[#Reportage] Affaire Bilie-By-Nze : les avocats appellent à sa libération immédiate
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00:01Mesdames et Messieurs de la presse, bonjour.
00:04Merci d'avoir répondu à notre appel.
00:10Comme la dernière fois, et au nom des confrères gabonais
00:17qui sont à mes côtés constitués pour la défense de M. Alain-Claude Bilibingé,
00:22autant qu'au nom de Maître Arthur Verken du barreau de Paris
00:27qui est à nos côtés dans le cadre de cette affaire,
00:31je viens vous apporter les éclairages et les derniers développements suivants
00:37relatifs donc à cette affaire.
00:42Cela fait, Mesdames et Messieurs, deux mois et un jour
00:49que M. Alain-Claude Bilibingé, ancien Premier ministre,
00:54a été brutalement et violemment kidnappé,
00:59puis placé sous mandat de dépôt le 16 avril 2026
01:03pour des faits remontant à 2008.
01:09Oui, je dis bien des faits remontant à 2008.
01:15Le délai légal pour déclencher l'action publique
01:19est désormais dépassé.
01:24En droit, on dit que les faits sont prescrits
01:28et par conséquent, ni le procureur de la République
01:32ni le juge d'instruction ne peuvent plus poursuivre la personne mise en cause
01:39quelle que soit la connotation que l'on veut bien donner à cette affaire.
01:46Pourquoi ce principe général de droit ne s'appliquerait-il pas à notre client ?
01:55À M. Alain-Claude Bilibingé.
01:59Contrairement à ce qui a été affirmé,
02:01il ne s'agit pas d'une affaire privée.
02:06Non, il ne s'agit pas d'une affaire privée.
02:12Et nous allons tenter de le démontrer.
02:15Il s'agit d'une affaire proprement publique,
02:20j'insiste, publique,
02:22dès lors qu'elle concerne la fête des cultures,
02:27c'est-à-dire une fête nationale
02:32organisée par le ministère de la Culture
02:35du gouvernement gabonais,
02:39avec pour ministre de la Culture, à ce moment-là,
02:42le père Paul Mba Abessol,
02:46qui était en même temps président du parti RPG,
02:53auquel appartenait Alain-Claude Bilibingé à l'époque,
02:56et Mme Baba Ramatou également.
03:01C'est une fête donc qui a été créée par le gouvernement.
03:07C'est un événement public,
03:09j'ai envie de dire républicain.
03:14Et tout cela se faisait sous la présidence
03:18d'Omar Bongo,
03:20qui était président de la République à l'époque,
03:22et qui a assisté à cette fête-là,
03:27à la place de l'indépendance de Libreville,
03:32parce que ça a été organisé sous son égide.
03:38à l'époque, on disait sous sa très haute parrainage.
03:47C'est dans ce contexte donc que les membres du comité d'organisation
03:51ont cotisé en espérant se faire rembourser
03:55par l'État qui tardait à financer l'événement.
04:00D'ailleurs, M. Alain-Claude Bilibingé avait publiquement fait part de son inquiétude
04:08sur ce point précis du financement dans la presse.
04:14Et nous vous ferons parvenir cet élément de presse dans les heures qui suivent.
04:19pour que vous constatiez vous aussi
04:23que le président du comité d'organisation,
04:28puisqu'il avait été désigné ainsi,
04:31par un texte réglementaire,
04:35il n'arrivait pas à boucler
04:36le budget de cet événement.
04:40Et la commission pavoisement
04:43dont était sous-présidente Mme Babar Amatou
04:47manquait de fonds
04:49pour pouvoir, eh bien,
04:50mener à bien la mission de cette commission-là.
04:55C'est pourquoi
04:57M. Alain-Claude Bilibingé
05:01s'est demandé ce qu'il fallait faire.
05:03Et trois jours même avant,
05:04il a fait une publication dans la presse.
05:07C'est Mme Babar Amatou
05:09qui a eu l'idée même
05:11de préfinancer.
05:13Pourquoi ?
05:13Parce qu'elle avait l'habitude de le faire.
05:16Aussi bien dans les activités de la mairie,
05:20parce qu'elle était une étroite collaboratrice
05:22du président du RPG,
05:24que dans les activités purement partisanes,
05:26étant rassurée,
05:27car à la fin,
05:27elle se ferait toujours remboursée.
05:31Et c'est dans ce cadre-là
05:32qu'elle a avancé 5 millions de francs CFA.
05:36Et c'est dans ce même cadre-là
05:39que M. Alain-Claude Bilibingé
05:41a sorti 3 millions de francs CFA
05:44de sa poche
05:45pour que cette commission-là
05:47puisse être prête
05:49en espérant naturellement,
05:51comme Mme Babar Amatou,
05:53se faire rembourser.
05:57Pourquoi un acte de reconnaissance de dette ?
05:59C'était tout simplement formel.
06:01Je sous-signais M. Alain-Claude Bilibingé,
06:03président du comité d'organisation,
06:07et peu importe qu'il l'ait marqué ou pas,
06:09mais un papier qui indique que, voilà,
06:12Mme Babar Amatou
06:15a donné 5 millions,
06:18a avancé 5 millions
06:19pour la fête des cultures
06:20qui devront lui être remboursées,
06:22autant qu'aux autres qui avaient cotisé.
06:24Parce que là, je cite
06:25M. Alain-Claude Bilibingé,
06:27Mme Babar Amatou,
06:28mais il y avait d'autres cotisants.
06:31C'est donc une affaire publique.
06:34Ce n'est pas une situation contractuelle
06:36entre deux particuliers.
06:40C'est une affaire qui concerne l'État gabonais,
06:43le ministère de la Culture.
06:46S'il y a donc une dette
06:47qui doit résulter de ça,
06:48ce n'est pas une dette privée.
06:54Ce n'était pas pour
06:55un mariage coutumier
06:57ou je ne sais pas quoi,
06:58à titre privé.
07:00de qui que ce soit.
07:02Ou familial.
07:04C'était une fête républicaine.
07:09Et comme vous le savez,
07:10dans notre pays,
07:11des fois, les fonds n'arrivent pas à temps.
07:13Il faut parfois avancer.
07:15C'est une réalité chez nous.
07:18C'est ce qu'il s'est passé.
07:23Nous sommes, nous,
07:24assez étonnés,
07:25nous la défense,
07:27tout autant que notre client,
07:28dont nous portons la voix.
07:32De constater que,
07:33jusqu'à preuve du contraire,
07:36Mme Babar Amatou
07:38n'ait pas fait
07:40réclamation
07:41de la somme
07:43qu'elle a avancée
07:45au ministère de la culture.
07:51C'est au ministère de la culture,
07:53c'est auprès du ministère de la culture,
07:55donc de l'État gabonais,
07:57qu'elle doit solliciter
07:59son remboursement.
08:02Autant que tous ceux
08:03qui ont préfinancé
08:04à ce moment-là.
08:11il y a une continuité
08:12du service public.
08:15Elle aurait pu saisir
08:16le ministère de la culture.
08:18L'a-t-elle fait ?
08:20Peut-elle le prouver ?
08:23A-t-elle
08:23épuisé
08:25ses voix
08:26avant de saisir
08:27le juge naturel
08:28d'une telle affaire
08:28quand l'État
08:30est concerné,
08:31c'est-à-dire
08:32le juge
08:33administratif
08:37et non pas
08:38un commissarial police
08:39ou de gendarmerie ?
08:43C'est l'État
08:44qui est débiteur
08:46ici.
08:47Ce n'est pas
08:48une personne physique.
08:52C'est pourquoi
08:56la précision
08:57ou la sortie
08:58de presse
08:58qui avait été
09:00faite
09:00par
09:01le président
09:02de la République
09:03récemment
09:04dans
09:05un média,
09:07l'un de vos confrères,
09:07un média français,
09:10constitue
09:11peu ou prou
09:12un détour
09:13parce que
09:14soit les choses
09:15lui ont été
09:16mal exposées,
09:18soit
09:18il y a eu
09:19une difficulté
09:21d'interprétation.
09:22Cette affaire,
09:23contrairement
09:24à ce qu'il a affirmé,
09:26n'a absolument
09:27rien
09:28de privé.
09:29C'est une affaire
09:30publique
09:32qui porte
09:33sur la fête
09:34des cultures.
09:46Il ne s'agit
09:47donc pas
09:47d'une affaire
09:48privée.
09:50L'objet
09:51de cette conférence
09:52de presse
09:52est de faire
09:53le point
09:54sur cette affaire
09:55dont le caractère
09:56politique
09:58est évident
09:59en raison
10:01des dysfonctionnements
10:02procéduraux
10:02et des violations
10:04manifestes
10:04des règles
10:05élémentaires
10:05de notre droit,
10:08celles qui protègent
10:09la liberté
10:10de chacun
10:10de nous.
10:12Il s'agit
10:13bel et bien,
10:14mesdames et messieurs,
10:16d'une affaire
10:17politique.
10:18Parce que
10:19sur le plan
10:20juridique,
10:23il n'y a rien
10:24et sur le plan
10:26judiciaire,
10:27pareillement,
10:28il n'y a rien.
10:31Que reste-t-il
10:32de la vraie nature
10:33de cette affaire,
10:35c'est-à-dire
10:36une affaire
10:37politique ?
10:38Et le but
10:39visé ici,
10:42c'est
10:43l'inéligibilité
10:46de monsieur
10:47Alain-Claude
10:48Bilibinze.
10:51Voilà
10:52ce qu'il aurait
10:52cherché.
10:54Le rendre
10:55inéligible,
10:58comme
10:59ce qui s'était
11:00passé au Sénégal
11:01avec monsieur
11:01Sanko
11:02lorsque monsieur
11:04l'ancien
11:06président
11:07Matissal
11:07était
11:08aux commandes
11:09de ce pays,
11:12il l'avait
11:12jeté en prison,
11:15il avait
11:16dissous son parti
11:18et il l'avait
11:19déclaré
11:20inéligible.
11:23La suite,
11:23vous la connaissez.
11:27La suite,
11:28vous la connaissez.
11:32c'est donc
11:33son inéligibilité
11:34qui est visée
11:34ici.
11:38Elle est
11:39politique
11:39cette affaire
11:39parce que
11:40monsieur
11:41Alain-Claude
11:41Bilibinze
11:42a été
11:42arrêté
11:42dans des
11:43conditions
11:44rocambolesques
11:46sans
11:46aucune
11:47convocation
11:48préalable.
11:51Elle est
11:52politique
11:52parce que
11:53tous les recours
11:53initiés par la défense
11:54ont été
11:55rejetés
11:55et qu'en réalité,
11:57le pouvoir
11:57politique
11:58veut
11:58museler
11:59un homme
12:01qui dénonce.
12:06Un homme
12:07qui dénonce
12:09le nouveau code
12:11de la nationalité.
12:13Un homme
12:14qui était devenu
12:15la voix
12:15des sans-voix.
12:18Un homme
12:19qui est devenu
12:20la bouche
12:20des malheurs
12:22qui n'ont
12:22point de bouche
12:24et la voix
12:25des nombreux
12:26Gabonais
12:27placés
12:28dans le chaos
12:29du désespoir.
12:34Il est
12:34arbitrairement
12:35détenu
12:36parce qu'il
12:37dénonce
12:37des choses
12:38vraies.
12:42Coupure
12:42des réseaux
12:43sociaux,
12:46code
12:46de la nationalité
12:47qui nous met
12:48tous en péril,
12:51du jour
12:52au lendemain
12:52on peut
12:53ne plus
12:53être
12:54Gabonais.
12:55On a dormi
12:55à 22h
12:56on est
12:56Gabonais
12:56et le lendemain
12:57à 9h
12:57on ne l'est
12:57plus.
13:00C'est
13:00extrêmement grave,
13:01c'est un péril
13:02extrêmement grave.
13:09L'incertitude
13:10dans l'élaboration
13:10du budget
13:11général
13:11de l'État
13:13que M.
13:14Alain-Claude
13:14Bilibinze
13:16avait qualifié
13:16de bricolage
13:17et la réalité
13:19là aussi
13:19nous le fait
13:20constater
13:23parce qu'il y a
13:25beaucoup trop
13:26eu d'ajustements
13:27qui révèlent bien,
13:28qui trahissent bien
13:31l'incertitude
13:32des choses.
13:34Une sorte
13:35d'amateurisme.
13:40Une croissance
13:41économique
13:42en baisse
13:44et puis
13:45mesdames
13:46et messieurs
13:47ses podcasts
13:50à peu près
13:51une centaine
13:52de numéros
13:52à ce jour
13:53qui irritaient,
13:55qui avaient
13:55le mérite
13:56d'irriter
13:56le pouvoir.
13:59Et
13:59à cet égard
14:01il approchait
14:04les années
14:052016.
14:08Un moment
14:09charnière
14:09de notre
14:10histoire politique
14:10qu'il devait
14:12décrypter
14:17et parmi
14:18ces demandes
14:19constantes
14:20à cet égard
14:22c'est la
14:23mise en place
14:24d'une commission
14:27justice,
14:29vérité,
14:29réconciliation.
14:32Tout cela
14:32gêne,
14:34tout cela
14:34embarrasse,
14:36tout cela
14:36irrite,
14:38tout cela
14:38n'a rien de juridique,
14:39n'a rien de judiciaire,
14:41ce n'est que
14:42du politique.
14:48Monsieur Alain-Claude
14:50Bilibinze
14:50a été mis
14:51en prison
14:52pour faire
14:53taire
14:54la vraie
14:55opposition
14:55politique.
14:59Le pouvoir
15:00veut choisir
15:01son opposition.
15:04Une opposition
15:05docile
15:07comme
15:08une opposition
15:08du pouvoir.
15:11C'est un mécanisme
15:12auquel on est
15:12habitué
15:13déjà dans
15:13notre pays,
15:14hélas.
15:17Cette histoire
15:18donc n'est
15:19qu'un
15:20prétexte
15:21pour
15:21enfermer
15:22un opposant
15:22politique
15:26et
15:27obtenir
15:27son
15:28inéligibilité.
15:33Voilà
15:34de quoi
15:34il s'agit
15:35ici.
15:37Parce
15:37qu'il
15:37met le doigt
15:38là où
15:39il ne faut
15:39pas.
15:41Il dénonce
15:43les coupures
15:43intempestives
15:44d'eau et
15:44d'électricité
15:46que nous
15:47continuons
15:48de subir
15:50et cela
15:51dérange.
15:55Le but
15:56donc est
15:56de le rendre
15:57inéligible
15:58aux prochaines
15:58élections
15:59politiques.
15:59politique.
16:05Cette affaire
16:06est politique
16:06parce que
16:07le dernier
16:07recours
16:07fondé
16:08par les
16:08nullités
16:08de l'article
16:0996
16:09du code
16:10de procédure
16:10pénale
16:12a également
16:13été rejeté
16:13par la
16:14chambre
16:14d'accusation
16:16au motif
16:17que
16:17monsieur
16:18Alain-Claude
16:18Billy Binzé
16:19n'a pas fait
16:20constater
16:22que le juge
16:23d'instruction
16:23n'avait pas
16:25répondu
16:25à sa demande
16:27de se faire
16:28interroger.
16:31Ici,
16:33alors que
16:34la loi pénale
16:34est d'interprétation
16:35stricte,
16:37on constate
16:38que la chambre
16:39d'accusation
16:39a ajouté
16:40à la loi
16:45parce que
16:46la loi
16:46ne parle
16:47aucunement
16:48de faire
16:48constater
16:48quoi que ce soit.
16:51Le législateur
16:52répressif
16:52suppose
16:54que
16:54le patron
16:55du juge
16:56d'instruction,
16:57celui qui doit
16:57contrôler son travail,
16:59sanctionner son travail,
17:00savoir s'il a bien
17:01fait son travail
17:02aussi bien
17:03en la forme
17:03qu'au fond,
17:04c'est la chambre
17:05d'accusation.
17:07Les partis
17:09n'ont pas
17:11comme on cherche
17:12à le faire supposer
17:13ici,
17:13à faire constater
17:14quoi que ce soit.
17:15Dès lors que la défense
17:16a produit
17:17des recours
17:17qui sont étayés
17:19par des pièces,
17:20c'est des procédures
17:21qu'habituellement
17:21nous menons
17:22dans le cadre
17:23de notre activité.
17:24Jamais
17:26on ne nous a répondu
17:27comme ça.
17:31Pourquoi aller chercher
17:32une telle justification
17:35alors pourtant
17:36que l'article 96
17:37du code de procédure
17:38pénale
17:38est clair ?
17:42L'instruction
17:43ici,
17:43mesdames et messieurs,
17:44vous constatez avec moi
17:44est donc paralysée.
17:48Qu'est-ce que le juge
17:49d'instruction
17:49entend pour entendre
17:50M. Alain-Claude
17:51Billy Binzé ?
17:53Qu'est-ce qu'il attend ?
17:56Il dira
17:57qu'il n'a pas
17:57le dossier
17:58à cause
17:58des recours
17:58initiés
17:59par M. Alain-Claude
18:00Billy Binzé.
18:03Pourtant,
18:04l'article 174
18:05du code
18:06de procédure
18:06pénale
18:07impose au juge
18:08de poursuivre
18:09ses investigations
18:10malgré les recours
18:13de poursuivre
18:14son travail
18:15au fond
18:15du dossier.
18:18Même si on demande
18:19les libertés provisoires,
18:20le fond du dossier
18:21doit se poursuivre.
18:23On ne peut pas
18:24vous avoir placé
18:25en détention
18:28et près de 55 jours
18:30plus tard
18:31ne vous avoir
18:32jamais entendus.
18:35Ne fût-ce que
18:35pour vous demander
18:37est-ce que
18:38ce qui est porté
18:39contre vous
18:39est vrai ou faux ?
18:40Ne fût-ce que ça.
18:49Il n'y a que
18:49la chambre d'accusation
18:50qui peut
18:53arrêter
18:53une instruction,
18:54demander au juge
18:55d'instruction
18:55de le faire.
18:57Le juge
18:57d'instruction,
19:00en tous les cas
19:01la chambre
19:01d'accusation
19:02sauf décision
19:03contraire,
19:04n'a pas rendu
19:04une telle décision.
19:07Nous n'avons
19:07en effet
19:08à ce jour
19:09reçu
19:10aucune décision
19:11de la chambre
19:11d'accusation
19:12interdisant
19:12au juge
19:13d'instruction
19:14de poursuivre
19:15son information.
19:18C'est pourquoi
19:19je repose
19:19la question.
19:21Qu'est-ce que
19:22le juge
19:22d'instruction
19:22attend pour
19:25auditionner,
19:26interroger,
19:27entendre
19:28notre client ?
19:30M. Alain-Claude
19:31Bilibidze.
19:36Le dossier
19:37est politique.
19:38Il est politique
19:39parce qu'il faut
19:39absolument faire purger
19:41à notre client
19:42une peine
19:43qui n'existe pas
19:44en violation flagrante
19:45même
19:46de la présomption
19:47de l'innocence.
19:51Tous nos recours
19:52ont été portés
19:54devant la cour
19:55de cassation
19:55contre les quatre
19:56arrêts
19:57de la chambre
19:57d'accusation
19:58pour violation
19:59de la loi.
20:01Nous attendons
20:02sereinement
20:04les réponses
20:04de la plus haute
20:06juridiction judiciaire
20:07de notre pays
20:10pour qu'elle dise
20:11le droit
20:12parce qu'elle est
20:13juge du droit,
20:15pour qu'elle nous dise
20:16la haute juridiction
20:19si l'ensemble
20:20de ces décisions-là
20:25formées contre
20:25M. Alain-Claude
20:26Bilibidze
20:27sont ou pas
20:29conformes
20:30à la loi
20:31gabonaise,
20:33au droit
20:34et au principe
20:35généraux du droit.
20:40Dans la table
20:41de décision
20:41de la cour
20:42de cassation,
20:43nous allons saisir
20:44l'inspection générale
20:45des services judiciaires
20:46et le secrétariat
20:48permanent du conseil
20:49supérieur
20:49de la magistrature
20:51pour dénoncer
20:53le refus systématique
20:54du juge d'instruction
20:54et de la chambre
20:55d'accusation
20:56de recevoir
20:57les demandes
20:57de mise en liberté
20:58provisoire
20:59afin que ces autorités
21:01judiciaires
21:02instruisent
21:03aux juges
21:04d'instruction
21:05de recevoir
21:06nos demandes
21:07de mise en liberté
21:08provisoire
21:09ce conformément
21:11à la loi.
21:16Il est important
21:17également
21:17de rappeler
21:18que le Gabon,
21:19notre pays,
21:21vient d'être
21:22interpellé
21:22par les Nations Unies
21:26suite à toutes
21:27ces dérives.
21:30En effet,
21:32les Nations Unies
21:34estiment que le Gabon
21:35est en train
21:36de prendre
21:36une trajectoire
21:39inquiétante
21:39pour reprendre
21:41le mot
21:41des Nations Unies.
21:45Et les Nations Unies
21:46considèrent
21:49la détention
21:50de M. Alain-Claude
21:51Bilibinze
21:54comme ne relevant
21:55pas d'un problème
21:56judiciaire.
21:58Ça veut donc dire
22:00qu'il s'agit ici
22:01d'un problème
22:02d'ordre
22:04politique.
22:05Et là,
22:06pour le coup,
22:07mesdames et messieurs,
22:08ce n'est ni
22:09la défense
22:09de Bilibinze
22:10Alain-Claude
22:12qui le dit,
22:14ni les responsables
22:15du parti politique
22:16de M. Alain-Claude
22:17Bilibinze
22:17qui le dit
22:17pour pas que vous
22:19nous taxiez
22:20de partiaux.
22:22On ne peut pas
22:23taxer de partiaux
22:24l'ONU
22:25pour le coup.
22:27Et ça,
22:27c'est l'ONU
22:28qui parle.
22:29L'ONU
22:30n'a pas
22:30de parti pris.
22:33Et l'ONU
22:33dit que ce problème
22:35est un problème
22:37politique.
22:44nous rappelons
22:46donc
22:46les autorités
22:48judiciaires
22:49à faire respecter
22:50le code
22:50de procédure pénale
22:53et
22:56à permettre
22:58la libération
23:00de M. Alain-Claude
23:00Bilibinze
23:01parce que la procédure
23:02initiée
23:03contre lui
23:04est une procédure
23:07nulle.
23:10Dans de telles
23:11conditions,
23:13il est difficile
23:14de ne pas considérer
23:16M. Alain-Claude
23:17Bilibinze
23:18comme un prisonnier
23:20non pas de droit
23:21commun
23:22mais plutôt
23:24politique.
23:27nous demandons
23:29donc
23:29sa mise
23:31en liberté
23:32immédiate.
23:35Je vous remercie.
23:37M. Alain-Claude
23:41de M. Alain-Claude
23:42pour la prendre
23:43de l'inhard
23:44de M. Alain-Claude
23:45qui
23:45a
23:45une
23:45c'est
23:46Sous-titrage FR ?
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