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  • il y a 3 minutes
Caroline Darian, fondatrice de l’association “M’endors pas : Stop à la soumission chimique” et fille de Gisèle Pélicot, était présente au rassemblement en hommage à Lyhanna sur l'Île de la Cité, à Paris. Elle s'est exprimé au micro de BFMTV, ce lundi 8 juin, au sujet de l'affaire Lyhanna.

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Transcription
00:00Oui absolument, Caroline Darian qui descend à l'instant de l'estrade où elle a prononcé un discours très fort
00:05devant une place qu'il faut le dire est noire de monde.
00:08Caroline Darian, merci beaucoup d'être avec nous. Je retiens une phrase. Ils savaient, ils n'ont rien fait. Qu
00:14'est-ce que vous avez voulu dire ?
00:15Dans le cas de Liana, comme dans tous ces cas de drame absolu où on ôte la vie d'un
00:22enfant après l'avoir agressé,
00:24Liana, son agresseur, on savait, il avait sept plaintes, les commissariats savaient, les parquets savaient et rien n'a été
00:30fait.
00:30Cet individu n'a même pas été interrogé, n'a même pas été inquiété par la justice. C'est insupportable.
00:37Mettez-vous à la place de cette famille comme de la maman de Maëlys parce que malheureusement Liana, c'est
00:43un dommage de plus en fait.
00:45C'est une injustice de plus. Donc voilà, on est là ce soir pour manifester notre colère et surtout demander
00:52cette loi intégrale.
00:53Cette loi intégrale, elle est indispensable contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Ça suffit.
00:59Est-ce qu'aujourd'hui, il doit y avoir des sanctions ? Vous nous disiez à l'instant, on ne
01:03veut pas en faire une affaire politique,
01:04mais tout est politique. Il y a des appels à la démission du garde des Sceaux qui sont entonnés ici
01:09parmi les gens qui sont venus vous écouter.
01:11On est devant la cour d'appel de Paris, l'ancien pédéjustice de Paris. Vous n'êtes pas place Vendôme
01:16parce que la procureure de police a interdit ce rassemblement et vous êtes venu ici.
01:19Aujourd'hui, est-ce qu'il y a des sanctions qui doivent être prises ? Des sanctions au niveau politique,
01:23des sanctions au niveau des magistrats ? Qu'est-ce que vous demandez ?
01:25Moi, je ne suis pas là pour dire qu'il faut sanctionner un tel plus qu'un autre. Ce qu
01:30'on demande à notre gouvernement, ce qu'on demande à notre ministère,
01:33le ministère de la Justice, c'est véritablement d'optimiser tout le processus de la chaîne judiciaire,
01:38depuis le dépôt de plaintes jusqu'à la fin, la reconnaissance du statut des victimes jusqu'au procès.
01:42Aujourd'hui, c'est plus de 90% des plaintes qui sont classées sans suite, qui pourrissent dans des tiroirs.
01:48On marche sur la tête. On marche sur la tête. Dans le cas des enfants, c'est 160 000 enfants
01:53par an qui sont victimes d'agressions sexuelles.
01:57C'est toutes les trois minutes. Un enfant, toutes les trois minutes. L'année dernière, c'était plus de 130
02:02000 plaintes.
02:03130 000 plaintes de femmes agressées sexuellement. On fait quoi ?
02:07Pour vous, ce n'est pas forcément un manque de moyens, mais l'arsenal juridique qui n'est pas suffisamment
02:13puissant ?
02:14C'est un manque de tout. C'est un manque de moyens, c'est un manque de volonté politique, c
02:17'est un manque de priorité aussi.
02:18Il faut prioriser certaines choses. On est capable de prioriser la lutte contre les narcotrafiquants.
02:24On est capable de lutter contre le terrorisme. Pourquoi ne loutons pas, comme il se doit, contre les violences sexuelles
02:29en France ?
02:30Il y a une prise de parole aussi très remarquée du maire de Florence qui est venu ici.
02:33Le maire de Florence, on le rappelle, la ville où a été tuée la petite Liana.
02:38Pour vous, c'est important qu'il y ait cette prise de parole et que ce soir, ce drame réveille
02:43les consciences.
02:44Vous qui avez connu dans votre intimité aussi autour de vous ces drames, c'est important que celui-ci,
02:50ce soit pas le drame de trop, mais celui qui réveille les consciences et qui fasse changer les choses.
02:54C'est une onde de choc qui a bouleversé notre pays.
02:57Il s'agit d'une enfant. On a retrouvé le corps d'une enfant dans une cube agricole.
03:02Je veux dire, protégeons nos enfants, quoi.
03:06Vous êtes parents, moi je suis maman.
03:08Je veux dire, c'est insupportable, insupportable de se dire que nos enfants ne sont pas à protéger.
03:14Merci beaucoup Caroline Darion d'avoir été avec nous.
03:17Des mots très forts qui ont été écoutés par des centaines de femmes et d'hommes qui sont venus se
03:22rassembler ici.
03:23Bravant la pluie, place l'épine sur l'île de la cité, alors que les prises de parole s'achèvent
03:28et que la foule se disperse dans le calme.
03:30Une situation qui contraste évidemment avec celle de la place Vendôme.
03:33On le rappelle, ici c'était un rassemblement qui avait été autorisé par la préfecture de police de Paris.
03:36Merci.
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