,
37:59pendant la Seconde Guerre mondiale,
38:00c'est une île
38:02qui a été
38:02une île
38:03de résistance
38:04pendant que vos ancêtres,
38:06eux,
38:07ne l'étaient sans doute pas.
38:10Donc,
38:13non, non, non, non,
38:15non, non,
38:16donc,
38:18ne fantasmez pas
38:19une identité corse
38:22qui vous rejette
38:23depuis toujours.
38:30Monsieur Salmon
38:31pour un rappel
38:31au règlement.
38:34Madame la Présidente,
38:35un rappel au règlement
38:36sur la base
38:36de l'article 70-3.
38:38Ce n'est pas possible,
38:38monsieur,
38:39de dire ça.
38:40Moi,
38:40je ne connais pas
38:40vos parents,
38:41je ne connais pas
38:41vos grands-pères,
38:42je ne jugerai pas
38:43ce qu'ils sont.
38:43Moi,
38:44mon grand-père,
38:44il était résistant
38:45et je suis très fier de lui.
38:47Je suis très fier
38:47d'avoir eu un grand-père.
38:49Ma grand-mère,
38:50elle est morte en 1940.
38:51Mon grand-père,
38:52il était résistant.
38:53Alors,
38:53vos propos
38:54sont inadmissibles.
38:57Inadmissibles.
38:58Moi,
38:58je ne parle pas
38:59de vos grands-parents.
39:00Je ne sais pas
39:01qui sont vos grands-parents
39:02et je m'encontre vous.
39:03Mais c'est inadmissible.
39:05Monsieur,
39:06monsieur le député,
39:10mes chers collègues,
39:11s'il vous plaît,
39:12s'il vous plaît.
39:13Non,
39:13non,
39:14monsieur le député,
39:15vous ne pouvez pas,
39:15non,
39:17monsieur le député,
39:18ça ne se passe pas
39:18comme ça.
39:20S'il vous plaît,
39:21s'il vous plaît,
39:22monsieur le député,
39:23s'il vous plaît.
39:26Monsieur le député,
39:28je fais...
39:29Qu'est-ce que vous voulez ?
39:30Vous avez deux séquences
39:31aujourd'hui,
39:32deux séquences politiques,
39:33une à Perpignan
39:34et une dans l'Assemblée nationale,
39:35qui sont de même nature,
39:38avec des degrés différents.
39:39Et à chaque fois,
39:41c'est...
39:41vous êtes des collabos,
39:43vous êtes des nazis,
39:44donc c'est la dame
39:45qui fait un salut nazi,
39:47et là,
39:47vos ancêtres
39:48étaient des collabos
39:50où on marchait
39:51avec le régime de nazis.
39:53Bon,
39:53si la gauche
39:54n'a qu'à ça
39:55à dire au RN...
39:56Non mais en plus,
39:57attendez,
39:57c'est stupide,
39:58donc il joue sur l'hérédité.
40:00Il a raison de dire
40:00que les Corses
40:01se sont merveilleusement
40:03conduits
40:04pendant la deuxième
40:05guerre de mondial,
40:05mais je ne sais pas,
40:06il n'y est pour rien, lui.
40:07Moi, ce que je sais simplement,
40:08c'est que Laval,
40:10il était socialiste,
40:12Marcel Déat,
40:12il était socialiste
40:13et Doriot était communiste.
40:15Donc,
40:15s'il pouvait moins la ramener,
40:17ça irait mieux.
40:18On peut aussi parler
40:18de la période actuelle,
40:18pardon,
40:19parce que ceux
40:19qui ont fait alliance
40:20avec des collabos
40:21pour se faire élire,
40:22ce sont les socialistes,
40:23parce que les collabos
40:24aujourd'hui,
40:24ce sont les membres
40:25de la France insoumise
40:26qui collaborent
40:27avec des islamistes.
40:27Et simplement rappeler
40:29à ce député
40:29du Parti socialiste
40:30qui dit au rassemblement
40:32les Corses
40:33vous ont toujours rejeté
40:34Marine Le Pen
40:35au second tour
40:35de l'élection présidentielle
40:36de 2022.
40:37Elle a fait 58%
40:38face à Emmanuel Macron.
40:41Pour équilibrer
40:41un peu les choses,
40:43le député ARN en question
40:45a raison de s'insurger
40:46contre ce qu'a dit
40:47le député socialiste
40:48puisque ses grands-parents
40:49ont été résistants.
40:50Mais ce que voulait dire
40:51peut-être le député socialiste,
40:52à mon avis,
40:53c'est plutôt que le ARN
40:54est l'héritier
40:55d'un parti,
40:56le Front National,
40:58créé par des collabos
40:59et des Waffen SS.
41:00Donc ça,
41:00c'est la première chose.
41:01Et la deuxième chose,
41:03sur la Corse,
41:04il se passe des choses
41:05très graves.
41:05Alors justement,
41:06on écoute Pascal-Pierre Garbarini,
41:08c'est pour vous
41:08et vous allez pouvoir
41:09lui répondre.
41:09Parce que lui,
41:10et pour l'autonomie,
41:11il parle du peuple corse,
41:12il était ce matin avec nous,
41:13il est avocat pénaliste.
41:15C'est une catastrophe.
41:16Les téléspectateurs.
41:17Écoutez-le d'abord.
41:18On l'a raconté
41:18c'est une catastrophe.
41:20Écoutez-le d'abord.
41:20Les téléspectateurs
41:21le connaissent,
41:22Pascal-Pierre,
41:22et il donnait son avis
41:24précisément
41:25sur l'examen
41:26du projet
41:27de loi constitutionnelle
41:28visant à accorder
41:29un statut d'autonomie
41:30à la Corse.
41:33Sera inscrit
41:34dans la Constitution
41:35le fait que
41:37la Corse
41:37est une communauté
41:40qui est attachée
41:42où on reconnaît
41:43ses spécificités
41:44et qui a une attache
41:46particulière
41:47à sa terre.
41:49Il n'y a pas
41:50de changement concret
41:51mais c'est symbolique.
41:51C'est symbolique
41:52et moi par exemple
41:53je suis contre
41:53le fait qu'on a écrit
41:54communauté.
41:56Moi je ne suis pas
41:56pour une communauté.
41:57Moi je fais partie
42:00d'un peuple
42:00c'est le peuple corse
42:01ce n'est pas une communauté.
42:02Point barre.
42:03Donc moi la communauté
42:04ça ne me convient pas du tout.
42:05Et je suis contre
42:06la communauté de décembre.
42:07Le mot peuple
42:07avait été en concurrence.
42:08Et le peuple
42:09au départ c'était le peuple
42:10et il y a une décision
42:12du conseil constitutionnel
42:12sous la présidence
42:13de M. Badinter
42:14qui l'avait écartée
42:15et là on a essayé
42:17de remettre
42:18ce mot peuple
42:19et encore une fois
42:20il y a eu un avis
42:21du conseil d'état
42:21qui a demandé
42:22qu'il soit retiré
42:23pour mettre le mot
42:24communauté.
42:25Moi je ne fais pas
42:25partie d'une communauté
42:26je fais partie
42:27du peuple corse.
42:28Point barre.
42:29Ça c'est personnel
42:29c'est mon avis.
42:30Ce qui ne m'empêche pas
42:31d'être français
42:32mais je fais partie
42:33du peuple corse.
42:37J'ai essayé
42:38de redescendre
42:39parce que je trouve
42:39que c'est quelque chose
42:40de très grave.
42:41Ça touche au cœur
42:42même de la République.
42:44La République se définit
42:45par ce qu'est
42:46un citoyen.
42:47La République se définit
42:48pas par rapport
42:49à un peuple.
42:50La République ne se définit
42:51pas par une identité
42:51de genre.
42:52La République ne se définit
42:55pas par rapport
42:55à une identité
42:56linguistique.
42:57Donc c'est vraiment
42:58introduire cet élément
43:00c'est vraiment frapper
43:02je le ressens comme ça
43:03je ne sais pas
43:03comment André Valigny
43:04va agir
43:04mais comme frapper
43:06la République au cœur
43:07et c'est une énorme
43:08responsabilité.
43:10Toutes les îles
43:13méditerranéennes
43:13ont un statut
43:14d'autonomie.
43:15La Sardaigne
43:16toutes les îles
43:16la Sicile
43:17les baléars
43:18On ne va pas parler
43:18de la Sicile
43:18ce qui était intervenu
43:20lorsqu'il y a eu
43:21en effet
43:21ce statut d'autonomie
43:23carte ouverte
43:24pour la mafia.
43:25L'autonomie
43:26oui
43:28le communautarisme
43:28non.
43:29C'est la première fois
43:30qu'on va mettre
43:30le mot communauté
43:31dans la constitution.
43:32C'est énorme.
43:33En plus
43:34cette loi constitutionnelle
43:35est très vague
43:35elle dit que
43:36des lois organiques
43:37préciseront
43:38dans quel domaine
43:38l'autonomie
43:39pourra s'exercer.
43:40C'est très grave
43:41en plus
43:41on parle d'un lien
43:42singulier
43:42d'une communauté
43:43qui a développé
43:44un lien singulier
43:45avec sa terre
43:46une communauté
43:47historique
43:47culturelle
43:48et linguistique.
43:49Il faut remonter
43:49à combien de générations ?
43:51Qu'est-ce que c'est
43:51que ce lien singulier
43:52avec sa terre ?
43:53Les Basques
43:54se sont déjà engouffrés
43:54dans la brèche
43:56ils demandent
43:56la même chose
43:57les Bretons
43:57demandent la même chose
43:58les Alsaciens
43:59vont demander
44:00la même chose
44:00on est en train
44:01d'enfoncer un coin
44:03dans la constitution
44:03c'est très grave
44:04moi je prépare
44:05une tribune
44:05avec des gens
44:06de droite
44:06et de gauche
44:06des républicains
44:08viscéralement attachés
44:09à la République
44:09ça va passer ?
44:11Non
44:11ça ne passera pas
44:12parce que le Sénat
44:13à mon avis
44:13d'abord à l'Assemblée
44:14ça n'est pas sûr
44:14le vote aura lieu mardi
44:15pas sûr que ça passe
44:16à l'Assemblée
44:17même si ça passe
44:18à l'Assemblée
44:18le Sénat
44:19ne le sera pas passé
44:20Vincent Hervouet
44:20Vincent Hervouet
44:21Vincent Hervouet
44:23je prends
44:28c'est même assez flatteux
44:31je vous jure
44:32ne le rappelez pas
44:33il y a eu pire
44:35je suis fatigué
44:37c'est la fin
44:38de l'année
44:40je vous le dis
44:40Gauthier Levret
44:41bonjour Pascal
44:42que vous avez reconnu
44:43bien évidemment
44:44bon on va terminer
44:45cette émission
44:46d'abord en se souvenant
44:47du 18 juin
44:48parce que
44:50c'est un jour important
44:52et on a reçu
44:54tout à l'heure
44:55un écrivain
44:57qui a consacré
44:58un livre
44:59c'est édité d'ailleurs
45:00chez Fayard
45:01à cette aventure extraordinaire
45:03des compagnons
45:04de la libération
45:041038 personnes
45:06et pour être compagnon
45:07de la libération
45:08fallait s'être engagé
45:10très tôt
45:11en 43 ou 44
45:13donc plutôt en 40
45:1541
45:15même plutôt 40
45:16et il fallait avoir fait
45:19des actes
45:21de résistance
45:22il y en a 1038
45:23il y a 4 ou 5 villes
45:24Nantes
45:25est compagnon
45:25de la libération
45:26Grenoble
45:27est compagnon
45:27de la libération
45:32Grenoble
45:33des étrangers
45:34Churchill
45:35et vous savez
45:37que le général de Gaulle
45:38a refusé
45:38que son fils le soit
45:40parce qu'il était son fils
45:41justement
45:41et qu'il ne voulait pas
45:42que ce soit considéré
45:43comme du favoritisme
45:44alors que le fils de Gaulle
45:45l'amiral Philippe de Gaulle
45:46avait toutes les qualités
45:47si j'ose dire
45:48pour être compagnon
45:49de la libération
45:49et je trouve que c'est
45:50une des plus belles épopées
45:52de l'histoire
45:53de France
45:53et elle est finalement
45:55assez peu médiatisée
45:56c'est à dire qu'il n'y a pas
45:56de fiction
45:57il y en a eu en ce moment
45:59sous l'excellent conseil
46:00de Gaulle
46:01je suis allé voir ce film
46:03de Gaulle
46:05ce n'est pas
46:05les compagnons de la libération
46:06il y a l'île de Sein
46:08l'île de Sein
46:09tous les hommes
46:10débarquent de l'île de Sein
46:11c'est les premiers
46:12qui arrivent
46:12de Gaulle n'a personne
46:14et c'est effectivement
46:15l'île de Sein
46:16ils arrivent en parlant
46:17un dialecte breton
46:18et c'est les premiers
46:20si vous voulez
46:20à débarquer à Londres
46:22non pas du tout
46:23non
46:24c'est vrai que
46:25cette épopée
46:26était
46:28bon
46:28il y a 5 femmes
46:29simplement je crois
46:305 femmes
46:31oui
46:32et c'est une épopée
46:34extraordinaire
46:34et la médaille
46:35elle est extraordinaire
46:37elle est d'une beauté
46:38cette médaille
46:39couleur verte
46:40voilà
46:40et il y a des images
46:41très émouvantes
46:42par exemple
46:42quand de Gaulle est mort
46:43Romain Garry
46:44est allé
46:45à Colombay
46:47avec son blouson
46:49d'aviateur
46:49qu'il portait
46:51parce que le général
46:52avait demandé
46:54qu'à son enterrement
46:55il y ait
46:55uniquement des compagnons
46:57de la libération
46:57et quelques amis
46:58je crois
46:59et sa famille
46:59et que son cercueil
47:00soit porté
47:00par les jeunes
47:01de Colombais
47:01exactement
47:02les compagnons
47:03de la libération
47:04et ce qui est extraordinaire
47:06c'est que lui-même
47:07a considéré
47:07que parmi les héros
47:09de la France
47:10il n'y en avait
47:10que 1038
47:12pas beaucoup
47:13pourtant tout le monde
47:14avait résisté
47:16oui
47:17c'est pas beaucoup
47:181038
47:19et évidemment
47:20ça s'est arrêté
47:21en 46
47:21par définition
47:22cet ordre
47:24s'est arrêté
47:26et je vous propose
47:27d'écouter
47:29peut-être
47:30je ne sais pas
47:31si on écoute
47:31l'appel du 18 juin
47:33qui était dit
47:34devant le président Macron
47:35ou si on écoute
47:35simplement
47:36le chant des partisans
47:36vous préférez
47:37écouter le chant des partisans
47:39écoutons le chant des partisans
47:41qui nous prend
47:42qui est celle des droits
47:43qui nous prend aux tripes
47:54ce soir l'ennemi
47:57connaîtra le prix du sang
47:59et des larmes
48:03montez de la mine
48:05descendez des collines
48:07camarades
48:11chantez de la paille
48:13les fusils
48:14la mitraille
48:15les grenades
48:18oh et les tueurs
48:21la panne
48:22et au bouton
48:23tu es vite
48:26oh et saboteur
48:29attention à ton fardeau
48:31dynamite
48:41c'est une image positive
48:42après tout ce qu'on a vu
48:43dans l'émission
48:45c'est notre histoire
48:46et Hubert Germain
48:48est le dernier
48:48il a été enterré
48:50au Mont-Vin-Lérien
48:53et cette histoire
48:54elle est belle
48:55et elle fait honneur
48:56à la France
48:56alors on va parler
48:58de Coluche
48:59avec vous dans une seconde
49:00mais je voulais vraiment
49:01qu'on termine l'émission
49:02par une image
49:03absolument extraordinaire
49:04que j'ai vue
49:05je ne savais même pas
49:06que ça existait
49:06pour tout vous dire
49:07les joueurs de 85 ans
49:09et plus
49:10participent pour la première fois
49:11au championnat de France
49:12au sein du Roland-Garros
49:13Tennis Club
49:14les matchs se déroulent
49:15ce jeudi
49:16sur les cours du stade
49:17vous allez voir
49:19deux personnes
49:20qui s'affrontent
49:22et
49:23elles sont classées 30
49:2530 c'est un excellent
49:26classement
49:28au tennis
49:29excellent classement
49:30et je vais vous donner
49:31leur nom
49:31parce que
49:32ces noms méritent
49:33quand même
49:34me semble-t-il
49:35d'être cités
49:35on va voir d'abord
49:36ils ont 85 ans
49:37mais ils courent plus vite
49:38que vous
49:39ils courent plus vite
49:40que vous
49:41vous sous-estimez toujours
49:42sur le plan sportif
49:44ils courent plus vite
49:45que vous
49:45donc vous allez voir
49:47est-ce qu'on peut voir
49:48l'image
49:49est-ce qu'on va la voir
49:50cette image
49:51voilà
49:52regardez
49:5385 ans
49:5385 ans
49:5485 ans
49:55madame, messieurs
49:56et vous avez
49:57Jean-François
49:58Houllier
49:59classé 30
50:00avec la casquette
50:01il est opposé
50:02à Jean-Pierre Olivier
50:03de Sardin
50:04qui est classé 30
50:05et ça c'était
50:06les demi-finales
50:09et là
50:10ce qui est formidable
50:11avec le tennis
50:12c'est que vous pouvez jouer
50:14j'allais dire
50:15jusqu'au bout
50:16et vous pouvez surtout
50:17ce qui n'est pas si fréquent
50:19progresser
50:20vous pouvez progresser
50:22jusqu'à la fin
50:23alors qu'au football
50:24vous ne pouvez plus jouer
50:25il y a plein de sports
50:25vous ne pouvez plus jouer
50:26donc voilà
50:28donc je sais que vous allez pouvoir
50:30dès l'année prochaine
50:31peut-être
50:31c'est ouvert aux plus de 85 ans
50:33c'est déjà trop tard
50:37c'est formidable
50:38Jusco va se nicher
50:39la jalousie
50:41ça fait peur
50:42vous pourrez jouer
50:43surtout vous pourrez jouer
50:43en duo
50:44donc je trouve
50:45qu'on avait une émission
50:46qui était un peu rude
50:47et qu'on a terminé
50:49par deux images
50:50qui nous ont empli
50:51de bonheur
50:52maintenant on va se souvenir
50:54de Coluche
50:5440 ans
50:5540 ans depuis la disparition
50:56de Coluche
50:57et vous allez voir
50:58ce documentaire
50:59de Guillaume Janton
50:59est formidable
51:00parce qu'il est bourré d'archives
51:01et il va vous montrer
51:02à quel point Coluche
51:03allait loin
51:03oser égratigner tout le monde
51:05se moquer de tout le monde
51:06la question qu'on se posera
51:07pourquoi il n'y a pas de Coluche
51:09aujourd'hui en France
51:10alors sans doute
51:11parce qu'il n'y a pas de
51:12c'est très dur
51:13de trouver un Coluche
51:13un homme de son talent
51:15mais sans doute aussi
51:15parce que l'époque a changé
51:17et qu'aujourd'hui
51:17on ne peut plus
51:18faire ce que Coluche
51:19faisait sur scène
51:20dire ce qu'il disait sur scène
51:21et puis on aura un débat
51:22sur la liberté d'expression
51:23qui sera ponctué
51:24par la venue en plateau
51:25d'Éric Tegner
51:25pour raconter
51:27ce qui s'est passé
51:28parce que j'ai vu
51:28les pudeurs de Maître Valigny
51:30qui ne connaissaient pas le dossier
51:31moi je me suis un peu penché
51:32sur le dossier
51:33c'est-à-dire que c'est
51:34totalement scandaleux
51:35ce qui est arrivé à Éric Tegner
51:36il n'est pas condamné
51:36pour diffamation
51:37puisque ce qu'il a dit
51:38était vrai
51:38on se sert d'une loi
51:39post-Samuel Paty
51:41pour condamner les islamistes
51:42quand ils partent en cabale
51:43contre un professeur
51:43pour éviter qu'ils terminent
51:44décapités
51:45en ciblant un organe de presse
51:47qui a fait un article
51:48sur les avocats
51:50pro-migrants
51:50qui se servent
51:51donc des migrants
51:53pour faire un business
51:54et même
51:54pour des biais politiques
51:56il y avait dans l'article
51:58des avocats
51:59des anciens militants
52:00de la France Insoumise
52:01et donc le simple fait
52:02de nommer des avocats
52:03peut vous valoir
52:046 mois de prison avec sursis
52:0530 000 euros d'amende
52:06et bien si on continue comme ça
52:08c'est intéressant
52:09l'AFP aujourd'hui
52:10cite le juge
52:11qui a jugé Éric Tegner
52:12donc l'AFP a le droit
52:13de citer le juge
52:14qui a jugé Éric Tegner
52:15mais Éric Tegner
52:16n'a pas le droit de citer
52:16des avocats pro-migrants
52:18donc tout ça est absolument incroyable
52:19on en parlera ce soir
52:20le système va mal
52:21mais il se défend bien
52:23je connais bien cette phrase
52:23ne vous liez pas cette phrase
52:25que nous répétons régulièrement
52:26le système va mal
52:28mais il se défend bien
52:29Jean-Marc Lelouch
52:30était à la réalisation
52:31Fred le messager
52:32était à la vision
52:33merci à Jeff
52:34qui était au son
52:35Julien Duourou
52:36était là
52:37Afi Dibourg également
52:38comme Astrig
52:40Yalik
52:40toutes ces émissions
52:41sont à retrouver
52:42sur cnews.fr
52:43demain ce sera Elliot Deval
52:44demain vendredi
52:45samedi dimanche
52:46c'était un bonheur
52:47d'être avec vous
52:47toute la semaine
52:48d'autant que
52:50les téléspectateurs
52:51sont au rendez-vous
52:52tous les soirs
52:53et ils sont là
52:54présents
52:55donc on les remercie
52:56de leur fidélité
52:58ça ne va pas faire plaisir
52:59à tout le monde
52:59mais peu importe
53:01plus ils parlent de nous
53:02plus on marche
53:03peu importe
53:05nous nous voilà
53:06nous pardonnons
53:07à nos ennemis
53:08nous prions pour vous
53:09on est fair play
53:10évidemment
53:11nous prions pour eux
53:13bonne soirée à tous
53:14c'est parti
53:15c'est parti
53:15c'est parti