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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 16/06/2026
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02:59of the Chamber of Representatives,
03:01the deputies have judged that the new law
03:03would have affected some issues
03:05in its dispositions.
03:07It's about the principle of
03:09security juridical, equality,
03:11protection of the property,
03:14the right to an access
03:15equitable,
03:16as well as the constitutional guarantees
03:19to people in situation of handicap.
03:22In this decision,
03:23the Cour has exercised its power
03:24of control, not only on the
03:27positions citées par les députés,
03:28but also a control of office
03:30in examining certain dispositions
03:33non visées dans la saisie.
03:37Le Maroc a franchi
03:39des étapes importantes en matière de lutte
03:41contre le travail des enfants,
03:43citant
03:45une reconnaissance
03:46à l'échelle internationale.
03:48C'est ce qu'a déclaré le ministre
03:50de l'Inclusion économique, de la petite
03:52entreprise, de l'emploi et des compétences.
03:55Selon Younes Corée,
03:57le travail des enfants a reculé
03:59de 59% depuis 2017,
04:02ramenant le taux du travail
04:03des enfants à moins de 1,3%.
04:06Je vous propose d'ailleurs
04:07d'écouter à ce sujet Younes Corée.
04:15Grâce à la politique du Royaume,
04:16menée sous la conduite éclairée
04:18de Sa Majesté le Roi Mohamed VI,
04:20ainsi que la supervision directe
04:22de Son Altesse royale,
04:23la Princesse Lara Mariem,
04:25à la tête de l'Observatoire national
04:27des droits de l'enfant,
04:28le Maroc a franchi des étapes
04:30importantes en matière de lutte
04:32contre le travail des enfants,
04:33suscitant une reconnaissance
04:35à l'échelle internationale.
04:37Depuis 2017, le travail des enfants
04:39a reculé de 59%,
04:41ramenant le taux du travail des enfants
04:43à moins de 1,3%.
04:45Le nombre d'enfants exerçant
04:47des activités économiques s'élève
04:48à environ 100 000,
04:50principalement en milieu rural
04:52où ils soutiennent leurs familles,
04:54alors qu'en milieu urbain,
04:55les enfants qui travaillent
04:56comptent entre 20 000 et 23 000.
04:59Il est donc nécessaire
05:00de poursuivre les efforts de mobilisation
05:03pour éradiquer ce phénomène.
05:05Rappelons que le Maroc a soumis
05:06il y a deux ans sa candidature
05:08pour accueillir la sixième conférence mondiale
05:11sur l'élimination du travail des enfants,
05:14une initiative qui a bénéficié
05:15du soutien de nombreux pays
05:17en raison des avancées réalisées
05:20par le Royaume dans ce domaine.
05:27Dans l'actualité internationale,
05:29le chef de l'équipe de négociation iranienne
05:31Mohamed Bagher Khalibaf assistera
05:33à la cérémonie de signature
05:35du protocole d'accord entre Téhéran
05:36et Washington pour mettre fin
05:38à la guerre au Moyen-Orient.
05:40Côté américain, c'est le vice-président
05:41J.D. Vance qui sera présent
05:43pour représenter les Etats-Unis.
05:45La signature aura lieu en Suisse
05:47a priori vendredi,
05:49mais le lieu exact n'a pas encore été déterminé.
05:52Le prochain cycle de négociations
05:53commencerait immédiatement après.
06:00La fin de la guerre au Liban est indissociable
06:03de la fin totale du conflit.
06:05Ce sont les mots du chef de la diplomatie iranienne.
06:08Pour Abbas Arrachi, il s'agit sans doute
06:10de la question la plus importante
06:12du protocole annoncé par Téhéran et Washington
06:14afin de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
06:17La poursuite de l'occupation des territoires libanais
06:20seront considérées comme une violation du protocole d'accord,
06:24a insisté Arrachi.
06:29Le trafic de navires dans le détroit d'Hormuz
06:32ne décollait pas ce mardi.
06:33Selon la plateforme de suivi maritime Kepler,
06:36près de 48 heures après l'annonce d'un accord
06:38entre l'Iran et les Etats-Unis,
06:40censé permettre la réouverture de ce passage stratégique
06:44prévu vendredi.
06:45Ce mardi à 15h GMT,
06:47Kepler n'avait détecté dans la journée
06:49que quatre franchissements du Détroit
06:51par des navires de transport de matières premières
06:54après cinq lundis consécutifs.
06:56Les navires comptabilisés depuis l'accord
06:58ont tous franchi le Détroit
07:00avec leurs transpondeurs allumés
07:02mais d'autres bateaux ont pu passer
07:04sans émettre de signal,
07:06rendant leur détection plus compliquée.
07:08Le gouvernement iranien a assuré ce mardi
07:10que le blogus américain des ports iraniens
07:12imposé depuis le 13 avril dernier
07:14avait été levé avant la signature officielle
07:17de l'accord prévu vendredi en Suisse.
07:23Téhéran et Washington ont donc conclu
07:26un accord de cessez-le-feu.
07:27Au cœur de ce consensus,
07:29le Détroit d'Hormuz,
07:30principal verrou pétrolier mondial,
07:32commence enfin à réouvrir.
07:34Mais le retour à la normale
07:35ne sera pas immédiat.
07:37Cette réouverture s'annonce
07:38particulièrement progressive
07:39et en cause le déminage des eaux
07:42et les centaines de navires
07:43encore bloqués dans la région.
07:45On fait le point sur la situation
07:46avec Aliounsar.
07:48Après l'accord de cessez-le-feu
07:50conclu entre l'Iran et les États-Unis,
07:52le président américain s'est empressé
07:55de saluer les premiers signes
07:56de déblocage dans le Détroit d'Hormuz
07:58pour un névralgique de ce consensus
08:00trouvé entre les deux pays.
08:02Les navires commencent à se déplacer.
08:05Beaucoup sont chargés de pétrole.
08:07Ils se dirigent vers la sortie
08:09du Détroit d'Hormuz,
08:10empruntent l'autoroute du Sud
08:12qui est totalement sûre,
08:13sécurisée et intacte.
08:15Cependant,
08:15la réouverture complète
08:17de cette voie maritime,
08:18hautement stratégique,
08:19s'annonce progressive.
08:21Selon des experts,
08:22l'étroitesse du Détroit
08:23face à l'intensité de la demande
08:25va empêcher les cargos
08:27de croiser simultanément.
08:28Pour rappel,
08:29plus de 500 navires marchands
08:31étaient bloqués dans la région.
08:33A cela s'ajoute un processus
08:35de déminage qui s'annonce complexe.
08:37D'après des sources militaires,
08:39Téhérans disposeraient
08:40entre 5 000 et 6 000 mines
08:43maritimes de différents types.
08:45Sécruiser la zone pourrait
08:46ainsi nécessiter plusieurs mois.
08:48Par ailleurs,
08:49la diplomatie iranienne envisage
08:51de maintenir des droits de passage
08:53dans ce secteur.
08:55Nous avons toujours dit
08:56que notre but n'est pas
08:57de percevoir des péages,
08:59mais qu'en échange des services
09:01que nous fournirons,
09:02y compris la navigation,
09:03les services de protection
09:04de l'environnement
09:04et peut-être même
09:05les services d'assurance
09:07et d'autres services
09:08offerts par l'Iran et Oman,
09:10les coûts nécessaires
09:11seront définis et perçus.
09:13Tout est donc complètement clair
09:14à cet égard.
09:17Cette question au cœur
09:19des discussions du G7
09:21à Evian reste en suspens,
09:23alors que Washington affirme
09:25que le Détroit sera à terme
09:26pleinement et durablement accessible.
09:30Les dirigeants du G7
09:32avec Donald Trump en tête
09:33ont affiché leur volonté
09:35ce mardi,
09:36lors d'un sommet en France,
09:37d'intensifier la pression
09:39sur la Russie via des sanctions
09:40pour arrêter la guerre en Ukraine.
09:43L'annonce la plus attendue
09:44est venue du président américain
09:46qui a affirmé rétablir
09:48certaines sanctions
09:49pesant sur le pétrole russe,
09:50un temps suspendu
09:51pour contrer la flambée
09:53des cours du brut
09:53occasionnés par le conflit
09:55contre l'Iran.
09:55Donald Trump a également promis
09:57de tout faire pour aider
09:58à mettre fin à la guerre en Ukraine.
10:00Les négociations de paix
10:02sous médiation américaine
10:03sont totalement enlisées
10:04depuis le début du conflit
10:06au Moyen-Orient
10:07le 28 février dernier.
10:13Retour au Maroc,
10:14où avec l'arrivée de l'été,
10:15les plages de Casablanca
10:16retrouvent leur affluence.
10:18Comme chaque année,
10:20des milliers de familles
10:20choisissent le littoral
10:21pour fuir les températures élevées.
10:23Mais cette saison
10:24marque un tournant
10:25sur le front de mer
10:26de la capitale économique.
10:28A Indieb, notamment,
10:29les autorités ont engagé
10:31une vaste opération
10:32visant à libérer
10:33le domaine public maritime
10:34et à mettre fin
10:35à des années
10:36d'occupation anarchique.
10:37On voit ça en détail
10:38avec Dinamrin.
10:41Ici, sur la plage de Indieb,
10:43le changement est visible
10:45dès les premiers pas
10:46sur le sable.
10:47Parasols et chaises
10:48imposés aux estivants
10:49font désormais partie
10:51du passé.
10:51Les vacanciers peuvent
10:53aujourd'hui s'installer
10:55où ils le souhaitent
10:56et profiter du littoral
10:57dans un cadre
10:58plus serein
10:59et mieux organisé.
11:05Durant l'été 2026,
11:07le conseil de la ville de Casablanca
11:09a pris des mesures
11:10pour garantir à tous
11:11un accès libre
11:12à la plage d'Aïm Djad
11:14et lui restituer pleinement
11:16son caractère d'espace public.
11:17Il a également mis en place
11:19des infrastructures sanitaires
11:20à destination des estivants
11:22ainsi que des parkings gratuits.
11:24Les citoyens peuvent désormais
11:26accéder librement à la plage
11:27et y apporter leurs propres
11:29parasols et chaises
11:30sans avoir à payer
11:32des frais supplémentaires.
11:39Cette nouvelle organisation
11:41vise à garantir à tous
11:43un accès équitable à la plage.
11:45Plusieurs services sont désormais
11:47proposés gratuitement aux visiteurs.
11:49Les familles peuvent également
11:51apporter leurs propres équipements,
11:53installer leurs parasols
11:54et leurs chaises
11:55en toute liberté,
11:56sans contrainte
11:57ni frais supplémentaires.
12:00Nous sommes satisfaits
12:01de voir disparaître
12:02le monopole informel
12:03qui a imposé
12:04l'allocation de parasols
12:05sur cette plage.
12:06Ainsi, même les personnes
12:08les plus modestes
12:08peuvent venir profiter
12:10d'un moment de détente
12:11car la plage d'Aïm Djad
12:13appartient à tous.
12:14Je pense toutefois
12:15que le conseil de la ville
12:16aurait pu maintenir
12:17ce service
12:18sur une partie limitée
12:19de l'espace
12:20afin de permettre
12:21aux visiteurs
12:22qui ne disposent pas
12:23de parasols
12:24d'en louer un surplace.
12:26J'ai beaucoup apprécié
12:28cette initiative
12:29du conseil de la ville.
12:31Nous pouvons désormais
12:31profiter de la plage
12:33avec nos propres chaises
12:34et parasols
12:35sans être contraints
12:37de les louer
12:37à des tarifs élevés.
12:39Une nouvelle page
12:40s'ouvre ainsi
12:41pour les plages
12:42de Casablanca
12:43qui retrouvent progressivement
12:45leur vocation première,
12:47offrir à tous
12:47un espace de détente,
12:49de loisirs
12:50et de convivialité
12:51dans le respect
12:53du droit de chacun
12:54à profiter du littoral.
12:57Place à présent
12:57à notre entretien
12:58avec l'invité de la rédaction.
13:09Le sommet du G7
13:10qui se tient à Evian
13:11en France
13:12est largement dominé
13:13par deux dossiers brûlants.
13:15La guerre en Ukraine
13:16et la recomposition
13:17des équilibres géopolitiques
13:18après l'accord conclu
13:20entre Washington
13:21et Téhéran.
13:22Dans ce contexte,
13:23le président américain
13:23Donald Trump
13:24a créé la surprise
13:25en annonçant
13:26un durcissement
13:27des sanctions
13:27contre la Russie
13:28et en affichant
13:29une proximité inédite
13:31avec Volodymyr Zelensky.
13:32Alors est-ce qu'il s'agit
13:33d'un véritable tournant
13:34dans la position américaine
13:36ou d'un simple
13:37ajustement tactique ?
13:38Et bien pour en parler,
13:39nous sommes en direct
13:40depuis Rabat
13:41avec Zakaria Hanafi,
13:42directeur du Centre marocain
13:44d'analyse
13:44et d'anticipation politique.
13:46Zakaria Hanafi,
13:47bonsoir
13:48et merci d'être avec nous.
13:50Bonsoir à vous aussi.
13:52Merci beaucoup
13:52de m'avoir invité
13:53à votre chaîne
13:542M1 internationale
13:56et bonne continuation.
13:58Soyez le bienvenu.
13:59Alors Donald Trump
14:00a longtemps été accusé
14:01de ménager
14:02Vladimir Poutine.
14:03Les annonces du G7
14:05marquent-elles
14:05un véritable changement
14:07de cap,
14:07selon vous ?
14:10Effectivement,
14:11depuis 2025,
14:13Donald Trump a été souvent
14:14accusé de ménager
14:15l'ours blanc,
14:17mais le président a de nouveau
14:20montré des signes
14:21de fermeté
14:23concernant le dossier
14:25ukraino-russe.
14:29Ça n'empêche que ce sont des signes
14:32pas forcément forts,
14:34car dans tous les cas,
14:39la guerre actuelle
14:40n'est pas aussi grave
14:41supportable par la Russie,
14:43parce que la Russie
14:44continue de s'est
14:44indépendante,
14:46continue de fabriquer
14:47son armement,
14:49de protéger,
14:50bien sûr,
14:51ses acquis anciens,
14:54malgré la guerre de drones
14:55qui menace un peu
14:57les villes de Moscou,
14:58de Pétersbourg,
14:59ainsi de suite.
15:01Mais ce qui est contradictoire
15:03dans cet aménagement,
15:05ancien aménagement,
15:06c'est qu'on remarque
15:07que malgré la proposition
15:10des alliés au nom de la France
15:12pour soutenir les États-Unis
15:15dans sa guerre contre l'Iran,
15:17particulièrement assurer
15:19le passage à Hormuz,
15:21cette idée proposée
15:23par la République française,
15:24par le président,
15:25n'a pas eu sa bonne
15:29raison d'être
15:31dans la diplomatie américaine,
15:33peut-être parce qu'au départ,
15:35les Occidentaux,
15:36la plupart des Occidentaux,
15:37ont critiqué cette guerre
15:39et n'ont pas adhéré
15:40à cette guerre
15:41israélo-américaine
15:43contre l'Iran.
15:44Et puisque cette décision
15:46vient tardivement,
15:47donc les Américains
15:50n'ont pas voulu admettre
15:52cette proposition
15:53dans leur stratégie.
15:54Est-ce que selon vous…
15:55Donc il y a une contradiction.
15:57Il y a deux vitesses,
15:58bien sûr.
15:59Oui.
15:59Est-ce que selon vous,
16:00le rétablissement des sanctions
16:01sur le pétrole russe
16:03peut réellement fragiliser
16:04l'économie de guerre de Moscou ?
16:08Après plusieurs analyses
16:09sur les sanctions,
16:10l'histoire des sanctions
16:11depuis que jusqu'à ce jour
16:13que j'ai essayé de comprendre,
16:16c'est-à-dire les effets
16:17des sanctions dans le monde,
16:19j'ai trouvé que la majorité
16:20des États, jusqu'à présent,
16:23ont su, c'est-à-dire
16:25détourner les sanctions
16:26et créer des possibilités
16:28pour les détourner.
16:29Donc pour les sanctions,
16:31c'est vrai que ça peut
16:32diminuer un peu les recettes
16:34russes en ce qui concerne
16:37le gaz et les pétroles,
16:39mais il y a toujours moyen
16:40de détournement,
16:41car à l'instar de l'Iran,
16:43la Russie a aussi
16:44une flotte de fantômes
16:47qui sillonnent le monde,
16:49bien que c'est un peu
16:50plus cher pour le vendre,
16:55mais ça n'empêche
16:56que la Russie va tenir tête
16:58parce que la Russie,
16:59ce n'est pas le pétrole
17:00et le gaz,
17:01ce n'est pas le tiers-monde.
17:02Il y a d'autres minerais
17:04et d'autres services
17:05à vendre au niveau international.
17:07N'oubliez pas
17:08qu'une majorité du pétrole
17:10exporté officiellement
17:11va vers l'Inde
17:12et vers la Russie.
17:13Donc jusqu'à présent,
17:14l'Inde,
17:15qui avait une politique
17:17multi-alignement
17:20dans le monde,
17:21qui s'entendait
17:21avec les États-Unis
17:22en même temps avec la Russie,
17:24n'a pas voulu céder
17:25à la proposition amérienne
17:27concernant la cessation
17:28de l'achat du pétrole
17:31et du gaz russe.
17:32Donc il y a toujours
17:33des moyens
17:34de détermination
17:35de ces sanctions.
17:36Jusqu'à présent,
17:38je crois que la Russie
17:39pourrait résister.
17:40Pour la première fois
17:42depuis longtemps,
17:43le président américain
17:44Donald Trump
17:44reconnaît que la dynamique
17:46militaire
17:46est favorable à l'Ukraine.
17:48Est-ce que c'est
17:49un simple constat
17:50ou bien c'est un message
17:51politique
17:51adressé au Kremlin ?
17:54C'est un constat international,
17:56pas seulement du président,
17:57parce qu'actuellement,
17:59avec la technologie
18:01qui influence beaucoup
18:02sur la stratégie,
18:04on n'a pas besoin
18:05d'assez de chars
18:06ni d'avions
18:06pour détruire son ennemi.
18:08Maintenant,
18:09les drones,
18:10s'ils sont vraiment furtifs,
18:11avec des petits drones,
18:13des petits obus,
18:14on peut mener
18:14une guerre furtive
18:16et une guerre
18:17qui pourrait faire partie
18:19d'une guerre hybride
18:20à part la désinformation
18:21et d'autres outils
18:23comme l'effort spécial
18:24ou bien l'espionnage
18:25et autres.
18:26Mais je vois
18:27que c'est un constat,
18:29pas forcément,
18:30parce que la Russie
18:30n'oublie pas
18:31que c'est une puissance.
18:32Et jusqu'à présent,
18:33toutes mes analyses
18:34depuis très longtemps
18:35que j'ai émis
18:36sur geopolitique.ma,
18:38je vois que la Russie
18:39pourrait encore résister
18:40à ce type de guerre
18:41parce qu'il en a les moyens.
18:48Est-ce que, selon vous,
18:49on peut parler aujourd'hui,
18:50au vu de l'actualité,
18:51d'un retour
18:52de l'unité occidentale
18:54face à la Russie ?
18:58L'unité occidentale
18:59dans toute son histoire
19:00a été ad hoc,
19:02toujours ad hoc,
19:03toujours de circonstances.
19:04L'Occident a toujours
19:06chacun,
19:07en ce qui le concerne,
19:08a cherché son intérêt stratégique.
19:10Et lorsque je parle
19:11de son intérêt stratégique,
19:12son intérêt aussi géopolitique.
19:15L'Occident est toujours
19:16désuni en matière
19:19de politique extérieure.
19:21Il est uni partiellement
19:23en matière
19:24de volets défensifs
19:28lorsqu'il s'agit
19:29d'attaquer un pays.
19:30C'est pour ça
19:31qu'il y a eu toujours
19:32des alliances
19:32et des coalitions
19:33lorsqu'il s'agissait
19:34du problème de l'Irak,
19:36de l'Afghanistan,
19:37ainsi de suite.
19:38Mais cette fois-ci,
19:39cette alliance
19:40n'a pas suivi
19:41les États-Unis.
19:41Et ce qui a fait mal
19:43aux Américains,
19:44c'est que,
19:44en même temps,
19:45la résolution
19:46de ce problème
19:47d'Hormuz
19:48ne concerne pas
19:51seulement les Américains.
19:52Il concerne
19:54les Occidentaux
19:55dans un premier temps
19:55qui ne se sont pas adhérés
19:57et il concerne
19:58la communauté internationale
20:00dans la mesure possible
20:02qu'il y a
20:02récession économique
20:03à cause des matières
20:05premières stratégiques,
20:06c'est-à-dire les hydrocarbures
20:08plus plusieurs matières stratégiques
20:14qui sont en manque
20:15à cause de cette fermeture
20:16d'Hormuz.
20:17Donc,
20:18mon avis, il n'y a pas
20:19toujours union.
20:20Chacun parle de son intérêt stratégique.
20:23Lorsqu'il s'agit
20:23de l'intérêt
20:24d'un pays européen
20:25ou autre,
20:26il le défend.
20:27Même au dépend
20:28de ne pas être unis
20:29dans la décision
20:30avec un pays voisin européen.
20:32Est-ce que, d'après vous,
20:33Zakaria Hanafi,
20:34Vladimir Poutine
20:35peut encore ignorer
20:36les appels
20:37à des négociations directes
20:38avec Volodymyr Zelensky ?
20:46Zakaria Hanafi,
20:47est-ce que vous m'entendez ?
20:51Oui, oui.
20:52Vous m'entendez ?
20:53Oui, oui, je vous entends.
20:55Qu'est-ce que vous avez dit ?
20:55Je répète ma question.
20:57Est-ce que, selon vous,
20:58Vladimir Poutine
20:58peut-il encore ignorer
21:00les appels
21:01à des négociations directes
21:02avec Volodymyr Zelensky ?
21:07Dans le constat actuel,
21:10ça m'étant qu'il va ignorer
21:12parce que le président Poutine
21:16a acquis les terrains
21:17qu'il voulait.
21:18Tout d'abord,
21:19la Crimée, autrefois,
21:22a été récupérée
21:25ou plutôt annexée
21:26par Nicolas,
21:28puis plus tard
21:30dans l'histoire russe,
21:31puis plus tard
21:32par
21:35Katrina II.
21:37Et plus tard,
21:39c'est Khrushchev
21:41qui va affecter,
21:42par exemple,
21:42la Crimée
21:44à l'Ukraine
21:46au lieu de la Russie
21:46parce qu'il paraissait
21:47qu'il allait
21:48au bain chaud
21:50en Ukraine.
21:52Parallèlement,
21:54la Russie,
21:55jusqu'à présent,
21:56puisqu'elle se trouve
21:57dans le terrain
21:58de l'Ukrainien,
21:59elle a gagné l'Ukraine,
22:00elle a gagné les provinces
22:01jusqu'à présent
22:02et elle a élargit ses frontières.
22:04Donc, à mon avis,
22:06ça m'arrange de discuter,
22:07ça m'arrange de discuter
22:08la paix
22:08pour garder les mains
22:10sur les territoires
22:12pour lui qui sont récupérés
22:13et non pas,
22:15c'est-à-dire,
22:17pris par la force.
22:18Donc, pour lui,
22:19c'est une occasion
22:20de rester
22:22et de calmer la situation
22:23parce que la Russie
22:25dépend des mers.
22:26Il y a,
22:27grâce à la Crimée,
22:28elle a récupéré
22:29une partie très importante
22:30de la mer Noire.
22:31Sachant que la Russie,
22:32son but dans l'histoire,
22:34c'était pas seulement
22:37défendre son orthodoxie
22:40ou bien défendre ses intérêts économiques,
22:42mais se trouvait
22:43dans les enchantes.
22:47Est-ce que l'accord conclu
22:48avec l'Iran
22:49a permis à Washington
22:51de se recentrer pleinement
22:53sur le dossier ukrainien
22:54à présent ?
22:56Non, ça m'étonne.
22:57Ça m'étonne.
22:58C'est un dossier
22:59parmi d'autres
22:59dans la planète.
23:00Il n'y a pas que l'Iran,
23:02il n'y a pas que l'Ukraine.
23:05Il y a beaucoup
23:06de tensions dans le monde,
23:08donc c'est un dossier
23:09parmi d'autres.
23:10Les États-Unis,
23:11on n'est pas sûr
23:12qu'elle va soutenir
23:13militairement l'Ukraine
23:14comme auparavant.
23:15Les États-Unis,
23:17ils sont dirigés
23:18actuellement
23:19par les républicains
23:20et les républicains
23:22dans l'histoire
23:22sont connus
23:23pour « American first »
23:24et pour les intérêts
23:26des États-Unis
23:27avec tout intérêt.
23:28C'est une doctrine
23:29qui existe depuis Moreau,
23:31donc la doctrine
23:32de Moreau jusqu'à présent
23:33est là.
23:34Et pour ce qui est
23:39de gain de temps,
23:41c'est le plus important
23:42dans ce signature d'accord
23:46avec l'Iran,
23:47parce que l'Iran a souvent défendu
23:49le fait de discuter,
23:51par exemple,
23:52le nucléaire
23:54en deuxième lieu
23:55et privilégier,
23:56bien sûr,
23:57de relever les sanctions économiques
23:59et laisser sur le feu.
24:00La même chose
24:01pour l'Ukraine.
24:02S'il y a
24:03cessez-le-feu
24:04avec les accords
24:04que pourrait signer
24:05peut-être Poutine
24:07avec le président ukrainien,
24:10donc d'autres problèmes
24:14pourraient être laissés,
24:15problèmes techniques
24:16pourraient être laissés
24:18pour une deuxième
24:20ronde des discussions.
24:21Parce que jusqu'à présent,
24:23l'Iran n'a signé
24:25qu'un accord électronique
24:26avec les États-Unis
24:27qui a été signé
24:28le 24,
24:30plutôt le 14 juin,
24:32dimanche 14 juin.
24:33On attend la signature
24:35de cet accord
24:37vendredi prochain
24:38en Suisse.
24:40Donc,
24:41c'est la même chose
24:43pour moi,
24:43pour l'Ukraine.
24:44L'Ukraine doit attendre
24:45aussi
24:46à ce qu'un accord
24:48soit signé
24:49entre les deux antagonistes.
24:51Mais bien sûr,
24:52sans l'intervention de l'Europe
24:53parce que,
24:54jusqu'à présent,
24:56pour Poutine,
24:56c'est l'Europe
24:57qui dérange la signature
24:58de cet accord.
25:00Mais par contre,
25:01au départ,
25:01les États-Unis
25:02ont encouragé
25:05l'accord
25:05ukraino-russe.
25:07Avant de conclure,
25:08Zakaria Hanafi,
25:10d'après votre expertise,
25:11est-ce que le Kremlin
25:12risque d'interpréter
25:13ce durcissement occidental
25:15comme une escalade supplémentaire
25:17plutôt qu'une invitation
25:18à négocier ?
25:20Vous savez,
25:22l'histoire du Kremlin,
25:24ce n'est pas une interprétation nouvelle
25:28dans l'histoire.
25:29Dans l'histoire russe,
25:30par exemple,
25:31pour comprendre l'actuelle situation
25:32dans l'histoire de la Russie,
25:34vous aviez toujours des guerres
25:36qui ont existé quatre fois
25:38à cinq fois de longues guerres
25:39entre le royaume de Suède
25:42qui voulait impertinemment récupérer
25:45les pays baltes,
25:45les principautés,
25:46les royautés baltes,
25:47et la Finlande
25:48qui ne faisait pas partie
25:49de la Scandinavie.
25:51En même temps,
25:51la Russie avait toujours
25:53des problèmes
25:53avec l'Europe centrale,
25:55avec la famille Alpsbourg,
25:57avec la France,
25:59l'Empire français
26:00et l'Empire anglais au sud.
26:05Et à l'est,
26:06il y avait toujours le sud-est,
26:07elle avait toujours des problèmes
26:08avec l'Empire ottoman.
26:10Maintenant,
26:10c'est un triangle
26:11qui pourrait se répéter
26:13parce qu'à partir de l'histoire,
26:16vous allez comprendre
26:17que jusqu'à présent,
26:18il y a continuité
26:20de guerres
26:21qui existent
26:22entre les Russes
26:23et leurs frères
26:25européens.
26:26Brièvement, s'il vous plaît,
26:27M. Hanafi,
26:28on est pris par le temps,
26:28malheureusement.
26:30Oui.
26:31Si vous pouvez
26:31conclure brièvement,
26:33s'il vous plaît.
26:34On est malheureusement
26:35pris par le temps.
26:36En conclusion,
26:38les deux conflits
26:38sont en cours
26:39des résolutions.
26:40Le premier iranien
26:41va être résolu
26:42dans les deux mois
26:43qui restent aux trois mois.
26:45Il peut être résolu.
26:46Par contre,
26:47le problème ukrainien
26:48va être aussi résolu,
26:50mais à long terme,
26:51avec bien sûr
26:52la participation
26:53des États-Unis
26:54comme auparavant,
26:55pas forcément
26:55de l'Union Européenne.
26:56Merci beaucoup,
26:57Zakaria Hanafi,
26:58pour votre analyse
26:59et d'avoir répondu
27:00à toutes nos questions.
27:01Je rappelle que vous êtes
27:02directeur du Centre marocain
27:03d'analyse et d'anticipation
27:05géopolitique
27:06et que vous étiez
27:06avec nous en direct
27:07depuis Rabat.
27:08Merci infiniment.
27:09A bientôt.
27:13Il est l'heure à présent
27:14de faire le tour
27:14de l'actualité économique
27:16nationale et internationale
27:17et c'est avec Rachid Farhan.
27:27On ouvre cette édition
27:29avec une mesure
27:30qui pourrait profiter
27:31à des milliers
27:32d'entreprises marocaines.
27:33Le gouvernement
27:34se dit prêt
27:34à revoir le quota
27:35de 30%
27:36des marchés publics
27:37réservés aux très petites,
27:38petites et moyennes entreprises.
27:41L'objectif
27:41est de rendre ce dispositif
27:43plus efficace
27:43afin que les TPME
27:45puissent accéder
27:46plus facilement
27:46aux commandes
27:47de l'Etat
27:48et des collectivités.
27:49Cette réflexion
27:50intervient alors que
27:50ces entreprises représentent
27:52l'immense majorité
27:53du tissu économique
27:54national
27:55et constituent
27:56un levier important
27:57pour l'emploi
27:58et l'investissement.
28:00Restons au Maroc
28:01avec le secteur aléotique.
28:03Le Royaume
28:04poursuit son programme
28:05de modernisation
28:06de la commercialisation
28:07du poisson
28:08grâce à un réseau
28:09de 76 marchés
28:10répartis
28:11sur le territoire.
28:12Ces infrastructures
28:13permettent d'améliorer
28:14les conditions de vente,
28:16de garantir une meilleure
28:17traçabilité des produits
28:18et de réduire
28:19les circuits informels.
28:21Elle contribue également
28:22à valoriser
28:23les produits de la pêche
28:24marocaine
28:24et à offrir
28:25de meilleures conditions
28:27aux professionnels
28:28du secteur
28:28comme aux consommateurs.
28:31Cap sur les provinces
28:33du Sud,
28:33le chantier du port
28:34d'Akla Atlantique
28:35affiche désormais
28:37un taux de réalisation
28:38de 62%.
28:39Ce projet d'envergure
28:40est appelé à devenir
28:41un véritable hub
28:43industriel, logistique
28:44et énergétique
28:45tourné vers l'Afrique
28:47et les grands marchés internationaux.
28:48Il devrait soutenir
28:50le développement
28:50de plusieurs secteurs
28:51notamment la pêche,
28:53le commerce,
28:54les énergies renouvelables
28:55et les activités industrielles
28:57tout en renforçant
28:58l'attractivité économique
28:59de la région.
29:01Dans un contexte
29:03de stress hédrique,
29:04le Maroc poursuit ses efforts
29:05pour une industrie
29:07plus durable.
29:07Selon le ministre
29:09Riad Mezur,
29:10certains secteurs
29:11industriels
29:12visent le zéro
29:13recours à l'eau potable
29:14d'ici 2030.
29:15L'objectif
29:16est de remplacer
29:17cette ressource
29:17par des eaux usées,
29:19traitées
29:19ou d'autres alternatives
29:20afin de préserver
29:21les réserves d'eau
29:22destinées à la consommation
29:24humaine
29:24et à l'agriculture.
29:26Cette stratégie
29:27s'inscrit
29:27dans les engagements
29:28du Royaume
29:29en matière
29:30de transition écologique.
29:33Direction
29:33le reste du continent
29:35africain
29:35en Afrique de l'Est
29:37où l'Ouganda prévoit
29:38une croissance économique
29:39de 10,2%
29:40pour l'exercice
29:412026-2027.
29:44Cette forte progression
29:45serait portée
29:46par les investissements
29:47dans les infrastructures,
29:48le développement
29:49du secteur pétrolier
29:51et la hausse
29:51de l'activité économique.
29:53Une dynamique
29:54qui pourrait faire
29:54de l'Ouganda
29:55l'une des économies
29:56les plus performantes
29:57du continent
29:58dans les prochaines années.
30:01Toujours en Afrique,
30:02la filière banane
30:03connaît une bête dynamique
30:04en Guinée.
30:05Les producteurs
30:06profitent de meilleures
30:07techniques agricoles
30:08et d'une demande régionale
30:10soutenue
30:10pour développer
30:11cette culture.
30:12Ce secteur représente
30:13une source importante
30:14de revenus
30:14pour les agriculteurs
30:15et participe
30:16au renforcement
30:17de la sécurité alimentaire
30:19ainsi qu'à la création
30:20d'emplois
30:20dans plusieurs régions.
30:23En Tunisie,
30:24la filière
30:25oligol
30:26confirme son rôle moteur
30:27dans l'économie nationale.
30:29Au cours des six premiers mois
30:30de la campagne
30:312025-2026,
30:33les exportations
30:34d'huile d'olive
30:35ont généré
30:35près de 1,25 milliards
30:37de recettes,
30:38soit une progression
30:39de près de 50%
30:40sur un an.
30:41Une performance portée
30:43par une bonne récolte
30:44et une demande
30:44soutenue
30:45sur les marchés internationaux.
30:49Passe à l'international,
30:50le Parlement européen
30:52a donné son feu vert final
30:53à l'accord commercial
30:54conclu
30:55avec les États-Unis
30:56sous l'administration Trump.
30:58Cet accord prévoit
30:59plusieurs mesures
31:00destinées à fluidifier
31:01les échanges
31:02et à réduire
31:03certaines barrières commerciales.
31:05Pour les deux partenaires,
31:06il s'agit de renforcer
31:07les relations économiques
31:08dans un contexte international
31:10marqué par de nombreuses
31:11tensions commerciales.
31:15En Allemagne,
31:17les investisseurs
31:18retrouvent le sourire.
31:19Les espoirs
31:19d'une désescalade
31:20des tensions
31:21au Moyen-Orient
31:22ont amélioré
31:23le climat des affaires
31:24et soutenu
31:25les marchés financiers.
31:26Cette évolution rappelle
31:27à quel point
31:28les grands équilibres
31:29géopolitiques
31:30influencent directement
31:31la confiance
31:32des investisseurs
31:33et les perspectives
31:34économiques mondiales.
31:38C'est notre information
31:39de clôture.
31:40La France a décidé
31:41de généraliser progressivement
31:43l'utilisation
31:44d'un assistant
31:45basé sur l'intelligence
31:46artificielle
31:46auprès de ses agents publics.
31:49Cet outil doit aider
31:50les fonctionnaires
31:51dans des tâches quotidiennes
31:52comme la rédaction
31:53de documents,
31:54la recherche d'information
31:55ou le traitement
31:56administratif
31:57de certains dossiers.
31:58L'objectif est
31:59de gagner du temps
32:00et d'améliorer
32:01l'efficacité
32:01des services publics
32:02tout en accompagnant
32:03la transformation numérique
32:05de l'Etat.
32:05Une initiative
32:06qui illustre
32:07la place grandissante
32:08de l'intelligence artificielle
32:10dans les administrations
32:11et les économies modernes.
32:16Votre Soir Info se poursuit
32:17avec l'Invité Culture.
32:18Miriam Chemlichy reçoit aujourd'hui
32:20Axel Jurgensen,
32:22auteur.
32:32Mesdames et messieurs,
32:33bonsoir et bienvenue
32:35dans l'Invité Culture.
32:36Comment n'est une guerre
32:38capable de hantir l'imaginaire
32:39de la Méditerranée
32:40pendant plus de 3000 ans ?
32:42C'est dans cette source mythologique
32:43qu'Axel Jurgensen puise la matière
32:47de son premier roman,
32:48Les Vaisseaux Noirs.
32:49En s'attardant sur les prémices du conflit,
32:51de l'Union somptueuse du mortel Pellet
32:54et de la nymphe Gétis,
32:56jusqu'aux choix cruciaux d'Achille
32:58et son rival Paris,
33:00l'auteur nous plonge dans les coulisses
33:02d'une tragédie en marche.
33:04Face à des divinités aussi puissantes
33:06que capricieuses,
33:07ces héros d'un autre temps,
33:09tentent l'impossible
33:11pour infléchir le cours de l'Histoire,
33:13pour conquérir leur liberté
33:14et arracher la paix.
33:16Mais le piège du destin se referme
33:18et l'heure vient
33:20où il faut embarquer
33:22dans leur vaisseau noir
33:23porté par un souffle moderne.
33:26Et une plume d'une grande sensibilité poétique,
33:29cette œuvre redonne
33:30une vigueur nouvelle
33:31à une légende éternelle.
33:34Et on va justement en parler
33:35de ce premier roman avec vous,
33:37Axel Jurgensen.
33:38C'est un plaisir de vous avoir
33:39avec nous ce soir.
33:40Pour moi de même.
33:41Bonjour.
33:42Je commence par présenter votre livre
33:43que je tiens entre les mains,
33:44donc Les Vaisseaux Noirs.
33:48Merci pour cette histoire.
33:50En tout cas, vous revenez un petit peu
33:52sur la mythologie,
33:53les prémices de cette guerre de Troie.
33:55Pourquoi avoir choisi
33:57cette période précisément de l'Histoire ?
34:01Alors en fait, moi j'avais une passion
34:04pour ce thème de la guerre de Troie
34:06depuis mes 11 ans.
34:08J'ai eu un professeur d'histoire-géographie
34:12extraordinaire, quand j'avais 11 ans,
34:13en sixième, qui au lieu de suivre
34:17le programme scrupuleusement,
34:18il le suivait le reste du temps,
34:20mais pendant un mois, il a fait ce pari fou
34:24de nous raconter l'Iliade et l'Odyssée,
34:26de ne plus suivre du tout le cours
34:28et de nous raconter l'Iliade et l'Odyssée
34:30pendant un mois.
34:30Un mois, un mois et demi.
34:32Et dans mon souvenir,
34:34alors je ne me souviens pas précisément
34:36de ce qu'il disait,
34:36mais c'était extraordinaire.
34:38On était tous fascinés
34:39parce qu'il vivait les personnages.
34:42Il interprétait chaque scène,
34:44il mettait bien sûr le ton.
34:45Je me souviens de lui essayant
34:47de grimper sur la table,
34:48mettant son pied sur la table
34:49pour mimer un grec
34:52qui franchissait la palissade
34:54de la ville de Troie.
34:56Enfin, la muraille plutôt.
34:58Donc, il nous a vraiment transmis sa passion.
35:01On était toute une génération fascinée.
35:03Et depuis, cette passion ne m'a pas quitté.
35:05Donc moi, je me suis beaucoup abreuvé,
35:07bien sûr, de littérature grecque
35:09et de mythologie grecque.
35:12Et j'ai eu envie d'écrire,
35:14bien des années plus tard,
35:16ces prémices de la guerre de Troie
35:18parce que je me suis rendu compte
35:19que dans toutes ces légendes,
35:21il n'y avait pas de récit d'un seul tenant
35:23des causes de la guerre de Troie,
35:26qui, par ailleurs, malheureusement,
35:28font écho à l'actualité aujourd'hui.
35:31Mais il n'y avait pas de récit unifié
35:33de toutes ces causes
35:35et de tous ces prémices de la guerre de Troie.
35:38Donc, j'ai voulu m'y atteler
35:39et j'ai, pour cela,
35:41ressuscité une épopée perdue
35:43qui s'appelait les Champs Cypriens,
35:44qui a été écrite au VIe siècle avant Jésus-Christ
35:47par un certain Stasinos de Chypre.
35:49Donc, c'est deux siècles après Homer.
35:53Et cette épopée, malheureusement,
35:54elle est disparue,
35:55comme un certain nombre de textes antiques.
35:57Mais les auteurs antiques, eux,
35:59avaient accès à cette épopée.
36:00Et donc, on retrouve certains épisodes
36:03que je raconte dans mes Vaisseaux Noirs
36:05chez des auteurs tragiques grecs.
36:08On en trouve chez Echille,
36:10chez Euripide,
36:11chez Sophocle.
36:12On en trouve des échos aussi
36:13chez les mythographes
36:14que sont Apollodore et Hygien.
36:16Et enfin, chez les grands poètes
36:17comme Virgile.
36:18Alors, ça, c'est des poètes latins
36:20comme Virgile et Ovid.
36:22Et donc, on avait toute cette matière.
36:23Et moi, j'ai voulu rassembler toute cette matière
36:25tout en donnant un souffle épique
36:27et romancé à cette histoire
36:29pour qu'on comprenne comment on est une guerre
36:31et comment le destin peut être plus grand
36:33que tous ces héros.
36:33En tout cas, on doit remercier ce professeur
36:35qui vous a inspiré
36:37et qui a pris un mois et demi de son programme
36:39pour parler un petit peu de l'histoire
36:44autrement qu'en suivant, en tout cas, le programme.
36:47J'ai envie de vous demander
36:48par rapport au titre,
36:49Les Vaisseaux Noirs,
36:50en quoi ce titre est aujourd'hui révélateur
36:53ou symbolique du destin des personnages ?
36:56Alors, les Vaisseaux Noirs, en fait,
36:59ce sont les Vaisseaux Grecs.
37:01Les Grecs, quand ils partent à Troyes,
37:04quand ils partent pour conquérir Troyes,
37:06ils montent sur des nefs noirs.
37:09Elles sont toutes noires
37:10et c'est le point commun de ces Vaisseaux Grecs.
37:12Donc, c'est ce qui m'a donné l'idée du titre.
37:14Et c'est aussi pour faire un peu écho à l'actualité.
37:19Ces Vaisseaux Noirs, évidemment,
37:22évoquent la noirceur d'un destin.
37:24Et je pense que c'est le point commun
37:28de toutes ces péripéties qui se déroulent.
37:30Alors, il y a plein d'aventures, des histoires d'amour.
37:33Il se passe plein de choses dans ces prémices de la guerre de Troyes.
37:35Mais si on veut chercher un fil conducteur,
37:38et il est, à mon avis, très fort,
37:40c'est que tous ces personnages,
37:41ils cherchent à tout prix à éviter la guerre.
37:44Et malgré tout, ils se trouvent embarqués dans cette guerre,
37:48contre leur gré.
37:49C'est le cas, par exemple, d'Achille,
37:51qui, à un moment donné, va se déguiser en femme
37:53dans l'île de Scyros.
37:55Sa mère va l'obliger à se déguiser
37:58dans l'île de Scyros en femme
38:00pour qu'il échappe au recrutement des armées.
38:02Il va y rester plusieurs mois
38:03et, finalement, il va finir par être confondu
38:05et par embarqué.
38:06C'est le cas d'Ulysse qui simule la folie
38:08pour aussi éviter d'être embarqué.
38:10Donc, ils ne veulent pas y aller.
38:11Ils vont négocier aussi.
38:13Et cette négociation échouera.
38:15Ça fait penser à la guerre de Troyes
38:16n'aura pas lieu de Jean Giraudoux.
38:18Donc, à chaque fois, ils essayent d'éviter cette guerre,
38:22mais le destin est plus fort qu'eux.
38:24Et on peut voir même que ce destin s'impose au Dieu.
38:28Donc, l'idée de ces Vaisseaux Noirs,
38:29et pourquoi ce titre,
38:30c'était pour évoquer cette fatalité macabre
38:34et l'idée que la guerre,
38:37parce que c'est vraiment une idée qui est très forte
38:39dans ces chants Cypriens que je ressuscite,
38:41la guerre préexiste à ces hommes.
38:43Elle les accompagne.
38:44Et comme je le dis à un moment donné dans mon roman,
38:47elle n'était pas la plus désirée,
38:49mais elle était la plus honorée de leurs compagnes.
38:53Constamment, ils finissent par aller à la guerre.
38:55Un destin auquel ils essaient dans tous les cas d'échapper,
38:58mais ça ne marche pas.
38:58Donc, le destin les rattrape.
39:00Vous l'avez très bien expliqué.
39:01Donc, des héros qui tentent de recouvrer leur liberté.
39:04Est-ce que le roman laisse une vraie place au libre arbitre,
39:08finalement, puisque vous parlez de fatalité
39:10en faisant référence à ces Vaisseaux Noirs, justement ?
39:13Et finalement, quel libre arbitre, je vais y arriver,
39:19pouvait avoir ces personnages qui, finalement,
39:22n'ont pas pu échapper à leur destinée ?
39:26C'est tout le thème, justement, de ces Vaisseaux Noirs.
39:30En réalité, dans l'Iliade,
39:33donc l'Iliade d'Homère raconte un petit moment,
39:3850 jours, dans la dixième année du conflit de la guerre de Troie.
39:42L'Iliade se concentre sur la colère d'Achille uniquement,
39:46et c'est cette colère qu'ils mettent en scène.
39:49Les Vaisseaux Noirs racontent tout ce qui se passe avant.
39:51Enfin, à l'origine, les champs cypriens que je ressuscite
39:55racontaient tout ce qui se passait avant.
39:56Et donc, dans l'Iliade, tout est déjà décidé,
40:00les destins sont déjà tracés,
40:02et les hommes n'ont qu'à essayer de sublimer ce destin,
40:06c'est un peu le destin d'Achille,
40:07alors que dans les champs cypriens,
40:09il y a une espèce de révolte perpétuelle.
40:11Et c'est ce que je montre dans mes Vaisseaux Noirs.
40:13C'est-à-dire que ces hommes cherchent en permanence leur liberté,
40:16à affirmer leur liberté.
40:18Ils le font de deux manières différentes,
40:20et c'est pour ça que j'ai pris deux figures dans mes Vaisseaux Noirs.
40:24La première figure, c'est celle d'Achille.
40:27Et de Paris.
40:29Donc, côté grec.
40:30Et la deuxième figure, c'est celle de Paris, côté Troyen.
40:35Ça permettait de suivre d'abord tous ces événements antérieurs à la guerre de Troie,
40:39de voir la montée de la guerre des deux côtés,
40:41mais aussi parce qu'ils choisissent deux voies différentes.
40:45Achille, lui, il y a une prophétie très claire qui lui dit,
40:50soit tu vas aller à Troie, tu vas y mourir jeune,
40:53mais tu vas connaître un renom éternel,
40:55tu vas mourir en pleine gloire.
40:57Soit tu ne vas pas aller à Troie, tu fais le choix de ne pas aller à Troie,
41:00tu as une vie assez misérable, tout à fait anonyme,
41:03mais tu vivras heureux jusqu'à la fin de tes jours,
41:06et voilà, tu cultiveras, non pas ton jardin,
41:09mais tu seras un cultivateur.
41:11Et il fait le choix de la vie courte avec le renom.
41:15Donc ce qui est important pour lui, c'est la grandeur et la noblesse.
41:18Et Paris, lui, à l'inverse, il cherche la jouissance absolue.
41:22C'est un être assez amoral, il va donc aller conquérir la belle Hélène,
41:27et il est assez inconséquent.
41:30Et ce qui compte, c'est un peu comme la figure du bel ami de Maupassant,
41:35ce qui compte pour lui, c'est d'arriver par les femmes,
41:38d'accumuler un maximum de richesse et de bonheur immédiat,
41:41parce qu'il a connu une enfance difficile.
41:43Et donc, en voyant, en mettant ces deux figures,
41:49on voit, ça dit quelque chose de la condition humaine,
41:52c'est-à-dire qu'en fait, le destin, pour les Grecs,
41:55le destin de ces hommes était déjà tracé.
41:57Quand ils se rendent compte qu'ils ne peuvent pas lutter
42:00contre ce destin qui leur est imposé,
42:02il y a soit le choix de magnifier son destin,
42:05c'est celui que choisit Achille,
42:07soit le choix de profiter un maximum
42:09pendant le court laps de temps qui nous est offert.
42:11Et ces deux choix correspondent à deux facettes différentes
42:14de nos personnalités et de l'homme.
42:17Mais ce qui est intéressant, c'est que l'un comme l'autre,
42:19à l'issue de cette histoire,
42:21ils vont rencontrer une certaine insatisfaction.
42:24Achille, c'est le cas dans l'Odyssée,
42:26Ulysse va aller à sa rencontre dans les enfers,
42:29il est déjà mort et il lui dit
42:30je regrette finalement, j'aurais pas dû faire ce choix-là,
42:32j'aurais dû choisir la vie anonyme,
42:36mais au moins j'aurais été heureux.
42:37Donc finalement, il regrette son choix.
42:38Et Paris, lui aussi, plus tard dans l'histoire,
42:41ça pour le coup, je ne le raconte pas dans mes vaisseaux noirs,
42:45Paris va connaître une déception
42:47d'avoir choisi un destin un peu médiocre finalement,
42:50mais de jouissance absolue,
42:52parce qu'il est fasciné par la figure de son frère
42:54qui, lui, est un homme digne, etc.
42:57Donc il n'y a pas de bon choix.
42:59Il n'y a pas de bon choix.
43:01Et la vérité humaine, la vérité de notre condition,
43:04c'est de toujours chercher soit la noblesse,
43:08soit la jouissance, les plaisirs immédiats,
43:12mais on ne peut se satisfaire d'être totalement dans l'un
43:14ou totalement dans l'autre.
43:15C'est un peu l'entre-deux.
43:17En tout cas, dans l'une de vos interviews,
43:18vous revenez sur les liens de cette légende avec le Maroc.
43:23Et j'aimerais bien qu'on se concentre là-dessus.
43:26Oui, bien sûr.
43:27Alors, c'est des liens beaucoup plus nombreux qu'on ne le croit.
43:30D'abord, il y a des liens géographiques importants,
43:34parce que la première scène, celle qui déclenche toute la guerre de Troie,
43:41qui est à l'origine de cette guerre,
43:43c'est la scène de la pomme d'or.
43:45Alors, en fait, Thétis, donc Pélé, qui est le père d'Achille,
43:50tombe follement amoureux d'une nymphe, Thétis,
43:54et à l'Ornos, puisque une nymphe, c'est une petite déesse,
43:58à l'Ornos sont invités tous les dieux et déesses de l'Olympe.
44:02Donc, tous, sauf une, la déesse Éris, qui est la déesse de la discorde.
44:06Alors, évidemment, on ne l'a pas invitée.
44:08Mais elle a eu vent de ses noces.
44:10Du coup, elle arrive furieuse aux noces.
44:13Et qu'est-ce qu'elle fait ?
44:14Elle va cueillir une pomme dans le jardin des Hespérides,
44:17lancer cette pomme à l'assemblée,
44:18et Hera, sur cette pomme, est écrit à la plus belle.
44:22Hera, Athéna, Aphrodite vont se disputer cette pomme
44:26et dire, forcément, elle me revient, c'est moi la plus belle.
44:28Et de cette discorde va naître, plus tard, la guerre de Troie.
44:33Où va-t-elle cueillir cette pomme ?
44:35Elle va la cueillir dans le jardin des Hespérides.
44:37Et ce jardin des Hespérides était situé par les Grecs
44:40aux confins du monde connu, du côté du Couchant, donc à l'ouest,
44:46et plus précisément au Maroc, puisqu'on l'identifie, ce lieu,
44:50aux montagnes de l'Atlas.
44:52Et d'ailleurs, le gardien de ce jardin des Hespérides,
44:56c'est le Titan Atlas.
44:59Donc voilà, c'est déjà un lien géographique avec cette légende.
45:04Il y a d'autres liens géographiques, notamment dans l'Odyssée,
45:06l'île de Calypso, qui est l'île d'Ogigi.
45:09On la situe, les Grecs la situaient aussi aux confins du monde connu à l'ouest,
45:14et on l'identifie aujourd'hui à peu près à l'île de Lila,
45:18qui est tout près de Ceuta.
45:20Donc il y a ces liens géographiques forts avec toute cette légende.
45:24Au niveau du détroit de Gibraltar aussi, les colonnes d'Hercule.
45:28Donc dans la mythologie, les liens avec le Maroc sont forts.
45:30Le deuxième point important, il est lié à Averroès.
45:34C'est un lien plus philosophique et spirituel.
45:39Le thème important, je l'ai dit d'Homère,
45:42c'est qu'on n'échappe pas à son destin.
45:44Et c'est aussi que les hommes, quand ils cèdent à leur passion,
45:49entraînent un déchaînement de violence absolue
45:52et sortent du rang qui leur a été alloué par les dieux.
45:55Aristote est allé un peu plus loin dans cette pensée,
45:58en disant, du coup, ce qui est important,
46:01c'est qu'on se concentre sur la raison.
46:03Et un homme vertueux est un homme qui ne se laisse pas dominer par ses passions,
46:07mais par la raison.
46:08Et le continuateur de cette pensée, c'est Averroès.
46:11C'est lui qui a transmis la pensée aristotélicienne
46:16dans le monde andalou, donc au Maroc, en Occident.
46:21Il a transmis toute cette pensée et il a fait le lien avec l'islam.
46:24Donc il y a un lien spirituel et philosophique très fort.
46:26Et enfin, le troisième lien, il est poétique et littéraire.
46:30C'est celui de la poésie Amazir, qui est une poésie de l'oralité.
46:35C'est le cas de toutes ces légendes que je raconte.
46:37Avant d'être écrites dans l'Iliade et dans les Champs Cypriens,
46:43c'était des légendes orales qui étaient contées par des poètes
46:46qui chantaient ces poèmes et qui s'appelaient les Aedes.
46:51Et la poésie Amazir reprend cette tradition de l'oralité.
46:55Elle est dans la continuité de cette tradition de l'oralité.
46:57Et elle est aussi dans la continuité de l'importance du héros et de la gloire.
47:04Les héros sont très importants dans la poésie Amazir.
47:07Et aussi la recherche du renom resté dans les mémoires par la tradition orale.
47:13Et c'est un autre lien très fort, je trouve, entre toutes ces légendes et le Maroc.
47:17En tout cas, on pourrait vous écouter encore éternellement parler de ce sujet
47:20qui semble vous passionner, en espérant avoir donné envie à nos téléspectateurs de le lire.
47:26On arrive déjà au terme de cet entretien.
47:28C'était un plaisir de vous avoir avec nous.
47:30Je montre à nouveau la couverture de votre livre,
47:32Les Vaisseaux Noirs, en espérant lire la suite également.
47:37Merci, oui, volontiers.
47:39Merci à vous Axel Jorgensen, c'est un plaisir.
47:43Merci, moi aussi.
47:45C'est la fin de la viticulture pour ce soir.
47:46Je vous souhaite une très bonne soirée.
47:51Et c'est aussi la fin de ce journal.
47:53Merci à vous de nous suivre.
47:54L'information revient dans un instant sur Média TV.
48:14Merci.
48:14You