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  • il y a 7 minutes
Déjà à l'affiche du film "Une famille de bâtards" de Mourad Winter depuis vendredi, Laura Felpin prête également sa voix à Lilypad, dans le 5ème volt de Toy Story, qui sera en salles mercredi. Elle est l'invitée d'A la régulière ce soir.

Retrouvez "À la régulière" sur France Inter et sur https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/a-la-reguliere

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Transcription
00:10Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans La Régulière, l'émission de Toutes les Cultures.
00:14Ce soir, je reçois une personne qui est humoriste, comédienne, chroniqueuse, doubleuse et à l'origine
00:18de quelques personnages iconiques sur son compte Instagram. Cette personne, évidemment,
00:22c'est Laura Felpin. En quelques années, elle est passée des vidéos sur Internet,
00:25un mollière de l'humour, des personnages devenus cultes au César de quotidien.
00:29A bref, du flambeau au cinéma. Et aujourd'hui, elle a une double actualité. D'abord avec
00:33une famille de bâtards, la nouvelle réalisation de Mourad Winter qu'on a reçue semaine dernière,
00:37qui est disponible sur Prime Vidéo, dans laquelle elle interprète Morgane. Et puis, avec un monument
00:41de la pop culture mondiale, Toy Story, cinquième du nom, Laura Felpin y prête sa voix à Lillipa,
00:47d'une nouvelle venue dans l'univers Pixar. On va parler de tout ça et de bien plus encore,
00:50jusqu'à 23h. Laura Felpin est avec nous, à La Régulière.
00:53France Inter, à La Régulière,
01:02Medimizing.
01:05Woody !
01:06Jessie, salut !
01:08Est-ce que ça va aussi mal qu'on le dit pour les jouets ?
01:10On en voit de plus en plus abandonnés chaque jour.
01:13On est fichu !
01:14La technologie nous a envahis aussi.
01:17Je... je sais pas quoi te dire, Jessie.
01:19Avec un jouet, on peut jouer, mais... avec la tech...
01:22On peut tout faire.
01:24Oh...
01:24Je perds Bonnie à cause de cette machine.
01:27Je suis ton ami.
01:30Woody !
01:31Je suis venu le plus vite possible.
01:32Pourquoi tu portes une robe, Woody ?
01:34Ça s'appelle un poncho, fourchette.
01:36Bonnie a encore besoin de nous.
01:38En avant, une voile !
01:40Buzz, reste là, je vais avec eux.
01:42Tu crois que j'en suis pas capable ?
01:44Je suis dans une jolie pomme chauve.
01:48Que c'est bon de les revoir se disputer.
01:49Ça m'avait manqué aussi.
01:53Pendant ce Toy Story 5, Laura fait le pain.
01:55Comment ça va ?
01:56Ça va et toi, Mehdi ?
01:57Ça va me faire rire de devoir travailler comme ça.
02:00On dirait que je ne travaillais jamais.
02:02Si, si, tu travaillais, mais je sais pas.
02:04T'es dans une posture professionnelle, j'adore.
02:05J'ai un peu changé, j'ai pris de l'âge depuis la dernière fois qu'on s'est vus.
02:09Toy Story, c'est quand même un truc de fou.
02:12Franchement, c'est un truc de fou.
02:15Evidemment, on va parler de plein de choses, mais déjà, ça, c'est quand même l'actualité
02:17chaude.
02:17Ça sort cette semaine.
02:18Quand on t'a proposé ça, t'as réagi comment ? Est-ce que c'est quelque chose que t
02:22'avais
02:22dans un coin de tête ? Sachant que toi, quand même, on va le dire, t'as commencé
02:25aussi avec le doublage.
02:26Donc, c'est pas nouveau dans ta vie, le doublage.
02:29En fait, j'ai commencé par le doublage.
02:32J'ai une fascination pour le doublage et je l'ai toujours eu.
02:34Et j'ai même fait une école de théâtre parce que je me suis aperçue que les comédiens
02:40qui faisaient du doublage, en fait, étaient des comédiens, quoi.
02:42Donc, je m'étais dit, OK, il faut vraiment que je me forme un peu comme ça naïvement.
02:46Et donc, j'ai fait une école de théâtre et je pensais vraiment retourner au doublage,
02:49ce que j'ai un peu commencé par faire.
02:51Et puis, en fait, mon chemin a été un autre chemin, mais je rêvais qu'on m'appelle
02:55pour faire un projet de la sorte.
02:59Et j'avoue que quand on m'a dit que c'était Toy Story, j'y suis allée, tu sais,
03:02comme
03:03quand tu...
03:04C'est trop stylé, donc tu veux pas y croire.
03:06Donc, je faisais, ouais, non, mais de toute façon, laisse tomber, ça va pas le faire
03:08et tout.
03:09Et plus j'avançais, parce que du coup, le procès, c'est que tu passes un essai et bon,
03:12j'étais en train de passer un essai avec Claire Guyot, qui est genre la directrice
03:16de plateau, qui est la voix de Terry Hatcher, donc de Desperateau, enfin bref, tout
03:19était...
03:19Ça faisait beaucoup de choses.
03:20En doublage, ça fait beaucoup, quoi.
03:22Et d'un coup, je vois le truc et je me dis, OK, bon, je me dis l'Ipat quand
03:25même et
03:25tout.
03:25Après, je me dis, elle est quand même bien sur l'affiche et tout, d'accord, OK.
03:28Et puis...
03:28C'est pas un personnage insignifiant, quoi.
03:31C'est vrai.
03:31Ouais, c'est vraiment l'arrivée de la tech, ça pose des enjeux et tout.
03:33Et donc, en fait, t'attends, t'attends que Pixar aux Etats-Unis valide et ils font,
03:37OK, c'est bon, mais là, tu fais...
03:38Donc, t'es...
03:39C'était un peu le stress, tu sais, de savoir si ça allait le faire ou pas, quoi.
03:42Ouais, ouais.
03:43Alors, juste avant de parler Toy Story, mais donc, je parlais du doublage, c'est vrai
03:45que t'as fait même...
03:47J'ai découvert, en fait, t'as doublé notamment dans la série Mentaliste, The Boys de Reign
03:52ou Les Real Housewives de Beverly Hills, qui était une télé-réalité.
03:56C'était terrible.
03:57Mais en fait, c'est intéressant parce que t'as fait plein de choses comme ça et c'était
04:01ça que tu voulais faire, en fait.
04:02Oui, franchement.
04:03C'était quoi tes...
04:04Est-ce qu'il y a des séries ou des films que tu regardais en VF et qui t'ont
04:07particulièrement
04:07marqués ?
04:08Parce que nous, notre génération, moi, je suis un peu plus âgé que toi, mais on a découvert
04:11quand même les films en VF, en fait.
04:13C'est de quelle année, toi ?
04:13Moi, je suis de 86.
04:15Ah oui, ça va.
04:15On est la même génération.
04:16Mais en tout cas, des films passés en français, quoi.
04:18Ben, je pense que c'est des classiques qui, effectivement, pour moi, sont durs à regarder en
04:21VO, alors que je regarde absolument tout en VO maintenant, mais genre, je sais pas, Mrs.
04:25Doubtfire, tu vois, Robin Williams à l'ancienne, c'est quand même une dinguerie pour nous.
04:29Mike Tara qui fait Whoopi Goldberg dans Sister Act, évidemment, tous les dessins animés
04:35que je continue à regarder en VF, c'est un peu mon king, j'avoue.
04:39Ouais.
04:39Il y avait Mead Hondo aussi, qui jouait Eddie Murphy, enfin, qui doublait les montagnes.
04:41Exactement, bien sûr.
04:42Qui était vraiment très, très iconique aussi à cette époque-là.
04:45Ouais, il y avait le mec qui faisait De Niro, Richard Darbois, c'est une vie, quoi.
04:51C'est Patrick Poivet qui faisait Bruce Willis ?
04:54Patrick Poivet qui faisait Bruce Willis, effectivement, franchement…
04:57Peut-être moins iconique.
04:58Ouais, iconique.
04:58Moi, j'ai quand même pas mal regardé des trucs en VF, mais il faut aussi dire que,
05:01je trouve qu'à l'époque, c'était pas encore autant… enfin, on parlait pas beaucoup
05:05de la VO, quoi.
05:06J'ai l'impression que ça arrive maintenant, et bon, je sais pas, peut-être que dans les
05:10grandes familles d'intellectuels, on regardait tout en VO, mais chez moi, on regardait
05:12quand même pas mal en VF, j'avoue.
05:13Et puis, la télévision ne nous laissait pas le choix, aujourd'hui aussi, mine de rien, on peut
05:16critiquer les plateformes, mais c'est un des avantages que ça offre, c'est qu'en fait,
05:19tu peux regarder dans la langue originale, mais même dans n'importe quelle langue en fait.
05:23C'est quand même quelque chose de nouveau en fait, que nous, on n'avait pas.
05:25On n'avait pas du tout, ouais.
05:26Mais du coup, j'avoue, la voix de Julia Roberts aussi, ça c'est pour moi une grande base.
05:31Richard Jr.
05:31Julia Roberts, j'ai pas trop envie de les entendre en vrai.
05:34C'est Poetry Woman en fait.
05:35Ouais, c'est ça.
05:37Sur Toy Story, du coup, ça représente quoi pour toi ? Est-ce que tu as des souvenirs de toi
05:40en tant
05:41que spectatrice avec ses films ?
05:43Moi, mes parents étaient divorcés et chez mon père, j'avais le droit de regarder la télé
05:45et c'est là que j'ai eu le droit de regarder la cassette de Toy Story.
05:49Le papa était plus cool.
05:49Le papa était plus technologique.
05:51Il était plus technologique, il avait plus la flemme peut-être aussi.
05:54Non, je rigole.
05:54Non, il avait plus technologique et du coup, genre, tu sais, quand on a eu les lecteurs DVD
05:59portables qu'on pouvait...
06:00Il adore acheter les gadgets.
06:01Mon père, il collectionne les iPhone, par exemple.
06:04C'est une personne qui a le premier iPhone puisqu'on est là.
06:06Il est trop content.
06:07Si tu vas chez lui, il va tout montrer.
06:09D'ailleurs, il va probablement me faire un montage de toi une fois qu'on aura fini cette émission
06:11parce que j'aurais été en interaction avec toi et c'est important pour lui de le souligner.
06:16Et donc, non, je l'ai vu chez mon papa et je me rappelle qu'après, on avait l'album
06:21de Charlie
06:21Lee Couture et ça, on l'a troncée quoi.
06:23Et j'avoue que j'écoute encore un son de Charlie Lee Couture qui s'appelle Étrange.
06:28Qui est lié à cette...
06:29Qui est la B.O. de Toy Story 1.
06:31Quelle différence il y a, tu sais, entre...
06:33Enfin, dans le métier de comédienne dans le doublage et sur un film classique ?
06:37Est-ce que tu dois accentuer plus ces choses ?
06:39Est-ce qu'on est un peu plus dans, je ne sais pas, dans l'exagération parfois parce que ça
06:42doit coller à ça ?
06:43Est-ce qu'il y a des différences un peu notables quand toi, tu joues ?
06:47Bah, c'est sûr que tu utilises...
06:49Je dirais que c'est plus ton enveloppe corporelle.
06:50J'ai l'impression que tu n'utilises pas du tout ton corps de la même manière parce que, déjà,
06:55tu n'es pas vu quand tu doubles.
06:56Donc, il y a quelque chose qui est presque plus salvateur dans l'idée de jouer librement, je pense, parce
07:01que du coup, tu ne vois rien.
07:02En plus, le dessin animé permet, je pense, les excès un peu et un peu plus de liberté peut-être
07:07que quand on fait un doublage d'acteur ou d'actrice, tu vois, dans une autre langue.
07:12Donc, c'est assez jouissif, en fait, mais c'est très différent. Au cinéma, tu es en permanence retouché, tu
07:18es vu en fonction avec quel angle tu es pris, tu te dis...
07:25Tu vois, genre, tu ne te vois jamais de dos, quoi. Quand tu te vois de dos au cinéma, tu
07:28fais, ah d'accord, MDR, genre, je suis comme ça de dos. Non, merci, en fait.
07:31Donc, tu vois, genre, tu n'as pas du tout le même... Mais je pense que tu vas quand même
07:35chercher des émotions et des choses aux mêmes endroits.
07:40Enfin, il y a des mécanismes qui sont les mêmes, quoi. C'est ce que tu disais. C'est des
07:41vrais comédiens.
07:43Oui, vraiment. Et ils sont hyper menacés par l'intelligence artificielle. C'est vraiment au cœur de leur métier.
07:47Et c'est une des professions qui est hyper en danger. Alors que vraiment, moi, je me rappelle d'avoir
07:52assisté à une...
07:54Quand j'ai assisté au tout début, c'est comme ça que ça se passe. Quand tu veux faire du
07:56doublage, tu assistes beaucoup.
07:58Du coup, tu observes beaucoup, ce qui est ultra intéressant. Et moi, j'avais vu une émission...
08:02J'avais vu les Feux de l'Amour doublés. Et je m'étais dit, ah mais d'accord, en fait,
08:06ils sauvent la série. Genre en français.
08:08Parce que vraiment, en Américain, les gars, ils avaient tous fait des AVC, quoi. Ils parlaient plus, tu vois.
08:14Enfin, il se passait rien. Et je m'étais dit quand même, putain, il faut se battre pour jouer un
08:18truc aussi mauvais et tout.
08:19Et ils sont trop forts, en fait. Il y a beaucoup de comédiens, d'ailleurs, qui font le doublage.
08:23Bien sûr.
08:25Sur Toy Story 5, donc, toi, tu lis l'iPad qui reprend aussi la technologie. C'est ce qu'on
08:30comprend dans la bande-annonce.
08:32Et je crois, je pense, je n'ai pas encore eu la chance de voir le film, mais qui est
08:34aussi une forme de critique, en tout cas de mise en relief des écrans, du temps d'écran aussi, notamment,
08:40que les enfants sont exposés.
08:44Je peux me permettre de le dire, hors antenne, tu me disais que tu n'avais plus Instagram. En tout
08:49cas, tu ne l'utilisais pas actuellement. Est-ce que même toi, il y a une manière de te protéger
08:52? Parce qu'on parle des enfants, mais en fait, parfois, c'est même compliqué de donner l'exemple.
08:56Moi, j'ai une fille, et en fait, même elle me le dit parfois. Ça y est, là, je suis
09:01au téléphone. Est-ce que toi, tu t'es... Ça fait extrêmement mal, vraiment. Est-ce que tu t'aimes
09:06une discipline par rapport à ça ?
09:07J'essaye. C'est en cours. C'est pas très... C'est comme... En fait, ce qui me dérange toujours
09:13avec cette question, c'est qu'on nous sur-responsabilise en tant qu'individu par rapport à ça, alors qu
09:19'en réalité, ça vient bien d'au-dessus.
09:20C'est-à-dire qu'en fait, on est face à des gars qui réfléchissent dans des endroits du monde
09:23où ils disent comment on rend accro les gens, en fait, à leur téléphone, ou comment on fait du rendement.
09:29Et voilà, je n'explique pas l'histoire du capitalisme, mais en tout cas, c'est quand même ça derrière.
09:33Du coup, moi, j'ai un peu du mal avec les gens qui disent, en plus, ce qui est extrêmement
09:36faux, juste, vous avez un shot de dopamine.
09:39Et c'est pas aussi simple que ça. On n'est pas... C'est pas aussi facile que ça. Du
09:43coup, et c'est pas aussi facile que ça non plus pour la place qu'on a laissé les réseaux
09:48sociaux prendre dans nos carrières, dans ce que ça veut raconter.
09:51Donc, en fait, c'est toute une réflexion que j'ai autour de ça. Je trouve qu'aujourd'hui, sur
09:55Instagram, qui est une plateforme que j'adorais, sur laquelle j'ai fait plein de vidéos, j'avais vraiment beaucoup
09:59de plaisir à partager.
10:01Et beaucoup de gens t'ont découvert là-bas aussi.
10:02Aussi, c'est vraiment un outil de travail, tu vois, qui était génial. Et de plus en plus, je trouve
10:07que, pour moi, c'est devenu un outil un peu de service après-vente, où ce qui est intéressant, c
10:11'est de montrer ma vie, de regarder celle des autres.
10:15Et en fait, aussi, le monde est violent parce qu'on y a accès de plus en plus tout le
10:19temps, partout. Je ne suis pas sûre qu'il soit... Je pense qu'il est plus violent qu'avant, mais
10:23je ne suis pas sûre que...
10:24Enfin, je pense que quand il y avait un... On ne va pas dire que c'était mieux avant, mais
10:27du coup, il y a des choses auxquelles on a accès.
10:28Je pense que c'est important qu'on arrive à se réguler par rapport à ça, mais c'est difficile
10:31de se réguler vu le flot d'informations qu'on nous partage.
10:34Je dirais quand même que la plus grande chose, moi, qui m'arrive par rapport à ça, c'est que
10:39maintenant, je me dis...
10:40En fait, tu ne vas pas scroller sur Instagram ce matin, tu vas aller boire un café dehors et c
10:45'est évident que je vais avoir une interaction avec quelqu'un qui va être dix fois plus intéressante et quinze
10:48fois plus tranquillisante
10:49que d'avoir vu Trump, Poutine, des bombes en Palestine, enfin, tu vois.
10:53Est-ce qu'il n'y a pas aussi toi, parce que tu parlais d'outil de travail, en fait,
10:57pour toi qui étais une jeune comédienne aussi, qui faisait des sketchs sur Instagram,
11:00est-ce qu'aujourd'hui, tu n'as pas aussi gagné le luxe de ne plus être obligé, parce que
11:06aujourd'hui, voilà, et c'est parce que tu as travaillé, bien sûr,
11:08mais on t'appelle pour des projets, donc tu n'as peut-être plus besoin aussi, ce qui est compliqué
11:11aussi quand tu es là,
11:12et qu'on parle beaucoup, même parfois avec des humoristes qu'on reçoit, qui se sentent obligés de poster plusieurs
11:18vidéos par semaine pour exister, en fait.
11:20Tu vois, tu as gagné peut-être aussi ce luxe-là de ne plus avoir à faire ça.
11:23Probablement, ça fait sûrement partie de mes questions qui s'allègent plus en me disant, voilà, mais tu sais, c
11:27'est quand même un métier,
11:28on te répète toute la journée que c'est maintenant, qu'on est content que ça se passe pour toi,
11:32et en fait, tu te dis, ça peut tellement switcher et tout.
11:34C'est pour ça que c'est une autre question maintenant qui est encore plus grande, c'est celle du
11:37désir de l'autre.
11:39À quel point j'ai envie d'être toujours, comment dire, dépendante du désir de l'autre.
11:48Ça, c'est une autre question, quoi.
11:49C'est une autre question de comment tu existes et comment tu décides que, est-ce que ce qui est
11:52important, c'est le succès, la notoriété ?
11:54Est-ce que c'est de beaucoup travailler ? Est-ce que c'est de travailler bien, mieux ?
11:58C'est des vraies questions, mais qu'effectivement, tu te poses quand tu as du travail, je pense.
12:02Je propose qu'on écoute, on va continuer à parler de tout ça, et notamment de Toy Story 5, mais
12:06aussi d'une famille de bâtards, le film qui est sur la prime vidéo.
12:08Mais on va écouter un morceau, tout de suite.
12:10Je sais que tu aimes bien le rap, Laura.
12:12Quand même. Je ne sais pas si tu en écoutes toujours autant aujourd'hui.
12:13Ah, je suis en ce moment, je ne sais pas pourquoi.
12:15Je fais des remontées de gizmo.
12:19Je ne sais pas si tu écoutais le dernier homme de Jean Jasse, qui est dans cette vibe-là.
12:23C'est une vibe un peu, boom bap.
12:26Écoute, je suis rose, on écoute un morceau, tu me dis ça te plaît.
12:28Jean Jasse, le pays de mon père, qui est donc extrait de son tout dernier homme, qui s'appelle
12:31Les Champs de Sacs Plastiques.
12:33On est avec Laura Felpin, jusqu'à 23h.
12:45Débarque du ferry, au soleil le vent.
12:49Voile de poussière sur la 806.
12:52Papa, c'est quoi ces petits nuages qui flottent dans les champs ?
12:56Il m'a dit ça mon fils, ce sont des sacs plastiques.
12:58Les policiers avec leurs gants de cuir blanc.
13:00Postés au barrage, ils attendent le suivant.
13:02Un autre pigeon à raqueter.
13:04On s'y habitue, c'est comme ça chaque été.
13:06Mon père qui redémarre en s'énervant.
13:08Lui on méprie, son stylo qui les met tant.
13:10Je suis à l'arrière, j'écoute mon disque, man.
13:12Putain, comment il me manque ce disque, man.
13:15Je suis à l'arrière, j'écoute mon disque, man.
13:19Putain, comment il me manque ce disque, man.
13:31Le paysage change, les mobilettes nous entourent comme si on était escortés.
13:37Quel accueil, on a déjà oublié qu'on s'est fait escroquer.
13:41Dans le ciel, les cigognes par le vent se laissent porter.
13:43Les grands-mères qui attendent sur le pas de la porte.
13:46Les grands-pères qui reviennent de la prière.
13:47Ça sent le pain chaud qui sort du four, mais faut d'abord finir celui d'hier.
13:51Dur comme du béton, dur comme le regard des gens, dur comme la vie.
13:55Un homme fou dans la rue en train de hurler que Dieu n'est plus son ami.
14:01Dieu n'est plus son ami.
14:14C'est le paradis, c'est donc d'ici que mon père vient.
14:17Ce jean Dolce & Gabbana et cette casquette Burberry me vont hyper bien.
14:21Sur le boulevard, j'aperçois deux hommes qui main dans la main se promet.
14:25Personne n'y voit de problème.
14:27C'est qui lui, il y a son portrait partout.
14:31Je ne sais rien, mais je peux apprendre.
14:34Coincer derrière la barrière de la langue.
14:37C'est le sixième thé de la journée.
14:39C'est comme ça, c'est l'usage.
14:41Faut toujours aller voir une tante.
14:42Moi, je veux fumer du hache.
14:51C'était Jean Jaffe, donc, avec le morceau Le Pays de Mon Père, issu de son dernier album.
14:55France Inter.
14:58Medi Maizy.
14:59À la régulière.
15:05Mais mon père, mais tu m'as dit qu'il était mort.
15:07Eh oh, l'Arziz.
15:08Bonjour, vous êtes qui ?
15:09Son fils.
15:10Ouais, ça nous fait un point commun, là.
15:11Théoriquement, je t'assers, en fait.
15:12Ça s'arrête quand, tout ça, là ?
15:13J'ai aussi une sœur.
15:14T'es titan, en fait.
15:15Il a baisé, papa.
15:17On peut se voir chez le maman, je te dis.
15:19À le café de papa.
15:22Les saleurs de Lorient.
15:23C'est un hôtel de passe, là ?
15:25Ça remarquera qu'il y a aussi des machines à sous.
15:27Poker, bingo.
15:28Les gens ne sont pas venus ici que pour jouer à Pac-Man.
15:31Oh, à Bibi !
15:32C'est un parapute.
15:33Et c'est génial, là.
15:36J'étais mieux, moi, un vie unique, en fait.
15:39Pareil.
15:41Et donc, ça, c'est l'autre actualité de Laura Felt, pas notre invité.
15:44C'est une famille de bâtards qui est disponible sur Prime Vidéo.
15:47Et c'est intéressant.
15:48Donc, c'est réalisé par Mourad Winter, qui avait réalisé son premier film,
15:52L'amour, c'est surcoté, que j'avais, je l'ai dit à Mourad,
15:54que j'avais adoré.
15:55Moi, je suis un grand fan des comédies romantiques.
15:58Alors, c'est pas que ça, là, bon, c'est surcoté,
15:59mais il y a quand même un côté comédie romantique à la française.
16:02On sent qu'il y a des références un peu de certains films américains,
16:05mais vraiment avec un truc très français.
16:07Et celui-ci, évidemment, c'est un film vraiment français dans les références, etc.
16:12Je trouve qu'il y a...
16:13J'en parlais avec Mourad, il disait qu'il avait un peu envie aussi d'avoir une bande de comédiens.
16:17Ah, il a dit ça, lui ?
16:17Ouais, il a dit ça, ouais.
16:18D'accord.
16:19Il a dit ça qu'on a eu dans le premier film.
16:21Je ne sais pas si on vous retrouvera dans le troisième film,
16:24mais enfin, même dans les prochains.
16:26Mais est-ce qu'il y a ça, en tout cas ?
16:27Parce qu'on parle beaucoup, notamment, là, on vous voit en promo,
16:30de même, tu sais, la chimie qu'il peut y avoir avec Hakim, Jemili, etc.
16:33Ça se voit à l'écran, avec Benjamin Traigné aussi.
16:35On a l'impression qu'il y a quand même un truc qui se crée entre vous.
16:39Bah, c'est sûr qu'on s'est reniflé, là, ça y est.
16:40On commence à se connaître, quoi.
16:43C'est sûr qu'il y a un truc...
16:45Moi, j'ai un truc que j'aime bien dans...
16:47Parce que, tu sais, on est tous un peu caractériels d'une manière différente.
16:49Donc, il y a un truc vraiment de famille, de...
16:52Et souvent, tournage, c'est ça, d'ailleurs.
16:54C'est des frottements, quoi, d'égo, de gens, de comment ça va se passer.
16:58Et il y a un espèce de truc d'intimité qui se passe aussi.
17:01C'est qu'en fait, ta vie, pendant trois mois, c'est être avec ces gens,
17:03te brosser dans le matin avec eux, malgré tout,
17:05puer de la gueule, être maquillé, pas maquillé.
17:08Et en fait, il y a un espèce de truc un peu intime qui se crée malgré toi.
17:12Et donc, on a effectivement cette intimité, je pense, entre nous,
17:15entre Benjamin, moi, Mourad.
17:17On se connaît maintenant, on connaît les langages les uns des autres.
17:22J'avoue que moi, j'ai accepté quasiment tout de suite
17:25parce que je savais que j'avais envie de le faire de nouveau avec lui
17:29dans une autre dynamique, tu vois,
17:32qui n'était pas forcément celle de la comédie romantique.
17:36Et je n'ai pas regretté, c'est sûr.
17:38Après, moi, je suis assez...
17:40J'aime bien remettre à chaque fois des petites pièces
17:45pour dire, tu n'es pas attaché à moi.
17:47Si tu prends une autre actrice, il n'y a pas de problème.
17:50J'aime pas...
17:53Oui, il ne te doit rien, quelque part.
17:55Il ne doit rien, je ne lui dois rien, on travaille ensemble.
17:56Et c'est beau, on a plein de...
17:59Enfin, voilà, on est amis dans la vie, quoi.
18:01Mais c'est mon ami dans la vie,
18:02ce n'est pas parce qu'il va choisir une autre meuf
18:04que ce ne sera pas mon ami dans la vie.
18:05Donc ça, c'est aussi un peu...
18:07Je n'ai pas l'obsession de la bande, quoi, je veux dire.
18:08OK.
18:09Mais je vais te poser une question que je lui ai posée aussi
18:11parce que j'ai quand même le sentiment...
18:13Il n'y a pas que lui et que vous,
18:14mais qu'il y a aussi quand même une forme de nouvelle génération
18:19de réalisateurs et aussi de comédiens.
18:21Parce que parfois, on critique certains comédiens, etc.,
18:23qui parfois, en fait, juste n'ont pas forcément les bons scénarios,
18:25les bons dialogues ou les bons films.
18:28Et j'ai le sentiment que là, il y a une nouvelle génération de réels,
18:31hommes et femmes, d'ailleurs,
18:32qui ramènent autre chose dans le cinéma français.
18:34Est-ce que tu as l'impression de faire partie...
18:36C'est peut-être un truc de jureliste,
18:36de faire partie d'un mouvement un peu,
18:38qui vient un peu changer avec des comédies
18:40qui ont un autre ton.
18:41Ça a l'air stylé, comment tu le racontes ?
18:42Moi, j'ai ce sentiment-là.
18:43Je lui parlais de...
18:44Tout pour s'en garder, mais tu sais,
18:46dans les années 2000, aux Etats-Unis,
18:47il y avait les films estampillés de Jeux d'Apato,
18:50et ça se voit que c'est une rêve de Mourad Winter,
18:52même s'il y en a d'autres.
18:53Et il y a un peu ça aussi dans vos films,
18:56même quand je vois un film comme Nouveau Riche sur Netflix,
19:00avec Zoé Marshall.
19:01Je trouve qu'il y a autre chose, tu vois.
19:04Je pense, en tout cas, qu'il y a une génération...
19:08En fait, moi, je ne sais pas si je me sens faire partie de ce mouvement.
19:10En tout cas, j'ai encore une fois le questionnement du travail
19:13qui me vient, dans le sens où je me dis
19:15qu'est-ce qui compte maintenant dans ce qu'on va raconter,
19:19comment on va le faire ?
19:20Parce que moi, je suis arrivée dans le cinéma
19:22un peu en faisant un sprint d'arrivée.
19:23J'ai fait huit films en un an, je me suis épuisée,
19:26puis j'ai gagné de l'argent et j'ai fait genre
19:27« Ah ok, bon, ça c'est bien,
19:29mais en fait, du coup, je n'ai pas le temps de rien faire avec.
19:32Il faut faire des trucs d'adultes, genre acheter des apparts
19:34et après faire genre « il faut que je paye mes apparts ».
19:36Et j'ai vu aussi...
19:37Non, mais tu sais, après, c'est un peu un espèce de truc
19:38où tu rentres dans un automatisme de vie, où tu payes.
19:41Enfin, tu fais comme tout le monde,
19:41tu vas au travail pour gagner ta vie,
19:42mais sauf que du coup, comme il y a un sens un peu aussi,
19:45parfois, tes projets, ce que tu choisis,
19:46tu as plus de liberté dans ce boulot-là.
19:48Je me suis quand même posé la question
19:49de ce que je choisissais maintenant,
19:51comment je choisissais et tout.
19:53C'est Simon Abkarion qui disait que,
19:54je crois, une carrière, ça se faisait aussi sur des noms.
19:56Et c'est vrai, tu vois, mais attends,
19:58j'allais quelque part, je ne sais plus où j'allais,
20:00je vais me retrouver en chemin.
20:03Mais en tout cas, du coup,
20:03je n'ai pas l'impression de faire partie d'une...
20:06En tout cas, j'ai l'impression de faire partie
20:08d'un endroit où peut-être on se pose des questions
20:09sur ce qu'on veut faire sans que ce soit un calcul forcément de carrière.
20:14Et c'est vrai, tu as raison.
20:15Il y a en tout cas des gars comme Mourad.
20:18On m'a posé plein de questions sur...
20:20Quand il y avait l'amour, ça surcotait,
20:22sur la représentation du coup d'un jeune gars
20:26un peu de banlieue, tu vois, arabe,
20:30qui allait relationner avec une meuf et tout.
20:32Et je pense qu'il y a quand même aussi ce truc de...
20:34Ça y est, en fait, tu vois,
20:35les générations sont là depuis quelques temps
20:38et il y a des enfants qui se racontent
20:40sans être obligés de passer par le prisme
20:42de l'immigration et de la souffrance
20:43et qui racontent juste leur existence.
20:45Ça, ça fait mal aux racistes.
20:48Parce qu'il y a plein de gens pour qui c'est cliché, etc.
20:50Mais en vrai,
20:51ouais, ça, c'est une nouvelle génération qui arrive.
20:52Et après, moi, je bosse, là, tu vois,
20:54en ce moment, je fais un film avec une réalisatrice
20:55qui appelle Mathilde Ellu.
20:57On fait un film, voilà,
20:58qui va raconter l'existence d'une femme lesbienne.
21:02On fait... Enfin, tu vois,
21:03il y a des mecs comme Hubert Charuel
21:04qui racontent d'autres vies, d'autres trajectoires.
21:07Enfin, voilà, je trouve qu'effectivement,
21:08t'as raison, c'est un vivier.
21:09Mais bon, je pense que ça existait déjà avant, en vrai, tu vois.
21:11C'est ce que nous, on est dans cette génération-là
21:13parce qu'on a à peu près stage-là.
21:14On est au cœur du truc, tu vois.
21:15Peut-être que je le fantasme un peu.
21:16Je sais pas.
21:17Mais en tout cas...
21:17En tout cas, c'est stylé comment tu l'as raconté.
21:19Oui, écoute, non, mais je trouve que même
21:19dans votre manière de...
21:21Dans les dialogues,
21:22enfin, dans votre manière de parler,
21:23il y a quelque chose, effectivement,
21:24entre guillemets, on n'a plus...
21:25Vous n'expliquez plus
21:27pourquoi Hakim Gemili parle comme ça
21:28ou pourquoi ton personnage va parler comme ça.
21:30C'est juste vous qui parlez comme ça.
21:32C'est juste une génération qui parle comme ça.
21:33Enfin, je trouve, il n'y a plus ce truc de...
21:35Alors là, je vais vous prendre par la main,
21:36je vais vous expliquer que, en fait...
21:38Oui, oui, c'est sûr, c'est sûr.
21:39Ça, c'est trop cool.
21:40Et ça, c'est pour ça que là,
21:41on me demandait si c'était un film politique
21:42ou...
21:42Je dis, en fait, je pense que l'existence de Moured,
21:44elle est politique, tout simplement.
21:45C'est un enfant, un fils d'Algérien.
21:48Voilà, son papa, il a récupéré un bar
21:50quand il était petit.
21:51Enfin, je veux dire,
21:52mais moi, mon existence,
21:53elle l'est aussi malgré tout, en fait.
21:55Et ce n'est pas un gros mot, quoi.
21:56Ma grand-mère, elle vient de...
21:59Je ne vais pas dire le nom de la ville,
22:00mais en tout cas, elle vient du Vietnam.
22:02Enfin, tu vois, forcément, en fait,
22:03on est des parcours,
22:04on est des tissus de ça.
22:05Mais voilà.
22:06Laura Falpin est avec nous jusqu'à 23h.
22:16Je suis ravie de faire partie de cette aventure
22:18qui est avant tout humaine.
22:19Et puis voilà, enchantée.
22:21Moi, c'est Annick.
22:22Et puis, j'ai hâte de faire votre connaissance
22:24à tous et à toutes, vraiment.
22:26Tais-toi, quoi.
22:27On lui a rien demandé.
22:29Accueil, plus ou moins mitigé.
22:30C'est toi, maintenant.
22:31Oh là là, dégueulasse.
22:32Clochard.
22:32Je ne voulais pas qu'on fasse un jeu d'éveil
22:34pour se remonter le moral ?
22:35Ta gueule.
22:35Ta gueule, sac à crotte.
22:37Est-ce que je regarde, moi,
22:37les cheveux d'Annick qui sentent le cheval ?
22:38Tu peux t'aider ?
22:39Non, non, non, poubelle.
22:40En tout cas, c'est magnifique.
22:41Tu peux me permettre tes photos mentales ?
22:43Clique.
22:45Pardon, je vous ai coupé.
22:46Non, c'est rien.
22:46C'est juste un manque de respect inouï, Annick.
22:49Tu n'as pas honte ?
22:51Donc ça, c'est un extrait du flambeau
22:53et du personnage que tu interprètes, Annick.
22:57Tu travailles depuis longtemps,
22:58on te connaissait depuis longtemps,
22:59mais est-ce que beaucoup de choses
23:00ont changé à ce moment-là ?
23:02Est-ce que la grande France,
23:03on peut dire que la grande France
23:04t'a connue à ce moment-là ?
23:06Oui, oui.
23:07Tu l'as sentie ?
23:09Pourquoi malheureusement ?
23:10Parce que moi, je raconte toujours l'histoire
23:12de...
23:12C'est une époque où je suis en galère,
23:14le flambeau sort.
23:14C'est vraiment une période perso pas facile.
23:18Je n'ai pas d'appart,
23:19je suis en galère.
23:20Alors que depuis,
23:21tu as acheté des apparts,
23:21on le rappelle.
23:22C'est ce que tu viens de nous dire avant.
23:23Pas mieux, les gars.
23:25Je t'essaie pour vous tout.
23:26Tout est nul.
23:27Demandez-moi.
23:28Non, mais du coup,
23:28j'étais dans une espèce d'incertitude,
23:30comme ça arrive à tout le monde.
23:31Et en fait,
23:32je pars avec mon pote,
23:33on est en chagrin d'amour,
23:34on va à San Francisco,
23:35on fait notre live et tout.
23:36Le flambeau sort.
23:38Je reviens à Paris
23:39et là, je comprends
23:40que ce n'est plus la même.
23:41Sauf que j'arrive à Paname,
23:42je te prie de me croire
23:43que ce n'est pas
23:44« Oh, mademoiselle,
23:46mais quelle performance
23:47dans cette série sur Canal+. »
23:48C'est « Oh, Annick !
23:50Oh, la clocharde !
23:50Oh, ça cacrotte ! »
23:51Et moi, je fais
23:52« Non, pas maintenant.
23:54Pas maintenant, pas le moment. »
23:55Donc, trop marrant
23:56et en même temps,
23:57un peu violent.
23:58Tu as un peu mal vécu au final.
23:59Mais moi,
24:00je n'aime pas
24:00qu'on me reconnaisse en fait.
24:01En fait,
24:02j'aime bien
24:03que les gens sont trop sympathiques.
24:05J'aime trop parler aux gens.
24:06Mais je trouve
24:07que ça fait toujours
24:07un truc un peu laid
24:08de quand on te reconnaît.
24:10Après,
24:10tu as ceux qui performent
24:11qui ne te reconnaissent pas.
24:12Donc, c'est un peu
24:12une histoire sans fin.
24:13Moi, de m'habituer à ça,
24:14ce n'est pas aux gens en vrai.
24:15Mais du coup,
24:16c'est vrai qu'Anick,
24:16c'était violent
24:16parce qu'en plus,
24:17elle se fait insulter
24:18toute la série.
24:19Je ne vous raconte pas.
24:20J'en ai parlé il n'y a pas très longtemps.
24:21J'ai tourné avec Anna Girardot
24:21il y a quelque temps.
24:22Elle me disait
24:23« Mais moi,
24:23ce n'était même pas violent. »
24:24Les gens,
24:25ils disaient
24:25« Les connes, Anne ! »
24:26C'est vraiment horrible.
24:28Mais du coup,
24:30honnêtement,
24:31aujourd'hui,
24:31ça ne me pose aucun problème.
24:32Ça me fait rire.
24:32Et même moi,
24:32des fois,
24:33je tombe sur des reels d'Anick
24:34et ça me fait rire
24:35alors que je n'ai pas l'impression
24:36que c'est moi.
24:37Il y a des trucs
24:37qui me font rire.
24:38C'est intéressant ce que tu dis
24:39parce que moi,
24:40j'ai l'impression
24:41que tout ça arrive vraiment
24:42à un moment...
24:43Alors nous,
24:43on n'est pas dans ta vie privée
24:44donc on prend ça
24:45de manière extérieure.
24:46Il y a eu ça
24:47à peu près au même moment,
24:48je crois,
24:49il y a le succès
24:49de ton premier
24:50salon en scène,
24:51de sa passe
24:51qui est vraiment
24:52qui est un succès.
24:52Tu remportes un Molière
24:54et plus des rôles extérieurs.
24:56Donc on a vraiment
24:57le sentiment
24:57que tout va bien,
24:59en tout cas
24:59d'un point de vue extérieur,
25:00tu sais, professionnellement.
25:01Et toi, en fait,
25:02ce que je comprends,
25:02c'est que j'ai même le sentiment
25:04que ça a aussi,
25:05comment dire,
25:05installé toute une période
25:06de réflexion chez toi,
25:07ce que tu racontais un peu
25:08sur ce que tu as vraiment
25:09envie de faire,
25:09est-ce que tu as vraiment
25:10envie d'être omniprésente
25:11ou est-ce que tu dois
25:12prendre du recul avec tout ça.
25:13Et j'ai le sentiment
25:13que ce questionnement,
25:14il est encore présent en fait.
25:15En fait,
25:16le regard de l'autre,
25:19aussitôt qu'il devient un succès,
25:21il est problématique
25:22dans la création, je pense.
25:23Enfin, il est questionnant
25:24dans la création
25:25parce qu'on fait les choses
25:26peut-être après
25:27d'une manière différente.
25:28Donc là,
25:29moi, je suis hyper vigilante
25:30à faire doucement,
25:31en tout cas avec ce que
25:32je voudrais écrire.
25:33Je ne sais pas encore
25:34sous quelle forme,
25:34mais je me dis,
25:35oui, je n'ai pas forcément envie
25:36de tout de suite écrire
25:37un deuxième spectacle
25:37ou de tout de suite écrire
25:38un film ou de tout de suite...
25:39J'ai besoin de m'extirper
25:41de ce regard-là
25:42et c'est vrai que, bon,
25:43plus tu es au cœur
25:44de l'actualité,
25:45comme tu le dis tout à l'heure,
25:45qui d'ailleurs,
25:46pour nous,
25:46n'est plus l'actualité
25:47parce que c'est des trucs
25:47que tu as tournés
25:48il y a deux ans.
25:48En plus, oui.
25:49En fait,
25:50je pense qu'on est un peu
25:51obligés de se poser
25:51cette question.
25:52En tout cas,
25:52si on a envie d'être heureux,
25:53je pense, dans ce métier.
25:55Après, je pourrais m'en foutre
25:56et des fois, je me dis,
25:58mais pourquoi je me prends la tête ?
25:59Je pourrais vraiment
26:00gagner beaucoup d'argent
26:01en faisant tout ce qu'on propose
26:02et du coup,
26:04ce n'est pas grave
26:04gagner ma liberté plus tard
26:05ou décrire ce que je veux
26:06et tout,
26:14et encore une fois,
26:14tout ça,
26:15c'est des questions de bourgeois.
26:16C'est des questions
26:16de gens qui ont le choix.
26:17Mais ça reste une question
26:19je pense sur l'art
26:20de manière générale
26:22de...
26:23Je pense qu'il faut faire attention
26:24au succès
26:25ou autre comme ça
26:25et moi,
26:26on m'a mis le Molière en main
26:27et j'avoue,
26:28ça allait trop vite.
26:30Enfin, ça allait vite.
26:31J'ai l'impression
26:32qu'on m'a demandé tout de suite
26:32un avis sur ce que je ressentais.
26:33Je ne sais même pas
26:34ce que je vivais
26:35et puis après,
26:36j'ai tourné
26:36et c'était cool.
26:37J'ai tourné
26:37et il y a beaucoup de comédiennes
26:38et j'ai beaucoup de chance
26:39il y a beaucoup de gens
26:39qui galèrent
26:40et la plupart des gens
26:41qui sont intermittents
26:41du spectacle
26:43ils ne travaillent pas autant
26:44donc je ne peux pas
26:45me plaindre de ça.
26:46Mais je ne suis pas sûre
26:47que ce soit une méga bonne idée
26:48de travailler tout le temps non plus.
26:50Oui,
26:51on peut aussi prendre du temps
26:52pour nous.
26:52Je ne pense pas.
26:53Le Molière,
26:54est-ce qu'il a quand même
26:56consacré quelque chose ?
26:56C'est-à-dire que tu sais,
26:57en plus,
26:58il peut parfois,
26:59tu sais,
26:59y avoir un peu ce complexe
27:00quand on vient d'Internet.
27:02J'ai l'intérêt
27:02avec des grands guillemets
27:03mais c'est ton cas
27:03où tu viens d'Internet
27:04et donc là,
27:05tu as une consécration
27:06du métier,
27:07des gens qui peut-être
27:08ne t'ont jamais vu
27:09et n'ont peut-être même pas
27:10jamais eu connaissance
27:11de ton compte Instagram
27:12et qui là,
27:12se disaient
27:13c'est le meilleur spectacle.
27:15Si je suis ultra sincère,
27:17ça m'a fait plaisir
27:17parce que le spectacle
27:18c'est quelque chose
27:19qui vient de moi
27:19et que j'avais extrêmement peur
27:20qu'on ne me comprenne pas.
27:23En fait,
27:23que ça ne résonne pas
27:23chez les gens,
27:24je me dis
27:24mais si ça se trouve
27:25je vais faire une sexagénère
27:26avec son portable,
27:26personne ne va capter.
27:27Enfin,
27:27tout le monde va se dire
27:28bah ouais,
27:28mais pas marrant
27:29et du coup,
27:30ça j'étais super contente
27:31mais je n'ai pas eu besoin
27:32du Molière pour ça
27:32parce que ça,
27:33c'était les gens.
27:33C'était ma première date à Lyon,
27:34je m'en rappelle toute ma vie,
27:35je me suis dit
27:35bah en fait,
27:36s'ils ne rigolent pas,
27:36je vais crever en fait
27:38parce que moi,
27:38je n'avais pas testé tout ça,
27:39ce n'était pas ma forme,
27:40le stand-up
27:40donc je n'avais pas eu l'occasion
27:42de déjà tester sur les gens,
27:43tu vois.
27:44Et en fait,
27:45le Molière,
27:47en fait,
27:47moi,
27:47je n'ai jamais eu
27:49la problématique
27:51d'Internet
27:52ou du rire
27:52parce que je trouve
27:53que c'est une bassesse d'esprit
27:54que de penser que rire
27:55n'est pas
27:57un rapport au monde en fait.
27:58Enfin,
27:58je veux dire,
28:00les gens qui pensent
28:01que rire,
28:02c'est quelque chose
28:02qui n'est pas chic,
28:03ça ne m'intéresse pas.
28:04Donc,
28:04c'est très bien,
28:04ça veut dire au moins,
28:05on n'est pas dans la même team
28:06et on ne va pas bosser ensemble
28:07et ce sera trop bien du coup.
28:08Mais,
28:09parce que ce n'est pas vrai pour moi,
28:10c'est un assez...
28:11quand moi,
28:12je vois ce que je traverse
28:12dans ma vie,
28:13dans mon quotidien tout le temps,
28:15bon,
28:15si tu n'as pas le sens de l'humour
28:16quand tu es moi,
28:22de faire ce raccourci d'Internet,
28:24du rire,
28:24de machin et tout.
28:26Par contre,
28:26ce que ça a validé
28:27et ça,
28:27c'est franchement vraiment
28:29la réalité,
28:30c'est que moi,
28:31j'ai toujours eu plutôt
28:32des difficultés à l'écrit,
28:33c'est-à-dire que j'étais à...
28:34je sais écrire,
28:35mais j'ai fait beaucoup de fautes
28:37et j'ai toujours eu ce complexe-là
28:39et les gens,
28:39tu sais,
28:40surtout sur Instagram et tout,
28:42ce qui est d'ailleurs ultra...
28:43enfin,
28:43c'est du classisme de faire ça,
28:45mais genre les gens,
28:45ils te reprennent parfois
28:46sur l'orthographe tout le temps
28:47et en fait,
28:48c'est un truc qui m'a
28:48beaucoup complexée
28:49et d'un coup,
28:49j'avais un Molière, frérot.
28:52Alors,
28:52je n'ai pas dit
28:52que c'était une bonne chose,
28:53mais comme j'ai toujours été
28:54une bonne oratrice,
28:55plus ou moins en tout cas,
28:56ça venait conforter ce truc
28:57de mes profs à l'école
28:58où je me disais
28:59quand même,
29:00j'ai eu un Molière,
29:01c'est une belle distinction,
29:01tu vois.
29:02Bien sûr.
29:02Juste une dernière chose
29:04sur le spectacle,
29:05parce qu'il y a aussi
29:06quelque chose qui,
29:07on va dire,
29:08était une différence
29:08par rapport à l'ère du temps.
29:10Quelque chose que tu as en commun
29:10avec Benjamin Trani aussi,
29:11c'est le fait d'interpréter
29:12des personnages
29:13sur scène.
29:15Typiquement,
29:15moi,
29:15c'est quelque chose
29:15avec lequel j'ai grandi,
29:16les spectacles inconnus,
29:18Elie Dionné,
29:18tous les spectacles de l'époque.
29:20Puis à un moment
29:20est arrivé le stand-up,
29:21je crois avec Jamel notamment,
29:23qui a vraiment popularisé ça
29:24en France,
29:24et du coup,
29:25il n'y a que ça.
29:27Est-ce que toi,
29:27c'était important pour toi aussi
29:28ou c'était peut-être juste
29:30comme ça que tu le sentais,
29:31mais d'arriver avec cette forme-là
29:32et du coup,
29:32d'être aussi un peu,
29:34pas en contradiction,
29:35mais en tout cas,
29:36d'avoir une différence,
29:37en rupture.
29:39En fait,
29:39on me l'a beaucoup raconté
29:40ça après,
29:41mais moi,
29:41je pense que ce n'est pas du tout
29:42inédit ce qui m'est arrivé,
29:43parce que regarde
29:43ce que tu viens de décrire,
29:44c'est que nous,
29:45on a connu Jamel,
29:46on a connu Foresti,
29:46on a connu Muriel Robin,
29:48on avait des parents
29:48qui avaient regardé
29:49éventuellement De Vos
29:50ou Bedos.
29:51Donc en fait,
29:52on est le produit de ça.
29:53Les gens,
29:53ils sont très étonnés
29:54de ce qu'a donné mon spectacle
29:55à un moment sur la forme,
29:56ils disaient,
29:56mais mon Dieu,
29:57machin,
29:57parce que oui,
29:58il y a eu une petite arrivée
29:59du stand-up,
29:59donc les gens ne voyaient plus
30:00que cette forme,
30:01mais en vrai,
30:01cette forme,
30:02c'est la forme que j'ai,
30:03c'est juste un mélange de tout ça.
30:04Moi,
30:04je n'ai jamais calculé
30:05en me disant
30:06ça va être une forme hybride
30:07qui va,
30:08parce qu'en fait,
30:09c'est juste,
30:09c'est le produit de nous
30:10et il y a fort à parier
30:10que si toi,
30:11tu devais faire quelque chose,
30:12tu ferais forcément
30:12un mélange de plein de choses
30:13en fait,
30:13tu vois.
30:14Et du coup,
30:15juste,
30:16pour nous,
30:17c'était une époque bénite
30:18parce qu'effectivement,
30:19on a connu Jamel,
30:19on a connu Gad,
30:20on a connu Dieudonné,
30:21on a connu
30:23La Roque et Palma,
30:24de Robin,
30:24enfin tu vois,
30:25on a connu plein de formes
30:26un peu différentes en vrai.
30:27Donc,
30:28ce n'est pas si étonnant.
30:29Mais effectivement,
30:30au moment où j'arrivais,
30:32je pense que c'est aussi
30:33une question de chance
30:34et de timing,
30:34il y avait un petit,
30:35un petit,
30:36un petit truc à chercher.
30:38Et même sur la télé,
30:39sur Quotidien,
30:40quand j'ai fait des persos,
30:41je sentais qu'il y avait
30:41un petit truc de,
30:42on a un petit peu envie
30:43de retourner aux perruques.
30:43Vas-y, fais-moi un accent quoi.
30:45Tu veux dire un truc
30:45de vas-y, reviens un peu quoi.
30:46Le monde allait trop vite
30:47pour les gens.
30:49Il fallait des perruques.
30:50Pourquoi il y a ces décives ?
30:51Oui, il fallait des perruques.
30:52Mais en fait,
30:53je pense,
30:54peu importe la forme
30:54dans laquelle tu es,
30:55tant que ce que tu racontes,
30:56c'est quelque chose
30:58avec lequel tu peux
30:59au moins connecter
31:00ou au moins ressentir
31:03le besoin intérieur et tout.
31:07Des fois, c'est juste marrant.
31:08Franchement, c'est juste marrant.
31:09Une perruque, c'est marrant.
31:10Une perruque, c'est marrant.
31:11Une perruque, c'est marrant.
31:12Voilà, c'est la réalité.
31:14Je pense qu'on écoute un morceau.
31:15Alors, j'espère que ça va te faire plaisir.
31:17On le sait,
31:18si les gens ne le savent pas,
31:19mais on a entendu ta voix
31:20sur quelques freestyles
31:21et morceaux de rap
31:22et notamment sur un morceau
31:23de quelqu'un qui nous a quitté
31:24qui s'appelle Népal,
31:26un morceau qui s'appelle Niveau 1.
31:27On entend ta voix au début.
31:29Je crois que c'est bien toi,
31:29tu nous le confirmes.
31:30Et donc, je propose
31:31qu'on s'écoute ça.
31:32Népal,
31:33avec le Raphaël Pain
31:34qui est avec nous
31:34jusqu'à 23h.
31:35Modules d'entraînement chargés.
31:40Entraînement niveau 1.
31:42Producteur, stratégique.
31:45Sélectionné au niveau de difficulté.
31:48Niveau de difficulté intermédiaire.
31:52Enclenchement des modules
31:53de démarrage imminent.
31:543, 2, 1.
31:58Les politiques s'engressent
32:00en costard créant tracé.
32:01Tes jongs s'enlacés,
32:02des travaux en survêt du Milan assez.
32:03Le zen dans la cesse,
32:04un loser au sas,
32:05son bilan à sec.
32:06Les keufs cherchent des arabes,
32:07frais imperfect en vie dans la scène.
32:08Pas d'effet de mode Paris,
32:09j'suis né comme mes potes dans la serre.
32:11Bélek a pas raté ta vie,
32:12entre pas sans la scène.
32:13Cousin, j'ai l'past en brasier,
32:14j'peux te faire un speech en laser.
32:16J'ai les braves à ta brasière,
32:17là c'est le droit que j'vais l'embrasser.
32:18T'es un peu salé
32:19quand t'as déjà fait trois fois
32:20le tour de l'assiette.
32:21La sape est basique ou très rare,
32:22moi pas comprendre à sec.
32:23C'est vrai que toi aussi tu rappes,
32:24mais c'est pas tellement le même tracé.
32:26On est dans le son gros,
32:26ça fait même golerie
32:27quand t'as du larsen.
32:28C'est flippant pour un Smith,
32:29les voir s'agiter comme du racel.
32:31Ils t'font croire que la rhodka soit,
32:32tu t'la manges, soit tu l'assènes.
32:33Cousin c'est pas serre,
32:34Dieu cousin c'est l'as d'egg.
32:35On doit garder l'équilibrium
32:36comme les moves de la sted.
32:38J'ai plus trop ça que ce que j'ai mon liveau scare.
32:41On sort les lightsaber quand c'est temps de les brusquets.
32:43Toujours dans l'oeil du cyclone comme Sergio Bousquet.
32:46Va falloir plus de zéro pour nous débusquer.
32:48J'ai plus trop ça que ce que j'ai mon liveau scare.
32:50On sort les lightsaber quand c'est temps de les brusquets.
32:53Toujours dans l'oeil du cyclone comme Sergio Bousquet.
32:56Va falloir plus de zéro pour nous débusquer.
33:00Checkpoint, modification du système de rime.
33:02Je veux pas tuer la concurrence comme Nespresso et Mac.
33:05Y'a déjà pas assez de bons MC gros,
33:06la pression c'est quoi ?
33:07Dans ce pays de 6, traf convention,
33:08les notes sont pas sous les mailles.
33:09Pour les faire chier, si j'ai un miot,
33:11je l'appelle exprès sous les manes.
33:129 du mat, ligne 10.
33:13Pour m'endormir, je compte les Stan Smith.
33:16Nouvelle destination pour mes laxistes.
33:18Cousins au branlier, billets en style.
33:19Si des types chelous les font pleuvoir sans nous,
33:21crarient leur blast, c'est Lakshmi.
33:22Par moi tout sauf d'argent,
33:24j'en ai assez fait cette année au fun avec la miff en Thailand.
33:26Donc y'a une lactance,
33:28le bus a rouler toute la nuit.
33:29J'ai eu l'impression de comprendre des sons que je sais nier depuis.
33:32Et puis quoi d'autre ?
33:33J'ai bien éclair sous insomnie, ouais.
33:34Puis ça fait 6 mois que j'avais rien sorti
33:36à part 2-3 bêtises, un brin sordide.
33:37Je repousse l'heure de dormir.
33:39Mes rêves pourraient régler mes problèmes trop vite.
33:41On roule comme des tailles-baffes de Selecto, vite.
33:45On sort les lights et leurs quand c'est le temps de les brusquer.
33:50Va falloir plus de zéro pour nous débusquer.
33:55Toujours dans l'œil du cyclone comme Sergio Busquets.
34:00Va falloir plus de zéro pour nous débusquer.
34:06Veuillez redéfinir le niveau de difficulté.
34:09Niveau de difficulté, avancé.
34:12Démarrage du niveau 2.
34:13Et donc ça c'était niveau 1 de Népal avec toi, Laura.
34:16Et oui, il y a son âme, on pense à lui.
34:19Exactement.
34:19C'est il y a combien de temps ça ?
34:20Tu te souviens à peu près ?
34:22Plus de 10 ans.
34:23Plus de 10 ans, bien sûr.
34:24Je pense au moins 15 ans.
34:25Une quinzaine d'années.
34:26Donc c'était Népal, niveau 1.
34:30France Inter, Mehdi Maizy, à la régulière.
34:37Laura Felpin est avec nous pour la sortie de Toy Story 5, puisque tu prêtes ta voix à Lillipat dedans.
34:42Et ça m'a donné envie de lister quelques comédiens, comédiennes francophones,
34:48qui elles aussi ont doublé quelques grands dessins animés.
34:53Et le premier exemple qui me vient moi à l'esprit, c'est qui à ton avis ?
34:57Le gôte, le gôte.
34:59Le gôte acteur qu'on connaît, tu veux dire ?
35:02Notre gôte à tous.
35:03C'est même un peu chiant, tout le monde l'aime.
35:06Il y a Zidane et il y a lui.
35:08Alain Chabat ?
35:09Bien sûr.
35:11Alain, il ne me calcule pas.
35:13Ah bon, pourquoi ?
35:14Je ne sais pas, moi je l'aime trop.
35:15On l'aime tous trop.
35:16C'est juste envie qu'on se dise qu'on s'aime.
35:20Mais Alain Chabat, évidemment, il a fait quoi ?
35:22Il a fait Shrek en 2001.
35:24Évidemment, c'est marrant parce que j'ai vu Shrek il n'y a pas longtemps.
35:27Et cette recherche, je l'ai fait sur Google parce que j'ai dit, ça c'est Alain Chabat, c
35:30'est sûr.
35:31Et c'est ça qui est drôle parce que parfois, tu sais, quand on a des comédiens qu'on adore,
35:33mais qui font un bon travail, on sent, c'est eux, mais on n'est pas complètement sûrs.
35:37Mais ça, c'est un bon travail, effectivement.
35:38Et je trouve que Shrek, dans Shrek, c'est vraiment ça.
35:41Et donc à l'époque, Dreamworks veut concurrencer Disney avec un film irrévérencieux,
35:45rempli de références à la pop culture et de l'humour absurde.
35:47Et donc, pour la version française, le studio choisit Alain Chabat.
35:58Moi, je suis très content d'avoir Shrek.
36:01Dieu merci, mon physique disgracieux fait qu'on ne me propose pas souvent les princes fermants.
36:05Donc ça m'arrange.
36:06Je rigole à J2.
36:07Bon.
36:09Attention princesse, voilà le nouveau moi.
36:13Ah, quel bengueur.
36:14Et je crois que Le Prince, c'était joué par Vincent Cassel.
36:17Enfin, je suis sûr, le prince un peu méchant, c'était Vincent Cassel qui jouait.
36:21Et puis bon, à l'époque...
36:23Cassel qui a fait aussi dans L'Âge de Glace.
36:26J'ai jamais vu L'Âge de Glace, je m'excuse.
36:27Dans L'Âge de Glace, il a fait le...
36:28Pas le tigre, mais le...
36:29Ok.
36:30Je n'ai aucune réponse, je te crois.
36:32Je te crois sur parole.
36:33Ok, top, top, top.
36:35Vraiment, je te jure, dans mes gynes, dessins animés, bref.
36:38Et donc Alain Chabat, à l'époque, il est au sommet de sa popularité.
36:41Il y avait Les Nuls avant, il y a eu Didier qui était devenu culte.
36:43Et puis quelques mois plus tard, il fera même Asterix et Obélix, Mission, Cléopâtre.
36:47Dans un registre différent, il y a Jamel aussi.
36:49Mieux de l'année 2000, il devient l'un des visages incontourables, évidemment, du cinéma.
36:52Et il va doubler un lémurien.
36:54Dans un film qu'on a un peu oublié, qui s'appelle Dinosaur, ça te parle ?
36:57Ah non, ça ne me parle pas.
36:58Eh bien, il a doublé un lémurien dans Dinosaur.
37:01Je vous explique le principe, vous le connaissez déjà.
37:04J'ai un texte qui défile avec des images.
37:06Et moi, je dois faire la corrélation entre l'image et le son.
37:09Moi, non, tu filles.
37:11Franchement, ça m'a beaucoup éclaté.
37:13Je n'y ai jamais rêvé.
37:14Je n'y ai jamais pensé, parce que je ne pensais pas ça à l'imaginable.
37:16Très franchement, c'était à 100 000 lieux de moi.
37:19J'habite à Trappes, dans une banlieue.
37:20Mais jamais, je n'aurais imaginé être dans la peau d'un lémurien.
37:24Très franchement, sans vouloir te vexer.
37:26Mais une fois, après avoir 1000 costumes, c'est flippant.
37:31C'est vachement bien.
37:32C'est super intéressant.
37:33C'est très drôle.
37:34Et ça a beaucoup amusé ma sœur.
37:36C'est un film que j'avais vu au cinéma à l'époque.
37:38Il joue un personnage qui s'appelle Zinny.
37:40Ça te parle ou pas ?
37:41Moi, je l'ai complètement oublié.
37:42Mais surtout, l'archive que tu viens de mettre, c'est incroyable.
37:45Parce que ça y est, on est vieux.
37:47Parce que là, même le son, ce n'est plus le même.
37:49J'ai l'impression que c'est ma mère qui écoute Michel Bouquet.
37:52Mais qu'est-ce que c'est ?
37:54C'est Jamelle Debrouge.
37:54Même quand on voit des vidéos de ses archives dans l'année 2005,
37:58ça semble extrêmement vieux.
38:00Après, il a refait ça, parce qu'il a doublé notamment 20 ans plus tard dans Toy Story 4
38:04ou dans les nouvelles versions du Roi à Lyon.
38:06Autre cas intéressant, Florence Foresti.
38:09Qui est évidemment une influence pour beaucoup de personnes.
38:12Je crois qu'elle a aussi été importante pour toi.
38:14Elle avait été appelée pour le doublage de Lucas Fouri malgré lui en 2006.
38:19Mais on l'a beaucoup vu notamment dans les derniers Astérix,
38:21le dessin animé comme Astérix, le domaine des dieux
38:23et le secret de la potion magique où elle prête sa voix à Bonne Mine.
38:27Mais où t'as vu des envahisseurs, toi ?
38:29C'est une famille perdue, on te dit.
38:31Mais Mimin !
38:32Une famille, c'est une famille.
38:34Le petit doit être mort de faim, c'est tout ce que je vois.
38:36Allez, viens manger.
38:38Il y a du potage tiède.
38:40T'inquiète pas pour ces gros imbéciles.
38:41Viens t'asseoir.
38:42Je crois que c'est dans les Astérix de Alexandre Astier.
38:45Quelle voix.
38:45Une vraie voix.
38:46Je trouve qu'elle est parfaite aussi pour le personnage.
38:48Et aussi Gad Elmaleh, un de ses rôles les plus marquants au cinéma,
38:51c'est sûrement Gru dans la franchise des Mois, Mois et Méchants.
38:54Bah oui, on l'avait déjà entendu dans B-Movie et surtout dans le Tintin de Spielberg
38:59où il joue un personnage.
39:00Mais c'est vraiment dans Gru qu'il s'impose comme son rôle le plus marquant.
39:03« Ready ? Ready to roll ? Back to one. Action ! »
39:08« Tout va bien ? Kevin, la famille, ça va ? »
39:11« Salut Pierre, mon vieux pote ! »
39:14« Ça va la vie, Rémi ? »
39:14« Salut à vous, mes chers camarades ! »
39:18« Bien, bien, bien, bien, bien. »
39:19« On se calme, on se calme ! »
39:22« Il y a aussi, il y a un vrai travail, c'est pas Gad Elmaleh, c'est vraiment un
39:26personnage qui joue. »
39:27« Et puis, en dernier compétence, il y a Omar Sy, qui est devenu une star aux USA avec Lupin,
39:31qui lui a beaucoup été appelé pour du doublage dès le début de sa carrière.
39:34En 2004, dans Frères des Ours, 2006, il est roi de la glisse, il était dans Voltstar malgré lui,
39:39Angry Birds, le film, mais surtout, il y a en 2020 l'excellent et sous-côté Sol,
39:44qui est un super film. Qu'est-ce que tu l'as vu ? »
39:46« Figure-toi qu'hier, je parlais avec son créateur. »
39:49« Quelle vie tu mène ! »
39:50« Ouais, j'ai dit mes tops de Pixar, donc c'est Vice Versa, Sol, Laos, etc. »
39:54« Et il m'a dit, je les ai tous écrits. »
39:57« Waouh, écoute-toi un extrait de Sol. »
40:01« J'ai rien à faire ici, moi. C'était parti pour être le plus beau jour de ma vie.
40:06»
40:06« Balance ce soir à 19h et premier set à 21h. »
40:09« Yes ! Wouhou ! Je suis engagé de Rossi Williams ! »
40:14« Ça va, t'as envie de mourir ! »
40:16« Ah non, Lucien ! »
40:20« Donc, j'allais te poser la question et tu l'as un peu répondu. »
40:23« Pixar préféré, tu dis quoi ? »
40:25« Bah franchement, Sol, ça se tape bien quand même. »
40:28« Mais j'avoue, franchement, Toy Story, c'est vraiment ma Madeleine de Proust. »
40:32« Le 3, quand il rend les jouets, puis le 3, quand il laisse ses jouets, ça c'est pas
40:36possible. »
40:38« C'est tellement générationnel, c'est vraiment fou. »
40:39« Mais je les mettrais presque hors catégorie, je dirais là-haut, vice versa. »
40:43« Sol, Monstre et Compagnie, le premier, je l'aime trop. »
40:49« Exceptionnel, le premier. »
40:49« J'aime trop le premier. »
40:51« Il y a trop de coco, c'est trop bien. »
40:53« Il y a trop de trucs. »
40:55« Le court-métrage avec le baos, tu l'as vu ça ? »
41:01« C'est l'allégorie d'un enfant, en gros, c'est un enfant qui va partir de chez sa
41:05maman,
41:06et tu vois qu'elle le materne, et en fait, c'est en faisant des baos que tu comprends ça,
41:10c'est vraiment le truc le plus mignon du monde, je te le conseille. »
41:13« Je pense que les dix premières minutes de lao, c'est un des trucs les plus bouleversants que j
41:19'ai vu au cinéma. »
41:20« C'est impossible de ne pas colorer, c'est trop beau. »
41:24« Vraiment, je trouve ça un très grand film. »
41:26« On continue à parler de tout ça avec Laura Felpin. »
41:38« Laura, il faut qu'on joue un peu, moi j'adore jouer, donc je vais te faire un «
41:41Tu préfères. » »
41:42« Ok, vas-y. »
41:42« Tu préfères gagner un deuxième Molière ou un premier César ? »
41:48« Un premier César, comme ça, ça fait un « un ». »
41:51« C'est important ? »
41:52« Non, franchement. »
41:53« En vrai, en vrai. »
41:54« Non, je te jure, mais c'est marrant, parce que l'autre jour, on en a parlé avec des
41:57acteurs et tout,
41:58et il y avait une actrice qui me disait, « Putain, moi franchement, je l'ai trop mal vécu pendant
42:02longtemps. »
42:03« Et je me dis, mais en fait, pour moi, j'aurais jamais de ma vie, j'aurais de César.
42:07»
42:07« Mais je pense que je suis vraiment ok avec ça. »
42:09« Je pense, enfin, je ne sais pas. »
42:10« Mais c'est même un Molière. »
42:12« Oui, mais c'est différent encore. Ce n'est pas la même manière de voter. »
42:16« Je trouve que, tu vois, il y a quand même un côté... »
42:18« Je ne sais pas du tout, je ne sais pas quelle trajectoire je vais prendre. »
42:20« En tout cas, ce n'est pas du tout un objectif. »
42:23« Genre, je serais trop contente d'avoir un César pour dire que j'ai un César, parce que j
42:26'ai eu un Molière, tu vois. »
42:28« Mais j'ai déjà eu un Molière, en fait. »
42:29« Même j'ai eu un Swan d'or, ça me va trop bien. »
42:31« Mais mon père, il dit toujours, « Toi, tu ne feras que le festival de Kabour. » »
42:35« Et c'est déjà très bien, en vrai. »
42:36« Très beau festival. »
42:36« Franchement, mais oui. »
42:37« Très beau festival. »
42:38« Est-ce que tu préfères jouer, et ça va un peu faire écho à une discussion qu'on a
42:42eue tout à l'heure, jouer à un personnage culte et ne pas travailler pendant 10 ans ? »
42:48« Ou jouer dans une série un peu médiocre, type, et je ne vais pas manquer de respect aux gens
42:52qui aiment ça, mais type les Feux de l'Amour, en tout cas. »
42:54« Mais pendant 20 ans. »
43:06« Après, je me repose sur mes lauriers, je pars en vacances, je gagne de l'argent avec ça. »
43:09« J'ai fait Friends et tu vois, ça va, quoi. »
43:11« Mais j'ai l'impression que tu es quand même un peu intéressée par ce que tu vas laisser.
43:17»
43:17« Ah ouais, tu crois ? »
43:18« En fait, tu n'as pas envie de faire de la merde. »
43:20« En tout cas, je parle de ta carrière professionnelle. »
43:21« J'ai l'impression que tu n'as pas envie de faire trop de conneries. »
43:25« Mais en fait, je ne sais pas si je n'ai pas envie de faire trop de conneries, mais
43:27j'ai envie de faire des trucs qui ont du sens pour moi. »
43:30« Et malheureusement, je pense que c'est comme toutes les premières fois. »
43:33« Une fois que tu as fait plein de choses, tu te dis « Ok, ça, j'ai fait. C
43:36'est trop bien. Maintenant, qu'est-ce que je vais faire derrière ? »
43:38« En fait, j'ai envie d'avoir envie. »
43:40« En fait, wow, Johnny Hallyday. »
43:42« On a cité Johnny, là. »
43:45« On va peut-être s'arrêter là. »
43:46« C'est une très très longue journée de promo. »
43:49« Non, non, mais en fait, je... »
43:51« Oui, c'est des questions. Je ne sais pas si ce n'est pas ce que j'ai envie
43:54de laisser. »
43:55« Parce que je n'ai pas l'obsession de moi-même, en fait. »
43:57« Je ne suis pas toujours en train de me dire ça. »
43:58« Sinon, j'aurais déjà fait six enfants, je pense. »
44:00« Il faut que j'en fasse, parce que j'ai envie. »
44:02« Mais ce que je veux dire, c'est comment durer, en fait. »
44:06« C'est ça qui m'intéresse. »
44:07« Parce qu'en fait, c'est quoi mon plan B, après ? »
44:10« Oui, bien sûr. »
44:11« Donc, c'est réfléchir à ça, quoi. »
44:12« En tout cas, il ne disait pas que des conneries, Johnny. »
44:13« Tu vois, on vient de s'en rendre compte, vraiment, en direct, c'est fou. »
44:17« Est-ce que tu préfères revoir ton tout premier Skyblog ou tes premiers castings ? »
44:22« Je préfère revoir mes premiers castings. »
44:24« Honnêtement, je vais te donner les deux noms de mon... »
44:26« Enfin, de toute façon, je vais m'appeler Anarchist Girl. »
44:28« Je ne veux pas en parler. »
44:30« On ne peut pas en parler ? »
44:31« Non, parce que c'était vraiment pas du tout... »
44:33« Non, non, c'était la honte totale. »
44:34« Mais tu étais engagée, tu étais un peu comme... »
44:35« Je pense même que je ne peux plus avoir de carrière, là, si quelqu'un trouve mon Skyblog. »
44:38« Tu l'as supprimé ? Moi, je l'ai supprimé, mon Skyblog. »
44:40« Moi, je l'ai supprimé, oui, je l'ai supprimé, bien sûr. »
44:41« Ok, ok. Très bien. »
44:43« Je pense qu'on écoute un morceau, un morceau, à mon avis... »
44:46« Attends juste deux secondes, là, parce que tu me poses des questions à moi. »
44:48« Mais toi, c'était quoi ton premier Skyblog ? »
44:50« Malémentipathique.skyblog.com »
44:52« T'es vraiment un craque. »
44:53« C'était une référence à Oxmo Puccino, qui disait ça dans un morceau. »
44:57« Ah, t'es vraiment un fan de rap. »
44:58« T'étais vraiment un poussier de rap. »
45:00« Je te jure, je ne mens pas. »
45:01« Je pense qu'on écoute un morceau de Vince Eppels. »
45:04« Un morceau que Anarchist Girl aurait pu aimer, car c'est ici un album assez engagé de Vince Eppels.
45:09»
45:09« Et on va s'écouter le morceau White Flag, tout de suite. »
45:12« Sous-titrage ST' 501 »
46:08« Sous-titrage ST' 501 »
46:12« White Flag, I don't wanna fight no more »
46:14« I don't wanna fight no more »
46:19« Sometimes love can turn to war »
46:21« I seen it all before »
46:23« Not far from part of course »
46:25« Try not to get too lost »
46:27« It ain't no coming back »
46:29« Soon as you're back against the war »
46:31« Light as a rock, rough as a hard place »
46:33« Out of the box because of God's grace »
46:35« Squabble up »
46:37« I see the devil in the out of yours »
46:39« Seeing friends turn full »
46:40« Eyes locked on the back door »
46:42« Gotta keep it shut »
46:43« Hip-hop talk me »
46:44« All y'all love black fools »
46:46« But it's not enough »
46:47« Chicken feet in the yard »
46:48« Two to threes in the yards »
46:50« But it's not enough »
46:51« You're my baby doll »
46:53« Voodoo »
46:54« I can't make your dreams come true »
46:56« I got what you need »
46:57« Come through »
46:58« Just promise me »
46:59« You won't be trouble »
47:00« No time for that »
47:01« This and the rest »
47:02« Is not party at »
47:03« Loves or loses »
47:04« Game like Amy sang »
47:06« I don't got time for that »
47:10« White flag »
47:11« I don't wanna fight no more »
47:18« White flag »
47:20« I don't wanna fight no more »
47:21« Game like Amy sang »
47:25« Sometimes love can turn to war »
47:28« I've seen it all before »
47:30« Not far from par to course »
47:32« Trying not to get to loss »
47:43Vin Steppelz avec White Flag et ses présences sur son dernier et excellent album.
47:50Et c'est l'heure des recommandations avec Laura Falpin.
47:53Laura, tu m'as envoyé une recommandation.
47:55C'est un film qui s'appelle Aimer Père, des frères Harpo et les Niguit.
47:58Et je propose qu'on écoute la bande-annonce.
48:01Aimer, aimer, aimer, aimer, emprunter.
48:05N'oublie pas, tu me dois te rendre bas là.
48:07T'inquiète, je te rends bientôt.
48:09Aimer, négocier.
48:10Te fais payer seulement 150 euros pour la chambre.
48:12150 euros, regarde, c'est même pas une chambre.
48:14C'est une chambre, je te rends pas compte de la chance que t'as.
48:16Aimer, l'amour.
48:17Tu fais quoi à Bruxelles ?
48:18Je sais pas, ça s'amoure comme tout le monde.
48:20Tu sais que je fais encore des trucs pour toi.
48:22T'es comédien alors ?
48:24T'as une copine.
48:25Aimer, s'embrasser.
48:26Attends, attends, attends, tu fais quoi là ?
48:28Bah je sais pas, j'essaie de t'embrasser, t'as pas envie ?
48:30Ah ouais, pourquoi pas ?
48:30Vas-y, fais un petit bisou.
48:33Tu fais quoi ?
48:34Un petit bisou.
48:37Aimer, père, donc, de Harpo et Lény Guit.
48:39Pourquoi ce film que je ne connaissais pas ?
48:40Je vais être honnête avec toi.
48:41Alors, je suis en train de prendre un virage indé, les gars.
48:44Non, pas du tout, c'est que...
48:46C'est fini, Faut-être une chose.
48:47Je dois être tout à fait sincère avec vous.
48:48En ce moment, je suis en train de tourner avec Harpo.
48:50Harpo, qui est donc un des deux frères, Lény et Harpo Guit,
48:52qui ont un papa qui fait du cinéma aussi, qui s'appelle Graham.
48:54Et en fait, j'ai découvert ce film.
48:57C'est ma dernière, voilà, c'est mon dernier petit visionnage.
49:01C'est très indé, mais c'est très...
49:02Il y a un petit côté frère Savdi.
49:04C'est complètement à la fois loufoque et en même temps très poétique.
49:08Et c'est très coloré.
49:10On n'a pas l'habitude de voir des choses comme ça à l'image.
49:12C'est très smart parce qu'ils avancent beaucoup avec des contraintes,
49:14je pense, dans la manière dont ils travaillent.
49:16Les autorisations qu'ils ont, ceux qu'ils n'ont pas.
49:18Là, ils ont quand même fait un film d'une heure et quart sur une femme
49:23qui est une galère toute.
49:25On la connaît, cette meuf qui fait des galères à gauche, à droite et tout.
49:28Qui est exceptionnelle.
49:29Le nom de l'actrice m'échappe.
49:30J'aimerais vraiment le retrouver.
49:31Mais c'est une actrice extraordinaire.
49:34Et donc, c'est des gars qui mettent une meuf comme ça pendant 1h30
49:37devant une caméra.
49:38Ils filment ça avec vraiment énormément de talent.
49:43Et je leur souhaite une grande carrière et beaucoup de projets.
49:46Je ne sais pas si je leur souhaite de l'argent
49:47parce que je suis sûre que ces gars, en fait,
49:49ils sont trop forts dans la résistance.
49:51Tu vois ce que je veux dire ?
49:51Mais c'est une manière encore du dialogue.
49:58Tu vois, il y a beaucoup de personnages qui ressemblent à des personnages de théâtre
50:00qui interviennent avec des gens qui sont beaucoup plus normaux,
50:03lambda, qu'on a l'habitude de voir dans le cinéma.
50:05Et pourtant, ce n'est jamais trop parce qu'en fait,
50:10ces gens-là, ils existent dans la vie.
50:12Il y a un grand respect du personnage.
50:14Et puis, c'est franchement trop marrant.
50:16Et tu sens aussi les deux garçons, Guy Coff.
50:19Tu parlais de Frères Savedie, etc.
50:22On avait déjà eu une ou une occasion lors d'une autre émission
50:25qui n'existe plus de Paris cinéma.
50:27J'ai l'impression que toi, tu es quand même quelqu'un qui regarde beaucoup de cinéma.
50:29Est-ce que tu te considères, sans prétention, mais comme une signifiste ?
50:32J'ai le sentiment quand même que tu as beaucoup de références
50:34et que tu consommes beaucoup de films.
50:36Est-ce que c'est le cas ?
50:37C'est ma passion de regarder, d'aller au cinéma.
50:38Mais après, moi, j'avoue, je n'ai pas trop tout le temps...
50:40Là, j'ai appris Les Frères Savedie parce que je l'ai appris il n'y a pas longtemps
50:42parce que, en fait, quand j'ai regardé le film d'Arpo et Lénie,
50:45j'ai eu un truc dans ma tête de...
50:46J'avais peur que ça me fasse un truc que ça m'avait déjà fait en regardant Uncut James.
50:50Parce que j'avais vu l'abandon, je m'étais dit
50:51« Ah non, ça va me fatiguer. Moi, je me fatigue déjà. »
50:54Uncut James, ça va très vite, effectivement.
50:55Comme Les Frères Savedie, de toute façon.
50:56Mais Les Frères Savedie, ça va vite.
50:57Du coup, j'ai appris que c'était Les Frères Savedie qui avaient aussi fait...
51:08Mais ça m'a fatiguée.
51:10Et c'est ce qui est différent, d'ailleurs, avec Les Frères Savedie.
51:11Je trouve qu'ils ne m'ont pas fatiguée sur ce coup-là.
51:13Mais vraiment...
51:15Donc, je ne m'intéresse pas tant aux noms, ce qui est un peu débile.
51:17Parce que, franchement, des fois, tu as des trucs de réel et tout, je ne sais pas trop.
51:19Donc là, je fais un peu gaffe à ça.
51:21C'est plus par manque d'attention que par manque d'intérêt.
51:24Mais je vais beaucoup au cinéma, ça, c'est sûr.
51:26Après, je vais du coup moins voir de trucs français.
51:28Parce que, comme je travaille dans le cinéma,
51:30je n'ai plus envie de voir...
51:31Ah ouais ?
51:32Non, mais je n'ai plus envie de voir mes collègues.
51:34Non, mais je suis là, genre...
51:35Oui, bon, voilà.
51:36Tu vois, mais c'est vrai que j'y vais quand même beaucoup.
51:38J'adore ça.
51:39J'ai toujours adoré ça, quoi.
51:40Mais toi aussi, non ?
51:41Moi aussi, beaucoup.
51:42J'y suis un peu moins allé quand j'ai eu un enfant.
51:45Parce que les week-ends, tu as un peu moins le temps.
51:47Et là, comme elle a...
51:49Tu commences à l'emmener ?
51:50Je commence à l'emmener, ouais.
51:51Elle capte ou pas ?
51:52Elle capte, mais attention.
51:53Je ne vais pas l'emmener voir Marty Suprême.
51:55C'est elle qui décide du film.
51:56De toute façon, même à 30 ans, elle ne captera pas Marty Suprême.
51:57Ne t'inquiète pas.
51:58Moi, je n'ai pas aimé.
52:00C'est le premier marketing d'A24.
52:02The Drama, Marty Suprême...
52:04The Drama, c'est bien.
52:05Ah, moi, j'ai aimé The Drama.
52:07Ouais, ouais.
52:07Ah, moi, j'ai aimé.
52:08Tu n'as pas aimé ?
52:09Je ne peux pas parler avec toi, frérot.
52:11The Drama, c'est qu'il y a 4 mois de promo, la purge pour les acteurs.
52:16Je ne sais pas s'ils se sont protégés l'un de l'autre,
52:18mais il n'y a pas d'alchimie parce qu'ils ne peuvent pas.
52:19Soit ils vont coucher ensemble, apparemment, soit ils ne se parlent pas.
52:21Je ne sais pas.
52:22Et c'est tellement intéressant comme sujet, mais ça ne va pas plus loin.
52:26C'est tellement dommage.
52:27Je trouve que c'est tellement dommage à des endroits.
52:28Mais c'est mon avis.
52:29Fais ton avis et je le respecte.
52:30Honnêtement, je respecte la proposition et chaque geste cinématographique
52:33est tellement un truc dur à faire que je ne pourrais jamais dire que c'est de la merde.
52:37Parce que ce n'est pas de la merde.
52:38Mais en tout cas, tu as été déçue, tu as le droit.
52:40Ouais, ouais, ouais.
52:41Mais c'est l'heure de la question qui tue.
52:44Allez.
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