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  • il y a 2 jours
PIB en baisse au premier trimestre, alors que l'inflation repart à la hausse. Les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se font sentir. Dans ce contexte, les Français adaptent leurs habitudes et font plus d'efforts au quotidien.

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Transcription
00:00Conséquences de la guerre au Moyen-Orient, Gaëtan, on va évoquer ces conséquences économiques.
00:06Tous les voyants sont au rouge en France. La croissance française est cale.
00:11Oui, tout à fait. D'un côté, on a les exportations qui reculent.
00:14Et puis de l'autre côté, vous savez, cette demande intérieure appelée par les économistes
00:19qui concerne finalement la consommation des ménages, les investissements des ménages
00:23et les investissements des entreprises qui reculent elles aussi.
00:27Résultat au premier trimestre, on a eu un PIB français, la croissance française,
00:32qui recule de 0,1% par rapport à la fin 2025.
00:36Le Fonds monétaire international a d'ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance
00:40pour l'ensemble de 2026 à 0,7% de croissance au lieu de 0,9%.
00:46Et la Banque de France s'apprête à faire de même à partir de la mi-juin.
00:51Vous comprenez que dans ce contexte, le choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient
00:55n'arrange rien.
00:57L'inflation repart à la hausse, 2,4% sur un an au mois de mai,
01:04essentiellement bien sûr à cause des prix de l'énergie qui ont progressé de 16%.
01:09Et donc forcément, la consommation des ménages est directement menacée,
01:14tout comme d'ailleurs la croissance économique française,
01:16puisque, on le rappelle, l'une des composantes de la croissance française,
01:19si ce n'est d'ailleurs la plus importante, c'est la consommation des ménages.
01:24Et Gaëtan, comment les ménages justement s'adaptent à cette double peine ?
01:27Moins de croissance et plus d'inflation ?
01:29Alors les Français, vous le dites, ils s'adaptent.
01:32Ils encaissent le choc, ils roulent moins, ils covoiturent davantage,
01:37ils limitent leur déplacement non essentiel.
01:40Et d'ailleurs, quand on regarde les chiffres de la consommation de carburant
01:42pour le mois de mai, on voit que c'est une très nette baisse,
01:47moins 14% au mois de mai.
01:49Et puis surtout, ces Français, ils arbitrent en masse dans leurs achats du quotidien.
01:55Et quand on regarde les chiffres de ce début de 2026,
01:59publié par Nissan EQ,
02:01on s'aperçoit que les marques de distributeurs
02:04reprennent nettement la main dans les rayons
02:08après un rebond des marques nationales en 2025.
02:11Et d'ailleurs, ce basculement, il est massif,
02:14et surtout, il touche toutes les générations.
02:16Les moins de 35 ans augmentent leurs achats de MDD,
02:20donc de marques de distributeurs,
02:22de plus de 4%, pardon,
02:24et les seniors de plus de 5,5%.
02:27Ça ne concerne pas seulement les premiers prix,
02:31mais également les MDD standards,
02:32comme les gammes premium qui superforment
02:34dans les yaourts, dans les fromages,
02:37le café, le jambon, les bières ou le chocolat.
02:41Autrement dit, même si les consommateurs
02:44les plus fidèles aux grandes marques
02:46déplacent une partie de leurs achats
02:47vers les produits distributeurs,
02:49eh bien, ils font ces arbitrages
02:51et c'est essentiel, ils sont résilients.
02:53Les ménages français prouvent
02:55qu'ils sont prêts à faire des efforts,
02:58quitte à rappeler aussi aux marques
03:00que plus que jamais,
03:01le prix doit absolument justifier
03:04la valeur des produits.
03:05Merci beaucoup à vous Gaëtan.
03:06On s'adapte donc, on économise partout.
03:08On s'adapte, exactement.
03:08Merci Gaëtan.
03:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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