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  • il y a 2 jours
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic. Au sommaire : Au sommaire : Lutter face aux violences faites aux enfants. Après trois mois, Bayons a enfin sa mairie. Et à Oraison, un week-end sous le signe de l'Ovalie.

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00:02– Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir d'ici.
00:14– Bienvenue dans Bonsoir d'ici. Nous sommes le lundi 15 juin. Merci de votre fidélité.
00:20À la une de l'actualité ce soir dans les Alpes du Sud, comment mieux protéger les mineurs ?
00:26L'affaire Liana relance les questions sur la protection des victimes de violences sexuelles et sexistes,
00:31mais aussi sur les défaillances possibles du système judiciaire.
00:35Pour en discuter, nous recevons ce soir Angélique Lambert,
00:38la directrice du Centre d'information sur les droits des femmes et des familles dans les Hautes-Alpes.
00:43Bayon a enfin un maire privé d'élection en mars 2026, faute de candidat.
00:47Le village a connu son premier conseil municipal vendredi.
00:50À sa tête, une femme et de nombreux chantiers qui l'attendent déjà. Nous l'avons rencontré.
00:56Du rugby à Horaison, la ville a accueilli ce week-end le championnat de France de rugby à 10 pour
01:00les moins de 14 ans.
01:02On vous y emmène à la fin de ce journal.
01:04Et puis la météo de demain, toujours un beau ciel pour commencer la journée.
01:09Côté température, comptez par exemple 9 à Anir en Dévoluie, 10 à Arvieux, 12 à Sigotier dans les Hautes-Alpes,
01:1515 à Vacher et Méaille et 14 du côté de Noyer sur Jabron.
01:24La mort de Liana début juin a provoqué une onde de choc partout en France.
01:29Cette affaire a relancé le débat sur la protection des enfants, sur la prise en compte de la parole des
01:34victimes
01:35et aussi sur les moyens accordés à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
01:39Pour en parler, nous sommes avec Angélique Lambert.
01:42Bonsoir.
01:43Bonsoir.
01:43Vous êtes la directrice du CIDFF, le centre d'information sur le droit des femmes et des familles dans les
01:48Hautes-Alpes.
01:49Et j'insiste également sur le mot famille.
01:52Vous êtes un lieu d'information gratuit, confidentiel, tourné justement vers les femmes,
01:58mais aussi vers la famille en général pour la protection face aux violences sexistes et sexuelles.
02:04Pour vous, cette affaire Liana, c'est un scandale d'État ?
02:08Alors pour nous, Association d'aide aux victimes, Association spécialisée d'aide aux victimes,
02:13donc notre mission principale dans les Hautes-Alpes est effectivement d'accueillir, d'accompagner
02:18et de prendre en charge des victimes de violences, donc tout type de violences.
02:22Donc aujourd'hui, nous allons parler plus précisément des violences sexistes et sexuelles.
02:27Ce que nous pouvons dire, c'est qu'effectivement, on a ce drame qui est arrivé récemment.
02:35Malheureusement, on en a eu d'autres.
02:37Ça reste une vraie problématique qu'il faut arriver à indiguer, en tout cas à mieux prendre en charge
02:45et surtout à prévenir ce genre de drame.
02:49Donc les violences sexistes et sexuelles restent de toute façon une problématique vraiment
02:55qui est liée à l'histoire de nos sociétés, effectivement, sur cette question, on va dire,
03:04d'organisation de phénomènes systémiques, vraiment, qu'il reste encore en 2026
03:10une nécessité de lutte et de prévention de ces phénomènes.
03:15Justement, dans cette affaire, ce qui a beaucoup choqué, c'est que plusieurs alertes ont précédé le drame.
03:20Le nom du suspect était déjà connu de la justice.
03:22Comment expliquer que certains signalements, finalement, ne permettent pas une protection effective des victimes ?
03:29Alors je crois, voilà, mon rôle n'est pas aujourd'hui de venir dire qui est le coupable,
03:34parce que c'est très complexe.
03:36Ce que je peux dire, en tout cas de ma place de directrice d'association,
03:39c'est qu'au quotidien, nous pouvons constater que malgré les évolutions de ces dernières années,
03:44notamment le Grenelle 2019 sur les violences faites aux femmes,
03:49quand on parle de violences faites aux femmes, on parle forcément de violences faites aux enfants.
03:54Donc malgré les dispositifs qui se sont développés, malgré les moyens qui ont pu être alloués,
04:02tout cela reste bien insuffisant.
04:03Nous pouvons constater, effectivement, au quotidien, dans cette chaîne,
04:07il faut penser vraiment la prise en charge des victimes comme une chaîne de protection
04:12qu'il faut vraiment mettre en place, une façon de penser collectif entre tous les dispositifs,
04:18que ce soit le judiciaire, que ce soit les associations, que ce soit les soignants, les forces de sécurité,
04:25vraiment penser cette chaîne de façon collective.
04:27Aujourd'hui, au quotidien, nous pouvons constater des manques de moyens qui sont incontestables.
04:33Est-ce qu'on peut tout mettre sur le dos, justement, des manques de moyens, selon vous ?
04:37Mais je ne suis pas là aujourd'hui, encore une fois, pour dire qui est coupable, qui est responsable.
04:42Ce n'est pas mon rôle et je pense que c'est bien plus complexe que juste faire cette réduction
04:47-là.
04:48Non, les moyens ne sont pas... Il ne faut pas se cacher derrière le manque de moyens.
04:52Mais derrière toutes ces thématiques, derrière toutes ces prises en charge,
04:57effectivement, on peut trouver la question de l'humain.
04:59Donc, la justice, c'est la justice des humains. La police, c'est la police des humains.
05:04Les travailleurs sociaux sont... Voilà, une prise en charge qui est faite par des humains.
05:09Donc, c'est vraiment un ensemble de maillons, à un moment donné, qui, effectivement, trop souvent dysfonctionnent.
05:16Le manque de moyens, le manque cruel de formation.
05:19Effectivement, on parle des violences faites aux enfants au quotidien.
05:22Nous, nous accompagnons des enfants qui sont victimes de violences sexuelles.
05:28majoritairement, malheureusement, dans le cercle familial.
05:30Donc, c'est aussi le quotidien du CIDFF.
05:32Et nous constatons un manque de formation cruel.
05:37On entend aujourd'hui que tous les professionnels qui interviennent dans le champ de la protection de l'enfance
05:43ou dans le champ de l'enfance sont formés, sont sensibilisés.
05:46Ce n'est pas assez.
05:47Comment vous accueillez, justement, la parole de ces enfants au CIDFF, lorsque vous êtes confrontés à ce type de situation
05:54?
05:54Alors, c'est très complexe.
05:56Le CIDFF, donc, on est une association, je le rappelle, avec un agrément d'État.
06:00On a un agrément du ministère de la Justice depuis mars 2025.
06:04Tous les salariés qui interviennent sont des salariés diplômés, travailleurs sociaux, éducatrices spécialisées,
06:12ministres éducatrices, conseillères en économie sociale et familiale.
06:16Nous avons une juriste, nous avons deux psychologues.
06:19Voilà.
06:19Donc, tous les salariés sont formés et, effectivement, sont formés à la thématique des violences,
06:24mais aussi à la recueil et à la prise en charge des enfants qui, à un moment donné, viennent porter
06:29cette parole.
06:30Une fois qu'un enfant porte cette parole au CIDFF, ça peut se faire à la fois sur de l
06:36'individuel,
06:36au travers d'un entretien avec la maman.
06:39Ça peut être aussi sur des ateliers collectifs, parfois, à travers des jeux, à travers des dessins, à travers des
06:45livres.
06:46Donc, quand on a accès à cette parole qu'il faut souligner à un enfant qui vient parler, c'est
06:52très courageux,
06:53parce que venir dire quelque chose qui est du domaine de l'impensable, c'est très compliqué.
06:57Et, en fonction de l'âge, ils vont le dire avec leurs mots, avec leurs codes, avec leurs comportements.
07:04Une fois qu'on a recueilli cette parole, le CIDFF, comme n'importe quelle, d'ailleurs, association ou organisme,
07:10a cette obligation de faire un signalement, c'est-à-dire, en fonction de la gravité de fait,
07:15de faire un signalement au parquet.
07:17Qui le parquet, ensuite, diligentera des actions, ouvrira une enquête,
07:24et de là, se mettra en place toute une chaîne, avec les auditions qui peuvent se faire en commissariat ou
07:31en gendarmerie.
07:32Est-ce que vous avez constaté, est-ce que vous êtes de plus en plus confronté, justement,
07:35à ces paroles d'enfants qui peuvent parfois être victimes de violences sexuelles ?
07:39Est-ce que vous constatez une augmentation ?
07:41Alors, je commence à prendre de l'âge, avant d'être directrice au CIDFF, quand j'étais très jeune,
07:48j'étais éducatrice spécialisée, et je travaillais, j'ai travaillé pendant plus de 20 ans,
07:52dans le champ de la protection de l'enfance.
07:54Des enfants victimes d'abus sexuels, ça a toujours existé, effectivement.
07:59Aujourd'hui, on en parle, aujourd'hui, la parole se libère,
08:02et aujourd'hui, on a, heureusement, des personnes, des professionnels,
08:06que ce soit magistrats, avocats, ou travailleurs sociaux, pédopsychiatres,
08:12spécialistes qui viennent, aujourd'hui, poser vraiment le regard et le focus sur cette problématique-là.
08:19Sur un autre sujet, qui, en tout cas, s'y rapproche aussi,
08:22nous parlions des violences intrafamiliales, des violences faites aux femmes.
08:25La ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Berger,
08:28est venue dans les Hautes-Alpes le 4 juin dernier
08:31pour signer une charte entre les hôpitaux de Gap, Briançon et Embrun.
08:35Le but, c'est que les femmes puissent directement déposer plainte, justement, pour des violences,
08:40directement à l'hôpital.
08:42C'est une avancée majeure, j'imagine, que vous avez souligné,
08:48vous, en tant que directrice d'un centre d'aide aux femmes ?
08:51Alors, c'est une avancée, effectivement, majeure sur notre territoire.
08:55En revanche, il y a la théorie et la pratique.
08:59Il ne suffit pas de signer des conventions,
09:01même si elles sont à saluer et elles sont indispensables
09:05pour faire évoluer nos pratiques sur notre territoire.
09:08Il ne suffit pas de signer les conventions.
09:10Il faut arriver à ce que les forces de sécurité aussi puissent les mettre en œuvre.
09:14Quand on reçoit une femme qui veut venir déposer plainte,
09:18malheureusement, souvent, ça arrive sans rendez-vous, on ne sait pas quand.
09:21Et ce qui veut dire qu'il ne faudrait que les services de sécurité
09:24et, eux aussi, les moyens de détacher,
09:27au moment où la victime veut parler,
09:29de détacher une personne qui va venir se déplacer au sein des hôpitaux.
09:34C'est compliqué.
09:35Et on le sait, d'autant plus chez nous,
09:37il y a aussi cette dimension rurale qui anime nos départements.
09:40C'est plus compliqué aussi d'aller porter plainte
09:44dans des commissariats qui sont peut-être moins nombreux,
09:46des gendarmeries moins nombreuses.
09:48C'est aussi ça le but de cette convention, finalement,
09:50de vraiment faciliter la prise de parole,
09:54la prise de plainte des femmes.
09:55Alors, en ce qui concerne les femmes,
09:59sur GAP, un seul commissariat, sur Briançon, un seul commissariat,
10:03on arrive de plus en plus, même si ça reste parfois encore complexe
10:07et à améliorer, on arrive à fonctionner avec des prises de rendez-vous
10:11pour éviter d'arriver alors que le commissariat va être,
10:17ou la brigade de gendarmerie, va être sur d'autres actions.
10:22Donc, on essaie de favoriser la prise de rendez-vous.
10:25Je reviens sur les mineurs.
10:26En ce qui concerne la prise en charge des mineurs,
10:28c'est-à-dire le recueil de la parole,
10:31avec la maison de protection des familles qui est rattachée à la gendarmerie,
10:34là, ça se fait systématiquement sur rendez-vous.
10:38Et le recueil de la parole des mineurs,
10:40de toute façon, ça passe toujours par une réquisition parquée.
10:44Merci beaucoup, Angélique Lambert, d'avoir été notre invitée.
10:46Je le rappelle, vous êtes la directrice du Centre d'information
10:48pour le droit des femmes et des familles dans les Hautes-Alpes.
10:51Dans l'actualité, ce week-end, il y avait également ce convoi
10:56d'environ 150 à 170 caravanes des gens du voyage
11:00qui a tenté de s'installer une nouvelle fois illégalement
11:03sur le terrain de l'hippodrome d'Oraison.
11:05Et ce, malgré la présence d'une aire de grand passage.
11:09Les précisions avec notre journaliste Laurie Charrier.
11:12Oui, ce n'est pas la première fois que les gens du voyage
11:14veulent s'installer illégalement sur l'hippodrome d'Oraison,
11:17à la différence, cette fois, qu'une aire de grand passage existe
11:21depuis un an sur la commune.
11:23Ce dimanche, en fin d'après-midi, environ 150 caravanes
11:26de gens du voyage sont arrivées à Oraison
11:28et n'ont pas souhaité s'installer sur l'aire de grand passage
11:31car ils ont estimé qu'ils étaient trop nombreux, selon la mairie.
11:35Une cinquantaine de gendarmes a été rapidement avertis et mobilisés.
11:38Une arrivée en fin d'après-midi qui a créé une belle pagaille sur les routes
11:42avec des accès routiers autour d'Oraison coupés
11:44qui ont rendu la circulation particulièrement difficile.
11:47Les négociations avec les autorités et les gens du voyage
11:50ont duré une longue partie de la nuit.
11:52La mairie d'Oraison indiquant tardivement sur ses réseaux sociaux
11:55qu'elle ne cèderait pas et n'hésiterait pas à faire usage de la force publique.
11:59Les discussions ont terminé très tard
12:01mais les gens du voyage ont fini par reprendre la route
12:03en grande partie vers Pérol en Provence, dans les Bouches-du-Rhône.
12:07Ce lundi, la commune est restée vigilante
12:09face à de potentielles nouvelles installations
12:11et a mis en place des camions bennes pour limiter l'accès à l'hippodrome.
12:15C'est une fermeture qui surprend la piscine municipale de Laragne.
12:19Montéglin est inaccessible depuis mercredi dernier
12:22après la découverte de bactéries légionnelles dans le réseau d'eau
12:26qui alimente les douches et les robinets.
12:29Ce germe peut provoquer des infections pulmonaires graves.
12:32Une situation qui bouleverse l'organisation des écoles
12:35qui ont dû mettre fin aux sorties scolaires et aux cours de natation.
12:38Les parents ont aussi fait part de leur étonnement et de leur inquiétude.
12:41Écoutez-les au micro d'Alexandre Brissi.
12:44Ça a été un peu bizarre quand même.
12:46On dit que dans une piscine, ça ne devrait pas arriver.
12:48Après, on n'est pas à l'abri.
12:50J'étais un peu étonnée.
12:52Mais surtout étonnée qu'il n'ait pas fait d'analyse avant d'emmener des enfants.
12:57Parce que je sais qu'il y a des enfants qui sont déjà allés à la piscine.
13:00Et du coup, j'étais surtout inquiète.
13:01J'ai ma fille qui n'y a pas été.
13:03J'étais rassurée dessus.
13:05Mais pour les autres enfants, je me suis dit, mince, c'était assez inquiétant pour ça.
13:10Alors moi, personnellement, je me suis dit qu'avec mes enfants, c'était un petit peu inquiétant.
13:15Surtout, j'ai une enfant qui a un peu des problèmes au niveau des branches, tout ça.
13:19Et je me dis que ça serait bien que notre taxe foncière serve à rénover la piscine
13:25pour éviter ce genre de problème.
13:30Trois mois après les élections municipales,
13:33Bayon, dans les Alpes d'Haute-Provence, a enfin un maire, ou plutôt une maire.
13:37Vendredi soir, le nouveau conseil municipal s'est réuni pour la première fois.
13:41Christine André a été élue.
13:43Cette femme connaît bien le territoire,
13:45puisqu'elle a déjà exercé des responsabilités locales
13:48en tant que maire déléguée d'un autre village situé juste à côté,
13:51à la tête d'une équipe de neuf conseillers.
13:53Elle hérite de nombreux dossiers et de nombreux chantiers.
13:57Reportage Amélie Deschères.
13:59Son nouveau bureau, elle le découvre à peine.
14:02Élu maire de Bayon, vendredi soir, Christine André,
14:05entame officiellement son mandat.
14:07Et pour cette première journée, l'heure est déjà au dossier.
14:10Il faut faire le point sur les projets en cours et les urgences de la commune.
14:14L'église où il y a apparemment le toit qui fuit,
14:18il y a la mairie qu'il faut réadapter.
14:22Le pont aussi d'Esparon qui s'est cassé la figure.
14:25Donc là, c'est un gros chantier.
14:27Pour autant, pas de quoi la démoraliser,
14:29puisque cette fonction n'est pas totalement inconnue pour l'édile.
14:33J'ai été maire déléguée d'Astouin de 2014 à 2017.
14:39Dans les rues de Bayon, aujourd'hui, du côté des habitants,
14:42tous sont soulagés.
14:43Le Saint-Emain est unanime.
14:45Tout le monde est content de savoir que nous avons une municipalité maintenant.
14:48Voilà. Pourquoi ça soulage ?
14:50Parce qu'on ne sera pas rattachés à quelqu'un d'autre.
14:52Et voilà.
14:53Maintenant, il faudra que la municipalité...
14:56Voilà. Il va falloir leur laisser le temps au temps.
14:58On est content. Au moins, ils feront des choses pour la commune.
15:01Ils pourront peut-être embellir la commune,
15:06aider les vieilles maisons qui tombent en ruines
15:09à se rénover et puis aider d'autres choses.
15:13Je sais qu'ils ont pas mal de choses en tête à faire.
15:16Et c'est justement pour les habitants
15:17que leur nouvelle maire s'est lancée dans cette aventure,
15:20avec un objectif, recréer du lien dans ce vaste village
15:23de près de 125 km².
15:27Combien de migrants franchissent la frontière franco-italienne
15:30pour rejoindre Briançon ?
15:31Dans une interview donnée au mois de mai au Figaro Magazine,
15:35le maire Arnaud Murgia évoquait le nombre de 400 passages par jour,
15:39largement surestimés, répondent plusieurs associations
15:42qui accusent l'élu de désinformation face à la polémique.
15:45Nous avons donc cherché à comprendre ce qu'il en est réellement.
15:49Réponse avec Jérémy Cazot.
15:51Entre 300 et 400 migrants qui passent la frontière franco-italienne
15:54en situation irrégulière et tous les jours
15:56pour se retrouver dans les Hautes-Alpes.
15:59Quelques mots du maire de Briançon dans la presse nationale
16:01qui font bondir les associations locales.
16:04Le nombre est nettement exagéré, selon cette militante.
16:07Nous, on en compte entre 5 et 30 aujourd'hui,
16:09sachant que toutes n'arrivent même pas à franchir cette frontière.
16:11Donc c'est même pas un peu faux, c'est fondamentalement faux.
16:15Pour les associations, il s'agit de désinformation.
16:17Le maire ne dit pas la vérité.
16:19Les journalistes, derrière l'article de presse, ont manqué de déontologie.
16:23On appelle aussi à la responsabilité des médias, des journalistes.
16:27Ce qu'on déplore, c'est l'affirmation de propos qui sont erronés
16:31sans avoir pris la peine avant ni de trouver des sources
16:33ni même de pouvoir les vérifier.
16:36De son côté, le maire de Briançon a réagi par communiqué.
16:39Je comprends que mes propos les dérangent
16:41car je demande à l'État de nous réaffecter
16:43les compagnies de renfort mobile dont nous avons besoin
16:46et qu'ils sont, eux, favorables à une immigration incontrôlée
16:49à notre frontière.
16:50Mais ça n'est pas mon cas.
16:52Si le maire de Briançon évoque 20 fois plus de passages
16:54que les associations au quotidien,
16:56les services de l'État affirment avoir contrôlé
16:58en moyenne 18 personnes par jour en 2025.
17:01Une année record d'affluence.
17:04C'est souvent l'épreuve la plus redoutée du baccalauréat.
17:08Des milliers de lycéens en terminale générale et technologique
17:11ont planché aujourd'hui sur le sujet de philosophie
17:14dans nos deux départements.
17:16Parmi les questions proposées,
17:17peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?
17:20Où débattre ?
17:21Est-ce chercher la vérité ?
17:23Comme toujours, il y avait un peu de stress forcément,
17:26mais aussi et surtout un sentiment, vous allez le voir,
17:28de réussite assez partagée parmi les lycéens,
17:31Briançonnet, à qui nous avons tendu le micro
17:34juste après l'épreuve.
17:35Écoutez-les.
17:36Une heure avant la fin du temps réglementaire,
17:39ils sont déjà nombreux à se rassembler
17:41devant les grilles du lycée pour débriefer.
17:43Oui, ça va.
17:44C'est dur, c'est dur.
17:45On verra bien le résultat.
17:46Des impressions mitigées.
17:47Alice et Juliane ont l'habitude d'avoir de bons résultats.
17:50Les preuves du bac semblent déjà dans la poche.
17:53J'étais rassurée d'avoir des choses à dire.
17:55On avait hyper peur en rentrant,
17:57mais en fait, quand on a vu les sujets,
17:58on était quand même très contentes.
17:59Des sujets qui en ont inspiré beaucoup,
18:01d'autres un petit peu moins,
18:03ou en tout cas avec originalité.
18:04J'aurais réussi à citer quelques petits trucs.
18:07Kung-Fu Panda, un peu de trucs comme ça.
18:08Kung-Fu Panda, c'est un auteur, ça ?
18:10C'est un philosophe ?
18:10Non, du tout, mais je me suis dit
18:12que c'était pas si mal, donc bon.
18:14Ça t'a donné à réflexion les questions,
18:16la technique, la vérité ?
18:18Oui, là, oui, c'était...
18:21C'était...
18:21Ouais.
18:23Les bienfaits de la technique,
18:25les raisons du bonheur,
18:26la recherche de la vérité,
18:27par le débat d'idées,
18:28des thèmes philosophiques,
18:29mais aussi d'actualité,
18:31des questions importantes chaque année
18:32et toujours dans l'air du temps,
18:34d'où l'importance d'évaluer la matière
18:36au baccalauréat.
18:37Ça permet aussi aux élèves
18:38d'avoir des clés pour répondre
18:39aux grands débats sociétaux,
18:42donc qui les animent personnellement
18:45et qui animent notre société au quotidien.
18:47Les résultats du bac général et technologique
18:50seront communiqués le 7 juillet prochain.
18:51Le lycée d'altitude de Brianson
18:53affiche une moyenne de 99% de taux de réussite.
18:58En sport, les rapaces de Gap
19:00ont trouvé leur gardien principal
19:02pour la saison prochaine.
19:03Il s'agit de Tommy Scarphone,
19:0625 ans, natif de Montréal.
19:08Le Canadien va vivre sa première expérience
19:10outre-Atlantique.
19:11Tommy est un gardien extrêmement compétitif
19:14qui se bat sur chaque palais,
19:15a notamment déjà déclaré son nouvel entraîneur,
19:17Roda Aldolf.
19:18Il a connu une excellente carrière universitaire
19:21ainsi qu'un très bon début
19:22de carrière professionnelle.
19:23Je pense qu'il va attirer l'attention
19:24de beaucoup de monde
19:25et devenir un excellent gardien
19:27de Ligue Magnus.
19:28Fin de citation.
19:29Avec cette nouvelle arrivée,
19:30les rapaces de Gap
19:31comptent désormais 13 joueurs
19:33dans leur effectif.
19:35Dans l'actualité sportive,
19:36il y avait également du rugby.
19:38Ce week-end,
19:39Aurézon a accueilli le championnat de France
19:41de rugby à 10 pour les moins de 14 ans.
19:438 équipes venues de toute la France de Paris
19:45à la région Auvergne-Rhône-Alpes
19:47ont fait le déplacement.
19:48Notre équipe locale n'a d'ailleurs
19:50pas des mérités.
19:51Ambiance sur le terrain
19:52avec Lory Charrier.
19:56Les jeunes du club de rugby d'Auraison
19:58n'ont pas des mérités.
19:59Les 8 meilleures équipes
20:01de M14 de rugby à 10
20:02se sont rencontrées.
20:03L'occasion d'affronter des joueurs
20:05de très bons niveaux.
20:07On a joué contre des équipes
20:08qui étaient très bonnes,
20:08mais on a réussi à gérer ça quand même.
20:11Vous êtes fiers de vous ?
20:12Oui.
20:12Le niveau est plus élevé.
20:14C'est un beau challenge ?
20:15Oui.
20:16Ça faisait un super bon week-end
20:18même s'il faisait super chaud.
20:19Le soir, de se retrouver
20:20toutes les équipes
20:21et tout entre nous,
20:22c'est trop bien.
20:23Pour ce championnat de France,
20:25s'il y a bien une compétition,
20:26le classement n'a pas
20:27vraiment d'importance.
20:28Et c'est donc pour les adolescents,
20:30surtout l'occasion,
20:31de rentrer vraiment
20:32dans l'esprit du rugby.
20:33Tout à fait.
20:34Plaisir de jeu,
20:34plaisir de rencontrer des gens
20:36qu'on n'en avait pas rencontrés.
20:37Hier, on a organisé
20:39l'apéritif des régions
20:40comme ça se fait beaucoup au rugby.
20:41C'est assez simple.
20:42L'apéritif devait durer une heure
20:43et il a duré trois heures.
20:44Vous êtes fiers de vous ?
20:45D'accord ?
20:46Applaudissez-vous.
20:47De la convivialité
20:48et de la mixité.
20:50Et l'équipe d'Oraison
20:51a de bonnes recrues.
20:52Nous, on en a quatre.
20:53Elles ont chacune,
20:54on va dire,
20:54un atout
20:55que d'autres peuvent ne pas avoir.
20:56Une rapide,
20:57une qui fonce,
20:57une qui avance bien
20:59dans les regroupements
21:00et une qui défend
21:01comme un chien.
21:02Parmi les spectateurs,
21:03Tiffaine Lecieux est présente.
21:05Formée au club d'Oraison
21:06et joueuse de rugby professionnelle,
21:08elle regarde dans le bon oeil
21:09l'évolution du sport.
21:10Je trouve ça juste incroyable
21:11qu'il y ait plus en plus de filles.
21:12Jouer contre des garçons,
21:13c'est là aussi,
21:14je trouve qu'on prend confiance certainement.
21:15Il reste encore beaucoup
21:16de travail à faire
21:17mais ça fait plaisir
21:18de voir des filles
21:19qui s'engagent,
21:20qui sont plusieurs,
21:20qui créent des liens aussi.
21:22Un week-end sportif s'achève
21:23mais les joueurs
21:24seront de nouveau en compétition
21:25dans quelques jours
21:26pour du beach rugby
21:27à Marseille.
21:29Pour terminer ce journal,
21:30on reste dans les Alpes
21:31de Haute-Provence
21:32puisque le village fortifié
21:34de Colmar-les-Alpes
21:35est désormais classé
21:36parmi l'un des plus beaux
21:37villages de France.
21:38Pour l'occasion,
21:40une cérémonie a été organisée
21:41samedi.
21:42De Vauban,
21:43Marcel Pagnol,
21:44plusieurs personnages emblématiques
21:45ont fait revivre
21:45les grandes pages
21:46de l'histoire locale
21:48de ce très beau village
21:49qu'on vous invite
21:49à découvrir évidemment.
21:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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