00:00Oui c'est ça Marc, il l'a dit très exactement, j'ai noté, il y a des discours qu
00:04'on n'aimerait jamais faire.
00:06Monsieur le maire, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:08Moi j'ai trouvé que vous n'avez pas fait un discours.
00:10En fait, vous avez pris la parole et vous avez mis vos tripes sur la tribune
00:16et vous avez parlé en homme libre tout simplement
00:19et vous vous êtes adressé à vos habitants mais à la France toute entière.
00:23C'est un homme libre que j'ai été élu maire de Florence, c'est un homme libre que j
00:26'ai parlé ce soir
00:27et c'est un homme libre surtout que j'ai souhaité être aux côtés de la famille dans cette épreuve.
00:32Pendant dix jours, vous les avez vus régulièrement avec votre conseil municipal qui est derrière,
00:37vous les avez encadrés, vous vous êtes occupé d'eux ?
00:42On est resté simplement à leur côté, dignement, à notre place, on les a accompagnés quand ils avaient besoin de
00:47nous, on n'a rien fait de plus.
00:49Dans cette intervention, vous dites cet après-midi, la ville est en colère, le pays est en colère, tout le
00:56monde est en colère,
00:56c'est quoi cette colère ?
00:58C'est simplement la suite logique de ce qui s'est passé, de ce qu'on a vécu pendant ces
01:04quelques jours
01:04et de ce énième assassinat d'enfants qui, je pense, doit nous faire prendre conscience qu'aujourd'hui il faut
01:11dire stop,
01:11il faut dire stop, il faut écouter la parole des enfants, il faut l'écouter, il faut libérer la parole
01:16des enfants
01:17comme on a pu libérer la parole des femmes, on a mis 50 ans à libérer la parole des femmes
01:20et à défendre nos femmes en France, il ne faut pas mettre 50 ans de plus à écouter la parole
01:25des enfants.
01:25Et vous pensez également, vous avez un mot pour ces enfants qui ont été assassinés, qui ont disparu,
01:32vous pouvez nous rappeler la formule que vous utilisez quand vous parlez de Maïlis ?
01:39Non mais simplement dire, j'ai voulu dire juste que je pensais aux familles et que j'étais là pour
01:43elles
01:44et je suis là pour la famille de Liana uniquement et je ne commenterai pas plus
01:48parce que je crois qu'aujourd'hui c'était le temps du recueillement et il faut rester dans ce recueillement.
01:53Il y a une semaine à peine, lundi matin, je vous rencontrais pour la première fois,
01:58vous me disiez, ça fait deux mois que j'ai été élu maire et là je prends un tsunami ?
02:04Écoutez, quand j'ai été élu il y a deux mois, je ne m'attendais pas effectivement à gérer une
02:09telle onde de choc,
02:09une telle crise qui est devenue nationale.
02:12Mais vous savez, je savais aussi que le devoir d'un maire c'était d'être là, près de ses
02:15citoyens,
02:16je l'ai été et de faire tout pour accompagner les gens, accompagner les choses
02:21et c'est ce que l'on a fait avec tout notre cœur, toute notre empathie
02:24et tout ce qu'on a su faire de mieux c'était donner de notre personne avec l'ensemble de
02:28mon équipe
02:28pour avancer et aller au bout de l'accompagnement.
02:33L'histoire ne fait que commencer pour la famille, hélas, c'est un dur moment qui va se poursuivre
02:38pendant des mois et des mois, il y a l'enquête qui va se poursuivre.
02:43Vous, vous serez toujours à leur côté ?
02:44On sera toujours à leur côté parce que vous savez, dans nos territoires,
02:48la marque, ce qu'il nous fait, on est pétri de solidarité
02:54et je crois que l'image qu'on doit garder de ce jour, c'est l'unité.
03:00On a eu, je crois, environ 8000 personnes cet après-midi,
03:05là où certains ont prédisé 800, je savais que le territoire allait se lever,
03:08ils étaient là, tout le monde était là et on était tous ensemble
03:11pour dénoncer à la fois des choses abominables et surtout pour accompagner cette famille.
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