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Les Knicks donnent peut-ĂȘtre aujourd’hui l’impression d’ĂȘtre l’équipe la plus solide de toute la NBA. Parce qu’entre la domination collective, la confiance absolue, le Madison Square Garden en fusion et les ajustements de Mike Brown
 New York ressemble de plus en plus Ă  une vraie machine de guerre.

Dans cette vidĂ©o, on analyse pourquoi les Knicks font aussi peur dans ces playoffs : l’évolution du jeu offensif sous Mike Brown, le rĂŽle monstrueux de Brunson, la transformation de Karl-Anthony Towns, l’impact Ă©norme d’OG Anunoby, Josh Hart ou Bridges, le comeback complĂštement fou face Ă  Cleveland
 mais aussi pourquoi cette Ă©quipe semble capable de gagner de plusieurs façons diffĂ©rentes.

đŸ‘‰đŸŒ Analyse complĂšte, playoffs NBA et course au titre : pourquoi les Knicks jouent peut-ĂȘtre le meilleur basket de toute la ligue actuellement
 et pourquoi New York commence sĂ©rieusement Ă  ressembler Ă  un vrai contender pour le titre NBA.

Parce qu’au fond, le plus inquiĂ©tant avec ces Knicks aujourd’hui, ce n’est peut-ĂȘtre mĂȘme pas leur talent
 mais le fait qu’ils donnent l’impression de savoir exactement comment gagner, peu importe le scĂ©nario du match.

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đŸŽ”Musique de fond
Titre : Daily Dozen
Auteur : Astat
Source : https://soundcloud.com/astat
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/

đŸŽ”GĂ©nĂ©rique
(par Aurélien Lafon : https://www.instagram.com/aurel_lafon/)
Titre musique : Plastic Submarine
Auteur musique : The Grammar Club
Source musique : https://www.facebook.com/TheGrammarClub
Licence musique : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr

🌀Et si t’as lu jusque lĂ , t’es un ouf (mais je t’adore) ! Mets moi le nom et l’emoji de ton Pokemon prĂ©fĂ©rĂ© dans la section commentaires pour te signaler ! Perso moi en ce moment, c’est Magicarpe 🎏 (oui j’ai craquĂ©, je me le suis fait tatouer)

#NBA #AnalyseNBA

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Sport
Transcription
00:00L'équipe, juste pour information, sachez que désormais, vous pouvez retrouver tous mes contenus sur Youtube, bien sûr, mais aussi
00:06dĂšs le lendemain sur Spotify.
00:09Et si, pendant que toute la planÚte NBA regarde le Thunder et les Spurs s'échapper, la meilleure équipe du
00:15moment, finalement, c'était pas New York.
00:17C'est une question que j'adore et c'est bien pour ça que j'ai voulu y répondre immédiatement
00:21en vidéo sans vous consulter.
00:22Mais ça change rien, continuez à voter sur Insta, j'ai relancé un gros sondage là-bas avec 6 sujets
00:27que vous pouvez choisir pour les prochaines vidéos.
00:29Alors venez me suivre sur Instagram si ce n'est pas encore fait et abonnez-vous ici aussi Ă  cette
00:34chaĂźne si vous ne voulez rien manquer.
00:36Mais ouais, aujourd'hui on va essayer de comprendre pourquoi les Knicks donnent une impression aussi terrifiante, pourquoi ils paraissent
00:40plus complets, plus collectifs, plus sûrs d'eux que les autres.
00:43Et surtout, est-ce qu'ils sont juste une trÚs bonne équipe en pleine confiance ou bien réellement celles qui
00:47jouent le meilleur basket de toute la NBA actuellement ?
00:50Plus je les regarde et plus chez eux j'ai du mal à trouver une faiblesse évidente.
00:54Alors installez-vous bien, on va parler de cette team qui honnĂȘtement commence trĂšs sĂ©rieusement Ă  faire peur.
01:18Depuis le dĂ©but des finales de confĂ©rence, et mĂȘme plus globalement depuis le dĂ©but des playoffs, toutes les lumiĂšres sont
01:23tournées du cÎté de la conférence ouest et je comprends pourquoi.
01:25T'as Wemby contre Shea, le champion en titre contre l'équipe qui monte, des matchs physiques, des polémiques d
01:30'arbitrage, une vraie ambiance de guerre.
01:32Donc si quelqu'un me dit que le futur champion NBA sort de cette série-là, je vais pas faire
01:36semblant d'ĂȘtre choquĂ©. Moi aussi je pense ça.
01:38Sauf que plus ça va et plus je me dis que ce serait peut-ĂȘtre une erreur de trop mettre
01:41la charrue avant les bƓufs.
01:42Ouais, dans l'ombre de Gotham City, Ă  l'Est, New York est en train de mener l'un des
01:46runs les plus violents de ces playoffs.
01:47Si aprÚs 3 matchs contre Atlanta, l'Enix était mené 2-1 et donné l'impression de pouvoir craquer au
01:52plus mauvais moment, depuis ils n'ont plus perdu un seul match.
01:569 victoires de suite, record de franchise en playoffs. Et le plus fou, c'est la maniĂšre.
02:00Parce qu'ils ne font pas que gagner, ils roulent littéralement sur leurs adversaires.
02:038 de leurs 9 derniÚres victoires ont été gagnées avec au moins 10 points d'écart.
02:06Et le chiffre le plus absurde, c'est le différentiel.
02:09Plus 221 sur leurs 12 premiers matchs de playoffs.
02:11Tout simplement le meilleur total de l'histoire NBA Ă  ce stade.
02:15A ce niveau-là, on n'est plus juste sur une équipe qui connaßt un coup de chaud, les Knicks
02:18sont en train d'écraser la conférence Est.
02:21Et en fait, tant mieux pour eux, le déclic est arrivé plutÎt rapidement, au premier tour.
02:25Les Hawks bousculent les Knicks au début, puis New York reprend le contrÎle, ajuste son jeu, impose son rythme jusqu
02:30'au dernier match oĂč ça devient une boucherie, une exĂ©cution publique.
02:34140 Ă  89, 47 points d'avance Ă  la mi-temps.
02:37LĂ , tu vois une team qui sait exactement ce qu'elle fait, qui contrĂŽle parfaitement son basket.
02:42AprÚs, on pouvait se dire que ça venait des Hawks, qui n'étaient pas à la hauteur, que le problÚme
02:46finalement c'était eux.
02:47Mais aprÚs avoir vu que contre les Sixers, ensuite ça s'est transformé en coup de balai, on commençait à
02:52regarder les New Yorkais autrement.
02:53Et la finale de conférence, en ce moment, face à Cleveland, est complÚtement en train de confirmer ce ressenti.
02:58En deux matchs, les Knicks ont montré deux visages différents.
03:00Au Game 1, ils sont menés de 22 points dans le 4Úme quartan, puis reviennent comme des psychopathes aprÚs un
03:05run de 44-11.
03:06Au Game 2, moins d'hésitation, plus de contrÎle, un 18-0 dans le 3Úme quartan et quasiment 20 points
03:12d'écart à l'arrivée.
03:13Dans la difficultĂ© ou dans la facilitĂ©, le scĂ©nario final reste le mĂȘme.
03:17Gagner, quel que soit le contexte, c'est souvent à ça qu'on reconnaßt les grosses équipes.
03:20Et le truc qui explique tout ça, c'est peut-ĂȘtre pas le niveau de Brunson.
03:23Enfin si, Brunson est monstrueux évidemment.
03:25Mais le changement le plus important vient surtout du coach Mike Brown.
03:28Il n'est pas arrivé l'été dernier à New York en mode je vais tout révolutionner.
03:31Il a surtout compris que son prédécesseur Tom Thibodeau avait déjà construit une vraie identité et qu'il fallait capitaliser
03:36dessus.
03:37Franchement, je pense que c'est important de rendre à César ce qui lui appartient.
03:39Sous Thibs, les Knicks étaient déjà redevenus une équipe sérieuse, dure, physique, chiante à jouer.
03:44Une équipe qui défendait, qui se battait au rebond avec une vraie culture de l'effort.
03:47Le problÚme, c'est qu'en attaque, dans les gros matchs, ça manquait d'inspiration.
03:51Beaucoup de Brunson en ISO, une overdose de pick and roll, des rÎles pas super bien définis.
03:55Brown n'a pas cassé cette base-là, il s'est appuyé dessus et l'a perfectionné.
03:59Parce que l'identité, dans le fond, elle a pas énormément bougé.
04:02Les Knicks jouent toujours lentement.
04:03On ne parle pas d'une équipe qui d'un coup est devenue adepte du run and gun.
04:06Juste offensivement, ça respire beaucoup mieux.
04:08Le ballon circule davantage, les possessions sont moins figées,
04:11il y a plus de coupes, plus de mouvements, plus de lectures rapides.
04:14Et surtout, Brunson n'est plus obligé de porter chaque possession comme si tout dépendait de lui.
04:18La fluidité du jeu offensif, c'est probablement la plus grosse différence avec ce qu'on a connu les années
04:23précédentes.
04:24Avant, les Knicks donnaient parfois l'impression de vivre ou de mourir en fonction de Brunson.
04:27LĂ , c'est beaucoup plus collectif.
04:28Brunson reste le patron, mais si une défense se focus trop sur lui, New York a davantage de réponses.
04:33Et le mot qui rĂ©sume le mieux le boulot de Mike Brown, c'est peut-ĂȘtre cohabitation.
04:37Il n'a pas inventé une nouvelle équipe, il a mieux fait cohabiter les joueurs qu'il avait.
04:41Et dans cette logique, l'évolution la plus marquante, je trouve, elle vient de Carl Anthony Towns.
04:44Pendant des années 4, on l'a surtout vu comme une énorme option offensive.
04:47Tire extérieur, jeu au poste, face-up, polyvalence dans le scoring.
04:50Sauf que si tu lui demandes d'ĂȘtre la superstar principale, on l'a vu dans sa carriĂšre, parfois ça
04:55devient brouillon.
04:56Trop de dribbles, des dĂ©cisions tardives, des fautes bĂȘtes ou des sĂ©quences oĂč il force trop pour faire la diffĂ©rence.
05:01Que ce soit Ă  Minnesota, ou mĂȘme pour ses dĂ©buts Ă  New York, ces limites-lĂ , elles se sont souvent
05:06montrées flagrantes.
05:06LĂ , Mike Brown lui demande autre chose.
05:08Towns n'est plus lĂ  pour mettre 30 points et rappeler Ă  tout le monde qu'il est une star.
05:11Il devient un point de contrĂŽle, un hub offensif.
05:14Il reçoit souvent la balle haut, en tĂȘte de raquette, face au panier.
05:17Et Ă  partir de lĂ , tout s'ouvre.
05:18Il peut shooter si la défense recule, attaquer si le match-up est favorable,
05:22ou trouver une passe sur une coupe ou sur un shooter ouvert.
05:24Et en vrai, lĂ , mĂȘme pas besoin de regarder les matchs.
05:26Il suffit de regarder les stats pour noter le changement.
05:29Sur ses playoffs, il tourne autour de 7 passes par match, ce qui est inédit pour lui en post-season.
05:33Et c'est pas juste une anomalie statistique.
05:35Quand la balle passe par lui, Brunson n'a pas besoin de tout créer seul.
05:38Et ça fait du bien.
05:39Leurs coéquipiers sont constamment trouvés dans de meilleures conditions.
05:42Et surtout, ça rend 4 lui-mĂȘme beaucoup plus rĂ©gulier, beaucoup plus sĂ»r, beaucoup plus constant.
05:47Moins il force pour scorer, plus ses choix paraissent propres.
05:49C'est presque paradoxal, mais je trouve Towns plus dangereux quand il cherche moins Ă  ĂȘtre dangereux tout le temps.
05:53Il lit davantage le jeu, il connecte, il attire la défense, il redistribue.
05:57Et comme ça, il gomme certains vieux dĂ©fauts, comme les moments oĂč il dribblait trop,
06:00ou ceux oĂč il voulait trop prouver.
06:02AprĂšs, faut apporter une petite nuance quand mĂȘme.
06:04On s'adapte pas non plus parfaitement Ă  un nouveau rĂŽle en un claquement de doigts.
06:08Le Game 1 contre Cleveland le montre bien.
06:1013 points, 13 rebonds, 5 passes, mais aussi 7 ballons perdus.
06:13Plus tu lui demandes de créer, plus il doit lire vite.
06:15Prendre des décisions instantanées, ne pas s'embarquer dans des trucs compliqués.
06:18Donc oui, ça marche fort de maniÚre générale,
06:20mais ça demande beaucoup de concentration, beaucoup de précision.
06:23Et lĂ  oĂč il a montrĂ© qu'il faisait partie de la catĂ©gorie des grands joueurs,
06:26c'est que pour le match 2, il a réussi à corriger le tir.
06:28LĂ , Towns finit avec 18 points, 13 rebonds,
06:30et il prend exactement ce que Cleveland lui donne.
06:32Si on lui laisse de l'espace, il shoot.
06:34Si la défense vient sur lui, il lùche la balle.
06:36Si le match demande plus de présence physique, il répond.
06:39Il met des coups.
06:39C'est ça qui me plaßt dans cette version de Cat.
06:41Il influence davantage de choses en fonction de ce que le jeu lui demande de faire.
06:44Et lĂ -dessus, chapeau Ă  Mike Brown.
06:46J'ai l'impression que pendant ses playoffs,
06:47il a réussi à activer la version la plus mature possible de Carl Anthony Towns.
06:51Et mĂȘme au-delĂ  de Cat, je trouve que ça se gĂ©nĂ©ralise Ă  tout le monde.
06:54Chaque joueur sait quoi faire.
06:55Tu ne regardes pas juste une addition de bons joueurs,
06:56tu regardes un collectif qui sait jouer ensemble.
06:58Brunson reste le patron, bien sûr,
07:00avec prĂšs de 28 points et presque 7 passes de moyenne sur ses playoffs.
07:03Mais derriÚre lui, tu as une vraie hiérarchie,
07:05des rÎles propres, des mecs qui délÚguent,
07:07et qui ne cherchent pas tous Ă  ĂȘtre la star en mĂȘme temps.
07:09Mais franchement, en playoffs, une cohésion pareille, ça vaut de l'or.
07:11Bridges, par exemple, c'est typiquement le joueur qui a trouvé sa place.
07:14Il ne force pas, il n'a pas besoin de redevenir l'option 1 qu'il était à Brooklyn.
07:17Là, il doit attaquer les intervalles, courir, défendre,
07:20et surtout ĂȘtre efficace quand la dĂ©fense regarde ailleurs.
07:22Sur ses playoffs, il tourne autour de 14 points Ă  plus de 60% au tir.
07:25Il n'a pas non plus un volume exceptionnel, mais dans ce costume-lĂ , il fait exactement ce qu'on
07:29lui demande.
07:29Puis à cÎté de ça, là, t'as Oji Anunobi.
07:32Le mec, je le trouve trop fort.
07:33Franchement, c'est peut-ĂȘtre le profil qui stabilise le plus le 5 majeur.
07:36Offensivement, il ne ralentit jamais le jeu.
07:38Il coupe, il shoot, il attaque les close-out, il prend ce qui vient.
07:40Il tourne à prÚs de 20 points avec une efficacité énorme.
07:43Et défensivement, il peut switcher sur plein de profils,
07:46absorber du contact, contester, gratter des ballons, protéger le panier.
07:49C'est une sorte de couteau suisse géant.
07:51Ce genre de joueur, ça ne fait pas forcément le buzz sur les réseaux,
07:54mais ça fait gagner des matchs et c'est bien le plus important.
07:56Puis Josh Hart, dans un autre style, c'est encore plus parlant.
07:58Son rĂŽle, c'est de remplir tous les trous.
08:00Rebonds, transition, défense, énergie, passes, eux seuls, il fait tout le sale boulot.
08:04Et le mieux, c'est que parfois, quand le match l'autorise,
08:06il peut mĂȘme devenir une arme offensive de qualitĂ©.
08:09Son Game 2 contre Cleveland le raconte parfaitement.
08:1126 points, 7 passes, 4 rebonds, 2 interceptions et 5-3 points réussis.
08:16Lors du match 1, il avait été beaucoup plus en difficulté.
08:18Juste aprÚs, il répond comme un mec qui comprend exactement ce dont son équipe a besoin.
08:23Et c'est là que New York, avec tous ses éléments, peut devenir super relou à affronter.
08:27Parce que mĂȘme les joueurs autour du noyau principal ont des missions trĂšs claires.
08:30Mitchell Robinson est là pour mettre de la taille, protéger le cercle et durcir le match.
08:34McBride et Chammett, eux, peuvent changer le cours de la rencontre en balançant des flÚches à longue distance.
08:38C'est fort.
08:38Ce ne sont pas des stars, mais en playoff, ces profils-là peuvent complÚtement désorganiser une défense
08:42qui ne se concentrerait que sur Brunson.
08:44Mais au final, la vraie profondeur, c'est ça.
08:46Pas besoin d'avoir 10 joueurs capables de marquer 25 points.
08:49Ce qu'il faut, et Mike Brown l'a bien compris, c'est 8 ou 9 joueurs dont tu comprends
08:52tout de suite l'utilité.
08:53Brunson organise, Bridges punit, OG stabilise, Art bouche les trous, Towns connect, Robinson impose son physique,
09:00McBride et Chammett étire le terrain.
09:01Et quand tout le monde sait qui fait quoi, tu perds beaucoup moins de temps Ă  chercher des solutions.
09:05Voilà pourquoi les Knicks donnent cette impression de cohérence totale actuellement.
09:09Et cette cohérence, elle ne reste pas seulement sur le terrain en plus.
09:11On la sent également autour de l'équipe.
09:13Là, on ne parle plus juste des Knicks comme d'une bonne équipe NBA.
09:16On parle d'un truc qui recommence Ă  vibrer dans toute la ville.
09:19Le Madison Square Garden Ă  Manhattan, en ce moment, j'ai presque l'impression que c'est un personnage Ă 
09:22part entiĂšre.
09:23Quand New York gagne, le Garden ne suit pas le match.
09:25Il le pousse, il l'amplifie, il le transforme.
09:28Et franchement, c'est un petit peu ça qui fait des Knicks une franchise qui est autant à part.
09:31Dans beaucoup de villes en NBA, les playoffs sont suivis, évidemment.
09:33Mais Ă  New York, quand les Knicks redeviennent vraiment bons, tout le monde rapplique.
09:37Spike Lee est toujours là, presque comme le visage éternel.
09:39Et autour, tu vois Ben Stiller, Tracy Morgan, Chris Rock, Timothée Chalamet, Lenny Kravitz, Jimmy Fallon.
09:45Sauf que là, ça ne donne pas juste l'impression de célébrités venues se montrer au premier rang.
09:48Non, on sent des gens vraiment concernés.
09:50Et c'est encore plus fort quand, en plus de ça, il y a aussi les anciennes gloires qui viennent
09:54soutenir l'équipe.
09:55John Starks, Patrick Ewing, Stephen Marbury, Walt Frazier, Nate Robinson, Latrell Sprewell, Alan Houston.
10:00Tout ce passé new-yorkais qui se reconnectent au présent, c'est beau.
10:03Les années 70, les années 90, les années 2000, les fans historiques, les stars courtside, les anonymes en tribune.
10:09Tout le monde ne fait qu'un, et c'est une ambiance que j'adore.
10:12Et cette ambiance-là, moi j'en suis persuadé, elle a clairement quelque chose à voir avec l'identité de
10:16cette équipe.
10:16Les fans de New York ont cette capacité folle à transformer un simple détail en événement.
10:21Un panier important devient une explosion.
10:23Un stop défensif peut devenir épique.
10:25Une victoire fait vibrer toute la ville.
10:27Et forcément, pour l'adversaire, ça pÚse.
10:29Ils le savent.
10:30Jouer Ă  Big Apple, c'est toujours particulier.
10:31Et cette année encore, on le voit, le public est bruyant, incroyable, complÚtement fou.
10:36AprĂšs attention, il ne faut pas croire non plus que le Madison Square Garden va gagner les matchs tout seul.
10:39Il ne met pas les tirs à la place des joueurs, il ne défend pas sur les Switch, il ne
10:43prend pas l'air bon.
10:43Mais en play-off, l'émotion compte.
10:45Elle peut transformer un 6-0 en tempĂȘte, faire trembler une possession, mettre une pression bizarre sur un lancĂ©,
10:50donner à une équipe l'impression qu'elle ne peut pas lùcher.
10:52Et avec ces nix-là, une équipe déjà intense physique et collective, cette énergie colle de ouf.
10:57Et ce que j'ai trouvé le plus dingue, c'est que notamment au deuxiÚme tour, c'est sorti des
11:00frontiĂšres new-yorkaises.
11:01On a vu les fans des nix Ă  l'extĂ©rieur, notamment contre Philadelphie, oĂč les New-Yorkais Ă©taient tellement prĂ©sents
11:06que les Sixers ont mĂȘme essayĂ© de limiter certaines ventes pour Ă©viter l'invasion.
11:09Échec ! Cette fanbase ne remplit pas juste le Garden, elle voyage, elle envahit la ligue, elle suit son Ă©quipe.
11:14Et quand une team gagne avec le maillot new-yorkais, dans cette ville, ça devient bien plus grand qu'une
11:18simple victoire de play-off.
11:20Les nix ne sont pas juste redevenus bons, ils sont devenus un événement à New-York.
11:23Et finalement, le Game 1 contre Cleveland rĂ©sume peut-ĂȘtre tout ce que reprĂ©sentent ces nix.
11:27Pendant quasiment 40 minutes, New-York ne joue pas spécialement bien.
11:29Plusieurs jours sans jouer, peu de rythme, des tirs qui ne tombent pas dedans, une attaque lourde.
11:33Et Cleveland, de son cÎté, semble beaucoup plus dans le tempo.
11:36A 8 minutes de la fin, les nix sont Ă  moins 22.
11:39Statistiquement, le match est quasiment terminé.
11:41Genre vraiment, là, normalement, c'est rideau, j'avais limite envie d'éteindre ma télé.
11:44Sur la saison, les équipes menées d'au moins 20 points dans le quatriÚme quart étaient à une victoire pour
11:48plus de 520 défaites.
11:49En play-off, sur les 30 derniÚres années, on parlait de 3 victoires seulement pour quasiment 750 défaites.
11:55A ce stade, parler de joli comeback, c'est presque pas assez.
11:58Ce qu'ont fait les nix ce soir-là, c'est un exploit démentiel.
12:01Et le plus fort, je trouve, dans cette remontada, c'est la maniĂšre, l'attitude.
12:04Les nix ne se sont pas mis à paniquer en mode « vite, vite, vite, faut revenir ».
12:07Ils trouvent un plan.
12:08Attaquer James Harden en défense.
12:10Cleveland avait passé une bonne partie du match à chercher Brunson ou Towns de l'autre cÎté.
12:14Donc Mike Brand retourne le truc contre eux.
12:16Anunoubi ou Bridges viennent poser l'écran selon le joueur défendu par Harden.
12:19Brunson obtient le switch et New York répÚte ça possession aprÚs possession.
12:22Et quand je dis possession aprĂšs possession, c'est mĂȘme pas une figure de style.
12:25Ils ont fait ça ad nauseum.
12:27Sur 8 attaques consécutives, les nix arrivent à obtenir ce match-up ou une variante de cette situation.
12:31Et il marque sur les 8.
12:33Brunson, jusque-là, était à 7 sur 19 au tir et 0 sur 5 à 3 points.
12:36Et d'un coup, il prend totalement le contrĂŽle du match.
12:39Il finit avec 38 points, dont 17 dans le money time prolongation comprise.
12:43LĂ , tu vois qui est le patron.
12:44Et surtout, tu vois une team qui sait exactement comment cibler les faiblesses de son adversaire.
12:48Il y a aussi cette action oĂč Harden arrive enfin Ă  contrer Brunson.
12:52Là, ça aurait dû relancer les caves.
12:54Sauf que 4 récupÚres, trouvent Landry Chamet et Chamet plante un 3 points létal.
12:58Tout le comeback est lĂ -dedans.
12:59Les cavaliers se ferment une porte, les nix passent par la fenĂȘtre.
13:02Et quand Cleveland envoie des prises Ă  2 sur Brunson, New York reste calme.
13:05Brunson attire les aides, la balle ressort, les shooters punissent.
13:08Et Landry Chamet d'ailleurs, faut vraiment parler de lui 2 secondes tant j'aime ce qu'il est en
13:11train de devenir en playoff.
13:12Parce que Chamet, sur ce comeback, c'est pas juste le mec qui met ses shoots.
13:15Il marque 9 points à 3 sur 3 de loin dans le tir qui égalise à 99 partout.
13:18C'est fort.
13:19Mais derriÚre, il y a aussi de vraies séquences défensives face à Donovan Mitchell.
13:22Il reste devant lui, le gĂȘne sur ses pĂ©nĂ©trations, provoque des fautes offensives.
13:26Bref, il tient son rÎle dans un moment énorme.
13:28Et là, comment tu veux que Kenny Atkinson réagisse face à un tel raz-de-marée ?
13:32Tu peux rien faire.
13:32Sur les 12 derniĂšres minutes et la prolongation, les Cavs ne marquent que 11 points sur 24 possessions.
13:37Ils perdent 6 ballons, shootent Ă  4 sur 18.
13:39Et Donovan Mitchell ne marque plus un seul panier.
13:41La balle ne circule plus pareil, les possessions deviennent plus lentes, plus statiques, plus tendues.
13:45Et évidemment, à chaque fois, à chaque panier, le garden devient fou.
13:49Tu sens complĂštement le momentum changer de camp.
13:52Maintenant, bien sûr, forcément, il y a aussi une part de réussite.
13:54Le shoot de Chamet, par exemple, qui rebondit 1000 fois sur le cercle avant de rentrer, évidemment, c'était pas
13:59calculé.
13:59La tentative de Meryl aussi, qui ressort aprÚs avoir joué avec les bords du cercle,
14:03si elle rentre, c'est la mĂȘme, ça change complĂštement l'histoire.
14:06Mais sans vouloir ĂȘtre trop mystique, j'ai l'impression qu'il y a aussi une part de karma lĂ 
14:09-dedans.
14:10Quand tu joues bien au basket, les dieux de la NBA finissent par te récompenser.
14:13Cette équipe d'Enix est sur un nuage, elle a de la réussite, et c'est bien ça qui fait
14:17peur.
14:17Et Brunson, c'est pareil, parlons-en.
14:19Évidemment, il reste le patron, personne ne dit l'inverse.
14:21C'est encore lui qui calme tout le monde dans les moments tendus,
14:24qui attire les défenses, qui organise, qui impose le tempo.
14:26Mais le match 2 contre Cleveland raconte autre chose.
14:29Cette fois, Brunson n'a pas besoin de sortir un match Ă  40 points pour que New York gagne.
14:32Il est plus discret, mais il ne porte pas moins l'équipe, il la porte autrement.
14:35Parce que ouais, pour le match 2, Cleveland a fait des ajustements, bien sûr.
14:38En mode Brunson nous a détruits, maintenant on ferme sur lui,
14:41et on force les autres à prendre leurs responsabilités.
14:43Sauf que New York accepte trÚs bien le défi.
14:45Brunson ne panique pas, ne force pas, s'adapte Ă  son tour,
14:48il finit avec 19 points, c'est peu certes par rapport Ă  ses moyennes,
14:51mais surtout 14 passes décisives, son record personnel en post-season.
14:55Donc non, dire que Brunson est passé à cÎté de son match,
14:57c'est clairement ne pas se rendre compte de son génie.
14:59C'est un match de chef d'orchestre qu'il a fait.
15:01Ses passes, elles nourrissent tout le monde.
15:03Tous les titulaires new-yorkais terminent Ă  au moins 14 points,
15:05et 4 sont Ă  18 ou plus.
15:06Cleveland enlĂšve une partie du scoring de Brunson,
15:09pas de problĂšme, Brunson fait briller ses potes, et ils assurent.
15:12Et troisiĂšme quartant de ce match 2, regardez-le, c'est juste une masterclass.
15:15Les Knicks collent un 18-0 à Cleveland avec un basket phénoménal,
15:18de la circulation, des tirs ouverts, du rythme, de la variété.
15:21Les Cavaliers perdent le fil, New York contrĂŽle le tempo,
15:24les Knicks font les bons choix.
15:25Dans un momentum comme celui-ci, c'est toute l'équipe qui semble touchée par la grùce.
15:29Ce que j'aime bien cette saison, c'est que mĂȘme si Brunson reste central,
15:32les Knicks ne s'Ă©croule pas un jour oĂč il va scorer un peu moins.
15:34C'est peut-ĂȘtre ça, je pense, la plus grosse Ă©volution new-yorkaise.
15:37T'as beau couper l'accĂšs au cercle Ă  Jalen Brunson,
15:39peu importe, tu te fais quand mĂȘme rouler dessus.
15:41Pour une équipe qui vise aussi haut, je trouve que c'est un vrai changement de dimension.
15:45Maintenant, faut quand mĂȘme calmer un peu le jeu.
15:46Les Knicks sont impressionnants, oui.
15:48Ils donnent une vraie impression de maĂźtrise, oui.
15:50Mais les playoffs, ça va trÚs vite.
15:51Une série peut changer en deux matchs, parfois en deux quart temps.
15:54Et Cleveland, mĂȘme menĂ© 2-0, n'est pas encore mort.
15:56Au tour précédent, les Cavaliers étaient déjà menés 2-0 contre Détroit.
15:59Et derriĂšre, ils sont revenus, pour gagner en 7 matchs.
16:02Donc attention Ă  l'excĂšs de confiance,
16:03attention Ă  ne pas non plus enterrer tout le monde trop vite.
16:06Le match 3 Ă  Cleveland, ce sera un vrai test.
16:07Les Cavs vont rentrer chez eux.
16:09Kenny Atkinson va ajuster encore plus la pression sur Brunson,
16:12essayer de remettre Donovan Mitchell dans de meilleures conditions.
16:14Au match 2, son banc fait 1 sur 15 Ă  3 points.
16:16C'est catastrophique, mais tout peut changer Ă  domicile.
16:19Donc oui, les Knicks ont frappé fort,
16:20mais Cleveland n'a pas encore dit son dernier mot.
16:22Il faut aussi noter, et c'est important,
16:24que les Knicks jouent dans la conférence Est,
16:26et tout le monde sait que l'Ouest est bien plus dense.
16:28Ça ne veut pas dire que ce que fait New York ne vaut rien, Ă©videmment,
16:30mais quand tu vois l'intensité physique,
16:32voire mĂȘme la violence et le niveau individuel de la sĂ©rie Spur Thunder,
16:35tu peux te demander si l'Est joue vraiment dans la mĂȘme cour.
16:37San Antonio et O'KC se rendent dedans avec une intensité complÚtement folle.
16:41Donc forcément, comparer directement la domination de New York
16:44à ce qui se passe de l'autre cÎté du pays, c'est un peu piégeux.
16:46Et c'est là justement que je trouve que la question du sujet du jour devient super intéressante.
16:50Est-ce que les Knicks paraissent aussi forts
16:51parce qu'ils jouent vraiment le meilleur basket du moment,
16:53ou est-ce que c'est seulement le contexte de l'Est
16:55qui les aide majoritairement Ă  paraĂźtre plus dominants que tout le monde ?
16:58Franchement, je pense qu'il y a un peu des deux.
16:59New York joue trÚs bien, là-dessus, il n'y a pas débat.
17:01Mais le niveau d'adversité peut aussi tout à fait gonfler cette impression de domination.
17:05Puis les Knicks savent aussi mieux que personne
17:07comment une série peut tourner sur un claquement de doigts,
17:09une espĂšce de petit coup du sort.
17:11Ils l'ont vécu contre Indiana en 2024
17:13quand ils menaient 2-0 avant de perdre en 7 matchs.
17:15Et cette série-là rappelle un truc important.
17:17La santé peut tout changer.
17:18La blessure de Gianunobi avait pesé trÚs lourd à l'époque.
17:21Cette année encore, il a eu une alerte aux ischios contre Philadelphie.
17:24Il est lĂ , il joue,
17:25mais ça rappelle à quel point un équilibre parfait
17:27peut parfois dépendre seulement de quelques détails.
17:29Et ça, en playoff, il faut jamais l'oublier.
17:31Certaines choses ne tiennent qu'Ă  un fil.
17:33Je suis trÚs impressionné par ce que les Knicks montrent en ce moment,
17:35vraiment, mais je veux pas non plus transformer ça en certitude absolue.
17:38N'empĂȘche qu'il y a une chose dont je suis sĂ»r,
17:40ni les Spurs, ni le Thunder
17:42ne pourraient ĂȘtre totalement sereins
17:44à l'idée d'affronter les Knicks en finale aujourd'hui.
17:46Quand tu regardes l'équipe de Mike Brown,
17:47tout paraĂźt presque logique.
17:48Ils défendent, ils prennent des rebonds,
17:50ils font circuler la balle,
17:51ils ont une hiérarchie claire,
17:52ils peuvent survivre dans le chaos,
17:53comme contrĂŽler la rencontre froidement,
17:55gagner avec Brunson en sauveur
17:57ou en chef d'orchestre,
17:58peu importe, le danger vient de partout.
18:00En playoff, c'est peut-ĂȘtre le plus gros luxe possible,
18:02ne pas dépendre d'un seul scénario,
18:04maĂźtriser plusieurs partitions.
18:05Et je vais peut-ĂȘtre paraĂźtre encore un peu mystique sur ce coup-lĂ ,
18:08mais je trouve que mentalement,
18:09il y a un truc comme si les astres étaient en train de s'aligner parfaitement.
18:12Cette Ă©quipe ne donne pas seulement l'impression d'ĂȘtre forte,
18:14elle donne l'impression d'y croire pour de vrai.
18:16MĂȘme quand elle est menĂ©e,
18:17mĂȘme quand l'attaque bloque,
18:18mĂȘme quand le match devient hachĂ©,
18:19elle continue de jouer comme si elle savait oĂč elle allait.
18:22Dit comme ça, ça peut paraßtre un peu exagéré,
18:24mais lĂ , c'est vraiment ce que je vois.
18:25Les trÚs grandes équipes ont souvent ce truc-là,
18:27elles ne paniquent pas dans les zones de turbulence.
18:29Maintenant, je le répÚte,
18:30si ça va en finale,
18:31affronter San Antonio ou OK ici,
18:33ce sera à coup sûr une autre paire de manches.
18:35Donc non, ce serait mentir que de vous raconter
18:36que les nicks ont déjà le chemin dégagé vers le titre.
18:39Tout peut encore bouger,
18:40Cleveland peut réagir,
18:41une blessure peut tout changer,
18:42la magie peut s'essouffler,
18:43les Spurs ou Thunder peuvent imposer un jeu encore plus dur.
18:45N'empĂȘche que lĂ ,
18:46les New Yorkais cochent beaucoup de casques
18:48qu'on retrouve souvent chez les équipes championnes.
18:50Un patron fiable,
18:51une défense sérieuse,
18:52plusieurs façons de gagner,
18:53des rĂŽles clairs,
18:53une salle brûlante
18:54et une identité de patron
18:56qu'ils assument parfaitement.
18:57Alors, est-ce que c'est vraiment
18:58la meilleure équipe du moment ?
18:59Eh ben, honnĂȘtement,
19:00j'ai de moins en moins envie de dire non.
19:02On verra ce que l'avenir nous dit,
19:03mais avec tout ce qui se passe en NBA en ce moment,
19:06et justement ces nicks qui sont injouables,
19:08j'ai vraiment hĂąte de voir
19:09ce que nous réserve la suite de ces playoffs.
19:11Mais vous, vous en pensez quoi de tout ça ?
19:13Est-ce que vous pensez que les nicks
19:14peuvent continuer Ă  dominer cette post-season
19:16ou alors vous pensez que l'Ouest
19:17est vraiment un gros cran au-dessus ?
19:19Dites-moi tout ça en commentaire,
19:20je suis vraiment intéressé
19:21à l'idée d'avoir votre avis sur le sujet.
19:22Ensuite, si la vidéo vous a plu,
19:24vous connaissez.
19:24Mettez-lui un petit boost,
19:26ça aide énormément la chaßne pour l'algorithme.
19:28Enfin, abonnez-vous évidemment,
19:30parce qu'avec tout ce que je vous réserve
19:31pour les prochaines semaines,
19:32ce serait vraiment dommage de louper la suite.
19:34Merci pour tout, en tout cas la team,
19:36merci de m'avoir écouté,
19:37et nous, on se retrouve tout de suite
19:38juste en dessous,
19:39dans la section commentaire.
19:44Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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