00:00Effectivement, on sent qu'il y a un léger mieux, il y a une hygrométrie qui est un peu plus
00:04favorable
00:04et c'est essentiel dans le travail de nos sapeurs-pompiers.
00:10Donc ça, c'est le côté positif.
00:12Malgré tout, on est quand même sur un feu qui bouge encore, avec des sautes de feu.
00:16J'ai fait un point avec la sous-préfète tout à l'heure, avec les sapeurs-pompiers,
00:20et dont on voit qu'on n'arrive pas encore ce soir à être en mesure de réintégrer les états
00:26qui sont partis,
00:26à peu près 40% de la commune.
00:28Je ne parle même pas des touristes, parce qu'effectivement, vous l'avez rappelé, on est une ville touristique.
00:32On passe de 5 000 à 20 000 habitants en été.
00:35Et aujourd'hui, c'est encore trop juste.
00:37Alors, un espoir pour demain vers midi et d'avoir une bonne nouvelle à annoncer.
00:41Mais je reste prudent, parce qu'on pensait l'annoncer ce soir, et ce n'est toujours pas le cas,
00:46une fois de plus,
00:46parce qu'il y a le principe de précaution raisonnable, et que vu l'évolution de l'incendie,
00:52même s'il est fixé à pas mal d'endroits, c'est encore trop instable.
00:56Et puis, vous voyez que la météo redevient plus chaude demain, et encore plus chaude après-demain.
01:01Et vous avez toutes ces communes autour de nous, parce qu'on est juste à côté de Gironde.
01:04Sans guiné, ça touche les communes girondines, et qui sont expulsées, ou les gens sont expulsés.
01:10Et là, c'est les communes entières.
01:12Donc, vous voyez, rajouter du trouble au trouble, c'est compliqué.
01:14Donc, voilà.
01:15– Monsieur le maire, l'espoir que vous aviez, c'était de pouvoir dire aux habitants, aux 40% d
01:21'habitants qui étaient partis,
01:22qu'ils pouvaient rentrer chez eux, c'était ça ?
01:24– Oui, on avait vraiment un espoir raisonnable pour ce soir.
01:28Et avec le préfet qui l'avait annoncé ce matin, et puis les points qu'on avait,
01:33et puis on voit qu'il est difficile.
01:35On n'arrive pas à le mettre, c'est compliqué à maîtriser,
01:38parce qu'on n'est pas un feu sur un feu à hauteur d'homme.
01:40On est donc sur des moyens humains pour l'arrêter,
01:44et avec toute la difficulté que ça comprend.
01:46Et puis surtout, on en était, donc à chaque fois, on a des reprises de feu,
01:51et c'est ça la difficulté.
01:52Et si on a une reprise de feu là où c'était assez proche de la commune,
01:56vous imaginez qu'on ne va pas évacuer les gens qu'on a fait réintégrer dans la nuit.
02:00Ce serait tout à fait déraisonnable.
02:03Donc, à cette heure, il y a encore beaucoup de fébrilité.
02:06– Les habitants qui ont été évacués, vous savez où ils sont ?
02:10Ils ont trouvé de la famille ? Ils sont du côté de Bordeaux ?
02:14– La plupart ont trouvé des solutions chez des amis ou en famille, effectivement.
02:19Avant hier soir, dans l'urgence,
02:21beaucoup ont été logés dans les communes voisines, que je salue,
02:25des communes qui sont elles-mêmes aujourd'hui en difficulté,
02:27qui ont dû évacuer tout ou partie,
02:29ou qui s'apprêtent à le faire de leur population.
02:32Donc, vous voyez l'extrême état de vulnérabilité dans lequel se trouve la région.
02:36Quand on n'a qu'un incendie, c'est facile à voir,
02:39facile entre guillemets, mais en tout cas,
02:40on a des solutions de report assez évidentes.
02:43Quand on a deux méga incendies à Cyprès,
02:46dont la métropole bordelaise qui se trouve concernée,
02:50et le bassin d'Arcachon, où il y a beaucoup d'habitants aussi,
02:52vous voyez que les solutions d'accueil sont quand même très limitées.
02:56Donc, c'est encore de la fébrilité, de l'inquiétude ce soir,
03:00même si on a quelques bonnes nouvelles sur le front du feu
03:03par rapport au travail incroyable des sapeurs-pompiers,
03:07et puis de la seconde ligne, ceux qui débroussaillent toute la journée,
03:09c'est parce que c'est tout un écosystème, en fait,
03:11qui allait contre un feu.
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