00:13Bonjour et bienvenue dans la Revue de Presse.
00:15On commence au Maroc avec les investissements étrangers qui continuent d'affluer dans le Royaume.
00:20Selon les échos, les investissements chinois annoncés depuis la pandémie dépassent désormais les 6 milliards de dollars.
00:26Une dynamique portée notamment par les secteurs de batterie et de l'automobile.
00:30Mais cette montée en puissance inquiète Bruxelles qui redoute que certaines usines installées au Maroc
00:34servent à contourner les taxes imposées aux véhicules chinois exportés vers l'Europe.
00:39Mais attirer les investisseurs ne suffit pas toujours à les fidéliser.
00:42Dans une tribune publiée dans le tel quel, l'avocat médié Ezouat rappelle que la compétitivité d'un pays
00:47dépend aussi de la qualité de son cadre juridique.
00:50Les lenteurs dans le règlement des litiges, certaines contraintes administratives
00:54ou encore les questions liées au rapatriement des dividendes restent parfois des freins pour les investisseurs.
00:59Et face à ces défis, de nouvelles initiatives voient le jour.
01:02Media24 rapporte qu'une plateforme dédiée aux investisseurs marocains du monde
01:05est en préparation sous l'impulsion de la holding Ratibcom.
01:09L'objectif est de simplifier les démarches et de créer un point d'entrée unique
01:13pour les Marocains résidant à l'étranger souhaitant investir dans leur pays d'origine.
01:17Car au final, les investisseurs viennent pour les opportunités certes,
01:20mais ils restent pour la confiance.
01:21Et c'est souvent là que se joue la différence entre un simple afflux de capitaux
01:24et un véritable développement économique.
01:28On poursuit au Sénégal où la rupture entre Basirou Diomaï, Fay et Ousmane Sonko
01:33semble désormais consommée.
01:35Une rupture sur fond de déballage d'État.
01:37Et selon afrique.com, le limogéage de Sonko de son poste de Premier ministre le 22 mai
01:41a marqué un tournant.
01:42Quatre jours plus tard seulement, il prend la tête de l'Assemblée nationale
01:46avant qu'un nouveau gouvernement soit nommé avec quasiment aucun ministre
01:50encore sous la bannière du parti de la majorité, le PASTEF.
01:54Et pourtant, Ousmane Sonko parle d'une situation politique qu'il qualifie de cohabitation.
01:58Mais peut-on parler réellement de ce mot ?
02:01Peut-on y voir davantage une cacophonie ?
02:03C'est la question posée par un billet de blog publié sur Mediapart,
02:06selon lequel le terme cohabitation ne s'applique pas,
02:09car les deux hommes appartiennent toujours à la même majorité.
02:12Il s'agirait davantage d'une crise politique interne et d'un affrontement
02:16entre deux ambitions que d'un véritable conflit institutionnel.
02:19Pour autant, le président Diomaï Fay dispose encore de plusieurs leviers
02:23pour gouverner, rappelle le Quid, comme pour dissoudre l'Assemblée nationale
02:27ou déclencher l'article 52 de la Constitution,
02:29qui lui permet de court-circuiter le Parlement et de gouverner par ordonnance
02:33pendant trois mois, bien que Ousmane Sonko ait déclaré que son parti
02:36pouvait faire tomber le gouvernement en seulement 72 heures.
02:38Mais il a immédiatement précisé,
02:40nous ne censurerons pas le gouvernement,
02:42nous allons plutôt les accompagner.
02:45Car au-delà des rivalités politiques, l'urgence est surtout économique.
02:48Ce n'est plus, rappel, que le Sénégal doit faire face
02:50à une dette monstre de 132% du PIB.
02:53Et à ce sujet, le nouveau gouvernement mise désormais
02:55sur des profits plus technocratiques
02:57pour rassurer les investisseurs et éviter une aggravation
02:59de la situation financière.
03:01Quant aux discussions avec le FMI,
03:03point de discorde entre Fay et Sonko,
03:05elles reprennent la semaine prochaine.
03:06Discussions qui découleront, espère le Sénégal,
03:09sur un accord d'ici la fin du mois avec l'institution financière.
03:13On termine avec les Nations Unies
03:15où une importante journée de vote s'est tenue cette semaine.
03:18Le matin nous apprend que le Maroc a été désigné
03:20pour occuper le premier siège
03:21lors de la 81e session de l'Assemblée Générale des Nations Unies.
03:25Une position obtenue par tirage au sort
03:27qui offre au Royaume une visibilité diplomatique particulière
03:30et la première prise de parole
03:31lors de l'ouverture des travaux en septembre prochain.
03:34À l'inverse, l'Allemagne a connu une déception diplomatique.
03:39Deutsche Welle rapporte que Berlin n'a pas obtenu de siège non permanent
03:42au Conseil de sécurité,
03:43malgré son statut de deuxième contributeur financier des Nations Unies
03:47après les États-Unis.
03:49Un Conseil de sécurité qui reste confronté aux crises les plus urgentes de notre époque
03:53et qui ne se limite pas évidemment au conflit.
03:56Le temps rapporte que les Nations Unies alertent désormais
03:58sur les conséquences environnementales de l'intelligence artificielle,
04:01notamment à la consommation croissante d'énergie, d'eau et de ressources
04:06par les centres de données.
04:07En somme, entre guerres, diplomatie et révolution technologique,
04:10les Nations Unies restent plus que jamais
04:12confrontées à la nécessité de gérer les grandes transformations de notre époque.
04:16C'était l'essentiel des titres présentés par la presse du jour.
04:19Sous-titrage Société Radio-Canada
04:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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