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Victor Wembanyama et les Spurs ont perdu le Game 2 des Finales NBA… mais ce n’est pas vraiment ce qui m’inquiète aujourd’hui.

Parce qu’au-delà de la passe ratée, du tir au buzzer manqué ou du retard de 0-2 face aux Knicks, j’ai surtout eu l’impression de voir un Wemby complètement à bout physiquement et mentalement. Une sensation que je n’avais encore jamais vraiment ressentie depuis son arrivée en NBA.

Dans cette vidéo, on revient sur cette fin de match frustrante, les erreurs qui ont coûté cher aux Spurs, l’usure accumulée depuis le début des playoffs, les minutes énormes qu’il enchaîne depuis des semaines, le travail d’épuisement réalisé par les Knicks et les raisons qui me font penser que le vrai problème dépasse largement une simple erreur de jeunesse.

👉🏼 Analyse complète du Game 2 des Finales NBA 2026 : Wembanyama est-il simplement victime d’une mauvaise passe ou commence-t-il à payer le prix d’une saison historique menée à pleine vitesse ?

Parce qu’au fond, le talent permet souvent de gagner des matchs. Mais en Finales NBA, la fraîcheur et la lucidité peuvent parfois faire toute la différence.



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🎵Musique de fond
Titre : Daily Dozen
Auteur : Astat
Source : https://soundcloud.com/astat
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/

🎵Générique
(par Aurélien Lafon : https://www.instagram.com/aurel_lafon/)
Titre musique : Plastic Submarine
Auteur musique : The Grammar Club
Source musique : https://www.facebook.com/TheGrammarClub
Licence musique : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr

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#NBA #AnalyseNBA

Catégorie

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Sport
Transcription
00:00Avant de commencer la vidéo, petite parenthèse, mon livre, l'histoire de la NBA comme vous ne l'avez jamais
00:04lu, est enfin sorti.
00:06L'idée du livre est simple, raconter les grandes époques de la NBA comme si elles appartenaient à des univers
00:11de cinéma, de séries ou de mangas.
00:13Chaque chapitre plonge dans une ambiance différente pour revivre ses histoires autrement.
00:17Si ça vous intrigue, que vous aimez la NBA et la pop culture, vous trouverez toutes les infos dans la
00:22description.
00:24Si Victor Wembanyama avait été simplement mauvais lors de ce match 2, est-ce qu'on parlerait autant de lui
00:29aujourd'hui ?
00:30Moi ce qui m'inquiète franchement c'est pas son niveau, c'est plutôt que pour la première fois depuis
00:33longtemps, j'ai eu l'impression qu'on a vu un Wambi complètement sur les rotules.
00:37Cette vidéo je l'ai même pas soumise au vote Instagram, c'est juste que là, avec ce qu'on
00:41vient de voir lors de ce match 2, c'était impossible pour moi de parler d'autre chose.
00:44Ceci dit, le sondage pour la prochaine grosse vidéo est en cours, avec 6 sujets que je vous ai proposés
00:49là-bas.
00:49Promis, je vais faire de mon mieux pour sortir la vidéo que vous aurez choisie dès ce week-end, autant
00:54que possible.
00:54Donc si vous me suivez pas encore sur Insta, c'est l'heure de le faire et de me rejoindre
00:58sur le canal pour voter.
00:59Et tant qu'on y est, abonnez-vous ici aussi, parce que entre les finales NBA et toutes les dingueries
01:04qui vont arriver derrière,
01:05avec l'off-season, on va pas du tout manquer de sujets de discussion sur cette chaîne.
01:09Mais pour revenir à notre vidéo, le truc fou c'est qu'Wambi n'a même pas fait un match
01:12pourri.
01:13Il termine à 29 points, 9 rebonds, 4 contre, il relance les Spurs dans le 4ème carton, puis il leur
01:17redonne l'avantage à moins d'une minute de la fin.
01:19Sauf qu'au final, l'image qui reste, c'est cette passe dans le dos de Castle, cette faute sur
01:23Brunson et ce tir raté au buzzer.
01:25Donc forcément, j'ai envie de me poser la question, est-ce qu'il fait juste une erreur de jeunesse,
01:29ou est-ce qu'on voit surtout un joueur qui commence à payer le prix de toute sa saison intense
01:33?
01:33C'est exactement ça qu'on va essayer de comprendre aujourd'hui, alors installez-vous bien, on part là-dessus.
01:56Pour bien comprendre cette situation, faut repartir de cette fin de match, parce que San Antonio était quasiment mort quelques
02:01minutes plus tôt.
02:02A moins de 7 minutes de la fin, les Spurs sont menés 97-83, les Knicks contrôlent tout, et puis
02:06d'un coup, San Antonio claque un 14-0.
02:09Wemby protège le cercle, marque, remet de l'ambiance dans la salle, puis à 57 secondes de la fin, il
02:14inscrit ce panier avec la faute qui redonne l'avantage aux Spurs.
02:17A ce moment-là, tu te dis presque, on est peut-être en train d'assister au match fondateur de
02:21sa carrière.
02:21Voilà pourquoi ce qui s'est passé ensuite pique autant.
02:24Parce qu'à 104-104, Wemby fait d'abord exactement ce qu'on attend de lui.
02:27Brunson attaque, il conteste, il force le tir raté, il prend le rebond, le plus dur est fait.
02:32La balle est dans les mains de ton meilleur joueur, tu peux calmer le jeu, appeler un temps mort, organiser
02:36l'attaque.
02:36Sauf que Victor relance tout de suite vers Castle, qui part déjà en contre-attaque et lui tourne le dos.
02:41A mon sens, c'est pas un hasard.
02:42Castle pense sûrement qu'Wemby va garder le ballon.
02:44La passe part, tape son dos, Brunson récupère, faute, les Knicks reprennent la main.
02:49Le plus dur, c'est que New York ne fait même pas un finish de légende pour remporter ce Game
02:522.
02:52Et c'est ça qui rend l'action horrible.
02:54New York ne sort pas une prise à deux de l'espace, il n'y a pas une interception de
02:57génie, pas un piège parfait, rien.
02:59C'est juste une passe qui ne doit jamais partir à ce moment-là.
03:02A moins de 10 secondes de la fin d'un match de finale, ce genre de ballon perdu, ça fait
03:05très mal.
03:06Je ne suis pas en train de massacrer Victor, il l'a assumé lui-même.
03:08Mais sur l'action, il fait le plus dur et derrière, il perd le fil.
03:12Surtout qu'après, il a quand même le ballon du match, celui qui peut lui permettre de rattraper sa connerie.
03:16Brunson ne met qu'un lancé sur deux.
03:19Rebond, temps mort.
03:19Fox récupère la gonfle, écran, pas de switch, il trouve Wemby, tire à mi-distance, propre, dans ses zones.
03:25Franchement, c'est pas un mauvais shoot.
03:26Castle l'a dit après le match, Victor a déjà mis ce tir des centaines de fois.
03:30Le souci, c'est qu'il arrive après la balle perdue, après la faute,
03:33après cette impression que le match lui échappe au moment où il devait le verrouiller.
03:36Et là, quand le ballon tape le cercle, l'image devient terrible.
03:39Sa phrase d'après-match, en fait, elle résume presque tout.
03:41Victor a expliqué qu'il avait eu le sentiment que son corps avait réagi plus vite que son esprit.
03:45Franchement, je trouve ça hyper parlant.
03:47Il ne rate pas cette action parce qu'il ne sait pas jouer au basket, évidemment.
03:50Il la rate parce qu'il va trop vite, trop vite dans le geste, trop vite dans la lecture, trop
03:54vite dans l'émotion.
03:55Et quand lui-même parle de manque de sang-froid, on peut difficilement nier.
03:58Maintenant, faut éviter le piège classique des réseaux et lui tomber dessus trop vite.
04:02Parce qu'aujourd'hui, on parle surtout de la passe qui rebondit dans le dos de Castle,
04:04de la faute sur Brunson et du tir raté.
04:06Sauf qu'un match NBA ne se joue pas sur une minute.
04:08Sur l'ensemble de sa soirée, Wemby ne fait pas un mauvais match.
04:11Au contraire, après son Game 1 à 6 sur 21, là, il répond présent, clairement.
04:15J'ai même trouvé, même si ça a pris du temps, que c'était un vrai revival après son premier
04:19match.
04:20Son Game 2, en vrai, il est coupé en deux.
04:21La première mi-temps, il fait un peu flipper.
04:23Seulement 7 points, peu de tirs, peu d'impact offensif.
04:25Par moments, Wemby donne presque l'impression de regarder le match passer
04:28pendant que Karl-Anthony Towns contrôle beaucoup plus de choses.
04:30Alors oui, les Spurs l'oublient parfois en attaque,
04:32mais quand t'es le franchise player, tu dois aussi forcer le truc,
04:35réclamer la balle, prendre de la place, te rendre impossible à ignorer.
04:38Après la pause, par contre, le passage au vestiaire lui fait énormément de bien.
04:41C'est plus le même joueur.
04:42Parce qu'en deuxième mi-temps, Victor inscrit 22 points, il met 9 tirs sur 17
04:45et redevient le moteur des Spurs.
04:47On retrouve son agressivité, son activité défensive, son impact des deux côtés du terrain.
04:51Et son quatrième carton est énorme.
04:5310 points, 2 contre, plusieurs actions qui relancent en Antonio.
04:56Quand les Spurs reviennent de moins 14 à égalité, il est partout.
04:59On peut pas dire qu'il disparaît sous la pression.
05:01Le plus gros symbole pour moi, c'est ce fameux end one à moins d'une minute de la fin.
05:05Ça m'a fait clairement me lever de mon canapé.
05:06Parce qu'à 57 secondes du buzzer, il reçoit la balle en transition,
05:09absorbe le contact, marque et obtient la faute.
05:11Les Spurs repassent devant 104-102.
05:14A ce moment-là, il est littéralement en train de transformer une soirée compliquée en match référence.
05:18Et c'est précisément pour ça que je refuse de résumer son game 2 à ses erreurs finales.
05:21Un joueur qui fuit les grands moments ne réalise pas cette action-là.
05:24Un joueur qui s'effondre sous la pression ne porte pas le comeback de son équipe pendant plusieurs minutes.
05:28C'est pour ça, pour moi, le vrai problème y vient d'ailleurs.
05:30Le sujet, au fond, il est là.
05:32Wemby peut encore produire, il peut encore faire très mal, il peut encore porter un comeback.
05:35Mais est-ce qu'à 22 ans, il peut le faire jusqu'à la toute dernière possession sans perdre en
05:39lucidité ?
05:39Et là, c'est plus flou.
05:40Sur ce match, il a l'énergie pour ramener les Spurs dans la partie, mais pas forcément la fraîcheur pour
05:44terminer proprement le boulot.
05:46Et c'est cruel, parce que sans lui, sans Antonio ne revient sûrement jamais.
05:49Mais avec ses erreurs finales, le comeback reste inachevé.
05:52C'est autour de ça qu'il se situe pour moi le vrai sujet de cette vidéo.
05:54La fatigue, on l'imagine souvent comme un mec qui met les mains sur les genoux et qui n'a
05:57plus de jambes.
05:58Mais parfois, c'est plus vicieux que ça.
05:59C'est un tir un peu trop compliqué, une passe qui part trop tôt, un lancé franc qui ressort, une
06:03possession où il faudrait juste ralentir.
06:05Sauf que ton corps a déjà appuyé sur tous les boutons que t'avais.
06:08Et dans ce Game 2, franchement, tous ces signaux-là, on les a vus.
06:11Déjà, les lancés francs.
06:12Ombi finit à 5 sur 8.
06:13Ce n'est pas la catastrophe du siècle, on est d'accord.
06:15Mais tu perds un point, donc forcément, ces 3 lancés ratés, tu les regardes autrement.
06:18Surtout pour un joueur qui tourne autour de 83% sur la saison.
06:21Je vais pas vous dire que ça explique tout, mais dans un match comme ça, c'est le genre de
06:24petit détail qui me fait tiquer.
06:26Autre signal très important, le choix de ses tirs dans le money time.
06:29Très loin du cercle pour la plupart.
06:30A 1 minute 37 de la fin, il prend un step back compliqué.
06:33A 30 secondes, un pull up à mi-distance assez rapide.
06:35Puis sur la dernière possession, ce tir à 5 ou 6 mètres pour gagner.
06:38Encore une fois, ce dernier shoot n'est pas mauvais.
06:40Il est dans ses zones, mais sur l'ensemble de la séquence, au lieu de simplifier, d'attaquer le cercle
06:44ou de chercher la faute ou le contact,
06:46il se retrouve plusieurs fois sur des tirs difficiles loin du panier.
06:49Après, là-dessus, je veux pas non plus en faire des tonnes.
06:51Et j'ai clairement des nuances et des précisions importantes à apporter.
06:53Parce que Wemby n'est pas un pivot classique.
06:55Son tir extérieur, son step back, son pull up, ça fait partie de son jeu.
06:58Et c'est aussi ce qui le rend presque impossible à défendre.
07:00Sauf qu'en fin de match, quand les jambes piquent, un tir difficile devient encore plus difficile.
07:04La question n'est pas de savoir s'il a le droit de prendre ses tirs, bien sûr qu'il
07:07a le droit.
07:07La vraie question, c'est, est-ce que c'était la solution la plus simple pour gagner ?
07:11Et franchement, avec le recul, je pense pas.
07:12C'est ça qui me travaille un peu aujourd'hui.
07:14Sa phrase d'après-match, elle me reste vraiment en tête.
07:16Quand il dit que son corps a réagi plus vite que son esprit, tu revois direct la passe vers Castle.
07:19Il voit une ouverture, il envoie la balle, mais il manque le petit temps de réflexion, le truc tout bête.
07:24Regardez si Castle suit l'action.
07:26Réaliser qu'à 104-104, t'as pas besoin de te précipiter.
07:29Tu peux garder la balle 2 secondes de plus, y'a pas de soucis avec ça.
07:32Parce que 2 secondes, surtout dans une rencontre serrée comme ça, ça peut changer le cours du jeu.
07:36Et je veux vraiment être clair là-dessus, la fatigue n'efface pas l'erreur.
07:38Victor doit faire mieux.
07:39Quand t'es le franchise player des Spurs, cette possession, tu dois la verrouiller.
07:42Mais la fatigue peut t'aider à comprendre pourquoi il se précipite.
07:45Un joueur cramé ne devient pas nul d'un coup.
07:46Par contre, il traite les infos moins vite, la passe paraît ouverte, le tir paraît jouable,
07:50la possession demande du calme, et ton cerveau est déjà parti sur la suite.
07:54Et si on fait un comparatif avec Brunson, en plus, c'est assez violent le final, et comment ça se
07:58termine.
07:59Brunson, lui, fait un match assez sale au niveau de l'adresse.
08:0120 points, mais 7 sur 25 au tir.
08:02Franchement, c'est pas beau.
08:03Mais dans la dernière minute, il ne tremble pas.
08:05Il met le tir pour égaliser, récupère la balle perdue, provoque la faute, met le lancer franc de l'avantage.
08:10Wembit, son côté, met 29 points, porte le retour, impressionne physiquement,
08:14et pourtant, sur les 30 dernières secondes, il perd en lucidité.
08:17C'est dur, mais les finales sont comme ça.
08:19Elles peuvent te juger sur un moment minuscule.
08:21La question, maintenant, elle est simple.
08:23Pourquoi il arrive dans cet état-là, à ce stade-là de la saison ?
08:26Le moment le plus important.
08:27La fatigue de Wembit, elle ne sort pas de nulle part dans les 30 dernières secondes du match 2.
08:31Ça fait des semaines que ça s'empile.
08:33Il arrive en finale avec un kilométrage énorme, une charge mentale énorme,
08:36et des responsabilités quand même assez folles pour un mec de 22 ans.
08:39Déjà, le point le plus simple à observer, c'est ses minutes, et faut les regarder correctement.
08:42Sur ses play-offs, Wembit tourne autour de 33 minutes par match.
08:45Pour une superstar, ça ne paraît pas fou, sauf que ce chiffre est trompeur.
08:48Il inclut le match contre Portland, écourté après sa chute sur le visage,
08:51et celui contre Minnesota, où il est expulsé très tôt.
08:54Sur ses deux matchs, il joue à peine plus de 10 minutes.
08:56Si on les sort du calcul, on se rapproche plutôt des 36 minutes par match.
08:59Pour un joueur de 2m24 dans sa première campagne de play-off, ça change tout.
09:03Surtout qu'il faut le dire aussi, les minutes qu'il joue, Wembit, elles sont pas tranquilles.
09:06Il reste pas dans un corner à attendre un tir ouvert.
09:08En attaque, il doit créer, finir, attirer les aides, jouer loin du cercle, courir sur tout le terrain.
09:12En défense, il doit protéger le cercle, sortir sur les extérieurs, contester, prendre les rebonds, réparer les erreurs.
09:17Chez certaines stars, la fatigue vient surtout de l'attaque.
09:20Chez lui, elle vient aussi de la défense.
09:21C'est très important de prendre ça en compte.
09:23Puis son parcours aussi, si on est réaliste, il faut se rendre compte qu'il a été violent.
09:27Dès le premier tour contre Portland, il tombe sur le visage et passe par le protocole commotion.
09:30Contre Minnesota, la série devient plus physique, plus rugueuse, plus lourde dans les contacts.
09:34Puis contre OKC, on monte encore d'un cran niveau violence.
09:37Il y a le Game 1 de finale de conférence aussi.
09:39Double prolongation, 49 minutes, 41 points, 24 rebonds.
09:43Monstrueux, mais forcément coûteux.
09:45Et la série va jusqu'au Game 7, où il joue encore près de 42 minutes.
09:48Donc avant même les finales, il avait déjà payé très cher physiquement.
09:51Et ça, c'est ce que les moyennes ne racontent pas.
09:53Vous voyez plus de 23 points, plus de 10 rebonds, plus de 3 contres,
09:56et vous vous dites, OK, il produit, c'est bon.
09:58Sauf que les chiffres ne disent pas combien de fois il doit fermer un corner en sprintant,
10:01revenir au cercle, contester un drive, sécuriser le rebond, puis repartir comme première option.
10:05Les stats racontent la production, beaucoup moins le prix de cette production.
10:09Et cette fatigue-là, en plus, les Knicks ont réussi à trouver comment la faire encore grimper.
10:13New York ne joue pas comme si Wemby était juste un monstre à éviter près du cercle.
10:16Ils essaient de le bouger, de le faire sortir, de lui poser une question toutes les 3 secondes.
10:19Pick and roll, fixation, passe extérieure, drive, extra-pass, tir dans le corner.
10:24Et à chaque fois, Victor doit réfléchir.
10:25Est-ce que je reste près du cercle ? Est-ce que je sors sur Tans ?
10:28Est-ce que j'aide ? Est-ce que je reviens au rebond ?
10:29Au bout d'un moment, ça use tous ses choix possibles.
10:32Ouais, clairement, du côté New Yorkais, on est sur un vrai travail d'usure, là.
10:35Quand 4 s'écarte, Wemby doit sortir de la raquette.
10:38Quand les Knicks enchaînent les drive and kick, toute la défense des Spurs doit bouger.
10:41Et Victor se retrouve souvent à couvrir plusieurs problèmes en même temps.
10:44C'est pas forcément spectaculaire sur une seule action, mais possession après possession, ça tape dans les muscles.
10:48Une sortie sur Tans, une aide dans la peinture, un close-out, un rebond, une transition.
10:52Pris séparément, ça paraît normal.
10:54Mais après 35 ou 40 minutes, après 3 séries, après un Game 7, après les coups reçus, les chutes et
10:59les prolongations, ça finit par coûter très cher.
11:02Les Knicks le savent tout ça, ils en abusent.
11:04Et c'est là que leur jeu devient vraiment intelligent.
11:05New York n'a pas éteint Wemby, faut pas raconter n'importe quoi.
11:08Même fatigué, il plante 29 points, il contre, il dissuade, il fait peur.
11:11Par contre, ils lui font payer chaque action.
11:13Chaque point demande plus d'énergie, chaque stop demande plus d'intensité.
11:16Chaque possession défensive l'oblige à réfléchir, courir, compenser.
11:20Et en finale, NBA, parfois, ton talent est toujours là, mais ta marge d'erreur, avec l'usure, elles font
11:25très très vite.
11:26Et même si je sais que je vais me faire des ennemis, en parlant de ça, je veux aussi évoquer
11:29sa saison régulière.
11:30En vrai, je comprends totalement pourquoi Wemby a couru après l'histoire.
11:32Cette saison, elle devait valider énormément de choses.
11:35Son retour après sa thrombose veineuse, le changement de dimension des Spurs, le deep-hoy, la sélection All-NBA, la
11:40discussion MVP,
11:41et surtout cette idée que Victor n'était plus seulement le futur de la Ligue.
11:44Il était devenu l'un des visages du présent.
11:46Sauf que pour valider ça, forcément, il fallait jouer.
11:49Beaucoup jouer.
11:50Et là-dedans, il y a évidemment cette règle des 65 matchs qu'il faut évoquer.
11:52Pour être éligible au gros trophée individuel et aux équipes au NBA, il faut atteindre ce seuil.
11:57Donc la gestion change.
11:58Tu ne te demandes plus seulement si le joueur peut jouer.
12:00Tu te demandes aussi si une absence de plus peut lui coûter sa saison individuelle.
12:03Wemby avait déjà manqué du temps avec son moulé.
12:05Les Spurs l'avaient repris doucement, avec des minutes limitées, normales.
12:09Mais derrière, sa marge avait quasiment disparu.
12:11Je trouve que le symbole le plus fort, c'est ce match contre Dallas en fin de saison.
12:14Un match qui, sportivement, n'avait presque plus de poids, sauf que Victor est touché au côte.
12:17Et malgré ça, il joue 26 minutes pour sécuriser son 65ème match qualificatif.
12:21Dit comme ça, ça peut sembler un peu absurde.
12:23Mais en réalité, l'enjeu était énorme.
12:25Parce que derrière, il devient défenseur de l'année à l'unanimité.
12:28Il entre dans la All Defensive First Team, dans la All NBA First Team.
12:31Et il verrouille une saison qui change son CV à jamais.
12:33A 22 ans, il ajoute déjà des lignes que beaucoup de très grands joueurs n'ont jamais eues.
12:37Maintenant, attention, je ne suis pas en train de dire qu'il a été égoïste et qu'il n'a
12:40pensé qu'à lui dans cette histoire.
12:41Ce serait beaucoup trop facile et franchement pas juste.
12:43Les Spurs avaient aussi intérêt à ce qu'ils soient reconnus.
12:45Un Wemby depoy unanime, All NBA First Team candidat MVP, ça change la perception de ta franchise.
12:50Ça donne du sérieux au projet.
12:52Et pour Victor, symboliquement, c'était énorme.
12:54Montrer qu'il pouvait tenir une grande saison NBA complète.
12:56Donc oui, je comprends qu'il soit allé au bout.
12:58Le truc, c'est que l'intensité d'une saison NBA te fait payer chaque effort supplémentaire.
13:02Sur le papier, ces minutes de saison régulière ne paraissent pas folles.
13:05Autour de 29 minutes par match, pour une superstar, c'est pas énorme.
13:08Sauf que, encore une fois, toutes les minutes ne se valent pas.
13:10Wemby porte la défense, structure l'attaque, attire les aides, protège le cercle, couvre les erreurs.
13:15Et son corps n'est pas celui d'un joueur lambda.
13:17Donc chaque match ajouté, surtout quand t'es diminué, surtout en fin de saison, surtout quand t'as déjà peu
13:21de marge,
13:21peut laisser des petites traces physiques que tu ne remarques pas tout de suite.
13:24C'est ça qui est cruel.
13:25Quand tout le monde célébrait sa saison historique, personne ne regardait vraiment la facture.
13:29On parlait du deep eye, de la sélection All-NBA, de la course au MVP, du retour des Spurs au
13:33premier plan.
13:34Et normal, c'était magnifique.
13:35Mais quelques semaines plus tard, quand tu le vois manquer de fraîcheur, de lucidité, de contrôle dans les moments tendus
13:40des finales,
13:40tu te demandes forcément si cette saison menée à fond n'a pas laissé plus de traces qu'on ne
13:44voulait le voir.
13:45Maintenant, je vais pas dire non plus que toute sa fin du match 2 dépend de sa saison régulière.
13:49Ça, ce serait pas vrai.
13:50Personne ne peut dire que s'il avait raté un match en avril, il aurait mis ce shoot en juin.
13:54Impossible.
13:55Par contre, on peut parler d'accumulation.
13:56Une saison historique demande des sacrifices.
13:58Jouer pour sécuriser les trophées, rester éligible, maintenir son statut, cocher toutes les cases.
14:03Ça, ça a un coût physique et mental.
14:05Et parfois, ce coût apparaît deux mois plus tard, dans les jambes lourdes d'un money time de finale.
14:10La vraie leçon, elle est peut-être là pour la suite pour Wemby.
14:12Les trophées, évidemment que c'est pas le problème.
14:14Ils sont mérités, ils sont historiques, ils comptent.
14:16Mais rien n'est gratuit dans une saison NBA.
14:17Cette année, Wemby a voulu tout cocher.
14:20Disponibilité, domination, trophée, statut, histoire.
14:22Et là, peut-être que les Spurs commencent à voir la contrepartie.
14:25Sauf que les finales NBA, elles, elles vont pas attendre que Victor retrouve sa fraîcheur.
14:29C'est bien le souci.
14:30Tu peux être fatigué, touché, frustré, avoir besoin de souffler.
14:32Le calendrier, lui, avance.
14:34Et aujourd'hui, la situation est brutale.
14:36Les Knicks mènent 2-0 en ayant gagné les deux premiers matchs à San Antonio.
14:39Les Spurs avaient l'avantage du terrain.
14:41Résultat, ils partent à New York sans la moindre victoire.
14:43Là, on est plus sur une petite alerte.
14:45Un retard de 0-2 en finale NBA, c'est déjà énorme.
14:48Oui, certaines équipes sont revenues d'un 2-0.
14:50Mais le problème, c'est que là, les Spurs ont perdu leurs deux premiers matchs à la maison.
14:53Et ça, quand c'est arrivé, jamais personne n'a gagné le titre derrière.
14:57Donc là, San Antonio ne court pas juste après New York.
14:59San Antonio court après l'histoire.
15:01Devant les Spurs, maintenant, il y a un mur immense.
15:02Et ce mur-là, il s'appelle le Madison Square Garden.
15:05La série part maintenant à New York dans une salle qui attend ça depuis des décennies.
15:08Les Knicks sont à deux victoires de leur premier titre depuis 1973.
15:11Ils restent sur 13 victoires de suite en play-off.
15:14Et le Game 3 au Garden s'annonce irrespirable.
15:16Pour un groupe aussi jeune que les Spurs, réagir la banne sera pas juste une question d'ajustement tactique.
15:20Il faudra encaisser une ambiance et une pression que beaucoup n'ont encore jamais connue.
15:24Et le pire pour San Antonio, c'est que ces Knicks-là ont semble-t-il déjà trouvé de vraies
15:28réponses pour gêner ces Spurs.
15:29Sur les deux premiers matchs, New York n'a pas toujours tout contrôlé.
15:32Ils ont même failli exploser dans le quatrième quartier du Game 2.
15:34Mais les possessions qui comptent, ils les ont gagnées.
15:36Les Spurs ont connu des runs, des moments d'énergie, des séquences où le match pouvait basculer.
15:40Les Knicks, eux, ont gardé plus de maîtrise dans les moments qui comptent le plus.
15:43Dans ce rapport de force, d'ailleurs, impossible de ne pas parler en bien de Carl Anthony Towns.
15:48Pour l'instant, il faut le dire.
15:49Cat a l'avantage dans le duel des intérieurs.
15:51Wemby n'est pas mauvais, mais Towns lui pose un problème affreux.
15:54Mobilité, spacing, lecture.
15:55Sur le Game 2, il met 21 points, prend 13 rebonds, délivre 4 passes à 8 sur 12 au tir
16:00et 3 sur 5 à 3 points.
16:01Il marque, mais il fait surtout bouger toute la défense.
16:03Il s'écarte, attire Wemby loin du cercle et San Antonio doit se réorganiser en permanence.
16:07Pour Victor, je vais pas y aller par 4 chemins, ce profil-là, c'est un vrai poison.
16:11Parce qu'un intérieur classique, Wemby peut le contrôler près du cercle.
16:14Cat, lui, le force à décider loin de sa zone naturelle.
16:16Sortir sur le tir, protéger la peinture, aider, revenir.
16:20Et derrière, les Knicks ont aussi Mitchell Robinson pour lui mettre encore du physique, du contact, de la taille.
16:24Donc même quand Cat souffle, Victor ne respire jamais vraiment.
16:27C'est ça en fait, New York a vraiment trop de relais pour tout réduire à Jalen Brunson.
16:32Brunson fait un Game 2 assez dégueulasse au global, on l'a dit.
16:34Sauf que dans la dernière minute, il reste froid, et quand lui n'est pas propre, Bridges peut cumuler 20
16:39points, 6 rebonds, 6 passes,
16:40Anunobi peut punir, Chamette peut rentrer des tirs, les Spurs ne peuvent pas juste limiter Brunson et être tranquille.
16:46Résultat, la marge d'erreur de San Antonio est désormais devenue minuscule, infime, presque inexistante.
16:51Wemby peut être fatigué, Fox ne peut pas être à 100%, les jeunes peuvent encore apprendre, tout ça c'est
16:55vrai.
16:55Mais les finales ne ralentissent pas, à 0-2, chaque possession ratée devient plus lourde, chaque mauvais choix peut compter
17:00double.
17:01Les Spurs ne peuvent plus se contenter de bien jouer par séquence, ils doivent répondre tout de suite, dans l
17:05'environnement le plus hostile possible.
17:06Maintenant, malgré tout ça, si on pense plus loin, je veux être clair, je suis pas inquiet pour Wembanyama et
17:11la suite de sa carrière.
17:12Il a 22 ans, il est déjà en finale NBA, il sort d'une saison historique, donc non, on ne
17:15va pas faire un grand procès débile sur la suite,
17:17parce qu'il a raté une fin de match en étant épuisé.
17:19Par contre, ce qu'il vit là, c'est un vrai test.
17:22Arriver en finale, c'est dur, gagner une finale, c'est encore un autre monde.
17:25Ce qui est troublant en revanche, c'est que c'est vrai que cette dernière marche lui échappe souvent.
17:28Avant son arrivée en NBA, Victor perd la finale de Betclic Elite avec les Metz 92 contre Monaco.
17:33En 2024, il perd la finale olympique contre Timio Essay à Paris.
17:36Cette saison, il perd aussi la finale de NBA Cup avec les Spurs, et aujourd'hui, San Antonio est mené
17:402-0 en finale NBA.
17:42Je vais pas vous sortir une histoire de malédiction, on va se calmer, mais il y a quand même un
17:45truc,
17:45Wemby arrive déjà souvent très loin dans ses parcours, et c'est fort à son âge.
17:49Juste que, pour l'instant, à 22 ans, la dernière marche est difficile à franchir en tant que professionnel.
17:53Après, si on regarde l'autre côté de la médaille, c'est aussi le signe de son niveau déjà énorme.
17:57Parce que la plupart des joueurs de 22 ans ne perdent pas de finale, ils les jouent même pas.
18:00Lui, il connaît déjà des matchs pour un titre en club, en sélection, en NBA Cup, et maintenant en finale
18:04NBA.
18:05Cette série de défaites raconte donc aussi son niveau.
18:07Il est déjà invité à des rendez-vous où beaucoup ne mettront jamais les pieds.
18:10Le revers, c'est qu'il apprend dans la lumière.
18:12Chaque erreur devient virale, chaque tir raté devient un symbole.
18:15Le Game 2, c'est exactement ce type de leçon, Wemby ne se cache pas, il fait une super deuxième
18:20mi-temps.
18:20Mais ensuite, le match lui demande autre chose.
18:22Calmer le tempo, gérer l'émotion, ne pas se précipiter.
18:24Victor l'a dit lui-même, il doit être plus mesuré dans ses émotions, ni trop haut, ni trop bas.
18:30Et pour moi, c'est peut-être ça, sa prochaine étape.
18:32C'est pour ça que maintenant, les 3 jours de repos avant le match 3 vont énormément compter.
18:36Oui, il doit récupérer, dormir, soigner les bobos, retrouver de la fraîcheur.
18:40Mais il doit aussi récupérer dans la tête, digérer la balle perdue, digérer le tir raté, digérer le 0-2.
18:45Ne pas arriver au Garden en voulant tout réparer en une possession.
18:47Parce qu'une réponse mature, c'est pas forcément une réponse furieuse.
18:50Parfois, c'est juste ralentir, respirer, choisir le bon tir, faire davantage confiance au jeu.
18:55Au fond, je pense qu'elle se situe un petit peu autour de ça, la conclusion de cette vidéo.
18:58Wemby Nama prend une leçon que les finales donnent presque à tout le monde un jour.
19:01Le talent, à ce niveau-là, ça ne suffit plus.
19:03Il faut rester lucide quand l'ambiance devient irrespirable.
19:05Garder le corps et la tête ensemble dans les 20 dernières secondes.
19:07Il aura le temps d'apprendre, évidemment.
19:09Mais les Spurs, eux, n'ont plus beaucoup de temps cette saison.
19:11S'ils retrouvent un peu de fraîcheur et de lucidité, San Antonio peut encore rester en vie.
19:15Sinon, ça peut tourner court très vite, cette finale NBA pour Wemby.
19:18Maintenant, je veux savoir ce que vous en pensez.
19:20Surtout, cette fin de match, pour vous, c'est une erreur de jeunesse ?
19:23Trop d'accumulation de fatigue ? Ou alors un peu des deux ?
19:25Et selon vous aussi, est-ce que les Spurs peuvent encore retourner le cours de cette finale en revenant d
19:29'un 2-0 ?
19:30Dites-moi tout ça en commentaire.
19:31Vraiment, n'hésitez pas, je suis très curieux d'avoir vos retours et vos pronostics.
19:35Ensuite, bien sûr, si vous avez kiffé la vidéo, pensez à la booster.
19:38Ça aide énormément dans l'algorithme.
19:39Enfin, aussi, abonnez-vous à la chaîne si ce n'est pas encore fait,
19:42parce que je pense que ces finales NBA n'ont pas encore tout à fait terminé de nous rendre le
19:46fond.
19:46Allez, merci pour tout la team, merci pour votre écoute.
19:49Nous, on se retrouve direct juste en dessous dans la section commentaires.
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