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  • il y a 32 minutes
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, était l'invité de BFMTV ce dimanche 14 juin

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00:00Merci d'avoir choisi BFM TV pour cette première interview depuis l'affaire tragique de la petite Liana qui a
00:06donc été enterrée vendredi.
00:08Une affaire qui évidemment provoque une émotion et une colère immense et qui pose aussi de nombreuses questions, très nombreuses
00:16questions, on va y revenir longuement.
00:18Mais d'abord un mot sur l'actualité internationale en pleine tentative de négociation entre Américains et Iraniens sur un
00:26accord de paix au Moyen-Orient.
00:27On a appris ces dernières heures que le président américain Donald Trump serait reçu à Versailles mercredi par Emmanuel Macron.
00:35Est-ce qu'il a raison Emmanuel Macron de lui dérouler le tapis rouge ?
00:40Il est en tout cas normal que la France ait des relations étroites avec les États-Unis d'Amérique.
00:46Nous sommes liés par une amitié extrêmement forte, faite parfois d'orages, de nuages.
00:54Et je crois important en ces temps troublés, en ces temps où la France semble sortie des grandes affaires du
01:01monde,
01:01y compris les affaires qui ont lieu sur son propre sol, comme c'est le cas depuis maintenant plusieurs années
01:06avec la guerre en Ukraine,
01:07que le président français réaffirme une voix singulière française, la défense, un leadership français sur la scène européenne,
01:15et qu'il puisse dialoguer de manière étroite avec le président américain dont les objectifs sont extrêmement troubles, extrêmement flous.
01:24On peine à savoir ce que veut faire directement et concrètement le président américain aujourd'hui en Iran.
01:30Est-ce qu'il s'agit de renverser le régime ? Est-ce qu'il s'agit de mettre hors
01:34d'état de nuire les infrastructures liées aux alarmes nucléaires ?
01:37En tout cas, ce qui est certain, c'est que chaque jour de guerre supplémentaire est un jour douloureux pour
01:42l'économie française,
01:43pour le pouvoir d'achat de nos compatriotes qui ont vu depuis plusieurs mois les prix des carburants augmenter comme
01:48jamais,
01:49et le risque évidemment de voir se poursuivre une inflation alimentaire, avec notamment l'augmentation du prix des engrais.
01:55– Jordan Bardel, à l'instant, Alice évoquait cette terrible affaire Liana qui provoque effectivement une émotion et une colère
02:00immense en France.
02:01On va vous poser des questions très concrètes. Ce que se demandent ce soir tous ceux qui nous regardent,
02:05c'est comment mieux protéger nos enfants, mieux protéger les femmes des violences, notamment sexuelles ?
02:11Comment éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? Quelle solution face aux pédéros criminels ? Est-ce que
02:16l'État a failli ?
02:17Vous allez nous dévoiler dans quelques instants les solutions et les propositions du Rassemblement national.
02:21On a appris il y a quelques heures qu'Emmanuel Macron et Brigitte Macron ont échangé par téléphone,
02:26mercredi avec la famille de Liana. Plus largement, c'est une question qui s'est posée,
02:31est-ce qu'à vos yeux, c'est un scandale d'État ?
02:35– J'ai été très choqué, comme beaucoup de Français, de lire la déclaration du président de la République
02:43qui a dit « on ne répond pas à un drame par décrit ».
02:46– C'était en Conseil des ministres la semaine dernière.
02:49– Cette affaire est un tournant dans la vie de notre pays.
02:53Comme l'ont été hier l'affaire Philippines, comme l'a été l'affaire Lola,
02:59comme le sont ces innombrables drames qui mettent en lumière non pas une société de plus en plus violente,
03:05naturellement ça l'est, mais un État de plus en plus incapable de protéger les Français.
03:11– L'enquête qui a été lancée, diligentée par le ministère de la Justice,
03:16devra dire si, oui ou non, il y a eu des dysfonctionnements.
03:19Il y a eu, manifestement, d'après les informations que nous avons aujourd'hui,
03:23face à un individu qui a été multisignalé,
03:27des manquements dans la chaîne administrative et dans la chaîne pénale.
03:31– Mais ce qui est un scandale d'État, c'est que tout notre pacte social est aujourd'hui remis
03:40en cause.
03:40Vous vous souvenez, il y a quelques jours,
03:44lorsqu'il y a eu ces images de guerre civile insupportables dans Paris,
03:48j'étais venu sur votre antenne et j'avais parlé de tribalisation de la société.
03:51La tribalisation de la société, c'est précisément le fait que les Français,
03:57que le peuple français, qui paye des impôts,
04:03qui renonce à se faire justice lui-même,
04:09accorde à l'État le monopole de la violence légitime
04:13et l'impérieuse mission de protéger les honnêtes gens,
04:16de protéger les plus faibles, de protéger les plus vulnérables
04:19et de protéger les enfants.
04:21– Quel terme vous employez ?
04:22– Mais c'est un drame, c'est un drame pour des millions de Français
04:25et voyez bien que dans cette petite liana au destin terrible,
04:29ce qui est en cause, c'est pas simplement les sentiments et les ressentis
04:33dont tout le monde imagine qu'ils sont terribles pour la famille,
04:36mais c'est ce que ressentent aujourd'hui l'ensemble des familles françaises,
04:40l'ensemble des papas et l'ensemble des mamans de ce pays
04:43qui considèrent que l'État est aujourd'hui incapable de protéger les plus vulnérables.
04:47– Et vous allez nous dire, Jordan Bardella,
04:48ça appelle nécessairement à une réflexion profonde sur le rôle de la justice.
04:53– Est-ce que vous avez essayé d'appeler les parents de l'IANA ?
04:54Et si vous allez me répondre, mais si vous les aviez eus,
04:59qu'est-ce que vous leur auriez dit ?
05:01Déjà, est-ce que vous avez essayé de les joindre ?
05:03– Non, je n'ai pas essayé de joindre les parents de l'IANA,
05:05mais je suis comme tous les Français.
05:09C'est un drame qui ne passe pas.
05:11Et voyez bien que depuis plusieurs jours, il y a partout dans le pays
05:17des rassemblements qui sont organisés de manière pacifique devant les tribunaux.
05:21Il y a des marches blanches qui sont organisées et qui vont encore être organisées.
05:25Et il y a une cicatrice qui va rester durablement dans la vie des Français.
05:29Et moi, ce que je ne veux pas, c'est qu'on s'habitue à ces drames.
05:33C'est qu'on s'habitue à voir l'État incapable de protéger les Français.
05:37– Trois parents sur quatre, Jordan Bardella,
05:4077% des interrogés estiment que leur enfant n'est pas en sécurité dans la société actuelle.
05:45C'est un chiffre qui est ressorti d'un sondage de nos partenaires Elab.
05:49Qu'est-ce que vous leur dites à ces parents ?
05:51Et qu'est-ce que vous dites à ces parents qui seraient tentés de rendre justice eux-mêmes ?
05:56– Quand on est à la tête de l'État, d'abord on est un responsable avant d'être politique.
06:03Et je dis qu'on doit être capable de regarder chaque papa et chaque maman de ce pays dans les
06:10yeux
06:10en leur disant qu'au pouvoir, celui qui est Premier ministre ou Président de la République
06:17fait absolument tout ce qui est en son pouvoir pour protéger le pays.
06:20Or, aujourd'hui, ça n'est pas le cas.
06:22Donc il y a eu manifestement, et on va rentrer dans l'intimité des mesures.
06:25– Vous considérez que le Président de la République
06:27ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour protéger nos enfants ?
06:31– Non seulement il ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir,
06:34mais il a très largement failli, M. Daré, à protéger les Français.
06:37Je me rappelle d'un candidat à l'élection présidentielle
06:39qui, en 2017, avait promis la création de 4 000 places de prison supplémentaires.
06:45De 15 000 places de prison supplémentaires.
06:48L'absurde intéressant, il y en a eu 4 000.
06:50Il nous manque aujourd'hui 40 000 places de prison
06:55pour être ne serait-ce qu'à la moyenne européenne.
06:58Nous avons dans nos prisons 23 % de détenus étrangers
07:02qui devraient purger leur peine dans leur pays d'origine
07:05pour permettre à avoir des places supplémentaires pour les Français.
07:08Je l'accuse d'avoir échoué à protéger les Français.
07:12Et je l'accuse de léguer à son successeur un pays où il n'y a plus un seul parent,
07:18plus une seule mère de famille, un seul père de famille
07:21qui ne craint pas pour la sécurité de ses enfants.
07:23Non plus seulement quand il est dans l'espace public
07:25et qu'il rentre tard, par exemple, d'une soirée ou quand il rentre de l'école.
07:28Mais désormais même lorsqu'il confie ses enfants à des structures
07:33qui sont censées être un sanctuaire où les querelles des hommes n'entrent pas.
07:37Mais alors si c'est votre raisonnement, Jordan Bordella,
07:40si tel est votre raisonnement, vous n'avez pas répondu à ma question.
07:43Qu'est-ce que vous dites à ceux qui se disent « je vais rendre justice moi-même » ?
07:47Vous leur dites « allez-y ».
07:48Je leur dis que nous allons, si nous arrivons à la tête du pays dans quelques mois,
07:52remettre la justice à l'endroit.
07:53D'abord, il y a évidemment, messieurs, dames, un sujet de moyens.
07:58Il manque aujourd'hui des magistrats.
08:02Il manque des procureurs.
08:04Il manque des moyens, de la disponibilité pour nos magistrats
08:07pour pouvoir travailler correctement
08:08parce que le tuyau de la justice est aujourd'hui engorgé
08:12par des affaires qui se multiplient, qui ne sont pas traitées
08:16parce qu'on manque aujourd'hui considérablement de moyens.
08:18Il n'est pas une affaire de moyens.
08:19Oui, mais il y a quatre fois moins de procureurs en France
08:23qu'il n'y en a au niveau européen.
08:26Moi, j'ai lu ce rapport qui a été divulgué par vos confrères,
08:32rapport qui a été fait par l'IGPN, la police des polices
08:34et l'inspection générale de la justice en 2003.
08:37C'est un rapport qui a été tenu secret par le gouvernement
08:39dans lequel il est maintes et maintes fois rappelé
08:41que la justice dysfonctionne,
08:43que la justice manque de moyens pour les enquêtes
08:47mais également de moyens pour les services de police
08:49pour conduire ces enquêtes sur le terrain.
08:52Donc ce drame est un problème de moyens, Jordan Bordella ?
08:54Ce drame, la mort de cet enfant, est un problème de moyens ?
08:59En partie, oui, madame.
09:01Lorsqu'à Nantes, par exemple,
09:03vous avez 500 dossiers uniquement sur les mineurs
09:06qui sont en attente d'instruction.
09:08Quand vous avez à Lille, s'agissant des mineurs,
09:11113 dossiers par enquêteur, comment voulez-vous
09:14que le magistrat qui est en charge de recevoir des piles de procédure,
09:18de tenir une permanence téléphonique,
09:21de monter à Paris par exemple
09:23ou de monter dans la ville préfecture pour tenir audience,
09:27comment voulez-vous que dans un pays qui est confronté
09:30à une explosion de l'insécurité, une explosion de la violence,
09:34que les moyens de la justice sont toujours plus tendus
09:36et que la justice sanctionne de moins en moins,
09:38comment voulez-vous qu'on puisse assurer la sécurité des fonds ?
09:42Est-ce que vous vouliez jusqu'à employer le terme de clochardisation
09:45employée par certains à gauche ?
09:46Non mais ils font ce qu'ils veulent.
09:48On a un problème de moyens, donc il faut des moyens.
09:50Nous avons proposé en 2022,
09:51dans le projet présidentiel de Marine Le Pen,
09:53de doubler le nombre de magistrats.
09:54Comment financer ça ?
09:57On va y venir.
09:58Il faut un parquet national spécialisé pour les victimes mineures.
10:02On a un parquet national aujourd'hui
10:03qui traite des affaires de terrorisme.
10:05On a un parquet national qui traite des affaires financières.
10:08Il n'y a pas de parquet national qui est en charge.
10:10L'entourage de Gérald Darmanin dit que ça ne sert à rien
10:11pour faire remonter parce que ce dont on a besoin dans ces dossiers,
10:14c'est de la proximité.
10:15Oui, mais il faut des moyens pour cela.
10:17Donc un, la justice française a un problème de moyens.
10:20Deuxièmement, on a un problème de doctrine.
10:23Depuis les années 50, la justice française évolue.
10:25Mais restons sur les moyens.
10:26Vous dites plus de magistrats.
10:27Combien de magistrats ?
10:28Nous soyons très concrets.
10:30Nous avons proposé, il y a environ 8000 magistrats aujourd'hui,
10:32nous avons proposé, dans la dernière campagne présidentielle,
10:35de doubler le nombre de magistrats.
10:37Oui.
10:37Bon.
10:38Deuxièmement, je pense fondamental de dire
10:41qu'il y a un problème d'idéologie aujourd'hui
10:42et que la justice française évolue à l'aune
10:45de ce que le théoricien du droit,
10:49M. Aurel, dans les années...
10:51M. Ancel, pardon, dans les années 50,
10:53avait appelé la défense sociale nouvelle.
10:55La défense sociale nouvelle,
10:56c'est l'idéologie sous laquelle évolue la justice
10:59depuis les années 50,
11:00qui consiste à expliquer que le tout répressif ne marche pas
11:02et qu'il faut investir politiquement, philosophiquement,
11:06dans les moyens, dans les consignes qui sont données,
11:08dans la réinsertion sociale.
11:09Mais les budgets,
11:10c'est vraiment que les juges se disent
11:12je vais remettre des violeurs en série dans la rue ?
11:13Je considère qu'il y a une idéologie
11:16qui abrite la justice depuis les années 50
11:18et qui considère qu'il faut aménager les peines,
11:22qu'il faut démultiplier les alternatives à l'incarcération.
11:26Et c'est d'autant plus vrai qu'aujourd'hui,
11:27lorsque vous êtes condamné à moins de deux ans de prison ferme,
11:30votre peine est aménagée.
11:31Nous, nous considérons, à l'inverse,
11:33qu'il faut déployer et mettre en œuvre,
11:35et sans donner les moyens, naturellement,
11:37vous m'interrogez sur les moyens,
11:38la tolérance zéro.
11:38Vous parlez d'une justice trop laxiste.
11:41C'est ça, Jordan Barbella ?
11:42Il ne doit plus y avoir d'aménagement de peine
11:46lorsque l'on touche à l'intégrité physique de quelqu'un
11:49et qu'on est condamné à plus de six mois de peine de prison ferme.
11:54L'atteinte à l'intégrité physique,
11:55le fait de toucher à l'intégrité physique de quelqu'un.
11:58Et lorsque c'est un enfant,
11:59lorsque c'est un profil vulnérable,
12:01un handicapé,
12:03lorsque c'est par exemple une femme,
12:04il doit y avoir des circonstances aggravantes.
12:07Donc, il faut rompre, philosophiquement,
12:10pour protéger les femmes et les enfants de notre pays, Jordan Barbella.
12:13Qu'est-ce que vous proposez très concrètement ?
12:14On a vu, on va l'évoquer avec Alice,
12:16un certain nombre de mesures ces derniers jours
12:18qui ont été mises sur la table par différents responsables politiques.
12:20La première mesure que vous prendriez demain,
12:22si vous êtes à l'Elysée ou à Matignon,
12:23pour protéger les femmes et les enfants de ce pays,
12:26c'est laquelle ?
12:27Je vous espérais que vous m'avez écouté.
12:28Absolument.
12:29Mais il y en a eu un...
12:30Un parquet.
12:31D'abord, un, il faut doubler le nombre de magistrats.
12:33Ça, c'est sûr.
12:34Deuxièmement, il faut un parquet.
12:36Pardon, mais nous allons hériter d'un pays
12:38qui a un genou à terre.
12:39Donc, redresser le pays,
12:41rétablir l'ordre et la justice dans le pays
12:43va prendre un certain temps.
12:44Mais nous ferons en sorte d'aller le plus vite possible.
12:46Donc, il faut doubler le nombre de magistrats.
12:48Deuxièmement, il faut un parquet spécialisé
12:50pour les victimes mineures.
12:51Troisièmement, il faut changer la philosophie,
12:54ce qu'on requiert quand on est à la tête du ministère public,
12:58dans les consignes politiques,
12:59dans les consignes générales qui sont données aux magistrats.
13:02Et il faut changer l'échelle des peines.
13:04Donc, je l'ai dit, il ne doit pas y avoir d'aménagement de peine.
13:08Il ne doit pas être possible d'aménager une peine
13:10lorsqu'il y a une atteinte à l'intégrité physique
13:11qui est condamnable à plus de 6 mois de faits du ministère public.
13:13Est-ce que vous voulez rendre imprescriptible ?
13:15Je voudrais qu'on vous pose des questions très concrètes
13:17et qu'on réponde...
13:18Non, mais j'entends parce que vous avez déjà donné
13:20trois mesures importantes.
13:21Est-ce qu'il faut rendre imprescriptible
13:23les crimes commis contre les mineurs ?
13:25Ça, c'est une question très concrète.
13:26Oui ou non ?
13:26Je vais vous en donner une quatrième.
13:28Et ensuite, je répondrai à ma question.
13:29Vous êtes étudie.
13:30Non, non, mais le sujet est sérieux.
13:32Je sais, mais c'est pour ça.
13:33L'actualité est grave.
13:34Et donc, je vais me permettre d'aller au bout.
13:37Ce type de profil, madame,
13:39parce que je veux bien qu'on multiplie
13:42les mesures de Sparadra
13:44et nous voterons à l'Assemblée nationale,
13:46je vous le dis ce soir,
13:47tout ce qui contribuera à aller dans le bon sens
13:49et aller dans le renforcement des moyens de la justice
13:51et des sanctions qui doivent être prononcées.
13:53Camille, sur la table de la première ministre,
13:55vous voterez.
13:56Mais nous devons rendre la perpétuité réelle
13:59incompressible dans le droit français
14:01parce que ce type de profil,
14:04ce type de prédateur,
14:05il peut avoir tous les soins rendus obligatoires
14:10par la justice,
14:11il faut qu'il y ait une sanction intraitable.
14:13Et il faut que ce type de profil,
14:15il faut qu'un individu qui a en tête
14:17de s'en prendre à un enfant,
14:19rentre en prison sans la possibilité
14:21d'en sortir un jour.
14:22Et donc, nous souhaitons
14:24que la perpétuité réelle, incompressible,
14:28puisse s'appliquer de façon systématique
14:30pour ce type de prédateur,
14:32comme ça doit l'être pour les terroristes
14:34ou pour les criminels multirécidifs.
14:36Comme Gérald Darmanin,
14:37qu'à vos yeux,
14:37les pédocriniennes sont incurables.
14:40Oui, bien sûr.
14:41Mais comme le sont les terroristes islamistes,
14:44dont on nous a fait croire pendant des années,
14:47là encore, la conséquence de l'idéologie
14:49qui a abrité une partie de la justice
14:51et que je dénonce depuis le début de cette émission,
14:53considère qu'un jour,
14:54ils pourront être déradicalisés
14:56ou revenir au bon sens
14:58et aux valeurs civiques que nous partageons tous.
14:59Donc, il y a des cas qui sont des cas irrécupérables.
15:02Et entre le bien-être du...
15:04Vous êtes pour la castration chimique,
15:06Lord Anne Bardella,
15:07ça fait partie des propositions
15:08qui sont beaucoup revenues.
15:09Entre le bien-être du criminel
15:10et la protection de la société,
15:12moi, je choisirais toujours
15:13la protection de la société,
15:15la castration chimique...
15:16C'est proposé par Bruno Retailleau.
15:17Oui.
15:19Et beaucoup de Français
15:21mettent cette proposition sur la table,
15:22c'est revenu notamment dans le forum BFFTV,
15:24ça revient beaucoup ces derniers jours.
15:26Est-ce que vous y êtes favorables ?
15:27M. Retailleau n'a pas été capable
15:30d'expulser 10 influenceurs algériens
15:33quand il était ministre de l'Intérieur.
15:35Et il vient aujourd'hui nous expliquer
15:36qu'il va castrer, sur le plan chimique,
15:40les prédateurs sexuels.
15:41Bon, je pense que ça n'est pas crédible.
15:43Donc, vous êtes contre ?
15:43La castration chimique...
15:45C'est pas que je suis contre.
15:46Mais en tout cas, dans ce genre de cas...
15:47Moi, j'écoute les experts.
15:48Encore faut-il que le type en question
15:51prenne le traitement,
15:52qu'il soit régulier dans le traitement.
15:54Pour le vérifier, ça pose quand même
15:56un certain nombre de soucis logistiques
15:57qui sont réels.
15:58Mais ce que je veux dire par là,
15:59c'est que la castration chimique,
16:00ce n'est pas une peine,
16:01c'est un soin.
16:02Ce qu'il faut, c'est une peine.
16:04Et la peine qui doit s'appliquer
16:05dans ce type d'actes,
16:06c'est une peine qui vise à mettre
16:08hors d'état de nuire définitivement
16:10ce type d'individu,
16:11et donc à faire en sorte
16:12qu'à partir du moment
16:13où il rentre en prison,
16:15il n'en sorte plus jamais
16:16et qu'il y termine ses jours.
16:17Parce que c'est la condition
16:19pour mettre à l'abri la société.
16:21Et ce cri de colère
16:22que je porte devant vous,
16:23c'est la colère de millions de Français
16:25qui ne comprennent pas
16:26et qui ont trop souvent le sentiment
16:28que la justice française
16:30excuse, trouve des alternatives
16:32à l'incarcération
16:33et systématiquement cherche
16:34un motif social
16:35aux dérives d'un certain nombre
16:37de personnes dans notre société.
16:38Vous avez parlé de la question
16:39du terroriste.
16:39Gabriel Attal veut, dit-il,
16:40aligner le traitement
16:42des pédocriminels
16:43sur celui des terroristes.
16:45Qu'est-ce que vous pensez
16:45de ces termes-là ?
16:46Pardon, mais je ne vais pas
16:48commenter toute l'émission.
16:49ce qu'ont proposé M. Retailleau,
16:51ce qu'ont proposé
16:52les candidats de gauche
16:53et ce qu'ont proposé
16:54Gabriel Attal.
16:55Ils ont leurs propositions.
16:56J'ai vu que cette proposition
16:57ne faisait même pas consensus
17:00dans son propre camp
17:01puisque Édouard Philippe
17:02semblait émettre
17:03une réserve
17:03sur cette proposition.
17:04Donc, le sujet,
17:06c'est de considérer
17:07qu'il y a aujourd'hui
17:08un laxisme pénal
17:09à l'égard d'individus
17:11qui, manifestement,
17:13sont des dangers publics
17:14et tuent nos enfants.
17:14Donc, moi, je viens vous dire
17:16que le laxisme pénal,
17:18la peine vient
17:18au moment où le mal est fait.
17:20Je vous écoute attentivement
17:21et je me dis finalement
17:22parmi les mesures
17:23que vous, vous proposez,
17:24j'ai vraiment bien écouté.
17:26Finalement,
17:27qu'est-ce qui aurait pu
17:28empêcher
17:29la mort de Liana ?
17:31Donnez-moi une mesure
17:32que vous préconisez
17:34qui aurait empêché
17:35la mort de cet enfant.
17:36Alors, madame,
17:37moi, je ne...
17:37Peut-être avez-vous l'habitude
17:39avec certains responsables politiques,
17:40mais moi, je ne joue pas
17:41à ce jeu-là
17:41parce que je ne mens pas
17:43aux Français
17:44et je ne leur dirai jamais
17:45qu'il n'y a pas
17:47de risque zéro,
17:48vous voyez,
17:48et que précisément,
17:49l'ensemble des mesures
17:51que vous mettez,
17:52vous trouverez toujours
17:53un cas particulier
17:54qui peut éventuellement,
17:56potentiellement,
17:57passer entre les mailles
17:58du filet.
17:59La question qu'on doit se poser
18:00et que les Français
18:01sont en droit d'exiger
18:02comme réponse,
18:03c'est est-ce que tout est fait,
18:04tout est mis en œuvre
18:05sur le plan politique,
18:07sur le plan des décisions
18:08qui sont exécutées
18:09par nos dirigeants
18:10pour mettre à l'abri
18:11la société française
18:12de gens qui sont des prédateurs
18:13qui tuent les enfants
18:15et qui se baladent aujourd'hui
18:16dans l'espace public.
18:18Et comment on écoute mieux
18:19les enfants,
18:20Jordan Barilla ?
18:20Comment on écoute mieux
18:21les enfants ?
18:22Parce que c'est aussi ça
18:23l'une des questions
18:23que pose cette affaire.
18:25Comment on n'écrase pas
18:27la parole des enfants
18:28pour reprendre les mots
18:29du maire de Florence
18:30qui a livré un discours
18:31très fort ?
18:31Vous avez raison,
18:32son discours a été très fort.
18:34Mais sur ce cas d'espèce,
18:36en l'occurrence,
18:37l'enquête de justice,
18:39l'enquête administrative,
18:40en tout cas qui a été diligentée
18:42par le ministère,
18:43devra dire si oui ou non
18:44il y a une responsabilité
18:46individuelle.
18:47Et je vais vous dire,
18:49on a affaire là
18:50à quelqu'un,
18:51s'agissant du meurtrier
18:54présumé de la petite Liana,
18:56à un individu
18:57qui a été multi-signalé
18:58par les forces de police.
19:00Manifestement,
19:00l'administration a fauté.
19:03Manifestement,
19:04il y a quelqu'un
19:05dans l'administration
19:05qui n'a pas effectué
19:06son boulot.
19:07Et je vais vous dire,
19:08les Français sont aussi lassés
19:10que plus personne
19:11ne prenne aujourd'hui
19:12ces responsabilités.
19:13Donc,
19:14si un juge,
19:15si un magistrat
19:16a fauté,
19:17eh bien,
19:18il devra être sanctionné
19:19par le Conseil supérieur
19:20de la magistrature.
19:22Premièrement.
19:22Et deuxièmement,
19:23je vais vous dire,
19:26quand on fait de la politique,
19:27je l'ai dit,
19:28on est d'abord
19:28et avant tout responsable.
19:30Et j'ai l'intime conviction
19:33que dans cette affaire,
19:35le ministre de la Justice
19:37aurait dû,
19:38par honneur,
19:39pour reconnaître
19:39la faute de son administration
19:40et pour simplement dire
19:42aux Français
19:42qui sont dans une détresse
19:44inconsidérable
19:44depuis des mois,
19:46pour simplement leur dire
19:47les yeux dans les yeux,
19:48je vous ai compris,
19:49remettre sa lettre de démission
19:51au président de la République.
19:52– Ce n'est pas un peu hypocrite
19:53parce que vous dites
19:53que vous n'appelez pas
19:54à sa démission.
19:56Vous dites
19:56qu'il aurait dû le faire.
20:00– Vous savez,
20:00sous la Troisième République,
20:02on disait des ministres
20:03qu'ils étaient des fusibles.
20:06En cas d'orage,
20:07si le fusible ne saute pas,
20:10alors c'est toute la commande électrique
20:11qui prend l'eau.
20:12– Lui dit que ça n'aurait rien changé.
20:13– Oui, mais plus personne
20:16n'est responsable de rien.
20:17Vous voyez,
20:18il y a eu il y a quelques jours,
20:19et j'étais venu sur votre antenne
20:21chez Apolline de Malheur
20:21pour en parler,
20:23des scènes de guerre civile
20:24dans Paris.
20:25Le ministre de l'Intérieur
20:26nous explique
20:27que ce n'est pas de sa faute.
20:29L'administration a fauté.
20:31On nous explique
20:32que ce n'est pas de la faute
20:33du ministre de la Justice.
20:36Le président de la République
20:37avait promis 15 000 places de prison.
20:40Il y en a eu 4 000.
20:41On nous explique
20:41que ce n'est pas de sa faute.
20:42C'est de la faute de personne.
20:43– Il y a un problème
20:44de responsabilité.
20:45Vous demandez sa démission,
20:46oui ou non ?
20:47– Je dis que la grandeur
20:49en politique
20:50tient de la manière
20:51par laquelle on arrive,
20:52mais aussi de la manière
20:53par laquelle on s'en va.
20:54– C'est-à-dire que
20:55vous ministre de la Justice,
20:56vous ministre de la Justice,
20:57dans ces conditions,
20:58vous auriez remis votre démission.
20:59– Quand on a l'immense honneur,
21:01M. Daré,
21:02l'immense honneur
21:03de servir la France,
21:06de servir les Français,
21:08alors on doit être aussi capable
21:09de les regarder dans les yeux
21:10et de leur dire
21:11mon administration a commis une faute
21:13et d'adresser au président de la République
21:15sa lettre de démission
21:16simplement pour dire aux Français
21:18« Nous vous avons compris ».
21:19Libre au président de la République
21:21de l'accepter
21:21ou de la refuser.
21:22Mais c'est l'idée
21:23que je me fais de l'honneur
21:24et c'est l'idée
21:25que je me fais du service humble
21:26de la République française.
21:27– Vous êtes allé beaucoup plus frontalement
21:29sur d'autres sujets
21:30pour demander la démission
21:31d'autres responsables politiques.
21:32Là, pourquoi vous ne dites pas
21:33les choses clairement ?
21:34Pourquoi vous ne demandez pas
21:35sa démission ?
21:36– Parce que je ne veux pas laisser penser
21:40qu'il y a envers Gérald Darmanin
21:42une responsabilité personnelle.
21:46Je pense que M. Darmanin,
21:50qui est un père de famille,
21:52est tout autant meurtri par ce drame.
21:55Donc il ne s'agit pas de dire
21:57que ce qui s'est passé
21:57c'est de la faute de Gérald Darmanin,
21:59bien sûr.
22:00Mais il s'agit de dire
22:01qu'il est ministre depuis des années
22:02et qu'il a donc une responsabilité
22:04morale et politique
22:05à l'égard de l'institution.
22:06– De la justice depuis un an.
22:08– Et donc, si j'avais été à sa place,
22:10j'aurais adressé une lettre
22:12au président de la République
22:13pour lui dire que cette affaire
22:15a touché le cœur
22:16et elle va être une cicatrice
22:18pour des millions de Français
22:19et pour des millions
22:19de familles françaises
22:20et de leur dire
22:22montrons aux Français
22:23que nous les comprenons.
22:24Montrons aux Français
22:25que nous avons compris
22:26qu'il n'y a plus aujourd'hui
22:27un seul papa ou une seule maman
22:28qui n'est pas inquiet
22:30pour la vie de leurs enfants,
22:33non plus seulement dans la rue,
22:34mais désormais, je l'ai dit
22:35comme on l'a vu dans le périscolaire
22:36dans des institutions
22:38de notre pays.
22:39Donc, je veux dire,
22:40quand on fait de la politique,
22:41on n'est pas hors sol,
22:42on doit être connecté
22:43au peuple français,
22:44on doit être connecté
22:44à ses larmes,
22:45on doit être connecté
22:46à ses moments de joie,
22:47on doit être connecté
22:48à ses souffrances,
22:49on doit être connecté
22:49à ses sentiments
22:50et on ne peut pas faire
22:51comme si, eh bien,
22:53on décidait de tout
22:54et de la vie des Français,
22:56qu'on n'assumait
22:57aucune de ces décisions
22:58et que tout cela
22:59n'avait jamais de conséquences
22:59sur le pays
23:00parce que c'est ça aussi
23:02l'honneur
23:02d'un responsable politique.
23:03Vous avez évoqué
23:04les propositions
23:05que vous mettez sur la table,
23:07Alice évoquait
23:07il y a quelques instants
23:08le forum, effectivement,
23:09qu'on a vu cette semaine
23:10avec des Français excédés.
23:12Certains sont même allés
23:13jusqu'à évoquer
23:14la question de la peine de mort
23:15pour les pédocriminels.
23:17Je sais qu'il y a quelques mois,
23:18vous aviez dit
23:19nous, je suis opposé
23:20à la peine de mort.
23:21Est-ce que vous avez
23:22changé d'avis ou pas ?
23:24La peine de mort
23:25a été supprimée
23:26dans notre pays
23:27pour les coupables
23:29mais elle ne l'a pas été
23:30pour les victimes.
23:34Et ce que je vous dis là,
23:35c'est ressenti
23:36par des millions de Français
23:38qui ont un sentiment
23:38de douleur,
23:40de frustration
23:40et de grande injustice
23:41lorsqu'ils ont appris
23:43les conditions
23:44dans lesquelles ce drame
23:46a frappé la famille
23:47de la petite Liana.
23:49Moi, je suis en faveur
23:51de la perpétuité réelle
23:52incompressible.
23:53Je ne suis pas pour,
23:54à titre personnel,
23:56à titre politique,
23:58pour le rétablissement
24:00de la peine de mort.
24:01Je pense que la peine capitale
24:02dans une démocratie
24:03doit être la perpétuité réelle
24:05et incompressible
24:07sans possibilité
24:08de sortir un jour.
24:09Parce qu'encore une fois,
24:11le devoir d'un État,
24:12le devoir d'un homme
24:14ou d'une femme d'État,
24:15c'est de protéger les siens,
24:16c'est de protéger
24:17le peuple français.
24:18Et quand on est incapable
24:19de les protéger
24:20et de mettre hors d'État
24:21de nuire,
24:22ceux qui fracturent
24:24notre société
24:25et qui tuent,
24:27eh bien,
24:27on a failli à ses devoirs.
24:28Deux questions sur
24:29comment vous,
24:30vous auriez mieux fait.
24:31Vous parlez de la nécessité
24:33d'être connecté
24:33à la réalité.
24:34Il y a une réalité budgétaire
24:35en France.
24:36Et vous dites,
24:37il y a un problème de moyens,
24:38il faut augmenter le moyen.
24:39Vous ne nous avez pas dit
24:40comment vous financez
24:41ces moyens supplémentaires.
24:42Parce que ça,
24:43c'est aussi une vraie question.
24:44Doublement du nombre
24:45de magistrats à vous dire.
24:47Vous allez chercher
24:47où l'argent ?
24:49Gouverner,
24:49c'est choisir.
24:51Et donc,
24:52lorsque vous prenez
24:53la décision
24:55d'embaucher des magistrats,
24:57de créer des places de prison,
24:59on en est quand même
25:00rendez-vous compte
25:00à nous expliquer
25:01que si on n'a pas réussi
25:02à créer des places de prison
25:04dans un pays
25:04qui a les plus grands groupes
25:05de BTP au monde,
25:06c'est parce qu'on n'a pas
25:07les moyens financiers.
25:08Il y a tout un tas
25:09de secteurs
25:11de dépenses publiques
25:12dans lesquels
25:13nos compatriotes
25:14ont le sentiment
25:14qu'il y a des
25:17gabegies considérables.
25:18Vous voyez,
25:18quand on a,
25:19par exemple,
25:20des moyens
25:20pour accueillir
25:21des centaines
25:22de milliers de personnes
25:22chaque année,
25:24quand on trouve
25:25de l'argent
25:25pour augmenter
25:26la contribution
25:27de la France
25:27au budget
25:28de l'Union européenne,
25:30quand on trouve
25:31de l'argent
25:31pour subventionner
25:32les éoliennes
25:33et les panneaux solaires
25:33chinois,
25:35quand on trouve
25:36de l'argent
25:36pour,
25:37comme c'est le cas
25:38en ce moment,
25:38je suis député européen,
25:39on est en train
25:40discuter du budget
25:42de l'Union européenne
25:43qui prévoit
25:43une augmentation
25:44des frais de fonctionnement
25:45et par exemple
25:46une augmentation
25:46de 50%
25:49des budgets
25:49jet privés
25:50des commissaires
25:50européens.
25:51Vous ne croyez pas
25:52que de l'argent
25:53à récupérer,
25:53il y en a.
25:54Donc vous reverrez
25:54les priorités.
25:55Donc nous allons
25:57remettre de l'ordre
25:57bien sûr
25:58dans les comptes publics
25:59et nous mettrons
26:01des moyens
26:01là où il est nécessaire
26:02de mettre des moyens.
26:03La mission de l'État français
26:05plutôt que d'aller
26:06avec l'aide au développement
26:07par exemple
26:08financer des pistes de vélo
26:09à Madagascar
26:10ou aller financer
26:11le réseau d'eau à Gaza,
26:12eh bien nous mettrons
26:14de l'argent
26:14dans les services publics français
26:15et nous mettrons
26:16les moyens
26:16pour protéger les Français.
26:17Mais je le disais madame,
26:18il y a un sujet
26:19de moyens
26:20qui est indéniable
26:21et qui est aujourd'hui
26:21partagé y compris
26:22par les professionnels
26:23de la justice
26:24dans notre pays
26:24mais il y a avant toute chose
26:26un problème d'autorité.
26:27Un problème d'autorité
26:29et surtout un problème
26:29de philosophie
26:30de la justice
26:31et de la politique pénale.
26:32Quand vous avez,
26:33pardon,
26:34mais un grand syndicat
26:38qui est le syndicat
26:39de la magistrature,
26:39grand par la taille
26:40dans ce corps,
26:41il représente je crois
26:42un tiers des votants
26:43qui,
26:44plutôt que de s'occuper
26:45des problèmes concrets
26:46des magistrats,
26:47c'est-à-dire le manque
26:47de moyens,
26:49le manque de moyens financiers
26:50pour travailler,
26:51passe son temps
26:52à défendre
26:53une série de propositions
26:54et une série d'arguments
26:56sans frontières
26:56et sans prison
26:57et à appeler à voter
26:58pour des candidats
26:59aux élections
27:00et par exemple
27:01à appeler à voter
27:01systématiquement
27:02contre les parties droites,
27:04contre le Rassemblement National
27:05et d'aller épingler
27:06des responsables politiques
27:06sur un mur des cons,
27:07vous ne croyez pas
27:08que les Français
27:08ont le sentiment
27:09qu'il y a un décalage
27:10entre cette idéologie,
27:12entre les affectations
27:14de budget et les besoins.
27:15– Quel est le rapport
27:15avec les juges dont nous parlons ?
27:16Quel est le rapport ?
27:17C'est quoi le problème ?
27:18C'est qu'ils soient syndiqués ?
27:20Le problème,
27:20c'est l'opinion de ces magistrats ?
27:23Où voulez-vous en venir ?
27:24– Le juge
27:28est la bouche de la loi.
27:30Ce n'est pas de moi,
27:30c'est de monter ce queue.
27:32La loi,
27:33elle doit être impartiale
27:34et elle doit être
27:35la même pour tout le monde.
27:36Tous les citoyens
27:37doivent être égaux devant la loi.
27:38Quand vous avez, pardon,
27:41des magistrats
27:42qui appartiennent
27:43à un syndicat
27:44qui prend des positions politiques,
27:47alors dans votre bouche,
27:48dans vos actes
27:49et dans votre décision,
27:50il n'y a plus
27:51une idéologie impartiale
27:53rendue au nom
27:53du peuple français.
27:54Il y a une idéologie
27:56rendue au nom
27:56du peuple français
27:57qui vote Jean-Luc Mélenchon,
27:58par exemple.
27:59Et ça,
27:59ça se ressent directement
28:01dans les décisions de justice.
28:02Est-ce que vous jugez
28:03qu'il faut interdire
28:04la syndicalisation aux magistrats ?
28:06Nous pensons
28:07qu'il faut interdire
28:08la politisation des syndicats.
28:10Qu'il puisse exister
28:11des syndicats
28:14qui...
28:14Ça, c'est une réponse
28:15de politique,
28:15j'allais dire.
28:16Est-ce qu'il faut interdire
28:16la syndicalisation des magistrats ?
28:18Non, non, non,
28:18pas du tout.
28:18Il faut interdire
28:20la politisation des syndicats.
28:21Ça veut dire quoi ?
28:22C'est-à-dire qu'il faut interdire
28:23les prises de positions politiques
28:25des syndicats.
28:26Un syndicat,
28:27dans l'institution judiciaire,
28:29il est fait pour défendre
28:30les magistrats,
28:31qu'ils soient ceux du parquet
28:32ou ceux du siège.
28:32Vous faites quoi
28:33si un syndicat prend position politique ?
28:34Il est fait pour réclamer des moyens.
28:36Il est fait pour défendre
28:37les intérêts de cette corporation
28:39et de défendre les intérêts
28:40de ceux qui travaillent concrètement
28:42et qui absorbent, je dirais,
28:45les consignes, les dossiers
28:46et doivent travailler.
28:46Ça veut dire quoi ?
28:47Mais pardon,
28:47un syndicat n'est pas fait
28:49pour appeler à voter
28:50Emmanuel Macron
28:50ou Jean-Luc Mélenchon
28:51lors de l'élection présidentielle.
28:53Pourquoi ?
28:53Pour fonctionner les syndicats
28:54qui prennent des positions politiques ?
28:55Non, je pense qu'il faut interdire
28:56les prises de positions politiques
28:58des syndicats
28:59par respect pour l'idéologie,
29:01pour la déontologie
29:03de ce corps de métier.
29:04Eh bien, on l'interdit.
29:06Par exemple,
29:07quand vous êtes un militaire,
29:09que vous servez la France,
29:13eh bien, vous n'avez pas le droit
29:14d'exprimer des positions.
29:14Il faut un devoir de réserve.
29:16Oui, il faut un devoir de réserve.
29:17Enfin, je veux dire,
29:18ça existe dans le droit français.
29:19Ça s'appelle même précisément
29:20le devoir de réserve.
29:21Mais encore une fois...
29:22Mais qu'est-ce que ça changerait
29:23là en l'espèce ?
29:25Non, mais madame, pardon.
29:26Non, mais où voulez-vous en venir ?
29:28Pardon.
29:28À chaque fois que je dis quelque chose,
29:29vous pouvez me dire,
29:30là, concrètement,
29:31en l'espèce, ça ne change rien.
29:32Mais il se trouve
29:32qu'on ne parle pas
29:33d'un fait divers.
29:34On parle d'un drame
29:35qui vient succéder
29:36à un autre drame,
29:37qui vient succéder
29:38encore à un autre drame.
29:39Donc, quand j'évoquais
29:41il y a quelques instants...
29:42à l'efficacité ?
29:43Comment faites-vous
29:45le lien, en fait ?
29:46Mais entre quoi et quoi ?
29:47Entre ce dont vous parlez,
29:49la politisation
29:50de ces magistrats
29:52et le problème
29:54et le drame
29:54dont on est en train de parler.
29:55Quel est le lien ?
29:56Quel est le rapport ?
29:58Alors, pardon,
29:58c'est moi qui ne comprends pas
29:59le rapport entre les...
30:00C'est-à-dire que vous avez
30:02des magistrats.
30:02Oui.
30:04Vous avez une philosophie
30:05de la justice
30:06qui est érigée en religion
30:07par le syndicat
30:08de la magistrature,
30:08qui considère
30:09qu'il faut abolir
30:10les peines de prison
30:11et abolir les frontières.
30:12Si vous ne voyez pas
30:13le rapport
30:13avec l'explosion
30:15de l'insécurité,
30:16de la violence
30:17dans notre pays,
30:20alors ça va être compliqué.
30:21Ce qu'ils disent surtout,
30:22ces magistrats,
30:23c'est qu'en l'occurrence,
30:24ils font face
30:25à un empilement de dossiers
30:26sur leur bureau
30:27et que les priorités
30:28s'accumulent
30:29et qu'on accumule
30:30les priorités
30:31sans en enlever.
30:32On leur parle
30:33de pédocriminalité,
30:35on leur parle
30:35de violence
30:35contre les femmes,
30:37on leur parle
30:37de lutte
30:38contre le narcotrafic.
30:40Vous,
30:41quelle serait la priorité
30:42en haut du dossier ?
30:43Mais madame,
30:44vous ne pouvez pas,
30:44pardon,
30:45mais vous ne pouvez pas
30:46choisir
30:47entre le terrorisme,
30:48la pédocriminalité
30:50et le narcotrafic
30:51et c'est la raison
30:52pour laquelle
30:52vous avez
30:53pour les affaires financières
30:54un parquet national financier,
30:56vous avez pour les affaires terroristes
30:58un parquet national antiterroriste
31:00et c'est la raison
31:00pour laquelle
31:01nous proposons
31:02pour les violences
31:03sur mineurs,
31:04pour les victimes mineures,
31:05un parquet national
31:06dédié à ces questions.
31:07Mais ce que vous pointez là,
31:09c'est le manque
31:09de moyens de la justice
31:10et donc,
31:11c'est la raison
31:12pour laquelle
31:13la proposition
31:13que nous formulons
31:14de doubler le nombre
31:15de magistrats
31:16doit permettre
31:17de répondre
31:17à une demande
31:18qui est toujours
31:18plus croissante.
31:19On est dans un pays
31:19où on sanctionne
31:20de moins en moins
31:21et où la délinquance
31:22explose année après année
31:24et ça,
31:24c'est aussi le bilan,
31:25pardon,
31:26mais de M. Macron
31:27depuis 10 ans.
31:28Vous posez la question
31:29effectivement
31:29de sanctions
31:29qui pourraient être
31:30plus dures
31:30pour les magistrats
31:32si jamais
31:32ils ont fauté.
31:34Il y en a qui mettent
31:35effectivement
31:35des propositions
31:36sur la table
31:36qui disent
31:37qu'il faut par exemple
31:38plus clairement
31:39mettre en place
31:41une cour disciplinaire
31:42pour les magistrats
31:43dans laquelle
31:43il pourrait y avoir
31:44par exemple
31:44des citoyens
31:45tirés au sort
31:46qui eux aussi
31:46pourraient voter
31:47des sanctions
31:48contre les magistrats.
31:49Bonne idée
31:50ou gadget ?
31:51Non mais
31:52c'est le concours
31:53l'épine
31:54de la proposition
31:55qui va faire
31:55le plus gros titre
31:56de la dépêche AFP
31:57en fait.
31:58Ça c'est Bruno Rottel.
31:58Parce que
31:59oui,
31:59M. Retailleau
32:01il cherche à mon avis
32:02à faire oublier
32:03qu'il a été ministre
32:03d'Emmanuel Macron
32:05et qu'il n'y a jamais eu
32:05autant d'insécurité
32:06et d'immigration
32:07en France
32:07que lorsqu'il était
32:08ministre de l'Intérieur.
32:08Ça ce sont des faits,
32:09ça c'est la réalité.
32:11Il existe un conseil supérieur
32:12de la magistrature
32:14qui est...
32:15Qui fonctionne bien
32:16à vos yeux ?
32:16On va bien ?
32:17Je vais y venir.
32:19Qui est en charge
32:20aussi dans ce type de cas
32:22d'observer,
32:23d'étudier,
32:23d'enquêter
32:24et éventuellement
32:24de provoquer des sanctions
32:26s'il y a eu des manquements
32:27aux obligations
32:28et à la conscience professionnelle
32:29des magistrats
32:30qui ont pris des décisions
32:31ou qui ont manqué
32:31à leurs obligations.
32:33Aujourd'hui
32:34dans ce conseil supérieur
32:34de la magistrature,
32:35vous m'arrêtez
32:35si je me trompe,
32:36la moitié
32:38des membres du conseil
32:39sont des magistrats.
32:40L'autre moitié
32:42sont...
32:42Il peut y avoir des juristes
32:43mais sont en tout cas
32:44désignés par le président
32:45de la République,
32:46par l'Assemblée nationale,
32:47par le Sénat,
32:47par le Parlement.
32:49Sur la partie
32:49qui compose les magistrats,
32:51c'est-à-dire la moitié
32:51de ce conseil,
32:53une grande partie
32:53sont précisément désignées
32:54par les syndicats.
32:55Et donc,
32:56ils sont aussi désignés
32:58par le syndicat
32:59de la magistrature
33:00qui est la bouche
33:02et la plume
33:03de Jean-Luc Mélenchon
33:04dans la magistrature,
33:04en tout cas de l'idéologie
33:05qu'il porte.
33:05Donc,
33:06ce que nous pourrions envisager,
33:08et nous sommes en train
33:09d'y travailler,
33:10c'est que ces magistrats
33:10ne soient plus désignés
33:12par les syndicats
33:13mais qu'ils soient tirés au sort.
33:16Ça,
33:16ça pourrait être
33:16une solution effectivement
33:17de réforme du conseil
33:19de la magistrature.
33:20Quand on vous entend,
33:21vous avez des propositions,
33:22vous êtes très critique
33:22envers cette justice,
33:23vous parlez d'idéologie
33:24d'une certaine partie
33:25des magistrats.
33:26Vous prétendez à être
33:28pour l'instant
33:28Premier ministre,
33:29peut-être demain
33:30Président de la République
33:30en fonction de la décision
33:31qui va sortir justement
33:34du tribunal
33:34concernant Marine Le Pen
33:35dans trois semaines désormais.
33:37Est-ce que vous avez confiance
33:39dans la justice française ?
33:41Mais ce n'est pas la question.
33:43Oui,
33:43j'ai confiance
33:44dans les institutions
33:45de mon pays.
33:46Mais encore faut-il
33:48que la justice
33:50soit rendue
33:50au nom du peuple français.
33:52et il y a beaucoup
33:53de magistrats aujourd'hui
33:54qui, compte tenu
33:55du manque de moyens,
33:57n'arrivent plus
33:57à rendre la justice
33:58au nom du peuple français
33:59parce qu'ils sont débordés
34:01par le nombre d'affaires
34:02qu'il y a à gérer
34:02tant l'explosion
34:04de la délinquance
34:04est devenue aujourd'hui
34:05un fait de société.
34:07Ils sont chargés
34:08de rendre justice
34:09au nom du peuple français,
34:10mais il y a aujourd'hui
34:12une politique,
34:13une vision de la justice
34:15qui est une idéologie
34:17anticarcérale
34:17qui, me semble-t-il,
34:18mais je pense me faire
34:19ce soir le porte-voix
34:20de beaucoup de français
34:20ne correspond plus
34:22aux attentes
34:23de nos compatriotes.
34:24Les gens ne supportent plus
34:25une justice
34:26qui est aujourd'hui
34:27forte avec les faibles
34:27et faible avec les forts.
34:29Et ils ne supportent plus
34:30de voir l'excuse absolutoire
34:34érigée en religion,
34:35c'est-à-dire cette politique
34:37qui consiste à expliquer
34:38à chaque fois
34:39qu'on a un délinquant
34:39ou un criminel
34:40que c'est parce qu'il était pauvre,
34:42que c'est parce qu'il a grandi
34:43dans un milieu difficile,
34:45que c'est parce que ses parents
34:46n'ont pas été suffisamment présents
34:47qu'il tombe dans la délinquance.
34:49Il n'y a pas un magistrat
34:50qui trouve face à vos yeux.
34:52Il y a bien des juges
34:53qui font bien leur travail.
34:54Mais évidemment qu'il y a
34:55des juges qui font bien
34:56leur travail,
34:56M. Daré.
34:57Mais ça ne veut pas dire
34:59qu'il ne faut rien changer.
35:00Et donc,
35:01nous changerons beaucoup de choses.
35:02Vous voyez, par exemple,
35:03il existe dans le droit français
35:04des peines maximales.
35:06Nous souhaitons
35:06qu'il puisse exister
35:08des peines minimales.
35:10Ça, c'est un moyen
35:11de durcir l'échelle des peines.
35:12Bien sûr, on ne touche pas
35:13à l'indépendance de la justice.
35:15Mais encore une fois,
35:16l'autorité judiciaire,
35:19je vais vous répondre là-dessus.
35:20C'est très intéressant.
35:21L'autorité judiciaire,
35:22elle est la bouche de la loi.
35:24Donc, vous avez le pouvoir exécutif,
35:26vous avez le pouvoir législatif
35:27et vous n'avez pas le pouvoir judiciaire.
35:28Vous avez l'autorité judiciaire.
35:29Et l'autorité judiciaire,
35:31aussi indépendante soit-elle
35:32dans ces prises de décision,
35:33elle est aussi l'expression
35:34de la loi.
35:35Eh bien, nous souhaitons
35:36et nous mettrons en œuvre
35:37si demain,
35:38les Français nous accordent
35:38leur confiance
35:39dès le printemps de 2027,
35:40un durcissement massif
35:42et inédit
35:43des sanctions
35:44qui doivent s'appliquer
35:46aux délinquants
35:46et aux criminels.
35:47Donc, je l'ai dit,
35:48nous créerons des places de prison.
35:49Est-ce qu'il n'y a pas
35:50un problème sociétal aussi,
35:52un problème de prise
35:53de conscience collective ?
35:55Pourquoi on n'arrive pas
35:57à prendre ce problème
35:59à la mesure de ce qu'il est,
36:01cette protection de l'enfance ?
36:02Non, mais je vous vois sourire.
36:03Mais pour une raison simple.
36:05Ce n'est pas qu'un problème
36:05de moyens,
36:06ce n'est pas qu'un problème
36:06de justice.
36:07Il n'y a pas un problème sociétal aussi,
36:09un problème de prise
36:10de conscience collective ?
36:11Je vous assure,
36:12moi je suis sur le terrain
36:13tous les jours
36:14et je peux vous assurer
36:16que les Français,
36:16ils ont parfaitement conscience
36:17de ce qui est en train
36:18de se passer.
36:19Mais quand vous avez au pouvoir
36:21des gens qui,
36:22par idéologie,
36:24on a cité un certain nombre
36:26de ministres de la Justice
36:26ces derniers jours,
36:27je pourrais parler
36:27de Mme Taubira par exemple,
36:30qui a aboli quasiment la prison
36:32pour les peines inférieures
36:33à deux ans.
36:34Je pourrais vous parler
36:38de Mme Belloubet
36:40ou de M. Dupont-Moretti,
36:41qui, pendant la crise sanitaire,
36:44ont décidé de libération anticipée
36:46et ont remis en liberté
36:48plusieurs milliers
36:49de détenus français.
36:50On considère aujourd'hui
36:51dans notre pays
36:51qu'il faut multiplier
36:53les alternatives
36:53à l'incarcération.
36:54Moi, je ne le crois pas.
36:55Vous voyez,
36:55je pense que par exemple
36:56quand on touche un policier,
36:57on doit dormir en prison.
36:59Je pense qu'il faut revenir
37:00sur l'excuse de minorité
37:03qui fait qu'aujourd'hui,
37:05quand vous êtes mineur,
37:05vous ne risquez quasiment rien.
37:07Nous, nous pensons
37:07qu'il faut développer
37:08sur le modèle des pays nordiques
37:09des centres spécifiques
37:11pour les mineurs
37:12et qu'il faut mettre en place
37:13des peines privatives
37:14de liberté pour les mineurs
37:15dès le premier acte délictuel
37:16avec des peines très courtes.
37:18Au début, c'est très court.
37:19Une semaine.
37:20Mais tout de suite,
37:21si vous récidivez,
37:22c'est trois mois.
37:23Tout de suite.
37:23Et si vous récidivez,
37:24c'est un an.
37:24De manière exponentielle.
37:25Dans les pays nordiques,
37:26ils ont mis en place
37:27cette philosophie.
37:28Et cette philosophie,
37:29elle permet d'avoir
37:30des taux de récidive
37:31qui sont bien moindres
37:31que les taux que nous avons en France.
37:33Que je veux juste
37:33vous faire comprendre.
37:34Vous me dites
37:35et vous m'interrogez sur
37:36est-ce qu'il n'y a pas
37:37un problème de société au fond ?
37:39La guerre contre la délinquance
37:41et contre la criminalité,
37:42on ne l'a jamais menée
37:43dans notre pays.
37:44Nous, nous l'amènerons
37:45parce qu'il en va
37:46de la liberté du peuple français.
37:47Et la première des libertés,
37:49des familles françaises,
37:50des femmes qui sortent
37:51dans l'espace public,
37:52des mineurs
37:53qui doivent être en sécurité
37:55dans les institutions scolaires
37:56et dans les institutions
37:57de la République,
37:58lorsqu'ils rentrent chez eux
37:59le soir,
37:59dans les grandes villes
38:00comme dans nos territoires ruraux,
38:01cette première liberté,
38:02c'est leur sécurité.
38:03Et donc, nous mettrons
38:05tout en oeuvre,
38:05tout en oeuvre,
38:07nous mettrons tout en oeuvre
38:10pour rétablir la sécurité
38:11dans notre pays.
38:12Il y a un problème
38:13de laxisme judiciaire.
38:14Pourquoi vous balayez
38:15ce terme,
38:16problème de patriarcat ?
38:17Parce qu'on cherche
38:18à évacuer le cœur du problème.
38:20Le cœur du problème,
38:21c'est que ceux qui disent
38:22cela aujourd'hui,
38:23à gauche,
38:24sont les mêmes
38:25qui prônent
38:26les aménagements de peine
38:27et qui expliquent
38:28que la prison
38:28n'est pas la solution
38:29parce que justement,
38:30il faut faire vivre
38:31cette idée
38:32de la réinsertion sociale
38:33permanente
38:34et qu'il faut faire primer
38:35la réinsertion sociale
38:36du délinquant
38:37sur la sécurité des Français.
38:38Moi, je choisirais toujours
38:40la sécurité de mes compatriotes
38:41et la protection
38:42du peuple français
38:43par rapport au bien-être.
38:43Vous voulez plus de monde
38:43en prison,
38:44Jordan Bardella,
38:45sauf qu'il faut...
38:45Je ne veux pas,
38:46c'est la ré...
38:47Non, mais c'est ce que vous dites.
38:49Il faut plus de monde
38:50en prison
38:51ou en tout cas,
38:52une justice plus sévère
38:53sauf que pour avoir
38:54plus de monde en prison,
38:55il faut des places.
38:56Pour avoir plus de places
38:57en prison,
38:58il faut du temps.
38:59Vous, quelle échéance ?
39:00Vous vous fixez
39:01si vous arrivez au pouvoir.
39:03C'est important, ça aussi ?
39:04Deux choses.
39:06La première,
39:07c'est que nous avons
39:08dans les prisons françaises
39:1023% de détenus étrangers.
39:12Nous sommes favorables
39:13au rétablissement
39:13de la double peine.
39:14Est-ce que vous pourriez
39:15m'expliquer
39:15quelle est la plus-value
39:16pour la société française
39:18d'entretenir dans ces prisons
39:20des étrangers
39:21que nous avons accueillis
39:21qui ont été condamnés
39:22et qui dorment aujourd'hui
39:23derrière les barreaux ?
39:24C'est quoi la plus-value
39:25pour la société française ?
39:26Donc, nous,
39:27nous allons rétablir
39:28ce qui a été supprimé
39:29par la droite,
39:30c'est-à-dire la double peine,
39:31c'est-à-dire l'expulsion
39:32systématique des délinquants
39:33et des criminels étrangers
39:34avec des accords
39:35dans les pays bilatéraux
39:36pour que ces peines
39:37ne soient pas purgées
39:38dans nos prisons
39:39mais dans les pays d'origine,
39:40premièrement.
39:40Ils ne les reprennent pas
39:41ces pays d'origine ?
39:43Deuxièmement,
39:45on peut venir
39:46sur les moyens
39:46de pression diplomatique après.
39:48Deuxièmement,
39:49le Salvador,
39:516 millions d'habitants,
39:53a construit en 8 mois
39:5540 000 places de prison.
39:56Vous avez vu l'intérieur
39:57de ces prisons ?
39:58C'est un modèle,
39:58franchement.
40:00Non, mais vous avez
40:02le droit de vous soucier
40:06de l'épaisseur
40:07du matelas
40:07de l'assassin
40:08de la petite Liana
40:09mais ce n'est pas
40:09mon problème.
40:11Donc, nous allons
40:11créer des places de prison
40:12et vous n'allez pas me le dire.
40:13Je suis persuadé
40:14que vous pensez
40:14que le respect
40:15des droits des prisonniers,
40:16c'est aussi important.
40:17Oui, oui, mais ce n'est pas
40:19une religion non plus.
40:20D'accord.
40:21Et le respect
40:22de la souffrance
40:23des victimes,
40:24pour moi,
40:25il est mille fois supérieur
40:27au sort des délinquants
40:28et des criminels
40:29dans les prisons françaises.
40:30Donc, bien sûr
40:30que la prison française,
40:33par aujourd'hui
40:34le manque de place,
40:35par aujourd'hui
40:36le manque de moyens,
40:37par la faiblesse
40:38des salaires
40:39de nos valeureux hommes
40:41et femmes
40:41qui travaillent aujourd'hui
40:42dans l'administration pénitentiaire,
40:43est évidemment
40:44un sujet
40:45de salubrité publique.
40:47Mais vous n'allez pas
40:48me faire croire,
40:48M. Daré,
40:49que dans un pays
40:50qui est doté
40:51de l'arme nucléaire,
40:52qui a les plus grands groupes
40:53de BTP au monde
40:54et qui est la sixième
40:55puissance économique mondiale,
40:56on n'est pas capable
40:57de construire
40:5740 000 places de prison.
40:59Si c'est ça,
41:00il faut plier les gaules
41:00et éteindre la lumière.
41:01Donc, vous dites
41:02que si on veut,
41:03on a les moyens
41:04d'aller plus vite.
41:05Vous avez évoqué
41:07effectivement
41:07ces coups bas politiques.
41:09On voit que cette semaine
41:10a engagé un petit peu cela
41:11effectivement aussi
41:13sur le plan
41:13des mesures prises
41:14pour la justice.
41:15Question courte,
41:15réponse courte.
41:16Qu'est-ce que vous répondez
41:17à certains de vos opposants
41:17qui vous ont reproché,
41:18je cite,
41:18un manque de décence
41:19de vous afficher
41:20au Grand Prix de Monaco
41:21alors qu'au même moment,
41:22il y avait la marge d'hommage
41:23à la petite Liana
41:24justement à Florence.
41:25Qu'est-ce que vous répondez
41:26à ces opposants,
41:26notamment Fabien Roussel ?
41:28C'est une question sérieuse ?
41:30C'est très sérieux, oui.
41:31Eux, en tout cas,
41:33l'ont mis sur la table.
41:34Donc, vous...
41:35D'abord,
41:36la marche blanche
41:37que vous mentionnez,
41:37il y en a tous les jours,
41:38mais la marche blanche
41:39que vous mentionnez,
41:41la famille avait demandé
41:46donc je ne comprends pas bien
41:47ce que vous me reprochez.
41:50Il se trouve que
41:51dans ma vie privée,
41:52dans ma vie personnelle,
41:53même si on n'en a plus
41:53quand on fait de la politique,
41:55j'apprécie beaucoup
41:56la Formule 1
41:58et que j'ai l'occasion
41:59de me rendre régulièrement
41:59à des grands prix,
42:01en l'occurrence,
42:02avec mon père
42:02et avec ma compagne.
42:06La question que ça pose,
42:08Jordan Bardella,
42:09c'est le décalage
42:10entre les images
42:12et les photos.
42:13J'étais dans un endroit...
42:14Non, mais d'abord,
42:14je n'ai publié aucune photo.
42:16Non, mais il y a des photos
42:18qui ont été diffusées
42:19de vous avec votre compagne
42:21à ce Grand Prix de Monaco
42:24en buvant du champagne.
42:25Non, non,
42:25en buvant un coca
42:26avec des glaçons.
42:27Alors, du coca,
42:28ce que ça pose,
42:29c'est la question
42:29du décalage entre ces images
42:31et ce qui se passait
42:32à ce moment-là
42:33dans le pays.
42:34Les moi et la colère
42:36suscitées...
42:36Fabien Roussel,
42:37vous a attaqué politiquement
42:38là-dessus.
42:38Et vous déçuez où,
42:39vous, dimanche dernier ?
42:39Alors, je vais vous dire
42:40quelque chose.
42:41Tout le monde fait
42:42ce qu'il veut de sa vie,
42:44mais est-ce qu'à postériori,
42:46vous vous dites
42:47effectivement,
42:48peut-être que c'était
42:49une erreur
42:49d'être là
42:50à ce moment-là
42:51lorsqu'il se passait ça
42:52dans le pays ?
42:53Non, mais madame,
42:54la famille, pardon,
42:55des Marches Blanches,
42:55il y en a tous les jours.
42:56Vous n'allez pas me reprocher
42:57de ne pas m'être exprimé
42:58sur cette affaire.
42:59Je fais ça tous les jours.
43:01Il se trouve que
43:03j'apprécie la Formule 1
43:04et que j'ai régulièrement
43:05l'occasion
43:06d'aller à des Grands Prix
43:07avec ma famille.
43:08Est-ce que j'ai encore
43:09le droit dans ma vie privée ?
43:11Ce soir, je pensais peut-être
43:12aller au cinéma
43:13voir le film
43:14sur le général Legault.
43:15Est-ce que vous êtes d'accord
43:16pour que j'y aille ?
43:17La politique,
43:18et vous le savez mieux que moi,
43:19c'est aussi une affaire d'image.
43:21Vous le savez.
43:22Donc vous, vous êtes
43:22journaliste de talent.
43:23Je vous pose la question,
43:24je ne sais rien.
43:24Vous étiez où dimanche dernier ?
43:26Moi, j'étais au travail,
43:27mais peu importe,
43:27on s'en fiche de moi.
43:28Je n'aspire pas
43:29à être président de la République.
43:31Vous avez répondu
43:31à vos opposants politiques.
43:33Il y a cette question
43:33qui se pose pas.
43:34Vous voyez bien que,
43:34pardon,
43:36je veux bien que
43:36le problème de cette séquence
43:40ce soit ce que j'ai fait
43:42avec ma famille.
43:43Mais est-ce que vous pensez
43:44sincèrement que c'est
43:45à la hauteur de ce que
43:46les gens vivent là tous les jours ?
43:47On vous donnait la parole
43:48parce que certains
43:49vous ont attaqué là-dessus
43:49et qu'on ne vous avait pas
43:50entendu répondre sur cette question.
43:51Marine Tondelier
43:52est le candidat
43:53du Parti communiste.
43:55Ils seront peut-être,
43:56on le disait vos enfants...
43:56Dans le véritable sujet,
43:57qu'ils soient encore communistes
43:58en 2022.
43:58Ce sont des coups bas
43:59d'adversaires politiques.
44:00On le disait.
44:01Vous serez peut-être
44:02le candidat du Rassemblement national
44:03dans trois semaines.
44:04Dans trois semaines,
44:04désormais,
44:05on connaîtra la décision
44:06de la justice.
44:07Est-ce que Marine Le Pen
44:08peut se présenter
44:09ou est-ce que vous êtes
44:10le candidat du Rassemblement national
44:11à trois semaines justement
44:12de cette décision ?
44:13Dans quel état d'esprit
44:14vous êtes ?
44:15Serein.
44:16Nous travaillons ensemble
44:18à préparer d'abord
44:19cette échéance
44:20et à préparer
44:21la campagne présidentielle.
44:22Vous savez,
44:22peu importe ce qu'il se passera
44:23le 7,
44:24et je souhaite que Marine
44:25puisse être candidate
44:26parce qu'elle est innocente
44:27dans cette affaire
44:27et elle a une expérience
44:29aujourd'hui
44:31qui lui permettra mieux
44:32que personne
44:33de porter les attentes
44:34des Français
44:34dans cette élection présidentielle.
44:35Donc, je souhaite
44:36qu'elle puisse être candidate.
44:38Si elle est empêchée,
44:39nous l'avons dit,
44:42nous organiserons les choses
44:43de manière à ce que
44:44le Rassemblement national
44:45soit présent
44:45sur la grille de départ
44:46de l'élection.
44:47Et donc, nous allons faire campagne
44:48ensemble,
44:49main dans la main,
44:49jusqu'à l'appel.
44:50Et après l'appel,
44:51nous continuerons
44:51à faire campagne ensemble,
44:52main dans la main.
44:53Il n'y aura pas une petite
44:54forme de déception personnelle
44:56si ce n'est pas vous,
44:56même si évidemment
44:57vous souhaitez
44:58qu'elle puisse le faire.
44:58Mais finalement,
44:59quand on se projette,
45:01on s'y voit,
45:02on y croit.
45:02Si je ne suis pas candidat ?
45:06J'ai commencé la politique
45:08j'avais 17 ans.
45:10Parce que j'ai grandi
45:12dans un endroit
45:13où j'ai vu la souffrance
45:14des miens
45:15et où j'ai vu la souffrance
45:16de mes compatriotes.
45:17J'ai grandi dans une cité HM
45:18de Seine-Saint-Denis
45:19avec des parents
45:20qui m'ont élevé
45:20avec un revenu modeste.
45:23Et si je me suis engagé
45:24en politique,
45:25c'est pour pas que
45:25ce que j'ai vécu
45:27puisse être le quotidien
45:28de tout mon pays,
45:29de tous les Français
45:30dans les prochaines années.
45:31Donc, j'ai cette flamme
45:32en moi.
45:33Et peu importe
45:34ce que je ferai,
45:34je ne fais pas ça
45:35par ambition personnelle.
45:36– Mais vous vous sentez
45:36prêt à être président
45:37de la République ?
45:40– Jusqu'à preuve
45:42du contraire,
45:42M. Daré,
45:43je me prépare
45:43à être chef du gouvernement.
45:46Mais tout le monde
45:47assumera ses responsabilités
45:48et nous serons là
45:49quoi qu'il arrive.
45:50Et plutôt que de regarder
45:52l'âge du capitaine,
45:54éventuellement,
45:55je vous invite
45:56et j'invite les Français
45:56à regarder le cap.
45:57Et ce que je note,
45:58c'est que notre adversaire
46:00le plus redoutable,
46:01c'est le temps qui passe.
46:02Parce que ce qui est
46:03en train de se passer,
46:04nous appelle au changement,
46:06nous appelle à la rupture.
46:07Et encore une fois,
46:08Marine et moi
46:09aimons profondément
46:10notre pays,
46:10aimons profondément la France
46:12et nous nous battrons
46:13jusqu'à notre dernier souffle.
46:14Peu importe
46:15quelles seront nos fonctions
46:16pour que la France
46:17retrouve sa grandeur,
46:18sa liberté,
46:19sa puissance,
46:20sa sécurité,
46:20sa prospérité.
46:21Merci pour cet entretien,
46:22Jordan Bardet.
46:22Merci à vous.
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