00:007h20 en direct à la radio, à la télé, c'est l'écho d'ici, rendez-vous économique de votre
00:04région.
00:04Et si la solution à la pénurie de dermato venait d'une entreprise toulousaine,
00:08Pixians c'est son nom, spécialisé dans l'imagerie médicale,
00:11ça pourrait bien permettre de réduire considérablement les temps d'attente.
00:14Le PDG de Pixians est votre invité ce matin, Alexandra Lagarde.
00:17Bonjour Sébastien, bonjour Uka, merci d'être avec nous ce matin.
00:21Vous avez commencé avec la dermato-cosmétique en 2012, avec la laboratoire Pierre Fabre.
00:26Vous vous recentrez aujourd'hui sur le médical, vous scannez notre pot
00:29avec une caméra, c'est ça ? Expliquez-nous.
00:32Exactement, donc le principe c'est qu'on a deux outils.
00:34On a un outil qui va permettre de cartographier tout votre corps avec des appareils à photo.
00:39Donc le but c'est d'avoir au maximum d'informations sur l'ensemble de vos grains de beauté.
00:45Et ensuite on vient cibler sur des lésions dites atypiques avec un vidéodermoscope,
00:50qui est le vidéodermoscope C3 qu'on conçoit et qu'on fabrique également.
00:53Il lui va prendre des images de très haute définition pour analyser vraiment les structures de votre grain de beauté.
00:59Mais ça ressemble à quoi ? On rentre dans une machine, on est scanné de piètes en cap et puis
01:03ensuite ça sort les analyses ?
01:05Vous êtes dans le cabinet, vous êtes face à la machine qui a quatre appareils à photo,
01:08ça prend les clichés, donc on vous fait tourner, on fait quatre positions.
01:11Et ensuite l'assistant ou le dermatologue vient faire des prises de vue de très près de certains grains de
01:16beauté,
01:17qui va ensuite lui permettre d'analyser l'image et dire, là il faut peut-être enlever ce grain de
01:22beauté ou le suivre,
01:23ou c'est bon, on fait un suivi, non ça suffira.
01:26Qu'est-ce que ça apporte en plus au dermatologue ? Il peut lui-même regarder, quand on va chez
01:30le dermatologue,
01:31il regarde déjà de très près avec son petit...
01:34Alors ce que ça apporte aujourd'hui au dermatologue, c'est surtout de déléguer un maximum des tâches.
01:39Vu qu'ils sont de moins en moins nombreux, ils vont avoir de plus en plus de pression,
01:42et ils ont de plus en plus de pression pour recevoir plus de patients.
01:46Le système, ça ne remplace pas le dermatologue, ça lui permet juste de déléguer tout ce qu'il faisait avant,
01:50c'est-à-dire la prise d'image. Dans sa consultation, il y avait une grande partie où il faisait
01:53le photographe.
01:54Toute cette partie-là, on l'a automatisée pour qu'il ne le fasse plus,
01:57on l'a standardisée pour qu'il puisse vraiment déléguer en toute confiance cette partie
02:02et lui se consacrer à son expertise, c'est-à-dire l'analyse de l'image.
02:04Et vous utilisez l'intelligence artificielle, je crois.
02:07Moi, j'avoue, je me dis, c'est l'intelligence artificielle qui s'occupe de ma santé potentiellement ?
02:12Comment vous expliquez ça ?
02:14L'intelligence artificielle est là pour accompagner, automatiser.
02:18Ce que nous, on propose dans nos logiciels, ça va être vraiment de la détection d'évolution
02:23basée sur la standardisation de nos images qui est inédite également.
02:27La base de tout, c'est l'image.
02:29Il faut qu'elle soit standardisée, comparable, calibrée en couleurs
02:32pour qu'on puisse détecter de manière automatique les évolutions.
02:35L'IA, elle va être faite pour détecter les lésions sur votre corps,
02:39voir s'il y a des nouvelles lésions qui apparaissent entre deux consultations.
02:42Donc, ça va aider à cette détection.
02:45Et ensuite, elle va accompagner le médecin à analyser ensuite.
02:51On imagine, alors ça l'aide, mais ça peut peut-être faire gagner du temps,
02:54plus de rendez-vous.
02:56Mais d'un mot rapidement, ça coûte cher, j'imagine, ces machines ?
02:58Alors, ça ne coûte pas cher par rapport à l'organisation qu'elle permet de mettre en place.
03:04Les prix vont de 16 000 euros à 80 000 euros en moyenne.
03:09Généralement, ça se fait par du credit buy.
03:12Donc, ça revient à des mensualités entre 300 et 1 200 euros par mois.
03:16Donc, on peut imaginer que certains médecins, dermatologues,
03:19auront ça chez eux très prochainement dans les cabinets toulousains.
03:21C'est déjà le cas.
03:22Très bien.
03:23Merci beaucoup, en tout cas, Sébastien Marjoruca.
03:25On suivra ça avec attention.
03:26Je crois que vous allez embaucher, d'ailleurs, ces prochaines semaines.
03:29L'écho d'ici, chaque matin, à 7h20, sur votre radio, sur votre télé.
03:33C'est ici, matin.
03:34On vous souhaite une belle matinée, 7h23.
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