- il y a 2 heures
Commission des affaires sociales : Enquête sur le modèle économique des crèches et sur la qualité de l’accueil des jeunes enfants au sein de leurs établissements
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:18:08Le premier d'entre eux était au cœur du rapport de la commission d'enquête. Il s'agit du mode
00:18:13de financement des crèches. Le modèle économique actuel, fondé sur la prestation de services uniques, la PSU, a en effet
00:18:20montré ses limites. En privilégiant l'activité au détriment de la qualité, il ne permet pas de financer le maintien
00:18:28des places d'accueil existantes, ni d'envisager une hausse du taux d'encadrement des enfants.
00:18:32Selon les informations que j'ai pu recueillir, la DGCS et la CNAF envisagent deux pistes de travail. Le renforcement
00:18:40du caractère forfaitaire de la PCU ou l'instération d'un financement à l'ETP des crèches.
00:18:48Il me semble que la seconde option est prometteuse, dans la mesure où la masse salariale représente en effet plus
00:18:53de 80% des dépenses de fonctionnement des structures.
00:18:56Un financement reposant sur le nombre de personnels soutiendrait dès lors la qualité d'accueil, dont les professionnels sont les
00:19:03premiers vecteurs.
00:19:03Une réforme du financement pourra accompagner une réflexion sur le système de réservation de berceaux par les employeurs, qui génèrent
00:19:12aujourd'hui des inégalités entre les familles et qui pèsent sur les finances publiques,
00:19:16sans réel pilotage quantitatif ni qualitatif, tant concernant les entreprises bénéficiaires du CIFAM que les acteurs publics, qui réservent eux
00:19:25-mêmes des berceaux au bénéfice de leur personnel.
00:19:27J'insiste, mes chers collègues, sur la question du financement, car le temps presse. La convention d'objectifs et de
00:19:33gestion entre l'État et la CNAF arrive à son terme en 2027.
00:19:37Une réforme du financement doit être décidée et mise en œuvre dans le cadre de la prochaine coge, au risque
00:19:42de perdre 5 ans de plus.
00:19:44Or, je ne suis pas sûr que le secteur puisse se permettre d'attendre la fin de nos tergiversations.
00:19:50La santé économique des crèches est en effet très préoccupante.
00:19:53Dans les crèches financées par la PSU, nous constatons depuis plusieurs années déjà des destructions nettes de places.
00:19:59Les causes sont simples, pénurie de professionnels et baisse de l'activité des structures.
00:20:04Si la dynamique des micro-crèches transparaît encore dans les statistiques, les retours dont je dispose sur le terrain laissent
00:20:10penser que leur développement commence déjà à ralentir.
00:20:14Mon inquiétude est bien celle de la suppression de places d'accueil, alors que les besoins et les attentes des
00:20:19familles restent élevés.
00:20:21Trop de parents sont encore confrontés à une offre d'accueil insuffisante.
00:20:25Ce sera mon dernier point. J'entends des discours parfois résignés face à la baisse de la natalité.
00:20:30Je ne suis pas naïf.
00:20:31Les tendances démographiques ne laissent guère d'espoir quant à une inversion à court terme de la courbe des naissances.
00:20:38Toutefois, cette réalité ne doit surtout pas conduire à mettre de côté la politique familiale.
00:20:42Au contraire, elle nous invite à la réinventer pour correspondre aux attentes des jeunes parents.
00:20:48Or, la politique familiale ne peut pas être résumée à l'accueil en crèche des enfants.
00:20:51C'est tout un écosystème auquel il faut réfléchir.
00:20:54Congés parentaux, offre d'accueil du jeune enfant, scolarisation anticipée, mais aussi allocation familiale ou aide au logement.
00:21:01Loin de nous désengager de ces sujets auxquels, je le sais, nous sommes tous attachés ici.
00:21:05Je formule le vœu que nous puissions employer les prochains mois et travailler afin de garantir aux enfants un accueil
00:21:12de qualité et aux parents des modes de garde favorisant leur maintien dans l'emploi.
00:21:20Merci beaucoup, monsieur le rapporteur.
00:21:22Je vais donc donner la parole aux orateurs de groupe en commençant...
00:21:27Non, je ne commencerai pas par madame Babana.
00:21:29Madame Misoff, pour le groupe EPR.
00:21:34Merci, monsieur le président.
00:21:36Monsieur le rapporteur, chers collègues.
00:21:38Lorsqu'il est question d'accueil du jeune enfant, nous parlons à la fois de la confiance des parents, du
00:21:43travail quotidien des milliers de professionnels et surtout du développement de l'enfant.
00:21:47Je souhaite saluer le travail conduit par notre collègue Thibaut Bazin.
00:21:51Son rapport permet de mesurer le chemin parcouru depuis les travaux de la commission d'enquête de 2024.
00:21:57Son principal enseignement est clair.
00:22:00Des avancées réelles ont été engagées.
00:22:02La mise en place du service public de la petite enfance, le renforcement des contrôles ou encore la publication de
00:22:08référentiels nationaux ont permis de mieux structurer et réguler le secteur.
00:22:13Le rapport rappelle également le rôle essentiel des services de protection maternelle et infantile.
00:22:21C'est pourquoi il est regrettable que la recommandation qui visait à transférer au CAF certains contrôles administratifs ou bâtimentaires
00:22:29n'ait pas été mis en œuvre.
00:22:32Lorsqu'un contrôle ne nécessite ni compétence médicale ni expertise de la petite enfance, il paraît légitime de permettre au
00:22:38PMI de se recentrer sur leur mission de prévention, d'accompagnement et de soutien aux structures.
00:22:46Le rapport souligne enfin que plusieurs défis demeurent.
00:22:49La question du financement reste ouverte.
00:22:53L'attractivité des métiers demeure une préoccupation forte.
00:22:56Et la situation économique du secteur appelle toute notre vigilance.
00:23:02La prochaine convention d'objectif et de gestion de la branche famille en 2027 sera ainsi un rendez-vous décisif.
00:23:09Elle devra permettre d'engager les évolutions nécessaires de notre politique d'accueil du jeune enfant pour les années à
00:23:14venir,
00:23:14en conciliant qualité d'accueil, attractivité des métiers et réponse aux besoins des familles.
00:23:20Je vous remercie.
00:23:22Merci beaucoup.
00:23:23Louis Boyard pour le groupe LFI.
00:23:28Merci beaucoup, Monsieur le Président.
00:23:30Monsieur le Rapporteur, on aura un désaccord de fond.
00:23:34Nous, ce qu'on dénonce, c'est la financiarisation du secteur de la politique d'accueil du jeune enfant.
00:23:39Et ce qu'on voit, c'est que cette financiarisation, c'est elle qui contribue derrière à toutes les maltraitances,
00:23:44que ce soit le manque de nourriture, les bébés qui restent avec une seule couche pendant toute une journée,
00:23:49ou même les mauvaises conditions de travail et les mauvaises rémunérations des salariés
00:23:53qui font bien ce qu'elles peuvent dans une situation qui les dépasse complètement.
00:23:57Dans ce rapport, on observe que cette commission d'enquête, et nous, on ne va pas s'en cacher,
00:24:02on considère que cette commission d'enquête, elle a été un petit peu volée.
00:24:05C'était William Martinet, député insoumis, qui avait déposé la proposition de résolution.
00:24:09Il a été contourné et nous serions allés beaucoup plus loin.
00:24:12Et quand on observe que sur les 73 recommandations,
00:24:1536 ne sont pas mises en oeuvre et seulement 13 partiellement, et pas sur des petits sujets,
00:24:20sur la question du contrôle des crèches, on a peu de garanties sur le contrôle.
00:24:24Par ailleurs, on peut multiplier le nombre de contrôles, ça ne gâche pas la qualité du contrôle.
00:24:29De même, sur la question des normes qualités qui ne sont pas respectées du fait d'une pénurie de personnel,
00:24:33le Conseil d'Etat a même dû annuler la fin des exceptions pour les micro-crèches,
00:24:37tellement la situation est catastrophique.
00:24:39Le référentiel n'est pas appliqué, mais vous l'expliquez bien, monsieur le rapporteur,
00:24:42et il y a un désaccord sur lequel, par contre, quand on lit le rapport,
00:24:46vous vous plaignez du sur-endettement des groupes qui possèdent les crèches privées.
00:24:49Bien sûr, parce que la plupart de ces groupes sont possédés par des fonds de pension
00:24:53qui pratiquent le rachat par endettement.
00:24:55Donc forcément, structurellement, vous avez un endettement,
00:24:58et c'est la financiarisation que l'on dénonce.
00:25:00En revanche, j'ai entendu quelque chose dans votre introduction, monsieur le rapporteur,
00:25:04la CNASH travaille à une réforme de la PSU.
00:25:07Enfin, je ne suis pas certain d'avoir entendu, c'est assez majeur comme annonce.
00:25:11Est-ce que c'est travailler pour la prochaine coge ?
00:25:14Moi, personnellement, pour avoir déjà été rapporteur de la branche famille,
00:25:17j'ai entendu que personne n'avait jamais réussi à réformer la PSU,
00:25:20qu'à chaque fois, les différents ministères avaient demandé à avoir une réforme,
00:25:23que la CNASH l'avait toujours bloquée.
00:25:25Donc, qu'est-ce que vous pouvez nous dire ?
00:25:27Et quelles informations vous avez sur ça ?
00:25:28En tout cas, selon nous, c'est bien de réformer la PSU,
00:25:31mais on vous rassure, dans un an, avec la victoire de Jean-Luc Mélenchon,
00:25:33on aura un service public de la petite enfance.
00:25:35Ça ne nous paraît pas normal que, dès lors que vous avez moins de 3 ans,
00:25:38on ne s'occupe pas vous, que l'État ne l'organise pas structurellement
00:25:41et qu'après 3 ans, ce soit le cas.
00:25:42Mais ne vous inquiétez pas, on va s'en occuper.
00:25:44Mais si d'ici là, on peut avoir une réforme de la PSU,
00:25:46je serais curieux d'avoir de vos nouvelles, monsieur le rapporteur.
00:25:50Merci. Merci beaucoup.
00:25:52Madame Céline Hervieux, pour le groupe socialiste.
00:25:55Merci, monsieur le Président.
00:25:57Monsieur le rapporteur, chers collègues.
00:25:58La commission d'enquête s'est ouverte il y a plus de 2 ans,
00:26:00en pleine crise du secteur de la petite enfance.
00:26:03Et malheureusement, les conclusions des travaux étaient pourtant claires
00:26:06et appelées à des mesures d'ampleur pour sortir de cette crise.
00:26:09Deux ans plus tard, la petite enfance demeure en crise
00:26:11et la crise est profonde.
00:26:13Pour renforcer la qualité d'accueil et la sécurité des enfants,
00:26:16il faut d'abord respecter les professionnels,
00:26:19professionnaliser les métiers, améliorer les conditions de travail.
00:26:21On a parlé de l'attractivité.
00:26:22Alors oui, les attestations d'honorabilité, c'est une bonne chose.
00:26:26Mais ce qu'il faut surtout, c'est améliorer la formation,
00:26:29éviter que les professionnels se retrouvent en sous-effectifs,
00:26:32parce que c'est souvent là qu'arrive malheureusement le pire.
00:26:35Le gouvernement a fait le choix, jusqu'à maintenant,
00:26:38d'une forme de standardisation des pratiques,
00:26:41plutôt que le choix de la formation.
00:26:42Et l'abandon en catimini du décret sur les micro-crèches,
00:26:45il faut quand même y revenir,
00:26:46parce que vous l'avez évoqué rapidement, monsieur le rapporteur,
00:26:49mais c'est vraiment problématique.
00:26:51Qu'on ait reculé, moi je veux bien entendre les problèmes de sous-effectifs,
00:26:55mais on prend le problème à l'envers.
00:26:57Et c'est un recul qui est vraiment regrettable,
00:26:59parce que c'est la santé, la sécurité des enfants qui est en question.
00:27:04Alors on a parlé du financement.
00:27:05Oui, il faut réformer le financement des crèches
00:27:07pour construire un véritable service public de la petite enfance.
00:27:10Vous évoquez des pistes de travail,
00:27:11jusqu'à maintenant, le gouvernement se cachait plutôt derrière la coge
00:27:14en prorogeant les discussions.
00:27:18Alors, s'il y a une discussion sur le financement par ETP,
00:27:21ce sur quoi il faut s'assurer,
00:27:23c'est surtout le respect des ratios d'encadrement,
00:27:26qui déjà sont à la hausse et ne sont pas respectés.
00:27:29Le système de réservation des berceaux,
00:27:31les coups filent, c'est un véritable panier percé.
00:27:33Et pourtant, on continue.
00:27:35Donc pour défendre vraiment le service public de la petite enfance,
00:27:37il faut lutter, ça a été dit,
00:27:38contre la marchandisation du secteur.
00:27:41Je ne mets pas en cause individuellement
00:27:42les professionnels des crèches privées, évidemment,
00:27:44mais c'est le modèle économique que nous questionnons.
00:27:46Et c'est le sens de la proposition de loi
00:27:48que j'avais déposée à l'Assemblée,
00:27:49qui avait été adoptée à l'unanimité, je le rappelle,
00:27:52et dont le gouvernement aurait pu s'emparer,
00:27:54aurait pu se saisir.
00:27:55Et c'est encore possible,
00:27:56donc je fais un appel pour l'instant,
00:27:58il ne l'a pas fait.
00:27:59Les macronistes, pour l'instant,
00:28:00restent malheureusement adeptes du tout marché
00:28:02et du marché partout.
00:28:03Or, le secteur de la petite enfance
00:28:04ne doit pas subir les effets
00:28:06et ni nos enfants, en premier lieu,
00:28:08de la marchandisation.
00:28:10Merci beaucoup, madame la députée.
00:28:11Jérôme Henn, pour la droite républicaine.
00:28:14Oui, merci, monsieur le président,
00:28:15chers collègues.
00:28:17Si des avancées ont eu lieu
00:28:18concernant l'enquindrement normatif
00:28:20et les contrôles dont font l'objet les crèches,
00:28:22il s'agit aujourd'hui de regarder
00:28:23ce qui n'a pas encore été mis en œuvre
00:28:25et qui pourrait être particulièrement positif
00:28:28pour les enfants, leur famille
00:28:29et le personnel qui s'en occupe.
00:28:31Les contrôles ont donc été renforcés
00:28:33à la fois sur l'emploi des fonds versés
00:28:35aux établissements d'accueil du jeune enfant,
00:28:37y compris aux micro-crèches,
00:28:38mais aussi sur le respect des règles
00:28:39et sur la qualité de l'accueil
00:28:40réservé aux enfants.
00:28:42Les départements pointent, en revanche,
00:28:44une difficulté importante,
00:28:45à savoir les moyens insuffisants
00:28:47dont disposent les services de PMI,
00:28:48protection maternelle infantile,
00:28:50face à une charge de travail croissante
00:28:52avec une hausse des signalements
00:28:53et une augmentation du nombre
00:28:54de structures à contrôler.
00:28:55Quelles réponses apporter face à cette situation ?
00:28:58Faut-il définir des critères
00:29:00pour prioriser certains contrôles ?
00:29:01Faut-il élargir les compétences
00:29:03d'autres acteurs pour qu'ils puissent
00:29:04aussi réaliser ces contrôles ?
00:29:06Dans les recommandations,
00:29:08certaines ne semblent pas suffisamment suivies,
00:29:10mais elles impliquent peut-être
00:29:11une charge de travail supplémentaire
00:29:12trop importante et qui pourrait se faire
00:29:14au détriment du temps consacré à l'enfant.
00:29:16Je pense notamment aux livrets
00:29:17de suivi de chaque enfant
00:29:19destinés à être mis à jour régulièrement
00:29:21et que les professionnels
00:29:22se sont apparemment peu appropriés.
00:29:24Il est essentiel de prendre en compte
00:29:25le principe de réalité.
00:29:27Il en va de même pour le régime dérogatoire
00:29:29dont bénéficient les micro-crèches
00:29:30qui a été remis en question par le rapport,
00:29:32notamment concernant le moindre niveau
00:29:34de qualification exagé pour leur personnel.
00:29:37Une étude d'impact a-t-elle été menée
00:29:38pour savoir si les objectifs fixés aux micro-crèches
00:29:40en termes de degrés de qualification
00:29:42de leur personnel étaient susceptibles
00:29:43d'être atteints dans les délais,
00:29:45avec des exigences repoussées au 31 août 2027,
00:29:48ou si des structures allaient devoir réduire
00:29:50leur activité, voire fermées ?
00:29:53Donne-t-on également un titre professionnel
00:29:56à des personnes qui étaient jusque-là
00:29:57considérées comme insuffisamment qualifiées
00:29:59juste pour remplir des quotas,
00:30:01ou leur donne-t-on une vraie formation qualifiante
00:30:03pour renforcer la qualité d'accueil du jeune enfant ?
00:30:06Enfin, le référentiel bâtimentaire
00:30:08définie des exigences applicables aux locaux
00:30:10à l'aménagement intérieur va, quant à lui,
00:30:12entrer en vigueur le 1er septembre 2026.
00:30:14Des professionnels ont souligné
00:30:17des exigences jugées absurdes
00:30:18ou excessivement sécuritaires.
00:30:20Pouvez-vous nous faire part des exemples
00:30:21qui sont remontés et nous dire
00:30:23si certains assouplissements sont prévus ?
00:30:26Merci beaucoup, M. Henrique Davy,
00:30:28pour le groupe écologiste.
00:30:34Merci, M. le Président.
00:30:36L'accès pour toutes et tous
00:30:37à un mode de garde pour les enfants en bas âge
00:30:39avant l'accès en maternelle
00:30:40est un sujet effectivement majeur.
00:30:41Je rappelle les chiffres,
00:30:43il faut qu'on les ait en tête.
00:30:4456% des enfants de moins de 3 ans
00:30:45sont principalement gardés
00:30:47par les parents en journée.
00:30:49Et les deux autres situations
00:30:49les plus fréquentes sont
00:30:50l'accueil en assistante maternelle, 20%,
00:30:52mais, et enfin,
00:30:54dans un établissement d'accueil
00:30:55du jeune enfant, pour 18%.
00:30:57Et en réalité, si les parents avaient le choix,
00:31:00l'accueil en établissement serait plus élevé
00:31:01et notamment, près de 35% le souhaiteraient
00:31:04selon les études qui ont été réalisées.
00:31:06Et ce manque de place,
00:31:08c'est un sujet social majeur
00:31:10et c'est un vrai frein
00:31:10pour le retour à l'accès à l'emploi,
00:31:11pour certains parents
00:31:13et notamment les femmes.
00:31:14Et donc, c'est un sujet
00:31:14d'égalité homme-femme.
00:31:15C'est un sujet de droit à l'enfance,
00:31:17puisque, je reviendrai,
00:31:18mais il y a quand même pas mal de maltraitance.
00:31:20Mais aussi, et ça a été dit,
00:31:21on parle de natalité,
00:31:22mais l'absence de moyens
00:31:23pour garder les enfants
00:31:24conduisent de nombreuses familles
00:31:25à renoncer à avoir des enfants.
00:31:26Et donc, c'est un sujet aussi
00:31:28pour la natalité.
00:31:29Alors, le recours massif
00:31:30aux assistantes maternelles
00:31:31et aux micro-crèches
00:31:32s'est soldé par un échec.
00:31:33C'était la stratégie
00:31:34que les gouvernements successifs
00:31:36ont suivie.
00:31:36Et les scandales se sont multipliés,
00:31:41le cas de ce type-là.
00:31:43Donc, évidemment,
00:31:44on peut améliorer cette situation
00:31:45en améliorant à la fois
00:31:47le recrutement et la formation.
00:31:48C'est ce que détaille votre rapport.
00:31:50Mais la solution,
00:31:51et c'est notre avis
00:31:52au groupe écologiste et social,
00:31:53c'est que, pour vraiment
00:31:55changer les choses,
00:31:56il faut développer
00:31:57un vrai service public
00:31:58de la petite enfance.
00:31:59Notamment, il faut rappeler
00:32:00que le service privé lucratif,
00:32:03ça suffit.
00:32:04Et moi, ma conviction,
00:32:05c'est que ce que nous sommes capables
00:32:07de faire pour la maternelle,
00:32:08et la France a été
00:32:09un des pays pionniers
00:32:11dans cette affaire,
00:32:12nous devons pouvoir le faire
00:32:13pour la petite enfance.
00:32:14Mais pour ça,
00:32:16il faut se donner
00:32:16des objectifs précis,
00:32:18et notamment avec un cahier
00:32:20des charges précis
00:32:21aux collectivités,
00:32:22et à la fois aux services publics
00:32:25et aux associatifs
00:32:27qui sont en charge
00:32:28de ce service,
00:32:29et puis surtout leur allouer
00:32:30des moyens.
00:32:31En réalité,
00:32:31c'est quand même
00:32:32une affaire de moyens.
00:32:33Et donc, je pense que c'est
00:32:35surtout vers ce grand service public
00:32:36de la petite enfance
00:32:37que nous devons aller
00:32:38et que nous devons construire.
00:32:41Merci beaucoup.
00:32:42Sabine Gervais
00:32:43pour Les Démocrates.
00:32:45Merci,
00:32:45Monsieur le Président.
00:32:47Monsieur le rapporteur,
00:32:49chers collègues,
00:32:50permettez-moi tout d'abord
00:32:51de vous remercier,
00:32:53Monsieur Bazin,
00:32:53pour le travail accompli,
00:32:54car il est essentiel
00:32:56que nous puissions
00:32:56mesurer ensemble
00:32:57la réelle prise en compte
00:32:59des conclusions
00:32:59d'une commission d'enquête
00:33:00dans les politiques publiques
00:33:02et, in fine,
00:33:03les améliorations
00:33:04qui y sont apportées.
00:33:05Nous le devons
00:33:06à nos concitoyens.
00:33:08Alors,
00:33:09si nous pouvons nous féliciter
00:33:10d'avancées concrètes
00:33:12concourant à l'amélioration
00:33:13de la qualité d'accueil
00:33:14des enfants
00:33:15et qui ont permise
00:33:16par la mise en œuvre
00:33:17de plusieurs
00:33:18de vos recommandations,
00:33:19notamment en termes
00:33:20de gouvernance,
00:33:22de régulation,
00:33:23de contrôle
00:33:23ou d'évolution
00:33:24réglementaire,
00:33:25il nous faut tout de même
00:33:27demeurer extrêmement vigilants
00:33:28car le chemin
00:33:29est encore très long.
00:33:31En effet,
00:33:32plus de deux ans
00:33:33après la présentation
00:33:34de vos conclusions
00:33:34et même si on ne peut pas
00:33:36nier que celles-ci
00:33:37ont été utiles
00:33:38à la mise en place
00:33:39du service public
00:33:39de la petite enfance,
00:33:41il apparaît malheureusement
00:33:42que de la moitié
00:33:43d'entre elles
00:33:44n'ont pas été mises en œuvre
00:33:45ou seulement partiellement.
00:33:47En particulier,
00:33:48celles relatives
00:33:48au financement
00:33:49des établissements
00:33:50d'accueil du jeune enfant
00:33:51qui est pourtant
00:33:52une question centrale
00:33:53comme vous le notez
00:33:55très justement
00:33:55dans l'avant-propos
00:33:57de votre rapport.
00:33:58On ne peut que le regretter
00:34:00ait appelé de vos voeux
00:34:01une réelle volonté
00:34:02d'avancer concrètement
00:34:03et rapidement
00:34:04sur cette problématique
00:34:06cruciale
00:34:07au regard
00:34:08de la fragilité économique
00:34:09du secteur
00:34:10et des attentes
00:34:11légitimes des parents.
00:34:12Cher Colème,
00:34:14peut-être pouvez-vous
00:34:15mettre cette relative
00:34:16impatience de ma part
00:34:17sur le compte
00:34:17de mes anciennes fonctions
00:34:18d'élu municipales
00:34:20déléguées à la petite enfance
00:34:22voire à celles
00:34:23d'infirmières puricultrices
00:34:24ou encore mères de famille
00:34:26mais je suis convaincue
00:34:27que nous en sommes ici
00:34:28toutes et tous
00:34:29autant impatients
00:34:31quand il s'agit
00:34:31de nos enfants.
00:34:32Dans ces conditions,
00:34:34Monsieur le rapporteur,
00:34:34quelles seraient
00:34:35vos recommandations
00:34:36que nous puissions agir
00:34:37sans plus tarder
00:34:38pour faire avancer
00:34:39ces questions majeures
00:34:41qui détermineront
00:34:42l'avenir
00:34:43du secteur des crèches ?
00:34:46J'ai notamment repéré
00:34:48la qualification du personnel,
00:34:51le taux d'encadrement
00:34:52des enfants
00:34:53qui constitue
00:34:54l'un des principaux vecteurs
00:34:55d'amélioration
00:34:56de la qualité d'accueil
00:34:57dans les crèches
00:34:58et nous ne devons pas
00:35:00remettre en cause
00:35:00ce levier essentiel
00:35:02pour le développement
00:35:03et l'épanouissement
00:35:04des enfants.
00:35:06Il suffit aussi,
00:35:07je pense que c'est important
00:35:08de valoriser les métiers
00:35:09de la petite enfance
00:35:11et puis je crois
00:35:13que le suivi
00:35:14et le contrôle
00:35:15des départements
00:35:16avec l'augmentation
00:35:17des structures,
00:35:19c'est compliqué
00:35:20pour eux
00:35:21d'assurer
00:35:22ce suivi
00:35:23et ce contrôle.
00:35:24Merci.
00:35:25Merci beaucoup.
00:35:26Madame Nathalie Collin-Osternay.
00:35:28Merci, Monsieur le Président.
00:35:30Attends,
00:35:30je donne le micro,
00:35:31c'est bon.
00:35:32Merci, Monsieur le Président.
00:35:34Monsieur le rapporteur,
00:35:35chers collègues,
00:35:36alors je tiens tout d'abord
00:35:37à saluer
00:35:39la qualité de votre rapport
00:35:41sur un sujet aussi essentiel
00:35:42qui concerne la mise en oeuvre
00:35:43des conclusions
00:35:44de la commission d'enquête
00:35:45sur le modèle économique
00:35:46des crèches
00:35:46et sur la qualité d'accueil
00:35:48des jeunes enfants
00:35:48au sein de leurs établissements.
00:35:50Les travaux menés
00:35:51ces dernières années
00:35:51ont permis de mettre en lumière
00:35:52des dysfonctionnements
00:35:53préoccupants
00:35:54dans le pilotage
00:35:55de l'accueil du jeune enfant
00:35:56et dans les contrôles exercés
00:35:58sur certaines structures.
00:36:00Les avancées réalisées
00:36:01depuis lors
00:36:02en matière de gouvernance,
00:36:04d'inspection
00:36:04et d'exigence de qualité
00:36:05sont réelles
00:36:06et doivent être soulignées.
00:36:07Pour autant,
00:36:09votre rapport
00:36:09met en lumière
00:36:10plusieurs sujets
00:36:10de préoccupation,
00:36:12aucune avancée
00:36:12n'ayant été réalisée
00:36:13sur plusieurs points
00:36:14qui sont pourtant essentiels.
00:36:16Le premier,
00:36:17c'est celui
00:36:17des ressources humaines.
00:36:18La pénurie de professionnels
00:36:19continue de peser
00:36:20lourdement
00:36:21sur le secteur
00:36:22et limite aujourd'hui
00:36:23notre capacité
00:36:23à mettre en oeuvre
00:36:24certaines recommandations
00:36:25qui sont pourtant essentielles,
00:36:26notamment en matière
00:36:27de taux d'encadrement.
00:36:29Le deuxième,
00:36:30c'est que
00:36:31si l'on veut évidemment
00:36:32améliorer le taux d'encadrement
00:36:33pour une meilleure qualité d'accueil,
00:36:34il faut modifier
00:36:35le modèle économique
00:36:36de ces établissements,
00:36:37vous le dites très bien.
00:36:38Or,
00:36:38aucune mise en oeuvre
00:36:39de ces recommandations
00:36:40est aujourd'hui effective.
00:36:41La principale source
00:36:42de financement
00:36:43à la prestation
00:36:43de services uniques
00:36:44est basée sur le nombre
00:36:45d'heures facturées,
00:36:46ce qui peut inciter
00:36:47à privilégier
00:36:48la quantité
00:36:49à la qualité.
00:36:50Vous proposez
00:36:51d'aller davantage
00:36:51vers un financement
00:36:52forfaitaire
00:36:53ou sur un financement
00:36:53basé sur le nombre
00:36:54d'équivalents temps plein.
00:36:55cette deuxième option
00:36:56paraît effectivement
00:36:57la plus pertinente
00:36:58puisque vous le dites,
00:37:00la masse salariale
00:37:01représente 80%
00:37:02des dépenses
00:37:02de fonctionnement
00:37:03de ces établissements.
00:37:04Vous rappelez
00:37:05l'urgence de cette réforme,
00:37:06alors pensez-vous
00:37:07encore possible
00:37:08d'assister à une réforme
00:37:09du modèle économique
00:37:11des crèches
00:37:11lors de la prochaine
00:37:12convention d'objectifs
00:37:13et de gestion
00:37:13de la branche famille
00:37:15en 2027 ?
00:37:16Enfin,
00:37:17alors que l'emploi
00:37:18des parents
00:37:18est en très grande partie
00:37:20lié au mode de garde
00:37:21de leurs enfants,
00:37:22mais aussi,
00:37:22nous le pensons,
00:37:24l'augmentation
00:37:24de la natalité.
00:37:26Vous évoquez
00:37:27la destruction de places
00:37:28et la baisse
00:37:29de la capacité d'accueil
00:37:30dans les crèches municipales
00:37:31et associatives
00:37:32financées par la prestation
00:37:34de services uniques.
00:37:35Cela concerne
00:37:35moins les crèches privées
00:37:37et vous constatez
00:37:38une stabilité
00:37:40pour les micro-crèches
00:37:41page.
00:37:42Alors,
00:37:42j'aurais aimé
00:37:43avoir votre analyse
00:37:44concernant justement
00:37:45les causes
00:37:45de ces évolutions différentes.
00:37:47Je vous remercie.
00:37:50Très bien,
00:37:50je crois
00:37:51de n'avoir oublié
00:37:52aucun orateur
00:37:53dont je vais,
00:37:54monsieur le rapporteur,
00:37:55vous donner la parole.
00:37:58Merci,
00:37:59monsieur le président.
00:38:00Merci à tous
00:38:00les orateurs
00:38:01de groupe
00:38:02pour votre intérêt
00:38:05pour ce rapport.
00:38:06Je sais
00:38:06qu'un certain nombre
00:38:07d'entre vous,
00:38:07vous êtes pleinement engagés
00:38:08sur ces questions-là,
00:38:09ayant vous-même
00:38:10mené des travaux.
00:38:12Et c'est important
00:38:14d'avoir un débat de fond.
00:38:15Moi,
00:38:15j'ai essayé
00:38:16d'être le plus objectif
00:38:17possible
00:38:18en ne minimisant rien
00:38:20sur ce qui n'avait pas avancé
00:38:22ou avancé partiellement,
00:38:23mais en même temps
00:38:24en soulignant aussi
00:38:25ce qui avait pu avancer
00:38:26et qui n'est pas forcément
00:38:27toujours lié
00:38:28au périmètre
00:38:29de la commission d'enquête.
00:38:31On est sur un droit
00:38:32de suite
00:38:32d'une commission d'enquête
00:38:34sur les recommandations,
00:38:35en exant de ce périmètre-là,
00:38:36mais j'ai bien conscience
00:38:37que l'approche
00:38:39doit être globale
00:38:39et qu'évidemment,
00:38:41quand on parle des crèches,
00:38:42on doit aussi
00:38:42s'intéresser
00:38:43aux autres modes de garde,
00:38:45notamment aux assistantes familiales
00:38:46et aux modèles d'attractivité,
00:38:48et que des choses se passent
00:38:49dans le contexte environnemental
00:38:51des familles,
00:38:53sur les questions
00:38:53du logement,
00:38:54de la mobilité,
00:38:55de l'emploi.
00:38:57Et je ne le nie pas du tout,
00:38:58mais l'exercice veut
00:39:00que je me concentre
00:39:01sur les recommandations
00:39:03et les suites
00:39:03de la commission d'enquête,
00:39:05sachant que les recommandations
00:39:05n'étaient pas les miennes,
00:39:06mais celles de la rapporteure.
00:39:08Je préfère aussi le souligner.
00:39:11Je partageais un certain nombre
00:39:11de constats,
00:39:12mais je n'étais pas en face
00:39:13sur les 73,
00:39:14mais j'ai fait le travail
00:39:16avec l'aide de Camille Vernada
00:39:18comme administratrice
00:39:19à mes côtés
00:39:19pour pouvoir le faire.
00:39:22Joséphine Mizoff,
00:39:23vous avez évoqué
00:39:24de manière très concrète
00:39:26la question du transfert
00:39:27au CAF
00:39:29des contrôles bâtimentaires
00:39:30et administratifs.
00:39:32Il y a eu une expérimentation.
00:39:34Ce que j'ai auditionné
00:39:35et ce qu'on a pu lire,
00:39:36c'est que tout le monde
00:39:36a salué
00:39:38les échanges
00:39:40d'informations
00:39:41et qu'il faudrait diffuser
00:39:44finalement
00:39:44ces logiques
00:39:45de coopération,
00:39:46mais personne n'a demandé
00:39:47la généralisation.
00:39:49Je vous le livre
00:39:50tel quel.
00:39:51Tout le monde
00:39:52trouve ça intéressant,
00:39:53mais personne ne demande
00:39:53la généralisation.
00:39:55Peut-être que c'est quelque chose
00:39:56à approfondir
00:39:57par rapport à ça.
00:39:58Monsieur Louis Boyard,
00:40:01j'aime toujours débattre
00:40:02avec vous.
00:40:04Parfois,
00:40:05vous manquez
00:40:05un petit peu
00:40:06de mesures
00:40:07ou de nuances,
00:40:09mais je ne sais pas
00:40:12s'il faut remettre en cause
00:40:13la qualité du contrôle.
00:40:15Ce que nous avons auditionné,
00:40:17et je peux vous dire
00:40:18qu'on en a rencontré,
00:40:19y compris sur place,
00:40:21durant la commission d'enquête
00:40:23sur les services PMI,
00:40:25services CAF,
00:40:26on a des professionnels
00:40:27très engagés
00:40:28et je ne peux pas dire
00:40:30qu'il n'y a pas
00:40:30une qualité du contrôle
00:40:31parce qu'on a plutôt
00:40:33des experts
00:40:33qui ont des attentes
00:40:35fortes
00:40:36mais qui parfois
00:40:37se retrouvent
00:40:38pris dans une complexité
00:40:40de situation.
00:40:41D'ailleurs,
00:40:41quel que soit le statut,
00:40:42je le dis
00:40:43parce que vous avez
00:40:44beaucoup évoqué
00:40:44les crèches privées,
00:40:47mais nos échanges
00:40:48et nos travaux
00:40:49ont pu mettre en avant
00:40:49que la question
00:40:50de la qualité d'accueil
00:40:51et du modèle,
00:40:52elle concerne
00:40:54toutes les structures
00:40:54quel que soit le statut.
00:40:56Et que c'est un vrai défi.
00:40:57D'ailleurs,
00:40:58le défi RH
00:40:59d'attractivité
00:41:00concerne toutes les structures
00:41:01quel que soit le statut.
00:41:03et la question du contrôle
00:41:05concerne toutes les structures
00:41:07quel que soit le statut.
00:41:10Et vous avez évoqué aussi
00:41:12les questions
00:41:12des fonds de pension.
00:41:13Alors,
00:41:13je comprends pour
00:41:14l'effet oratoire
00:41:15et vous êtes brillant là-dessus,
00:41:17mais les travaux
00:41:18qu'on avait pu mener
00:41:19ont montré aussi
00:41:20qu'on avait des financements
00:41:21avec un certain nombre
00:41:22de structures publiques.
00:41:23Je pense à la BPI
00:41:25qui intervenait
00:41:26et qui avait exactement
00:41:28les mêmes exigences
00:41:29que les autres fonds
00:41:30qui parfois,
00:41:31vous parliez de pensions,
00:41:32parfois c'est les pensions
00:41:33françaises d'ailleurs
00:41:34qui sont là.
00:41:37On a mené,
00:41:38le but n'est pas
00:41:39de refaire la commission
00:41:40d'enquête,
00:41:41mais on a essayé
00:41:42d'aller vraiment très loin,
00:41:43y compris sur les attentes.
00:41:44Il y a eu un certain nombre
00:41:45de recommandations
00:41:46qui allaient sur des contrôles
00:41:48plus aboutis,
00:41:49mais il fallait les habiliter.
00:41:50Et il y a eu des mesures
00:41:51qui ont permis.
00:41:52Ce que je peux constater,
00:41:53c'est que sur les contrôles,
00:41:54on a été plus vite,
00:41:56plus loin
00:41:56que sur les sujets,
00:41:57par exemple,
00:41:58relatifs à la formation.
00:41:59ou relatifs au financement.
00:42:01Or,
00:42:02on ne va pas se mentir,
00:42:04ça a été dit
00:42:04par Nathalie Collin-Osterlet
00:42:07et Sabine Gervais,
00:42:08il y a un lien
00:42:09entre le modèle économique
00:42:12qui est fragile
00:42:14et qui aujourd'hui
00:42:16nécessite d'être réformé
00:42:17avec l'attractivité
00:42:19des métiers.
00:42:21Alors,
00:42:22sur la question
00:42:23de la CNAF,
00:42:24en disant
00:42:26est-ce qu'on vous a menti
00:42:27quelque chose,
00:42:28est-ce que j'ai eu accès
00:42:28à des données ?
00:42:29Moi,
00:42:29j'ai mené des auditions.
00:42:31Vous êtes d'ailleurs
00:42:32tous invités
00:42:33potentiellement
00:42:34à ces auditions
00:42:36et le retour
00:42:38des personnes
00:42:39habilitées
00:42:39pour me répondre,
00:42:40puisque j'imagine
00:42:41que quand le directeur général
00:42:42de la CNAF
00:42:43est présent,
00:42:45quand on a le directeur
00:42:46de la DGCS,
00:42:48toutes ces personnes
00:42:49ont répondu
00:42:50et le rapport
00:42:51reprend de manière
00:42:53très précise
00:42:54les choses.
00:42:55Page 11.
00:42:58Des travaux
00:42:59concernant le financement
00:43:00des crèches
00:43:01ont commencé
00:43:02en 2025.
00:43:04à l'invitation
00:43:05de plusieurs ministres,
00:43:05la CNAF
00:43:06aurait ainsi participé
00:43:07à des travaux techniques
00:43:08aux côtés
00:43:08de la DSS.
00:43:11On est
00:43:11à un stade
00:43:12balbutiant,
00:43:13parce qu'aujourd'hui,
00:43:14il n'y a pas
00:43:14de travaux
00:43:19de réflexion
00:43:20un peu poussés
00:43:21qui sont menés,
00:43:22mais on ne peut pas dire
00:43:23non plus
00:43:23qu'ils n'ont pas engagé,
00:43:24puisqu'ils ont déjà
00:43:25des pistes de travail.
00:43:26Et donc,
00:43:27moi,
00:43:27je vous ai livré
00:43:28vraiment de manière
00:43:28très transparente
00:43:30ce que j'avais obtenu
00:43:31comme réponse.
00:43:33Et voilà,
00:43:34c'est un point
00:43:36important par rapport
00:43:36à ça.
00:43:37Mais il y a un lien
00:43:38entre le financement
00:43:40et les objectifs.
00:43:41Aujourd'hui,
00:43:42on a multiplié
00:43:43les objectifs.
00:43:45Tous ceux
00:43:45qui ont été,
00:43:46moi aussi,
00:43:47j'ai été élu local,
00:43:49vous connaissez,
00:43:49je sais que certains
00:43:50ont été adjoints
00:43:51dans des communes
00:43:52de taille différente
00:43:53à la petite enfance,
00:43:55les bonus
00:43:55comprendre si on aura
00:43:57le droit au bonus,
00:43:58quel bonus,
00:43:59le bonus handicap,
00:44:00le bonus territoire.
00:44:01Je ne vais pas
00:44:02entrer dans le détail,
00:44:03mais on a multiplié
00:44:04les objectifs.
00:44:06Et aujourd'hui,
00:44:07on a un modèle
00:44:08incompréhensible
00:44:09avec en plus
00:44:10des choses
00:44:10un peu différenciantes
00:44:11entre des structures
00:44:12existantes,
00:44:13des structures nouvelles,
00:44:15avec des clés d'hecture
00:44:16où finalement,
00:44:16le fameux 66% théorique.
00:44:19Nous,
00:44:19on a pris,
00:44:20y compris,
00:44:21les comptes
00:44:22de structures
00:44:23publiques,
00:44:24privées non lucratifs
00:44:25et privées
00:44:26avec de l'analytique.
00:44:27On n'a jamais retrouvé
00:44:28le 66%.
00:44:30Et d'ailleurs,
00:44:31dans les auditions
00:44:32qu'on a pu mener
00:44:33pour eux-mêmes,
00:44:35on dit que les parts
00:44:36de financement
00:44:37et des terres financeurs
00:44:38avaient pu évoluer aussi.
00:44:39Et CAF plus famille,
00:44:41on voit bien
00:44:42qu'on est en deçà
00:44:46des 66% théoriques.
00:44:47Et donc finalement,
00:44:48le modèle théorique
00:44:49ne se vérifie pas.
00:44:50et c'est quand même
00:44:51un élément
00:44:52qui n'est pas négligeable
00:44:53par rapport à ça.
00:44:55On était aujourd'hui
00:44:57sur 45,5% CAF,
00:45:0034% collectivité locale.
00:45:01On voit bien
00:45:02que la part des familles
00:45:03est passée de 19 à 16
00:45:04et des entreprises
00:45:05de 3 à 4%.
00:45:07Voilà les éléments
00:45:08qui nous avaient été donnés.
00:45:09Moi,
00:45:09je vous les livre,
00:45:10exactement.
00:45:11Donc,
00:45:11on voit bien
00:45:11qu'il y a des variations
00:45:12dans le modèle.
00:45:13Et sachant que les coûts
00:45:15de structures,
00:45:16parce que beaucoup
00:45:16de choses circulent,
00:45:17le coût des places,
00:45:20tout dépend si on prend
00:45:21aussi l'immobilier
00:45:22ou pas dedans.
00:45:23Mais au global,
00:45:25on avait des coûts de place
00:45:26dans le privé lucratif
00:45:28qui étaient plutôt
00:45:29autour de 20 000 euros,
00:45:30des coûts de place
00:45:31en public un peu moindres,
00:45:34exactement,
00:45:3613 000,
00:45:3714 000
00:45:37qui ont tendu,
00:45:38qui ont un peu progressé
00:45:42et on tangente
00:45:44ce coût moyen.
00:45:44Mais il n'y a pas eu
00:45:45de réforme du modèle
00:45:46qui a permis
00:45:47de revoir
00:45:48les questions là.
00:45:50Et je le dis
00:45:51parce que c'est un élément
00:45:52qui est assez important
00:45:54par rapport
00:45:54au point
00:45:55que vous avez mentionné.
00:45:58Madame Céline Hervieux,
00:46:00vous avez évoqué
00:46:03la question
00:46:04de la formation
00:46:07et ce qui est apparu,
00:46:10c'est qu'on avait
00:46:11un certain nombre
00:46:11de professionnels
00:46:12qui aspiraient
00:46:14à des validations
00:46:15des acquis
00:46:16par l'expérience
00:46:18avec des difficultés
00:46:19pour les jurys
00:46:21d'être organisés
00:46:22dans les temps
00:46:23et pour ces professionnels,
00:46:24un besoin impérieux
00:46:25d'être accompagnés
00:46:28pour franchir le pas
00:46:31parce que c'est souvent
00:46:32des professionnels
00:46:33dont la compétence
00:46:34est reconnue
00:46:36et le constat
00:46:37qu'on a pu observer,
00:46:38c'est qu'il y a
00:46:40tout un travail
00:46:41et ce n'est pas
00:46:42parce qu'on reporte
00:46:42d'un an,
00:46:43je le dis à titre personnel,
00:46:45que si on ne met pas
00:46:47en place
00:46:47l'accompagnement
00:46:48de ces professionnels
00:46:49pour réussir
00:46:51ces jurys de VAE,
00:46:52parce que certaines,
00:46:54surtout des femmes,
00:46:56n'ont pas toujours
00:46:56été habituées
00:46:57à passer devant des jurys,
00:46:59donc il y a un vrai travail
00:47:00et en plus
00:47:01sur la programmation
00:47:02des jurys
00:47:03parce qu'on a quand même
00:47:04un sacré volume
00:47:05à pouvoir passer.
00:47:11Et le décret,
00:47:13vous vous indiquez,
00:47:14il a été passé
00:47:15sous les radars.
00:47:16Moi, je vous avoue
00:47:16que comme j'ai mené
00:47:17les auditions au printemps,
00:47:19dans toutes les auditions,
00:47:20ça a été évoqué.
00:47:21Donc je ne l'ai pas découvert
00:47:22puisque dans les auditions,
00:47:23ça avait été indiqué
00:47:25et c'était précisé
00:47:26sous condition d'inscription
00:47:29des salariés
00:47:30vers la VAE.
00:47:31Il y a eu,
00:47:32en vue du décret,
00:47:33des consultations obligatoires.
00:47:35Donc je pense
00:47:36que le secteur
00:47:37a été concerté aussi
00:47:38par rapport
00:47:39à cette question-là
00:47:41et qui ne remet pas
00:47:42tout en cause
00:47:42parce qu'il y a
00:47:43un certain nombre
00:47:43d'items
00:47:44qui étaient
00:47:45dans les exigences
00:47:47attendues,
00:47:48notamment que
00:47:50le référent technique
00:47:52ne puisse pas
00:47:53finalement être partagé.
00:47:55On a uniquement
00:47:56un report
00:47:57sur la question
00:47:58de la VAE
00:47:59mais les autres
00:48:01attendus
00:48:01sont toujours
00:48:02mis en oeuvre
00:48:03dans le même calendrier.
00:48:04Je tiens à le préciser
00:48:05pour être précis.
00:48:07Le sujet
00:48:08de la pénurie
00:48:09que vous avez évoquée
00:48:10et puis
00:48:11d'autres l'ont évoquée
00:48:12aussi,
00:48:13je pense,
00:48:15à Jérôme N.
00:48:18On a aujourd'hui
00:48:1913 700
00:48:21équivalent en plein
00:48:22vacants.
00:48:2413 700.
00:48:25Il y a eu
00:48:26une enquête
00:48:26pénurie
00:48:28dont 6 300
00:48:30depuis plus
00:48:31de trois mois.
00:48:32C'est des chiffres
00:48:33très concrets.
00:48:34Vous imaginez
00:48:35166 000
00:48:36professionnels,
00:48:3713 700
00:48:38vacants
00:48:38dont 6 300
00:48:40plus de trois mois.
00:48:41On a même été
00:48:41dans le questionnement
00:48:43qu'on a pu avoir
00:48:44sur la répartition
00:48:46géographique.
00:48:47et sur la répartition
00:48:49géographique,
00:48:51on a une grande partie
00:48:52en Ile-de-France
00:48:53puisque 27 %
00:48:56des emplois
00:48:57sont en Ile-de-France
00:48:58de ces postes vacants
00:48:59et ça représente
00:49:0046 % des ETP.
00:49:02Ce qui n'est quand même
00:49:03pas rien
00:49:03au total.
00:49:07Donc 14 %
00:49:09parce qu'on est à 8,3 %
00:49:11au niveau national
00:49:12sur les postes vacants
00:49:13mais ça monte
00:49:14à 14 %
00:49:15en Ile-de-France.
00:49:17puisqu'on a des situations
00:49:19de tensions
00:49:19qui sont plus fortes
00:49:20avec, y compris
00:49:21quel que soit d'ailleurs
00:49:22le statut,
00:49:23j'insiste aussi là-dessus,
00:49:25que ce soit des crèches
00:49:25publiques
00:49:26ou privées
00:49:27ou privées
00:49:27non lucratives
00:49:28qui ont gelé
00:49:31des berceaux
00:49:32ou des sections
00:49:33de berceaux
00:49:33parce que parfois
00:49:34dans des crèches
00:49:34on fonctionne
00:49:35par section.
00:49:38Jérôme N,
00:49:39vous évoquez
00:49:40un sujet très intéressant
00:49:42sur le livret
00:49:43de suivi
00:49:45des enfants
00:49:46et je pense
00:49:48que c'est quelque chose
00:49:49qui est intéressant
00:49:51et puis après
00:49:51vous avez évoqué aussi
00:49:52la question
00:49:54des référentiels
00:49:54avec des exigences
00:49:56absurdes
00:49:58très bâtimentaires
00:49:59et déconnectées.
00:50:01Je ne vais pas
00:50:02vous contredire
00:50:03sur le terrain
00:50:06puisqu'on a été
00:50:07dans plusieurs départements
00:50:09on l'a observé
00:50:11avec parfois
00:50:12des réinvestissements
00:50:15où on se demandait
00:50:16si la qualité d'accueil
00:50:18allait être au rendez-vous
00:50:20mais c'est des travaux
00:50:21prescrits
00:50:21et il y a eu
00:50:22une confusion
00:50:24du référentiel
00:50:25qui finalement
00:50:26s'appliquait à tous
00:50:27que ce soit
00:50:28une structure existante
00:50:29ou une structure nouvelle
00:50:31et c'était dommageable
00:50:33pour les structures existantes
00:50:34parce que parfois
00:50:35on avait
00:50:35des espaces qualitatifs
00:50:37parfois plus d'espaces
00:50:38d'ailleurs
00:50:38dans les structures existantes
00:50:41et on s'est retrouvé
00:50:42à faire des travaux
00:50:43où la qualité d'accueil
00:50:44n'était pas au rendez-vous.
00:50:46Là
00:50:46vous avez évoqué
00:50:48le nouveau référentiel
00:50:50mais c'est un sujet
00:50:51qu'on a vu
00:50:52pendant la commission d'enquête
00:50:53et qu'on a
00:50:54re-mentionné
00:50:56dans les travaux
00:50:57de suivi.
00:50:58Vous avez posé
00:50:59la question
00:51:00est-ce qu'on arrive
00:51:01à une vraie formation
00:51:01qualifiante ?
00:51:02Et les travaux
00:51:03de la commission d'enquête
00:51:04avaient dit
00:51:04il y a un trou
00:51:05dans la raquette
00:51:05souvent dans les raquettes
00:51:06il y a plusieurs trous
00:51:07mais là il y a un trou
00:51:08dans la raquette
00:51:09si je peux reprendre
00:51:09l'expression
00:51:10en fait il manquait
00:51:11un diplôme
00:51:12dans la filière éducative
00:51:14entre le CAP
00:51:17et le JE
00:51:17Bac plus 3
00:51:19et donc ça
00:51:20voilà
00:51:20il y a un chemin
00:51:22qui a été décrit
00:51:23maintenant c'est toute
00:51:24la mise en oeuvre
00:51:25parce qu'il faut accompagner
00:51:26et on ne va pas se mentir
00:51:27on regarde les crèches
00:51:28où il y a une pénurie
00:51:29je viens de vous la décrire
00:51:30mais dans le même temps
00:51:31on a les assistantes maternelles
00:51:33qui ne font pas l'objet
00:51:34de la commission d'enquête
00:51:35mais où plus de la moitié
00:51:36potentiellement
00:51:38vont quitter l'emploi
00:51:39partir à la retraite
00:51:39d'ici 2030
00:51:41et on voit bien
00:51:42que les
00:51:44perspectives
00:51:45de recrutement
00:51:46de nouvelles assistantes maternelles
00:51:47si je peux m'exprimer ainsi
00:51:49ne sont pas forcément
00:51:50au rendez-vous
00:51:50tous ceux qui sont
00:51:51conseillers départementaux
00:51:52le voient bien
00:51:52et on n'arrive pas non plus
00:51:54au niveau des conseils régionaux
00:51:56à armer au niveau
00:51:57des formations
00:51:58pour tous les métiers
00:51:59qui trouveraient preneur
00:52:02demain
00:52:03donc il y a un sujet
00:52:04d'attractivité des métiers
00:52:05ça a été évoqué aussi
00:52:06par d'autres
00:52:07juste après
00:52:08je pense à Savine Gervais
00:52:09à Nathalie Collin-Osterlet
00:52:12et ça renvoie
00:52:14à la question du modèle
00:52:14et vous avez raison
00:52:15par rapport à ce point là
00:52:18Enric Davy
00:52:19c'était presque ma conclusion
00:52:22puisque vous mentionnez
00:52:23ça va beaucoup plus loin
00:52:25que seulement la question
00:52:26de la qualité
00:52:28du modèle économique
00:52:29des crèches
00:52:30derrière on a l'enjeu
00:52:32de l'égalité homme-femme
00:52:34j'ai fait une mission
00:52:35d'information
00:52:35sur les congés parentaux
00:52:36avec notre collègue
00:52:40socialiste
00:52:41Céline Thibault-Martinez
00:52:43on l'a constaté
00:52:44il y a parfois
00:52:46un recours
00:52:47au congé parental
00:52:48qui est subi
00:52:49et non choisi
00:52:51et d'ailleurs
00:52:51on a besoin
00:52:52d'approfondir ces études
00:52:53parce qu'on manque de données
00:52:54y compris l'adresse
00:52:55sur l'approche qualitative
00:52:57des choix
00:52:57parce qu'on a beaucoup
00:52:58été le pays du libre choix
00:52:59mais en fait en réalité
00:53:00quand on commence à discuter
00:53:02parfois qu'on n'a pas
00:53:03la solution d'accueil
00:53:04ou qu'on n'a pas
00:53:05la solution d'accueil adaptée
00:53:06et les travaux menés
00:53:07par Sylvie Bonnet
00:53:08sur la réforme du CMG
00:53:09ont montré aussi
00:53:10que la question
00:53:11du reste à charge
00:53:12amenait à des choix
00:53:13et des comportements
00:53:15relatifs au travail
00:53:16qui n'étaient pas forcément
00:53:17choisis
00:53:18mais subis
00:53:19dans les équations
00:53:20qui sont données
00:53:20et le renoncement
00:53:21à avoir des enfants
00:53:22parce que c'est compliqué
00:53:23et qu'on se projette
00:53:25en disant
00:53:25est-ce que j'ai un logement adapté
00:53:26est-ce que j'ai
00:53:27voilà
00:53:28mais le diagnostic
00:53:29que vous posez
00:53:30en disant
00:53:30c'est une question de moyens
00:53:32oui
00:53:32et d'ailleurs on a une branche famille
00:53:34qui est une des rares
00:53:35en excédent
00:53:36on l'a fait dans notre commission
00:53:37monsieur le président
00:53:38il y a deux semaines
00:53:39un petit excédent
00:53:40et les perspectives
00:53:41à 2029
00:53:43sont plutôt très positives
00:53:45mais pour une mauvaise raison
00:53:47c'est parce que
00:53:47la natalité
00:53:48baisse de manière forte
00:53:50mais ce qui doit surtout
00:53:51nous interpeller
00:53:52c'est que
00:53:53le désir d'enfant
00:53:56reste
00:53:57notamment
00:53:57pour certaines tranches d'âge
00:53:58important
00:53:59c'est pas le cas
00:54:00sur toutes les tranches d'âge
00:54:01mais sur certaines
00:54:02mais qui ne se réalise pas
00:54:05et donc notamment
00:54:06sur les parents
00:54:07de 30 à 40 ans
00:54:08le désir d'enfant
00:54:09est le même
00:54:10à plus de deux enfants
00:54:12mais il ne se réalise pas
00:54:13et donc
00:54:14il nous revient
00:54:15de se poser les questions
00:54:16de
00:54:17pourquoi il ne se réalise pas
00:54:18comment on peut aider
00:54:20si c'est une attente
00:54:21des personnes concernées
00:54:22pour celles qui le souhaitent
00:54:23ceux qui le souhaitent
00:54:27Sabine Gervais
00:54:27vous parlez d'impatience
00:54:30un certain nombre d'ici
00:54:31sont là depuis quelques années
00:54:33on est souvent impatient
00:54:35et c'est très frustrant
00:54:36c'est d'autant plus frustrant
00:54:38que la coge
00:54:39elle fige un peu
00:54:40pendant 5 ans
00:54:41les choses
00:54:42et qu'aucun de nous
00:54:43ne siège à la CNAF
00:54:46la coge
00:54:47n'est pas habilité ici
00:54:48n'est pas ratifiée ici
00:54:50ce qui renvoie
00:54:52une question
00:54:52on a dans cette commission
00:54:55enfin il y a eu
00:54:56la commission d'enquête
00:54:58sur les écarts
00:54:59sur les comptes
00:55:00de la sécurité sociale
00:55:01et une des recommandations
00:55:02c'est qu'on ait
00:55:03un droit de regard
00:55:03sur les coges
00:55:05je pense que c'est intéressant
00:55:06et je pense
00:55:07qu'il faut qu'on regarde
00:55:09dans ce rôle là
00:55:10parce que sinon
00:55:10on est responsable
00:55:11de tous les maux ici
00:55:13mais on n'a pas
00:55:14un droit de regard dessus
00:55:16ça participe
00:55:17à notre irresponsabilité
00:55:19collective
00:55:21sur la
00:55:21alors
00:55:22vous me dites
00:55:23est-ce que j'ai des pistes
00:55:25pour le modèle économique
00:55:26vial
00:55:26est-ce qu'il y a des raisons
00:55:27d'espérer
00:55:27je pense que l'espoir
00:55:29fait vivre
00:55:31j'espère un nouvel horizon
00:55:32en 2027
00:55:33pour la politique familiale
00:55:35et ça passe ça
00:55:35pour la prochaine coge
00:55:37voilà
00:55:38et je vois que le président
00:55:39a le sourire
00:55:40sur ce point là
00:55:46sur la différence page PSU
00:55:49effectivement
00:55:51on a eu
00:55:52on a eu une croissance
00:55:54page
00:55:56plus importante
00:55:57parce que
00:55:58le dispositif
00:55:59est beaucoup plus simple
00:56:01le dispositif PSU
00:56:03demande un tiers financeur
00:56:04et on a vraiment été
00:56:06dans ce questionnement là
00:56:07pour comprendre
00:56:08les évolutions
00:56:10et ça a vraiment
00:56:12interpellé
00:56:13ceux qui étaient
00:56:15interrogés
00:56:15y compris sur
00:56:16l'amorçage
00:56:17et on se pose
00:56:18la question de la pertinence
00:56:19d'un fonds d'amorçage
00:56:20parce qu'il y a un vrai besoin
00:56:21de trésorerie au départ
00:56:23surtout que la CAF
00:56:25finance les structures
00:56:26je pense que les collectivités
00:56:26qui gèrent des structures
00:56:27ou des créations de place
00:56:29on liquide
00:56:31alors le CTG
00:56:32mais a posteriori
00:56:33ce qui demande
00:56:34quand on crée une structure
00:56:35ou qu'on l'étend
00:56:36de pré-financer
00:56:39avec ce que ça représente
00:56:40et vous connaissez
00:56:42les tensions budgétaires
00:56:43dans les collectivités
00:56:44mais alors même
00:56:45dans le secteur privé
00:56:46non lucratif
00:56:47un certain nombre
00:56:48de mouvements familiaux
00:56:49qu'on avait interrogés
00:56:50nous disent
00:56:50mais c'est compliqué
00:56:51parce que finalement
00:56:51parfois
00:56:53heureusement
00:56:53qu'on a même interrogé
00:56:55par exemple des ADMR
00:56:56des associations locales
00:56:57qui géraient
00:56:58des aides à domicile
00:56:59etc
00:56:59finalement en trésor
00:57:01c'était la trésor
00:57:01de l'association locale
00:57:02qui finalement
00:57:05amorçait
00:57:05le financement
00:57:06de la structure
00:57:07petite enfance
00:57:08ce qui doit nous interroger
00:57:09moi je pense
00:57:11que la question
00:57:11du fonds d'amorçage
00:57:12pourrait être
00:57:14une piste
00:57:15intéressante
00:57:18merci
00:57:19non non
00:57:19mais merci
00:57:20de ces réponses
00:57:20très détaillées
00:57:21comme on a un peu de temps
00:57:23et qu'on a encore
00:57:25deux de nos collègues
00:57:26qui veulent prendre la parole
00:57:27je leur donne bien volontiers
00:57:28madame Simonnet
00:57:29et monsieur Boyard
00:57:30dans cet ordre là
00:57:31allez-y
00:57:32oui merci
00:57:33monsieur le président
00:57:34merci monsieur le rapporteur
00:57:36moi je me souviens
00:57:37des
00:57:38des premières manifestations
00:57:39et grèves
00:57:40du collectif
00:57:41pas de bébé à la consigne
00:57:42c'était en 2010
00:57:42et ce collectif
00:57:44pas de bébé à la consigne
00:57:45suivi de manière
00:57:46très unitaire
00:57:47alerté en disant
00:57:48tout se tient
00:57:49un
00:57:49le sous-financement
00:57:50ça amène à de la
00:57:51sous-qualification
00:57:52de la sous-reconnaissance
00:57:53et du coup il n'y a pas d'activité
00:57:55pas d'attractivité
00:57:56on est en sous-effectif
00:57:57on est en sous-effectif
00:57:58du coup ça met
00:57:59une situation potentielle
00:58:01de maltraitance institutionnelle
00:58:03sur les enfants
00:58:04on est face à une politique publique
00:58:06qui permet de répondre
00:58:07à l'enjeu féministe
00:58:08d'émancipation des femmes
00:58:09qui permet
00:58:10de répondre
00:58:11à un enjeu
00:58:11enfantiste
00:58:12sur la socialisation
00:58:13des tout-petits
00:58:14qui permet par ailleurs
00:58:16de créer de l'emploi
00:58:17et de créer
00:58:17du service public
00:58:18et de la qualification
00:58:20et de la formation
00:58:22et on est au point mort
00:58:23il a fallu quand même
00:58:25un rapport
00:58:25d'une commission d'enquête
00:58:27vous avez fait le rapport
00:58:28pour voir
00:58:28si les recommandations
00:58:30sont appliquées
00:58:31ce qu'on comprend
00:58:32c'est qu'en fait
00:58:32pour l'instant
00:58:33quasiment rien ne bouge
00:58:34tout le monde est de plus en plus
00:58:35conscient mais rien ne bouge
00:58:37en 2023
00:58:38l'IGAS sur la question
00:58:39du financement
00:58:39disait déjà
00:58:40que le financement
00:58:41via la prestation
00:58:42de services uniques
00:58:43avait mis sous tension
00:58:44les établissements
00:58:45donné aux professionnels
00:58:46le sentiment de s'engager
00:58:47dans une logique
00:58:48de remplissage
00:58:49plutôt que d'accompagnement
00:58:50il avait rigidifié
00:58:51les relations avec les familles
00:58:52pour des résultats modestes
00:58:53en termes d'occupation
00:58:54des structures
00:58:54bref
00:58:55donc on voit bien
00:58:56que l'IGAS disait
00:58:58en 2023
00:58:58qu'il fallait des conventions
00:58:59pluriannuelles
00:59:00d'objectifs et de moyens
00:59:01ce que disait
00:59:02pas de bien la consigne
00:59:02en 2010
00:59:04et on est toujours
00:59:05au même point mort
00:59:05nous sur Paris
00:59:06on est confronté
00:59:07à une situation catastrophique
00:59:08alors qu'il y a une politique
00:59:09volontariste de la ville
00:59:10sur la création
00:59:11de structures
00:59:12de la petite enfance
00:59:13il y a une difficulté
00:59:14de recrutement
00:59:14donc on a des crèches
00:59:15où un certain nombre
00:59:16de berceaux
00:59:17restent vacants
00:59:18parce qu'on n'a pas le personnel
00:59:19et en même temps
00:59:20on se retrouve avec
00:59:21la structure
00:59:22de la fondation
00:59:23des oeuvres
00:59:23de la Croix Saint-Simon
00:59:24qui ont notamment
00:59:2534 crèches
00:59:27et pas que
00:59:27parce qu'ils ont aussi
00:59:28des centres de santé
00:59:29et d'autres structures
00:59:30pour 1500 places d'accueil
00:59:32et bien qui sont en situation
00:59:34de cessation d'activité
00:59:35le gouvernement
00:59:36ne répond à aucun
00:59:37de nos courriers
00:59:37nous députés ici
00:59:39on est dans une situation
00:59:40où il renvoie
00:59:41la padate chaude
00:59:42sur la ville
00:59:43dans le cadre
00:59:44d'une procédure
00:59:47au tribunal
00:59:48du commerce
00:59:48qui va faire
00:59:49une vente
00:59:49à la découpe
00:59:50de la structure
00:59:51et on se rend compte
00:59:51qu'en fait
00:59:53les ARS
00:59:54sur les centres de santé
00:59:55n'ont rien contrôlé
00:59:56la CAF aurait pu être prête
00:59:59à aider
01:00:02la reprise
01:00:02et un plan
01:00:03de redressement
01:00:04mais en fait
01:00:05rien n'a été fait
01:00:05dans ce sens là
01:00:06on va tout de suite
01:00:07en liquidation
01:00:08donc moi
01:00:08je veux vraiment
01:00:08coup de gueule
01:00:09on est sur un sujet
01:00:11majeur
01:00:11qui devrait être
01:00:12une priorité
01:00:13surtout avec la prise
01:00:14de conscience
01:00:14des problématiques
01:00:15de violences physiques
01:00:16et sexuelles
01:00:16surtout petits
01:00:17il serait temps
01:00:18que le gouvernement
01:00:18se bouge
01:00:19merci
01:00:19si ce rapport
01:00:20peut y contribuer
01:00:21que l'ensemble
01:00:22de nos coups de gueule
01:00:23y contribue
01:00:25merci beaucoup
01:00:26Louis Beuillard
01:00:28merci beaucoup
01:00:29monsieur le président
01:00:29ma collègue Simonnet
01:00:31a bien résumé
01:00:32le problème structurel
01:00:33que nous rencontrons
01:00:34et par ailleurs
01:00:35j'ai le sentiment
01:00:35que sur tous les bancs
01:00:36on est d'accord
01:00:37pour dire qu'il y a un problème
01:00:37qui est structurel
01:00:38c'est pour ça d'ailleurs
01:00:39monsieur le rapporteur
01:00:40que j'étais critique
01:00:41sur la question des contrôles
01:00:42parce que c'est bien beau
01:00:43de contrôler
01:00:44mais si vous contrôlez
01:00:44un système
01:00:45qui est structurellement défaillant
01:00:47à la fin
01:00:47vous arrivez à la conclusion
01:00:48à laquelle on arrive
01:00:49toutes et tous
01:00:49c'est que c'est structurellement défaillant
01:00:51et par ailleurs
01:00:52monsieur le rapporteur
01:00:53vous m'avez fait dire
01:00:53que je critiquais
01:00:55les personnels
01:00:55qui effectuaient les contrôles
01:00:56non ce n'est pas vrai
01:00:57mais quand vous avez
01:00:58les deux tiers
01:00:59des départements
01:01:00qui vous disent
01:01:00qu'ils ont accru les contrôles
01:01:01très bien
01:01:02on a fait davantage de contrôles
01:01:03mais si jamais
01:01:04vous n'avez pas eu
01:01:06une augmentation
01:01:07du personnel
01:01:07qui effectue les contrôles
01:01:08ça veut dire
01:01:09que vous avez fait
01:01:09plus de contrôles
01:01:10mais qu'ils ont duré
01:01:11moins longtemps
01:01:12et que peut-être
01:01:12vous avez réduit
01:01:13sur la qualité
01:01:13et on a raison
01:01:14de s'interroger
01:01:15sur ces sujets
01:01:16par ailleurs
01:01:16encore une fois
01:01:17monsieur le rapporteur
01:01:18ne dites pas
01:01:19que c'est des effets
01:01:20d'art oratoire
01:01:20quand on parle
01:01:21de la question
01:01:21des fonds de pension
01:01:22vous nous parlez
01:01:23de la BPI
01:01:24oui la BPI
01:01:24a participé une fois
01:01:26en 2016
01:01:26et c'était quelques pourcents
01:01:28j'ai regardé le maximum
01:01:28il me semble
01:01:29c'est entre 8 et 10%
01:01:30alors qu'on a quand même
01:01:31une question
01:01:32qui est structurelle
01:01:33sur People and Baby
01:01:35et Maisons Bleues
01:01:36qui sont possédés
01:01:37par des fonds de pension
01:01:38qui sont étrangers
01:01:38et ça représente
01:01:39la moitié des crèches privées
01:01:40et le seul secteur
01:01:42dans les crèches
01:01:42qui est en dynamique
01:01:43c'est pas le public
01:01:44c'est le privé
01:01:45donc oui
01:01:45on a une question
01:01:46sur la question
01:01:47des fonds de pension
01:01:47notamment dans votre rapport
01:01:49vous vous plaignez
01:01:50de l'endettement
01:01:50faut pas s'étonner
01:01:51de l'endettement
01:01:51parce que les fonds de pension
01:01:54notamment pratiquent
01:01:54le rachat par l'endettement
01:01:56et donc là
01:01:56on arrive sur
01:01:57le problème structurel
01:01:59de l'autre problème structurel
01:02:00qui est la financiarisation
01:02:01et c'est pour ça
01:02:02que nous on vous dit
01:02:03qu'on doit faire
01:02:04un service public
01:02:05mais un immense
01:02:06service public
01:02:07parce que la garde
01:02:08des enfants
01:02:08ne doit pas être
01:02:09une marchandise
01:02:10et enfin
01:02:11je le dis pour
01:02:12tous les collègues
01:02:12de cette commission
01:02:13je le dis pour
01:02:14monsieur le rapporteur
01:02:15et je le dis aussi
01:02:16pour monsieur le président
01:02:17et je le dis particulièrement
01:02:18pour monsieur le rapporteur
01:02:19parce qu'on ne parle pas
01:02:19qu'à quelqu'un
01:02:20qui nous rapporte
01:02:21le rapport
01:02:22sur les conclusions
01:02:22de la commission d'enquête
01:02:23mais aussi au rapporteur général
01:02:24sur le PLFSS
01:02:25vous avez parfaitement
01:02:27posé les termes
01:02:28en disant que
01:02:28on a
01:02:31la COG
01:02:31qui va arriver
01:02:32et qu'on ne peut pas
01:02:33se permettre
01:02:34d'attendre 5 ans
01:02:35vous avez raison
01:02:36on ne siège pas
01:02:36à la CNAF
01:02:37par contre
01:02:37il y a quelqu'un
01:02:38qui va peser
01:02:38dans cette histoire
01:02:39c'est Bercy
01:02:39et c'est aussi
01:02:40le ministère
01:02:41des solidarités
01:02:42mais on sait très bien
01:02:42que c'est Bercy
01:02:43qui décide à la fin
01:02:44on a un PLFSS
01:02:45qui va arriver
01:02:46on est dans un moment
01:02:47à l'Assemblée nationale
01:02:48où je ne vous cache pas
01:02:49je veux faire tomber
01:02:49le gouvernement
01:02:50mais vous êtes
01:02:51dans une meilleure position
01:02:52que moi
01:02:53pour négocier avec eux
01:02:54non mais ce que je veux dire
01:02:55c'est que
01:02:55s'il y a bien un sujet
01:02:56sur le prochain PLFSS
01:02:58où on peut avancer
01:02:58c'est bien celui-là
01:03:00et notamment
01:03:01sur la réforme
01:03:01de la PSU
01:03:02Monsieur le Président
01:03:04Monsieur le rapporteur
01:03:04et mes chers collègues
01:03:05je pense qu'on devrait monter
01:03:06un groupe de travail
01:03:06sur le sujet
01:03:07parce que sinon
01:03:08on va manquer une occasion
01:03:08qui ne se représente
01:03:09que tous les 5 ans
01:03:11Madame Colin Osterlet
01:03:12Oui je voudrais juste
01:03:14revenir sur un point
01:03:16et avoir votre avis
01:03:17par rapport à cela
01:03:17on parle de manque
01:03:19d'attractivité
01:03:20de ces professions
01:03:21et on sait que
01:03:21l'accueil du jeune enfant
01:03:23c'est aussi beaucoup
01:03:24les assistantes maternelles
01:03:26qui arrivent à un âge
01:03:28effectivement
01:03:29où elles vont
01:03:29en majorité
01:03:30partir en retraite
01:03:31pour attirer
01:03:32de nouveaux profils
01:03:35que pensez-vous
01:03:35des maisons d'assistantes maternelles
01:03:37je pose la question
01:03:37parce que nous
01:03:38à Metz
01:03:38on le fait beaucoup
01:03:40je crois que
01:03:41les jeunes femmes
01:03:42n'ont pas forcément
01:03:42envie de rester
01:03:43dans leur cadre
01:03:46familial
01:03:46etc
01:03:46de travailler chez elles
01:03:47qu'elles préfèrent
01:03:48le collectif
01:03:49aujourd'hui
01:03:50nous on en est
01:03:50à 3 maisons d'assistantes
01:03:51maternelles
01:03:52qui sont toutes pleines
01:03:53et qui apportent
01:03:54vraiment satisfaction
01:03:55et aux familles
01:03:57et aux professionnels
01:03:58de la petite enfance
01:03:59donc j'aurais aimé
01:04:00vous entendre
01:04:00parce qu'il me semble
01:04:01quand même
01:04:02que c'est un modèle
01:04:02qui peut relancer
01:04:05cette profession
01:04:07et offrir des conditions
01:04:08de travail
01:04:09qui sont certainement
01:04:10plus agréables
01:04:11dans un esprit collectif
01:04:13que seul chez soi
01:04:14merci
01:04:16merci
01:04:16merci
01:04:16monsieur le rapporteur
01:04:18merci
01:04:19ah pardon
01:04:20madame
01:04:20pardon
01:04:20madame lebon
01:04:21j'avais pas vu
01:04:21vous aviez demandé
01:04:22la parole
01:04:22merci monsieur le président
01:04:23il faut dire que
01:04:24j'ai demandé la parole
01:04:25très tardivement
01:04:27monsieur le rapporteur
01:04:29moi je voulais vous alerter
01:04:30sur un problème
01:04:31très concret
01:04:32mais beaucoup de mes collègues
01:04:33en ont déjà parlé
01:04:35puisque
01:04:35dans ma circonscription
01:04:36plusieurs micro crèches
01:04:38m'ont alerté
01:04:38sur une difficulté
01:04:39très concrète
01:04:40elles veulent appliquer
01:04:41les nouvelles exigences
01:04:42de qualité
01:04:43mais elles ne trouvent pas
01:04:44toujours les professionnels
01:04:45diplômés et formés
01:04:46nécessaires
01:04:48et c'est encore
01:04:49plus accru
01:04:51quand l'offre
01:04:54enfin quand
01:04:55oui l'offre
01:04:56est assez limitée
01:04:57sur le territoire
01:04:58et qu'on ne trouve pas
01:04:59de professionnels
01:05:00à la réunion
01:05:02elles sont obligées
01:05:02de lancer
01:05:03des recrutements
01:05:04en France hexagonale
01:05:05à 10 000 km de là
01:05:07pour essayer
01:05:09d'avoir
01:05:09des professionnels
01:05:11qualifiés
01:05:11devant les enfants
01:05:12est-ce que les réalités
01:05:13territoriales
01:05:14ont été prises en compte
01:05:15dans votre rapport
01:05:16est-ce que vous avez été
01:05:16alerté là-dessus
01:05:17et surtout
01:05:18comment y remédier
01:05:20puisque
01:05:21sur le terrain
01:05:22dans nos communes
01:05:23les choses
01:05:23sont vraiment
01:05:26difficiles
01:05:26donc je ne vais pas
01:05:27être plus long
01:05:28c'était vraiment
01:05:29savoir si les réalités
01:05:30territoriales
01:05:30avaient été prises en compte
01:05:31dans votre rapport
01:05:32merci beaucoup
01:05:32merci monsieur Lior
01:05:34et c'est inscrit aussi
01:05:36oui je me permets
01:05:38monsieur le président
01:05:39d'intervenir
01:05:39pour
01:05:40ma collègue
01:05:41Hans
01:05:42qui devait être ici
01:05:44et qui malheureusement
01:05:44est absente
01:05:46votre rapport
01:05:47met en lumière
01:05:48une réalité essentielle
01:05:49la crise des crèches
01:05:50ne se limite pas
01:05:51au manque de place
01:05:52elle concerne aussi
01:05:53la qualité de l'accueil
01:05:54la pénurie de professionnels
01:05:55les difficultés
01:05:56de pilotage
01:05:57l'inégalité d'accès
01:05:58selon les territoires
01:05:59elle concerne surtout
01:06:01la sécurité
01:06:01et l'intégrité
01:06:02des enfants
01:06:03accueillis
01:06:04ainsi que le contrôle
01:06:05et le suivi
01:06:05des recrutements
01:06:06les développements
01:06:07récemment mis en lumière
01:06:08à la mairie de Paris
01:06:09en sont un témoignage
01:06:10glaçant
01:06:10à Mayotte
01:06:11les enfants sont au coeur
01:06:12des familles
01:06:13au coeur de nos solidarités
01:06:15et de notre avenir commun
01:06:16le rapport rappelle
01:06:18qu'il n'y a que 16
01:06:18établissements d'accueil
01:06:19du jeune enfant
01:06:20alors même que Mayotte
01:06:22connaît l'une des démographies
01:06:23les plus dynamiques
01:06:24de France
01:06:24ce chiffre ne doit pas
01:06:26être lu comme le signe
01:06:27d'un simple retard local
01:06:28il révèle surtout
01:06:30que les dispositifs
01:06:31pensés à l'échelle nationale
01:06:32ne suffisent pas toujours
01:06:34lorsqu'ils arrivent
01:06:35dans un territoire
01:06:35où les communes
01:06:36sont fragiles
01:06:37les besoins massifs
01:06:38et les professionnels
01:06:39trop peu nombreux
01:06:40dans l'hexagone
01:06:41comme dans les territoires
01:06:42d'outre-mer
01:06:43rendre effectif
01:06:44le service public
01:06:44de la petite enfance
01:06:46suppose donc
01:06:47davantage
01:06:48qu'un cadre juridique
01:06:49il faut un suivi renforcé
01:06:50pour accompagner
01:06:51les collectivités
01:06:52des investissements
01:06:53ciblés
01:06:54et un effort massif
01:06:55de formation
01:06:55sans cela
01:06:56les obligations nouvelles
01:06:57risquent de rester théoriques
01:06:59alors même que les familles
01:07:00attendent des solutions
01:07:01concrètes
01:07:01plusieurs recommandations
01:07:03du rapport
01:07:03venant le bon sens
01:07:04notamment le rôle
01:07:05donné aux communes
01:07:06et intercommunalités
01:07:07comme guichet unique
01:07:08ainsi que le recensement précis
01:07:10des besoins en place
01:07:11et en professionnel
01:07:12elles doivent être
01:07:13accompagnées de moyens réels
01:07:14avec pour priorité absolue
01:07:16la sécurité
01:07:16et l'intégrité physique
01:07:18de nos enfants
01:07:20je vous remercie
01:07:22merci beaucoup
01:07:22monsieur le député
01:07:23alors monsieur le rapporteur
01:07:24sur ces
01:07:25toutes ces questions
01:07:26qui reviennent
01:07:27merci monsieur Lioré
01:07:28pour votre contribution
01:07:30qui fait écho
01:07:30à ce qu'on avait pu évoquer
01:07:33au début
01:07:34je vais prendre
01:07:35dans le sens inverse
01:07:36pour n'oublier personne
01:07:37madame Lebon
01:07:39vous mentionnez
01:07:40l'équation territoriale
01:07:41où la pénurie
01:07:43peut être plus forte
01:07:43dans certains territoires
01:07:45oui
01:07:45clairement
01:07:46ça a été
01:07:48évoqué
01:07:48dans nos travaux
01:07:49d'évaluation
01:07:52après
01:07:52on a eu
01:07:54une équation
01:07:55encore plus complexe
01:07:56parce qu'une partie
01:07:57de la formation
01:07:59dépend des régions
01:08:02et donc
01:08:03on voit bien
01:08:03qu'il faut un alignement
01:08:04dans les schémas régionaux
01:08:06et la planification
01:08:07dans l'orientation
01:08:08en plus de la question
01:08:10de l'attractivité
01:08:11du modèle
01:08:12etc
01:08:12mais il faut aussi
01:08:13susciter les vocations
01:08:14sur place
01:08:15et créer les conditions
01:08:16pour qu'ils puissent
01:08:17répondre aux normes
01:08:19de qualification
01:08:20et sur la question
01:08:21de l'accompagnement
01:08:22vers les VAE
01:08:23pour celles
01:08:24qui sont déjà
01:08:25engagées
01:08:26ça demande
01:08:27notamment
01:08:28dans les territoires
01:08:29qui vous sont chers
01:08:30qu'il y ait
01:08:31tout un accompagnement
01:08:32qui soit mis en oeuvre
01:08:33c'est pour ça
01:08:34qu'on ne peut pas
01:08:35juste dire
01:08:36il faut passer
01:08:37la VAE
01:08:38comment organiser
01:08:39les jurys
01:08:40etc
01:08:41ça demande
01:08:42une ingénierie
01:08:42et ça demande
01:08:43un accompagnement
01:08:44humain
01:08:45et une préparation
01:08:45c'est une forme
01:08:46de préparation
01:08:46pas au concours
01:08:47mais à passer
01:08:49ces jurys
01:08:51Madame Colin-Osterlet
01:08:53vous évoquez
01:08:54un sujet
01:08:54qui me tient à coeur
01:08:55vous l'évoquez
01:08:56pour Metz
01:08:57qui est une grande commune
01:08:59de 120 000 habitants
01:09:02et je dois vous dire
01:09:03que ce modèle là
01:09:05il attire aussi
01:09:06un milieu très rural
01:09:08puisque parfois
01:09:09on n'a pas forcément
01:09:10les espaces
01:09:10pour une crèche
01:09:11ou le besoin
01:09:12en termes de densité
01:09:13mais que les assistantes
01:09:15maternelles
01:09:15de demain
01:09:17n'ont pas forcément
01:09:18chez elles
01:09:19dans des logements
01:09:19plus compacts
01:09:21la pièce
01:09:23qui correspond
01:09:23au cahier des charges
01:09:24ce qui n'était pas
01:09:25forcément le cas
01:09:27avant
01:09:27et la possibilité
01:09:29aussi
01:09:29de s'entraider
01:09:30avec du mobilier commun
01:09:32le modèle
01:09:33des CAF
01:09:33de soutien
01:09:34au MAM
01:09:35était par le passé
01:09:36il y a encore
01:09:37quelques années
01:09:37très réduit
01:09:38une aide à l'investissement
01:09:40de quelques milliers
01:09:41d'euros
01:09:42notamment pour acheter
01:09:43le micron de partager
01:09:45on voit bien
01:09:46qu'il y a
01:09:47quelque chose
01:09:47d'un peu hybride
01:09:48où souvent
01:09:48les collectivités locales
01:09:50franchissent le pas
01:09:51au niveau immobilier
01:09:53en mettant
01:09:54parfois à disposition
01:09:55avec un loyer
01:09:58j'allais dire
01:09:59corrélé
01:10:00pour ne pas dire
01:10:01voilà
01:10:03mais on a
01:10:04à mon avis
01:10:04à demander
01:10:05à la CAF
01:10:06à la CNAF
01:10:07peut-être
01:10:08à travers
01:10:08la prochaine coge
01:10:09d'avoir un modèle
01:10:10plus simple
01:10:11et efficace
01:10:12vous voulez monter
01:10:13une MAM
01:10:14voilà les dispositifs
01:10:16de soutien
01:10:17pas qu'à l'investissement
01:10:19initial
01:10:20mais aussi
01:10:20dans le fonctionnement
01:10:21parce que c'est un peu
01:10:23ce qui peut parfois
01:10:24bloquer
01:10:24c'est quand tout d'un coup
01:10:25on a un modèle
01:10:26qui ne tourne pas
01:10:27quand il y a un loyer
01:10:27dans des zones
01:10:28où le bâtiment
01:10:29il a fallu le rénover
01:10:30ou qu'on a un portage
01:10:31un peu différent
01:10:34mais je pense que c'est
01:10:36un travail
01:10:37sur les conditions
01:10:38qui feront
01:10:39qu'on aura plus
01:10:39de vocation
01:10:40et le maintien
01:10:41aussi
01:10:42dans l'emploi
01:10:45Madame Simonnet
01:10:49je ne nie pas
01:10:52les problèmes
01:10:53je les ai même
01:10:54je pense qu'on a partagé
01:10:55un certain nombre
01:10:56de diagnostics
01:10:57j'ai pas mâché mes mots
01:10:59y compris dans le rapport
01:11:00et on n'a pas été
01:11:04laxiste
01:11:04pour le coup
01:11:05là dessus
01:11:06de dire qu'on est
01:11:07au point mort
01:11:09pas sur tout
01:11:11on l'est sur
01:11:12la réforme
01:11:13de financement
01:11:13on l'est
01:11:14sur un certain nombre
01:11:15d'aspects
01:11:15sur la formation
01:11:16on a tardé
01:11:18mais
01:11:19ce que j'ai pu observer
01:11:21et ce qu'on a pu
01:11:23demander
01:11:23dans les questions
01:11:25c'est qu'on a
01:11:26aujourd'hui
01:11:27eu
01:11:292000 professionnels
01:11:30qui ont été
01:11:31écartés
01:11:32suite à la demande
01:11:33d'honorabilité
01:11:352000
01:11:37on a eu
01:11:38l'usage
01:11:39par le préfet
01:11:40des possibilités
01:11:41qu'on lui a donné
01:11:41il y a eu
01:11:4213 fermetures
01:11:4413 fermetures
01:11:45donc
01:11:45on n'a pas rien fait
01:11:47et ce qu'on observe
01:11:48de plus en plus
01:11:48quand il y a une pénurie
01:11:49de professionnels
01:11:50c'est
01:11:51que les structures
01:11:52elles-mêmes
01:11:52quel que soit leur statut
01:11:54d'ailleurs
01:11:54tout de suite
01:11:55diminuent leur capacité
01:11:58et peut-être
01:11:58que la pression collective
01:11:59qui a été mise
01:12:00depuis des années
01:12:00vous évoquiez 2010
01:12:02mais surtout
01:12:03il y a 2-3 ans
01:12:04on fait que
01:12:05maintenant
01:12:05ils ne prennent plus de risques
01:12:07ils ferment des sections
01:12:09ils gèlent des places
01:12:10et parfois
01:12:11ces places gelées
01:12:13tendent à ne jamais
01:12:14être réouvertes
01:12:15on prenait le cas
01:12:16sur Paris
01:12:17on a un certain nombre
01:12:18de crèches
01:12:20avec un nombre
01:12:21de places gelées
01:12:22qui est très important
01:12:22et quand la structure
01:12:23ne le fait pas
01:12:24elle-même
01:12:26aujourd'hui
01:12:27moi j'ai le cas
01:12:27y compris dans mon département
01:12:28la PMI
01:12:30a baissé
01:12:30tout de suite
01:12:31l'agrément
01:12:32de 20 berceaux
01:12:34donc ces possibilités là
01:12:36sur la question
01:12:37pénurie
01:12:38manque de professionnels
01:12:40maltraitance
01:12:41très clairement
01:12:42il y a eu un changement
01:12:43de braquet
01:12:46pour
01:12:47soit
01:12:48que la structure
01:12:49elle-même
01:12:49diminue sa capacité
01:12:50en fonction de ses moyens
01:12:52soit
01:12:53que les autorités
01:12:54de contrôle
01:12:55le fassent
01:12:56de force
01:12:57avec ce levier
01:12:58de l'agrément
01:12:59pas d'agrément
01:13:00pas de crèche
01:13:01et je pense que
01:13:02c'est un élément
01:13:03très important
01:13:04qui est mentionné
01:13:06et je vous rejoins
01:13:09il faut qu'on soit
01:13:10tous mobilisés
01:13:11le fait que
01:13:12ce mercredi
01:13:13à 9h30
01:13:13on l'ait mis
01:13:14à l'ordre du jour
01:13:14et que vos différentes
01:13:16interventions
01:13:16la mobilisation collective
01:13:18pour demander
01:13:19au gouvernement
01:13:20que cela bouge
01:13:21pour reprendre
01:13:22vos termes
01:13:23alors monsieur
01:13:24bouillard
01:13:27il y a
01:13:29côté crèche privée
01:13:30aujourd'hui
01:13:30il y a quasiment
01:13:31plus de développement
01:13:32il n'y en a pas plus
01:13:33côté public
01:13:34j'allais dire
01:13:35on a aujourd'hui
01:13:36une diminution
01:13:39du nombre de places
01:13:40constaté en 25
01:13:41constaté en 24
01:13:43et donc on voit bien
01:13:44que
01:13:45un certain nombre
01:13:46d'éléments
01:13:46qu'on a mis en oeuvre
01:13:47depuis 2023
01:13:49ont fait qu'il n'y a plus
01:13:52les créations
01:13:53attendues
01:13:54de places
01:13:55alors comme il y a
01:13:56une baisse de la natalité
01:13:57la tension est moindre
01:13:58mais reste dans
01:13:59certains territoires
01:14:00très fort
01:14:02mais aujourd'hui
01:14:02on n'a plus le développement
01:14:03que vous développez
01:14:05et que vous évoquez
01:14:06c'était vrai
01:14:07très clairement
01:14:08si on prend les évolutions
01:14:102008
01:14:112020
01:14:12on a un développement
01:14:14très fort
01:14:15notamment
01:14:16des crèches
01:14:17privées
01:14:19moi je vous ai esquissé
01:14:20plusieurs pistes
01:14:21je pense qu'il y a un sujet
01:14:22gouvernance
01:14:24où le parlement
01:14:25doit être
01:14:26plus impliqué
01:14:27par rapport à la coche
01:14:28donc là moi
01:14:30en accord avec le président
01:14:32on va expertiser
01:14:34comment on peut essayer
01:14:35de donner corps à ça
01:14:37et ce que je vous propose
01:14:39c'est de vous associer
01:14:40à tous ceux
01:14:41qui souhaitent
01:14:42s'impliquer
01:14:44n'hésitez pas
01:14:45peut-être qu'on enverra
01:14:47un mail
01:14:47je sais que certains
01:14:48ne sont pas forcément
01:14:49de la commission
01:14:49mais suivent ces sujets-là
01:14:51en particulier
01:14:52je partirai peut-être
01:14:53du principe
01:14:54de reprendre
01:14:54tous ceux
01:14:55qui sont intervenus
01:14:55ce matin
01:14:56et on vous enverra
01:14:57un message
01:14:58quand on aura
01:14:58un peu expertisé
01:14:59pour proposer
01:15:00peut-être une action
01:15:01collective là-dessus
01:15:02puis le deux éléments
01:15:03c'est la réforme
01:15:04du financement
01:15:04vous le savez bien
01:15:05en tant que rapporteur
01:15:06de la branche famille
01:15:07par le passé
01:15:08moi ce que je souhaite
01:15:09c'est pas faire semblant
01:15:10d'avancer
01:15:11donc je souhaite
01:15:12vraiment qu'on avance
01:15:14la question
01:15:15et vous le savez bien
01:15:16parce que vous avez
01:15:16expertisé aussi les sujets
01:15:17on a une certaine limite
01:15:18actuelle dans le cadre
01:15:20pour nous-mêmes
01:15:22le modifier
01:15:22donc il faut qu'on puisse
01:15:24collectivement
01:15:25faire pression
01:15:26pour que ça va
01:15:26quitte à modifier
01:15:27un peu le cadre
01:15:28donc là aussi
01:15:29même sujet
01:15:30que sur la gouvernance
01:15:31c'est d'essayer
01:15:33d'expertiser
01:15:33et d'approfondir
01:15:35ce qu'on pourrait
01:15:36porter collectivement
01:15:37et de vous associer
01:15:38dans une concertation
01:15:39de manière très opérationnelle
01:15:41parce que l'idée
01:15:42est que sur ces deux aspects
01:15:44on puisse après avancer
01:15:47en vue du PLFSS
01:15:48et sur ce qui ne concerne pas
01:15:49le PLFSS
01:15:51de pouvoir avoir
01:15:52une association
01:15:53du Parlement
01:15:54sur un temps plus long
01:15:55très bien
01:15:56merci
01:15:56je pense qu'effectivement
01:15:57c'est de bonnes méthodes
01:15:58et ça permettrait
01:15:59effectivement
01:16:00de donner des perspectives
01:16:01à ce très bon travail
01:16:02de retour
01:16:03sur la commission d'enquête
01:16:04que vous nous avez dévoilé
01:16:06ce matin
01:16:07monsieur le rapporteur
01:16:08merci à vous
01:16:09merci pour l'intérêt
01:16:10sur ces sujets
01:16:11merci à vous
01:16:12monsieur le rapporteur
01:16:13ainsi qu'à l'équipe
01:16:14qui vous entoure
01:16:15et on se retrouve
01:16:17pour ceux que ça intéresse
01:16:18demain pour des auditions
01:16:19sur l'IA
01:16:20et la protection sociale
01:16:21à partir de 11h
01:16:24merci
01:16:45merci à vous
01:17:13merci à vous
Commentaires