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MEDI1TV Afrique : MEDI1 SOIR - 04/06/2026

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00:17Bonsoir, merci de choisir Médian TV pour vous informer. Voici les titres de votre journal.
00:23C'était le jour J. Au Maroc, environ 500 000 candidats ont commencé ce matin à se pencher sur les
00:29épreuves du baccalauréat.
00:30Un examen de trois jours et sous haute surveillance, le Maroc mise sur la puissance de la technologie pour éviter
00:37les cas de fraude.
00:40Nous serons à Bamako, où se poursuit le forum panafricain des médias.
00:44La formation des journalistes pour la diffusion de narratifs souverains était au cœur des échanges.
00:49Et sur place, l'expertise marocaine en la matière a été mise en avant.
00:56Au Liban, le chef du Hezbollah rejette l'accord de cesser le feu et réclame le retrait d'Israël
01:01au moment où le Premier ministre d'Auf Salam annonce le déploiement de l'armée dans des zones pilotes du
01:09sud du pays.
01:13Après des mois de cours suivis de révision avec une dose de stress, au Maroc, les candidats au baccalauréat ont
01:21commencé aujourd'hui à se pencher sur les épreuves.
01:24Et pour cette première journée, le ministre de l'Éducation s'est rendu au lycée d'Al-Slam de Rabat
01:30pour s'assurer du bon déroulement de l'examen.
01:32Dans ce centre, nos reporters ont aussi rencontré des parents d'élèves venus soutenir leurs enfants.
01:38C'est un reportage de Mahajamal, Younesmi Souris et Dina Bride.
01:44Dès les premières heures de la matinée, l'émotion est palpable devant les centres d'examen.
01:50Entre stress, espoir et attente, de nombreux parents accompagnent leurs enfants,
01:56venus franchir l'une des étapes les plus importantes de leur parcours scolaire.
02:00Pour assurer le bon déroulement de cette échéance nationale, d'importants moyens logistiques, pédagogiques et sécuritaires ont été déployés à
02:09travers le Royaume.
02:11J'ai accompagné ma fille qui passe le bac et je suis restée devant le centre d'examen en attendant
02:16sa sortie.
02:17Il y a beaucoup d'émotion et de stress. Nous souhaitons bon courage à tous les candidats.
02:22La visite du ministre a permis de s'assurer du bon déroulement des épreuves.
02:26Les élèves se sont sentis soutenus et en tant que parents, nous avons particulièrement apprécié cette initiative.
02:32Au lycée d'Arsalaam de Rabat, le ministre de l'Éducation nationale a effectué une visite de suivi.
02:39Cette tournée a permis de s'assurer de la mise en œuvre des nouvelles mesures,
02:43destinées à renforcer la transparence des épreuves et à garantir l'égalité des chances entre les candidats.
02:49Cette année, le ministère a mobilisé plus de 107 000 surveillants, répartis dans plus de 2 000 centres d'examen
02:57à l'échelle nationale.
02:59Objectif, offrir aux candidats un cadre propice à la concentration.
03:05Les épreuves du baccalauréat se déroulent dans un climat serein et dans de bonnes conditions d'organisation.
03:10L'ensemble des moyens humains, techniques et logistiques nécessaires a été mobilisé
03:15afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.
03:22Après le déroulement satisfaisant des examens régionaux, nous suivons aujourd'hui le lancement des épreuves nationales dans des conditions favorables.
03:30Les ressources humaines et les moyens logistiques ont été déployés à l'échelle nationale
03:34avec une attention particulière portée aux candidats en situation de handicap, aux détenus ainsi qu'aux élèves hospitalisés.
03:43Parallèlement, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour préserver l'intégrité des examens
03:48et lutter efficacement contre toute forme de fraude.
03:54Au total, plus de 426 000 candidats passent les épreuves du baccalauréat cette année,
04:00auxquelles s'ajoutent plus de 100 000 candidats libres.
04:03Un rendez-vous déterminant pour des milliers de familles,
04:06dont l'issue sera connue le 17 juin, date annoncée pour la proclamation des résultats.
04:15Ces épreuves du baccalauréat se tiennent sur trois jours, mais aussi sur haute surveillance,
04:20garde à ceux qui seraient tentés d'utiliser leur téléphone ou autre gadget pour tricher,
04:25car dans les centres d'examen, la puissance d'une technologie développée au Maroc permet de détecter les cas de
04:30fraude électronique,
04:32mais pas que.
04:33Pour en savoir un peu plus, suivons ce reportage de Dynabry.
04:37Dans cette salle d'examen, rien n'est laissé au hasard.
04:40Pour renforcer la lutte contre la triche, un nouvel allié technologique accompagne cette année les équipes de surveillance.
04:48Développé au Maroc, le dispositif, baptisé T3 Shield,
04:53permet de détecter l'utilisation d'équipements électroniques à l'intérieur des centres d'examen.
04:59Déployé à grande échelle par le ministère de l'Éducation nationale,
05:03il s'inscrit dans une stratégie visant à garantir l'équité entre les candidats
05:09et à préserver la crédibilité de l'examen du baccalauréat.
05:13Avant le début des épreuves, l'appareil est utilisé pour inspecter les salles et vérifier les affaires personnelles.
05:20En quelques secondes seulement, il peut scanner l'ensemble d'un espace et repérer la présence de signaux électroniques suspects.
05:29Mieux encore, le système est capable d'identifier avec précision l'origine de ces émissions
05:35afin de faciliter l'intervention des équipes de contrôle.
05:39Compact et facile à transporter, le détecteur ne pèse que 3 kg.
05:44Son autonomie, qui atteint 6 heures de fonctionnement continu, lui permet de couvrir l'ensemble des épreuves sans interruption.
05:53Cette technologie est le fruit du travail d'une start-up issue de l'Université Mohamed VI Polytechnique.
06:00Elle constitue la deuxième génération d'une solution innovante
06:03qui met l'intelligence artificielle au service de la sécurisation des examens.
06:08Au-delà des dispositifs de détection, la fraude au baccalauréat peut coûter cher.
06:14Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 100 000 dirhams d'amende sont prévues par la loi,
06:19y compris pour les complices et les personnes qui contribuent à la diffusion ou l'organisation de la triche en
06:26ligne.
06:27Au deuxième jour du Forum pan-africain des médias qui se tient à Bamako jusqu'au E6,
06:33il y avait la question de la formation des journalistes pour la diffusion de narratifs souverains
06:39dans un cadre réglementaire propice.
06:42Le Maroc, assez en avance dans le domaine, a partagé son expérience lors de ce panel.
06:47Mohamed Danyoko.
06:49Guerre informationnelle, construire une narration africaine souveraine,
06:52c'était le thème du premier panel du Forum pan-africain des médias,
06:56animé par des experts maliens et marocains.
06:58Le partenariat entre les écoles de formation a été évoqué comme une solution pour y parvenir.
07:05Il faut une synergie d'action entre les écoles ou des partenariats entre les écoles africaines.
07:11Déjà, il y a des embryons qui existent, comme je l'ai dit,
07:14il y a un partenariat entre les GSC et l'ISIC de Rabat.
07:18A travers son offre médiatique très diversifiée et les identités très prononcées,
07:23le Maroc accorde une grande importance à la souveraineté narrative.
07:26Avec la haute autorité de la communication audiovisuelle qui veille aux identités
07:31et à cette pluralité, le Maroc compte partager cette expérience avec les autres pays du continent.
07:38Nous avons eu à travers l'histoire des publications papiers
07:43qui ont eu leur influence en tout cas au Maroc et ailleurs.
07:48La radio a pu suivre par la suite, puis la télévision, notamment à travers le pôle public,
07:54la SNRT, puis 2M et Médien TV avec ces trois chaînes.
08:00Aujourd'hui, on parle bien évidemment du pôle public.
08:04On va certainement renforcer davantage cette offre, on va renforcer le narratif africain
08:10et nous allons certainement donner de plus en plus la parole aux Africains
08:13pour discuter des enjeux que nous partageons dans ce continent.
08:18Une souveraineté narrative qui, selon les experts, doit se faire dans un cadre régulier et maîtrisé.
08:25Produire ensemble leur propre narrative, leur propre histoire, leur présent et leur futur,
08:30tout ça avec des voix et des intervenants africains.
08:33Et dans les langues africaines, c'est tout le sens de ce forum panafricain des médias.
08:39L'autorégulation est quelque chose d'essentiel lorsqu'on veut vraiment assainir l'espace médiatique.
08:47Parce que quand on est dans un contexte d'autorégulation, on est soumis au regard de ses pairs.
08:54Produire ensemble leur propre narrative, leur propre histoire, leur présent et leur futur,
08:59tout ça avec des voix et des intervenants africains.
09:02Et dans les langues africaines, c'est tout le sens de ce forum panafricain des médias.
09:09Et en marge de cette première édition du forum, le ministre malien des Affaires étrangères
09:15est revenu sur plusieurs expériences africaines de développement.
09:18Il a notamment mis en avant le rôle stratégique des médias dans la consolidation de la souveraineté africaine.
09:24Je vous propose de l'écouter au micro de notre envoyé spécial sur place Bachir Thiam.
09:29Depuis que la transition est en place, ça fait des années quand même
09:32où le gouvernement a mis en place un certain nombre de programmes.
09:36Un programme d'éducation sur les valeurs, sur la citoyenneté, sur le patriotisme,
09:41comment comprendre les enjeux, définir un peu la guerre dont nous sommes l'objet.
09:47D'abord le terrorisme, mais aussi dans toutes ses formes.
09:51Et toutes les tentatives de pouvoir vraiment imposer des agendas étrangers sur notre pays.
09:57Donc je crois que ce travail-là était vraiment le premier travail.
10:00Parce que ce qui s'est passé le 25 avril avec ces attaques terroristes combinées sur toute l'étendue du
10:06territoire,
10:07ça a montré quelque part qu'avec la réaction de la population, que cet investissement était important.
10:13Maintenant, il faut aller dans une deuxième phase.
10:15C'est pour pouvoir travailler un peu avec les médias.
10:18Parce qu'il faut aussi la communication.
10:21Nous nous réjouissons d'avoir aujourd'hui Médien ici et le Maroc comme invités d'honneur de ce forum panafricain
10:28des médias.
10:29Parce que d'abord, ça veut dire que l'information, nous devons la travailler ensemble en tant qu'Africains.
10:34Nous devons nous soutenir.
10:36Nous devons investir dans cela.
10:38Comprendre que c'est une vraie guerre.
10:39Et c'est une guerre, comme je l'ai dit aussi, c'est une arme de destruction massive qui fait
10:44beaucoup de victimes.
10:46Et nous sommes pratiquement même dans ce qu'on peut même appeler dans une guerre cognitive,
10:49où avec ces cabales médiatiques qui sont montées, on crée pratiquement des réalités virtuelles pour créer des tensions dans nos
10:56pays,
10:57opposer les dirigeants aux populations, opposer les populations, créer des guerres.
11:02À partir du moment où nous avons compris ça, la communication devient un enjeu stratégique extrêmement important.
11:08C'est pourquoi le gouvernement du Mali s'est associé à cette initiative,
11:12pour que des professionnels maliens, du privé comme du public, la maison de la presse,
11:18avec aussi les confrères et les consœurs qui sont venus d'autres pays africains,
11:22nous puissions ensemble comprendre que c'est une menace commune.
11:27Dans le reste de l'actualité, il y a le chef du Hezbollah qui rejette l'accord de cessez le
11:31feu avec Israël,
11:32annoncé la veille à Washington.
11:34Le texte exige l'arrêt complet des tirs du mouvement pro-iraïen, hors de question, dit son chef Naïm Qassem.
11:41Pendant ce temps, Israël, loin de respecter ce cessez-le-feu,
11:45enchaîne les heures d'évacuation tout en continuant de pilonner le sud du pays.
11:52Cet accord rejouté par le Hezbollah mentionne la mise en place de zones contrôlées exclusivement par l'armée
11:59après le retrait israélien de partie du sud du Liban.
12:03Justement, l'armée libanaise va commencer à se déployer dans ces zones pilotes.
12:07C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le Premier ministre libanais, Nawaf Salam.
12:11L'Union européenne va accorder une aide de 100 millions d'euros pour soutenir l'armée libanaise.
12:17Pour Kayakala, cette enveloppe aidera Beyrouth à affirmer son monopole sur les armes
12:23et désarmer, je cite, les acteurs non étatiques tels que le Hezbollah.
12:32A présent, place à l'invité de la rédaction.
12:44Le Maroc vit une accélération sans précédent.
12:47Coupe du monde 2030, grand chantier ferroviaire, port, dessalement, hydrogène vert,
12:53gigafactory de batteries, industries, automobiles, data centers, infrastructures numériques.
12:58Les annonces d'investissement se multiplient et témoignent d'une attractivité économique réelle.
13:03Mais derrière cette dynamique se dessine une question moins visible.
13:07Le Maroc dispose-t-il des ressources humaines, foncières, hydriques, administratives,
13:12suffisantes pour absorber simultanément tous ces projets ?
13:16Autrement dit, le risque de demain est-il encore le manque d'investissement
13:20ou la saturation de nos capacités ?
13:22Pour en parler, nous avons le plaisir d'être en direct de Rabat
13:25avec Oussama Atahir, docteur en économie appliquée et expert en politique publique.
13:32Oussama Atahir, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
13:38Bonsoir et merci pour l'invitation.
13:41Pendant longtemps, le principal défi du Maroc était d'attirer les capitaux.
13:46Est-ce que le Maroc est en train de changer de paradigme aujourd'hui ?
13:52Ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est que le Maroc est peut-être en train de changer complètement de
14:00paradigme.
14:01Pendant longtemps, notre principe préoccupation était d'attirer les capitaux,
14:09d'attirer les investisseurs, de financer les projets.
14:13Je pense qu'aujourd'hui, les investissements arrivent.
14:18Nous avons le Mondial 2030, les grands projets industriels, l'hydrogène vert, les infrastructures,
14:27les investissements étrangers.
14:29Et la vraie question devient presque paradoxale.
14:34Sommes-nous capables d'absorber simultanément tout cela ?
14:39Autrement dit, le risque de demain pourrait être davantage un risque lié à notre succès qu'un manque d'investissement.
14:49Justement, entre le Mondial 2030, l'industrialisation accélérée et la transition énergétique,
14:56ne sommes-nous pas en train d'assister à une concentration historique de projets ici dans le Royaume ?
15:06Bonne question.
15:08Lorsqu'un très grand nombre de projets démarrent au même moment,
15:15ils finissent naturellement par se concurrencer pour accéder aux mêmes ressources.
15:21On parle ici de terrain industriel, de matériaux de construction, d'eau, d'entreprise de travaux ou encore de compétences
15:30techniques.
15:31Si cette pression devient trop forte, les coûts augmentent et l'économie peut entrer dans une phase de surchauffe.
15:40C'est un phénomène classique en économie.
15:44Les capitaux peuvent arriver très vite, mais l'économie réelle avance toujours à un rythme plus long.
15:52Toute la question est donc d'éviter que le rythme d'investissement dépasse la capacité d'absorption du pays.
16:00Donc, si je suis votre raisonnement, il existe bel et bien un risque de concurrence entre ces grands projets pour
16:08accéder aux mêmes ressources.
16:10Alors, pendant des décennies, nous l'avons vu, le financement constituait en quelque sorte le principal obstacle au développement.
16:19Cette contrainte est-elle en train aujourd'hui de s'effacer ?
16:27On continue souvent à penser que le capital est la ressource rare.
16:32Mais à l'horizon de 2030, je ne suis pas certain que ce soit encore le cas.
16:39Les véritables ressources stratégiques pourraient être l'eau, le foncier industriel, l'énergie compétitive,
16:49mais aussi les compétences et les capacités administratives.
16:54Parce qu'un investissement peut arriver rapidement.
16:57En revanche, créer de nouvelles ressources en eau, aménager du foncier ou former des ingénieurs et des compétences
17:06prend beaucoup plus de temps.
17:09Ça, c'est là que se situe probablement le véritable défi.
17:13– Oussama Tahir, à ce rythme, vu le nombre de chantiers,
17:19peut-on dire que le foncier industriel commence, lui aussi, vous en avez parlé il y a quelques instants,
17:25à devenir une ressource stratégique ?
17:28– Oui, bien sûr.
17:31À mon sens, je pense que le défi le plus complexe sera le capital humain.
17:40– Construire une usine ou financer un projet peut se faire relativement vite.
17:47Former un ingénieur, un technicien spécialisé ou un expert industriel demande plusieurs années.
17:55Avec les grands projets prévus d'ici 2030,
18:00la demande en compétences qualifiées va probablement augmenter fortement.
18:05Mais il y a un deuxième enjeu dont on parle moins,
18:10c'est qu'il faudra éviter que les grands projets captent l'essentiel des talents disponibles.
18:18Si les ingénieurs, les techniciens, les profils expérimentés
18:23se concentrent uniquement dans les grands groupes et les méga-projets,
18:28les toutes petites entreprises et moyennes entreprises marocaines
18:32pourraient rencontrer des difficultés à recruter et à se développer.
18:40Le véritable défi ici est donc de faire profiter l'ensemble du tissu économique de cette dynamique.
18:48– Et quelles sont les formations à privilégier selon vous ?
18:52– C'est l'AI, l'AI, la nouvelle technologie, tout simplement.
19:01– Il faudra investir davantage dans l'intelligence artificielle.
19:06– Artificielle.
19:07– La capacité administrative à traiter rapidement les autorisations,
19:13les raccordements et les procédures deviendra…
19:16Est-ce que cela deviendra un facteur décisif de compétitivité, vu tous ces chantiers ?
19:21– On en a parlé déjà dans une question précédente,
19:29mais ce qui est intéressant aujourd'hui, c'est que le Maroc
19:32est peut-être en train de changer complètement de paradigme.
19:37Pendant longtemps, notre principale préoccupation était d'attirer les capitaux.
19:45Mais revenons à ce que vous venez de dire,
19:48je pense que pour le Mondial 2030, qui représente une formidable opportunité pour le Maroc,
19:59le véritable enjeu n'est pas seulement d'organiser un grand événement sportif,
20:05l'enjeu est de transformer les investissements réalisés aujourd'hui en gains durables pour l'économie nationale.
20:13– Donc si je suis votre raisonnement, ce Mondial ne devra pas être un facteur supplémentaire de pression sur les
20:20capacités nationales ?
20:22– Oui. Normalement, c'est les infrastructures, les compétences et les capacités de développer pour 2030
20:32doivent continuer à produire de la valeur bien après la compétition.
20:38Pendant des années, nous nous sommes demandé comment attirer les investisseurs.
20:42Je pense que la question de la prochaine décennie est peut-être différente.
20:51Ça sera comment faire en sorte que cette vague d'investissement
20:55se transforme durablement en croissance, en emploi et en création de richesses pour le Maroc.
21:04– Et selon vous, comment faudra-t-il faire pour que cette vague d'investissement
21:11et ces chantiers, notamment qui se profilent à l'horizon 2030,
21:15puissent profiter, mais bien profiter aux Marocains ?
21:19– Comme on a dit avant, se concentrer sur le capital humain, la formation,
21:29parce qu'on aura plus de concurrence dans la prochaine décennie.
21:41Aussi, essayer d'aider les toutes petites entreprises et les moyennes entreprises marocaines
21:48à avoir un accès au marché public.
21:53Par ailleurs, je rejoins votre idée à la question avant celle-là,
22:00le côté administratif, il faut l'alléger.
22:03– Et quel rôle pourrait jouer aujourd'hui la coopération,
22:08si tu t'emprounais par sa majesté le roi Mohamed VI,
22:11en ce qui concerne notamment la mise en place et la réalisation de ces chantiers
22:18qui se profilent à l'horizon 2030, je pense notamment au Mondial 2030
22:24qui est organisé par le Maroc, l'Espagne et le Portugal ?
22:30– Sa Majesté le roi Mohamed VI, que Dieu l'assiste,
22:36a donné un élan fort à la coopération sud-sud.
22:42– Lorsqu'on parle de la coopération sud-sud,
22:49on va toujours au chantier de Porte d'Akla,
22:55à laquelle on propose un accès maritime aux pays de l'Ouest,
23:02Afrique de l'Ouest.
23:06– À travers la vision atlantique de Sa Majesté le roi Mohamed VI,
23:11– Oui, voilà, c'est le premier projet d'investissement
23:16qui est concrètement en relation avec la coopération sud-sud.
23:22– Donc aujourd'hui, avec notamment ce projet,
23:27le Maroc cherche tout simplement à montrer la voie,
23:33à aider ces pays qui n'ont pas accès à la mer.
23:38On va dire qu'il ne leur donne pas le poisson,
23:41mais il leur apprend en quelque sorte à pêcher.
23:46– Voilà, on donne un accès à ce qu'on n'a pas.
23:50C'est une vision vraiment de Sa Majesté qui est futuriste, si je peux le dire.
24:00C'est une vraie coopération win-win, c'est une vraie coopération de fraternité.
24:05Et on verra bien qu'est-ce qu'on donnera.
24:10– Oussama Tahir, merci.
24:12Merci pour toutes ces précisions.
24:14Merci d'avoir répondu à nos questions.
24:17– Merci pour l'invitation et à la prochaine, Inch'Allah.
24:20– Inch'Allah.
24:21– À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique avec Shema Fikri.
24:35– On commence au Maroc qui renforce sa position sur le marché européen des herbes aromatiques.
24:41Cette saison, la demande progresse pour la ciboulette, la coriandre, le persil, le basilic et la menthe.
24:46Plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni,
24:50se tournent davantage vers l'offre marocaine.
24:53En cause, les difficultés de production et de logistique rencontrées par certains concurrents,
24:58notamment l'Espagne, le Kenya et la France.
25:00De son côté, le Maroc bénéficie de meilleures conditions de production après plusieurs années de sécheresse.
25:06Les producteurs renforcent également leur conformité aux normes européennes de qualité et de traçabilité.
25:12Résultat, les herbes aromatiques marocaines s'imposent progressivement
25:15comme une alternative fiable sur le marché européen.
25:19Le Maroc prépare une feuille de route pour accélérer le développement du commerce électronique
25:23et renforcer la présence du Made in Morocco sur les marchés internationaux.
25:27L'objectif est de positionner le Royaume comme un hub africain de référence dans le e-commerce,
25:32un marché mondial dont les ventes devraient passer de 5 800 à 8 000 milliards de dollars entre 2023 et
25:382027.
25:39Au Maroc, le secteur affiche déjà une forte dynamique.
25:43Son chiffre d'affaires a atteint 19 milliards de dirhams en 2023 avec une croissance moyenne supérieure à 30%.
25:49Mais malgré ce potentiel, plusieurs défis réglementaires, fiscaux et organisationnels persistent.
25:55Le gouvernement prévoit donc une étude approfondie pour définir une stratégie nationale à l'horizon 2030
26:01et faire du e-commerce un moteur de compétitivité et d'exportation.
26:06Un point sur le tourisme.
26:07Tanger confirme sa place parmi les principales destinations touristiques du Royaume.
26:12Au premier trimestre 2026, la ville a enregistré plus de 417 000 nuitées en hausse de 11% sur un
26:19an.
26:19Elle conserve ainsi sa quatrième position au niveau national derrière Marrakech, Agadir et Casablanca
26:25avec 4% des nuitées touristiques enregistrées au Maroc.
26:29La dynamique s'est particulièrement accélérée en mars avec près de 133 000 nuitées,
26:33soit une progression de 26% par rapport à la même période de l'an dernier.
26:38A l'échelle nationale, les établissements d'hébergement touristique classés ont totalisé
26:42près de 9,85 millions de nuitées au premier trimestre en hausse de 10% sur un an.
26:49Direction le marché de gros de Casablanca où les prix de tomates restent stables cette semaine
26:54dans une pourchette de 3,5 à 7,5 dirhams le kilo.
26:58Du côté des légumes, les pommes de terre poursuivent leur baisse tandis que les concombres reculent légèrement.
27:03Les courges, les carottes et les courgettes conservent, elles, des niveaux de prix globalement inchangés.
27:08Sur le segment des fruits, l'offre s'étoffe avec l'arrivée des abricots et des pêches.
27:12Les oranges repartent à la hausse tout comme les bananes locales et les pastèques.
27:16A l'inverse, les melons poursuivent leur répli.
27:19A noter enfin que les prix des viandes rouges ne figurent pas dans la note hebdomadaire
27:23en raison du ralentissement de l'activité des abattoirs à l'occasion de Eid al-Adha.
27:28Place à présent à l'actualité internationale, l'industrie espagnole confirme son redressement.
27:34En avril, la production industrielle a progressé de 2% sur un an après une hausse d'1,9%
27:39enregistrée en mars.
27:41Cette évolution marque la poursuite de la reprise du secteur après le recul observé en février.
27:46Malgré les tensions au Moyen-Orient, l'économie espagnole continue d'afficher une bonne résistance.
27:51Au premier trimestre, la croissance du PIB a atteint 0,6%, un rythme supérieur à la moyenne de la zone
27:58euro.
27:58Des indicateurs qui confirment la solidité de l'activité économique en Espagne.
28:03On poursuit avec le pétrole qui recule jeudi après l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le
28:08Liban.
28:09Un accord a été retrouvé mercredi à Washington après deux jours de discussion.
28:13Donald Trump estime possible un accord avec l'Iran ce week-end alors que Téhéran dément tout progrès.
28:18La veille, les prix du pétrole avaient déjà grimpé avec les tensions dans le Golfe entre l'Iran et les
28:23Etats-Unis.
28:24Le Brent recule d'1,52% à 96,32 dollars.
28:29Le WTI perd 1,23% à 94,84 dollars.
28:35Et on termine avec le nombre de millionnaires dans le monde qui a atteint un nouveau record en 2025.
28:41Selon Capgemini, leur population a progressé de près de 8% pour atteindre 25,3 millions de personnes.
28:48Leur patrimoine cumulé a lui aussi franchi un sommet historique à plus de 98.300 milliards de dollars,
28:54soit une hausse de près de 9% sur un an.
28:57Cette croissance a été portée par les bonnes performances des marchés financiers,
29:01soutenus notamment par l'essor de l'intelligence artificielle et les investissements dans l'industrie de la défense.
29:06L'Asie pacifique enregistre la plus forte progression du nombre de millionnaires,
29:10tandis que le Moyen-Orient est la seule région du monde à afficher un recul.
29:17La présence, la sauvement des sports avec Anna Spar.
29:29Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Emédien TV pour votre tour de l'actualité sportive.
29:33La sélection nationale marocaine est arrivée cette nuit aux Etats-Unis
29:37pour prendre part à la Coupe du Monde 2026, organisée également par le Canada et le Mexique.
29:42Accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Nouark,
29:45les Lyons de l'Atlas ont été acclamés par plusieurs Marocains établis aux Etats-Unis,
29:50venus saluer les coéquipiers d'Ashraf Hakimi, le défenseur champion d'Europe avec le PSG,
29:54qui a rejoint le rassemblement hier à Mamora quelques heures avant le grand départ.
29:58Les Lyons de l'Atlas ont établi leur camp de base à la Pingree School dans l'état du New
30:02Jersey.
30:02Ce choix stratégique place les protégés de Mohamed Ouahbi à proximité des infrastructures
30:07qui accueilleront leur match de la poule C que le Maroc compose avec le Brésil, l'Ecosse et Haïti.
30:15Nous sommes très contents d'être là, de participer à cette grande compétition.
30:19Nous sommes motivés à l'idée d'y participer et sommes heureux de sentir le soutien des Marocains aux Etats
30:24-Unis.
30:28Nous sommes un peu fatigués, ce fait un long vol, mais nous sommes quand même heureux d'être ici.
30:32Nous avons hâte de reprendre l'entraînement et sentir l'atmosphère ici de la communauté marocaine
30:37et de tous les supporters aux Etats-Unis.
30:39Donc je suis très content et j'ai hâte de commencer.
30:42Et quelques heures avant le décollage pour les Etats-Unis,
30:45les Lyons de l'Atlas ont appris une bonne nouvelle avec une place gagnée au classement FIFA,
30:49marquant un peu plus l'histoire du football africain.
30:51Le Maroc profite de la défaite des Pays-Bas à Rotterdam face à l'Algérie
30:55pour se hisser désormais à la septième position du classement de l'instance mondiale,
30:58battant ainsi un nouveau record avec le meilleur classement de l'histoire pour une sélection africaine.
31:03Une place gagnée provisoire en attendant le deuxième match de préparation prévu face à la Norvège.
31:07Autre fait notable, les hommes de Mohamed Ouahbi pourraient même passer devant le Brésil
31:11à la sixième place juste avant leur affrontement au Mondial.
31:14Il faut espérer une défaite de la Célessin face à l'Egypte ce samedi
31:18et une victoire des Lyons de l'Atlas face aux Scandinaves le lendemain.
31:22Le Raja Casablanca s'est incliné à domicile face à la renaissance sportive de Berkane
31:26pour le compte de la 22e journée de la Bottola Pro D1.
31:29Score finale un but à zéro.
31:30La seule réalisation de la rencontre est à mettre au crédit de l'attaquant,
31:33c'est n'égalé Paul Bassen, déjouant le péage du hors-jeu de la défense adverse
31:37pour tromper ensuite Kbiri Alaoui.
31:39Mais c'est ce qui va se passer après le but qui va faire polémique dans cette rencontre.
31:43Un geste obscène comme célébration pour le joueur de la RS Berkane
31:46envers les tribunes du complexe sportif Mohamed V.
31:49Un geste qui n'est pas passé inaperçu du côté de l'arbitre
31:52qui a sanctionné le joueur sénégalais d'un rouge direct après visionnage de la VAR.
31:56Une infériorité numérique qui ne change rien au sort de la rencontre.
32:00Berkane passe devant le Raja au classement à la deuxième place
32:03à un point du leader, le Maghreb de Fès.
32:07A quelques jours des élections au Real Madrid,
32:09le président sortant Florentino Pérez a annoncé la venue de José Mourinho
32:13comme nouvel entraîneur des Meringue.
32:14Le dirigeant de 63 ans a promis l'arrivée du technicien portugais
32:18s'il était réélu à sa propre succession à la tête du club.
32:21Une promesse qui s'ajoute au statut de favori de Florentino Pérez
32:24face à Enrique Riquelme, même si le scrutin s'annonce plus serré que prévu,
32:28notamment en raison du fiasco sportif du club de la capitale
32:32ces deux dernières saisons conclues sans le moindre sacre national
32:35en championnat ou en coupe.
32:37Pour les supporters, l'arrivée de José Mourinho est perçue comme une délivrance,
32:40le voyant comme l'homme de la situation pour tenir un vestiaire brisé
32:44par les tensions et les guerres d'égo.
32:45Un contrat jusqu'en 2029 attend le Special One
32:48qui ferait son retour au Real après un premier mandat entre 2010 et 2013.
32:53En France, désormais, la biélorusse Arina Sabalenka s'est inclinée face à la russe Diana Schneider
32:57en quart de finale de Roland-Garros en trois manches.
32:59Score final 3-6, 7-5, 6-0.
33:01Après avoir dominé la première moitié de la rencontre,
33:04Sabalenka a été poussée au troisième set par son adversaire
33:07qui rallie pour la troisième fois de sa carrière,
33:10le dernier carré d'un grand chelem.
33:11La biélorusse manquera les demi-finales d'un majeur pour la seconde fois
33:14depuis sa demi-finale à l'US Open en 2022,
33:16alors que la russe tentera pour la première fois de créer la surprise
33:19lors d'une compétition majeure.
33:21De son côté, Schneider, 25e mondiale, retrouvera la polonaise Maja Szwalinska,
33:26114e à la WTA, issue des qualifications et tombeuse d'Anna Kalinskaya
33:30plus tôt dans la journée.
34:01Les New York Knicks se sont imposés sur le parquet de San Antonio Spurs
34:04pour le match 1 des finales NBA, score final 105 à 95.
34:07Pourtant, la franchise Texan avait bien débuté cette rencontre
34:10avant de voir les visiteurs recoller au score à la fin du troisième quartan
34:13et de les laisser s'échapper lors du quatrième.
34:16Les Spurs ont été victimes d'une efficacité offensive surprenante
34:19en fin de rencontre, en témoigne le 6 sur 21 de Victor Wimbanyama
34:22malgré ses 26 points et 12 rebonds au compteur.
34:25Chez les vainqueurs, à noter les 38 points marqués par Jalen Brunson,
34:29clutch lors du quatrième quartan pour confirmer l'avantage du terrain des Knicks
34:33ou encore le double-double de Carl Anthony Towns, 18 points et 12 rebonds au total.
34:38Le Game 2, ce sera toujours à San Antonio avec la victoire obligatoire pour les Spurs
34:42avant le déplacement à New York.
34:44It's a six-point lead.
34:46Delivering time and time again.
34:48Next time is Steel Game 1.
34:52There are seven consecutive road games.
34:54And one of the great playoff runs in NBA history is still alive.
35:00What a winning streak.
35:03Runs it with 30 points.
35:31Le Mali accueille la première édition du Forum panafricain des médias, un rendez-vous majeur pour réfléchir à l'avenir
35:38de l'information en Afrique.
35:40Pour en parler, je reçois, non c'est lui qui nous reçoit, M. Bachiri Diop, président de la Commission des
35:45médias et des TIC, donc des technologies d'information et de la communication,
35:51de la Haute Autorité de la Communication du Mali. M. Diop, bonjour et bienvenue sur Médian TV.
35:57Bonjour M. Thiam, bonjour à Médian TV et bienvenue ici à LAC et surtout bienvenue au FOPAM.
36:05Ma première question, M. Diop, c'est de vous dire simplement que le paysage médiatique africain est en pleine mutation.
36:11Le Mali est-il prêt pour cette révolution informationnelle et numérique ?
36:17Bonjour M. Thiam. Donc oui, on peut dire que le Mali a pris le train de cette mutation avec cependant
36:28des faiblesses structurelles et aussi des difficultés conjoncturelles
36:33qui sont nombreuses mais qui ne sont pas insurmontables.
36:40Donc parmi ces faiblesses, on va parler par exemple de la...
36:45Quand on prend par exemple le problème de l'intelligence artificielle, on se rend compte...
36:50Qui est un grand problème aujourd'hui.
36:51Qui est un grand problème aujourd'hui dans les médias et même sur toutes les plateformes numériques.
36:57C'est qu'aucun pays africain jusqu'à présent n'a encore promulgué de lois globales contraignantes sur l'intelligence
37:06artificielle.
37:07Et 17 pays ont adopté des stratégies nationales en matière d'IA et la plupart en sont encore à l
37:15'étape de projet de loi.
37:16Alors que quand on va ailleurs dans le monde, on voit qu'il y a beaucoup de pays qui ont
37:25déjà légiféré là-dessus.
37:28Il y a 31 pays qui ont quand même dans le monde qui disposent de lois ou de règles contraignantes
37:35et applicables sur l'IA.
37:37Notamment les 27 de l'Union Européenne.
37:40Notamment l'Asie, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et aussi les Etats-Unis au Royaume-Uni et
37:47à Singapour.
37:48Donc voilà à peu près une première faiblesse structurelle qui est là.
37:54La deuxième faiblesse structurelle que nous nous rencontrons au Mali, c'est qu'il n'y a pas encore de
37:59loi spécifique sur la presse en ligne, sur tout ce qui est presse numérique.
38:04Donc ça pose cette question justement, comment concilier justement la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation
38:09sans tomber dans la censure aussi ?
38:12Parce que c'est ça la grosse question qui se pose aussi.
38:14Bon, justement, les gens communément, on pense que dès qu'il s'agit d'une intervention, d'une autorité de
38:24régulation, on tombe dans la censure gouvernementale ou autre.
38:27Non, mais ce n'est pas ça. Parce qu'en fait, dans chaque pays, il y a des lois qui
38:32organisent les médias, qui organisent la loi.
38:35Donc au Mali, on a la loi de 2000 qui est la loi portant régime de presse et délit de
38:40presse au Mali.
38:41Mais qui, comme je vous l'ai dit, ne parlent pas de loi de la presse numérique en particulier, mais
38:51ça fixe les règles.
38:52Et donc, une autorité de régulation ne travaille qu'avec la loi, le code de l'éthique et la déontologie,
39:01et aussi souvent les habitudes sociales généralement admises.
39:08Donc, c'est à partir de là qu'on peut réguler les médias. Et donc, nous travaillons là-dessus.
39:14Et donc, à partir du mois où il y a une loi, il faut bien qu'il y ait des
39:17organes de régulation pour voir est-ce que la loi est respectée,
39:22est-ce qu'il n'y a pas de violation, est-ce que les codes de l'éthique...
39:26Donc, c'est dans ce cadre que les autorités de régulation interviennent généralement.
39:31Mais en fait, ça ne peut pas être que de la contrainte, ça ne peut pas être que des sanctions.
39:39Donc, il faut souvent aussi comprendre qu'il faut aller à la formation des journalistes.
39:45Il faut être pédagogue, quoi.
39:46Voilà, il faut être pédagogue, renforcement des capacités des professionnels des médias.
39:51Et aussi, il faut aussi faire en sorte que les organisations professionnelles des médias s'organisent elles-mêmes
40:01pour faire ce qu'on appelle l'autorégulation et même la co-régulation souvent avec l'organe de régulation.
40:08Ça peut atténuer les différents problèmes qui interviennent dans le champ des médias.
40:14Et donc, il y a ça, il y a aussi surtout...
40:17Il faut aussi aller vers l'éducation aux médias qui permet aux citoyens de faire un bon usage,
40:24de comprendre les enjeux, de faire la différence entre ce qui est information et ce qui est opinion.
40:30Donc, ça peut vraiment aider aussi le travail de l'organe de régulation.
40:36Mais franchement, il ne faut pas tomber aussi dans, comme vous dites, la censure.
40:42Non, la liberté de presse est reconnue au Mali et elle est vivante.
40:49Elle est là.
40:50Les médias peuvent en témoigner.
40:52Et donc, nous, nous veillons à ça.
40:56Voilà.
40:56Vous tenez à cette liberté, effectivement.
40:59C'est aussi une émission de la haute autorité de la communication.
41:03D'accord, tout à fait.
41:03En tout cas, les médias africains peuvent-ils encore rivaliser avec la puissance des plateformes numériques cette fois-ci ?
41:08D'accord, simplement.
41:09Est-ce que c'est les plateformes mondiales ?
41:11Bien sûr.
41:12Aujourd'hui, ça veut dire que nos médias sont assez outillés pour pouvoir rivaliser avec ces médias-là, ces plateformes.
41:19Oui.
41:20Il y a des moyens de riposte.
41:22Même s'il ne faut pas aller, on ne pourra jamais avoir les moyens financiers de ces grandes plateformes.
41:28On n'aura pas leur force de frappe.
41:29Voilà.
41:30On n'aura pas leur force de frappe.
41:32Mais ce qu'on peut avoir, par contre, c'est notre imagination, c'est de faire nos récits propres sur
41:40la base de nos cultures, sur la base de valoriser ce qu'on produit chez nous.
41:45On peut avoir un récit qu'on a, c'est-à-dire un narratif africain qui va peut-être déconstruire,
41:53en quelque sorte, ce que font les grandes agences de presse et les médias étrangers, occidentaux notamment.
42:00Mais ce narratif, comme vous le savez, le narratif journalistique, il ne peut pas être de la fiction.
42:05Ça doit s'appuyer sur les faits réels.
42:07Et donc, c'est à ça que nous devons aller. Et je pense qu'on a assez compris cette problématique
42:16ici au Mali et en Afrique.
42:18Tout à fait. Vous avez évoqué l'intelligence artificielle dans votre propos introductif. Justement, quel rôle les autorités de régulation
42:25dont vous êtes, la HAC, doivent-elles jouer face à l'essor de cette intelligence artificielle ?
42:29Bon, l'essor de l'intelligence artificielle pose beaucoup de problèmes, notamment avec l'IA générative et donc avec les
42:39deepfakes et tout ce que vous connaissez.
42:41Bon, dans un premier temps, il serait bon que l'autorité de régulation veille à ce que chaque fois qu
42:49'il y a l'utilisation de l'IA dans les médias, que ça soit signalé.
42:53Qu'on sache que ça, c'est une production de l'IA et que le citoyen le sache.
42:59Ensuite, il faudrait aussi valoriser le travail des journalistes africains, notamment quand on va prendre leurs travaux pour faire l
43:08'entraînement des IA.
43:10Et donc, il faut qu'il soit mieux rémunéré sur ça. Et aussi, il faudrait que, surtout, les organes de
43:19régulation, comme je vous ai dit, ne sont pas des législateurs.
43:22Donc, il faudrait qu'il y ait des lois, des textes qui puissent nous aider à faire ce travail. Et
43:29aussi, il y a l'enseignement de l'éducation aux médias depuis à bas âge, voilà, à l'école, dans
43:39les universités, pour que chaque citoyen sache vraiment utiliser à bon escient cette IA-là.
43:47Parce qu'il y a aussi des problèmes éthiques, comment protéger aussi les données à caractère personnel, toutes ces données
43:56que, vraiment, on doit protéger.
43:58Donc, généralement, comment ça se passe chez nous, c'est dans ces lois sectorielles qu'on essaie de voir comment
44:04protéger.
44:04Mais comme je vous ai dit, on n'a pas encore de législation contraignante sur le sujet.
44:09Est-ce qu'au niveau continental ou sous-régional ou régional, pour faire simple, est-ce que vous avez peut
44:14-être des collaborations que vous avez mises en place pour pouvoir peut-être réfléchir à cette question ?
44:18Parce qu'elle est quand même globale, vous l'avez dit. On est menacé de par le monde et que,
44:22bon, nos petits pays, généralement, individuellement pris, ne pèsent pas lourd.
44:27Est-ce que vous avez des structures qui vous permettent aujourd'hui de contre-attaquer ?
44:30Tout à fait. Par exemple, je vous ai parlé tantôt dans nos discussions d'avant-interview, des rencontres que nous
44:38avons au niveau des instances africaines de régulation des médias.
44:42Nous avons beaucoup travaillé sur ces sujets. Il y a même eu la déclaration d'Abidjan sur l'IA.
44:48Mais bon, on a vu aussi que, comme vous voyez, les plateformes numériques, c'est à l'échelle internationale.
44:55Ce n'est jamais national. Donc, comment le faire ? Il faudrait qu'on arrive à mutualiser nos moyens.
45:03Il faudrait qu'on arrive aussi à uniformiser nos lois, aller vers… pour essayer de lutter comme ça.
45:11Non seulement au niveau régional, nous avons des entités comme ça.
45:15Par exemple, nous sommes en train de créer, par exemple, un organe de régulation au sein de l'AS qui
45:20va réunir les…
45:21L'AS, l'Alliance des États du Sahel.
45:23Voilà. Donc, on est déjà… on est là-dessus.
45:26Ensuite, au niveau africain, comme je vous ai dit, nous avons le RIA, qui est le réseau des instances africaines
45:33de régulation de la communication.
45:35Et nous, chaque fois, beaucoup de nos rencontres, nous sommes là-dessus.
45:39Et même récemment, j'étais à une rencontre à Moroni, au Coman,
45:45où on a parlé beaucoup de l'éducation aux médias et de la citoyenneté numérique.
45:50Et justement, vous en parliez. La question qui se pose aujourd'hui, c'est de revenir sur le forum de
45:56Bamako,
45:56le forum des médias panafricains. Donc, il y a une sorte… Déjà, c'est la première édition.
46:01On ne voit pas… Voilà, c'est la comptée de l'histoire pour le moment.
46:03Est-ce qu'à l'issue de ce forum, on pourrait imaginer…
46:06La question, c'est de savoir quelles avancées concrètes les professionnels africains
46:10qui sont réunis aujourd'hui ici à Bamako et toute cette semaine,
46:13peuvent-ils attendre de ce rendez-vous ?
46:16Comme vous le dites, c'est déjà la première édition.
46:20Il faut s'allier déjà à cette initiative de la Maison de la presse et de son président,
46:25M. Bandjoko Dante. C'est vraiment une bonne trouvaille qui va réunir les médias africains à Bamako.
46:30Et essayer de faire de cette rencontre désormais un truc pérennisé,
46:37cette rencontre-là, ce forum, ça serait déjà bien.
46:41Bon, en fait, ce que ça peut apporter, par exemple, c'est de construire un narratif africain.
46:48C'est aussi de valoriser les réalités socio-culturelles de l'Afrique.
46:52C'est accompagner la transformation numérique des médias
46:55et une bonne utilisation des réseaux sociaux, maîtriser l'impact de l'IA.
47:00Et aussi, ça doit servir de cadre d'échange d'expérience
47:07et aussi de cadre pour nouer des partenariats entre médias,
47:13la formation et la protection des journalistes,
47:17moyens de financement régional et continental,
47:20parce que souvent, les médias africains sont confrontés à leur modèle économique
47:26qui n'est pas très pérenn.
47:28Voilà, c'est ça.
47:29Et donc, fédérer aussi les journalistes et les intellectuels africains
47:34autour de la guerre informationnelle, par exemple.
47:37Donc, le forum de Bamako, vraiment, peut être désormais un événement
47:42qui peut compter en Afrique.
47:45Donc, vous entendez bien la Perse pour en finir.
47:47Justement, le forum de Bamako peut-il devenir le Davos africain des médias ?
47:52Oui, en ce sens qui peut être impendant à ce qui se passe en Europe
47:57où on est toujours envahi par tous ceux qui viennent des grandes agences de presse,
48:05des médias occidentaux et tout.
48:07Et donc, ça peut être impendant.
48:09Ça peut permettre aux gens, chaque fois, dans une périodicité qui reste à déterminer.
48:15Donc, ça, c'est le travail des organisateurs.
48:17Ça peut effectivement être dans les médias ce qu'est Davos pour l'économie en Europe et dans le monde.
48:25On tient le pari.
48:26Monsieur Béchir Diop, merci.
48:28Je rappelle que vous êtes le président de la Commission des médias
48:31et des tics de la Haute Autorité et de la Communication du Mali.
48:34Merci d'avoir accepté notre invitation.
48:37C'est moi.
48:37À très bientôt sur nos antennes.
48:39Merci.
48:39C'est moi.
48:39Merci à vous.
48:40Merci.
48:42Voilà qui vous ferme cette première tranche de Soir Info.
48:45Merci de l'avoir suivi.
48:46Dans quelques instants, un nouveau point sur l'actualité.
48:48Sous-titrage ST' 501
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