- il y a 9 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Chers amis, bonsoir, je m'appelle Olivier de Caronfleck, très heureux de vous accueillir dans 100% Politique Week-end
00:06pour vous accompagner ce soir autour de ce plateau Philippe de Gestas.
00:10Bonsoir, ancien officier, ancien sous-préfet, dirigeant d'un cabinet de conseil.
00:13À vos côtés, Léonard Zerbi, bonsoir, avocat et Olivier Vial, directeur du CERU.
00:19Bonsoir Olivier. Il est 23h sur CNews, tout de suite un point sur les toutes dernières informations.
00:25Avec vous Isabelle Piboulot. Isabelle, bonsoir.
00:30Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:32À la une, le régime terroriste iranien a commis une grave erreur.
00:37Déclaration de Tzal après une vague de missiles iraniens contre Israël.
00:41Une première depuis le cessez-le-feu du 8 avril.
00:44Les gardiens de la révolution parlent d'un avertissement et menacent d'une riposte plus forte
00:50n'épargnant pas des cibles américaines et israéliennes au Moyen-Orient.
00:54Ils somme l'état hébreu de cesser d'attaquer le Liban et leurs alliés du Hezbollah.
00:58On y revient dans un instant avec vous Olivier.
01:01Crache d'hélicoptère dans le Loiré.
01:03Un engin de la gendarmerie nationale s'est écrasé cet après-midi dans la forêt de Bré-Saint-Aignan.
01:09L'adjudante d'Orient, Larry Gaudry, est mort.
01:12Deux autres gendarmes ont été blessés.
01:14Les circonstances du drame restent à éclaircir.
01:17Le ministre de l'Intérieur a présenté ses condoléances à ses femmes et ses hommes engagés au péril de leur
01:22vie.
01:22La nation leur doit reconnaissance et respect, a écrit sur X le préfet du département.
01:29Premier meeting de campagne présidentielle pour Jean-Luc Mélenchon.
01:32Il s'est tenu à Saint-Denis devant près de 26 000 personnes.
01:36Selon les organisateurs, le défenseur de la Nouvelle-France entend être le rempart en 2027 au Rassemblement national.
01:44Chaque voix compte.
01:45Dès le premier tour, a-t-il martelé ?
01:47Le candidat a soumis à mise en garde le reste de la gauche.
01:51Pour lui, pas question de lui faire obstacle au second tour.
01:55Et puis les suites de la tournée espagnole du pape Léon XIV.
01:58Près d'un million deux cent mille fidèles se sont rassemblées au cœur de Madrid.
02:02Une messe géante en extérieur a été célébrée.
02:06Le roi Felipe VI et la reine Letitia y ont assisté.
02:09Demain, le souverain pontife rencontrera le chef du gouvernement, Pedro Sanchez.
02:13Il prononcera également un discours historique devant le Parlement espagnol.
02:18Merci beaucoup Isabelle.
02:21Isabelle Piboulot, vous vous retrouverez dans une heure pour l'édition de la nuit.
02:24Et vous le disiez en ouverture de ce Flash Info.
02:27L'actualité ce soir, ce sont ces salves de missiles en direction d'Israël.
02:32Des salves tirées par la République islamique d'Iran.
02:35Quelques heures après des frappes israéliennes contre des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
02:41Alors, tous les établissements scolaires resteront fermés ce soir.
02:44Et de l'inquiétude à 7h.
02:46Reste la reprise de la guerre au Moyen-Orient.
02:48En tout cas, il y en a qui sont très inquiets.
02:51Ce sont les Américains ce soir.
02:54On va en parler avec François Constantini qui est en liaison avec nous.
02:59Géopolitologue et spécialiste du Proche et Moyen-Orient.
03:02Bonsoir, l'escalade régionale.
03:05Est-ce qu'elle a franchi un nouveau seuil ce dimanche soir ?
03:08Comment lire cette nouvelle attaque iranienne, François Constantini ?
03:13Oui, bonsoir Olivier.
03:15Alors, on sait en effet que l'attaque iranienne est partie d'abord du Hezbollah.
03:18Vous savez, le Hezbollah et l'Iran, c'est tout à fait la même chose.
03:21Quand le Hezbollah est actionné, c'est que Téhéran tire les ficelles derrière.
03:25D'abord, le Hezbollah avait commencé, il faut le savoir, par tirer des missiles sur le nord d'Israël.
03:30Israël a riposté et a commencé à bombarder la banlieue sud de façon ciblée.
03:36Notamment deux immeubles dans un quartier résidentiel où sont présents notamment des membres du Hezbollahs qui ont été touchés.
03:44Tandis que l'Iran, là, a riposté de façon beaucoup plus dense par des tirs de missiles sur Israël.
03:51Alors que la guerre reprenne, en effet, il y avait un certain nombre de tensions.
03:55Il faut savoir que dans le Golfe, déjà, l'Iran a visé récemment Bahreïn et le Koweït.
04:03Ce qui n'était pas les sites préférentiels.
04:05Les Émirats étaient déjà une cible.
04:07Mais peut-être qu'il faut voir, notamment dans le flottement, notamment observé chez Donald Trump,
04:11peut-être une fenêtre qui s'est ouverte de tir pour l'Iran,
04:16qui a peut-être senti un certain nombre de faiblesses, de flottements dans la politique américaine.
04:21Et peut-être un découplage également qui a été senti entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou,
04:26qui fait que l'Iran, qui, lui, n'a aucun scrupule en tout cas,
04:30et tient visiblement à relancer le conflit, s'est engouffré dans la brèche.
04:37François Constantini, deux craintes à cette heure où nous nous parlons.
04:41La première, c'est une attaque d'ampleur, finalement, de côté iranien,
04:45puisqu'ils ont prévenu d'une attaque de grande ampleur à court terme.
04:50Et puis de l'autre, c'est une réponse massive côté israélien.
04:55Et cela, ça ne fait pas les affaires de Donald Trump,
04:57qui, ce soir, semble à tout le moins furieux,
05:00puisqu'il dit qu'il va appeler Benjamin Netanyahou
05:02pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens.
05:07Oui, mais d'un côté, l'attaque vient de l'Iran.
05:09Vous savez, l'Iran attaque toujours en souhaitant une réposte israélienne
05:13et puis pour monter notamment en puissance dans ses attaques.
05:18C'est quand même la stratégie iranienne.
05:19À un moment, il faut se poser la question des responsabilités.
05:22Alors, on sait que Donald Trump, aujourd'hui,
05:24il y a des négociations qui sont reprises.
05:26On a entendu quand même des phrases assez étonnantes,
05:30comme quoi Donald Trump voulait rencontrer Mostaba Ramanaï,
05:34le nouveau guide suprême.
05:36C'est assez surprenant quand même,
05:37après ce qui s'est passé.
05:41On parle de négociations, on parle d'accords,
05:44mais visiblement, on est quand même moins.
05:46Parce que s'il y a négociations d'accords,
05:47il faudrait que tout soit mis sur la table.
05:49Et ça semble tout à fait improbable,
05:51parce que l'Iran, il faut le savoir, ne lâchera pas.
05:53Ça, c'est quand même le point d'or.
05:55Ne lâchera pas, notamment, l'arme nucléaire.
05:57Ça, c'est certain.
05:58À partir de là, tout accord qui serait en dehors,
06:01notamment, de l'arme nucléaire,
06:04c'est un accord tout à fait inopérant.
06:05Il y a l'Iran qui ne lâchera pas le Hezbollah
06:08et l'armée israélienne qui dit qu'elle poursuivra
06:10ses opérations dans tout le Liban.
06:12Donc, pour viser le Hezbollah,
06:15est-ce qu'on peut s'attendre également
06:17à une réplique israélienne,
06:19mais sur le territoire iranien, cette fois ?
06:23Alors ça, ça dépendra visiblement
06:26du degré d'attaque iranien.
06:28Il n'est pas impossible que les Iraniens ripostent.
06:31Est-ce que Donald Trump va retenir le bras,
06:33va avoir la capacité de retenir le bras
06:35de Benjamin Netanyahou ?
06:37Ça, c'est à savoir.
06:38Il faut quand même savoir que les Israéliens
06:40sont quand même très dépendants de l'aide américaine
06:41en matière de fourniture balistique,
06:44d'aide notamment sur le dôme de fer,
06:46même si Israël, en effet,
06:47est un pays qui a beaucoup travaillé
06:49ces dernières années, 20 dernières années,
06:50en termes d'autonomie stratégique.
06:52Il faut quand même savoir que sur le plan géostratégique,
06:55sur le plan politique local,
06:57le président Aoun, Joseph Aoun,
06:58dans un interview il y a trois jours à CNN,
07:01a dit que les gardiens de la révolution
07:03n'étaient pas chez eux en Liban,
07:05que le Liban n'était pas leur pays,
07:06que le pays, c'était le pays des Libanais.
07:08En tout cas, c'est un message fort
07:09qui a été envoyé à l'Iran.
07:12Et il faut savoir également que l'Iran,
07:13n'acceptant pas la position du Liban officiel,
07:16pourrait également refaire du Liban,
07:19faire encore plus du Liban le chanclot,
07:22en quelque sorte,
07:23pratiquer une politique de terre brûlée.
07:25Merci beaucoup, François Constantini,
07:27pour cet éclairage.
07:28On le rappelle, pour le moment,
07:29à cette heure, les frappes ont cessé.
07:31Les frappes du côté de l'Iran
07:34ont cessé à destination d'Israël.
07:36Mais c'est vrai qu'Olivier Vial,
07:38ce soir aussi, c'est l'inquiétude de Donald Trump
07:40qui résonne particulièrement,
07:42puisqu'il dit même qu'un accord
07:43était à deux doigts d'être signé
07:45avec la République islamique d'Iran.
07:47Il parle même de lundi.
07:48Alors c'est vrai qu'il dit
07:50que tout est son contraire.
07:51Ça fait plusieurs semaines.
07:52Ça fait plusieurs semaines que l'accord est à proximité.
07:54En fait, il y a deux choses.
07:55C'est qu'on a l'impression quand même
07:56que les Iraniens, eux,
07:57n'ont pas du tout envie de cet accord
07:59et qu'en faisant ça,
08:01en tapant sur Israël,
08:02c'est aussi un moyen
08:03de faire d'une pierre deux coups.
08:06Une première pierre,
08:07c'est qu'ils enfoncent un coin
08:08dans l'alliance entre les États-Unis et Israël.
08:11Ils savent qu'en plus,
08:13ils jouent sur un terrain
08:14qui est déjà un peu favorable
08:15parce que depuis quelques jours,
08:17les propos de Donald Trump
08:19vis-à-vis de Netanyahou
08:20sont extrêmement durs.
08:23Et donc, effectivement,
08:23il y a déjà une tension
08:25qui était palpable.
08:27Et là, les Iraniens savent appuyer
08:29là où ça fait mal.
08:30Et donc, ils créent un coin
08:31entre les deux
08:32en espérant justement
08:33ce découplage dans l'alliance.
08:35Et la deuxième chose,
08:36c'est qu'effectivement,
08:37en faisant ça,
08:37ils rendent plus compliqué encore
08:39un accord.
08:40et on sait depuis
08:41quand même plusieurs semaines
08:42qu'à chaque fois
08:43que Donald Trump
08:44a cru que l'accord
08:45était sur le point,
08:46ça a toujours été
08:47les Iraniens
08:48qui, au dernier moment,
08:49ont dit non, non,
08:49ce n'est pas du tout le cas.
08:50Et là,
08:51c'est peut-être une nouvelle forme
08:52encore
08:54pour mettre
08:55cet accord en difficulté.
08:57En fait,
08:58le problème,
08:58c'est que là,
08:58aujourd'hui,
08:58Donald Trump
08:59a vraiment mis
09:01ses cartes sur la table.
09:02On sait que lui,
09:03il est prêt à tout
09:03pour un accord rapide.
09:04C'est ça.
09:05Et donc,
09:05dès lors qu'il y a ça
09:06qui est sur la table,
09:07les Iraniens
09:08ont beaucoup plus
09:09de marge de manœuvre
09:10aujourd'hui
09:10pour justement
09:11essayer de faire monter
09:13les enchères
09:13en leur faveur.
09:15Et cette action-là,
09:16elle est à la fois dramatique,
09:18heureusement,
09:18et je crois qu'il n'y a pas eu
09:19de dégâts
09:20puisque le domaine de frères
09:21a bien fonctionné,
09:23mais c'est effectivement
09:24un moyen comme un autre
09:26pour l'Iran
09:26à la fois d'assurer
09:28son pouvoir
09:29sur le Hezbollah
09:30et puis de créer
09:32la tension
09:33dans l'alliance
09:33entre les États-Unis
09:34et l'Iran.
09:35Et tension
09:36qui est très présente
09:36Philippe de Gestas
09:37parce que c'est assez intéressant
09:38de voir Donald Trump,
09:40le coup de pression
09:41de Donald Trump
09:41qu'il met sur
09:42Benjamin Netanyahou
09:43pour ne pas qu'il riposte
09:45puisqu'il prévient même
09:47la presse
09:48ce soir
09:49sur son compte
09:49très rapidement
09:50qu'il va appeler
09:51Benjamin Netanyahou.
09:53On voit
09:54que ça n'arrange
09:55absolument pas
09:55les affaires
09:56de Donald Trump.
09:58On le répète
09:58qu'il parlait d'un accord.
10:00Bon, ça fait déjà
10:01plusieurs semaines
10:01qu'on attend cet accord.
10:03C'est intéressant
10:03de voir
10:04la manière
10:05dont il y a
10:06une alliance
10:06qui finalement
10:07se fissure un peu
10:07entre les...
10:08Ce qu'on comprend bien
10:09c'est que
10:10enfin ce que je pense
10:10c'est que les Iraniens
10:11ont compris
10:11que Donald Trump
10:12n'avait pas d'autre choix
10:13que d'arriver enfin
10:14à un accord
10:15compte tenu
10:15du coup de la guerre
10:16du délai de la guerre
10:17et des conséquences
10:18géopolitiques et économiques
10:19de cette guerre
10:20et qu'aujourd'hui
10:23Donald Trump
10:23est en quelque sorte
10:24au pied du mur
10:25et donc en effet
10:27quand on doit négocier
10:28une sortie de crise
10:29il est nécessaire
10:30de renforcer sa position
10:32et là
10:33en l'occurrence
10:34et je rejoins
10:34ce que disait
10:35Olivier Vial
10:35tout de suite
10:35ce qui est plutôt
10:38alors ce qui monte
10:39la capacité
10:40je dirais
10:40des Iraniens
10:41à bien comprendre
10:41les enjeux
10:42c'est qu'ils essaient
10:43effectivement
10:43de mettre un coin
10:44dans l'alliance
10:45entre les Israéliens
10:46et les Américains
10:47d'un côté
10:48renforcer leur position
10:49effectivement
10:50sur le plan géopolitique
10:51et on l'a dit
10:52à propos du Liban
10:53cela dit
10:55la question
10:56qu'on pourrait aussi
10:56se poser
10:57c'est
10:57est-ce qu'on est certain
11:01que le pouvoir iranien
11:02aujourd'hui
11:02est véritablement
11:04monolithique
11:04c'est une question
11:05qu'on peut se poser
11:06aujourd'hui
11:06et il y a probablement
11:08et c'est humain
11:09deux tendances
11:09qui doivent exister
11:11et il n'est pas impossible
11:12que ce qu'on voit
11:12aujourd'hui
11:13ce soit
11:13des éléments
11:14de politique interne
11:16en Iran
11:17oui voilà c'est ça
11:18et à qui s'adresse
11:19aussi Donald Trump
11:20à qui parle-t-il
11:21il doit y avoir
11:22certainement
11:22chez les gardiens
11:23de la révolution
11:23des branches
11:24beaucoup plus dures
11:25beaucoup plus conservatrices
11:26et on voit
11:28en tout cas
11:28cette branche-là
11:29qui est encore capable
11:31de frapper ce soir
11:32je le rappelle
11:33nous sommes au centième jour
11:34de cette guerre
11:36donc au Moyen-Orient
11:38on suit tout cela
11:39de très près
11:41les éventuelles avancées
11:43pendant cette émission
11:44mais désormais
11:46je vous propose
11:46de revenir en France
11:48avec ces mots
11:49de l'attente de Liana
11:51cet après-midi
11:52devant plus de 6 000 personnes
11:54Liana
11:55pardon
11:56de tout ce que tu as vécu
11:58des mots prononcés
11:59lors de la marche blanche
12:00pour la fillette
12:01des mots qui nous bouleversent
12:03bien évidemment ce soir
12:04les larmes cet après-midi
12:06elles étaient
12:06des larmes de tristesse
12:07mais pas seulement
12:08elles étaient aussi
12:09des larmes de colère
12:11est-ce à la famille
12:12d'ailleurs
12:12de demander pardon
12:13à Liana
12:13n'est-ce pas
12:14à la société
12:15aux autorités judiciaires
12:16aux autorités politiques
12:17on va en parler
12:18si vous le voulez bien
12:19dans un instant
12:20mais avant
12:21je voulais qu'on revoie
12:23ces images
12:23alors inimaginables
12:25dans cette petite commune
12:26de Florence
12:27si paisible
12:28c'est dans le pays
12:29dans Gascogne
12:30il y a la fin de la marche
12:31la tante de Liana
12:32qui a donc lu
12:33ces mots
12:34écrits par les parents
12:35de la collégienne
12:36regardez
12:37notre petit monde
12:38tout entier
12:39s'est écroulé
12:40une fois de plus
12:41je nourrais les mots
12:42pour décrire ce drama
12:43abominable
12:44qui touche notre famille
12:45nous tenir devant
12:47de tous
12:47et de tous
12:48aujourd'hui
12:50et parler
12:50de Liana
12:51est surréaliste
12:53une dernière fois
12:54mille merci
12:55du fond du coeur
12:57et au nom
12:58de toute notre famille
12:59merci infiniment
13:00pour elle
13:00Liana
13:01pardon
13:02pardon
13:03pour ce que tu as vécu
13:04nous t'aimons tellement
13:10dans mes bras
13:12tu es arrivé
13:13un souffle doux
13:15un ciel enchanté
13:16ton sourire
13:18éclaire mes jours
13:20petit trésor
13:21mon plus bel amour
13:23quand tes yeux
13:24sourent sur le matin
13:26je sens le monde
13:28devenir serein
13:30ta voix résonne
13:32comme une chanson
13:33et je t'accompagne
13:35chaque saison
13:38alors bien évidemment
13:39ces images
13:40nous déchirent tous
13:41le coeur
13:42mais il y a de la colère
13:43puisqu'on se dit
13:44le Honar Zerbi
13:44ce soir
13:45encore
13:45encore une marche blanche
13:47pour pleurer
13:48une petite fillette
13:49on lit encore
13:50des plus jamais ça
13:51on a déjà connu
13:52ce type de marche blanche
13:54c'est un rituel
13:56je dirais insupportable
13:57et devenu bien trop français
13:58ces dernières années
14:00je voudrais d'abord dire
14:01que je partage
14:01la colère
14:03des victimes
14:04des familles
14:05évidemment d'abord
14:05leur émotion
14:06puisque c'était aujourd'hui
14:06une marche blanche
14:08mais en fait
14:08cette colère
14:09je la partage
14:09parce qu'on a tous
14:10le sentiment
14:11que ce drame
14:12et beaucoup d'autres
14:13auraient pu être évité
14:14si nous n'avions pas
14:15un système au global
14:16qui dysfonctionne
14:17alors qu'est-ce qui dysfonctionne
14:19c'est
14:19on va en parler tout à l'heure
14:20le système judiciaire
14:22au sens large
14:22il n'y a pas simplement
14:24des responsabilités individuelles
14:25qui pourront être examinées
14:27mais me semble-t-il
14:28un système global
14:29une carence globale
14:30de la société
14:31de la justice
14:32de l'état
14:33au sens large
14:34et de la société
14:35d'une manière générale
14:36parce que
14:36ce Jérôme Barrella
14:38il y avait eu
14:40d'autres antécédents
14:41avant même
14:42la plainte de 2025
14:43il était engagé
14:44dans un lycée
14:45il a été licencié
14:46en 2021
14:47pour des attouchements
14:50et des agressions sexuelles
14:51et on réalise
14:53que finalement
14:53le signalement
14:54qui aurait dû être effectué
14:56auprès de la justice
14:56n'a semble-t-il
14:58pas été effectué
14:59ou alors
15:00si signalement
15:00il y a eu
15:01ça n'a eu
15:02aucune conséquence
15:03donc il y a aussi
15:03il faudra examiner
15:05l'ensemble des dysfonctionnements
15:06là ce serait potentiellement
15:07un dysfonctionnement
15:07de la région Occitanie
15:09qui était son employeur
15:10et il avait fait l'objet
15:11d'une procédure disciplinaire
15:13et je rappelle
15:13qu'au titre de l'article 40
15:15du code de procédure pénale
15:16lorsque l'administration
15:17a connaissance
15:18de faits
15:19de nature pénale
15:20elle est dans l'obligation
15:21de les signaler
15:23au parquet
15:23donc je crois que
15:25pour ce drame
15:25comme d'autres drames
15:26dont on parlera tout à l'heure
15:28celui d'Elias
15:28celui d'autres victimes
15:29ce qui sidère les français
15:31c'est de se dire
15:32finalement
15:32si on avait
15:33davantage de moyens
15:34si on avait
15:35d'autres processus
15:36qui sont archaïques
15:37je pense notamment
15:38à cet envoi
15:39de la plainte
15:40par courrier postal
15:41qui a mis 13 jours
15:42à arriver
15:42qui est complètement loynaire
15:43est-ce une question de moyens ?
15:45ce n'est pas qu'une question de moyens
15:46mais c'est aussi
15:47une question de moyens
15:48c'est pas seulement
15:49mais quand on a en France
15:50deux fois moins
15:52de magistrats
15:53que dans le reste
15:53de l'Union Européenne
15:54quand on a
15:54quatre fois moins
15:55de procureurs
15:56que dans le reste
15:57de l'Union Européenne
15:57rendez-vous compte
15:58trois procureurs
15:59pour 100 000 personnes
16:00là où c'est
16:01quatre fois plus
16:01dans le reste
16:02de l'Union Européenne
16:03on se dit
16:04qu'il y a aussi
16:04un sujet de moyens
16:05maintenant c'est pas le seul
16:06mais là nous sommes
16:06dans le Gers
16:07nous sommes
16:07d'une zone
16:09où vraisemblablement
16:11et c'est le garde des Sceaux
16:12Gérald Darmanin
16:14qui expliquait
16:15qu'effectivement
16:15les dossiers
16:16ou les dossiers graves
16:19les dossiers criminels
16:20n'étaient pas si nombreux
16:20que ça
16:21donc effectivement
16:22on parle d'un état
16:22mais est-ce qu'on peut pas
16:23aussi parler d'un état d'esprit
16:25aujourd'hui
16:25Philippe de Gestas
16:26en France
16:26qui explique aussi
16:28cette faillite
16:28qu'on va détailler
16:29bien évidemment ce soir
16:30c'est pour ça que le mot
16:31de l'attente
16:32cette pauvre enfant
16:33est très fort
16:34et en fait c'est probablement
16:36le mot qui interpelle le plus
16:38pardon pour tout ce que tu as vécu
16:39et donc
16:41c'est collectif en réalité
16:42si vous voulez
16:42à chaque fois qu'on a un événement
16:44comme celui-là
16:44aussi dramatique
16:45on remet toujours la question
16:46faut-il réformer la justice
16:47faut-il plus de moyens
16:48y a-t-il assez d'administratifs
16:50dans les tribunaux
16:51est-ce que la gendarmerie
16:52est bien organisée
16:53etc etc
16:54et tout ça
16:54est vrai
16:55et alors après
16:56évidemment on enterre ça
16:57dans des commissions
16:58des réflexions
16:58on a une réforme
17:00réformette
17:00on rajoute un petit peu
17:01d'argent dans un budget
17:02mais la faillite
17:03c'est pas des dysfonctionnements
17:05combien de temps
17:05va-t-on encore parler
17:06de dysfonctionnements
17:07en fait ça fonctionne
17:08il y a des procédures partout
17:10j'en atteste moi-même
17:10des procédures administratives
17:12il y en a partout
17:13c'est donc pas un problème
17:13de procédure
17:14il y a eu des signalements
17:16donc c'est une procédure
17:17mais en fait
17:18c'est une faillite totale
17:20c'est-à-dire qu'en réalité
17:21nous sommes
17:22dans une société
17:23de l'indifférence
17:24et je constate
17:26que finalement
17:27pour la majeure partie
17:28des gens concernés
17:30si ça ne les touche pas
17:31directement
17:31c'est traité
17:32comme un dossier
17:33comme un timbre
17:34mis sur une enveloppe
17:35alors que derrière
17:36tous ces sujets
17:37il y a des hommes
17:38des femmes
17:39des enfants
17:39et c'est ça
17:40la question en réalité
17:41et donc pardon
17:42je garde la parole
17:43pour dire que
17:43ce qui interroge
17:45c'est toute la société
17:46c'est pas uniquement
17:48l'état qui est en faillite
17:49c'est que globalement
17:49nous portons tous
17:52une responsabilité
17:52et c'est pas une énième
17:53réformette
17:55initiée par un ministre
17:56qui changera
17:57et donc c'est véritablement
17:58s'il n'y a pas
17:58un sursaut moral
17:59c'est-à-dire
18:00changer de civilisation
18:02revenir à une civilisation
18:03où on est concerné
18:03par l'autre
18:04et bien on aura
18:05du traitement administratif
18:06qui prendra du retard
18:07parce que la poste
18:07est en retard
18:08parce que les services
18:09sont désorganisés
18:10mais ça ne réglera pas
18:11le problème
18:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui
18:12on est trop
18:13bon je termine à 18h
18:15et tant pis
18:15c'est un dossier
18:16comme un autre
18:17qui s'empile
18:18finalement
18:18et ça peut expliquer
18:19aussi ce dysfonctionnement
18:20l'état d'esprit
18:21aujourd'hui de la société
18:23où on a perdu
18:24le sens de la mission
18:25quelque part
18:26la justice
18:26elle doit mettre
18:27hors d'état de nuit
18:28un criminel
18:28ce qui est sûr
18:29c'est que le système
18:29il s'est complexifié
18:31au fur et à mesure
18:32il s'est bureaucratisé
18:33dans toute bureaucratisation
18:34il y a une forme
18:35de déresponsabilisation
18:36parce que quand il suffit
18:37de remplir un papier
18:39et qu'en fait
18:39l'objectif
18:40c'est d'abord
18:40de remplir ce papier là
18:41effectivement petit à petit
18:43on perd
18:46pourquoi on est là
18:47et ça effectivement
18:50le président de la république
18:51a dit qu'il avait
18:51augmenté les moyens
18:52c'est vrai
18:52mais dans le même temps
18:53on a tellement augmenté
18:54justement
18:56la complexité
18:57de la procédure
18:57la bureaucratisation
18:59qu'il y a
18:59qu'effectivement
19:00ça prend un temps
19:00de plus en plus important
19:02et quand on parle
19:03aux enquêteurs
19:03ils nous expliquent
19:04qu'une grande partie
19:06de leur temps
19:07il est gâché
19:07par des procédures
19:09purement administratives
19:10par une bureaucratisation
19:11énorme
19:12et donc
19:13cette bureaucratisation
19:14je pense qu'elle a
19:15deux
19:16trois défauts
19:17le premier défaut
19:17c'est effectivement
19:18qu'elle prend du temps
19:19et qu'elle gâche
19:20du temps d'enquête
19:20et du temps judiciaire
19:22le deuxième défaut
19:23c'est que finalement
19:23elle finit par
19:25déresponsabilité
19:25en tout cas
19:26elle nuit à la réalité
19:27de l'acte
19:28on a l'impression
19:29effectivement
19:29qu'il y a un filtre
19:30bureaucratique
19:31par rapport à une réalité
19:32qui est extrêmement humaine
19:34et puis le troisième défaut
19:35c'est que petit à petit
19:36en faisant ça
19:37effectivement
19:37et bien on s'éloigne
19:41justement de la capacité
19:42à agir réellement
19:44sur le réel
19:44et ça
19:45ça a malheureusement
19:46été quelque chose
19:48je pense
19:48qui fait partie
19:49et ça crée des conditions
19:50parce qu'il y a
19:51sans doute
19:52dans ce dossier-là
19:53des dysfonctionnements
19:54humains
19:54il y a sans doute
19:55des erreurs humaines
19:56mais le dossier
19:57le système
19:58il est créateur
20:00en fait
20:01il crée des opportunités
20:02de faire des erreurs
20:02tout le temps
20:03pardonnez-moi
20:03Léonard Zerbi
20:04et beaucoup
20:05sur les réseaux sociaux
20:05l'ont souligné
20:06quand il s'agit d'autres affaires
20:08notamment
20:08vous allez à un tweet
20:09un tweet problématique
20:10et vous apprenez
20:11trois jours après
20:12que la personne
20:12qui a posté ce tweet problématique
20:14est déjà en garde à vue
20:17ou alors
20:17on a vu les agriculteurs
20:18même avec le parc de l'orge
20:19il y a trois millions de plaintes
20:20qui sont en suspens
20:22donc ça veut dire
20:22qu'effectivement
20:23on en entend comme ça
20:24et 70 000 qui concernent
20:25les enfants
20:26et ça c'est énorme
20:27ça veut juste dire
20:29qu'en réalité
20:31oui il y a quelques fois
20:32où ça va vite
20:32mais dans la majorité du temps
20:33ça ne va pas vite
20:34parce que trois millions
20:35de plaintes
20:35qui sont en suspens
20:36il faut imaginer
20:37le nombre de personnes
20:38qui attendent
20:38que la justice
20:39réponde à leurs problèmes
20:40oui mais la justice
20:41a répondu par exemple
20:42quand il y a eu
20:43cette prise de parole
20:44du patron
20:46de la coordination rurale
20:47à Hoche
20:48justement
20:49et qui avait
20:50eu des mots
20:52peu sympathiques
20:52pour les écolos
20:53je les ai pu en tête
20:54précisément
20:55mais très rapidement
20:56le parc et d'oche
20:57a publié un communiqué
20:59en disant
20:59nous allons ouvrir
21:00une enquête
21:00et donc ça
21:01les français
21:01ne le comprennent pas
21:02c'est-à-dire
21:02qu'il y a un deux poids
21:03deux mesures
21:03et on a le sentiment
21:04d'une justice
21:05d'ailleurs
21:05de plus en plus politisée
21:06et le rôle premier
21:08le cœur
21:09c'est-à-dire
21:09mettre hors d'état
21:10de nuire un criminel
21:11et bien semble secondaire
21:13là je me fais
21:14le porte-voix
21:15de ce que j'ai pu lire
21:16ici ou là
21:16ou entendre
21:17alors ce qui me semble
21:18très important
21:19dans ce qui vient d'être dit
21:19c'est la logique de système
21:20c'est-à-dire que
21:21je rejoins complètement
21:22ce qui a été dit
21:23ce n'est pas simplement
21:25une défaillance
21:27qui serait macro
21:28mais c'est un système global
21:31qui est en défaillance
21:33notamment en raison
21:34de ce carcan
21:35qui est devenu
21:35l'administration
21:36vous savez pourquoi
21:37ce dossier papier
21:38a été transmis par courrier
21:39parce qu'en fait
21:40la règle c'est que
21:41quand le dossier
21:41au départ est numérisé
21:42on continue par voie numérique
21:44et quand il est en format papier
21:45il faut que l'original
21:46arrive au parquet
21:47on comprend cette règle
21:48mais alors pourquoi
21:49est-ce qu'on numérise pas
21:50à l'heure quand même
21:51du numérique
21:51de l'intelligence artificielle
21:53en 2026
21:54les français se disent
21:55que c'est quand même
21:55absolument aberrant
21:56et moi ce qui m'a frappé
21:57c'est la conférence de presse
21:59de la procureure Doche
22:00j'ai absolument rien
22:02contre la procureure Doche
22:03et je pense que
22:04sans doute
22:05a-t-elle essayé
22:06de faire son travail
22:07du mieux qu'elle pouvait
22:08mais dans sa conférence de presse
22:09elle explique en gros
22:10que toute la procédure
22:11a été suivie
22:12normalement
22:14sans qu'il y ait
22:15d'écart
22:15et en fait
22:16qu'est-ce qu'on remarque
22:17dans cette affaire
22:18c'est qu'on a traité
22:20un sujet
22:20avec une urgence vitale
22:21pour des enfants
22:22comme un vol classique
22:24ou un cambriolage
22:25ou d'autres types
22:26d'infractions
22:27qui sont traitées
22:28dans une temporalité
22:29beaucoup plus longue
22:30alors que là
22:31on a un défaut évident
22:33de priorisation
22:34c'est-à-dire que
22:34quand vous allez à l'hôpital
22:35et que vous allez aux urgences
22:37il y a des tas de gens
22:37qui vont aux urgences
22:38pour un oui ou pour un non
22:39vous avez un premier médecin
22:40tout de suite qui dit
22:41ça c'est une vraie urgence
22:42ça ça peut attendre un peu plus
22:43et là en fait
22:44on a une plainte
22:45qui était bien faite
22:46qui était bien ficelée
22:47en mois d'août 2025
22:48qui a été transférée
22:49au parquet d'oches
22:50ce qui est normal
22:51parce que le parquet
22:51se dessaisit
22:52parce qu'il y a une compétence
22:53territoriale
22:53et quand le parquet d'oches
22:54en est saisi
22:55là il y a un trou
22:55on ne comprend pas
22:56pourquoi les choses
22:57ne vont pas beaucoup plus
22:58mais ça rejoint
22:58et chacun se cache
22:59derrière le protocole
23:00en disant
23:02on est tellement
23:03suradministrés
23:04qu'il n'y a plus d'humanité
23:05dans la conférence de presse
23:07l'humanité a disparu
23:08parce que finalement
23:09derrière ce problème humain
23:10moi j'ai respecté
23:11la procédure
23:12qu'elle pense
23:13l'avoir respectée
23:14et donc ça lave
23:16de tout son
23:16malheureusement
23:17c'est pas tout à fait
23:18parce qu'en fait
23:19en parallèle
23:20de cette surinflation
23:22des procédures
23:23et de la bureaucratie
23:24il y a la question
23:25de l'autorité
23:25qui a été battue
23:26en brech
23:26c'est qu'en fait
23:26en réalité
23:27dans bien des sujets
23:28on ne sait plus
23:29qui a autorité
23:30pour décider
23:31d'autant plus que comme
23:32et ça ça date pas d'aujourd'hui
23:33ça date de dizaines d'années
23:35toute forme d'autorité
23:36est désormais conçue
23:37comme étant attentatoire
23:38aux libertés individuelles
23:39on a aussi
23:40une démission collective
23:41et individuelle
23:43de cette capacité
23:44à décider
23:44quand maître Zerbib
23:46dit que le médecin
23:47le premier médecin régulateur
23:49prend la décision
23:50de dire tel patient
23:51est prioritaire
23:52etc
23:52il prend une décision
23:53parce qu'il a une autorité
23:55qu'on la lui reconnaît
23:56mais on s'aperçoit
23:57que dans le reste
23:58dans l'administration
23:59en général
23:59et j'en atteste
24:00la prise de responsabilité
24:02qui correspond à la décision
24:03est aujourd'hui
24:04extrêmement faible
24:05et donc on se raccroche
24:06aux procédures
24:07et on se dit
24:07mais moi
24:08j'ai fait ce que j'avais à faire
24:10et terminé
24:10on marque une très courte pause
24:12on entendra Gérald Darmanin
24:14qui s'est exprimé
24:15sur ce dossier
24:16d'ailleurs qui très rapidement
24:17le garde des Sceaux
24:18a pris la parole
24:19son porte-parole également
24:21qui a tenu
24:23à informer
24:23chaque jour
24:25suite à cette affaire
24:26donc on en parle
24:28restez avec nous
24:28sur CNews
24:29à tout de suite
24:33Combien de Jérôme Barrella
24:35du nom du suspect
24:36qui aurait violé
24:37et tué Liana
24:38aujourd'hui en France
24:40une question
24:40à laquelle il faut
24:41bien évidemment
24:42répondre en urgence
24:43ce soir
24:44Gérald Darmanin
24:44a annoncé
24:45que les magistrats
24:46ont jusqu'au 14 juillet
24:47pour étudier
24:48toutes les plaintes
24:50concernant les enfants
24:51écoutez
24:53On va prendre
24:54ressort par ressort
24:55toutes les plaintes
24:56et au 14 juillet
24:58je vais les réunir à nouveau
24:59et moi je ne partirai pas
25:00en vacances
25:01et il n'y a pas un haut magistrat
25:02qui va partir en vacances
25:03tant que je n'aurais pas vu
25:04un par un
25:04les procureurs généraux
25:05pour qu'on fasse le bilan
25:06de sa cour d'appel
25:07qu'on voit ce qu'il manque
25:09s'il y a des difficultés
25:10ici ou là
25:10peut-être des problèmes
25:11avec le ministère de l'intérieur
25:12peut-être des problèmes d'experts
25:13parce qu'il manque des psys
25:14ou des médecins légistes
25:15il peut y avoir ce genre de problème
25:17c'est pas manifestement le cas
25:18dans l'affaire de Liana
25:19mais je parle en général
25:20et personne ne partira en vacances
25:22tant que je n'aurai pas
25:23la certitude
25:23que toutes les plaintes
25:24pour lesquelles
25:25les procureurs de la République
25:26ont ouvert une enquête
25:27qui concerne les enfants
25:28n'a pas été correctement
25:29pardonnées
25:29leur dire qu'ils ont par ailleurs
25:31jusqu'au 14 juillet
25:31c'est-à-dire un mois
25:33pour reprendre
25:34l'intégralité des plaintes
25:35qui touchent les enfants
25:36l'intégralité des plaintes
25:37qui touchent les enfants
25:37il y en a à peu près 70 000
25:38qui touchent aujourd'hui
25:40les enfants
25:41soit pour des viols
25:43soit pour des attouchements sexuels
25:4570 000
25:45c'est absolument énorme
25:46ça fait 1800
25:47un peu plus de 1800
25:49pour plainte
25:49Léonard Zerbib
25:50j'ai fait le calcul
25:51a étudié avant le 14 juillet
25:52donc c'est un travail colossal
25:53aussi qui attend
25:54les procureurs généraux
25:56on sent la volonté
25:57et l'intention
25:58de Gérald Darmanin
25:58vraiment de mettre
26:00un coup de pied
26:00dans la fourmilière
26:01mais rien que ce chiffre
26:02il est absolument énorme
26:04oui je comprends
26:06sa réaction
26:06mais je la trouve
26:07un peu démagogique
26:08honnêtement
26:09s'il y a 70 000 plaintes
26:11en attente
26:11c'est pas parce que
26:12les magistrats
26:12se tournent les pouces
26:13et qu'ils se moquent
26:14des plaintes qui sont en cours
26:15c'est parce qu'on l'a dit
26:16tout à l'heure
26:17il y a trop de plaintes
26:18pour le nombre de magistrats
26:20à examiner
26:21donc c'est très bien
26:22cet effet d'annonce
26:23dire que
26:23donner aux magistrats
26:24un délai d'un mois
26:25pour les examiner
26:27mais ça voudra dire
26:28qu'ils vont les examiner
26:29au détriment
26:30de toutes les autres plaintes
26:31dont certaines aussi
26:32peuvent avoir
26:32un caractère d'urgence
26:33et qui concerne
26:34des crimes et des délits
26:35qui ne concernent pas
26:36directement les enfants
26:37donc je comprends l'intention
26:38mais il faut voir aussi
26:39il ne faut pas non plus
26:40mettre de côté
26:41l'ensemble des plaintes
26:42qui sont enregistrées
26:43et par ailleurs
26:44il y a énormément d'enjeux
26:46voilà le narcotrafic
26:47donc c'est ce que j'allais dire
26:49sur l'urgence
26:49c'est à dire que
26:50Gérald Darmanin
26:50plusieurs fois a dit
26:51j'avais donné des instructions
26:53j'avais pris une circulaire
26:54pour dire
26:54c'est urgent
26:55c'est une question urgente
26:57les infractions
26:58qui concernent les enfants
26:59bien sûr que c'est une urgence
27:00mais il faut savoir
27:01que le garde des Sceaux
27:02a pris depuis sa nomination
27:04119 circulaires
27:05alors si tous les deux jours
27:06il y a un nouveau sujet
27:07pour dire
27:07ça c'est urgent
27:08et ça c'est une priorité
27:09si tout est urgent
27:10plus rien n'est urgent
27:11arrêtons-nous sur la circulaire
27:12puisque c'est intéressant
27:13je me suis penché
27:13sur la circulaire
27:14justement concernant les enfants
27:15et c'est vrai
27:16Olivier Vial
27:17il n'y a pas grand chose
27:18à l'intérieur
27:19si ce n'est
27:19on vous prie
27:20d'étudier en priorité
27:22les dossiers
27:23et les procédures
27:24concernant les enfants
27:25et les femmes
27:25point barre
27:26donc effectivement
27:27c'est pas très long à lire
27:28mais il n'y a pas
27:29de protocole précis
27:31si vous voulez
27:31et c'est interdit
27:32et malheureusement
27:33parce que c'est interdit
27:33et là on nous prend
27:35depuis 2013
27:36c'est une loi Tobira
27:37qui interdit totalement
27:39le fait de
27:40au ministre
27:41de donner des instructions
27:44trop directes
27:44aux procureurs
27:46c'est ce qui fait
27:47quand même
27:47qu'il y a un vrai problème
27:48parce que
27:48malgré tout
27:49et l'affaire Liana
27:50le montre
27:52derrière cette émotion-là
27:53tout de suite
27:53il y a quand même
27:54un problème politique
27:56les français savent
27:57que la justice
27:57est rendue au nom
27:58du peuple français
27:59et donc du coup
28:00celui qui est quand même
28:01le responsable
28:02in fine
28:02c'est le ministre
28:03or le ministre
28:04il est quand même
28:04à la tête
28:05d'un ministère
28:06où en fait
28:07il n'a quand même
28:07pas beaucoup de moyens
28:09pour agir
28:09et où il doit
28:10se contenter
28:11très souvent
28:12de faire
28:12de la diplomatie
28:14avec ses propres
28:16avec ses propres troupes
28:18et ça effectivement
28:18ça pose un souci
28:20parce que
28:20quand aujourd'hui
28:21on aurait besoin
28:22peut-être de
28:22refixer des priorités
28:24de revoir
28:25certaines procédures
28:26de refixer aussi
28:27des lignes
28:27parce qu'on a parlé
28:28des moyens
28:29on a parlé
28:29de la bureaucratie
28:30mais il y a aussi
28:31une idéologie
28:32d'une partie
28:33de la justice
28:34qu'il faut remettre
28:35qu'il faut remettre
28:36à l'endroit
28:37et d'ailleurs
28:38dans son interview
28:41sur LCI
28:42le ministre
28:44il l'abord
28:45puisqu'il va même
28:45jusqu'à dire
28:46qu'il pense
28:46que pour certains
28:48pédophiles
28:50il n'y a aucune
28:51capacité
28:52de revenir
28:53dans la vie
28:54sociale
28:5415 ou 20 ans
28:55de prison
28:55on n'est pas sûr
28:56effectivement
28:56c'est ce qu'il dit
28:57il dit
28:57qu'effectivement
28:58c'est irrémédiable
28:59et que du coup
28:59il faut réfléchir à ça
29:00et que malheureusement
29:01il y a peut-être
29:02une partie
29:02de la justice
29:04a été trop naïve
29:05sur ces questions-là
29:05donc il y a aussi
29:06cette question-là
29:06qui se pose
29:07et donc ces questions
29:08malheureusement
29:09le ministre
29:09il ne peut que les poser
29:10dans des interviews
29:14vis-à-vis de la presse
29:15et il ne peut pas
29:16directement
29:16donner des consignes
29:17donc là il va réunir
29:19les procureurs
29:19lundi
29:20mais ça va être
29:21une sorte de grande
29:22opération de communication
29:23parce que
29:23s'ils veulent
29:24ne pas écouter réellement
29:26ce qu'il a à dire
29:27on ne peut pas
29:28faire grand chose
29:28contre eux
29:29et puis est-ce qu'il n'y a pas
29:30ce danger-là
29:30Philippe de Gesta
29:31c'est-à-dire
29:31désigner un bouc émissaire
29:33il va y avoir une enquête
29:34il va y avoir des enquêtes
29:35administratives
29:36on va dire voilà
29:36on a sanctionné
29:37telle ou telle personne
29:39et puis après
29:40circuler
29:40il n'y a plus rien à voir
29:41nous avons fait le travail
29:42or on a vu ces t-shirts
29:43plus jamais ça
29:45là l'enjeu
29:46il est là
29:46les marches blanches
29:47il faut que ce soit terminé
29:48il y en aura le bol
29:49plus jamais ça
29:49on le lit malheureusement
29:51beaucoup trop souvent
29:52moi je voudrais quand même
29:52rappeler que monsieur Darmanin
29:53est garde des sceaux
29:54depuis le mois d'octobre 2025
29:55donc ça fait quand même
29:56huit mois
29:57que dans ses attributions
29:58officielles
29:58il doit conduire
29:59une politique pénale
30:00qu'il est donc à la tête
30:02de la chancellerie
30:03et moi ce qui me frappe
30:05si vous voulez
30:06c'est ce que j'attends
30:06d'un ministre
30:07ou d'un membre du gouvernement
30:07c'est qu'il ait une vision
30:08qu'il ait une volonté
30:09qu'il anticipe
30:10et là on est à chaque fois
30:11en réaction
30:11donc là effectivement
30:13évidemment c'est les clampins
30:14de base
30:14qui vont payer
30:16bien sûr
30:16et on voit très bien
30:18comment ça terminera
30:19mais la responsabilité
30:20c'est bien celle
30:21du garde des sceaux
30:22quand vous dites clampins
30:24de base
30:24peut-être pour bien comprendre
30:25c'est-à-dire
30:25ça va être le procureur
30:26ça va être un officier
30:27de police judiciaire
30:28ça va être un gendarme
30:30ça on va trouver
30:31les responsabilités locales
30:32parce que
30:32et d'ailleurs
30:33elles doivent aussi
30:34être vues et mises en cause
30:35mais en réalité
30:36quand on conduit
30:37la politique pénale
30:38d'un pays
30:39ce sont les attributions
30:40du garde des sceaux
30:41et que huit mois après
30:43encore avec un meurtre d'enfant
30:45dans des conditions effroyables
30:46on dit je vais demander
30:47des comptes aux procureurs généraux
30:48et je ne partirai pas en vacances
30:49je me demande de qui on se moque
30:51mais parce que justement
30:52c'est le problème
30:52c'est qu'il n'y a aucun
30:53il n'y a aucun moyen direct
30:54et effectivement
30:55on voit
30:56quand on voit la différence
30:57entre ce qu'a fait
30:57Dupond-Moretti
30:58et aujourd'hui Darmanin
31:00on s'aperçoit quand même
31:00qu'il y a un mieux
31:02déjà il y a un mieux
31:03sur le constat
31:03et sur la lucidité
31:04mais après il y a aussi
31:05une vraie preuve d'impuissance
31:07c'est-à-dire
31:08que ce ministre
31:08il a été
31:09pour mener des exemples
31:11il a fallu qu'il construise
31:12des prisons
31:12de haute sécurité
31:13en gros
31:14pas directement
31:15une politique pénale
31:16mais créer
31:17des petits pas
31:18et en fait
31:19il est dans cette logique
31:20où il a essayé de nous expliquer
31:21qu'il ne pouvait faire
31:22que des petits pas
31:22donc ça veut dire
31:23qu'à un moment donné
31:23ce qu'il faut vraiment
31:24remettre sur la table
31:25c'est le lien direct
31:26entre le politique
31:27et la justice
31:28Alors pour sortir
31:29de cette impuissance
31:29justement
31:30nous y venons
31:31c'est Bruno Retailleau
31:32qui veut sanctionner
31:33les magistrats
31:34qui commettent
31:34des fautes professionnelles
31:35c'est vrai
31:36interrogeons-nous
31:36pourquoi les policiers
31:38les gendarmes
31:39eux ont un service
31:41qui en cas de défaillance
31:42est là pour les sanctionner
31:43ça n'existe pas
31:44pour les magistrats
31:45qui n'ont pas de compte
31:45à rendre
31:46c'est pour ça
31:46que l'ancien ministre
31:47de l'intérieur
31:48le président des républicains
31:50dénonce un naufrage
31:51aujourd'hui
31:52d'institutions judiciaires
31:53et il appelle
31:54donc à modifier
31:55les mécanismes
31:57de sanction
31:57des magistrats
31:59c'est un sujet
31:59de Nicolas Roger
32:00on en parle ensuite
32:02Bruno Retailleau
32:03appelle à une révolution pénale
32:04le président des républicains
32:06dénonce des fautes graves
32:08dans plusieurs affaires
32:09et un laxisme judiciaire ambiant
32:11il appelle l'état
32:13à remplir ses devoirs
32:15je considère que l'état
32:16doit rendre des comptes
32:17quand il a failli
32:18à ses devoirs élémentaires
32:19et le premier d'entre eux
32:20est la protection des français
32:22pour Bruno Retailleau
32:23l'une des causes
32:24de la mort de Liana
32:25c'est l'administration française
32:27beaucoup trop lourde
32:28selon le président
32:29des républicains
32:30ce drame est révélateur
32:32de la bureaucratie française
32:33l'état est devenu
32:34une machine
32:35totalement grippée
32:36dont les commandes
32:37ne répondent plus
32:37Bruno Retailleau
32:39revient également
32:40sur la circulaire
32:41adressée en janvier 2025
32:42par Gérald Darmanin
32:43au magistrat
32:44concernant la priorisation
32:46des enfants victimes
32:47de violences
32:47l'ancien ministre
32:49de l'intérieur
32:49interpelle ceux
32:50qui mettent en avant
32:51l'indépendance
32:52de la justice française
32:53ce n'est pas d'indépendance
32:54du parquet
32:55dont nous avons besoin
32:56mais d'un parquet
32:57qui respecte les circulaires
32:58du ministre de la justice
32:59aujourd'hui
33:00les sanctions
33:01à l'égard des magistrats
33:02dépendent du conseil
33:03de la magistrature
33:04jugé trop corporatiste
33:06par Bruno Retailleau
33:07ce dernier
33:09souhaite créer
33:09une cour disciplinaire
33:11de la magistrature
33:12à la place
33:12avec en son sein
33:14un collège de citoyens
33:15tiré au sort
33:16aux côtés de magistrats
33:17et de personnalités
33:18qualifiées
33:19cette cour ne sera pas
33:20présidée par un magistrat
33:21mais par l'un des autres membres
33:23élus par ses pairs
33:24candidat à l'élection
33:25présidentielle
33:26Bruno Retailleau
33:27souhaite une révision
33:28constitutionnelle
33:29avec entre autres
33:31la réhabilitation
33:32du référendum
33:33alors c'est vrai
33:34Léonard Zerbib
33:34qu'au nom de cette fameuse
33:36indépendance
33:36de la justice
33:37aujourd'hui
33:38les magistrats
33:39n'ont pas de compte
33:39à rendre
33:40c'est la réalité
33:41oui
33:41il y a quand même
33:43le conseil supérieur
33:43de la magistrature
33:44qui existe aujourd'hui
33:45et qui peut sanctionner
33:46trop corporatiste
33:47ou pas
33:48c'est ça aussi
33:48ce qu'on lui reproche
33:49au conseil national
33:50ce qui n'est pas
33:50tout à fait faux
33:51c'est qu'il y a
33:52assez peu de sanctions
33:53des magistrats
33:53chaque année
33:54je crois qu'il y en a
33:56entre 5 et 10 par an
33:57à peu près
33:58donc effectivement
34:00la proposition
34:00de Bruno Retailleau
34:01pourquoi pas
34:01mais ne cédons pas trop
34:02non plus à la démagogie
34:04parce que
34:04faire croire
34:05que cette affaire
34:06Liana
34:06est liée
34:07à la défaillance
34:08de magistrats
34:09qui ne sont pas
34:09assez responsables
34:12au sein de leur corporation
34:13me semble un peu court
34:14pour comprendre
34:15ce qui s'est passé
34:16je le redis
34:16mais la défaillance
34:17elle est généralisée
34:19et c'est pas
34:19qu'un manque de volonté
34:21des magistrats
34:21c'est aussi parce qu'ils n'ont
34:22pas assez de moyens
34:23mais ça c'est un contact
34:23nous faisons tous
34:23Léonard Zerbib
34:23il faut bien commencer
34:24par quelque chose
34:25donc quelles mesures concrètes
34:26avant de changer les mentalités
34:27puisqu'on a bien compris
34:28que c'était aussi
34:29une affaire de mentalité
34:30alors moi cette mesure
34:31pourquoi pas
34:32j'en ai une autre
34:32qui n'a pas été évoquée
34:34par Bruno Retailleau
34:34ce serait d'interdire
34:35le syndicalisme
34:36dans la magistrature
34:37parce que
34:38même si
34:39je ne dis pas du tout
34:40que tous les magistrats
34:41sont politisés
34:42je pense qu'une majorité
34:43d'entre eux
34:43ne le sont pas
34:44mais on voit
34:45que ça jette
34:46un discrédit
34:46sur la magistrature
34:48ça existe dans d'autres pays
34:49ça existe au Royaume-Uni
34:50ça existe en Espagne
34:51je trouve que ça
34:52c'est très dur aussi
34:52parce que
34:53finalement
34:53ce n'est pas parce qu'on aura interdit
34:55que les magistrats
34:56ne penseront pas ce qu'ils pensent
34:57au moins
34:57aujourd'hui
34:58on sait à peu près
34:59combien de magistrats
35:00on sait qu'un tiers des magistrats
35:01est adhérent au syndicat
35:03de la magistrature
35:03si demain
35:04il n'y a plus de syndicalisme
35:05je ne suis pas sûr
35:05que la proportion diminue
35:08que l'idéologie diminue
35:10je pense qu'il y a d'autres moyens
35:10si on veut vraiment lutter
35:11contre l'idéologie
35:12il y a un vrai problème
35:14et en plus
35:15on va avoir un problème
35:15de recrutement des magistrats
35:17et c'est faire en sorte
35:18par exemple
35:19qu'on ouvre encore plus
35:21la magistrature
35:22et notamment
35:22à d'anciens policiers
35:24je pense que si vraiment
35:25on veut un changement
35:26un changement radical
35:27sur la manière
35:29dont certains dossiers
35:31soient traités
35:31et qu'il y ait
35:32une meilleure compréhension
35:33si demain
35:33il y avait des inspecteurs
35:35ou des commissaires
35:36de police
35:36qui intégraient la magistrature
35:38de façon beaucoup plus importante
35:40avec une vraie filière
35:41qui soit créée pour ça
35:42je pense que ça changerait
35:43y compris pour leurs collègues
35:45qui seraient des magistrats
35:46pur jus
35:48ça changerait beaucoup de choses
35:49dans la compréhension
35:50pour la petite anecdote
35:52j'échangeais
35:52avec un ancien commissaire
35:54qui au moment de la retraite
35:55est devenu magistrat
35:57et effectivement
35:58il m'expliquait
35:59que ce n'était pas du tout
36:00le même état d'esprit
36:01et la même façon de travailler
36:02donc ça serait effectivement
36:03d'anciens policiers
36:05d'anciens avocats
36:06il faudrait ouvrir
36:07plus largement
36:07la magistrature
36:08et peut-être aussi revoir
36:09le fonctionnement
36:09de l'école nationale
36:10avant de vous écouter
36:11Philippe Degesta
36:12je voulais vous faire écouter
36:14puisque là
36:14on met en avant
36:16cette justice
36:16qui est sous pression
36:17avec ce terrible drame
36:19mais ce qui est intéressant
36:21aussi à souligner
36:22c'est que les politiques
36:23n'étaient pas conviés
36:25n'étaient pas invités
36:26n'étaient pas souhaités
36:27même cet après-midi
36:28à la marche blanche
36:29hormis les élus locaux
36:31ces fameux élus de terrain
36:32les maires des communes
36:34alentours
36:34on va écouter
36:35quelques participants
36:36à la marche blanche
36:37justement
36:38sur cette absence
36:39voulue
36:40des politiques
36:41à cet événement
36:42Je ne pense pas
36:43qu'ils viennent ici
36:45non
36:46je suis tout à fait d'accord
36:48avec la famille
36:49pas de politique
36:50parce que
36:51bon on a vu
36:52on voit les limites
36:54on a vu l'intervention
36:55d'Armanin
36:57il a montré
36:58plus ou moins
36:58il a démontré
36:59en tout cas
36:59son dernier discours
37:04oui mais
37:04je pense qu'il
37:07c'est pas sa place
37:08là il devrait mieux
37:09s'abtenir
37:09voilà
37:10la place est au recueillement
37:13à la famille
37:15aux maires des communes
37:16environnantes
37:17qui ont soutenu
37:18le maire de Florence
37:19mais en aucun cas
37:21il doit y avoir
37:22de récupération politique
37:24quelle qu'elle soit
37:25de quelque partie
37:26que ce soit
37:27ils n'ont pas leur place ici
37:28c'est tout
37:31la fracture
37:32c'est très révélateur
37:32cette fracture
37:33entre les élites politiques
37:34et le peuple aujourd'hui
37:36dans ce moment de drame
37:37alors on comprend bien
37:38évidemment
37:38et on ne peut qu'approuver
37:40finalement aux propos
37:41qu'on entend
37:41sauf qu'il y a bien
37:42à un moment donné
37:42il faudra que la politique
37:43retrouve ses droits aussi
37:44parce qu'en réalité
37:45c'est ce que nous disions
37:45tout à l'heure
37:47rappelons quand même
37:47que la justice
37:48elle est exercée
37:49au nom du peuple français
37:51et donc le peuple français
37:52il s'exprime
37:52à travers ses représentants
37:53alors qu'une partie
37:55des représentants
37:55est failli
37:56c'est ce que le peuple
37:58est en train de dire
37:58d'ailleurs toutes les enquêtes
37:59d'opinion
38:00le sévipof
38:00l'a encore montré
38:01en février dernier
38:02mais néanmoins
38:03il y a bien un moment donné
38:03il faudra que la politique
38:04reprenne ses droits
38:05sauf que
38:06ce que les français attendent
38:08c'est une politique
38:08qui se fasse
38:09pour le peuple français
38:11et non pas au nom
38:12d'idéologies
38:13qui rappelons-nous
38:14toutes ces idéologies
38:16qui défendent
38:16beaucoup plus
38:17le coupable
38:17que la victime
38:18cette fameuse excuse
38:19permanente
38:20qui est faite
38:20pour les coupables
38:21et donc
38:22il y a un moment donné
38:23moi ce que j'appelle
38:24de mes voeux
38:24comme un français ordinaire
38:25c'est que les politiques
38:26qui nous représentent
38:27mettent en oeuvre
38:28une politique au profit
38:30pour préserver
38:31pour sécuriser
38:32pour protéger
38:32les français
38:33c'est aussi ça
38:34qu'ils veulent dire
38:34on ne veut pas
38:35de récupération
38:36c'est qu'on ne veut pas
38:36que les politiques
38:37jouent un jeu
38:38politique
38:39avec nos drames
38:40mais en in fine
38:42on attend d'eux
38:42qu'ils restaurent
38:44cette justice
38:44au nom du peuple français
38:46et que le peuple français
38:47soit entendu
38:48et soit protégé
38:50notamment
38:50par les forces de l'ordre
38:51police ou gendarmerie
38:53qui ont en partie failli
38:54on l'a bien vu
38:55et également
38:56par la magistrature
38:57et par la justice
38:58Léonard Zerbiba
38:58avant que nous nous intéressions
39:00le suspect
39:01moi ce qui me frappe
39:02c'est que 49% des français
39:04aujourd'hui n'aient plus
39:04confiance dans la justice
39:05et j'entendais tout à l'heure
39:07cet après-midi
39:07sur votre antenne
39:08un des parents de victimes
39:10qui disait
39:11moi si ça tenait qu'à moi
39:12je ferais justice moi-même
39:13mais bon je ne vais pas le faire
39:14parce qu'il y a une justice
39:15mais ça c'est une phrase
39:17qu'on n'entendait pas tellement
39:18il y a une vingtaine
39:19une trentaine d'années
39:20aujourd'hui
39:20de plus en plus
39:21on l'entend
39:21et donc il y a un sujet
39:22qui me paraît aujourd'hui
39:23très important
39:24urgent
39:25c'est qu'on rétablisse
39:26cette confiance
39:27avec la justice
39:27et pour cela ça veut dire
39:29rétablir un arsenal juridique
39:31à la fois ferme
39:32clair et cohérent
39:33parce que c'est aussi
39:33le problème aujourd'hui
39:34c'est qu'on a des tas
39:35de règles qui existent
39:36mais qu'elles ne sont pas
39:36forcément cohérentes
39:38entre elles
39:38ça veut dire réduire
39:39ces carcans de l'administration
39:41et que les politiques
39:42aujourd'hui
39:43s'emparent de ce sujet
39:44lors de la prochaine présidentielle
39:45voilà on est déjà
39:47dans ce débat
39:47chaque chose en son temps
39:48là aujourd'hui
39:48c'était l'émotion
39:49mais demain
39:50il faut qu'il y ait
39:51une réflexion globale
39:53sur la politique pénale
39:53qu'on a envie de mener
39:54dans notre pays
39:56bascule très vite
39:56dans la colère
39:57et surtout quand on voit
39:58le parcours du suspect
39:59puisque plus les jours passent
40:01plus les révélations
40:02liées à son parcours
40:03sont particulièrement inquiétantes
40:0541 ans
40:06le suspect
40:07il faisait déjà l'objet
40:09de plusieurs signalements
40:11pour violences sexuelles
40:12sur mineurs
40:13retour sur son parcours
40:14jalonnés
40:15de signalements
40:16de dysfonctionnements
40:18et aujourd'hui
40:19nous sommes ahuris
40:19c'est signé
40:20Inès Alican
40:22Jérôme Barrella
40:2341 ans
40:24père de famille
40:25est aujourd'hui
40:26le principal suspect
40:27dans le meurtre
40:28de Liana
40:29pourtant
40:30son nom était déjà
40:31connu de la justice
40:32avec un premier signalement
40:34en 2017
40:35pour des faits
40:36de nature sexuelle
40:37sur mineurs
40:38puis en 2021
40:39l'homme est licencié
40:41de l'établissement scolaire
40:42où il travaille
40:42comme agent d'entretien
40:44pour comportement
40:45inapproprié
40:46en 2022
40:47une première plainte
40:48pour viol sur mineurs
40:49est déposée
40:50à son encontre
40:51elle sera classée
40:52sans suite
40:52en 2024
40:53le 22 août 2025
40:55une fillette de 10 ans
40:57dépose plainte
40:58à son tour
40:58les enquêteurs
41:00recueillent son témoignage
41:01celui de sa mère
41:02une expertise psychologique
41:04est réalisée
41:05et un certificat médical
41:06fait état de lésion
41:08jugé sans ambiguïté
41:09le suspect est identifié
41:11mais la procédure
41:12prend plusieurs mois
41:13de retard
41:14et Jérôme Barrella
41:15n'est jamais placée
41:17en garde à vue
41:17le 4 juin
41:18une troisième plainte
41:20est déposée contre lui
41:21aujourd'hui
41:22après la mort de Liana
41:23le ministère de la justice
41:25évoque un défaut
41:26de priorisation
41:27et lance des inspections
41:29pour comprendre
41:30comment une procédure
41:31concernant des violences
41:32sexuelles sur mineurs
41:33a pu accumuler
41:35autant de retard
41:36et ce qui est horrible
41:37c'est que lorsque
41:38nous prenons connaissance
41:39de ces signalements
41:40on voit la montée
41:41en puissance
41:42dans l'horreur
41:44du suspect
41:45tout d'abord
41:45c'est avec une jeune femme
41:46de 17 ans
41:47premier signalement
41:48puis des plaintes
41:49sur viol de fillettes
41:50et là on arrive
41:50à ce drame
41:51et on se dit
41:52qu'on pouvait
41:53l'intercepter avant
41:54c'est ça Philippe de Gestas
41:55qui est absolument terrible
41:56Liana serait encore
41:57en vie aujourd'hui
41:58probablement
41:58enfin cet homme
42:00a évolué
42:00dans un certain
42:01de collectivités
42:01qu'elles soient
42:03locales
42:03familiales
42:04amicales
42:05professionnelles
42:06et moi ce qui me frappe
42:07là-dedans
42:08c'est que
42:10visiblement
42:10alors je ne me l'explique pas
42:13personne n'a pu percevoir
42:15que ce type avait un comportement
42:16pardon
42:17cet homme avait un comportement
42:19dangereux en réalité
42:20et donc il y a aussi
42:22on l'a évoqué tout à l'heure
42:24tous ces signalements
42:24qui ne débouchent sur rien
42:25ces plaintes
42:26et moi je pense d'ailleurs
42:28pardon
42:28mais pensons aussi
42:29un tout petit moment
42:29aux différentes victimes
42:31que l'on vient d'évoquer
42:33en commençant par la jeune fille
42:34de 17 ans
42:34qui est la première
42:35qui soit connue
42:36au demeurant
42:37pensons à toutes ces victimes
42:38cette petite fille
42:39qui a été violée
42:39en 2022
42:41et en 2024
42:42pensons aux familles
42:43qui ont été détruites
42:44par ce prédateur
42:44je voudrais ajouter
42:45un point aussi
42:46c'est que
42:46cet homme a 40 ans
42:47cet homme il a été à l'école
42:49cet homme il a vécu
42:50dans notre société
42:50c'est-à-dire qu'en réalité
42:51notre société s'écrète
42:53de manière continue
42:54parce que ce n'est pas
42:55le premier cas
42:55on parlait tout à l'heure
42:56de combien ?
42:5770 000
42:5870 000 plaintes
42:59donc ça veut dire
42:59qu'en fait
43:00on a une société
43:01qui d'abord
43:02on va le dire
43:02n'aime pas les enfants
43:03puisque finalement
43:04on peut laisser
43:04autant de prédateurs
43:07circuler librement
43:07sans qu'il ne se passe rien
43:09ça veut dire aussi
43:10qu'il y a une faillite
43:13morale
43:13puisque il n'y a eu
43:14aucune barrière
43:15en réalité
43:16rien n'a arrêté
43:17cet individu
43:17et bien d'autres
43:18comme lui
43:19et sans vouloir affoler
43:21la population
43:22c'est-à-dire qu'il y en a
43:23puisqu'il y a 70 000 plaintes
43:24il y en a donc des milliers
43:25qui sont là
43:26et donc moi je pose
43:27la question
43:28qu'est-ce que nous sécrétons
43:30qu'est-ce que nous créons
43:31comme monstres
43:31notre société
43:33telle qu'on nous dit
43:34qu'on a été libérés
43:36de toute forme de carcan
43:38qu'on peut s'épanouir librement
43:40que chacun peut choisir
43:42librement son destin
43:42mais on voit bien
43:43que lorsqu'il n'y a plus
43:44de limites
43:44lorsqu'il n'y a plus
43:45de limites morales
43:45lorsqu'il n'y a plus
43:46de limites politiques
43:47lorsqu'il n'y a plus
43:47de limites
43:48je dirais
43:49de justice
43:50et bien c'est la barbarie
43:51qui prend le dessus
43:52et nous continuerons
43:53à en parler longuement
43:55sur CNews
43:55notamment demain
43:56à 21h
43:58avec Gauthier Lebrecht
43:59un documentaire
44:01suivi d'un débat
44:02merci de votre fidélité
44:04sur CNews
44:04merci à tous les trois
44:06l'actualité qui se poursuit
44:07Isabelle Piboulot
44:08dans un instant
44:09pour l'édition de la nuit
44:10merci à Coralie De Laplace
44:12merci à Samuel Vasselin
44:16et Sébastien Cacquino
44:17de m'avoir aidé
44:18à préparer cette émission
44:19à très bientôt sur CNews
44:20Sous-titres par Juanfrance
44:25Sous-titres par Juanfrance
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