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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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Transcription
00:00Il est 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04Il n'y a pas que le Paris Saint-Germain qui a réalisé un back-to-back hier.
00:08Comprenez, répétez deux fois le même exploit.
00:11Comme l'année dernière, les racailles.
00:13Pour ne pas employer le mot barbare qui avait été employé par Bruno Retailleau,
00:17le ministre de l'Intérieur, l'année dernière était de sortie.
00:20Ceux qui ont pourri la fête, empêchés les honnêtes de célébrer entre amis ou en famille.
00:26Une ville investie par les délinquants ou triptyques connus de tous, cassée, pillée, sans prendre force de l'ordre.
00:33Alors, de quoi parlons-nous ce matin ? De débordement ?
00:37Quand les policiers sont attaqués, débordement.
00:40Quand des véhicules sont incendiés, débordement.
00:44Quand des magasins sont saccagés, débordement.
00:47Quand le périphérique sert de terrain de jeu, pour ne pas dire de terrain de chasse, débordement.
00:52Les violences urbaines d'hier soir ne se sont pas circonscrites qu'à la ville de Paris.
00:56Même topo à Nantes, à Grenoble, à Agen, Valenciennes, Montpellier, sans parler de la banlieue parisienne.
01:02Des délinquants très jeunes qui détestent la France au point de prendre en otage un événement heureux
01:08et de tout emporter sur leur passage.
01:10Le constat a été fait mille fois.
01:13Vient le temps des responsabilités.
01:14On savait que tout cela allait se produire.
01:16Un scénario cousu de fil blanc.
01:18Et pourtant, rien n'a changé par rapport à l'année précédente.
01:22Injuste est cet instant où l'honnête se barricade, où le voyou exulte.
01:27Alors oui, débordement il y a et il y aura.
01:30Débordement d'énergie pour refuser de voir le réel et cet échec sécuritaire.
01:34Un réel au goût amer au matin d'un samedi légendaire.
01:38On devrait avoir les yeux encore rougis par le formidable exploit du Paris Saint-Germain ce matin.
01:42Par ce public qui n'a cessé de pousser son équipe même menée dès la sixième minute.
01:46Ce groupe porté par un coach génial qui fait entrer le football français dans l'histoire.
01:51Malheureusement, notre esprit est ailleurs, encore grogui par ces scènes pathétiques.
01:55Où était l'état de droit quand l'état est incapable de faire respecter le droit ?
02:01Et nous en parlerons dans cette émission.
02:03Le point sur l'information, c'est avec Marine Sabourin.
02:05Bonjour Marine.
02:06Bonjour Eliott, bonjour à tous.
02:07Il faut espérer que les célébrations de la victoire du PSG aux côtés des joueurs se dérouleront dans le calme.
02:13Comme aujourd'hui, les parisiens arriveront à partir de 14h sur le champ de mars.
02:17100 000 supporters sont attendus.
02:19Les joueurs échangeront ensuite avec Emmanuel Macron à partir de 18h.
02:22Et puis rendez-vous pour eux au Parc des Princes dès 19h30.
02:26Dans le reste de l'actualité, un homme armé de deux couteaux et se montrant menaçant a été tué par
02:30un policier hier à Bobigny.
02:32L'homme aurait blessé deux de ses voisins.
02:34Un des policiers présents lors de l'intervention a été contraint de faire usage de son arme.
02:38Et puis au volet international, Donald Trump affirme avoir reçu de l'Iran l'engagement à ne pas se doter
02:43de l'arme nucléaire.
02:45C'est l'un des points de friction les plus importants dans les négociations entre Washington et Téhéran pour mettre
02:49fin à la guerre.
02:51Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:54Pierre Devineau, on soit Thierry Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur.
02:59Merci Marine Sabourin pour le point sur l'information.
03:02On est avec Reda Bellach ce matin, porte-parole Unité Île-de-France.
03:06Cher Reda, bonjour.
03:08Merci d'être avec nous et à travers vous.
03:09J'ai vraiment envie de saluer les policiers qui étaient sur le pont et sur le front tout au long
03:14de la nuit.
03:15Pas qu'à Paris, en région parisienne et dans toute la France.
03:18Et on va revenir durant toute cette heure sur ce qu'il s'est passé hier soir.
03:23Le général Bertrand Cavalier est avec nous.
03:25Merci d'être présent.
03:27Tanguy Hamon, journaliste de police, justice, CNews et Joachim Leflocimade.
03:31De quoi parlons-nous ce matin ?
03:34De débordements, de violences urbaines, d'émeutes, d'un ordre républicain maintenu ou en difficulté,
03:41de scènes de cases, de pillages, d'affrontements avec les forces de l'ordre ?
03:45Je n'ai même pas envie de vous donner le premier bilan parce que c'est un bilan qui, je
03:49pense,
03:50puisqu'il était diffusé aux alentours d'une heure du matin,
03:53et un bilan qui est pour le moment sous-évalué.
03:57Oui, puis vu tout ce qui s'est passé à travers la France,
03:59on se doute que toutes les interpellations qui vont remonter de toutes les villes différentes de Paris,
04:04ça va faire largement gonfler ce bilan.
04:07Je vous propose qu'on voit le sujet de Célia Judas.
04:10Et ensuite, tout au long de notre émission, nous allons séquencer,
04:14vous montrer des images qui ne seront peut-être pas diffusées ailleurs.
04:20Mais l'idée, c'est de parler du réel, de ce qui s'est passé.
04:23C'est notre boussole, bien évidemment.
04:25Et c'est de ne pas détourner le regard face à cette nouvelle nuit de violences urbaines,
04:31un an, jour pour jour, après la finale, alors que la promesse avait été quoi ?
04:37L'année dernière, ce n'était pas une décenne de chaos.
04:39Et le dispositif qui avait été mis en place va prévenir pour les événements prochains.
04:46Célia Judas.
04:49À 18h hier, dès le coup d'envoi du match, aux abords du Parc des Princes,
04:55casque vissé sur la tête, les forces de l'ordre contiennent les premiers échauffourés de la soirée.
05:01À seulement 30 minutes de jeu, les premiers affrontements entre individus sur place et policiers
05:06éclatent sur les Champs-Elysées.
05:11Feu tricolore, abribus, équipement public, le mobilier urbain est pris pour cible.
05:16À 20h30, on annonce déjà 20 interpellations et 10 gardes à vue.
05:21Et au coup de sifflet final,
05:25des dizaines de milliers de supporters envahissent les rues de la capitale.
05:30Pour beaucoup, c'est l'explosion de joie, mais dans plusieurs quartiers, les célébrations dégénèrent.
05:37Les tirs de feu d'artifice se multiplient et plusieurs véhicules sont endommagés.
05:43À 22h, la tension monte encore d'un cran.
05:46Sur les Champs-Elysées, les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes
05:50pour tenter de disperser les groupes les plus agités.
05:53Et à quelques centaines de mètres des Champs,
05:56le commissariat du 8e arrondissement est dans le même temps pris pour cible.
06:00La soirée continue d'être agitée.
06:05Peu avant minuit, le boulevard périphérique est à son tour envahi.
06:09Toute la nuit, les interventions policières se poursuivent.
06:13D'après les derniers chiffres donnés par le ministre de l'Intérieur,
06:17416 interpellations en France, dont 283 sur l'agglomération parisienne,
06:22étaient enregistrées vers 2h du matin.
06:25On parle de quoi ce matin, Reda Bellage ?
06:29Déjà, si vous me permettez, je voudrais féliciter, remercier les collègues
06:32qui ont su tenir le coup et minimiser les dégâts et puis les blessés.
06:39Ce matin, cette nuit, plus d'une cinquantaine de messages
06:43où j'apprends que des collègues sont blessés là, ici et là.
06:47Et j'entends sur les médias, 7 blessés sur le plan national.
06:49C'est juste...
06:50C'est pour ça que je ne donne pas le bilan.
06:51On se moque de nous.
06:52C'est pour ça que je ne donne pas le bilan, Reda.
06:53Parce que juste sur un département petite couronne, j'en ai 10.
06:56Donc il y a juste un moment où peut-être qu'en ce moment même,
06:59on essaie de calculer comment expliquer aux médias,
07:01peut-être changer, peut-être si le collègue a été blessé dans le 92 ou le 93,
07:05on va nous dire, ah non, ça, ce n'était pas avec les émeutes, ça n'a rien à voir.
07:08Je ne sais pas comment ils sont en train de faire.
07:09Mais peut-être changer les chiffres, je ne sais pas comment ils vont faire.
07:12Mais en tout cas, j'ai hâte qu'on nous donne un bilan.
07:14Parce que moi, le bilan, juste avant, vous le disiez,
07:17on ne peut pas...
07:18Enfin, ce n'est pas pour vous, mais on ne peut pas avoir des chiffres.
07:21Mais nous, pourquoi nous, les syndicats, on arrive à avoir les chiffres presque à la minute ?
07:26Parce que nous, il y a un lien avec les collègues.
07:30Et aujourd'hui, on peut se poser la question.
07:31Peut-être qu'aujourd'hui, notamment, moi, je vais parler sur mon secteur,
07:35sur la préfecture de police, il n'y a peut-être pas ce lien avec les collègues,
07:37déjà, et j'ai entendu des choses au cours de la semaine,
07:41notamment le ministre dire qu'il y avait une centaine d'individus.
07:44Peut-être que le ministre, on ne lui donne pas les bonnes informations aussi.
07:47Il faut se poser la question au niveau de la chaîne de commandement.
07:50Moi, hier, j'avais des collègues qui m'envoient des messages,
07:52qui me disent, on n'a plus de munitions.
07:55Un an après, on dit, on n'a plus de munitions.
07:59Ce n'est pas possible, en fait.
08:00Comment on n'arrive pas à évaluer une situation ?
08:03Des collègues qui me disent qu'ils devaient commencer à 17h.
08:06À dernière minute, on leur dit, non, finalement, vous allez apparaître à partir de 22h.
08:10Alors que vous avez vu, tout comme moi, les images, et moi, le direct,
08:14dès 18h, ça partait, en fait.
08:16Les gars, ils pensaient qu'il y avait une égalisation.
08:18Pour eux, c'était une raison pour aller détruire du mobilier urbain,
08:23comme ça a été dit.
08:23Et puis, j'ai vu des scènes où les collègues, enfin, là, là, excusez-moi,
08:27c'était des violences complètement gratuites.
08:30Et je vois, quand j'allumais mon portable ce matin, j'ai regardé les réseaux sociaux,
08:35je n'ai pas vu des membres du gouvernement ou au niveau des politiques
08:41crier au loup et dire, non, là, c'est scandaleux.
08:45Il y en a quelques-uns, mais...
08:46Ils sont où, là, en fait ?
08:47Non, mais il y en a quelques-uns, et on verra les réactions de politiques dans un instant,
08:51mais je veux demander l'avis des experts, votre expertise et ensuite du général,
08:57pour savoir de quoi on parle ce matin.
08:59Est-ce qu'on parle, comme j'ai pu entendre de la bouche des autorités,
09:04notamment hier, de débordements ?
09:06Est-ce qu'on est face à des débordements ?
09:07Ou est-ce qu'on est face, comme l'année dernière,
09:09à des émeutes urbaines ou à des violences urbaines ?
09:12Quand on casse, quand on pille, quand on s'en prend aux forces de l'ordre,
09:15on parle de quoi ?
09:16Et comment se fait-il qu'un an plus tard, on vive le même scénario ?
09:21On vive le même scénario, c'est-à-dire que les honnêtes se barricadent
09:25et les racailles sont de sortie.
09:27Pourquoi moi, hier soir, qui suis un enfant de Paris,
09:30qui rêvait de ce moment, qui n'aurais même pas pu imaginer,
09:33dans mes plus beaux rêves, voir le Paris Saint-Germain remporter deux fois
09:36la Ligue des Champions, plutôt que d'aller sur les Champs-Elysées,
09:39je me suis dit, je vais rentrer.
09:40Pourquoi, général ?
09:42La réponse, je crois, est dans le dimensionnement du dispositif qui a été déployé.
09:48Ce qui prouve qu'on est dans une situation plus que préoccupante,
09:52mais qui est devenue maintenant structurelle.
09:54Je rappelle quand même qu'il y a eu 20 000 gendarmes et policiers.
09:58Sur le nombre de forces mobiles, on était sur des dispositifs qui étaient très importants,
10:03similaires à ceux qu'on déployait, comparaison ou pas raison, mais pour les Gilets jaunes.
10:06Donc, on est sur un événement festif où on fait monter 25 escadrons de genre immobiles,
10:1115 CRS, sans compter les unités de la préfecture de police.
10:15Bon, ça veut dire que s'il n'y avait pas eu ce dispositif qui était très réactif,
10:19ça aurait été un chaos d'une toute autre intensité.
10:22Bon, cette nuit, ça a été très dur.
10:25C'est-à-dire que les...
10:26Le chaos d'une toute autre intensité, pardonnez-moi, général.
10:29Ça veut dire que, qu'est-ce qu'il faut de plus, là ?
10:31C'est quoi le chaos d'une toute autre intensité ?
10:33Ça veut dire des morts, en fait. C'est ça que vous voulez dire ?
10:35Ce que je veux dire par là...
10:35C'est-à-dire que les individus qui sont là, qui ont été...
10:38Parce qu'en fait, les forces de l'ordre, elles font leur job.
10:40Elles font ce qu'elles peuvent.
10:41Elles sont face à des individus qui n'ont plus peur de vous.
10:43On ne représente rien pour elles.
10:44Ce que je veux dire par là, c'est que lorsqu'on a un tel dispositif
10:50et qu'on assiste à de tels événements,
10:52et moi, je ne les minimise pas, c'est gravissime,
10:54avec des groupes qui ont harcelé les forces de l'ordre,
10:57qui allaient au contact.
10:58Moi, j'ai vu...
10:59Ça a commencé très tôt sur les Champs-Elysées.
11:01J'ai vu les gendarmes s'équiper très 18 heures.
11:03Ça n'avait rien à voir avec des supporters.
11:05Donc, ça veut dire qu'on est dans une situation
11:09extrêmement préoccupante dans ce pays,
11:10parce que c'est devenu rituel.
11:11Donc, ça veut dire qu'on n'a pas pris suffisamment
11:14la mesure de ce qui s'est passé l'année dernière,
11:16puisque la promesse, c'était...
11:17L'année dernière, le dispositif était suffisant
11:20et va permettre qu'à l'avenir,
11:22on ne vive pas les mêmes scènes.
11:24Ça veut dire qu'on n'a pas pris en considération...
11:27Alors, on a pris en considération quand même le risque en soi,
11:30mais ce qui doit être pris en considération,
11:32c'est pourquoi aujourd'hui, il y a ce type de phénomène.
11:35C'est-à-dire, pourquoi en France, aujourd'hui,
11:37on a eu cette nuit de telles violences
11:42qui n'ont pas touché que Paris ?
11:43Donc, déjà, vous parlez de violence.
11:45Vous ne parlez pas de débordement.
11:46Non, mais parce que les mots ont un sens général.
11:48Non, mais pourquoi je vous dis ça ?
11:49C'est parce que je connais le système médiatique.
11:52Je connais le système politique.
11:54Et tous les mots qui seront employés,
11:56par exemple, l'année dernière,
11:57le ministre de l'Intérieur, à l'époque,
11:58qui s'appelle Bruno Retailleau,
11:59lui, il parle de barbare.
12:01D'accord ?
12:02Vous avez Éric Ciotti, ce matin,
12:05qui reprend la formule de barbare.
12:06Hier, les comportements, c'était...
12:08Bon, je prends les Champs-Elysées,
12:10je terminerai là-dessus,
12:11qui étaient Champs-Elysées,
12:12où il y avait un dispositif très important.
12:14Bon, les commerçants avaient protégé leur devanture.
12:17Et quelle a été l'attitude,
12:19le comportement de ces voyous,
12:21de ces tracailles ?
12:22C'est de harceler,
12:23d'aller au contact direct des gendarmes
12:25et des policiers,
12:26d'aller à l'affrontement.
12:27C'est ça qui s'est passé hier.
12:31Maintenant, s'agissant du résultat,
12:33s'il n'y avait pas eu ce dispositif,
12:35on aurait été dans un tout autre degré.
12:37Et c'est ça qui est gravissime dans ce pays.
12:40C'est que là, on a eu des violences,
12:42mais quand même contenues,
12:43parce qu'il y a eu un dispositif très engagé,
12:46mais au-delà,
12:49ça démontre une grande fragilité dans notre pays.
12:51La seule question qui vaille,
12:54et vous l'avez posée,
12:55c'est celle du pourquoi.
12:56Et à titre personnel,
12:57je vous avoue être un peu agacé
12:58par la propension de nombre d'acteurs
13:00du débat public et politique
13:02à polariser la discussion au mieux
13:04sur le dispositif de sécurité,
13:06au pire sur le football.
13:07Quand les Verts descendaient
13:08sur les Champs-Élysées en 1976,
13:10il y avait un dispositif de sécurité
13:11qui ne représentait rien du tout
13:12par rapport à ce qu'on a aujourd'hui,
13:14mais il n'y avait aucun problème.
13:15C'était toujours le même sport,
13:16le football en l'occurrence,
13:17mais ce n'est pas exactement
13:19le même pays qu'on a aujourd'hui
13:20parce que qu'est-ce qui s'est passé
13:21depuis 50 ans ?
13:22Et c'est le long terme
13:23qu'il faut convoquer.
13:24C'est une immigration massive
13:25extra-européenne
13:26qui n'a pas été intégrée
13:27et qui a encore moins été assimilée.
13:28C'est l'autorité de l'État
13:29qui a été réduite
13:30à la portion congrue.
13:31C'est la dislocation
13:32du tissu familial.
13:33C'est le désarmement
13:34de l'exécutif
13:36par une justice
13:37toujours plus laxiste.
13:39Ce sont ça les causes réelles
13:41qui sont qu'on a goûté
13:42à de telle saine de barbara.
13:43Cette nuit,
13:44ils sont autant français
13:44que vous et moi.
13:45Oui, ils sont français
13:47sur trois, quatre générations.
13:49Vous voyez ce que je veux dire ?
13:50Ils ne se sentent pas
13:51culturellement français
13:51pour la plupart
13:52et on a aujourd'hui
13:53une partie du pays minoritaire,
13:54certes,
13:55qui en déteste la majorité
13:57et si on n'agit pas en profondeur
13:58sur toutes les causes
13:58que j'ai citées,
13:59alors on se condamne
14:00à revivre toujours les mêmes scènes
14:01et on pourra refaire
14:01la même émission
14:02l'an prochain.
14:03De toute façon...
14:04Et là, j'ai l'impression
14:05qu'on peut refaire
14:05la même que l'an dernier.
14:06C'est la même émission.
14:08J'aurais pu vous mettre
14:09un replay
14:09de ce qui s'est passé
14:10l'année dernière,
14:11sauf que c'est pire.
14:11Pourquoi ?
14:12Parce qu'on nous a promis
14:13que le dispositif
14:15qui avait été mis en place
14:16l'année dernière
14:17permettrait d'éviter
14:18ce genre de situation.
14:20On nous a dit,
14:21en gros,
14:21l'année dernière,
14:22vous dites n'importe quoi,
14:24vous êtes des cassandres
14:25en parlant de violences urbaines,
14:27de chaos
14:27dans les rues de Paris.
14:29Il fallait parler
14:29de débordement
14:30et le dispositif
14:32qui avait été mis en place
14:33va prévenir
14:33ce qui se passera
14:35à l'avenir.
14:36Résultat,
14:37voilà ce qui se passe
14:37sur notre sol.
14:38Ce qui a changé aussi,
14:39c'est que les ordinaires
14:39restent un peu plus chez eux
14:40parce que les violences
14:41sont prévisibles.
14:42Je vais vous dire,
14:4320 000 personnes
14:43sur les Champs-Elysées,
14:44hier soir,
14:45c'est rien.
14:46C'est rien.
14:46C'était vide.
14:47C'est vide.
14:48Donc il ne faut pas mentir aux gens.
14:5020 000 personnes
14:51au soir de la Ligue des Champions,
14:52c'est peanuts.
14:53Les gens ont eu peur,
14:54c'est-à-dire qu'on est dans une bascule
14:55et aujourd'hui,
14:56ce n'est pas un phénomène conjoncturel,
14:57c'est un phénomène structurel.
14:59C'est-à-dire,
14:59pour venir sur l'ordre public,
15:00moi je m'interroge
15:00sur les causes profondes.
15:01C'est là,
15:02véritablement.
15:03Pourquoi on a ça
15:03aujourd'hui dans notre pays ?
15:05Et c'est en train,
15:06malheureusement,
15:07de se développer.
15:08Ça va dans le mauvais sens.
15:09C'est ça la véritable question.
15:10Parce que vous avez
15:11une génération,
15:12il ne faut pas généraliser,
15:13mais ces casseurs
15:14n'ont aucun contact charnel
15:17avec ces événements heureux.
15:19C'est-à-dire qu'il n'y a pas
15:20de fierté parisienne,
15:22fierté française,
15:22donc il n'y a pas
15:23de contact charnel.
15:24Je ne dis pas que c'est
15:24toutes les générations,
15:25puisque c'est une minorité
15:27qui est quand même
15:28très nombreuse
15:28et qui vient pourrir
15:30un ensemble
15:30qui ne rêvait que
15:31d'une seule chose,
15:32c'est de faire la fête.
15:33Mais c'est une minorité
15:34qui agresse les policiers
15:36dans certains quartiers
15:37dans le quotidien.
15:38Le terrain,
15:39et ensuite,
15:39on va séquencer
15:40et voir toutes les images,
15:41parce que c'est très intéressant
15:42aussi le déni médiatique.
15:44Le déni médiatique,
15:45c'est quoi ?
15:45C'est d'en parler
15:463 minutes 50
15:47et d'éviter
15:48de vous montrer
15:49image par image
15:49ce qui s'est passé.
15:51Anaïs Bauchet
15:51est avec nous,
15:52porte de Saint-Cloud.
15:53Anaïs,
15:54vous êtes à proximité
15:55du Parc des Princes,
15:56quelques heures
15:57après cette finale.
15:58Ça a été l'un des épicentres
16:00des tensions
16:01aux abords du parc
16:03où 48 000 spectateurs,
16:04supporters,
16:05fans du Paris Saint-Germain,
16:07sont allés voir
16:08cette finale
16:09sur écran géant.
16:10Et autour du parc,
16:12vous aviez des casseurs,
16:12des racailles,
16:13des délinquants
16:14qui, eux, sans billet,
16:15n'ont pas pu rentrer
16:16dans le stade
16:17et ont provoqué
16:18des dégâts considérables.
16:23Oui, absolument.
16:24Ce matin,
16:25les habitants du quartier
16:25se sont réveillés
16:26dans un quartier
16:27littéralement saccagés.
16:28On peut le voir
16:29juste à côté de moi,
16:30ce local de poubelle
16:31de la ville
16:31a été forcé cette nuit.
16:33De nombreuses poubelles
16:34ont été sorties
16:35sur la route
16:36et incendiées
16:36avec des déchets
16:37qui jonchent désormais
16:40la route
16:40avec des débris de mortier.
16:41Les automobilistes
16:42sont obligés
16:43de les contourner
16:43pour pouvoir passer.
16:44On peut également voir
16:45plusieurs carcasses de vélo
16:46qui ont été brûlées
16:47et qui sont empilées
16:48sur la route.
16:49Des carcasses
16:49que nous avons vues
16:50un peu partout
16:50dans le quartier
16:51en se déplaçant.
16:52Les agents de la ville
16:53de Paris
16:53sont d'ailleurs
16:54en train de nettoyer
16:54le quartier
16:55depuis 6h du matin
16:56et sont encore loin
16:57d'avoir fini.
16:59Les riverains
16:59que nous avons croisés
17:00ce matin
17:00nous ont expliqué
17:01avoir eu très peur
17:02cette nuit
17:02ne pas comprendre
17:03cette violence.
17:05Certains sont révoltés
17:06par les dégâts causés
17:07dans leur quartier.
17:08Certains sont extrêmement
17:08angoissés.
17:09Notamment une dame
17:10que nous avons pu croiser
17:11qui a eu peur
17:12que son balcon soit incendié
17:13par les tirs de mortier.
17:15Certains habitants
17:16constatent que les violences
17:17restent les mêmes
17:18par rapport à l'année dernière
17:20lorsque le PSG avait remporté
17:21la première victoire
17:22de la Ligue des Champions
17:24et ils pensent désormais
17:25à quitter la ville
17:26l'année prochaine
17:27au cas où
17:28le match se recommence.
17:31C'est ça.
17:32Les honnêtes
17:32soit se barricadent
17:33soit quittent la ville.
17:35Les racailles
17:35elles exultent.
17:37Elles sont présentes
17:37sur le terrain.
17:38Écoutez justement
17:40certains franciliens
17:41qui ont été interrogés
17:42au micro des Maloraux.
17:48Écoutons ces Français
17:49s'il vous plaît
17:49qui ont été interrogés
17:50au micro d'Emma.
17:53Ça faisait peur
17:54de prendre les rues.
17:56On était quelle heure ?
17:57Il était minuit.
17:59C'est très très très peur
18:00pour rentrer chez nous.
18:01Plein de dégâts,
18:02des CRS partout,
18:03du défeu,
18:05des bombes lacrymo
18:06qu'on voyait au loin.
18:07On est très très peur.
18:09On a l'habitude de ça
18:09nous sommes du nord de la France.
18:11On est civilisés.
18:12Enfin je ne sais pas.
18:13Dès qu'on est
18:14on comprend que
18:15le PSG a gagné
18:16mais de faire autant
18:18de dégâts
18:18non on ne comprend pas.
18:19comme à chaque fois
18:20qu'il y a un match
18:21à risque
18:23il y a des dégradations.
18:25Là ils ont balancé
18:25un pot de peinture,
18:26là ils ont brûlé
18:27des vélos derrière moi.
18:29Je vois le support
18:30du PSG
18:31il voulait quoi ?
18:32Je ne sais pas.
18:33S'ils sont perdants
18:35ils sont brûlent tout
18:36et il s'est gagné aussi
18:37qu'il fait.
18:38Je ne sais pas pourquoi
18:39il fait tout ça.
18:40Dommage que ce n'est pas
18:41la manière de célébrer
18:43justement
18:45la victoire d'un club
18:46parce que
18:47pour moi c'est normal
18:47de fêter
18:48parce que c'est quand même
18:48historique.
18:49C'est quand même
18:50deux fois en deux ans.
18:52Mais je trouve que
18:53ce n'est pas la manière
18:53de fêter.
18:54Je trouve que ça mérite
18:54de se fêter en ville
18:55avec tous les supporters
18:56ensemble
18:56mais sans dégradation
18:58et sans violence.
19:00On voit ce que c'est
19:01ces jeunes
19:02je les vois
19:03j'ai vu
19:03la façon dont ils procéder
19:04c'est des hordes
19:05mais des hordes folles
19:06des sauvages
19:07et c'est des gamins
19:09on sent que
19:10ils sont pas
19:10je ne sais pas
19:11j'arrive pas à comprendre
19:13je n'arrive pas à comprendre.
19:14En fait c'est déchirant
19:16d'entendre ces français
19:17pourquoi ?
19:17Ces habitants
19:19qui vous disent
19:19mais qu'est-ce qui se passe
19:21dans notre société
19:22pour que des individus
19:23soient autant décivilisés ?
19:25Comment on peut imaginer
19:27qu'un moment
19:27qui devrait tous nous réunir
19:29se transforme comme ça
19:31en scène de pillage
19:31scène de violence
19:33et s'en prenne
19:34aux forces de l'ordre ?
19:35Donc puisque
19:36certains sont dans le déni
19:37vous allez voir
19:38des séquences
19:39on va les chapitrer
19:40et on va en voir certaines
19:41par exemple
19:43du côté
19:44de l'avenue de Wagram
19:46donc on est à proximité
19:47des Champs-Elysées
19:48première séquence
19:49où vous avez des individus
19:51qui vont essayer
19:51d'éteindre un incendie
19:53qui sont témoins
19:54d'un départ d'incendie
19:55un scooter va être mis
19:56au milieu de la route
19:57et ils vont prendre
19:58un petit seau d'eau
19:58pour essayer
19:59écoutez attentivement
20:00ce qui est dit
20:00aussi par les personnes
20:02qui sont autour
20:03la violence
20:05putain il a jeté un scooter
20:09mais non
20:10il a jeté un scooter
20:14il a jeté un scooter
20:22ils vont l'empêcher
20:34ils vont l'empêcher
20:44tu réserves ça pour qui là ?
20:47c'est pour qui ça ?
20:48pour les jupes
20:49non arrête
20:50arrête
21:05arrête
21:05c'est pour les jupes
21:06c'est pour les jupes
21:07c'est pour les jupes
21:07cette séquence
21:07elle va être diffusée
21:08un peu partout
21:09on va la voir
21:10sur les chaînes d'information
21:11donc je vous propose
21:12qu'on voit aussi
21:12cet incendie
21:13qui a été provoqué
21:14toujours avenue de Wagram
21:16c'est un camion
21:17qui est incendié
21:18où les pompiers
21:20sont mis en difficulté
21:21lorsqu'ils interviennent
21:22parce que c'est pas
21:22que les policiers
21:24c'est les pompiers
21:24aussi auxquels
21:25on s'attaque
21:28regarde le clonchard
21:31regarde regarde
21:32ils tirent sur les pompiers
21:35regarde comment ils tirent
21:37sur les pompiers
21:38fils de p***
21:41c'est les pompiers
21:43pourquoi ils font ça
21:44c'est les pompiers
21:45non il y a les pompiers
21:46là-bas
21:50c'est les pompiers
21:51
21:56on va aller du côté
21:57du trocadéro
21:57on reste dans le secteur
22:00en quelque sorte
22:01et cette fois-ci
22:02c'est des casseurs
22:03qui s'en prennent
22:03à une voiture de police
22:35vous pensez quoi
22:36quand vous voyez
22:36ces images
22:37Reda Bellach
22:37hier vous avez dit
22:38on craint des scènes de guerre
22:39vous assumiez ce terme-là
22:41oui
22:42certains ne voulaient pas
22:43parler de chaos
22:43moi ça fait un an
22:44que je parle de chaos
22:45donc voilà
22:46chacun fait son constat
22:47mais maintenant
22:50par rapport à ce qui a été dit
22:51aussi tout à l'heure
22:52il y a un seul moyen
22:53déjà le moyen numéro 1
22:54c'est la peine minimum
22:55pour toute personne
22:57qui s'attaque
22:57ou qui commet des violences
22:59contre une personne
23:00dépositaire
23:01de l'autorité publique
23:02contre un personnel
23:03de santé
23:03de l'état
23:05les pompiers
23:06les infirmières
23:08tout le monde
23:09en fait
23:10et là déjà
23:11on arrivera à avancer
23:11pourquoi ?
23:12parce que ces individus
23:13diront
23:14ce qu'ils risquent
23:15se diront
23:15je risque quelque chose
23:16parce qu'aujourd'hui
23:17eux ils connaissent
23:18les conséquences
23:19de leurs actes
23:20on va me dire encore
23:21je ne suis pas objectif
23:22mais c'est quasiment rien
23:23en fait
23:23ils ne risquent rien
23:23au pire ils auront
23:25au mieux ils auront
23:26et au pire
23:26je ne sais plus
23:27quel terme utiliser
23:28mais ils auront
23:28un brassé électronique
23:29parce qu'ils prendront
23:30une peine de moins d'un an
23:31il y a eu un mandat de dépôt
23:32l'année dernière
23:32un mandat de dépôt
23:33sur les plus de 500 interpellations
23:35moi ce qui m'épuise
23:37et je ne vous cache pas
23:39les collègues
23:39en ont marre
23:40c'est que voilà
23:41ces scènes là
23:41en fait
23:42on est à Paris
23:43je veux dire
23:45on laisse faire
23:46j'ai vu des images
23:47hier
23:47des collègues
23:48m'ont envoyé des images
23:48on protégeait
23:50avec des fourgons
23:51de gendarmes
23:51de policiers
23:52des magasins de luxe
23:54d'accord
23:55par contre
23:55à côté de ça
23:56vous aviez
23:57le commissariat du 8ème
23:58qui se fait attaquer
23:59trois fois
23:59des véhicules
24:01avec des véhicules dégradés
24:02par 300 individus
24:03c'est bizarre
24:04pourquoi on ne protège
24:05pas le commissariat
24:05et on protège en priorité
24:07les magasins de luxe
24:08donc vous voyez
24:09déjà là
24:09ça commence là
24:10donc en fait
24:11nous on a le sentiment
24:12que même nous
24:13même nous
24:14ceux qui sont censés
24:15nous protéger
24:16ils n'en ont rien à faire
24:18franchement
24:18ils n'en ont rien à faire
24:19parce que quand
24:20tout à l'heure
24:21vous avez dit
24:21c'est comme l'année dernière
24:22non non non
24:22c'est pas comme l'année dernière
24:23moi j'ai eu les collègues
24:25c'est catastrophique
24:26c'est 100 fois pire
24:27que l'année dernière
24:28moi je vous parle
24:29de collègues
24:29qui sont nés presque
24:31dans les violences urbaines
24:32comme moi j'ai eu la chance
24:33de travailler
24:34dans les violences urbaines
24:35ils m'ont dit
24:35on n'a jamais vu ça
24:36on n'avait plus
24:37de grenades
24:39de désencerclements
24:39on n'avait plus
24:40assez de cartouches
24:41de flashballs
24:43on a eu un collègue
24:44qui est parti à l'hôpital
24:45on a des collègues
24:46avec des jambières
24:48vous voyez les jambières
24:49de Robocop
24:49de CRS
24:50le collègue
24:50il a ses jambes
24:51qui sont complètement brûlées
24:52vous avez vu les images
24:53du mortier
24:54quand le gars
24:54il a dit
24:56avant de dire
24:56ses propos qui sont graves
24:57d'antisémite
24:58il a dit
24:58lance roquette
24:59c'est exactement ça
25:01pourquoi on n'a pas fait
25:02comme pour les gilets jaunes
25:03au début
25:03quand on ne voulait pas
25:04que ça parte en live
25:05sur les gilets jaunes
25:06pourquoi on n'a pas mis
25:07on savait que ça allait se passer ça
25:09pourquoi on n'a pas mis
25:10des gens devant les RER
25:11des policiers
25:12dans chaque RER
25:13chaque métro
25:14et on filtre
25:14tous les gars qui ont un mortier
25:16il y a des lois qui ont été faites
25:16pour les mortiers
25:17pourquoi on ne les envoie pas
25:18en prison les individus
25:19voilà
25:19parce qu'en fait
25:20moi j'ai l'impression
25:21qu'on n'en a rien à faire
25:22des policiers blessés
25:23nous on a l'impression
25:25on a le sentiment
25:26qu'on est un dommage collatéral
25:28parce que 23 blessés
25:30sur la demi-finale
25:31là vous en aurez
25:32à mon avis
25:33vous en aurez minimum
25:34deux fois plus
25:35quand les vrais chiffres
25:35vont sortir
25:36c'est pour ça que je ne donne pas
25:37les chiffres ce matin à 9h
25:38parce que je n'ai pas envie
25:39de vendre
25:40quelque chose qui est faux
25:42ou du moins qui est sous-dimensionné
25:43puisque le recensement
25:45était à une heure du matin
25:46il est 9h25
25:47on continue d'en parler
25:48on ira aussi du côté
25:51du secteur des Champs-Elysées
25:53puisque des magasins
25:54ont été pillés
25:54nos équipes sont sur place
25:59il est 9h30
26:00et on poursuit notre édition spéciale
26:01consacrée aux violences urbaines
26:03hier à Paris
26:05épicentre des tensions
26:06mais également dans toute la France
26:08et vous verrez
26:08qu'il n'y avait pas qu'à Paris
26:10qu'il y a eu des violences
26:11de la casse
26:12et des policiers
26:13qui ont été pris pour cible
26:15par des bandes de racailles
26:17qui étaient venues
26:18pour gâcher la fête
26:19en ce moment
26:20et historique
26:20et cette deuxième victoire
26:22du Paris Saint-Germain
26:24en Ligue des Champions
26:25j'aimerais vraiment
26:27commencer et poursuivre
26:28notre émission
26:29en parlant de sport
26:30en parlant de cette équipe
26:31extraordinaire du Paris Saint-Germain
26:33de son entraîneur
26:34qui a une histoire
26:34formidable et inspirante
26:35de ce groupe
26:36qui n'est pas une addition
26:38d'individualité
26:39mais un véritable collectif
26:40mais il faut parler
26:42du réel
26:43et depuis le début
26:43de l'émission
26:44je vous pose cette question
26:45de quoi parlons-nous ?
26:47Comment se fait-il
26:47qu'il n'y ait qu'en France
26:49qu'on voit de tels débordements
26:51pour un événement sportif ?
26:53Vous voyez ces images
26:55puisque là aussi
26:55c'est tout un symbole
26:56c'est la place du Trocadéro
26:59où vous avez un incendie
27:01au pied de la statue
27:02du maréchal Foch
27:04vous voyez aussi
27:04ces scènes de pillage
27:05on est sur l'avenue
27:07des Champs-Elysées
27:08parce que de nombreux individus
27:11je ne peux pas vous donner
27:12le chiffre pour l'instant
27:13parce qu'il est sous-évalué
27:15par rapport à ce qu'il s'est passé
27:17et que le dernier recensement
27:19est à une heure du matin
27:20donc ça n'a pas de sens
27:22que de vous donner
27:23les chiffres aujourd'hui
27:25mais on parle de plus
27:26de 400 personnes
27:28qui ont été interpellées
27:29et on recense
27:31selon les autorités
27:32mais c'est à une heure du matin
27:337 blessés du côté des policiers
27:35mais ce chiffre
27:37véritablement
27:37sera surévalué
27:39il y a un point presque
27:40je crois à 11h30
27:4111h30
27:42donc là Laurent Nunez
27:43peut-être donnera
27:43de nouveaux chiffres
27:44mais c'est vrai que
27:45comme dit Reda
27:457 blessés pour cette soirée
27:47et surtout que c'est
27:487 blessés France
27:49c'est même pas que Paris
27:50donc c'est incroyable
27:52c'est pas
27:53c'est un pro
27:54voilà
27:55au sens premier
27:56mais j'ai vraiment
27:57je serais très attentif
27:58aux mots
27:59qui seront prononcés
28:00par le ministre
28:02de l'Intérieur
28:02parce que je le disais
28:04certains veulent parler
28:05de débordements
28:05et on n'est pas face
28:07à des débordements
28:07lorsqu'on casse
28:08qu'on pille
28:09ou qu'on s'attaque
28:10aux forces de l'ordre
28:12je voudrais qu'on voit
28:13cette séquence
28:14donc sur les Champs-Elysées
28:15hier
28:16j'ai entendu
28:17des dizaines de milliers
28:17de personnes
28:18sur les Champs-Elysées
28:20le soir de la finale
28:20de la Coupe du Monde 98
28:22vous aviez un million
28:23de personnes sur les Champs
28:24d'accord
28:25hier
28:25c'était pas du tout ça
28:27c'était pas du tout
28:29ce ratio là
28:30voyons cette séquence
28:58et quand je vous disais
28:59ce qui est très important
29:00c'est le traitement médiatique
29:03je vais vous proposer
29:04les unes de la presse
29:06ce matin
29:06de quoi parlons-nous
29:07de quoi faut-il parler
29:09voyons toutes les unes
29:10de la presse
29:11et la presse régionale
29:12le parisien titre légendaire
29:14donc on ne parle que
29:15de l'aspect sportif
29:16l'équipe a juste dit
29:17ne parle que de l'aspect sportif
29:18la tribune du dimanche
29:19l'aspect sportif
29:20la tête dans les étoiles
29:21ouest France
29:22l'aspect sportif
29:23il n'y a que le journal
29:25du dimanche
29:25qui ce matin
29:27parle de cet exploit
29:29qui est historique
29:30et des casseurs
29:31et ils emploient le terme
29:32à juste titre
29:33de pathétique
29:34parce que ces images
29:35évidemment le sont
29:37je vous propose
29:38une autre séquence
29:40cette fois on est sur
29:41le périphérique
29:42et c'est là aussi
29:43tout un symbole
29:44l'échec c'est quoi
29:45c'est que l'année dernière
29:46le périphérique
29:47avait été investi
29:48par des bandes de racailles
29:50et d'ailleurs
29:50vous étiez présent
29:51Reda vous aviez témoigné
29:53puisque vous étiez présent
29:54sur les champs
29:54vous l'aviez vécu
29:55rebelote cette année
29:56rebelote cette année
29:58regardez
30:31ce qui me sidère le plus
30:33c'est que hier
30:34à 21h
30:35au moment de cette victoire
30:36du Paris Saint-Germain
30:37je vais vous proposer
30:38deux réactions
30:39la réaction du chef de l'état
30:40et la réaction du Paris Saint-Germain
30:43qui n'a aucune responsabilité
30:44dans cette casse
30:45le Paris Saint-Germain
30:46remporte une deuxième
30:47ligue des champions
30:47consécutive
30:48et continue d'écrire sa légende
30:49aux côtés de ses supporters
30:51et lisez bien
30:52le second paragraphe
30:53cette victoire appartient
30:54à tous ceux
30:55qui ont porté l'équipe
30:56tout au long de la saison
30:57le club appelle chacun
30:59à célébrer ce moment
31:01historique avec joie
31:02fierté
31:03responsabilité
31:04et fierté
31:04afin que cette fête
31:05soit à l'image
31:06de cette saison exceptionnelle
31:07populaire
31:08unie et exemplaire
31:09et à droite
31:10à la même heure
31:11vous avez Emmanuel Macron
31:12qui dit une nouvelle
31:13étoile brise sur Paris
31:14bravo au PSG
31:15qui fait rêver toute l'Europe
31:16la France est fière
31:17pas un mot pour les policiers
31:19pas un appel
31:20au calme
31:21et à la responsabilité
31:24quand j'ai vu
31:25ces deux messages
31:25à quelques minutes
31:26d'intervalle
31:26je me suis dit
31:27mais qui est chef ?
31:29la responsabilité
31:30d'un côté
31:30l'irresponsabilité
31:32totale de l'autre
31:33maintenant la réaction
31:34d'Emmanuel Macron
31:34est tout à fait représentative
31:36de l'état d'esprit
31:37d'un écosystème
31:38politico-médiatique
31:39qui s'est accommodé
31:40de la violence
31:40depuis des décennies
31:41comme si celle-ci
31:42relevait
31:43d'une malédiction
31:44d'une fatalité
31:45et c'est d'autant plus
31:46insupportable
31:46qu'on connaît
31:47le profil sociologique
31:48des individus
31:48qui posent problème
31:49en pareilles circonstances
31:51je l'ai rappelé tout à l'heure
31:52ce sont essentiellement
31:53des jeunes
31:54qui sont sortis
31:54du système éducatif
31:55qui n'ont pas
31:55d'activité professionnelle
31:56qui sont pour une grande
31:58partie d'entre eux
31:58issus de l'immigration
32:00extra-européenne
32:00non assimilée
32:01même s'ils ont
32:02vous l'avez rappelé
32:03tout à l'heure
32:03une nationalité française
32:04pour beaucoup
32:05je pense que l'essentiel
32:06d'entre eux
32:07est irrécupérable
32:07maintenant le défi
32:08qui est vertigineux
32:09c'est de faire en sorte
32:10que la génération d'après
32:11celle qui vient
32:12qui a le même profil sociologique
32:13ne bascule pas
32:14dans cette violence
32:15et ça ça appelle
32:16la re-civilisation
32:17de l'associé tout entière
32:18et ça va bien au-delà
32:19des dispositifs de sécurité
32:19ça s'appelle un changement
32:20politique radical
32:22radical parce que
32:23ce qui s'est passé
32:24sur Paris
32:24on ne peut pas
32:25le dissocier
32:26des professeurs
32:27qui viennent en baisse
32:28la tête
32:28des services d'urgence
32:30où il y a des services
32:30maintenant on met
32:31des gardes de sécurité
32:34des pompiers
32:34qui sont régulièrement
32:36attaqués
32:36ce que j'appelle
32:37le chaos du quotidien
32:38là on a l'expression
32:39du chaos du quotidien
32:41qui touche
32:42le centre de Paris
32:43et alors ça prend
32:44une résonance particulière
32:45mais le problème
32:46est profond
32:46dans notre société
32:48je crois que
32:49si on ne prend pas
32:50vraiment conscience
32:51des choses
32:51le peuple français
32:52prend conscience
32:53y compris dans
32:54ces quartiers
32:54dits populaires
32:56ça impose aujourd'hui
32:57de changer complètement
32:58on est au-delà
32:59d'un problème
32:59d'ordre public
32:59je prends acte
33:01de ce qui s'est passé
33:01hier soir
33:02ce qui s'est passé
33:03hier soir
33:03a été gravissime
33:04je rends hommage
33:05tout parti
33:05quand même
33:06aux gendarmes
33:06et policiers
33:07qui ont été engagés
33:07jusqu'à 2h
33:083h du matin
33:09et qui vont être
33:09réengagés aujourd'hui
33:10à midi
33:11on va parler dans un instant
33:12de ce qui va se passer
33:13aujourd'hui
33:13bien évidemment
33:14ça ne s'est pas passé
33:15qu'à Paris
33:16puisque dans toute la France
33:17dans plusieurs villes
33:18de France
33:19vous avez eu
33:20ces mêmes scènes
33:21de violence
33:21que ce soit
33:22Angers
33:23Strasbourg
33:25voyez cette carte
33:26des incidents
33:27New York
33:28Limoges
33:28Bordeaux
33:29Agen
33:29pourquoi à Bordeaux
33:31il y a ces scènes
33:31de violence
33:32alors que la semaine
33:33dernière
33:33lorsque l'UBB
33:34fait le même
33:35back to back
33:36c'est à dire
33:36remporte deux fois
33:38consécutive
33:39deux fois
33:40la coupe d'Europe
33:41de rugby
33:41il n'y a pas un
33:42moment de violence
33:44regardez ces images
33:45c'est partout
33:46sur le territoire
33:47donc j'ai hâte
33:48de savoir
33:49comment ça va être
33:50traduit
33:51par les autorités
33:52et traduit aussi
33:53en matière
33:54de réponse
33:55judiciaire
33:56bien évidemment
33:57scène de pillage
33:59également
34:00puisque vous avez
34:01un magasin
34:02aux abords
34:03du parc
34:04des Champs-Elysées
34:06pardonnez-moi
34:06qui a été
34:07pillé
34:08regardez cette séquence
34:15merci à Louis
34:20Arsenal
34:21on arrive
34:23il n'y aura plus
34:25de sourire
34:42et là vous vous dites
34:43mais ils sont fous
34:44de mettre une musique
34:45c'est simplement
34:45que lorsque c'est publié
34:48sur les réseaux sociaux
34:48ceux qui montent
34:49ces images
34:50mettent de la musique
34:51il y a un aspect festif
34:53dans le pillage
34:54Reda Bellach
34:55bienvenue dans nos quartiers
34:56populaires
34:58de France
34:58qui ont décidé
35:00parce que les narcotraffics
35:02eux ont fait leur job
35:05contrairement à nous
35:06parce qu'on ne nous laisse
35:06pas le faire
35:07ils ont pris le contrôle
35:08des quartiers
35:08donc du coup
35:09ils ne brûlent plus
35:10les voitures
35:10dans les quartiers
35:11ils viennent
35:12dans les grandes villes
35:13voilà
35:13le résultat aujourd'hui
35:14il est triste
35:15j'espère que les gens
35:17vont enfin ouvrir les yeux
35:18parce que c'est terrible
35:19tout à l'heure
35:20vous avez vu
35:21on revend encore
35:21les images du périph
35:22ça c'est que
35:23ce que vous avez vu vous
35:24il faut savoir
35:25qu'hier soir
35:25il y a eu au moins
35:26une vingtaine
35:27de refus d'obtempérer
35:28parce qu'on parle
35:28du refus d'obtempérer
35:30on a vu des gars
35:31des individus
35:32qui étaient
35:32comme notre brave
35:33à nous
35:35équipés avec des mortiers
35:37et qui tiraient
35:37sur tout ce qui bougeait
35:38sur les véhicules
35:39des personnes
35:40qui rentraient en famille
35:41chez eux
35:41donc je pense
35:43j'espère que
35:44certaines
35:44peut-être certains
35:46hauts fonctionnaires
35:47vont prendre la responsabilité
35:48parce que pour moi
35:49hier ce qui s'est passé
35:49dans Paris
35:50est un vrai échec
35:52honnêtement
35:52c'est vraiment un échec
35:53et tant qu'on ne
35:54ce constat là
35:55on ne le fera pas
35:56ça ne bougera pas
35:57mais moi ce qui me dérange
35:58c'est qu'en attendant
35:59ceux qui payent les pots cassés
36:00c'est les policiers
36:01et les gendarmes
36:02les hauts fonctionnaires
36:03eux si ça se passe bien
36:04ils vont avoir une médaille
36:05et nous
36:06notre corps
36:06en tout cas
36:07celui des garins de la paix
36:09et bien nous
36:10on va se retrouver
36:10soit en prison
36:12comme on l'a vu
36:12dans la Fernaëlle
36:13soit devant des tribunaux
36:14et ça c'est vraiment triste
36:15je vous propose
36:16d'écouter Laurent Nunez
36:17parce que
36:18Laurent Nunez
36:18était sur le terrain
36:19hier
36:20le dispositif
36:21je le rappelle
36:21était important
36:22puisqu'il y avait
36:238000 policiers et gendarmes
36:24rien que pour la capitale
36:25et 22000 policiers
36:27dans toute la France
36:27je vous le disais déjà hier
36:29c'est une avant-première
36:30de ce qui pourrait nous arriver
36:32pendant la coupe du monde
36:33puisque pendant la coupe du monde
36:34si l'équipe de France
36:35et c'est ce qu'on souhaite
36:36bien évidemment
36:37va très loin
36:39ces scènes là
36:39vous allez les avoir
36:41vraiment sur l'ensemble
36:42du territoire
36:44mais on les a vécues
36:45quasiment sur l'ensemble
36:46du territoire
36:46je salue
36:47notre ancien
36:48éditorialiste
36:49Olivier Dartigolle
36:50qui dans un long message
36:52dit
36:53vous écrivez
36:54dans toute la France
36:54Olivier
36:55vous avez vu la carte
36:57dans de nombreuses
36:58villes de France
36:59il y a eu
37:00des incidents
37:01qui ont été
37:03recensés
37:04et dans cette carte là
37:05Tanguy
37:06que vous avez présenté
37:07ce matin
37:07vous ne mettez même pas
37:08les villes
37:08en région parisienne
37:10parce que dans
37:11de nombreuses villes
37:12de banlieue parisienne
37:14vous avez eu
37:15également des tensions
37:16donc là
37:16si c'est une carte
37:17une liste
37:18qui est non exhaustive
37:19en quelque sorte
37:20dans toute la petite couronne
37:21dans le 93 aussi
37:22il y a eu des violences urbaines
37:24à Pau
37:24j'ajoute aussi
37:25les forces de l'ordre
37:26visées par des cocktails
37:26molotov à Pau
37:28cocktail molotov
37:29on cherche vraiment
37:29à tuer les policiers
37:30ou les gendarmes
37:31on est passé vraiment
37:32à un stade
37:33hier soir
37:34qui est vraiment
37:36invraisemblable
37:36et ça a fait s'embraser
37:37absolument toute la France
37:38là on pourrait rajouter
37:40aussi des villes
37:41comme Rennes
37:41comme Strasbourg
37:42comme Reims
37:43vraiment
37:43c'est vraiment
37:44toute la France
37:45il faut le dire
37:45c'est toute la France
37:46qui s'est embrasée
37:47pour
37:47ils ont prétexté
37:49un match de foot
37:49pour commettre
37:50des violences urbaines
37:52Marine Le Pen a tweeté
37:53il n'y a qu'en France
37:54où la victoire
37:55d'un club de foot
37:56provoque des émeutes
37:57il n'y a qu'en France
37:58où chacun se sent obligé
37:59de s'enfermer chez soi
38:00un soir de victoire
38:01pour éviter
38:02d'être confronté
38:03à des violences
38:05Eric Ciotti
38:06a dit encore une fois
38:07une fois de trop
38:08des images de violences
38:08partout en France
38:09après la victoire
38:10du Paris Saint-Germain
38:10Nice n'y échappe pas
38:12il faut mettre
38:14une fois pour toutes
38:15hors d'état
38:15de nuire
38:16c'est barbare
38:17et il reprend la formule
38:18l'année dernière
38:19qui avait fait polémique
38:21parce que
38:22certains avaient été
38:23choqués par le terme
38:25de Bruno Retailleau
38:26ce qui est intéressant aussi
38:27c'est la France insoumise
38:28Clémence Guetet
38:29c'est pas n'importe qui
38:30à la France insoumise
38:31hier soir
38:32Paris Champion
38:33bravo aux joueurs
38:33et aux supporters
38:34la victoire d'un collectif
38:35d'une vision
38:35d'une détermination
38:36à cette heure
38:37des milliers de personnes
38:38affluent vers Paris
38:39pour fêter ce titre historique
38:40et là c'est l'inversion accusatoire
38:42je demande au ministre
38:43de ne pas gâcher la fête
38:44une nouvelle fois
38:45laisser aux parisiens
38:46et aux franciliens
38:47la fierté et la joie
38:48pour ce soir
38:48pas de répression violente
38:50le désastre
38:52de l'année dernière
38:52ne doit pas se reproduire
38:54donc pour madame Guetet
38:55le désastre
38:57de l'année dernière
38:58c'était
38:58la réponse policière
39:00qu'elle parle
39:01elle elle parle
39:02de répression violente
39:03plutôt que
39:04les scènes de violence
39:05de casse
39:06et de pillage
39:07on est dans l'inversion
39:08accusatoire complète
39:09ils sont fidèles à eux-mêmes
39:10les réactions sont similaires
39:12à celles de l'an dernier
39:12parce que j'ai encore à l'esprit
39:13le mot d'Antoine Léoman
39:15qui avait tweeté
39:16que le responsable du chaos
39:17l'an dernier
39:17c'était Bruno Retailleau
39:18on voit que c'est exactement
39:20la même inversion accusatoire
39:21la même inversion des valeurs
39:23la même complaisance
39:24face au chaos
39:25dont LFI espère
39:27faire un carburant politique
39:28et ça c'est d'autant plus insupportable
39:30parce que dans les quartiers
39:31qu'ils essayent
39:31de draguer électoralement
39:32il y a des gens ordinaires
39:33de toutes origines
39:34de tout milieu social
39:36qui l'a subi
39:36cette violence du quotidien
39:38on s'inquiète également
39:39parce qu'aujourd'hui
39:40il doit être un jour de fête
39:42dans la capitale
39:43les héros parisiens
39:45doivent rentrer
39:46ils vont arriver
39:47aux alentours de 9h-10h
39:48à l'aéroport
39:49à Paris
39:50et ensuite
39:51il y aura
39:52une célébration
39:53au champ de Mars
39:53mais tout le monde
39:54s'inquiète
39:55de ce qui peut se passer
39:56cet après-midi
39:56voyez le sujet
39:57il est signé
39:58Sharon Camara
40:04une victoire
40:05célébrée
40:06tout au long de la nuit
40:07suite au sacre du PSG
40:09en Ligue des Champions
40:10les célébrations
40:11se poursuivent
40:11ce dimanche
40:12dans la capitale
40:12les festivités
40:14se dérouleront
40:15en plusieurs temps
40:15pour les joueurs
40:16de Luis Enrique
40:17qui doivent décoller
40:18de Budapest
40:19dans la matinée
40:19ils sont attendus
40:21dans l'après-midi
40:21pour une parade
40:22au champ de Mars
40:23des 14h
40:24selon le club parisien
40:25entre 85 000
40:27et 100 000 personnes
40:28pour en prendre part
40:29à cet événement
40:30l'équipe
40:31sera ensuite reçue
40:32à l'Elysée
40:32par le président
40:33Emmanuel Macron
40:34à partir de 18h
40:35dans le cadre
40:36d'une séquence protocolaire
40:37ils se rendront
40:38plus tard
40:39au Parc des Princes
40:40pour une soirée
40:40de célébration
40:41qui débutera
40:42dès 19h30
40:43tous les abonnés
40:44recevront gratuitement
40:46un billet
40:46pour accéder au stade
40:47les billets restants
40:48seront ensuite
40:49mis en vente
40:50pour les membres
40:50du programme
40:51de fidélité du club
40:52pour ces célébrations
40:54la sécurité
40:54reste renforcée
40:55dans la capitale
40:56avec notamment
40:57les périmètres
40:58de protection
40:58autour du stade
40:59de France
41:00et du Parc des Princes
41:01en vigueur
41:02jusqu'à ce soir
41:04il nous reste
41:05quelques instants
41:06mais on s'inquiète
41:06évidemment
41:07de ce qui peut se passer
41:08cet après-midi
41:09Réda
41:09c'est quoi le dispositif ?
41:10alors le dispositif
41:11je crois qu'il y a
41:12en tout cas
41:13sur Paris-Petite-Courogne
41:14il y a 500 policiers
41:15de moins juste
41:16en fait c'est un gros dispositif
41:17c'est à dire
41:17qu'on a pris
41:1850% des collègues
41:19qui étaient en repos
41:20et qui n'ont pas travaillé
41:21samedi
41:23dimanche également
41:23on a rappelé
41:24100% une fois de plus
41:26des collègues
41:27qui sont dans
41:28leur cycle de travail
41:30pour venir travailler aussi
41:31et en plus
41:32on a décalé
41:33tous les collègues
41:34de la matinée
41:36vers l'après-midi
41:36pour sécuriser Paris
41:38et sa banlieue
41:39une fois de plus
41:39donc après
41:41si je puis me permettre
41:41je voudrais juste dire une chose
41:42je pense qu'aujourd'hui
41:45au niveau football
41:46Paris a gagné
41:47mais au niveau sécuritaire
41:48Paris a perdu
41:49très gros dispositif
41:5119 escadrons
41:52genre immobiles
41:5215 CRS
41:53en fait
41:54presque tout le dispositif
41:55d'hier est reconduit
41:56avec un des personnels
41:59qui sont rentrés
41:59à 3h du matin
42:00et qui seront déployés
42:01dès midi
42:02donc qui 10h
42:03ont fait mouvement
42:04vers la capitale
42:05bon avec
42:06moi j'ai eu quelques
42:07interlocuteurs de haut niveau
42:08l'interrogation est totale
42:10ils ne savent pas
42:10ce qui va se passer aujourd'hui
42:11soit vous aurez
42:12une population
42:13dominante familiale
42:14des vrais supporters
42:15qui viendront
42:15sur les lieux prévus
42:17soit on sera sur un tout autre scénario
42:19on ne sait pas ce qui va se passer
42:21notamment en fin de journée
42:22il faut dire que c'est au champ de mars
42:23l'année dernière
42:24c'était sur les Champs-Elysées
42:25moi j'étais présent
42:26non pas en tant que journaliste
42:27mais supporter
42:28sur les Champs-Elysées
42:29c'était des Champs-Elysées
42:30bunkerisées
42:31c'est à dire que vous n'aviez eu
42:32qu'une seule voix
42:33par rapport
42:34à toute l'avenue des Champs-Elysées
42:36qui avait été accessible
42:37pour les supporters
42:39et que finalement
42:40c'était une fête à minima
42:41et puis ensuite
42:42je m'étais rendu
42:43aux célébrations
42:44dans le Parc des Princes
42:45et au Parc des Princes
42:46vous aviez des individus
42:47qui étaient rentrés sans billet
42:48les autorités
42:50et les services de sécurité
42:52à Paris
42:53du club
42:54sont très attentifs
42:55justement
42:56à ce que le scénario
42:57ne se répète pas
42:58ce dimanche
43:00il y aura une sécurité maximale
43:03évidemment
43:03au Parc des Princes
43:04je voudrais quand même
43:05parce que ce qui est vrai
43:06c'est que
43:07la fête
43:08est aujourd'hui gâchée
43:10par ces racailles
43:13mais je veux quand même
43:14terminer par cette séquence
43:16je vous dis
43:17c'est plus de 10 millions
43:18de téléspectateurs
43:20qui ont suivi
43:21le match
43:23hier
43:24des millions de français
43:25qui ont porté
43:26le Paris Saint-Germain
43:27et je voudrais vous proposer
43:29c'était sur Canal Plus
43:30un scénario extraordinaire
43:32Paul Choukriel
43:33qui va commenter
43:34le pénalty
43:36manqué par Arsenal
43:37qui propulse
43:38une nouvelle fois
43:39le Paris Saint-Germain
43:41non pas dans l'histoire
43:41mais dans la légende
43:42regardons
43:44la pression maximale
43:46évidemment sur le Brésilien
43:47qui a été l'un des joueurs
43:48de la saison d'Arsenal
43:50et qui est chargé
43:52de laisser Arsenal en vie
43:54c'est parti pour Gabriel
43:56c'est fini
43:58c'est fini
43:59le Paris Saint-Germain
44:02est double champion d'Europe
44:04entre ici
44:05Paris Saint-Germain
44:07dans la légende
44:08du sport français
44:09au Panthéon
44:11du foot mondial
44:12Paris
44:13est double champion d'Europe
44:16il y a aussi
44:17le naturel
44:18de Paul Choukriel
44:19et qui dit
44:20le Paris Saint-Germain
44:21autre au Panthéon
44:22du football
44:23on voit le sourire
44:24de Marquinhos
44:24qui était remplaçant
44:25et qui a dû quitter
44:27la pelouse
44:28perclude crampe
44:29et qui a du mal
44:30à rentrer sur la pelouse
44:32tellement qu'il est épuisé
44:34bien sûr
44:35regardez cette image
44:35et là on est sur le banc
44:36du Paris Saint-Germain
44:37c'est merveilleux
44:38encore une fois
44:40Dembélé
44:41a transformé
44:42ce pénalty
44:43et les supporters
44:44du Paris Saint-Germain
44:45aussi
44:45ceux qui nous écoutent
44:46au parc
44:47s'il naît
44:47respire mieux
44:48après l'égalisation
44:50d'Ousmane Dembélé
44:51et le 13ème but
44:52en Ligue des Champions
44:53cette saison
44:54pour le ballon d'or
44:56celui qui redonne l'espoir
44:58celui qui
44:58alors c'est une autre séquence
45:01celle-ci
45:01on entend une nouvelle fois
45:02et je vous présenterai
45:03ce soir
45:03ces images
45:04et je préfère terminer
45:05sur ces images heureuses
45:07malheureusement
45:08qui ont été gâchées
45:09par tous ces délinquants
45:10et nous continuerons
45:12d'en parler évidemment
45:13sur l'antenne
45:14de CNews
45:15merci Reda
45:15d'être venue nous voir
45:17Reda Bellage
45:17merci à vous Joachim
45:18Tanguy Hamon
45:20et le Général
45:22dans un instant
45:23c'est Thierry Breton
45:24pour le grand rendez-vous
45:25Europe 1 CNews
45:25les échos
45:26allez Paris quand même
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