Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Document - CDM 86 -
Journal du Mundial -
Juin 1986 -
Comm FRA

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:03Musique
00:17Bonsoir, c'est le journal du mondial, c'est le dernier.
00:20On verse une petite larme mais on est quand même heureux d'avoir passé des bons moments.
00:24Bon, merci Louis d'être notre invité.
00:26Il y a beaucoup d'images ce soir dans le journal du mondial.
00:28Il va y avoir un album souvenir avec les plus beaux buts, les plus belles parades de ce mondial 86.
00:32Mais d'abord, l'actualité, dans une heure environ, la finale Argentine-Allemagne fédérale.
00:37Un mot de commentaire ?
00:39Grande finale. Je crois qu'on risque de voir du grand football avec aussi une particularité,
00:44celle de voir cette équipe d'Argentine menée par un grand homme qui a réalisé un grand mondial, Diego Maradona.
00:49Et je crois qu'on peut assister à du bon football.
00:51Alors l'actualité hier, c'était France-Belgique.
00:53La France a gagné. Elle termine troisième de cette Coupe du Monde.
00:55Vous avez vu le match. Vous ne jouiez point.
00:58J'étais suspendu, mais j'ai vu quand même un bon match de l'équipe de France.
01:02Et je crois que c'est une satisfaction d'avoir fini troisième.
01:04C'est la récompense de tous nos efforts qu'on a fait jusqu'à présent.
01:08Et je crois que c'est amplement mérité.
01:10Alors le résumé ?
01:11Eh bien, on y va.
01:12Avec qui ?
01:12Eh bien, avec Olivier Ré.
01:19Pour cette finale, pour la troisième place, Henri Michel avait composé une équipe de France inédite
01:23avec des remplaçants de luxe comme Albert Russe, Michel Bibard, Yvon Leroux, Bernard Gengini, Jean-Marc Ferreri et Philippe Vertruis.
01:35Pour une fois, les titulaires étaient dans la tribune.
01:39Malgré un manque de compétition évident, ces joueurs qui avaient fait jusqu'à présent banquette dans ce mondial
01:45bousculent d'entrée les Belges.
01:50Mais fidèle à sa réputation, sur cette contre-attaque lancée par Chiffo,
01:55la Belgique ouvre la marque par son capitaine, Jan Kölmans.
02:03Avec générosité, l'équipe de France repart à l'attaque sous l'impulsion de Gengini et Tigana.
02:09Malheureusement, Bibard rate son contrôle.
02:12Sournoisement, il a rabattu le ballon de la main.
02:14Mais l'arbitre anglais, M. Courtenay, a tout vu.
02:19Aussitôt, les Belges, sur contre-attaque, toujours se montrent dangereux.
02:23Ce qui provoque la colère de Jean Tigana,
02:26qui n'apprécie pas du tout de se retrouver presque seul en défense.
02:30Emporté par son tempérament, l'équipe de France néglige en effet ses arrières.
02:36Tous les remplaçants qui ont joué voulaient montrer quelque chose.
02:41Ils voulaient montrer que s'ils pouvaient jouer en équipe de France,
02:44qu'ils avaient des qualités.
02:46Je crois qu'on l'a abordé de cette manière-là.
02:48On a peut-être joué d'une manière même un petit peu trop offensive à certains moments.
02:52Mais je crois que pour le public, les spectateurs, c'était une bonne chose.
02:57Très rapidement, l'équipe de France est récompensée de ses efforts.
03:00Sur ce centre de Bélonne, le contre profite à Jean-Marc Ferreri,
03:04dont le tir puissant trompe Jean-Marie Pfaff.
03:07Sur leur lancée, les Français dominent les Belges,
03:12qui sont obligés comme ici d'employer les grands moyens pour stopper Bruno Bélonne.
03:16Le coup franc d'Yvon Leroux met également en difficulté le gardien belge.
03:21Au milieu du terrain, Ferreri et Vertuiz donnent la mesure.
03:25Ils confirment ainsi les promesses entrevues en mars dernier contre l'Argentine.
03:29Et c'est très logiquement que l'équipe de France prend l'avantage
03:33grâce à un but de Jean-Pierre Papin, bien servi par Bernard Gengini.
03:39Cette équipe de France nouvelle manière est vraiment séduisante.
03:48L'avenir appartient un petit peu aux jeunes.
03:50Vous n'avez pas peur ?
03:51Non, il ne faut pas fuir les responsabilités.
03:53Je pense qu'on a les qualités pour faire de grandes choses.
03:56Maintenant, il nous faudra la confiance de tout le monde et un peu de patience aussi.
04:02De la patience, c'est vrai, il en faudra.
04:04La preuve, alors qu'elle mène, l'équipe de France se relâche.
04:07Résultat, sur une nouvelle contre-attaque, la Belgique égalise par Klessen.
04:13Heureusement pour elle, l'équipe de France ne se décourage pas
04:16et en prolongation sur ce service de Ferreri,
04:18Bernard Gengini, au milieu de la défense belge, marque le troisième but français.
04:24La troisième place est en vue.
04:26Elle est carrément gagnée sur cette attaque de Gengini
04:30pour Manuel Amoros qui va être fauché dans la surface de réparation.
04:36C'est le pénalty que transforme lui-même Amoros.
04:41Les remplaçants gagnent, mais cette victoire n'efface pas certains regrets.
04:44Je suis très déçu parce que je pensais, c'est vrai qu'à certains moments
04:48et dans certaines rencontres, même si je ne débutais pas le match,
04:51je pensais pouvoir apporter quelque chose pendant la dernière demi-heure.
04:54et bon, c'est vrai qu'on n'a jamais fait appel à moi.
04:57Et là, dans ce moment, c'est vraiment très difficile.
05:00Il faut ne pas se décourager, garder le moral,
05:03mais c'est vrai que ce n'est pas toujours facile.
05:06Des médailles, il y en a pour tout le monde.
05:09Pour les titulaires comme pour les remplaçants.
05:12Mais regardez bien ce groupe de 22.
05:14Vous ne le reverrez plus.
05:16A Puebla, le football français a tourné une page.
05:19Son avenir est maintenant représenté par cette équipe.
05:29Michel Platini, dans quelques instants, la finale.
05:32Oui, alors on va être obligé de parler des Allemands et des Argentins
05:34puisqu'on ne parlera ni des Français ni des Belges.
05:37Une belle finale, intéressante.
05:40Deux équipes complètement différentes au niveau technique,
05:45au niveau organisation.
05:46Une équipe allemande qui défend,
05:50qui joue contre les Argentins,
05:53qui vont jouer pour défendre.
05:54Ils vont essayer d'annihiler le jeu des Argentins
05:56et puis de porter quelques contre-attaques comme ils ont fait contre nous.
05:59Les Argentins, par contre, dépendront beaucoup de Maradona.
06:02Les trois premiers matchs, ils m'ont fait impression par leur groupe
06:06et par la signification, les huitièmes, les quarts, les demi-finales.
06:09Ils ont beaucoup dépendu de Maradona.
06:13Donc le problème va être de savoir
06:14comment les Allemands vont réussir à neutraliser Maradona.
06:16S'ils arrivent à le neutraliser, ils ont des chances de gagner.
06:18S'ils n'arrivent pas, ils n'ont pas beaucoup de chances.
06:21Neutraliser avec un peu de violence ou sans violence ?
06:24Ça, ça va être le problème du joueur ou des joueurs qui vont s'en occuper.
06:27Je ne sais pas du tout.
06:28Avec Franz Beckenbauer, je ne pense pas qu'il y aura de violence
06:30parce que contre nous, ils n'ont pas été violents.
06:31Ils ont bien joué au football.
06:33Ce sont des joueurs, il y a Ralf, Matao, Seder
06:35qui ne sont pas très physiques ou très méchants.
06:39Vous le connaissez bien Maradona.
06:40Comment faut-il faire pour le prendre ?
06:42Je crois qu'il ne faut surtout pas le laisser d'espace,
06:45être regroupé, ne pas le laisser prendre de la vitesse
06:47ou l'anticiper avec le ballon.
06:49Mais c'est facile à dire, c'est plus difficile à faire.
06:51Vous la voyez comment cette partie en règle générale ?
06:53Une équipe allemande qui va jouer en contre,
06:56qui va bloquer les joueurs
06:58et puis une équipe argentine qui va progresser au rythme,
07:02pas de la samba brésilienne,
07:03mais presque, avec des petites touches,
07:06avec toujours la façon de rechercher Maradona
07:09pour pouvoir faire la différence.
07:11Maradona, c'est la star de ce mondial.
07:12S'il confirme au cours de cette finale,
07:15qu'est-ce qui va se passer après ?
07:16Qu'est-ce qui va se passer ?
07:18Il retombera dans la dure réalité du football italien.
07:20Il recommencera, il remettra sa couronne en jeu.
07:25Il sera sur un nuage pendant la Coupe du Monde
07:28et puis après, il va falloir montrer
07:31ce qu'il est capable en Italie,
07:32ce qui sera beaucoup plus difficile.
07:34Finalement, dans le football,
07:35c'est comme dans tous les métiers,
07:35il faut se remettre en cause sans arrêt.
07:37On se remet tous les trois jours
07:38ou tous les huit jours en cause dans le football, c'est vrai.
07:44Voici la finale de ce soir, résumée en deux titres,
07:47tous contre Maradona.
07:49C'est effectivement l'ennemi à vaincre pour les Allemands.
07:52Et puis, je suis le meilleur.
07:54Quoi qu'il arrive ce soir,
07:55Maradona sera le meilleur joueur du mondial,
07:58le meilleur joueur du monde, tout simplement.
08:02Effacé Platini, oublié Socrates, enterré Sanchez.
08:06On ne retiendra qu'un seul nom de ce mondial, Maradona.
08:10Il ne manque plus que la coupe
08:11pour que le numéro 10 argentin
08:13soit officiellement le numéro 1.
08:16Sur tous les terrains du Mexique,
08:18depuis le début du mondial,
08:19il y a Maradona et les autres.
08:22Contre l'Angleterre, il a réduit adversaires et équipiers
08:25au rôle de tâcheron, sinon de figurant.
08:28Tout passe par Maradona,
08:30tout se conclut avec lui.
08:37Sans Maradona, l'Argentine serait une équipe
08:39comme une autre, avec lui,
08:41l'Argentine a du génie.
08:44Maradona bat Angleterre 2 à 1,
08:45Maradona bat Belgique 2 à 0,
08:47par deux fois, c'est lui qui a qualifié son équipe
08:50en marquant tous les buts.
08:54Les Belges ont tout fait pour le neutraliser.
08:56Ils s'y sont mis à 2, à 3 et même à 4
09:00pour tenter d'arrêter cette infernale machine
09:02à jouer au football.
09:03Rien à faire, les Rouges ont donné l'impression
09:06de ne pas jouer au même jeu que lui.
09:08L'hommage que les joueurs belges ont rendu à Maradona
09:11est déjà une consécration avant la lettre
09:13pour le numéro 10 de l'Argentine.
09:15Maradona était le joueur qui pouvait faire la différence
09:18et on croyait bien le neutraliser,
09:21mais en fait, il est trop fort.
09:23C'est un joueur formidable.
09:24Je crois que tout tourne autour de lui.
09:26L'Argentine lui donne une fière chandelle de cross.
09:30Rien ne distingue Maradona.
09:32Petit, 1m66,
09:33rablé, trapu,
09:35il n'a vraiment pas l'aspect d'une star.
09:38Mais ce petit bonhomme a coûté la bagatelle
09:40de 15 milliards de lire à Naples,
09:43l'une des villes les plus pauvres d'Europe.
09:48Au Mexique, son apparition déclenche une émeute.
09:52Pour obtenir un entretien,
09:54plus compliqué que si c'était le président du Mexique.
09:57Comme il a changé,
09:59Diego Maradona en 4 ans.
10:04Non, non, je n'ai absolument pas changé.
10:08Je désire la tranquillité
10:09et l'appui de tous mes équipiers.
10:15C'est le mondial, c'est comme ça
10:17et on doit agir ainsi.
10:20En 82,
10:21on n'a pas réussi à s'isoler
10:23et on l'a payé,
10:25comme ça a été le cas de l'Italie cette année.
10:27Voilà, c'est la seule chose qui est changée
10:29chez Maradona.
10:31On peut se demander
10:32comment les Allemands vont s'y prendre
10:34pour l'empêcher de développer son talent.
10:37Jusqu'ici,
10:39Italiens,
10:40Anglais,
10:41Belges,
10:41d'autres encore n'y sont pas parvenus.
10:43Ce n'est pas faute d'avoir employé tous les moyens.
10:47Il est pas faute d'avoir employé tous les moyens.
10:51Il est pas faute d'avoir employé tous les moyens.
10:54Sous-titrage FR ?

Recommandations