Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure
Ses adieux déchirants aux JT, sa nature anxieuse, l'avenir du Grand Echiquier, les compliments faits par Mylène Farmer à son égard, les invités un peu éméchés sur son plateau à l'époque, son année sans permis ou encore son interview exclusive de DSK, Claire Chazal refait sa télé le samedi 7 mars 2026 avec Eric Dussart et Jade sur RTL !

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il me reste à vous remercier infiniment d'avoir été fidèle pendant 24 ans à ces journaux du week-end.
00:06J'ai été très heureuse et fière de les préparer, de les présenter.
00:10Nous avions tissé ensemble, je crois, un lien très fort et extrêmement précieux pour moi.
00:15Et je ressens aujourd'hui une immense tristesse de devoir ne plus assumer la mission que m'avait confiée Francis
00:21Bouygues.
00:22Dix ans après votre départ de TF1, ça vous émeut encore d'entendre ces adieux, Claire Chazal ?
00:26Je me disais ça, moi, oui, parce que je sens que ma voix, elle est un peu...
00:30Et pourtant, je ne voulais absolument pas montrer d'émotions excessives.
00:34Ce n'était pas du tout le lieu.
00:35Donc, je l'avais beaucoup redit depuis le matin.
00:38Mais quand même, je sens qu'à certains moments, on n'est pas loin.
00:41Donc, oui, ça m'émeut, bien sûr.
00:43Il a été éprouvant à présenter ce dernier JT ?
00:45Ce qui a été éprouvant, c'est les 15 derniers jours, c'est les deux derniers ou trois derniers week
00:50-ends.
00:51Je savais déjà que j'allais partir.
00:53La rédaction le savait.
00:56Et évidemment, enfin, c'est un peu immodeste ce que je vais dire,
01:01mais ils sont tous venus me voir et c'était vraiment très déchirant de les recevoir.
01:06Ça faisait 25 ans que je les connaissais.
01:08Nous travaillions très bien ensemble.
01:10Je crois qu'ils aimaient bien les éditions du week-end.
01:13Enfin, j'ai dit ils, les journalistes de TF1.
01:15Donc, ça a été assez difficile parce que c'était absolument chargé d'émotions,
01:18y compris la jeune femme qui me maquille toujours, d'ailleurs, Emmanuel,
01:22qui pleurait avant l'antenne.
01:23Donc, c'était quand même difficile.
01:24Et d'ailleurs, il a fallu que ça s'arrête.
01:28Je devais prolonger jusqu'au retour d'Anne-Claire Coudray.
01:32Et en fait, on a arrêté avant et elle est revenue.
01:36Voilà.
01:36Et c'était mieux, je crois, comme ça.
01:38Dans le fond, vous n'avez jamais vraiment su pourquoi on vous avait limogé après 24 ans ?
01:42Non.
01:42C'était le fait du prince ou le fait de la direction ?
01:45Non, oui.
01:45Je crois que c'est même le fait du prince.
01:47D'une personne, oui, bien sûr.
01:48Oui, oui, absolument.
01:49Tout à fait.
01:49C'était absolument le fait d'une personne, oui.
01:51Qui ne voulait plus de star de l'info, on peut dire ça comme ça ?
01:54Je crois qu'on peut le dire comme ça, oui.
01:56Oui, puisqu'elle avait remercié Patrick Boivre d'Arvor quelques années avant pour les mêmes raisons.
02:01C'est-à-dire qu'il n'y avait aucune raison, je peux le dire, je crois, ni éditoriale, ni
02:05raison d'audience, ni de quoi que ce soit.
02:08C'est ainsi.
02:09Revenir à l'actualité sur une chaîne d'info n'a jamais été une option pour vous, Claire Chazal ?
02:13Franchement pas.
02:16Des propositions ont été faites quand je suis partie de TF1, juste après.
02:20Et je n'ai pas donné suite parce que j'ai eu trop de chances de faire un journal de
02:2520 heures comme je l'ai fait, avec les moyens.
02:27Et puis surtout, la durée que ça représente, surtout la construction d'un journal, avec un début, un milieu, une
02:33fin, on racontait une histoire.
02:34On le fait toujours d'ailleurs.
02:35Vous auriez eu le sentiment de faire moins bien en étant sur une chaîne d'info ?
02:38Je n'aurais pas eu le sentiment de faire quelque chose qui m'intéressait vraiment.
02:41Vous êtes d'un naturel assez anxieux.
02:42C'est surtout aussi ce que j'avais entendu dans ma famille, chez mes parents.
02:47Mes parents avaient vécu la guerre et une relativement grande pauvreté.
02:52Et je pense que la ville, ils étaient très courageux.
02:55Et les épreuves ne leur faisaient pas peur.
02:56Mais la vie n'était plus le plaisir, tout simplement.
03:00Et vous avez hérité de cette forme d'anxiété ?
03:02Je pense que j'ai hérité de ça, oui.
03:03Vous racontiez dans votre livre qu'il vous arrivait même parfois de faire des crises d'angoisse ?
03:07Ça m'est arrivé, oui, bien sûr.
03:08Oui, ça m'est arrivé.
03:09Il y avait sûrement un terrain héréditaire.
03:13Il y avait quelque chose de l'ordre de la phobie.
03:16Enfin, on est tous un peu phobiques.
03:18Par exemple, claustrophobes ou des choses comme ça.
03:21Et c'était quand même assez présent dans ma famille.
03:23Donc, ça m'a sûrement été transmis.
03:25Ça vous prenait parfois avant l'antenne ?
03:27Ça pouvait me prendre dans une salle de spectacle.
03:30Alors, ça a beaucoup disparu.
03:31Mais, voilà.
03:33Depuis que vous avez arrêté les JT ?
03:34Non, pas du tout.
03:35Ça a disparu avant.
03:37Mais grâce au sport.
03:38Grâce à...
03:39Moi, je me suis...
03:40J'ai combattu ça avec l'exercice...
03:43Enfin, pour dire les choses avec la danse.
03:45Parce que c'est ce qui me plaît.
03:45Donc, je le fais volontiers.
03:48Mais exercer son corps, son souffle, etc.
03:50Ça m'a beaucoup aidée.
03:51Ça m'a beaucoup aidée.
03:52Et j'ai eu beaucoup moins d'angoisse.
03:54Grand échiquier et grosse production.
03:56Cette émission, elle nécessite des moyens importants.
03:58Et du temps aussi.
03:59Parce qu'il faut que les artistes aient le temps de répéter.
04:01Bien sûr.
04:01De s'approprier les titres.
04:03Oui.
04:03Parce que ce ne sont pas leurs propres titres.
04:05Bien sûr.
04:05Ils viennent parfois chanter un de leurs titres.
04:07C'est vrai.
04:07C'est normal.
04:08Mais la plupart du temps, ils se plient à cette règle-là.
04:10C'est-à-dire, est-ce que tu veux bien chanter une des chansons de Gainsbourg ?
04:13Ils le font.
04:14Ils répètent avec le Grand Orchestre.
04:16Et c'est évidemment ce qui est l'avantage, je crois, la qualité de l'émission.
04:20Mais le temps, c'est de l'argent.
04:22Vous n'avez pas peur qu'avec les économies que doit réaliser France Télévisions,
04:25vous ayez moins de numéros du Grand Échiquier l'an prochain, voire plus du tout ?
04:29Bien sûr que c'est la question.
04:30Je suis d'accord.
04:31C'est la question que nous nous posons chaque année depuis longtemps, d'ailleurs.
04:34Parce que c'est encore un luxe de faire ces émissions sur une chaîne de télévision.
04:39Seule France Télévisions, d'ailleurs, nous offre cette antenne.
04:42Et le budget, évidemment.
04:44Ils vous disent quoi pour l'année prochaine ?
04:45On ne me dit rien.
04:46Je ne sais pas.
04:49Je comprendrai tout.
04:50Mais j'aime beaucoup cette émission.
04:52J'y tiens.
04:53On en a deux.
04:54Là, après celle de Serge Gainsbourg, il y a deux émissions qui ont été encore enregistrées.
04:58Donc, on peut les passer.
04:59Et puis après, est-ce qu'on va nous en demander d'autres ?
05:02Je ne sais pas.
05:03Parce qu'on est en mars.
05:03Ça y est, les discussions commencent.
05:05Oui, je pense.
05:06Je ne sais pas.
05:07Alors, nous, les conditions de tournage sont toujours telles que nous en enregistrons deux, à la fois.
05:14Enfin, deux dans les trois jours.
05:15Pour essayer de faire des économiques.
05:17Mais forcément, c'est forcément pour des raisons économiques.
05:20Parce que le matériel est installé, que les caméras sont là, que le réalisateur a fait son point, etc.
05:24C'est quand même, effectivement, une grosse production.
05:27C'est ce que vous...
05:27C'est vrai.
05:27Il y a énormément de caméras.
05:29Il faut mettre en valeur les artistes.
05:30L'idée, c'est ça.
05:31De faire vivre ce plateau un grand orchestre, à Versailles, principalement.
05:35On peut changer de lieu aussi, bien sûr.
05:37Ce serait dommage de se priver de cette marque-là.
05:39Ce serait vraiment dommage.
05:41Il faut sauver le soldat grand-échiquier.
05:42Il faut sauver le soldat.
05:43Alors, pour le moment, je ne peux pas dire, il n'est pas menacé.
05:47Personne ne m'a rien dit.
05:48Mais, voilà.
05:50Je le souhaite vivement.
05:51Et puis, notre invité ce soir, Dominique Strauss-Kahn.
05:53Bonsoir, Dominique Strauss-Kahn.
05:54Bonsoir.
05:55Ce sont ce soir vos premières déclarations après l'affaire du Sofitel de Manhattan.
05:59Pouvez-vous dire ce soir ce qui s'est passé dans la suite 2806, ce samedi 14 mai ?
06:04Ce qui s'est passé ne comprend ni violence, ni contrainte.
06:09Ce qui s'est passé, c'est une relation non seulement inappropriée, mais plus que ça.
06:15Une faute.
06:16Je vous ai vu hausser les sourcils pendant la diffusion de cet extrait, Claire Chazal,
06:19pour dire la pression qui régnait ce soir-là.
06:21C'est ça ?
06:21Ça a été quand même...
06:22Oui, c'était une interview très attendue, peut-être même dans le monde entier.
06:27Il était quand même directeur général du FMI, donc les Américains le connaissaient très bien.
06:31Ça, c'était passé sur le sol américain.
06:3513 millions de téléspectateurs ce soir-là ?
06:37Oui, et c'était des sujets très personnels, très intimes, très difficiles à aborder,
06:42mais je crois qu'on les a abordés.
06:44Quelle ambiance il régnait ce soir-là sur le plateau ?
06:46On sentait une tension, nous, téléspectateurs.
06:48Oui, oui, elle était très palpable et évidente pour Dominique Strouskane,
06:52qui jouait gros nom, mais qui venait pour la première fois s'exprimer.
06:56Elle était longue, elle devait être longue pour aborder tous les sujets.
07:01Nous nous étions vus avant, une fois, avec Anne Sinclair et Germain Dagonier,
07:08le rédacteur en chef des journaux, tous les quatre, pour parler d'interview.
07:14Et, en fait, pour juste reprendre contact, parce qu'on ne s'était pas vus depuis un certain temps, finalement,
07:21et la seule chose que nous avons décidée ensemble, tous les quatre, c'est qu'il faut poser toutes les
07:25questions.
07:26Donc, on n'a même pas...
07:27Contrairement à ce qui a été dit, notamment dans un documentaire Netflix...
07:30Alors, je ne sais pas, je ne l'ai pas vu.
07:32Les questions n'ont pas été écrites avec Dominique Strouskane et Anne Sinclair ?
07:35Je ne sais même pas comment on peut oser écrire ça, sans même m'avoir demandé.
07:39De toute manière, si on vous avait demandé un exercice de communication piloté par le couple Strouskane de l'époque,
07:45ça aurait été non ?
07:45Mais c'était impossible.
07:47Moi, je n'ai jamais fait ça dans toute ma vie.
07:48Jamais.
07:49C'était impossible.
07:51Et je vais vous dire, on est quatre témoins, vous pouvez les interroger, ils vous diront exactement la même chose.
07:56Donc, il fallait qu'on reprenne contact, parce que...
08:02L'arrivée physique de quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis longtemps, qui a été en prison, etc.
08:06Ce n'était pas très simple.
08:07Donc, pour lui, comme pour moi, je crois que c'était mieux.
08:10Moi, ça a dédramatisé les choses.
08:13Donc, quand je l'ai vu arriver sur le plateau, j'étais moins anxieuse.
08:16Mais quand même, il était tendu.
08:19Voilà, moi, j'estime que j'ai posé des questions.
08:21Après, on peut toujours critiquer, bien évidemment.
08:22Tout est critiquable.
08:24Mais en tout cas, ça n'était pas préparé à l'avance.
08:26La mort de Lady Di, le 31 août 1997, c'est un samedi soir.
08:30Vous êtes donc de service, entre guillemets, pour vos journaux du week-end.
08:33Et pourtant, ce n'est pas vous qui aviez pris l'antenne au petit matin, mais Robert Namias.
08:37Parce que vous étiez injoignable, c'est ça ?
08:38Alors oui, j'étais...
08:39Enfin oui, il n'y a même pas de secret, parce que c'est comme ça.
08:42En fait, et c'est évidemment pas...
08:45Ça ne correspond pas complètement à une éthique journalistique, je le reconnais.
08:49Mais à ce moment-là, j'étais victime de très nombreux appels anonymes dans la nuit.
08:54Enfin, c'est comme beaucoup de gens, hein ?
08:56Bon, c'est pas non plus...
08:57Et un peu lassée de ça, je décrochais mes téléphones, c'est vrai.
09:03Je raccrochais, pour dire quelque chose, à 7 heures, où j'écoutais les premières informations.
09:08Et en général, il n'y avait pas de problème.
09:10Mais donc, jusqu'à 7 heures, c'est vrai, j'ai été injoignable.
09:13Donc, quand ils ont pris l'antenne vers 6 heures, je crois, c'est pas moi.
09:16Mais alors, quand vous vous réveillez et que vous rapprochez votre téléphone...
09:20J'étais assez ennuyée, oui, ça je dois dire que...
09:21Là, le téléphone sonne tout de suite, on me dit...
09:22Oui, bah oui, oui, c'était...
09:24Bah oui, voilà, oui, c'est assez ennuyé.
09:26Mais enfin, en même temps, l'antenne était bien assurée.
09:28Mais après, j'ai présenté les journaux de 13h et de 20h, et on les a préparées.
09:32On a fait des très longues éditions.
09:34Je crois qu'elles étaient bien, enfin, il me semble.
09:37Je la connaissais, je l'avais rencontrée.
09:39C'était émouvant, bien évidemment.
09:41Ça se passait à Paris, c'était un drame.
09:42La beauté fauchée, l'accident, les paparazzi, enfin, tout ça.
09:47Et puis, l'événement dans ce journal, c'est la présence de Mylène Farmer.
09:51Et je peux me permettre de vous dire quelque chose ?
09:53Ah, bien sûr.
09:53Je vous trouve d'abord très très jolie et vraiment très sensible.
09:56C'est gentil.
09:57Très joli compliment de Mylène Farmer.
09:59On sent une belle complicité entre vous deux.
10:01Elle était un peu de...
10:03D'abord, je suis très touchée.
10:05J'aime énormément cette artiste.
10:08Mais je ne sais pas, c'était peut-être les circonstances.
10:11Moi, ça m'a surprise.
10:12Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle...
10:15Je savais que ce serait agréable parce qu'on s'entendait très bien.
10:18Mais de là à faire cette chose un peu personnelle...
10:21Mais vous la voyez parfois en dehors des plateaux ?
10:22Je l'ai vue, moi, en dehors des plateaux.
10:24Oui, bien sûr, dans des anniversaires.
10:26Oui, bien sûr.
10:26On a des amis communs, communes, d'ailleurs.
10:30Notamment Nathalie Reims.
10:31Donc, moi, je la connaissais par ailleurs.
10:33C'est d'ailleurs pour ça qu'elle est venue aussi, je pense.
10:36Elle voulait être...
10:36C'est quelqu'un qui est très...
10:38Vous le savez, elle est très rare.
10:39Elle ne s'expose pas.
10:41Elle ne veut pas être mise en danger.
10:44Donc, elle veut être en confiance.
10:46Il y a une forme d'anxiété.
10:47Oui, je pense qu'elle se protège beaucoup, Emile Anne Farmer.
10:50Elle apparaît peu.
10:52Et il y avait d'ailleurs une foule, comme j'ai rarement vu, au pied de TF1 pour l'attendre.
10:57C'était le cas pour quelques grands artistes, mais pas beaucoup.
11:01Et je pense qu'elle était assez en confiance avec moi.
11:03Et voilà, elle a dit cette petite chose très sympathique.
11:06Vous avez finalement un point commun, celui d'avoir une forme de timidité, même si vous êtes dans la lumière.
11:10Apparente, oui, je pense.
11:11Voilà, c'est ça.
11:13Il y a peut-être un peu de réserve personnelle, mais qui n'empêche pas de faire des métiers très
11:18exposés.
11:19Et elle, Dieu sait si elle rassemble des foules dans les grandes salles, oui.
11:23Dans notre société, la place de l'homme est plus difficile à trouver qu'avant.
11:27Ah oui, tu nous as bien mis dans le...
11:28Oui, c'est ma faute.
11:30C'est moi, c'est moi, c'est moi, c'est moi.
11:31Attends, je vais me rattraper.
11:33Non, mais c'est vrai, non, non, mais tous les hommes...
11:35Il y a toujours une crise de la quarantaine, on a toujours envie d'aller voir...
11:38C'est le moment où tu te mets en danger, ce que j'essayais de vous expliquer, mais comme j
11:41'ai bu un petit peu juste avant de venir.
11:43Pas évident, c'est l'interview avec Cagnard, et surtout Benoît Poulevarde, qui de son propre aveu a bu un
11:47petit coup.
11:48Je crois que Cade m'a bien aidé, parce qu'il était quand même là pour tenir un peu la
11:52barre.
11:52Mais Benoît Poulevarde, moi je l'adore, comme comédien...
11:57Mais là, quand vous le voyez entrer en plateau, vous comprenez que ça ne va pas être sain.
12:00Ça ne va pas être sain, mais ce n'est pas le seul.
12:02Ah bon ?
12:02J'ai eu beaucoup d'autres...
12:05Mais ça se...
12:05Oui, bah oui.
12:06Comment ça ? Des invités qui arrivaient un petit peu...
12:08Ah oui, oui, oui, bien sûr. Des artistes, beaucoup, oui.
12:11Oui, oui. Français, j'entends.
12:12Mais bon, donc voilà.
12:13Et pourquoi ? Parce qu'ils avaient bu un peu pour lutter contre l'anxiété ?
12:16Oui, il y a ça, et puis il y avait des habitudes aussi.
12:19Oui, oui.
12:20Et ça, vous le sentiez tout de suite, si j'ose dire ?
12:22Bien sûr, bien sûr, oui, bien sûr.
12:24On fait quoi ? On réajuste son intervieweum ?
12:27On fait ce qu'on peut.
12:29On fait comment ?
12:30On se débrouille.
12:31Je ne sais pas, on se débrouille, quoi.
12:33Et puis c'est comme ça que c'est la...
12:36C'est des gens qui sont...
12:38Qui vivent du désir des autres,
12:40d'un réalisateur, du public,
12:42et je pense qu'ils sont souvent dans une grande fragilité.
12:45Et c'est ce qui fait aussi, évidemment,
12:48la qualité de ces artistes.
12:51Ce qui se retrouve dans leur jeu.
12:53C'est ce qui nous touche.
12:54Mais ils sont fragiles.
12:56Ça veut dire aussi qu'il y avait du budget à l'époque à TF1,
12:58parce qu'il y avait donc du champagne dans les loges.
13:00Oui, alors parfois, on nous demandait d'éviter pour certains artistes.
13:04Sinon, ils étaient un peu tentés, oui, bien sûr.
13:08Les improbables d'Eva Cruiver.
13:11Bonjour, Eva.
13:11Bonjour tout le monde.
13:12Bonjour, Claire.
13:12Bonjour, Eva.
13:13Claire Chazal, vous avez sans doute croisé Eva Cruiver en arrivant ici.
13:16Vous allez voir, elle est comme la chanson de Serge Gainsbourg,
13:18Dr. Jekyll et Mr. Hyde.
13:20Vous allez découvrir son autre visage
13:22avec ses infos improbables sur vous.
13:25On va commencer avec un Noël pas comme les autres pour Claire Chazal.
13:28Et oui, puisque c'est un 25 décembre
13:30que vous avez présenté vos premiers journaux télévisés.
13:33C'était en 1989 sur Antenne 2 dans Télématin.
13:36Eh bien, on se retrouve dans quelques instants.
13:38Il est maintenant 7h30 à la pendule de Télématin.
13:40Et voici la deuxième édition du journal.
13:42Tout de suite avec Claire Chazal.
13:46Situation encore très tendue en Roumanie.
13:48Les affrontements ont eu lieu cette nuit à Bucarest.
13:50La fille de chez Osescu, Zoya, a été arrêtée.
13:53Situation tendue en Roumanie.
13:54Et vous aussi, vous étiez tendue, Claire Chazal, pour cette vidéo légitée.
13:57Oui, parce que moi, j'étais au service économique d'Antenne 2.
14:00Après avoir été au quotidien de Paris et aux Echos.
14:03Bon, bref.
14:04Et là, j'avoue qu'un service économique de télévision,
14:07ce n'est pas très facile.
14:08Et donc, je me suis proposée pour la bourse qu'on a entendue.
14:12Et les journaux qu'on pouvait me confier.
14:14Et évidemment, les seuls au début, c'est le matin.
14:18Et pendant les remplacements, je suis d'accord.
14:19Oui, les jours où personne ne veut travailler.
14:21Bien sûr.
14:21Et j'étais évidemment ravie de venir.
14:23Et c'était mes tout premiers journaux.
14:271989, premier JT.
14:281991, vous devenez la star de l'info sur TF1.
14:31Oui.
14:31Après seulement quelques mois au journaux de la nuit sur Antenne 2.
14:34Dans le fond, c'est allé assez vite pour vous.
14:35Oui, c'est vrai.
14:37Ces petits journaux du matin m'ont permis de me montrer un peu.
14:41Et puis après, on m'a confié aussi, momentanément, les journaux de la nuit.
14:45Alors, les journaux de la nuit, à l'époque, c'était évidemment une grande chance.
14:47C'était plutôt vers 22h30, 22h45.
14:51Oui, à l'heure où débutent les prime time aujourd'hui.
14:52Voilà.
14:53Donc, ce n'était pas du tout.
14:54C'était assez agréable.
14:56Il se passait des choses.
14:58Et notamment, la première gare du Golfe.
15:00Et c'était évidemment très tendu.
15:02Et grâce à ça, d'ailleurs, parce que nos journaux étaient importants, TF1 m'a remarqué
15:07et m'a embauchée.
15:08Bon.
15:08Donc, c'est allé assez vite, oui.
15:10Eva, vous avez retrouvé un extrait qui montre le sang froid de Claire Chazin.
15:14Oui.
15:14Vous n'aviez pas craqué alors que je pense que n'importe qui d'autre aurait explosé de rire
15:19en direct en entendant ce lapsus de Johnny Hallyday alors que vous l'interrogez sur l'équipe
15:23de France de football.
15:24Ah oui.
15:25Alors, est-ce que vous les connaissez, ces joueurs de football ?
15:27J'en connais quelques-uns.
15:28Bon, bien sûr.
15:29Je connais Zazie.
15:31Bon, je l'adore comme joueur, comme beaucoup.
15:37Zizou confondu avec Zazie, ça s'est devenu collector.
15:40Pourquoi vous ne l'aviez pas repris sur le moment, Claire Chazin ? Pour ne pas le mettre
15:42dans l'embarras ?
15:42Oui, parce que, d'abord, j'aimais beaucoup Johnny Hallyday, qui avait une sensibilité,
15:50puis qui avait parfois des maladresses d'expression, mais qui était très très intelligent,
15:54très sensible.
15:55Il n'était pas forcément à l'aise avec cet exercice de la mise sur le grill.
15:58Voilà, il m'a proposé, il y a eu d'autres erreurs et d'autres lapsus dans nos interviews
16:04nombreuses, et je me disais que non, tout le monde rectifierait de lui-même.
16:10Non, je ne voulais pas le mettre mal à l'aise.
16:13Grande amitié avec lui, il avait d'ailleurs cette confiance qui existait entre vous, au
16:17point qu'il vous reçoit en 2011 à Los Angeles, alors qu'il vient de traverser des
16:21problèmes de santé majeurs.
16:22Voilà, il voulait dire, je suis de nouveau sur pied, je vais revenir.
16:26Il voulait quand même parler de son expérience très douloureuse, parce qu'il a failli mourir,
16:31oui, bien sûr.
16:33Et il voulait surtout montrer qu'il pouvait refaire de la scène, et c'était très émouvant.
16:39Il fallait le faire chez lui, on est parti donc à Los Angeles, mais il était tendu,
16:44il voulait bien faire.
16:46Et évidemment, comme c'était chez lui et qu'on se connaissait bien, on a fini, il
16:50a fini par se détendre.
16:51Et donc, on a enregistré assez longuement, on a fait un montage, et je trouve qu'il est
16:55très sincère et très touchant dans cette interview.
16:58Après Johnny, d'autres rockers français qui vous aimaient beaucoup ?
17:01Les Musclés, le groupe de Dorothée.
17:06En 1995, ils vous ont dédié une chanson dans laquelle ils chantaient vos louanges
17:10sur un air d'opérette.
17:18Je n'ai même pas entendu ça, je pensais que c'était autre chose.
17:26La rime est riche, mais vous ne connaissiez pas cette chanson des Musclés ?
17:29Non, celle qui vous a traumatisé, on fera l'amitié de ne pas la diffuser, c'était
17:33cette chanson, il est vraiment phénoménal, il a été dans le journal de Kachazal.
17:36Non, mais alors ça, oui, ça on l'a entendu beaucoup, oui.
17:38Je pensais que c'était ça.
17:40Non, c'était un inédit, vous voyez, les Musclés.
17:42Mais les gens voulaient chanter cette chanson dans la rue, c'est phénoménal.
17:44Mais dans les avions, j'entendais au fond, oui bien sûr, tout d'un coup j'entendais
17:49que le truc montait, et qu'il y avait tout un petit groupe, des gens que je ne connaissais
17:54pas du tout, bien sûr, qui se mettaient à chanter ça.
17:56Ça devait vous sortir par les oreilles.
17:58Un peu, mais c'était un peu sympathique.
18:01C'est la ronçon d'agloir que vous voulez voir.
18:03Vous ne deviez pas être la seule à ne pas supporter cette chanson ?
18:06Oui, car il existe d'autres Klerchazal en France, vous le savez.
18:09Vous avez notamment une qui est infirmière au CHU de Nantes et championne de puzzle.
18:16Oui, en janvier, elle a brillé dans un concours en rassemblant un puzzle de 500 pièces
18:19en une heure.
18:20Vous pourriez en faire autant ou pas ?
18:21Je ne crois pas.
18:22Non, ce n'est pas vous, ce n'est pas ça, Klerchazal.
18:24Pas moi, mais je sais que j'ai plein d'homonymes, oui, absolument.
18:27Oui, même à Paris, enfin...
18:29Vous recevez du courrier ?
18:30Non, mais ça m'est arrivé d'aller dans un restaurant où une Klerchazal avait déjà
18:35réservé.
18:36Non.
18:36Oui ?
18:36Il y avait deux raisons, Klerchazal ?
18:37Ben voilà, ça m'est pas arrivé.
18:41Eva, vous avez la preuve que Klerchazal a eu affaire à la police ?
18:45Et le pire, c'est que cette histoire a été révélée sur le plateau d'un de vos
18:48anciens collègues, Jean-Luc Reichman.
18:50Ce jour-là, parmi les candidats de son jeu, il y avait une policière.
19:07Oui ?
19:07Et c'est carré sur un emplacement réservé de police.
19:11En fait, elle était très pressée pour aller à son rendez-vous, c'est ce qu'elle
19:15m'a expliqué après.
19:16Bravo, Klerchazal !
19:17Ils sont tellement gentils avec moi.
19:20Vaut mieux qu'ils soient gentils, j'ai l'impression, parce que vous avez quelques libertés
19:22avec le code de la route, non ?
19:23Je suis vraiment d'accord, ils sont très gentils.
19:26Ça n'a pas empêché que vous avez perdu tous vos points ?
19:29Oui, quand même, avec le temps et quand même mes indélicatesses, j'ai fini par perdre
19:34tous mes points.
19:35Donc j'ai passé un an sans permis.
19:36Vous n'avez plus de permis de conduire ?
19:38Ah non, mais je l'ai repassé.
19:39Ok.
19:39Et je l'ai de nouveau.
19:40Et maintenant, vous faites attention ?
19:41Je fais plus attention, oui.
19:44Mais c'était quoi à l'époque ? Vous guerriez ?
19:46Non, mais c'est...
19:47Alors, on perd vite des points avec des petits excès.
19:50Alors là, si je peux me permettre, parce que j'ai fait déjà un stage de récupération
19:52de points, si vous l'avez fait.
19:55Mais beaucoup de gens, on les perd parce qu'on enlève un point pour un tout petit excès
19:58de vitesse.
19:5930 à l'heure pour Paris, ça peut être 35 rapidement.
20:03Je dois dire que c'est quand même pas monstrueux.
20:05Mais enfin, ça n'arrive pas à tout le monde, quand même, Claire Chazal, de se faire
20:07retirer son permis.
20:08Non, non, je suis d'accord.
20:09Parce que là, je n'ai pas fait attention.
20:11Sinon, si j'aurais pu faire, avant la fin, un stage de récupération de points, je n'aurais
20:15pas eu ce problème-là.
20:16Mais je n'ai malheureusement pas fait attention.
20:18J'ai dû avoir...
20:19Le téléphone, ça vous enlève trois points.
20:22Ah oui.
20:22Ah oui.
20:23Enfin...
20:24Et alors, quand on fait tout en même temps...
20:25Bah ça...
20:26Pof, on n'en a plus.
20:27Pof, on n'en a plus.
20:28Les gens ont dû être surpris de voir Claire Chazal arriver à un stage de récupération
20:31de points.
20:32Bah non, mais c'était...
20:33Vous n'avez pas fait ça dans votre vie ?
20:34Bah non.
20:35Alors, c'est une tranche de vie.
20:36Il faut le faire.
20:37Expliquez-vous.
20:38C'est une expérience.
20:39Il y a tous les milieux.
20:40C'est normal.
20:41Oui.
20:41Il y a des livreurs, parce que c'est leur métier.
20:43Des avocats, parce que...
20:45Machin.
20:46Et alors, tout le monde est un peu sur les mails, etc.
20:48Parce qu'on écoute quand même d'une oreille distraite le professeur, le coach.
20:54Enfin bref.
20:54Donc, pendant deux jours, on forme une petite société.
20:58Très sympathique.
20:59Et les autres, Chantal est vraiment phénoménale.
21:00Non, il y a plein de milieux mélangés.
21:05On est tous dans la même situation.
21:07On apprend des choses quand même, parce qu'on se rend compte qu'on commet des erreurs énormes.
21:11Vous voulez dire que vous vous êtes fait des amis, lors de ce stage ?
21:13Eh bien, il y a des complicités qui naissent, oui, bien sûr.
21:16Vous les verrez lors du prochain stage ?
21:17Voilà.
21:18Quand vous aurez de nouveau tout perdu.
21:19Si je retourne au même endroit.
21:21Non, non, non.
21:22On apprend des choses aussi.
21:23C'est la vie.
21:24C'est tout bêtement la vie.
21:25Mais j'ai repassé mon permis.
21:27Ah oui ?
21:27Non, là, je n'avais pas de stage à faire.
21:30Je ne pouvais plus.
21:31J'avais plus de poids.
21:32Donc, j'ai repassé le code.
21:34Vous avez essayé de repasser le code aujourd'hui ?
21:35Non.
21:36On est sûr de ne pas l'avoir.
21:38Franchement, j'ai mis quatre tentatives.
21:40Mais maintenant, vous êtes irréprochable sur la route.
21:42Ah ben, voilà.
21:43Ou presque.
21:44Vous avez tous vos poids ?
21:45Ben, pendant deux ans, on n'en a pas douze tout de suite.
21:51D'accord.
21:51Non, non, non.
21:52Donc là, vous avez...
21:52On en a d'abord six.
21:53Ah, ok.
21:54Et vous les avez gardées, vos six ?
21:55Je les ai gardées.
21:56Bravo.
21:58Et va, on termine avec un chiasco.
22:00Chiasco, c'est le titre d'une série Netflix.
22:02Ah oui.
22:03Ça y est, elle se rappelle.
22:04Bien sûr.
22:05Elle date de 2024.
22:07Ah oui, c'est récent.
22:07Vous avez joué votre propre rôle dans une scène devenue virale sur les réseaux sociaux.
22:11On vous voit interviewer l'équipe d'un film joué notamment par Pascal Demollon et Pierre Minet,
22:15soutenement pris de problèmes gastriques.
22:17C'est une vidéo, je crois, qui a été vue par 30 millions de personnes
22:21qui a entraîné ces insultes et ces injures.
22:23Racontez-nous.
22:24Il s'agit surtout de quelque chose qui a été sorti de son contexte.
22:28Quand on sort d'un contexte très vite sur les réseaux sociaux,
22:34ça peut prendre une tournure.
22:36Pardon.
22:37J'ai oublié.
22:38Juste oublié quelque chose, je reviens.
22:39Excusez-moi.
22:40Ah oui, peut-être de vous, Jean-Marc Terrosian.
22:42Merci, Claire.
22:43Je voulais simplement vous dire que nous avons la chance d'avoir avec nous une femme qui a...
22:54Excusez-moi, j'ai toussé.
22:55Pardon.
22:57À mon avis, ils ont la diarrhée.
22:59Merci, Guetta, pour cette précision.
23:02Une seule question, Claire Chazelle.
23:03Pourquoi ?
23:03Ça, c'est Marie-Christine Barraud, mais tellement...
23:05Parce que Pierre Ninet est un ami.
23:07Il vous propose un scénario où il a une diarrhée fulurante et sonore.
23:10Vous dites, OK.
23:10Non, mais j'aime beaucoup ce qu'il fait, je l'adore, vraiment.
23:14Et c'est vrai qu'il me dit, est-ce que tu ne ferais pas une...
23:17Donc, c'est vrai que c'était un peu bizarre.
23:20On est très loin de votre univers habituel.
23:22Oui, bien sûr.
23:23Mais moi, ce qui m'amuse, c'est le décalage.
23:25On entend là que je dois rester sérieuse.
23:28Alors, ce n'est pas un journal, parce que je ne suis plus censée faire un journal,
23:30mais c'est une émission consacrée aux réalisateurs.
23:33Mais comment vous avez fait pour rester sérieuse pendant le tournage, justement ?
23:36Parce que d'abord, on fait plein de prises, et voilà, on reste très sérieuse.
23:41Il n'y a aucun problème.
23:42Mais Pierre Ninet est très doué.
23:44C'est bien parce que c'était Pierre Ninet.
23:45Oui.
23:46Oh, mais attends, j'ai fait beaucoup de choses avec Alex Lutz.
23:50Il m'a fait faire des...
23:52Catherine et Liliane.
23:54C'est vrai.
24:05Non, mais la séquence est assez rigolote.
24:07Et inattendue.
24:08Marie-Christine Barraud est géniale.
24:10Improbable, vous en conviendrez.
24:11Ah oui, improbable.
24:12Merci beaucoup, Eva.
24:14Avec Sylvie.
24:14Merci, Eva, d'avoir retrouvé ça.
24:16Et merci, Claire.
Commentaires

Recommandations