Passer au playerPasser au contenu principal
Les Spurs sont peut-ĂȘtre passĂ©s tout prĂšs de relancer complĂštement ces Finales NBA
 mais cette nuit, ils ont surtout pris une leçon qui pourrait leur coĂ»ter trĂšs cher. Parce qu’aprĂšs avoir menĂ© de 29 points dans un Madison Square Garden temporairement climatisĂ©, Victor Wembanyama et San Antonio ont fini par laisser Ă©chapper l’un des matchs les plus improbables de l’histoire des Finales NBA.

Dans cette vidĂ©o, on revient sur ce craquage monumental : le rĂ©veil du Garden, le comeback historique des Knicks, les erreurs tactiques de San Antonio, les difficultĂ©s de Victor Wembanyama et De’Aaron Fox dans les moments dĂ©cisifs, le manque d’expĂ©rience des Spurs, mais aussi tout ce que cette dĂ©faite rĂ©vĂšle sur une Ă©quipe encore en apprentissage au plus haut niveau.

đŸ‘‰đŸŒ Analyse complĂšte du Game 4 des Finales NBA 2026 : comment les Spurs ont rĂ©ussi Ă  gĂącher un avantage de 29 points
 et pourquoi cette dĂ©faite pourrait avoir des consĂ©quences bien plus importantes qu’un simple revers dans une sĂ©rie dĂ©sormais menĂ©e 3-1 par New York.

Parce qu’au fond, le talent permet souvent de prendre l’avantage. Mais en Finales NBA, ce sont souvent le sang-froid, la maturitĂ© et la gestion des moments chauds qui finissent par faire la diffĂ©rence. Et cette nuit, les Knicks ont rappelĂ© aux Spurs qu’il existe encore une marche entre ĂȘtre un phĂ©nomĂšne
 et devenir un champion.

âž»

đŸ‡ș🇾 PrĂ©-inscris toi pour partir en voyage avec moi aux States avec Trip Double (c’est gratuit)
https://tripdouble.com/6e-homme

âž»


📚L’histoire de la NBA comme vous ne l’avez jamais lue
Commande sur Amazon : https://www.amazon.fr/Lhistoire-comme-vous-lavez-jamais/dp/2416023330
Commande sur la Fnac :
https://www.fnac.com/a22412671/Guillaume-Graciano-L-histoire-de-la-NBA-comme-vous-ne-l-avez-jamais-luel

đŸ“© Contact / Partenariats : contact@le6ehomme.com

On m'appelle aussi le 6Ăšme homme !

đŸŽ™ïžĂ‰coute-moi sur Spotify
https://open.spotify.com/show/0QztftTTABwCdlKyiFeCC2?si=d4cb02d54a8a4e08

đŸ™ŒđŸŒLe meilleur soutien du monde pour mes projetsđŸ™ŒđŸŒ
Tipeee : https://fr.tipeee.com/le6ehomme

🧱Mon shop en ligne !
https://le6ehomme.myspreadshop.fr/

đŸ•čMa chaĂźne secondaire consacrĂ©e au gaming NBA 2K
https://www.youtube.com/@le6ehomme2


đŸŽ”Musique de fond
Titre : Daily Dozen
Auteur : Astat
Source : https://soundcloud.com/astat
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/

đŸŽ”GĂ©nĂ©rique
(par Aurélien Lafon : https://www.instagram.com/aurel_lafon/)
Titre musique : Plastic Submarine
Auteur musique : The Grammar Club
Source musique : https://www.facebook.com/TheGrammarClub
Licence musique : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr

🌀Et si t’as lu jusque lĂ , t’es un ouf (mais je t’adore) ! Mets moi le nom et l’emoji de ton Pokemon prĂ©fĂ©rĂ© dans la section commentaires pour te signaler ! Perso moi en ce moment, c’est Magicarpe 🎏 (oui j’ai craquĂ©, je me le suis fait tatouer)

#NBA #AnalyseNBA

Catégorie

đŸ„‡
Sport
Transcription
00:00Avant de commencer la vidéo, petite parenthÚse, mon livre, l'histoire de la NBA comme vous ne l'avez jamais
00:04lu, est enfin sorti.
00:06L'idée du livre est simple, raconter les grandes époques de la NBA comme si elles appartenaient à des univers
00:11de cinéma, de séries ou de mangas.
00:13Chaque chapitre plonge dans une ambiance différente pour revivre ses histoires autrement.
00:17Si ça vous intrigue, que vous aimez la NBA et la pop culture, vous trouverez toutes les infos dans la
00:22description.
00:24Est-ce que vous savez ce qui m'inquiĂšte le plus pour ces Spurs aprĂšs le match 4 ?
00:28C'est mĂȘme pas qu'ils soient menĂ©s 3-1, c'est peut-ĂȘtre qu'ils ont montrĂ© que cette
00:32nuit, ils étaient encore trop tendres pour gagner une finale NBA.
00:35On parle d'une équipe qui menait 29 points au Madison Square Garden et derriÚre, le plus gros comeback de
00:41l'histoire des finales NBA.
00:42Cette vidéo, je la fais pas avec énormément de plaisir, je vous le cache pas, je suis fatigué, je suis
00:46triste, je suis déçu.
00:47Mais de toute façon, faut ĂȘtre lĂ , dans les bons comme dans les mauvais moments.
00:50Au passage, si vous ne suivez pas encore sur Instagram, venez le faire parce que c'est lĂ -bas que
00:53je fais voter la commu pour le choix des prochaines grosses vidéos.
00:55D'ailleurs, il y a un sondage en cours en ce moment, avec 6 propositions pour quelque chose que je
00:59sortirai ce week-end si je peux.
01:00Donc ce que je vous conseille, c'est d'aller voter, si vous voulez renverser la tendance et avoir un
01:04poids sur la ligne éditoriale de cette chaßne.
01:06Et tant qu'Ă  faire, abonnez-vous ici aussi si vous ne voulez rien manquer de la suite de ces
01:11finales et de l'intersaison.
01:12Mais ouais, aujourd'hui, j'ai surtout envie qu'on parle du craquage des Spurs.
01:15Le Garden qui se rallume, Fox qui perd le fil, Victor qui fait des trucs Ă  la Victor, mais qui
01:19se rate aussi dans les moments qui comptent le plus.
01:21Ma question pour cette vidéo, elle est simple. Est-ce que les Knicks ont arraché ce match ou est-ce
01:25que les Spurs leur ont tout simplement offert la victoire ?
01:28Parce que franchement, plus j'y réfléchis et plus je me dis que cette défaite, elle vaut hyper cher pour
01:33San Antonio.
01:34Bref, j'ai trop de choses à dire, alors installez-vous bien confortablement, on va parler de tout ça.
01:56Bon déjà, ce match-là, il sort complÚtement du cadre d'une défaite classique.
02:00Les Spurs ont mené de 29 points, ils menaient 76 à 49 à la mi-temps au Madison Square Garden
02:05aprĂšs 14 tirs Ă  3 points inscrits avant la pause.
02:08A ce moment-lĂ , tout New York avait la tĂȘte sous l'eau, le Garden Ă©tait climatisĂ©.
02:12Et puis derriĂšre, San Antonio marque seulement 30 points en deuxiĂšme mi-temps, se fait dominer 58 Ă  30 et
02:18offre Onyx le plus gros comeback de l'histoire des finales NBA.
02:21LĂ  franchement, le mot choc prend tout son sens. On parle probablement du plus gros choc de toute l'histoire
02:26des finales NBA.
02:27Alors oui, je sais, il y aura sûrement débat sur l'arbitrage, le retour en zone d'Alvarado, certains coups
02:31de sifflé, la faute sur Fox.
02:33Je comprends que ça rende fou. Dans un match qui joue à un petit point d'écart, forcément chaque décision
02:37prend une place énorme.
02:38Mais désolé, quand t'as mené de 29 points, quand t'avais encore 27 points d'avance à la pause,
02:42tu peux pas tout ramener à un coup de sifflé ou deux.
02:44Ce match, les Spurs commencent Ă  le perdre bien avant la derniĂšre minute.
02:47Quand le plus 29 devient plus 20, puis plus 15, puis plus 9, déjà ça tanque beaucoup trop, c'est
02:53pas normal.
02:54C'est ça qui rend cette défaite aussi violente, je vous jure, ce matin encore, je suis en train de
02:58péter mon crùne.
02:59Dans 10 ans, on ne reparlera probablement pas du retour en zone, on reparlera du plus 29, du 107-106,
03:04de la claquette Ă  1,2 seconde de la fin,
03:06de ce match que San Antonio avait dans les mains, vraiment dans les mains, et qu'ils ont laissé filer.
03:10C'est pas juste une sale soirée, c'est le genre de match que tu revois plus tard, en te
03:14disant, mais comment ils ont fait ?
03:15Le plus fou, c'est qu'en premiÚre mi-temps, San Antonio ne ressemble pas du tout à une équipe
03:19trop tendre, vraiment pas.
03:20Les Spurs donnent l'impression d'une équipe sûre d'elle, préparée, agressive, qui sait exactement ce qu'elle veut
03:25faire.
03:26Premier quart temps, 41 points, 15 tirs rentrés sur 23 tentés, des shoots de loin qui pleuvent de partout,
03:31et deuxiĂšme quart temps, mĂȘme chose, un Wemby qui met tout de suite la pression, Vassell qui prend feu, Harper
03:36qui rentre avec une maturité assez dingue,
03:38et New York se retrouve déjà en train de courir aprÚs le score.
03:41Sur ces 24 premiÚres minutes, il n'y a rien à dire, c'est du basket incroyable cÎté Spurs, c
03:46'est beau.
03:46San Antonio ne fait pas juste n'importe quoi en mode ça rentre donc on est content, ils attaquent les
03:50failles d'Enix,
03:51Wemby Nama provoque trĂšs vite les fautes de Kat, Mike Brown commence Ă  bricoler,
03:54Mitchell Robinson est complĂštement aux fraises, Huck Portier et Sohan grattent mĂȘme quelques minutes.
03:59Et autour de ça, tout le monde répond, Vassell met 12 points dans le premier quart, Harper est déjà à
04:0315 Ă  la pause,
04:04le bandeau mine 22 à 2, les points aprÚs les pertes de balles s'élÚvent à 14 à 2 pour
04:08les Spurs,
04:09pendant une mi-temps, ouais, c'est du Spurs basketball façon Popovic, façon grande époque.
04:13Et en fait, c'est sûrement dans cet excÚs de confiance que San Antonio s'est fait piéger.
04:17Les Texans jouent trĂšs bien, oui, mais ils jouent aussi sur un nuage.
04:1914 tirs à 3 points en une mi-temps, plus de 50% de réussite de loin, à l'extérieur,
04:24en finale.
04:24Tu peux t'appuyer dessus, mais tu peux pas vivre uniquement lĂ -dessus.
04:27Et j'ai vraiment l'impression que les Spurs ont un peu cru que le match allait continuer sur ce
04:30rythme,
04:31sauf qu'à un moment, une finale te demande autre chose, des tirs moches, de l'intensité, du physique, du
04:36contrĂŽle, du sale en fait.
04:37C'est là qu'on touche au vrai problÚme, parce que ce qu'on a vu sur le début de
04:40match,
04:40c'est que Mitch Johnson avait trouvé trÚs bon truc.
04:43Kat était en difficulté, Mike Brown ne savait plus quoi faire, Wemby était bien dans son match,
04:47les shooters étaient lancés, le banc dominé.
04:49A la pause, New York n'avait pas du tout la tĂȘte d'une Ă©quipe qui allait Ă©crire l'histoire.
04:53Et c'est ça qui rend la suite aussi dure à accepter.
04:55San Antonio avait les bonnes idées, Mike Brown était paniqué, il s'ajustait pas.
04:59Mais quand le match a changé d'ambiance, ils sont restés bloqués dans la premiÚre salle, ces San Antonio Spurs.
05:03Vous vous rendez compte, sur une rencontre oĂč on attendait que Mike Brown s'ajuste,
05:07suite à la défaite à domicile au match 3, à un moment donné, le score était de 81 à 52.
05:12Normalement, Ă  ce moment-lĂ , une salle NBA est morte pour de bon, mĂȘme en finale.
05:16Sauf qu'on est au Madison Square Garden.
05:17Il suffit d'un stop, d'un panier, d'un ballon qui traĂźne,
05:20et tout le bĂątiment recommence Ă  croire Ă  un truc irrationnel.
05:22Le 13-0 du troisiĂšme quart ne remet pas encore l'Enix Ă  hauteur, mais il change la dynamique.
05:27Chaque stop devient un séisme, chaque tir raté des Spurs devient du carburant.
05:31Et d'un coup, le Garden ne regarde plus un naufrage, il reprend espoir.
05:34Dans cette salle mythique, la mecque du basket, avec des fans aussi dingues,
05:38un peu trop d'ailleurs, vu ce qu'on a vu aprÚs le match, ça peut faire la diff.
05:41Mais il ne faut pas tout mettre non plus sur le dos du public.
05:44Bravo à Onyx, vraiment, d'avoir réussi à réveiller cette salle.
05:47En deuxiÚme mi-temps, ils défendent plus fort, ils accélÚrent,
05:49ils transforment les tirs ratés des Spurs en munitions.
05:51Et derriĂšre, la salle amplifie tout.
05:53Les stars du premier rang se lĂšvent, les anciens, comme John Stark, sautent partout en ligne de fond.
05:57Les VIP hurlent et Charles Barclay, qui a vécu plus de 40 ans de NBA,
06:01dit qu'il n'a jamais connu une ambiance pareille.
06:03Donc non, c'est pas juste une histoire de décibels, ce choc.
06:06DÚs que le garden s'est réveillé, chaque erreur des Spurs s'est mis à coûter deux fois plus cher.
06:11Un mauvais tir et tu sens la salle qui se chauffe, une perte de balle et ça explose.
06:14Un stop des nicks, c'est Ă  l'impression qu'on est dans une vraie arĂšne de gladiateurs.
06:17C'est ça le truc.
06:18Le public ne met pas les paniers à ta place, évidemment,
06:20mais il change complĂštement la sensation du match.
06:23Et quand la salle finit par chanter Don't Stop Believing,
06:25bon, lĂ , mĂȘme les meilleurs scĂ©naristes de Netflix auraient dit de se calmer un peu.
06:29J'arrive toujours pas à comprendre comment ce public est passé d'une sensation d'anesthésie à moins 29 à
06:34un chaos total.
06:35Quand le score était de 107-106, c'était juste de la folie pure.
06:38Brunson rate un tir difficile, Anunobi surgit au rebond, met la claquette et tout explose.
06:43Les joueurs, les fans, les anciens, les VIP, toute la ville.
06:46C'est pas juste la fin d'un match, c'est l'aboutissement d'une deuxiĂšme mi-temps
06:49oĂč les nicks ont repris le contrĂŽle total de la soirĂ©e.
06:51C'est lĂ , je trouve, qu'on a vu le poids du fait de jouer Ă  domicile devant un tel
06:54public.
06:55Mais surtout, c'est là qu'on a vu la différence de maturité entre les deux teams.
06:58Les nicks sont à moins 29, mais ils ne jouent pas comme une équipe qui veut tout rattraper en trois
07:02possessions.
07:02Josh Hart l'a expliqué simplement.
07:04D'abord, tu reviens Ă  moins 20, ensuite tu vises moins 10,
07:06et aprĂšs, si t'es encore en vie dans le quatriĂšme quartan, on verra bien.
07:09Ça, c'est trùs parlant.
07:10Les nicks ont fait ce que j'espérais des Spurs il y a quelques jours.
07:13PlutĂŽt que de viser le sommet de la montagne trop vite,
07:15ils ont grimpé une marche aprÚs l'autre, un effort aprÚs l'autre.
07:17Ça, honnĂȘtement, c'est la plus belle preuve de maturitĂ© pour cette magnifique Ă©quipe new-yorkaise.
07:22Quand t'es mené comme ça, tu peux trÚs vite faire n'importe quoi,
07:25forcer, t'énerver, vouloir tout récupérer d'un coup.
07:27Les nicks ont fait l'inverse, stop aprĂšs stop, panier aprĂšs panier.
07:30Ils ont remis du contact, de la défense, de la pression,
07:32puis ils ont laissĂ© le doute entrer dans la tĂȘte des Spurs.
07:35C'est juste une Ă©quipe qui sait exister dans une tempĂȘte,
07:37qui connaĂźt mieux les playoffs, qui a des cicatrices,
07:39et qui sait comment refermer une plaie ouverte.
07:41Et pour les Spurs, malheureusement pour eux, ce qu'on a vu, c'est l'exact opposé.
07:44Tant que tout rentrait, les Texans jouaient avec une liberté totale,
07:47et quand tu les vois célébrer, s'amuser, dérouler,
07:49puis que derriÚre tu connais le résultat final, ça se relie forcément autrement.
07:52Ils ont peut-ĂȘtre confondu dominer un match et contrĂŽler un match.
07:55Dominer, ils savent le faire.
07:57ContrĂŽler, quand la salle explose et que les adversaires te font douter,
08:00ça, c'est une autre histoire.
08:01C'est là-dessus, vraiment, je trouve que le manque d'expérience devient complÚtement évident.
08:05L'enchaĂźnement des cartes en raconte presque tout.
08:06San Antonio met 41 points, puis 35, ensuite 14, et enfin 16.
08:11Les Knicks, eux, montent en température tout au long de la rencontre,
08:14jusqu'à en mettre 32 dans la derniÚre période.
08:16Plus le match devenait lourd, plus les Knicks semblaient y croire.
08:19Plus le match devenait lourd, plus les Spurs semblaient comprendre ce qu'ils étaient en train de perdre.
08:23Mitch Johnson a parlé d'une équipe sur les talons.
08:25Wembeer reconnu que San Antonio n'avait pas été l'équipe la plus affamée en deuxiÚme mi-temps.
08:29Et franchement, oui, c'est le cas, on va pas mentir, ça se voyait.
08:31C'est dur Ă  encaisser, je veux pas ĂȘtre trop critique,
08:34mais c'est exactement ça, faut regarder la réalité en face.
08:36Les New Yorkais ont rendu un comeback impossible, presque logique,
08:40rien que par leur attitude.
08:41Les Spurs, eux, ont commencé à porter leur avance comme un poids,
08:44et je veux pas juste dire, ils sont jeunes, parce que c'est trop facile.
08:46LĂ , on parle d'autre chose, savoir rester calme quand le match part en vrille,
08:49éviter de paniquer quand une salle entiÚre, sans que t'es en train de craquer.
08:53Wembeer, Harperer, Castle, ils sont déjà trÚs forts.
08:55Mais l'expérience, le vécu, ça ne se gagne pas comme ça,
08:58sur une premiĂšre finale, une premiĂšre campagne de play-off.
09:00Et franchement, mĂȘme s'il y a un Ă©norme craquage Ă©motionnel,
09:03ce qui m'a le plus désespéré, ça a été le craquage tactique.
09:05TrĂšs vite, dans le quatriĂšme quart, San Antonio se retrouve dans le bonus.
09:08Un vrai avantage. LĂ , normalement, tu vas au cercle, tu vas au contact,
09:11tu vas chercher tes lancers.
09:12C'est pas sexy, mais au moins, tu fais redescendre un petit peu l'ambiance de la salle.
09:16C'est exactement ce que demande le match.
09:17Sauf que les Spurs restent trop longtemps dans leur délire de premiÚre mi-temps,
09:20comme si l'adresse allait revenir toute seule.
09:22Résultat, 3 sur 17 à 3 points aprÚs la pause.
09:24Un cataclysme.
09:25Le problĂšme, c'est pas de rater des tirs,
09:27c'est de ne pas se remettre en question justement quand tu les mets pas, ces shoots.
09:30Calmer un match, ça veut pas forcĂ©ment dire ĂȘtre spectaculaire,
09:33ou vouloir le faire avec la maniĂšre.
09:34Faut arrĂȘter de chercher le highlight viral ou le shoot assassin.
09:36Tu mets Wemby plus prĂšs du cercle, tu attaques un mismatch, tu ralentis,
09:40tu joues un pick'n'roll tout simple, tu vas chercher une faute,
09:42tu manges 20 secondes au lieu de shooter aprĂšs 8.
09:44C'est pas du beau basket, mais c'est du basket qui gagne du temps,
09:47qui évite de donner des munitions aux adversaires.
09:49C'est du basket qui gagne un match.
09:50Les Spurs n'ont jamais accepté qu'il pouvait y avoir un plan B.
09:53Les joueurs ont leurs responsabilités, bien évidemment, on en parlera encore aprÚs.
09:57Mais je suis bien obligé aussi de jeter au moins un peu Mitch Johnson sous le bus.
10:01Alors bien sûr, lui aussi est jeune, inexpérimenté, et il apprendra de ses erreurs.
10:05Par contre, je suis obligé de le dire, dans cette deuxiÚme mi-temps,
10:08tactiquement, ou mĂȘme dans le leadership, il n'a pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur.
10:10DÚs le troisiÚme quart temps, l'alerte est énorme.
10:1214 points inscrits seulement, 4 sur 20 au tir.
10:15Là, tu dois sentir que ton équipe perd le fil.
10:17Tu dois simplifier les consignes.
10:18On attaque le cercle, on utilise le bonus,
10:20on ne donne plus de transition facile Ă  New York.
10:22Les Spurs ont essayé de corriger le tir ensuite.
10:24Victor est redescendu un petit peu vers la raquette,
10:26mais il a été maladroit.
10:27Harper a attaqué davantage le panier.
10:29Mais c'était trop tard, le momentum avait déjà changé de camp.
10:32Peut-ĂȘtre que Mitch Johnson a fini par dire les choses,
10:34mais il l'a fait beaucoup trop tardivement.
10:37En tout cas, l'effet, il ne s'est pas montré quand il fallait.
10:39Et le truc, c'est qu'en finale NBA,
10:41encore plus face à une équipe comme New York,
10:43ce retard, tu le paies cash.
10:44Les Spurs ont été magnifiques quand tout allait vite
10:47et quand tous les paniers rentraient.
10:48Mais quand le match a demandé de la sérénité,
10:50là, ils ont manqué de réponse.
10:51C'est exactement dans ce genre de situation
10:53qu'on se dit que dans ces playoffs, ils ont grandi, oui,
10:55mais qu'ils ont peut-ĂȘtre grandi trop vite.
10:56Sauter des étapes, c'est trÚs impressionnant.
10:58Mais face à une telle adversité,
11:00tu te rends vite compte finalement
11:01que rien ne remplace le vécu, l'expérience.
11:04D'ailleurs, Victor, et ses 22 ans,
11:06je vais en parler aussi, il est temps.
11:07Mais ça, je veux le faire correctement.
11:08Parce que non, Wemby ne fait pas un match tout pourri.
11:10Il finit quand mĂȘme avec 24 points,
11:1213 rebonds, 3 contre,
11:13en jouant 43 minutes dans une atmosphĂšre complĂštement folle.
11:16Défensivement, il reste précieux,
11:17il protĂšge le cercle, il conteste, il dissuade.
11:19Et mĂȘme sur le dernier tir d'Obrunson,
11:21il fait le boulot.
11:21Donc si quelqu'un vous dit qu'il a complĂštement disparu,
11:23c'est faux.
11:24Par contre, offensivement, je suis d'accord,
11:26lĂ , il y a plein de choses Ă  dire.
11:27Victor termine Ă  9 sur 25 au tir,
11:292 sur 8 Ă  3 points et seulement 8 points en deuxiĂšme mi-temps.
11:31Et lĂ , ouais, faut le dire,
11:32quand San Antonio avait besoin d'un patron,
11:34d'un assassin, il n'a pas réussi à endosser ce costume.
11:36Il s'est trop éloigné du cercle par moments,
11:38il a cherché des trucs compliqués,
11:39des tirs difficiles, des actions un peu trop ambitieuses.
11:42Je trouve que parfois, il a joué trop en mode freestyle,
11:44en mode improvisation,
11:45alors que le match demandait presque l'inverse,
11:47de la dureté, de la simplicité,
11:49des efforts, du mordant.
11:50Et je vais pas mentir non plus,
11:51les deux lancers ratés en fin de match font trÚs mal,
11:53surtout venant d'un joueur si Ă  droit sur la ligne des lancers habituellement.
11:57À 1.47 de la fin,
11:58les Spurs mĂšnent 104 Ă  103.
11:59Victor va sur la ligne et peut remettre San Antonio Ă  plus 3.
12:02Il rate les deux.
12:03Évidemment, là encore,
12:04c'est pas lĂ -dessus que tout le match se joue,
12:05mais dans une finale NBA,
12:06aprÚs avoir gùché 29 points d'avance
12:08dans un match qui se joue à une possession d'écart,
12:10ces deux lancers deviennent importantissimes.
12:12AprĂšs la perte de balle au match 2,
12:14ça commence à en faire beaucoup
12:15des moments oĂč le français craque dans le money time.
12:17Maintenant, tranquille,
12:17je vais remettre les choses Ă  leur place,
12:19je dis pas ça pour le détruire vraiment pas,
12:21je suis conscient qu'il est hyper jeune.
12:22Ce qu'il vit Ă  son Ăąge,
12:23c'est presque n'importe quoi tellement c'est énorme.
12:25TrĂšs peu de joueurs portent autant de choses,
12:27aussitĂŽt dans une carriĂšre,
12:28surtout en finale NBA,
12:29donc je vais pas le démonter.
12:30Mais voilĂ ,
12:31il y a encore une marche entre le phénomÚne qu'il est
12:33et le patron qu'il doit devenir.
12:34Le phénomÚne tente des trucs que personne ne tente.
12:36Le patron, lui,
12:37c'est quand il faut arrĂȘter de chercher le beau geste,
12:39poser le ballon,
12:40accepter de mettre deux points moches,
12:42calmer tout le monde.
12:42LĂ -dessus,
12:43Victor a encore des étapes à franchir.
12:45AprĂšs, il a pas perdu le match tout seul,
12:46c'est absolument pas ce que je veux dire,
12:48mais il ne l'a pas sauvé non plus.
12:49Par contre,
12:50ok,
12:50si je me mets Ă  parler de Darren Fox,
12:52lĂ ,
12:52je vais prendre beaucoup moins de pincettes.
12:53Lui,
12:54il n'a pas les mĂȘmes excuses.
12:55C'est pas le gamin qui découvre les playoffs,
12:57c'est censĂ© ĂȘtre le vĂ©tĂ©ran du backcourt,
12:58le mec qui a déjà joué des gros matchs,
13:00le clutch player de l'année 2023.
13:01Dans cette deuxiĂšme mi-temps,
13:02son job était assez clair,
13:04remettre de l'ordre,
13:05ralentir,
13:05organiser,
13:06protéger le ballon,
13:07faire l'adulte au milieu des gamins,
13:08en gros.
13:09Pourtant,
13:09il m'a semblé encore plus immature que les autres,
13:11et je vais le dire vulgairement,
13:13ça me fait chier.
13:13Ok,
13:14il met 18 points,
13:15c'est pas horrible,
13:15mais on peut pas résumer son match à ça.
13:17Le vrai problĂšme,
13:17c'est la gestion.
13:18Quand San Antonio avait besoin de possession simple,
13:20Fox a donné l'impression d'accélérer la panique.
13:23Choix précipités,
13:24passe mal sécurisé,
13:25lecture agressive au mauvais moment,
13:27et dans ce genre de match,
13:28chaque erreur compte double.
13:29Tu donnes Ă  la fois des transitions onyx
13:30et de la folie au public du Garden.
13:32Et sa derniĂšre action,
13:33désolé,
13:34elle est terrible,
13:34elle est pas digne du joueur qu'il est censĂ© ĂȘtre.
13:36A moins de 10 secondes de la fin,
13:37les Spurs mĂšnent 106 Ă  105.
13:39Fox récupÚre le ballon,
13:40lancé à pleine vitesse.
13:41LĂ ,
13:41le chrono est ton ami,
13:42le score est ton ami,
13:43tu peux fuir,
13:44garder la balle,
13:45forcer New York Ă  faire faute,
13:46ou au moins éviter de rendre une vraie possession propre.
13:48Au lieu de ça,
13:49il attaque le cercle,
13:50tente le lay-up,
13:50et se fait contrer par Oji Anunobi.
13:52Résultat,
13:53l'Enix récupÚre la balle avec 5,7 secondes à jouer.
13:56Et derriĂšre,
13:56on connaĂźt la suite.
13:57Et le pire,
13:58c'est que quand on y réfléchit,
14:04donc rien n'est gagné.
14:05Par contre,
14:06s'il rate ou se fait contrer,
14:07il rend la balle Ă  New York
14:08avec encore du temps sur le chrono,
14:09et c'est exactement ce qui arrive.
14:11AprĂšs le match,
14:11il explique qu'il pensait pouvoir prendre Anunobi de vitesse.
14:14Mais justement,
14:14il a raisonné en athlÚte,
14:15pas en gestionnaire.
14:16Au lieu de penser à l'équipe,
14:18il a pensé à lui,
14:19aux beaux gestes,
14:19aux lay-ups héroïques,
14:20et ça a été fatal.
14:21Son Antonio,
14:22à l'époque,
14:22l'a récupéré pour apporter du leadership,
14:24de l'expérience,
14:25et dans cette deuxiĂšme mi-temps du match 4,
14:27il a montré tout l'inverse.
14:28C'est brutal,
14:29je le sais,
14:29je suis hyper sévÚre avec lui,
14:31mais dans cette défaite,
14:32c'est exactement le sujet.
14:33Être clutch,
14:34c'est pas toujours mettre un gros panier
14:35pour climatiser la salle.
14:36Parfois,
14:36c'est juste garder la balle,
14:37accepter la faute,
14:38faire le truc chiant,
14:39mais le bon truc,
14:40et dans ce game 4,
14:41Fox devait ĂȘtre ce gars-lĂ ,
14:42l'adulte,
14:43le stabilisateur,
14:43celui qui calme tout le monde.
14:45Au lieu de ça,
14:45il finit comme l'un des visages
14:46les plus importants de ce choke.
14:48Maintenant,
14:48j'en suis conscient,
14:49j'ai beaucoup critiqué les Spurs,
14:50mais je tiens aussi
14:51à largement féliciter l'Enix.
14:59accepter les cadeaux.
15:00Les Nix sont allés le chercher ce match,
15:01ils ont défendu,
15:02ils ont couru,
15:03ils ont continué à y croire,
15:04et surtout,
15:05ils ont joué les possessions importantes
15:06avec une maturité
15:07que les Spurs n'ont pas eue.
15:08Évidemment,
15:09le premier nom Ă  retenir
15:10dans ce comeback,
15:10c'est Jalen Brunson.
15:11Brunson finit avec 36 points,
15:137 passes,
15:135 rebonds et 3 interceptions,
15:15et 19 points en deuxiĂšme mi-temps.
15:16Il n'en met pas New York
15:17dans le match avec un seul miracle,
15:19il le fait possession aprĂšs possession,
15:20en forçant San Antonio
15:21à réagir à son jeu.
15:23Et Oji Anunobi,
15:24lui,
15:24sort le match d'une vie.
15:2533 points,
15:267 tirs Ă  3 points sur 9,
15:27le contre sur Fox,
15:28puis la claquette de la gagne.
15:29Incroyable.
15:30L'un a porté le retour des Nix
15:31sur son dos,
15:32et l'autre est rentré dans la légende
15:34par sa clutchitude.
15:35Pour illustrer ça,
15:36symboliquement,
15:37la derniĂšre action,
15:37elle est juste magnifique.
15:38Je vais pas encore vous remettre
15:40les images de cette claquette,
15:41je sais que ça va faire trop mal
15:42au petit cƓur des fans des Spurs,
15:43mais franchement,
15:43elle symbolise tout.
15:44On a un Jalen Brunson
15:45qui prend ses responsabilités,
15:47des Spurs qui oublient le box-out
15:48et un Oji qui punit.
15:49C'est fort,
15:50c'est propre,
15:51c'est fatal.
15:51Mike Brown parle d'une action historique,
15:53Kat parle d'une main droite
15:54venue du ciel.
15:55C'est un peu biblique,
15:56oui,
15:56mais vu le contexte,
15:57y'a de ça.
15:58Le plus fort,
15:58c'est que mĂȘme quand ils ont commencĂ©
16:00Ă  trembler,
16:00ces Nix,
16:00ils ont pas explosé.
16:02Josh Hart pourtant a failli
16:02faire trĂšs mal au sien
16:03avec son lay-up raté
16:04et son oubli au rebond sur Castle,
16:06mais les Nix ont survécu.
16:07Et petit big-up aussi
16:08à José Alvarado.
16:09Quand les Spurs ont trappé Brunson,
16:10il a souvent joué à la suite
16:11des actions avec calme,
16:13pas de panique,
16:13pas de forcing inutile,
16:14juste des bons choix,
16:16du basket propre,
16:17intelligents.
16:17C'est clairement lĂ -dessus
16:18que s'est joué la différence
16:19entre ces deux teams.
16:20Les Nix aussi ont fait des bĂȘtises,
16:21avec un Hart qui,
16:22on l'a dit,
16:22a bien failli offrir une migraine
16:24Ă  tout New York,
16:25mais ils se sont toujours
16:26rattrapés collectivement derriÚre.
16:27Brunson a porté la création,
16:29O.G. marchait sur l'eau,
16:30Alvarado a mis du calme
16:31dans le chaos,
16:32et New York n'a jamais
16:33vraiment perdu le fil.
16:34Ce hold-up,
16:34ils l'ont mérité,
16:35parce qu'ils ont fait
16:36les petits trucs que les Spurs,
16:37eux, ont oubliés.
16:38En finale,
16:39c'est souvent sur ce genre de détail,
16:40ce genre d'effort
16:41qu'un titre se joue.
16:42Et le problĂšme,
16:43c'est que ce match 4,
16:44en fait,
16:44ce n'est pas juste
16:45un petit incident isolé.
16:46Oui, le scĂ©nario est extrĂȘme.
16:48Oui, perdre aprÚs avoir mené
16:49de 29 points en finale,
16:50c'est complĂštement lunaire.
16:51Mais si on reprend la série
16:52depuis le début,
16:53on voit quand mĂȘme
16:53un fil rouge assez clair.
16:55San Antonio est capable
16:56de rivaliser avec New York.
16:57San Antonio est mĂȘme capable
16:58de dominer New York
16:59par séquence.
17:00Le problĂšme,
17:00c'est que quasiment Ă  chaque fois
17:02que le match demande du calme
17:03dans les moments chauds,
17:04les Spurs trouvent une maniĂšre
17:05de laisser filer la rencontre.
17:06La sonnette d'alarme
17:07a pourtant été tirée
17:08dĂšs l'ouverture de cette finale.
17:09Lors du Game 1,
17:10les Knicks s'imposent 105 Ă  95,
17:12mais le score était encore
17:12à égalité avant le début
17:13du Money Time.
17:14Brunson prend alors
17:15le contrĂŽle du quatriĂšme quart
17:16avec 13 points dans la période.
17:18Rideau, fin du game.
17:19Match 2,
17:20mĂȘme frustration.
17:20San Antonio revient trĂšs fort,
17:22remet un run de 14 points,
17:23puis gĂšre encore
17:24la fin de façon catastrophique.
17:26Mésentente entre Wamby et Castle,
17:27tir de la gagne ratée,
17:28rideau, Ă  nouveau.
17:30Deux fois,
17:30les Spurs y sont presque,
17:31deux fois,
17:32ils se loupent totalement.
17:33Et le Game 4,
17:34franchement,
17:34c'est un scénario
17:35un petit peu similaire
17:36avec une fin qui est
17:37encore plus cauchemardesque.
17:39Cette fois,
17:39on ne parle pas seulement
17:40d'un Money Time raté
17:40dans un match serré.
17:41On parle d'une équipe
17:42qui mĂšne de 29 points,
17:43qui a l'occasion de revenir Ă  2-2,
17:44qui semble avoir pris
17:45le contrÎle total de la soirée
17:46et qui ne s'est pas transformé
17:48ça en victoire.
17:49Donc Ă  un moment,
17:49ce n'est plus seulement un détail.
17:50Au Game 1,
17:51tu perds le quatriĂšme quart.
17:52Au Game 2,
17:53tu rates les derniĂšres possessions.
17:54Au Game 4,
17:55tu gĂąches une avance historique.
17:56Ça commence à faire beaucoup trop.
17:58Comme si dans ces finales,
17:59les Spurs étaient en train
17:59de montrer au monde entier
18:00toutes les façons possibles
18:02de perdre un match.
18:02Avec un peu plus de sérénité
18:04dans les moments chauds,
18:04les Spurs pourraient mener 3-1
18:06dans cette série
18:06que ça ne me choquerait mĂȘme pas.
18:07C'est ça le plus rageant.
18:08Ils ont assez de talent
18:09pour faire vraiment mal
18:10à Sénix,
18:11mais ils n'ont pas encore
18:12les réflexes suffisants
18:13pour fermer un match
18:14à cette intensité.
18:15Pourtant,
18:15New York,
18:16souvent,
18:16c'est mĂȘme pas trĂšs propre.
18:17Ils peuvent rater
18:17leur début de match,
18:18galérer,
18:19encaisser des runs,
18:19donner l'impression
18:20que ça part dans tous les sens.
18:21Sauf qu'ils ont du vécu.
18:22Ils ont Brunson,
18:23ils ont des mecs
18:23qui ne disparaissent pas
18:24quand le match devient tendu
18:25ou haché.
18:26Les Knicks n'ont pas besoin
18:27de tout maĂźtriser
18:27pendant 48 minutes.
18:28Ils ont juste besoin
18:29d'ĂȘtre encore debout
18:30quand San Antonio
18:31commence Ă  trembler.
18:32Ça, dans ces finales,
18:33ils le font
18:33et de la plus belle des maniĂšres.
18:35Et franchement,
18:35je dois le dire,
18:36dans un tel contexte,
18:37maintenant,
18:37je suis trĂšs pessimiste
18:38concernant San Antonio.
18:39À ce stade,
18:40les Spurs ne doivent plus seulement
18:41gagner le Game 5,
18:41ils doivent essayer de faire
18:42ce qu'une seule équipe
18:43a déjà réussi en finale NBA,
18:45remonter en 3-1.
18:46Cleveland l'a fait en 2016
18:47contre Golden State
18:48et depuis,
18:48c'est devenu
18:49la référence ultime.
18:50Donc oui,
18:50San Antonio est encore vivant
18:51mais bon,
18:52historiquement,
18:53lĂ ,
18:53c'est l'ascension
18:53du Mont-Everest encore
18:54mais cette fois-ci
18:55avec des tongs au pied.
18:56Comment tu te remets
18:57mentalement
18:57aprÚs une telle déception ?
18:59Comment tu dors
19:00le soir mĂȘme
19:00aprÚs une telle désillusion ?
19:02Et surtout,
19:02comment tu réussis
19:03Ă  garder confiance
19:04encore le lendemain
19:05pour penser que tu as une chance
19:05de gagner les 3 matchs suivants ?
19:07Les Spurs avaient tout,
19:08ils ont cru que cette finale
19:08était en train de changer de camp
19:10et pourtant,
19:10il a suffi
19:11d'une trĂšs mauvaise
19:12deuxiĂšme mi-temps
19:13pour qu'absolument
19:13tout s'envole.
19:14Wemby l'a dit lui-mĂȘme,
19:15perdre un match
19:16dans ces conditions,
19:17ça fait trÚs mal
19:18et je peux le comprendre.
19:19Il a expliqué
19:19que les Spurs
19:20travaillent trop dur
19:21pour laisser filer
19:21des avances comme ça
19:22et cette phrase
19:23ne ressemble pas
19:23Ă  une excuse,
19:24elle ressemble Ă  un constat.
19:25Les Spurs savent
19:26ce qu'ils viennent de gĂącher,
19:27les lancers,
19:27les tirs précipités,
19:28les possessions mal gérées,
19:29les rebonds oubliés,
19:30les pertes de balles,
19:31les paniers offerts.
19:32Ils n'ont mĂȘme pas besoin
19:33qu'on leur rappelle,
19:34cette défaite
19:34va tourner toute seule
19:35dans leur tĂȘte
19:36pendant des semaines,
19:37des mois,
19:37une éternité.
19:39LĂ , mĂȘme si la sĂ©rie
19:39va retourner dans le Texas,
19:41j'ai du mal Ă  imaginer
19:42comment les Spurs
19:43ne peuvent pas se sentir
19:43cas au debout.
19:44Maintenant, je dis pas,
19:45sur le terrain,
19:46San Antonio a encore
19:46des arguments.
19:47On l'a vu,
19:48ils peuvent faire
19:48trĂšs mal Ă  New York
19:49mais dans la tĂȘte,
19:50aujourd'hui,
19:51les nicks ont pris
19:51une avance énorme.
19:52Ils ont l'air d'une équipe
19:53qui peut tout traverser,
19:54tout renverser.
19:55San Antonio, de son cÎté,
19:56apprend encore
19:57Ă  ne pas se faire emporter
19:58par la tempĂȘte.
19:59C'est pas une insulte,
20:00c'est mĂȘme assez logique
20:00vu l'Ăąge du groupe
20:01mais en finale,
20:02l'apprentissage se paye cher.
20:03LĂ , il se paye 3-1
20:05dans une finale
20:05qui est sûrement
20:06en train de basculer.
20:07Donc ouais,
20:07la série n'est pas finie
20:08mais lĂ ,
20:09au moins dans la tĂȘte,
20:10les Spurs viennent peut-ĂȘtre
20:11de perdre beaucoup plus
20:12qu'un simple match.
20:13Mais vous,
20:13vous en pensez quoi ?
20:14Je veux savoir,
20:15est-ce que je suis trop pessimiste ?
20:16Est-ce que vous pensez
20:17que les Spurs
20:17peuvent encore renverser
20:18cette série ?
20:19Ou alors,
20:20est-ce que vous pensez
20:21que cette finale
20:22a définitivement basculé
20:23du cÎté new-yorkais ?
20:24Dites-moi tout ça
20:25en commentaire,
20:25j'ai vraiment envie de savoir
20:26si vous voyez les choses
20:27de façon plus positive que moi
20:28parce que lĂ ,
20:29honnĂȘtement,
20:30j'ai du mal à éviter
20:31d'ĂȘtre pessimiste.
20:32Ensuite, bien sûr,
20:32si la vidéo vous a plu,
20:33pensez Ă  la booster
20:34s'il vous plaĂźt,
20:35ça aide énormément
20:36Ă  la pousser dans l'algorithme.
20:38Enfin,
20:38si ce n'est pas encore fait,
20:39pensez Ă  vous abonner ici aussi
20:40parce que mĂȘme aprĂšs les finales,
20:41on va avoir encore
20:42plein de choses Ă  voir ensemble.
20:44De la draft
20:44Ă  la free agency,
20:45je pense qu'on va avoir
20:46une intersaison complĂštement folle.
20:47Donc merci pour toute la team,
20:48merci pour votre écoute
20:50et nous,
20:50on se retrouve tout de suite
20:51juste en dessous
20:52dans la section commentaire.
Commentaires

Recommandations