00:00Écoutez, elle est en retard d'abord parce que la France est dans une situation d'inertie politique depuis deux
00:05ans,
00:05depuis la dissolution, pour dire les choses clairement,
00:07qui rend difficile l'adoption d'un certain nombre de textes,
00:10et notamment sur le sujet clivant dans notre espace politique par excellence,
00:14qui est le sujet de l'immigration.
00:16Il se trouve que du côté gauche de l'hémicycle, du côté gauche de ce qui pourrait demain adopter,
00:21ce qui aurait déjà dû adopter ces textes,
00:23on trouve que le pacte sur la migration et l'asile de 2024 est trop sévère,
00:27notamment parce qu'il prévoit ces procédures accélérées de filtrage des demandeurs d'asile à la frontière,
00:32parce qu'il prévoit la prise d'empreinte des migrants.
00:35Du côté droit, on retient la procédure de relocalisation des demandeurs d'asile,
00:39procédure forcée, ça a été évoqué dans votre sujet,
00:42c'est-à-dire soit les États prennent un certain nombre de demandeurs venus des pays qui sont sous plus
00:46forte pression,
00:47qui sont les pays de la Rive-Sud, l'Italie, la Grèce, l'Espagne,
00:50soit ils payent une amende de l'ordre de 20 000 euros par migrant.
00:53Et donc tout ça a fait qu'on a accumulé un retard,
00:55qui est quand même d'autant plus étonnant qu'on a quand même parlé de beaucoup de choses au Parlement
00:59ces dernières années.
01:00Il est un peu regrettable qu'on se travaille au dernier moment,
01:02d'autant que cette situation d'entre deux peut créer des vulnérabilités juridiques favorables à l'immigration incontrôlée.