Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 45 minutes
Poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs, un animateur d’une école parisienne a été relaxé par le tribunal correctionnel ce mardi, qui a estimé que l’infraction n’était pas suffisamment caractérisée. «Pourquoi la parole de neuf enfants ne vaut-elle pas celle d’un adulte ?», s’interroge Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est vrai que dans cette boîte de Pandore, c'est peut-être le petit espoir, le petit papillon blanc,
00:04mais comme je vous le disais, c'est vrai que nos espoirs sont toujours déçus.
00:08Là, pour moi, la question qui se pose sur cette relaxe, qui est assez incompréhensible,
00:14c'est comment on peut dire à la fois qu'on reconnaît les faits et qu'on relaxe le mis
00:17en cause.
00:18Ça, ça reste quand même très troublant.
00:20Ce n'est pas on reconnaît les faits, c'est effectivement on reconnaît un comportement inapproprié.
00:25Les faits n'ont pas été débattus, le fait que les petits noms, le fait des câlins appuyés,
00:31le fait d'avoir touché la poitrine d'une fillette, ça, ça n'a pas été débattu en fait.
00:35C'était acté, enfin moi c'est ce que les parents m'ont dit ce soir.
00:38En tout cas, il n'y a pas eu débat là-dessus.
00:41Là où c'est vraiment interpellant, c'est qu'on est sur des fillettes de 11 ans,
00:45donc quand parfois on peut parler de la fameuse parole de l'enfant qui est si souvent malmenée,
00:49notamment lors d'auditions, un petit peu à la Hussard, comme par exemple dans le dossier de Colombes,
00:54je crois dont je vous avais parlé la dernière fois,
00:55où il y a eu une brigade qui a fait une descente à la maternelle pour interroger 90 enfants entre
01:003 et 5 ans en un après-midi,
01:02en qualité de témoin, alors qu'on ne savait même pas s'ils étaient victimes.
01:05Bon, comme vous voyez, cette parole de l'enfant, elle est toujours très malmenée.
01:07Et puis parfois, on la met en doute.
01:09Là, on n'est pas sur des enfants de 3 à 5 ans qui peut-être se seraient mal exprimés,
01:13qui n'auraient pas été très précis.
01:14On est sur des fillettes qui ont 11 ans, dont les témoignages sont tous corroborés les uns par les autres,
01:20qui sont elles-mêmes allées signaler ce qu'elles ont subi à la directrice de l'école.
01:25C'est quand même assez... voilà, c'est inhabituel.
01:28Et puis, on a quand même ce fait de harcèlement sexuel,
01:31qui le mis en cause a également été poursuivi pour ça, sur une collègue.
01:35Donc là, de la même manière, on peut quand même s'interroger
01:39pourquoi est-ce que, finalement, la parole de 9 enfants ne vaut pas la parole d'un adulte ?
01:44Puisque là, finalement, quand on dit que les faits ne sont pas avérés, enfin reconnus,
01:49c'est parce que la parole de l'enfant, caractérisée, je remercie, ne fait pas preuve.
01:54Il faut commencer par ça.
01:55C'est-à-dire que la parole de l'enfant, elle ne fait peut-être pas preuve, certes,
01:58mais dans certaines affaires, on a réussi à faire condamner sans preuve matérielle.
02:06Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations