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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va retrouver l'ensemble de nos envoyés spéciaux pour aborder tout de suite le dossier Liana,
00:07avant de reparler des conséquences politiques et judiciaires liées au drame.
00:11D'abord, cette information BFM TV, le frère de Jérôme Barrella se retrouve en garde à vue à Hoche
00:17pour suspicion de viol sur son ex-compagne.
00:20Que dit le dossier ? De quoi s'agit-il précisément, Victor Pérez-Boucheron ?
00:24C'est vous qui êtes au commissariat d'Hoche dans le Gers pour BFM TV.
00:30Oui, effectivement, c'est une information du service police-justice de BFM TV que nous sommes en mesure de vous
00:34confirmer.
00:35Ce matin, à 10h25, le frère de Jérôme Barrella, âgé d'une quarantaine d'années, né en 1982,
00:41a été placé en garde à vue au commissariat de police d'Hoche pour des chefs de viol sur mineurs
00:47de plus de 15 ans.
00:49Viol par conjoint, séquestration et menace de mort réitérée par conjoint, apprend-on dans un communiqué de presse du parquet
00:56d'Hoche.
00:57Les faits auraient été commis entre 2007 et 2017.
01:01Autre information, le suspect n'avait plus aucun lien avec Jérôme Barrella.
01:07Cette procédure est distincte de l'enquête en cours pour la mort de la petite Liana.
01:13Le frère placé en garde à vue, tout comme les autres personnes mises en cause, bénéficie pour l'instant de
01:19la présomption d'innocence.
01:21Victor Pérez-Boucheron à Hoche avec Quentin Roland pour BFM TV.
01:24Mathias Cesson, bonsoir. Vous confirmez que c'est une affaire qui n'est pas nouvelle ? Ça remonte à 2024
01:29?
01:29Alors oui, on parle de faits ayant manifestement eu lieu sur une période de 10 ans, entre 2007 et 2017,
01:35des faits anciens commis présumément par cet homme sur une ancienne compagne,
01:40qui visiblement était mineure sur la première partie des faits, puis ensuite majeure,
01:46ce qui explique la distinction faite par le parquet, viol sur mineur, viol sur conjoint.
01:52Et manifestement, tout cela a été judiciarisé en 2024 à la faveur d'un dépôt de plainte de la part
01:57de cette femme.
01:59Et donc, il y a ce timing, évidemment, concomitant à l'affaire Liana qui nous interroge,
02:04et ce placement en garde à vue...
02:05On a envie de dire, on s'est réveillé dans le GER, ça, d'un coup.
02:08Difficile de faire des hypothèses, mais vu la sensibilité, évidemment, du dossier Liana,
02:13peut-être y a-t-il un lien entre les deux, on peut le supposer.
02:16En tout cas, voilà, c'est une garde à vue qui peut durer 24 ou 48 heures, si d'aventure
02:21à l'écran.
02:21Non, mais on vous a entendu sourire. Désolé, mais je trahisse.
02:24Ce qui s'est passé sur le retour, vous êtes Jean-Pierre Colombias, on vous connaît,
02:28parce que vous avez suivi des affaires avec nous, on dirait, sur le plateau de BFM TV,
02:31vous avez vu un petit haussement d'épaule quand Olivier a dit qu'on se réveille dans le GER.
02:35Oui, mais en même temps, je crois qu'à un moment donné, il ne faut pas se tromper non plus
02:38de dossier,
02:38il ne faut pas se tromper de polémiques. Cette affaire-là sera traitée de façon disjointe.
02:43Alors, reconnaissez que c'est quand même curieux que tout d'un coup, on se rappelle de cette affaire de
02:482024.
02:48Peut-être. Il ne faudrait pas que ça nous détourne l'attention.
02:50On regarde ce qui arrive aux frères de cet homme.
02:52J'entends bien, il ne faudrait pas que ça détourne l'attention du dossier qui nous réunit malheureusement en ce
02:56moment
02:56et qui nécessite bien d'autres analyses. C'est un dossier comme il y en a tant d'autres.
03:01J'espère qu'il ira jusqu'à son terme, y compris s'il n'est pas coupable.
03:05Je le précise quand même.
03:05Bien sûr.
03:06Et on peut rester plus centré sur autre chose.
03:08On peut se dire que l'affaire Liana avec Jérôme Barrella, d'un coup, ça a peut-être raisonné à
03:14la tête du parquet
03:15ou des enquêteurs en disant, on n'a pas un autre dossier Barrella en cours, on n'a pas autre
03:20chose.
03:20Vous assurez que des dossiers dans ce genre-là, il y en a partout en France.
03:22Oui, mais là, ce n'est pas n'importe quoi.
03:23J'entends bien, j'entends bien, mais...
03:25La committance s'interroge, tout de même.
03:27Ah oui, quand même.
03:27On verra. Non, mais je vous dis, on verra. On verra.
03:29Moi, je... Voilà, je...
03:30Vous croyez à la coïncidence ?
03:32Certes, mais l'enquête dira s'il est coupable ou pas.
03:34Non, non, non, c'est pas ce qu'on dit.
03:36J'entends, mais il y a un petit, comme vous disiez, un petit air de...
03:39Tiens, ça entre en résonance avec ce qui est en train de se passer par ailleurs.
03:42Non, c'est que tout d'un coup, une affaire concernant la famille Barrella ressurgit alors qu'elle est traitée
03:47depuis 2024.
03:47J'entends bien, mais que je sois claire aussi, mon haussement d'épaule était cynique, il n'était pas du
03:52tout humoristique.
03:54L'autre info qu'on veut vous donner ce soir, c'est qu'il y a 150 rassemblements prévus ce
03:59soir devant les palais de justice.
04:01Il y avait un rassemblement prévu, placement d'hommes, devant le ministère de la Justice.
04:04Et on vient d'apprendre qu'il a été... Enfin, il n'est pas autorisé par la préfecture de police.
04:09Anne-Cécile Melfer, bonsoir.
04:11Bonsoir.
04:11Vous êtes président de la Fondation des Femmes. Pourquoi ? Pourquoi vous n'avez pas obtenu cette autorisation ?
04:17Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que Place Vendôme, il y a le ministère de
04:20la Justice.
04:20Et nous, on avait envie de se retrouver. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde avait envie de se retrouver là pour
04:25rendre hommage à Liana,
04:27pour exprimer collectivement notre peine. Je pense qu'on en a besoin.
04:31Et puis, notre colère aussi. Et le ministre de la Justice a des comptes à rendre.
04:36Et peut-être que c'est une manière de se déresponsabiliser, je ne sais pas.
04:39Mais cette introduction est motivée par quoi, en fait ?
04:41Elle n'est pas motivée. Là, vous pouvez le trouver sur le site de la préfecture.
04:43Donc, nous, on tombe des nues parce qu'on avait préparé...
04:46Vous savez, c'est un rassemblement avec des collectifs enfantistes et féministes.
04:49Ça veut dire, globalement, ça va être des mamans avec des poussettes,
04:51qui vont être là, qui vont venir déposer des fleurs.
04:53On avait prévu une scène, on allait faire une chanson.
04:55Il y a Suzanne, la chanteuse, qui devait venir chanter.
04:57Et que ça nous soit interdit, dans le contexte, je trouve ça hallucinant.
05:02Là, là, là, là. Ça a été publié là.
05:04Vous avez vu des détails, Marie-Chantel ?
05:05Pour une précision, la préfecture de police de Paris demande à ce que ce rassemblement soit déplacé, place Lépine.
05:11Vous savez, sur l'île de la Cité, là où se trouve l'ancien palais de justice de Paris.
05:16Aujourd'hui, c'est la cour d'appel.
05:17Donc, peut-on parler précisément d'interdiction ?
05:20C'est un déplacement.
05:21Après, au vu, peut-être, des lieux, de ce qu'est la place.
05:23Le palais de justice, c'est l'ancien palais de justice, donc ce n'est même plus vraiment palais de
05:28justice.
05:28Par ailleurs, la place est toute petite.
05:31Donc, je veux dire, on ne peut pas ne pas y voir quand même un petit signal qui est envoyé.
05:36Par ailleurs, nous dire ça là, à 16h30, ça veut dire qu'en fait...
05:39Quel signal, pardon ?
05:40Le signal qu'ils ont peut-être un peu peur des mamans avec leurs poussettes qui sont en colère.
05:45Je ne sais pas.
05:45Mais en tout cas, l'image que ça va renvoyer quand même, mais y compris à l'étranger, ça va
05:49être désastreux.
05:50Parce que, nous-mêmes, si on bouge le rassemblement, moi, j'ai déjà entendu parler de personnes qui disent
05:54« Nous, on veut aller place Vendôme ».
05:56Et il y a des gens, moi, je ne peux pas les empêcher d'aller place Vendôme.
05:59– Sous les fenêtres du bureau de Gérald Darmanin, pour lui demander sa démission ?
06:03– Alors, sa démission, je n'en sais rien.
06:04Moi, chacun demande ce qu'il a envie de demander à Gérald Darmanin.
06:08Mais, en tout cas, ne serait-ce que demander des comptes.
06:10Enfin, notre gouvernement est responsable de ce qui se passe dans ce pays,
06:14et en particulier sur la protection des femmes et des enfants.
06:16– Nous, on demande une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
06:21Et on a justement envie de parler de ça.
06:23On a envie de parler de propositions, de ce qui est sur la table,
06:25de ce qu'on peut faire, de ce qu'on peut voter.
06:27Et cette espèce de bagarre, là, sur le lieu du rassemblement.
06:31Et juste pas à la hauteur de l'émotion qui secoue la France.
06:33La France, elle est en deuil.
06:34À Paris, je pense que nous, toutes et tous, ici,
06:36on est en deuil par rapport à la petite Liana.
06:40Ça nous bouleverse.
06:41Et on a besoin, on a envie de pouvoir manifester ça.
06:44Nous mettre dans un petit coin, devant un palais de justice désaffecté,
06:47franchement, c'est pas du tout…
06:49Voilà, c'est pas à la hauteur.
06:51– La comédienne Andréa Bescon veut tout de même…
06:53– Ah, mais c'est ce que j'ai dit !
06:54– Mais en fait, ce qu'ils vont avoir là, maintenant,
06:57c'est qu'ils vont avoir des mamans, des enfants,
06:59des gens qui vont venir devant les CRS
07:01et qui vont dire qu'ils veulent y aller.
07:02Donc, en fait, on va avoir des images absolument désastreuses…
07:05– De face à face.
07:06– De face à face absolument désastreux
07:07sur un sujet qui est quand même…
07:09C'est un rassemblement qui est absolument pacifique.
07:12Et là, on va avoir une espèce de confrontation.
07:14– Il ne faudrait pas qu'il y ait des images de CRS
07:15qui vous empêchent, qui empêchent les mamans et les poussettes de passer ?
07:19– Bah, c'est ça qui va se passer.
07:20Qu'est-ce qu'ils veulent qu'il se passe d'autre ?
07:21– C'est le risque de troubles à l'ordre public
07:24qui est invoqué ce soir par la préfecture…
07:26– On trouble l'ordre public ?
07:26– Attendez, pardonnez-moi, je termine.
07:28Il y a dans l'arrêté qui a été publié
07:32en raison, ce rassemblement peut générer
07:35une importante influence avec la présence
07:37de groupes militants aux opinions antagonistes
07:39susceptibles de trouver l'ordre public.
07:41Tout cela intervient dans un contexte particulièrement sensible.
07:44Il y a l'émoi national suscité par la mort de Liana.
07:46Voilà, ce sont les arguments évoqués par la préfecture de police.
07:48– Effectivement, il y a de l'émoi.
07:49Oui, il y a de l'émoi en fait.
07:51– Il y a de la colère aussi.
07:52– Il y a de la colère, bien sûr.
07:53– Vous n'allez pas tout casser ?
07:56– C'est ça qu'on craint finalement, si je comprends bien.
07:58– Dans les manifestations féministes
08:00et dans les manifestations de Fantis,
08:01on a prévu un coin pour les enfants, etc.
08:03Ce n'est pas du tout l'esprit de ce rassemblement
08:05qui est par ailleurs à nouveau un rassemblement
08:07en hommage à une petite fille qui a été tuée.
08:09Donc ce n'est pas du tout le sujet.
08:11Et au pire, on va demander une loi.
08:13Je veux dire, on est quand même sur un rassemblement
08:15qui est…
08:15Et oui, on va demander des comptes
08:17au ministre de la Justice, effectivement,
08:18et pas que.
08:19Moi, je demande des comptes aussi au Premier ministre
08:21et au Président de la République
08:22qui est quand même en poste depuis quasiment 10 ans
08:24et qui n'a pas fait ce qu'il faut depuis 10 ans.
08:26Mais voilà, je veux dire, à partir de là,
08:28pourquoi est-ce qu'on n'a pas le droit de le dire ?
08:31– Mais alors, justement, nous sommes avec une avocate,
08:34Carole Mathia, avocate de l'association La Voix de l'Enfant.
08:36Un mot sur l'aspect juridique de cette affaire.
08:39Donc, interdiction, dernier moment, par la préfecture.
08:42Vous comprenez les motifs ?
08:44Ils sont défendables ?
08:45– Alors, je veux dire, c'est vraiment la notion
08:46la plus fourre-tout qui existe dans notre droit.
08:49C'est le risque de troubles à l'ordre public.
08:51Ça veut tout et ça veut rien dire.
08:54Quand on n'a rien,
08:55c'est un trouble potentiel à l'ordre public
08:57et c'est ce qui est appliqué.
08:59Donc, ce n'est pas une interdiction,
09:00c'est une proposition de déplacement
09:01de toutes les manières qui va heurter tout le monde
09:05et c'est vraiment une difficulté.
09:07Mais là-dessus, voilà, c'est se soumettre,
09:10se démettre, y aller de force.
09:12C'est-à-dire, quel est le message ?
09:13C'est la vraie question.
09:14C'est quel est le message qu'on veut faire passer
09:17dans ce type de manifestation ?
09:18Il y a l'expression d'une vraie colère,
09:21de beaucoup de peine.
09:22– Est-ce que vous partagez ?
09:24– Quelle question ?
09:26– Parce que vous êtes avocate, aussi,
09:29pour la voix de l'enfant.
09:30– Oui, je suis avocate,
09:32je suis accessoirement mère.
09:34– J'imagine.
09:34– Et très accessoirement grand-mère.
09:36– D'ailleurs, je vais vous dire,
09:39hier, j'ai entendu le discours de la Tati,
09:45je crois, qui est intervenue en lieu
09:47et place des parents qui étaient trop effondrés.
09:49Elle a dit, à un moment donné,
09:52pardon pour ce que tu as vécu.
09:54Moi, j'aurais voulu que des hommes politiques,
09:58qui aujourd'hui nourrissent de leurs voeux
10:02la mise en place d'une enquête,
10:06revoir 70 000 dossiers en l'espace d'un mois,
10:10ce qui est quand même une grande rigolade.
10:12On pourrait en parler,
10:13mais c'est quand même une grande rigolade.
10:15– On va en parler,
10:1570 000 plaintes à réexaminer concernant des mineurs.
10:17– Voilà, donc 70 000 plaintes,
10:21alors les auditions, les confrontations,
10:23on revoit le dossier,
10:24les expertises médicaux légales,
10:26les expertises médicaux psychologiques,
10:29et puis par une baguette,
10:30c'est un coup de baguette magique,
10:32non, c'est infaisable, c'est dangereux,
10:35ça ne correspond pas à l'approche
10:37qu'on doit avoir d'un dossier judiciaire.
10:41Est-ce qu'il y a eu des classements ?
10:42Est-ce qu'il n'y a pas eu de classements ?
10:43– Vous auriez aimé quoi ?
10:44Parce que vous aviez commencé en disant
10:45« j'aurais aimé » après le discours de l'attente,
10:47en tant que des responsables politiques.
10:49– Vous voyez, le mot « pardon »
10:50est un mot qui, aujourd'hui, a du sens.
10:52– Gérard Darmanin a présenté ses excuses.
10:54– Pardon de ne pas avoir su
10:57te protéger, Liana.
10:59Pardon de ne pas avoir su
11:02parce qu'on pouvait le faire.
11:03Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui,
11:04il y a ce sentiment de colère
11:07qui a mis tout le monde ?
11:08Parce qu'on n'est plus dans le cadre
11:09d'une fatalité.
11:10– Non, tout le monde a compris
11:11qu'on a pu empêcher.
11:11Tout le monde a compris.
11:13Alors voilà, après, pudiquement,
11:14on peut appeler ça un dérèglement,
11:16un dysfonctionnement.
11:17Mais c'est terrible.
11:18C'est épouvantable.
11:19Et quand on, nous, avocats,
11:21on dit qu'on n'en peut plus
11:23de quémander des informations
11:24au niveau du parquet,
11:25de relancer sans arrêt,
11:27mais sans arrêt,
11:28de se déplacer en disant
11:29« s'il vous plaît, j'aimerais… »
11:32On a des enfants, des fois,
11:34qui arrivent au cabinet,
11:34ce sont des mineurs.
11:36On arrive un jour,
11:37quand on y arrive devant la cour d'assises,
11:39ce sont des adultes.
11:41Quel sens ?
11:42Mais quel sens ?
11:43– Mais on sait pourquoi.
11:44– Pourquoi ?
11:45– On sait pourquoi.
11:45– Est-ce qu'on n'est pas les moyens ?
11:46– Mais voilà.
11:47Alors, moi, quand j'entends…
11:48– Il n'y a qu'une question de moyens ?
11:49– Oui, il n'y a pas assez de moyens.
11:50– Non, je ne suis pas membre
11:51de votre association,
11:54mais je suis parent aussi.
11:55– Mais vous pourriez venir manifester.
11:55– Non, mais il n'y a aucun problème là-dessus.
11:57Et j'ai manifesté il y a bien longtemps,
11:58parce que, justement, déjà,
11:59il y a très longtemps des moyens manqués.
12:01Et ce que j'entends, moi,
12:02depuis plusieurs jours,
12:03en tant qu'ancien flic,
12:05me hérisse,
12:06dire qu'on demande des audits
12:08de cet ordre-là,
12:08qui plus est,
12:09qui doivent se terminer,
12:10théoriquement, au 14 juillet.
12:11Ça tombe bien,
12:12c'est le début des vacances judiciaires.
12:14Donc, il y aura beaucoup moins de personnel
12:15dans les tribunaux,
12:16sachant qu'il n'y en a déjà pas beaucoup.
12:18C'est tout simplement de l'affichage.
12:19C'est pour vous, messieurs,
12:20que c'est annoncé ça.
12:21C'est pour les médias.
12:22– C'est de la com.
12:25– Mais bien sûr,
12:26il va falloir que chacun
12:27se regarde dans la glace.
12:28Et ça vaut pour les partis de droite
12:29comme pour les partis de gauche.
12:31Je ne pense pas que vous me déjugiez
12:34de ce point de vue-là.
12:35Pourquoi je dis ça ?
12:36Parce que je vous rappelle
12:36que c'était bientôt,
12:37on fête un anniversaire, là,
12:39aujourd'hui, quasiment,
12:40à quelques jours près.
12:41Au mois de mai 2021,
12:42il se passait quoi ?
12:44Manifestation du syndicat Alliance
12:45face à l'Assemblée nationale
12:47pour dénoncer les injustices
12:48du ministère,
12:49entre guillemets,
12:50du ministère de la Justice.
12:51Ça, c'était le grand slogan.
12:52Qui est venu se joindre à cette...
12:53– Gérald Darmanin.
12:54– Merci.
12:55– Et à l'époque,
12:57qui n'était que ministre de l'Intérieur,
12:58que, si vous me permettez,
12:59qui était rejoint d'ailleurs
13:00par un autre ministre,
13:01rappelez-vous,
13:02Éric Dupond-Moretti,
13:03ministre de la Justice.
13:04Donc, toutes ces personnalités-là
13:06savent ce que nous avons subi,
13:07nous, en tant qu'enquêteurs.
13:08Là, je mets mon costume d'enquêteur
13:10durant des décennies.
13:12Et donc, aujourd'hui,
13:13les conséquences...
13:13– Ça veut dire quoi
13:14que les plaintes concernant
13:16les viols ou les attouchements
13:17ou les agressions sur un enfant,
13:18ça n'a jamais été prioritaire
13:19dans le traitement ?
13:20– Non, ça, c'est pas vrai de dire ça.
13:21– Non, je ne peux pas dire ça comme ça.
13:23– Non, mais il ne faut pas dire ça.
13:24Ce qu'il faut dire,
13:25c'est que les services enquêteurs,
13:26gendarmerie comme police,
13:28sont noyés par la masse
13:29des dossiers qui sont à traiter
13:30et que les moyens ne sont pas là,
13:32que ça plaise ou pas
13:33ni à Emmanuel Macron
13:34ni à Gérald Darmanin.
13:35– Même s'ils ont augmenté.
13:36– Mais c'est faux !
13:37– Le budget du ministère de la Justice
13:39a augmenté.
13:40– Le ministre est allé à la pénitentiaire
13:41et à des revalorisations d'indices
13:43qui avaient énormément de retard.
13:44Nous ne confondons pas tous
13:45les retards de budgétisation
13:47et ce qu'il aurait fallu abonder
13:48pour avoir un budget de la justice
13:50digne de l'Europe
13:51alors qu'on est, je crois,
13:52les avant-derniers
13:53en termes de volume
13:53et de magistrats.
13:54Je n'en parle même pas.
13:55À un moment donné,
13:56on se dit les choses
13:56ou on ne se les dit pas.
13:57Si on est juste là pour...
13:59Et moi, je ne le ferai pas.
13:59En tout cas, vous avez bien compris
14:00que ce n'est pas mon rôle
14:01pour lire des fiches dictées
14:03par le ministère de l'Intérieur
14:04ou par le ministère
14:05de la place d'Andôme
14:06ne comptez pas sur moi.
14:07La réalité, elle est là.
14:08Il n'y a pas assez
14:08d'agents judiciaires.
14:09Les dossiers dont Madame vous parle
14:11qui ne sont pas enregistrés
14:12ne sont pas enregistrés.
14:12Pourquoi ?
14:13Parce qu'il n'y a pas
14:14assez d'agents judiciaires.
14:15Pourquoi il n'y a pas
14:15assez d'agents ?
14:16Parce que les professions
14:17ne sont pas valorisées.
14:18Vous avez un déficit de vocation
14:20mais à tous les niveaux.
14:21Et au niveau des enquêteurs,
14:22c'est pareil.
14:23Il y a une fuite en avant.
14:24Au niveau de la police,
14:25au niveau de la gendarmerie,
14:26des démissions en masse,
14:28des transferts de compétences
14:29vers d'autres systèmes,
14:30notamment la police municipale.
14:32Les gens passent aider meilleurs.
14:33Excusez-moi,
14:33je suis un petit peu passionné
14:34mais c'est normal
14:35parce que moi,
14:36quand on touche à des gamins,
14:37on n'aurait pas pu parler
14:38de la petite Lola
14:38et d'autres gamins,
14:40du gamin qui a été tué à Nantes aussi
14:41lors des narcotrafic
14:42dont on nous dit
14:43que c'est la mère des batailles.
14:44En fait,
14:44des mères des batailles,
14:45il y en a partout.
14:46On a partout des mères.
14:48On va accueillir aussi
14:48François-Xavier Bellamy
14:49qui est avec nous.
14:50Bonsoir,
14:50vice-président des Républicains,
14:52député européen.
14:52Est-ce que Gérald Darmanin
14:53aurait dû présenter sa démission ?
14:56Moi, je partage
14:57tout ce qui vient d'être dit.
14:58Je pense que le moment
14:59n'est pas à la politique politicienne
15:00mais le fait d'affronter
15:01la réalité d'une situation...
15:03Le moment aussi
15:04à que chacun puisse prendre
15:05aussi ses responsabilités.
15:07Bien sûr.
15:07Parce que quand on dit
15:08c'est un mot de tout le monde,
15:09c'est souvent on dit
15:09c'est un mot de personne finalement.
15:10Vous avez mille fois raison.
15:11Je pense que le mot qui compte
15:12dans le moment que nous traversons,
15:14c'est celui de responsabilité.
15:16Parce qu'au fond,
15:16la réalité de cette crise
15:18que le système judiciaire traverse,
15:19on la connaît depuis longtemps.
15:20Et nous,
15:21on alerte depuis longtemps
15:21sur le fait qu'en effet,
15:22on a la justice
15:23parmi l'une des moins financées d'Europe.
15:25Il y a une question de moyens.
15:26Mais il n'y a pas seulement
15:26une question de moyens.
15:27Il y a aussi une question
15:28de responsabilité personnelle
15:30dans la hiérarchie des dossiers,
15:31dans la manière de les traiter.
15:33On a,
15:34il y a quelques semaines,
15:35découvert un rapport
15:36de l'inspection de la justice
15:37qui disait que si rien n'était fait,
15:40dans l'année qui vient,
15:41on aurait 3,5 millions de plaintes
15:43qui ne seraient pas suivies d'effet.
15:443,5 millions.
15:45Derrière ces chiffres,
15:46en fait,
15:47il y a des personnes,
15:48il y a des vies,
15:49il y a des victimes,
15:50il y a des gens dangereux
15:50qui sont toujours en liberté.
15:52Et on sait très bien,
15:53on le sait aujourd'hui,
15:54que notre système judiciaire,
15:55malheureusement,
15:55c'est un système d'irresponsabilité.
15:57Je ne dis pas ça
15:58pour accabler tous les magistrats,
16:00il y en a qui font très bien
16:00leur métier.
16:01Mais il y en a aussi,
16:02certainement,
16:02qui,
16:03quand ils prennent des décisions,
16:04ne viennent pas
16:05en assumer les conséquences.
16:06Vous assumez donc
16:07la proposition de Bruno Rotaillot
16:08qui voudrait mettre en place
16:09une sorte de cours pénal
16:11pour les magistrats ?
16:12Mais bien sûr,
16:13c'est parfaitement normal.
16:13Prenez Hoche,
16:14on parle aujourd'hui
16:15de ce ressort à Hoche,
16:16ce n'est pas l'endroit
16:17où il y a le plus
16:17de cas à traiter,
16:19ce n'est pas l'endroit
16:19où il y a le plus
16:20d'affaires
16:21qui satureraient les tribunaux.
16:22La vérité,
16:23c'est que,
16:23dans les dernières semaines d'ailleurs,
16:25la procureure d'Hoche,
16:26elle a eu le temps
16:27de convoquer
16:27une quarantaine de fois
16:29des agriculteurs
16:29qui avaient manifesté
16:30contre le Mercosur.
16:31Elle a eu le temps
16:32de mettre en garde à vue
16:33des agriculteurs
16:34qui avaient fait des tweets
16:35qui ont déplu
16:35à des élus écologistes.
16:37Ça, pour le coup,
16:37on a le temps
16:38de les poursuivre.
16:39En revanche,
16:40quelqu'un qui a violé
16:41une petite fille
16:41il y a neuf mois
16:42et qui a déjà vu ce viol
16:45faire l'objet
16:45de constatations médico-légales,
16:47cette personne-là
16:48n'est pas convoquée
16:48une seule fois.
16:49À la fin,
16:50vous savez,
16:50quand les Français
16:51font une erreur,
16:51ils savent qu'ils devaient
16:52être convoqués.
16:53C'était le dernier acte
16:54d'enquête amené,
16:56comme cela est le cas
16:56dans beaucoup de procédures.
16:58On convoque la personne
16:59à la forme
16:59pour le placer
17:00en garde à vue.
17:01Sauf que c'était en février
17:02et il n'a pas été convoqué.
17:03Et sur la comparaison
17:04que vous faites
17:04avec les manifestations,
17:05ce n'est pas les mêmes faits non plus.
17:06On parle de faits
17:07qui sont en flagrance
17:07avec les tracteurs.
17:09C'est plus facile en fait.
17:10Donc un viol,
17:10c'est pas seulement
17:11un médecin logiste,
17:12c'est pas...
17:13Mais ce n'est pas les mêmes affaires,
17:14on ne peut pas les comparer
17:15dans le cas d'un viol.
17:16moi je partage mille fois
17:17il n'y a pas de témoins,
17:18il faut auditionner les gens,
17:19confronter les versions,
17:20etc.
17:21Je n'ai aucun avis
17:23sur ce que vous venez de dire,
17:24je dis juste que
17:24ce n'est pas les mêmes affaires.
17:25Oui,
17:25il faut faire attention aussi
17:27de ne pas relativiser
17:28ce qui ne devrait pas l'être.
17:29Je partage mille fois
17:29ce que vous avez dit,
17:30maître,
17:31et je vois aussi
17:32que la mère
17:33de cette petite fille,
17:34Rosa,
17:34qui a été violée,
17:35elle appelait toutes les semaines
17:36pour savoir où on était à la plainte.
17:38Toutes les semaines.
17:39Au bout de quelques semaines,
17:40on lui a dit
17:40si vous continuez d'appeler,
17:41on va porter plainte
17:42pour un tel mot concours.
17:42Non mais ce que les Français
17:43ne comprennent pas,
17:44on est les champions
17:45de la dépense publique,
17:46on est les champions
17:47des préléments obligatoires
17:48et on apprend
17:48qu'on a beaucoup moins
17:49de procureurs chez nous
17:50qu'en Allemagne
17:51que chez nos voisins.
17:52Donc en fait,
17:53il y a quand même un problème
17:54si vous êtes aux affaires
17:55et bon,
17:56c'est la question des priorités.
17:58Simplement regardez,
17:58vous voyez,
17:58en France,
17:59trois procureurs,
18:00on se juge,
18:01l'Union Européenne
18:02pour 100 000 habitants.
18:04La moyenne,
18:05c'est 12 procureurs
18:06quand on a trois en France,
18:0721 juges quand on a...
18:09Vous avez la question
18:10où va l'argent ?
18:11Est-ce que le régalier
18:11est une priorité en France ?
18:12Mais je ne vais pas vous dire
18:13le contraire.
18:13J'ai défendu ça même
18:14dans ma propre campagne
18:15à l'élection européenne.
18:16C'était même pas
18:17une campagne nationale
18:18et je disais déjà
18:18que l'un des sujets majeurs
18:20du rattrapage
18:20que la France allait devoir connaître
18:21vis-à-vis de l'Europe,
18:22c'était celui
18:23de la remonter en puissance
18:24de sa justice.
18:25Parce que moi,
18:26je crois,
18:26je comprends ce que vous disiez
18:27sur le fait qu'on aurait besoin
18:28d'une nouvelle loi.
18:29Mais le fait est que dans cette affaire,
18:30ce qu'on constate déjà,
18:31ce n'est pas qu'on manque de loi,
18:32c'est qu'on manque d'application
18:33des lois qui existent déjà.
18:35Les Français savent
18:35que quand ils vont commettre une faute,
18:37ils auront à en répondre.
18:39Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui
18:39les magistrats sont
18:40l'une des rares professions
18:41qui n'est jamais besoin
18:42de répondre aux conséquences
18:44des décisions
18:45qu'elle a pu prendre ?
18:46Et je pense qu'aujourd'hui,
18:47c'est ça la vraie,
18:47la grande question.
18:48Vous savez,
18:49le ministre de la Justice a dit
18:50qu'on pourrait avoir
18:52d'autres affaires, Liana.
18:53Mais ce n'est pas
18:54qu'on pourrait avoir
18:55d'autres affaires.
18:56C'est qu'il y a déjà eu Lola,
18:57c'est qu'il y a déjà eu Elias,
18:58c'est qu'il y a déjà eu Philippine.
19:00À chaque fois,
19:00des lois qui existent
19:01n'ont pas été appliquées.
19:02Et à chaque fois,
19:03ceux qui en ont payé le prix,
19:04c'est des innocents,
19:06c'est des enfants.
19:06Et cette faute-là,
19:07elle pèse sur nous tous,
19:08bien sûr.
19:09Et moi, je suis comme vous,
19:10je voudrais demander pardon.
19:11Mais elle pèse singulièrement
19:12sur ceux qui ont déjà
19:13pour mission d'appliquer la loi
19:15qui existe déjà
19:15dans notre droit.
19:16Pour moi,
19:17je voudrais rajouter deux choses.
19:18La première chose,
19:19c'est qu'on nous dit,
19:20alors dans ces conditions,
19:20il faut prioriser.
19:21Ça, c'est maintenant le verbe,
19:23je priorise, tu priorises.
19:24C'est la mode.
19:24En fonction de quels critères ?
19:26Est-ce qu'on pourrait juste
19:28s'appliquer à dire
19:30que dans le cadre
19:31d'une affaire de pédocriminalité,
19:33c'est une urgence vitale,
19:34c'est une urgence absolue.
19:36Et qu'à partir du moment
19:37où il y a un dépôt de plainte,
19:38à partir du moment
19:39où il y a des éléments
19:40qui sont détaillés,
19:41circonstanciés,
19:41il doit y avoir immédiatement
19:44interpellation, garde à vue,
19:46Surtout lorsque la personne
19:47en question est déjà
19:48inscrite au tâche.
19:50Il y avait déjà eu
19:52des entesignements judiciaires.
19:53C'est pas un casier, le tâche.
19:54Si j'étais aujourd'hui...
19:55Oui, mais c'est un fichier, quand même.
19:56Mais peu importe,
19:56c'est pas un casier.
19:57Excusez-moi,
19:58mais vous apportez la thèse
20:00et la contre-thèse
20:00et l'antithèse.
20:01C'est-à-dire que si on priorise tout,
20:03ne perdons pas de vue
20:04que ce sont les mêmes fonctionnaires
20:05qui traitent tous les mêmes dossiers.
20:06Pardon, M. le policier,
20:07mais quand le 22 août 2025,
20:09la maman de Rosa
20:11dépose plainte pour viol
20:12sur sa fille,
20:14M. Barrella est déjà inscrit
20:16au traitement des antécédents judiciaires.
20:18Pourquoi le parquet de Toulouse,
20:19parce que c'est le parquet de Toulouse
20:20qui a la plainte,
20:21pourquoi le parquet de Toulouse
20:22ne regarde pas ce qu'il y a
20:23et ne se dit pas
20:24tiens, quand même,
20:25ce monsieur,
20:25il faudrait qu'on s'y intéresse
20:27assez rapidement.
20:27Je vais vous répondre.
20:28Mais un, je ne suis pas gendarme
20:29et encore moins magistrat.
20:30Je pourrais répondre
20:31sur des affaires de police,
20:32mais pas sur les arcanes
20:33de la gendarmerie.
20:34Et il y a une enquête interne
20:35qui, j'espère, mettra.
20:36Moi, ce que je ne veux pas,
20:37justement,
20:37c'est que cette enquête interne
20:39serve de camouflage
20:41pour le reste,
20:42pour l'institution
20:42qui est en crise.
20:43C'est toute l'institution
20:45qui est en crise.
20:45D'accord, mais il faut déjà
20:46voir précisément
20:46ce qui s'est passé sur place.
20:47On est d'accord.
20:48Mais l'enquête le dira.
20:49L'enquête le dira.
20:49Mais il y a des mesures,
20:50je suis désolé.
20:51C'est pour ça que je suis solidaire
20:52avec ceux qui en souffrent
20:53directement ou indirectement.
20:55Si on se contente de ça,
20:57on ira plus loin
20:58et demain,
20:58il y aura une autre petite lue là.
21:00Moi, je suis navré,
21:00mais à un moment donné,
21:01vous aviez défendu,
21:02peut-être pas vous personnellement,
21:03mais je pense à un certain
21:04de vos anciens candidats,
21:05à la suppression
21:06d'un fonctionnaire sur deux.
21:08Et cette problématique
21:09de suppression
21:09de tant de postes
21:11au niveau national,
21:12on le paye aujourd'hui
21:13et ça,
21:13ce sera impossible
21:14à réparer
21:15dans les années qui viennent.
21:16Pourquoi ?
21:17Parce qu'entre le moment
21:18où un ministre
21:18ou une gouvernance,
21:19présidence ou pas,
21:21décide une modification,
21:22je dirais,
21:23de l'agenda philosophico-politique,
21:25il faut des années,
21:26il faut 10 ans
21:26pour que ça prenne effet.
21:28Aujourd'hui,
21:28le déficit des enquêteurs,
21:29il est palpable partout.
21:31Or,
21:32quand le gendarme
21:35répond à la maire
21:35de Rosa toujours
21:36« Écoutez,
21:37arrêtez de nous appeler
21:37toutes les semaines,
21:38c'est du harcèlement,
21:39c'est pas une question de moyens. »
21:40Mais vous avez des abrutis partout
21:41et compris dans la police.
21:42Ils ont un pouvoir
21:45exceptionnel,
21:45ces abrutis.
21:46Je suis d'accord,
21:47mais c'est le cas.
21:48On n'a pas le droit
21:48de répondre au ça,
21:49mais il y a des policiers aussi,
21:49je vous rassure,
21:50et dans toutes les corporations.
21:51Vous avez ce profil...
21:53Il y a des corporations
21:53qui rendent des comptes
21:54peut-être d'autres moins.
21:55La vraie question,
21:56c'est celle de la responsabilité.
21:57Vous voulez qu'on en parle ?
21:58Est-ce que les policiers
21:58et les gendarmes
21:59sont les seuls
21:59qui en répondent ?
22:00Je parle pas d'eux.
22:00Pas les magistrats.
22:01On est d'accord.
22:02Vous voulez,
22:03Anne-Cécile,
22:03me la faire, pardon.
22:04Oui, je pense que nous,
22:06on a travaillé depuis 2024
22:08avec 150 associations
22:09sur ce projet de loi intégrale
22:11qui comprend à la fois
22:12un budget à la hauteur du problème,
22:14puisqu'en fait,
22:14nous, ce qu'on demande,
22:15c'est 2,6 milliards d'euros
22:16sur la lutte contre la violence
22:17faite aux femmes et aux enfants,
22:19sur le sujet,
22:20alors qu'aujourd'hui,
22:20il y a 355 millions
22:22qui sont péniblement affectés
22:24à droite, à gauche,
22:24dont les différents ministères
22:25et puis ce qu'on demande aussi,
22:27c'est des changements substantiels
22:28et par exemple,
22:29ce qu'on demande,
22:30la proposition de loi
22:31qui a été déposée
22:32le 25 novembre
22:33qui n'est toujours pas examinée,
22:34l'article 20,
22:35il est très simple,
22:36l'article 20,
22:36il dit que la juridiction compétente
22:39peut être celle
22:40du domicile de la victime mineure
22:42et par exemple,
22:43dans le cas de Rosa,
22:44eh bien,
22:45ça aurait voulu dire
22:45qu'au lieu de transférer,
22:46de perdre des mois et des mois
22:47de transfert de dossier
22:48jusqu'à la juridiction
22:50du domicile par porteur,
22:55qui a été transférée
22:56à Aouche
22:57et donc a rajouté
22:58aussi de la pesanteur
22:59et des délais.
23:00Le parquet de Toulouse
23:00aurait pu saisir
23:01le parquet de Toulouse
23:02aurait pu aller
23:02encore beaucoup plus vite.
23:04Donc quand on dit,
23:04nous, à un moment donné,
23:06il faut qu'on ouvre les yeux
23:07sur le fait
23:08que ce n'est pas
23:08qu'on ne sait pas quoi faire,
23:09c'est qu'on ne veut pas faire
23:10ce qu'on sait
23:11qu'on devrait faire
23:12et c'est le cas aujourd'hui.
23:14À l'Assemblée nationale,
23:15il y a ce qu'il faut
23:15sur la table.
23:16On a travaillé
23:17avec les 150 associations
23:18sur les sujets
23:19violences sexuelles,
23:20de la prévention
23:21parce qu'en fait,
23:22ce n'est pas le tout
23:22de punir à partir du moment
23:24où ils ont commis un viol.
23:24En fait, moi,
23:25ce que je veux,
23:25c'est qu'il n'y ait plus
23:26personne qui soit violée.
23:27Donc en fait,
23:27à partir de ce moment-là,
23:28il faut aussi travailler
23:29évidemment sur la prévention,
23:30travailler bien sûr
23:31sur une justice
23:32qui soit réparatrice
23:33pour les victimes aussi.
23:34Donc une justice
23:34qui ne fasse pas
23:35cette victimisation secondaire
23:36que l'on dénonce
23:37et ensuite,
23:38parler aussi de réparation.
23:40Il n'y a aucun moyen
23:40aujourd'hui sur les psys,
23:43par exemple,
23:43comment faire pour aider
23:44les enfants aussi à aller mieux.
23:45Je ne sais pas
23:46combien il y a
23:46de pédopsychiatres
23:47dans le Gers,
23:47mais je ne pense pas beaucoup.
23:49Donc moi,
23:49je pense aussi
23:49aux autres victimes
23:50de M. Barrella.
23:52On va retourner dans le Gers,
23:53retrouver Kevin Eliès
23:54en direct pour BFM TV,
23:56puisqu'il est à proximité
23:57du collège Hubert-Rives
23:58où était scolarisée
23:59la petite Liana.
24:01On imagine
24:01le retour compliqué,
24:03le retour en classe
24:03aujourd'hui, Kevin.
24:06Effectivement,
24:07une émotion très forte
24:08et s'il fallait une image
24:09peut-être pour symboliser
24:10cette émotion,
24:11c'est un établissement.
24:11Regardez sur les images
24:12d'Aguate Pichon,
24:13vous les voyez,
24:14ce sont ces innombrables
24:15roses blanches
24:16posées aux abords
24:17de l'établissement.
24:19Une grande majorité
24:20ont été déposées
24:21hier lors de la marche blanche,
24:22mais depuis ce matin,
24:23on a vu certains élèves,
24:24certains membres
24:25de l'établissement
24:26sortir et à poser
24:27des dessins,
24:28des mots en hommage
24:29à Liana.
24:30Nous avons pu tout à l'heure
24:30nous entretenir
24:31avec un élève ici
24:32en classe de 6e,
24:33il a 11 ans.
24:34Il nous explique
24:34que les cours
24:35ont été maintenus aujourd'hui,
24:36ils ont repris aujourd'hui
24:37dans l'établissement,
24:38mais à un rythme
24:38plus léger que d'habitude
24:39pour permettre
24:40un certain dialogue.
24:41Il nous le dit,
24:41l'émotion était forte
24:43au sein de l'établissement.
24:44Il a vu certains personnels
24:45fortement émus.
24:46Je vous propose de l'écouter.
24:48Aujourd'hui,
24:48c'était extrêmement ralenti
24:50et on a eu déjà une...
24:54La principale nous a lu
24:56un extrait du Petit Prince
24:59et du coup,
25:00c'était vraiment très ralenti.
25:03Même, on avait une évaluation,
25:05on l'a reportée.
25:06C'est dur déjà de vivre ça
25:08ici à Florence
25:09dans une petite ville.
25:11Enfin, voilà,
25:11c'est très bizarre.
25:15Voilà, vous l'aurez compris,
25:16une émotion qui est forte
25:17chez les élèves,
25:18mais aussi au sein
25:18du personnel de l'établissement.
25:20On a pu aussi voir
25:21des personnes,
25:21des habitants,
25:22des gens qui habitent
25:23parfois plus d'une heure d'ici
25:24qui sont venus se recueillir
25:26devant ces roses blanches,
25:27devant cet établissement.
25:28A noter qu'une cellule psychologique
25:30a été ouverte au sein du collège
25:32à destination notamment des élèves.
25:33Je voudrais revenir,
25:34merci Kevin Eliès,
25:36en direct de Florence
25:37avec Ega de Pichon.
25:38Je voudrais revenir quand même
25:38sur ce qu'a dit
25:39le garde des Sceaux
25:40tout à l'heure à La Réunion.
25:41Il l'a dit,
25:42il ne nous a manqué
25:43ni de moyens ni de lois,
25:44il nous a manqué
25:45de prioriser les viols sur mineurs.
25:47Voilà ce qu'a dit le garde des Sceaux.
25:48Et derrière,
25:49Marie-Suzanne Lequéo,
25:50qui est la procureure générale de Paris,
25:52a dit,
25:53le garde des Sceaux nous a dit
25:54de regarder les choses en face,
25:55c'est ce qu'on doit aux Français.
25:56Et elle ajoute,
25:57pour nous aussi,
25:58c'est un échec collectif.
26:00Donc il y a quand même
26:01une nouvelle prise de conscience
26:02à avoir de la part des procs,
26:03alors des procureurs aussi.
26:04et peut-être également
26:06qu'on pourrait enfin introduire
26:07la notion de responsabilité individuelle.
26:10Parce que vous me voyez,
26:11moi je suis avocat,
26:13je loupe un délai,
26:14je ne fais pas appel,
26:15vous allez engager
26:16ma responsabilité civile professionnelle
26:18et je vais être condamné.
26:19Donc si vous voulez,
26:20il y a une forme de vigilance
26:22implicite ou explicite
26:23qui est en permanence.
26:25Là,
26:27finalement on dit,
26:27voilà,
26:28et puis on va faire une enquête,
26:29on va diligenter une enquête
26:30et puis à l'issue des résultats,
26:31on prendra éventuellement des sanctions.
26:33Non,
26:33il y a une faute,
26:34il y a un préjudice,
26:35il y a une causalité.
26:36Je suis désolé,
26:37à un tel niveau de responsabilité,
26:40un magistrat a le droit
26:41de vous emprisonner,
26:42a le droit de vous mettre en prison,
26:44a le droit de vous libérer
26:45d'un claquement de doigts
26:46et de la même manière,
26:47il peut vous emprisonner
26:48en sollicitant le JLD.
26:50Pourquoi est-ce que...
26:51Le juge des libertés
26:52et de la détention.
26:52Le juge des libertés
26:52et de la détention.
26:53Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui,
26:56un magistrat
26:56qui aurait commis des négligences,
26:59mais volontairement ou involontairement,
27:00mais on s'en fiche en fait,
27:02pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas,
27:04lui aussi,
27:05répondre ?
27:06Ça n'existe pas.
27:07Si, il est sanctionné par son corps.
27:10Oui, par son corps,
27:11donc il faut saisir
27:11le conseil supérieur de la magistrature
27:15et ensuite,
27:16ce sera le garde des sous
27:17qui va prendre des sanctions.
27:18Vous connaissez l'échelle des sanctions,
27:20ce sera l'avertissement,
27:21ce sera un blâme,
27:22ce sera une mutation forcée
27:23en tout état de cause.
27:25Il n'y a pas cette notion de...
27:27Il faut juger les juges,
27:29c'est ce que vous dites.
27:29Je dois également...
27:30Je suis juge,
27:31je juge,
27:32mais on peut également le juger.
27:34D'accord avec ça ?
27:35Tout le monde respecte
27:36l'indépendance de la justice,
27:37mais l'indépendance,
27:37ça ne peut pas être
27:38l'irresponsabilité des juges.
27:39Et je voudrais revenir
27:40sur un exemple tout simple.
27:42La mort du petit Elias,
27:44c'était il y a moins d'un an maintenant.
27:46Après la mort du petit Elias,
27:47il y a eu un rapport
27:48de l'inspection de la justice
27:49qui était accablant,
27:51qui montrait que ça n'avait été possible
27:52que par une série
27:53de dysfonctionnements épouvantables
27:55et que ces dysfonctionnements
27:56ont conduit au fait
27:57que là encore,
27:58le prix soit payé par un enfant,
27:59par un innocent.
28:00Il faut rappeler ce que c'était Elias,
28:01c'était cet adolescent
28:02qui a refusé dans un premier temps
28:04de donner son portable.
28:06C'est ça un Mathias Tesson ?
28:07Oui.
28:07Il a été tué d'un coup de machette
28:08et les deux personnes impliquées
28:10ne devaient pas se voir,
28:11ne devaient pas se rencontrer
28:12et avaient été placées
28:13sous contrôle judiciaire.
28:15Or,
28:15elles passaient leur temps ensemble
28:16parce qu'ils vivaient
28:16dans la même barre d'immeubles,
28:18je crois,
28:18si je me souviens bien.
28:19C'est ça ?
28:19Vous avez tout dit.
28:19C'est ça.
28:20L'histoire est celle que vous racontez.
28:21Sans aucune conséquence.
28:22Et c'est la justice elle-même
28:24qui a reconnu que sa mort
28:26était la conséquence
28:27de ce dysfonctionnement
28:28majeur de la justice.
28:30Quelles ont été les suites ?
28:31Qui a répondu de ce problème,
28:34de cette défaillance,
28:35de cet échec ?
28:35Ça ne suffit pas de dire
28:37qu'il y a des problèmes systémiques.
28:38À un moment,
28:39le problème systémique,
28:40c'est qu'il n'y a pas
28:40de responsabilité personnelle.
28:41Et vous l'avez très bien dit,
28:42tous les Français savent,
28:43un chef d'entreprise,
28:44un artisan,
28:45un commerçant,
28:45un policier,
28:46un gendarme,
28:46un professeur,
28:47que si vous échouez gravement
28:49dans l'exercice
28:50de votre responsabilité,
28:51vous aurez à rendre des comptes.
28:53Un médecin, bien sûr.
28:54Pourquoi est-ce que les juges
28:55seraient ceux qui établissent
28:56les responsabilités des Français
28:57les seuls à ne jamais avoir
28:59à rendre raison
29:00de leurs propres responsabilités ?
29:01Je vais juste vous poser
29:01une question un peu triviale.
29:02Est-ce que selon vous,
29:03il faut choisir entre
29:04les violences faites aux enfants,
29:05les violences faites aux femmes,
29:06le narcotrafic ?
29:07On a le sentiment
29:07qu'il y a énormément de priorité
29:09à avoir de ce point de vue-là.
29:10Qu'est-ce qu'il faut faire ?
29:11Il faut prioriser quelque chose
29:12par rapport à l'autre
29:13ou il faut mettre des moyens globaux
29:14sur l'ensemble
29:17des services d'enquête
29:18et des services de justice ?
29:19Il y a un problème fondamental
29:20tout simplement aussi de bon sens
29:21et peut-être malheureusement
29:23un problème politique aussi.
29:25Je n'ai pas peur de l'assumer.
29:26Mais encore une fois,
29:27c'est peut-être une divergence entre nous.
29:28Quand vous considérez
29:29que c'est normal
29:30que 40 agriculteurs soient convoqués...
29:31Je n'ai pas dit que c'était normal.
29:32Je vous ai expliqué
29:33que vous ne pouvez, selon moi,
29:34pas comparer les deux affaires.
29:34Oui, mais à la fin, pour moi,
29:36quand vous avez un violeur
29:37qui court dans la nature
29:38et que de l'autre côté,
29:39vous avez des agriculteurs
29:40qui sont pourchassés pour un tweet,
29:41je suis désolé,
29:42mais l'urgence,
29:42il y a une question
29:43de simple bon sens.
29:44Elle commande d'éviter
29:46que nuise de nouveau
29:47un pédophile
29:48qui a manifestement
29:49encore la capacité de nuire.
29:50Si j'ai bien compris,
29:51un ministre ne peut plus dire
29:52précisément procureur,
29:54il faut aller là-dessus.
29:55Il peut envoyer des directives,
29:56mais depuis la loi Taubira,
29:57il y a une séparation
29:59entre les procureurs
30:00et le ministre.
30:01D'ailleurs, ça pose peut-être
30:02une question sur
30:03si un ministre veut justement
30:05s'engager sur une priorité particulière,
30:07il ne peut pas le faire,
30:08si j'ai bien compris.
30:09Il envoie des circulaires.
30:10Tout le monde parle
30:10le plus d'indépendance du parquet.
30:11Moi, je crois qu'on aurait besoin
30:13de plus, au contraire,
30:14de plus de...
30:15Il faut supprimer cette loi Taubira ?
30:17Il faudrait que le parquet,
30:18encore une fois,
30:19rende des comptes.
30:19Et vous savez,
30:20un système politique,
30:22un système institutionnel,
30:23c'est un système de responsabilité.
30:25Monsieur Bellamy,
30:26deux dossiers sur le bureau du juge.
30:27Un homme suspecté de pédophilie
30:30avec un certificat médical d'une enfant
30:32et un homme suspecté de terrorisme.
30:34Vous prenez quel dossier ?
30:34Mais là, le sujet,
30:35ce n'est pas ça, Ahoch.
30:36Le sujet, c'est d'un côté
30:37un homme suspecté de pédophilie.
30:38Non, mais vous faites quoi ?
30:38Parce que les magistrats vous disent,
30:39on doit prioriser,
30:40on n'a que des dossiers prioritaires.
30:41On fait quoi ?
30:42Revenons, revenons.
30:43Les gendarmes ont témoigné
30:44en disant, moi,
30:45j'ai des morts, j'ai des meurs,
30:46j'ai des accidents,
30:48j'ai des morts d'enfants,
30:48des familles qui m'appellent,
30:49je fais quoi ?
30:50C'est pas vrai.
30:50Mais revenons sur ce qui s'est passé.
30:52Non, non, non, non.
30:53Mais ce qui s'est passé...
30:54Qu'est-ce que vous faites ?
30:55Monsieur Bellamy,
30:56les Français nous regardent.
30:57Deux dossiers.
30:58La justice, elle a le moyen...
30:59Terrorisme ou pédophilie ?
31:00La justice, elle a le moyen
31:01de poursuivre en même temps
31:02des terroristes et des pédophiles.
31:03La vérité, c'est qu'à hausse,
31:04ce qui s'est passé,
31:06c'est qu'à hausse,
31:06on a convoqué des agriculteurs
31:07qui avaient déversé du purin
31:08dans la préfecture
31:09et on n'a pas convoqué
31:10un pédophile récidiviste.
31:12C'est ça, la vérité.
31:13Alors maintenant,
31:14on ne va pas nous raconter l'histoire.
31:15La vérité, c'est qu'effectivement,
31:16vous avez aujourd'hui
31:18des magistrats, manifestement,
31:19qui obéissent aussi
31:21à une ligne politique.
31:22Vous connaissez le syndicat
31:23de la magistrature.
31:23C'est un tiers des magistrats français
31:25qui nous expliquent
31:26qu'aujourd'hui,
31:27ils défilent à la fête de l'Huma
31:28et ils expliquent
31:28qu'emprisonner, c'est mal.
31:30En fait, on sent bien
31:31qu'il y a une réticence politique
31:32à aller dans cette direction.
31:33C'est ça, la vérité.
31:34Le choix, il n'est pas
31:35entre pourchasser des terroristes
31:36ou des pédophiles.
31:37Il est entre pourchasser
31:38des récidivistes ou des pédophiles.
31:39Si j'arrive,
31:40ce serait une très mauvaise idée,
31:42à mon avis,
31:42d'hyper-responsabiliser les magistrats
31:44pour une raison simple.
31:45C'est que vous allez les radicaliser
31:46dans leur prise de décision.
31:47Ils vont trop en faire
31:48ou pas assez en faire.
31:48Donc, c'est une fausse bonne idée.
31:51Il y a un fait social aujourd'hui
31:53que nous vivons de plein fouet
31:54depuis plus de 20 ans.
31:55L'État ne protège plus les individus.
31:57Il se protège lui-même.
31:58Il faut bien qu'on se mette ça en tête.
32:00Les moyens de l'État
32:01sont uniquement...
32:03Il suffit de lire
32:04le bon mot de la sécurité.
32:05Ils vont mettre combien ?
32:05Ils vont mettre 200 CRS
32:06place Vendôme
32:07pour pas qu'on manifeste.
32:08Ils vont mettre...
32:09Je ne sais pas combien de CRS
32:10ils vont mettre place Vendôme
32:11pour pas qu'on manifeste.
32:12CRS garde mobile.
32:13Donc là, on va être obligés...
32:15Et du coup, là, j'avais mes équipes
32:18par SMS
32:19et je suis...
32:20En fait, je...
32:21Donc, on va être obligés
32:22de déplacer la manifestation
32:24parce que oui, voilà.
32:25Le gouvernement a du pouvoir.
32:27Il a le pouvoir
32:28de nous écrabouiller.
32:29Voilà.
32:29Il a le pouvoir
32:30de nous empêcher de manifester.
32:31De nous empêcher
32:32de manifester en mémoire
32:34à Liana.
32:34Donc, on va être obligés
32:36de nous déplacer.
32:38On est la fondation des femmes.
32:39On est une fondation reconnue
32:40d'utilité publique.
32:41On a appelé.
32:41Il y aura des mamans.
32:42Il y aura des enfants.
32:43On ne va pas aller
32:43à la confrontation avec des CRS.
32:45On n'est pas comme ça.
32:46On ne peut pas faire ça
32:47et par ailleurs, en fait,
32:48je pense qu'en mémoire
32:49pour Liana et pour ses parents,
32:50je pense que ça n'est pas
32:51ce qu'il souhaiterait.
32:52Maintenant, moi, du coup,
32:54ma colère
32:55contre le ministre
32:56de la Justice
32:57vient d'augmenter,
32:58mais à un niveau...
33:00Il sera chez nous
33:00au sein sur BFTV.
33:01Il ne veut pas
33:02qu'on manifeste
33:03sous ses fenêtres.
33:04Mais il faut qu'il parte,
33:05en fait,
33:06s'il n'est pas capable
33:07d'affronter la colère
33:08des gens
33:09face au meurtre
33:10d'une enfant.
33:11Il faut être décidés
33:11là ce soir.
33:12Bien sûr, bien sûr.
33:13Parce que vous...
33:13Parce que l'ancien ministre
33:14de l'intérieur,
33:15il n'a rien à dire
33:15sur le sujet.
33:16Il ne sera pas
33:16au français ce soir
33:17en direct sur BFTV.
33:18Eh bien, alors,
33:19s'il est d'accord
33:19pour qu'on manifeste
33:20devant chez lui,
33:21il n'a qu'à le dire,
33:21M. Darmanin.
33:22Il peut nous faire
33:23un petit tweet,
33:23il peut nous le dire
33:24si jamais il est d'accord
33:25pour qu'on vient
33:25en bas chez lui.
33:27Non, mais c'est trop tard
33:27de toute façon ce soir.
33:28C'est trop tard.
33:29Le rassemblement,
33:30c'est à 18h30.
33:31Il va couper en deux
33:32le rassemblement.
33:32C'est la confusion
33:33dans tous les sens.
33:34C'était censé être
33:34un magnifique hommage
33:35pour une petite fille
33:36qui a été tuée.
33:37Et à cause du fait
33:38qu'il ne veut pas
33:39prendre ses responsabilités,
33:40que le gouvernement
33:40ne veut pas prendre
33:41ses responsabilités,
33:42que le président,
33:42le Premier ministre
33:43nous envoie bouler comme ça,
33:46eh bien, en fait,
33:46ils sont en train
33:47de couper en deux
33:48le rassemblement.
33:49Et moi,
33:50ça ne sera pas de ma faute
33:51s'il place Vendôme.
33:52Il y a des gens
33:53qui vont quand même
33:54place Vendôme
33:54pour pouvoir exprimer
33:55leur colère.
33:56Donc nous,
33:56on agit en responsabilité.
33:57On va place l'épine
33:58à 18h30
33:59puisque c'est que ça
33:59qui daigne nous accorder
34:01et qu'on est reconnus
34:02d'utilité publique.
34:03On ne peut pas faire
34:03n'importe quoi.
34:04Mais il n'empêche
34:05que je pense
34:05que ça ne fait
34:06qu'augmenter la colère
34:07des gens
34:07et ça ne fait que démontrer
34:09à quel point
34:10ils n'en ont rien à fiche
34:11de ce sujet
34:12et de ce problème.
34:13Ils ne nous laissent
34:14même pas rendre hommage
34:15à ces petites filles.
34:16Justement,
34:16on va voir où en est l'enquête.
34:17On va aller à Florence
34:18dans le Gers,
34:18se retrouver à Délahide Malavoux
34:19pour BFM TV
34:20puisque Jérôme Barrella
34:22est toujours en détention
34:24provisoire
34:24en attendant de voir
34:26comment on peut avancer
34:27le dossier maintenant,
34:32Oui, tout à fait.
34:33L'enquête se poursuit
34:34pour tenter de comprendre
34:35les causes
34:35de la mort de Liana.
34:36Les enquêteurs
34:37s'intéressent particulièrement
34:38à ce qu'il s'est passé
34:39entre 15h
34:40et la fin d'après-midi
34:41quand Jérôme Barrella
34:41refait surface
34:42à la fête de l'école
34:44de sa fille.
34:44Pour le moment,
34:45ce que les enquêteurs ont,
34:46c'est simplement l'endroit
34:47où a été déposé
34:48le corps de Liana,
34:49le silo.
34:49Et c'est justement ça
34:50qu'ils tentent de comprendre.
34:52Où la petite fille
34:53a-t-elle été tuée ?
34:54Ils analysent notamment
34:55la voiture du suspect
34:56à la recherche
34:57d'éléments concrets.
35:01Le suspect s'est proche
35:02mais aussi des personnes
35:03plus éloignées.
35:05Les premiers résultats
35:06d'analyse
35:07n'ayant pas permis
35:07de donner les causes
35:09de la mort de Liana,
35:10des analyses complémentaires
35:12ont été ordonnées.
35:13Des résultats
35:13qui ne devraient pas
35:14être connus
35:15avant la semaine prochaine.
35:16Adéa Laïde Malavoue
35:18en direct de Florence
35:19pour BFM TV
35:20avec Thierry Bouillet
35:22et Nassim Gomery.
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