00:00Alors dans l'affaire extrêmement précise de la petite Liana, oui, ce n'est pas une question de moyens.
00:06Dans cette affaire précise-là, et c'est celle-là qui nous réunit, je suis heureux de voir une cinquantaine
00:11de journalistes à la chancellerie.
00:13Si je vous avais fait une conférence de presse sur les moyens, peut-être on aurait été moins nombreux.
00:17Donc je prends conscience que d'abord nous parlons de cette affaire précise.
00:20Donc le président de la République a raison, et je veux évidemment le dire en tant que chef de mon
00:27administration,
00:27ce n'est pas une question de moyens qui a empêché la chancellerie, les services publics en général, de ne
00:35pas prendre des décisions dans ce cas précis.
00:38On pourra y revenir si vous le souhaitez.
00:40Le Parc-Adosh a connu un renforcement de moyens en septembre dernier, suite notamment à l'interprétation des parlementaires,
00:46puisque un quatrième magistrat est arrivé au mois de septembre dernier.
00:50Et par ailleurs, on s'aperçoit que le process est lent, et c'est plutôt cette lenteur qui est notre
00:56responsabilité,
00:57et peut-être le manque de priorisation. Je ferme la parenthèse.
01:00Si on parle en général, parce que je ne vais pas me défiler non plus,
01:05le ministère de la Justice, structurellement, a un budget inférieur à tous les autres ministères de la Justice
01:12dans le monde occidental qui nous entoure.
01:16Est-ce que le gouvernement, sous différents ministres de la Justice, sous l'autorité du Président de la République,
01:22a essayé de répondre à cette question ?
01:24Je pense qu'il serait extrêmement malhonnête de répondre non.
01:29Moi, je voudrais saluer le travail qu'a fait Éric Dupond-Moretti lorsque j'ai obtenu des moyens supplémentaires
01:33pour la police et la gendarmerie à l'intérieur.
01:35Éric Dupond-Moretti a obtenu la plus grande loi de programmation budgétaire de la Justice
01:39et le plus grand recrutement de greffiers, de magistrats du siège et du parquet,
01:44jamais obtenu, puisqu'on est passé de 8 000 magistrats à à peu près 9 500
01:50en l'espace d'à peu près 4 ou 5 ans, sous l'autorité d'Éric Dupond-Moretti.
01:55Donc nous rattrapons des années et des années de ce que M. Urvois, dernier garde des Sceaux socialiste,
02:00M. Hollande, appelait la clochardisation de la Justice.
02:02Donc en 2017, comme M. Urvois est ministre de la Justice ici, lui-même dit que la justice est en
02:07voie de clochardisation.
02:10Au lendemain de M. Urvois, c'est Mme Belloubet qui, la première, puis M. Dupond-Moretti ensuite,
02:16obtient ces moyens supplémentaires.
02:17Il en manque dans l'administration présidentielle, il en manque à la PJJ et il en manque dans l'autorité
02:23judiciaire.
02:24C'est incontestable.
02:26Ces moyens, ils sont au rendez-vous.
02:28Cette année, j'ai encore 700 millions d'euros de plus de crédit par rapport à l'année dernière.
02:34Et je suis avec le ministère de la Défense, le seul ministère qui a connu,
02:38parce que maintenant c'est mon travail, après ce qu'a négocié Eric Dupond-Moretti,
02:40de tenir à l'europrès ce qu'il avait jadis obtenu.
02:45Former un magistrat, ça ne s'est pas en claquement de doigts.
02:49C'est entre 4 et 5 ans.
02:51Si, il y a 10 ou 15 ans, tous ceux qui donnent des leçons sur les plateaux télé
02:54avaient accepté de lancer ces plans de formation, nous aurions ces magistrats aujourd'hui.
02:58Aujourd'hui, nous formons des super promos à l'École nationale de la magistrature
03:01et là, nous envoyons 441 nouveaux magistrats, par exemple, en septembre prochain, dans les juridictions.
03:07Après 4 ans de formation et de sélection.
03:09C'était 150 magistrats dans les années avant la programmation d'Éric Dupond-Moretti.
03:13L'effort, il est considérable.
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