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Face aux crises qui s'accumulent, comment nos territoires peuvent-ils s'adapter et bifurquer ? Cette table ronde explore les défis concrets pour les acteurs publics et privés, en analysant les mutations de la vulnérabilité territoriale.

Les intervenants, experts de leurs domaines, partagent leurs diagnostics sur les crises actuelles et leurs impacts sur nos projets territoriaux. Découvrez comment l'innovation, les financements et une nouvelle approche de l'aménagement sont nécessaires pour construire des territoires résilients.

Plongez au cœur des enjeux de l'habitat, de la santé et de la cohésion sociale pour mieux comprendre les transformations exigées par ce nouveau contexte. Une discussion essentielle pour anticiper et agir face aux défis de demain.

#Territoires #CrisesTerritoriales #AménagementDurable
Transcription
00:00:00Un petit préambule avant la table ronde à laquelle vous allez assister à présent, vous l'avez remarqué, vous allez
00:00:05le noter, c'est une table ronde qui est sans intervenante,
00:00:10donc les indisponibilités des uns et surtout des unes et des autres, on produit cette situation, évidemment c'était pas
00:00:16intentionnel,
00:00:17et on déplore ce concours de circonstances, mais voilà, ce sera une table ronde 100% masculine, et elle sera
00:00:24animée à nouveau par Dominique, voilà.
00:00:30Merci Odile, donc je reste à ma place, j'enchaîne, et donc je pense que je vais faire une introduction
00:00:36relativement courte,
00:00:37parce que vous avez entendu déjà beaucoup de choses qui vont permettre de faire le lien avec la séquence qui
00:00:43va suivre.
00:00:45La question donc, ça n'est plus de savoir comment on produit des projets, c'est plus simplement ça,
00:00:53mais c'est aussi comment on continue à aménager des territoires qui sont capables de tenir, de s'adapter,
00:01:00et donc je vais reprendre le mot de Martin Vanier, de bifurquer à l'avenir.
00:01:06Donc l'idée de cette table ronde qui va suivre, c'est pas de tenir un discours alarmiste sur ces
00:01:16crises et ces transformations nécessaires,
00:01:18mais c'est plutôt comprendre ce que ces transformations exigent concrètement, à la fois d'acteurs publics et d'acteurs
00:01:25privés.
00:01:26Et pour ça, on a voulu faire dialoguer des regards et des vécus différents, d'experts de chacun de leur
00:01:34domaine,
00:01:35donc regards et vécus différents, autour de cette préoccupation,
00:01:39que deviennent les territoires et leurs projets quand les crises s'additionnent,
00:01:42et qu'est-ce qui doit changer dans la façon d'aménager pour répondre à ces crises.
00:01:48Donc je vais inviter sur la scène nos intervenants.
00:01:54Alors, j'appelle Michel-François Delanois, de la Banque des Territoires.
00:02:01Vous êtes responsable de la direction d'appui au développement territorial.
00:02:06Olivier Portier, vous êtes consultant, et puis vous coordonnez aussi un observatoire des impacts territoriaux et des crises.
00:02:18Enfin, des impacts territoriaux et des crises, pardon.
00:02:21Patrice Thillet, vous êtes directeur général du groupe Arcade Vive.
00:02:27Et Mathias Navarro, vous êtes CEO de Redman.
00:02:34Et également, vous êtes impliqué dans le mouvement Impact France.
00:02:41Bienvenue à mes côtés.
00:02:44Voilà, donc vous êtes réunis ici pour apporter chacun votre lecture
00:02:52de ces dynamiques territoriales qui se jouent, de la manière dont vos structures les abordent,
00:03:00des moyens, des financements qu'il faut y consacrer, de l'innovation qu'il faut y apporter,
00:03:06du lien aussi, on va le voir notamment avec M. Thillet, du lien à faire entre habitat, santé et cohésion
00:03:11sociale.
00:03:12Voilà, donc c'est le croisement de regards qui nous intéresse aujourd'hui.
00:03:15Et dans une première séquence, j'aimerais commencer par ce regard, entre guillemets,
00:03:22diagnostique que vous portez chacun d'entre vous sur les crises actuelles.
00:03:27Voilà, donc quand on parle de crise, selon vous, de quoi parle-t-on exactement dans vos métiers respectifs ?
00:03:34Qu'est-ce qui change pour les territoires dans leur vulnérabilité, les territoires, les projets, les quartiers,
00:03:41les objets sur lesquels vous travaillez ? Qu'est-ce qui change dans leur vulnérabilité, leur robustesse,
00:03:48leur capacité à absorber les chocs ? Et donc on va commencer avec vous, Olivier Portier.
00:03:55Donc on le disait, vous êtes coordinateur de l'Observatoire, je vais vous faire parler d'abord en tant que
00:04:00coordinateur
00:04:01de l'Observatoire des impacts territoriaux des crises, mais bien sûr aussi en tant que consultant.
00:04:06Mais voilà, l'Observatoire, donc, il a été créé, je crois, pendant la crise, au moment de la crise du
00:04:13Covid.
00:04:15Il a prolongé ses travaux pour essayer d'évaluer les impacts aussi des effets de relance,
00:04:20de politique de relance sur l'après-Covid.
00:04:23Et finalement, voilà, après cette crise Covid, qu'est-ce que l'Observatoire observe
00:04:29comme finalement diagnostic de ces crises qui arrivent les unes après les autres, qui se cumulent ?
00:04:35Et est-ce que ça change la lecture que vous aviez il y a 4-5 ans, là, au moment
00:04:40du Covid,
00:04:41sur justement l'effet cumulé de ces crises ?
00:04:44Oui, bonjour à toutes et tous. Merci beaucoup pour l'invitation.
00:04:48Alors effectivement, en 2020, à la demande de notamment de beaucoup de collectivités locales
00:04:53qui faisaient partie d'autres réseaux de clients avec certains collègues,
00:04:57on nous a demandé, en pleine crise sanitaire, on était au début du confinement,
00:05:02beaucoup revenaient vers nous en nous disant, mais Olivier, voilà, compte tenu de l'intensité de ce choc,
00:05:06qu'est-ce qui va nous arriver sur un plan économique, sur un plan social dans nos territoires ?
00:05:11Alors je ne vous cache pas qu'on était évidemment un peu démunis,
00:05:13on a commencé à réfléchir collectivement pour proposer, alors le système statistique en plus étant relativement lent,
00:05:19alors il est à la fois rapide et à la fois lent,
00:05:21mais par rapport à des chocs aussi brutaux, nécessairement il est très en retard,
00:05:23on a essayé de commencer à fabriquer certains éléments d'appréhension, si je puis dire,
00:05:29de ces effets territoriaux de la crise sanitaire et chemin faisant les demandes augmentant,
00:05:34on a constitué ce petit objet un peu insolite qui est soutenu par l'Institut pour la recherche de la
00:05:39Caisse des dépôts,
00:05:40Intercommunalité de France et l'Association des directeurs généraux de communautés,
00:05:44et on a essayé de produire des éléments de connaissance qui soient utiles à des acteurs de terrain,
00:05:48c'est vraiment notre ADN, l'idée étant d'essayer de fabriquer des éléments de connaissance,
00:05:52Martin Vanier le disait tout à l'heure, la connaissance c'est important,
00:05:57mais ce qui reste fondamental c'est le passage à l'action,
00:05:59et donc notre ADN c'est certes on observe, mais on essaye d'observer au service d'acteurs de terrain,
00:06:05et un peu pour l'anecdote, mais c'est pour montrer à quel point même nous,
00:06:08soi-disant experts de l'observation territoriale, finalement on s'était planté,
00:06:12puisqu'au départ notre observatoire il s'appelait l'Observatoire des impacts territoriaux de la crise,
00:06:16et comme vous le disiez, notre objet de départ c'était apprécier les effets immédiats,
00:06:22pas durables de la crise sanitaire, et comme vous le savez tous,
00:06:25on a enchaîné une multiplication des crises,
00:06:28et ça montre bien que même moi en premier et mes collaborateurs,
00:06:32finalement on n'avait pas encore intégré avant la crise sanitaire,
00:06:35cette nouvelle ère dans laquelle nous rentrions,
00:06:37cette ère de l'instabilité,
00:06:39qui allait se traduire ensuite par une crise géopolitique,
00:06:42l'invasion de l'Ukraine,
00:06:43qui s'est enchaînée sur une crise énergétique,
00:06:46et ainsi de suite, et ainsi de suite.
00:06:47Et donc on voit bien, Martin Vanier l'a dit,
00:06:49et le dit beaucoup mieux que moi, c'est difficile de passer après lui,
00:06:52puisqu'en plus, il a déjà raconté tout ce que je voulais dire,
00:06:54donc je vais être obligé d'un peu improviser,
00:06:56il le dit en plus mieux que moi.
00:06:58Donc en fait, on a essayé ensuite de nous repositionner un petit peu,
00:07:01pour effectivement,
00:07:02et c'est là où on a changé très modestement de nom en s'appelant des crises,
00:07:06pour essayer d'apporter des éléments sur,
00:07:09d'une part les crises, la transformation démographique,
00:07:12les impacts économiques,
00:07:13on est sur des logiques de restructuration assez profondes,
00:07:16évidemment, les questions écologiques,
00:07:18qui sont beaucoup plus difficiles à traiter,
00:07:20d'un point de vue territorial,
00:07:21et sur un plan statistique,
00:07:23mais on commence à être bien outillé,
00:07:24mais surtout, en fait, ce que ça a modifié,
00:07:27c'est évidemment notre regard global,
00:07:30même si,
00:07:32depuis le début de ma carrière professionnelle,
00:07:35j'essaye d'apporter une lecture un peu transverse
00:07:37des dynamiques territoriales,
00:07:39là, évidemment, compte tenu de cette montée en complexité
00:07:42des éléments de ces relations extrêmement intenses
00:07:45entre ces différentes crises,
00:07:47on l'a vu entre le sanitaire,
00:07:48entre les géopolitiques,
00:07:49entre l'économique, le social, l'environnemental,
00:07:51tout ça est étroitement entremêlé,
00:07:53et donc, il est absolument impératif
00:07:55de bâtir des nouveaux cadres d'analyse
00:07:57qui permettent d'intégrer cette dimension systémique,
00:08:01et notamment aussi de manière sous-jacente,
00:08:03et là, ça renvoie aux travaux de,
00:08:05notamment, Olivier Hamant,
00:08:06il s'agit de changer véritablement de paradigme,
00:08:08c'est sortir d'une logique un peu classique
00:08:10que moi, j'appelle productiviste,
00:08:12qui repose sur une idée fondamentalement croissantiste,
00:08:15en gros, il faut croître démographiquement,
00:08:17économiquement, pour se développer,
00:08:20on voit bien qu'aujourd'hui,
00:08:21cette notion de croissance,
00:08:22elle est fondamentalement mise à mal,
00:08:23et il faut plutôt basculer sur une logique de robustesse,
00:08:26c'est-à-dire, quels sont les territoires
00:08:28qui, au regard de leur configuration,
00:08:29vont durer dans le temps.
00:08:31Donc voilà en quoi cette crise sanitaire
00:08:33a transformé, finalement,
00:08:35notre façon de voir les choses,
00:08:37et ensuite de chercher à les mesurer.
00:08:39Et peut-être en un mot,
00:08:41est-ce qu'il y a une grille de lecture un peu nouvelle
00:08:43sur les impacts différenciés par un territoire,
00:08:45en quelques mots ?
00:08:47Je ne sais pas vraiment si c'est une lecture nouvelle,
00:08:49mais elle est à double dimension.
00:08:50Alors, il y a une première partie,
00:08:51qui, elle, en fait, est en réalité très ancienne,
00:08:53et qui renvoie aux travaux de Laurent Davzy,
00:08:55qui a montré quelque chose de fondamental,
00:08:57et qui, à mon avis,
00:08:58encore trop insuppisamment diffusé, infusé,
00:09:00dans la sphère publique locale,
00:09:02c'est qu'attention,
00:09:04les territoires, sur un plan socio-économique,
00:09:06ne fonctionnent pas comme des États-nations.
00:09:07On n'a pas beaucoup de temps,
00:09:08mais pour faire très court,
00:09:10et de manière triviale,
00:09:11en gros, vous avez des territoires
00:09:12qui sont très performants sur le plan économique,
00:09:14qui ont un gros PIB,
00:09:15mais un petit revenu.
00:09:16C'est-à-dire que la dynamique économique
00:09:18se traduit par des effets sociaux relativement limités.
00:09:20Il y a un très bel exemple pour ça,
00:09:22c'est Pleine-Commune, en Seine-Saint-Denis.
00:09:24Inversement, vous avez des territoires,
00:09:25entre guillemets, plutôt paresseux,
00:09:26qui ont un petit PIB,
00:09:28et qui vont bénéficier
00:09:29de conditions sociales tout à fait avantageuses.
00:09:31Parce qu'au niveau local,
00:09:32interviennent des mécanismes
00:09:33de redistribution de richesses
00:09:35qui sont, si ce n'est inopérants,
00:09:37tout au moins relativement peu influents
00:09:39à l'échelle macroéconomique nationale.
00:09:41Donc déjà, quand on observe un territoire,
00:09:42ne l'observons pas avec un logiciel,
00:09:44un cadre d'analyse
00:09:45qui correspond à celui qu'on mobilise
00:09:47au niveau macroéconomique national.
00:09:49Et ensuite, la nouvelle couche
00:09:51qu'on rajoute, si je puis dire,
00:09:52à ce cadre d'analyse fondamental
00:09:54qu'a déployé Davzi,
00:09:55c'est cette idée, justement,
00:09:56de véritablement basculer
00:09:58au-delà de la question de la croissance
00:09:59et du développement social
00:10:00vers une logique, non plus de performance,
00:10:03mais bien de robustesse
00:10:04qui va croiser les vulnérabilités démographiques,
00:10:08les vulnérabilités économiques,
00:10:09sociales et environnementales.
00:10:11Merci.
00:10:12Alors, j'en viens à vous,
00:10:13Michel-François Delannoy.
00:10:15Donc, à la Banque des Territoires,
00:10:17votre département d'appui au territoire,
00:10:21vous la qualifiez un peu de tête chercheuse.
00:10:23Et donc, avec cette idée
00:10:25vraiment d'observer finement
00:10:26les dynamiques territoriales,
00:10:27ce qui a conduit, du coup,
00:10:29notamment à lancer le programme
00:10:30Action Cœur de Ville,
00:10:31c'est-à-dire en regardant
00:10:32ce qui se passait sur les territoires
00:10:33que vous êtes lancés dans ce programme.
00:10:36Et quel regard vous portez ?
00:10:37Alors, à la fois en tant que Banque des Territoires,
00:10:39d'ailleurs, mais aussi à titre personnel,
00:10:41vous avez été élu,
00:10:42et donc ça m'intéresse d'avoir votre regard
00:10:44sur, si on regarde 10 ans en arrière,
00:10:46sur ces crises, l'évolution de ces crises.
00:10:47Quel regard vous portez
00:10:48sur la manifestation de ces crises ?
00:10:50Alors, merci aussi
00:10:52de nous avoir associés à ce moment,
00:10:55à ce moment-là d'échange.
00:10:58Là aussi,
00:10:59comme ça vient d'être dit par Olivier,
00:11:03donc Martin Vanier a dit pas mal de choses
00:11:05sur lesquelles on va sans doute
00:11:06les uns et les autres revenir.
00:11:08Moi, je me retrouve vraiment
00:11:09dans l'idée d'abord que
00:11:12les crises,
00:11:13je ne sais pas si c'est le terme
00:11:14qui convient bien
00:11:15pour décrire ce à quoi nous assistons
00:11:18et ce que nous vivons,
00:11:18je pense effectivement
00:11:19qu'on est dans leur combinaison,
00:11:21finalement,
00:11:22beaucoup plus dans des transformations profondes,
00:11:24dans des mutations.
00:11:25Et pour reprendre ce que vous évoquiez
00:11:27à travers le programme Action Cœur de Ville,
00:11:30on était,
00:11:31c'est juste il y a 10 ans,
00:11:32donc ce n'est pas à la préhistoire,
00:11:34on était beaucoup sur les termes
00:11:37qui commençaient par re,
00:11:39c'est-à-dire redynamiser,
00:11:41revitaliser, redévelopper,
00:11:42avec l'idée,
00:11:44je pense qu'elle était assez présente
00:11:45à l'époque,
00:11:46qu'il y avait finalement
00:11:47un peloton de territoires
00:11:49qui était attractif,
00:11:50qui allait bien
00:11:50et qu'il fallait essayer
00:11:51de faire en sorte
00:11:52que ceux qui étaient moins bien,
00:11:54alors armés,
00:11:54moins bien positionnés,
00:11:55qui avaient eu effectivement
00:11:56des crises à traverser,
00:11:58comment les faire revenir
00:11:58dans le peloton.
00:12:00Je pense qu'aujourd'hui,
00:12:01effectivement,
00:12:02on aborde les choses
00:12:03tout autrement.
00:12:04Et je pense qu'il y a,
00:12:06j'étais très sensible
00:12:07à cette partie-là
00:12:08de l'intervention
00:12:09de Martin Vanier,
00:12:10et je pense que profondément,
00:12:12ça va peut-être vous surprendre
00:12:13que la Banque des territoires
00:12:14utilise ces mots-là,
00:12:15mais je pense qu'il y a
00:12:17un sujet culturel
00:12:18profondément aujourd'hui
00:12:19dans la manière
00:12:20d'aborder tous ces sujets,
00:12:21et y compris à la Caisse des dépôts,
00:12:24où on a quand même été
00:12:25un acteur façonné
00:12:28par, finalement,
00:12:29toutes les dynamiques
00:12:30autour de la croissance
00:12:32et tous les mots,
00:12:34la croissance,
00:12:35la rentabilité,
00:12:37le développement,
00:12:38l'extraction
00:12:39ou l'utilisation
00:12:40des ressources.
00:12:41Et aujourd'hui,
00:12:41on sent bien
00:12:42qu'on bascule
00:12:43dans un monde
00:12:44où,
00:12:45si on continue
00:12:46à penser le développement,
00:12:48il faut en même temps
00:12:48l'associer
00:12:49aux vulnérabilités,
00:12:51à la réversibilité,
00:12:52à l'adaptation,
00:12:54à la sobriété.
00:12:55Et donc ça,
00:12:56c'est des bouleversements
00:12:57culturels
00:12:58dans la manière
00:12:59dont, tout simplement,
00:13:00on se représente,
00:13:02notre manière,
00:13:03y compris à nous,
00:13:04d'accompagner
00:13:04les dynamiques territoriales.
00:13:06Comment accompagnons-nous
00:13:07les dynamiques territoriales ?
00:13:09Il y a souvent
00:13:10un débat,
00:13:12parfois même entre nous,
00:13:13à la Caisse des dépôts,
00:13:14avec des collègues
00:13:15qui étaient vraiment
00:13:16les plus en avant
00:13:18dans les métiers
00:13:19de la Caisse
00:13:20ou de la Banque des Territoires
00:13:21aujourd'hui,
00:13:21il y a quelques années,
00:13:22qui étaient
00:13:22les investisseurs,
00:13:24c'est-à-dire ceux
00:13:24qui allaient investir
00:13:25des fonds propres
00:13:27de la Caisse des dépôts
00:13:28dans des sociétés
00:13:29de projet
00:13:29et donc avec tous les mots
00:13:31que je viens d'évoquer.
00:13:33Aujourd'hui,
00:13:34ces métiers-là,
00:13:35ils sont bousculés
00:13:36et la manière même
00:13:37dont on aborde
00:13:39aujourd'hui
00:13:39un projet d'investissement
00:13:40est profondément
00:13:41réinterrogée
00:13:42par tout ce qui se passe
00:13:45autour de nous.
00:13:45La question,
00:13:46par exemple,
00:13:47de la révolution démographique
00:13:50qui arrive,
00:13:51mais qui est quand même
00:13:53déjà bien présente
00:13:53dans un certain nombre
00:13:54de territoires
00:13:55et qui se vit déjà
00:13:56de manière extrêmement tangible,
00:13:59ça interroge complètement
00:14:00est-ce qu'aujourd'hui
00:14:01et comment on investit,
00:14:03est-ce qu'aujourd'hui
00:14:03on investit dans ces territoires
00:14:05pour y faire quoi,
00:14:06pour y rendre
00:14:07quel type de service
00:14:08au nom de l'intérêt général
00:14:09puisque c'est notre raison d'être.
00:14:11Donc oui,
00:14:11je pense qu'aujourd'hui,
00:14:12il y a vraiment
00:14:13un bouleversement très profond
00:14:15parce qu'on est dans des mutations
00:14:17qui se combinent
00:14:18et qui font qu'aujourd'hui,
00:14:19tout un certain nombre
00:14:21de manières d'aborder
00:14:22l'aménagement
00:14:22et le développement
00:14:23des territoires
00:14:24se trouvent réinterrogées
00:14:25et je le redis,
00:14:27je pense que ça vient aussi
00:14:27chercher profondément
00:14:30nos représentations
00:14:31donc des questions culturelles.
00:14:33Et je crois que
00:14:34dans ce que vous dites,
00:14:35le changement culturel,
00:14:36c'est pour tout le monde,
00:14:37y compris dans la façon
00:14:39d'imaginer l'intervention
00:14:40que vous dites,
00:14:41la banque des territoires
00:14:42et vous évoquiez
00:14:44quand on a préparé
00:14:45cette table ronde
00:14:46le fait que c'est important
00:14:47aussi d'ancrer
00:14:48cette notion du temps long
00:14:49et de l'anticipation.
00:14:51C'est peut-être dans l'ADN,
00:14:53c'est peut-être dans l'impensée
00:14:55finalement des collaborateurs
00:14:57de la banque des territoires
00:14:58depuis tout le temps
00:14:58mais le fait de le dire
00:14:59ça change les choses.
00:15:01Oui parce que je pense
00:15:02qu'il y a des sujets
00:15:04qui sont aujourd'hui présents,
00:15:06qui sont parfois inédits,
00:15:08je pense qu'on y reviendra
00:15:09dans leur contenu
00:15:10et dans leur ampleur
00:15:11quand on pense
00:15:11à la question
00:15:12de l'adaptation
00:15:13des territoires
00:15:14en conséquence
00:15:14du changement climatique.
00:15:16Martin Vallier a évoqué
00:15:17les sujets de la montagne,
00:15:19on y reviendra peut-être
00:15:19mais les sujets
00:15:20dans l'outre-mer aujourd'hui
00:15:22ou sur les territoires littoraux
00:15:24ou dans les centres très urbains
00:15:27font quand même des questions
00:15:28qui sont d'abord inédites,
00:15:29c'est-à-dire que le maire
00:15:30qui est devant ces sujets
00:15:31il ne peut pas se retourner
00:15:32vers son prédécesseur
00:15:34en disant en fait
00:15:34comment tu faisais toi ?
00:15:36Non, on doit là forcément
00:15:38se projeter, inventer, chercher,
00:15:41on y reviendra
00:15:43et donc ça nécessite du temps
00:15:45et c'est vrai que je pense
00:15:46que là un acteur
00:15:47comme la Caisse des dépôts
00:15:48qui est un acteur du temps long
00:15:49qui n'est pas dans,
00:15:51excusez-moi,
00:15:52ça ne vise personne en particulier,
00:15:53bien évidemment
00:15:54mais c'est un terme un peu
00:15:57un peu direct
00:15:58mais on n'est pas dans
00:16:00des mouvements de yo-yo
00:16:01c'est-à-dire on fait
00:16:02puis on fait plus
00:16:04puis on refait
00:16:05puis on renonce
00:16:07on a besoin
00:16:08dans ces périodes-là
00:16:09d'acteurs qui se projettent
00:16:11sur le temps long
00:16:11qui permettent aux acteurs
00:16:13territoriaux
00:16:13de pouvoir compter
00:16:15sur une ressource
00:16:15qui est là aujourd'hui
00:16:17mais qui sera là aussi
00:16:18dans 5, 10, 30, 40 ans
00:16:21et ça je pense
00:16:22que c'est vraiment impératif
00:16:23pour aborder cette période
00:16:24de transformation
00:16:26et permettre aux acteurs
00:16:27aussi de se projeter
00:16:28avec ces ressources
00:16:30dans la durée.
00:16:32Merci.
00:16:33Alors je me retourne
00:16:34vers vous
00:16:35monsieur Thillet
00:16:36Patrick Thillet
00:16:37donc vous représentez
00:16:39le groupe Arcade Vive
00:16:40qui est, oui allez-y
00:16:41prenez un micro ici
00:16:43Arcade Vive
00:16:44qui est un acteur singulier
00:16:47que vous allez nous décrire
00:16:48en quelques mots
00:16:48mais dans le paysage
00:16:49puisqu'il hybride
00:16:50les questions du logement
00:16:51et de la santé finalement
00:16:53et on pourrait dire
00:16:54que vous êtes précurseur
00:16:56en la matière
00:16:56puisque vous avez lancé ça
00:16:58avant justement le Covid
00:16:59on parlait du Covid
00:17:00tout à l'heure
00:17:01qu'est-ce que vous pouvez nous dire
00:17:02en quelques mots
00:17:03déjà pour présenter
00:17:04l'ADN du groupe Arcade Vive
00:17:08Bonjour à toutes et à tous
00:17:09et merci pour votre intérêt
00:17:11pour le groupe Arcade Vive
00:17:12effectivement tout à fait singulier
00:17:13puisque est né d'un groupe immobilier
00:17:16et d'un groupe de santé
00:17:17la conviction
00:17:18que l'on pouvait améliorer
00:17:20la vie par l'habitat
00:17:21par le constat
00:17:22qui est d'ailleurs démontré
00:17:23scientifiquement
00:17:24par une étude publiée
00:17:25dans The Lancet
00:17:26au mois d'octobre dernier
00:17:27au niveau mondial
00:17:28que le logement
00:17:29était un déterminant de santé
00:17:30et du coup
00:17:31un groupe immobilier
00:17:32de logement abordable
00:17:33s'est associé
00:17:34et adossé
00:17:34au premier groupe de santé
00:17:35en France
00:17:36le groupe Vive
00:17:36qui est mutualiste
00:17:37pour se dire
00:17:38nous allons
00:17:39de cette conviction
00:17:42opérer
00:17:44une offre singulière
00:17:45de logement santé
00:17:46donc ça rejoint
00:17:47à la question
00:17:48du bâti
00:17:49mais ça rejoint aussi
00:17:50vous l'évoquiez
00:17:51la question
00:17:51la question servicielle
00:17:52donc aujourd'hui
00:17:53avec un double ADN
00:17:54une coopérative
00:17:55j'y reviens
00:17:55parce que
00:17:56c'est intéressant
00:17:57par rapport
00:17:57aux questions
00:17:58de robustesse
00:17:59et de modèles
00:18:00à la fois économiques
00:18:01et de gouvernance
00:18:02et dans les propos
00:18:04de Martin Vanier
00:18:05il y avait ces sujets
00:18:06souvent vous avez repris
00:18:07le terme de coopérative
00:18:09coopération
00:18:09et je crois que c'est
00:18:10très important
00:18:11donc dans les actionnaires
00:18:12c'est une coopérative
00:18:13de collaborateurs
00:18:14pour le quatrième groupe
00:18:16de logements abordables
00:18:16en France
00:18:17de 100 000 logements
00:18:17quand même
00:18:18et le premier groupe
00:18:20de santé
00:18:20qui est un groupe mutualiste
00:18:21donc ça dans l'ADN
00:18:22ça veut dire aussi
00:18:23un engagement
00:18:24social, sociétal
00:18:26vraiment important
00:18:28et quelles sont
00:18:29du coup
00:18:30les vulnérabilités
00:18:31les plus importantes
00:18:31que vous voyez
00:18:32émerger
00:18:33ces dernières années
00:18:34et justement
00:18:35peut-être
00:18:35sur ces questions-là
00:18:36en particulier
00:18:38alors on n'est
00:18:39pour rien
00:18:40dans la pandémie
00:18:41on ne l'avait pas
00:18:42imaginé
00:18:43ça nous a
00:18:44bien servi
00:18:45parce que très rapidement
00:18:46nous avons été
00:18:46confrontés
00:18:47à cette réalité
00:18:48donc
00:18:50mais pour autant
00:18:50on n'oublie pas
00:18:51les autres éléments
00:18:52de vulnérabilité
00:18:52nous on s'est dit
00:18:53on a un double enjeu
00:18:54partagé par les deux
00:18:55actionnaires
00:18:56majoritaires
00:18:56mais la Caisse des dépôts
00:18:57est aussi actionnaire
00:18:58donc je suis aussi
00:18:59sous contrôle
00:19:00d'un actionnaire
00:19:02c'est de se dire
00:19:04nous avons
00:19:05une double vulnérabilité
00:19:06parce que nous logeons
00:19:07des gens
00:19:08des classes
00:19:09moyennes
00:19:09et classes modestes
00:19:10surtout
00:19:11qui ont en plus
00:19:12une vulnérabilité
00:19:13par rapport
00:19:13à l'accès aux soins
00:19:14à la santé
00:19:15pour différentes raisons
00:19:16des raisons territoriales
00:19:18les déserts médicaux
00:19:19je pense que ça parle
00:19:20à tout le monde
00:19:20et comment
00:19:21un groupe mutualiste
00:19:22peut répondre
00:19:23à ces sujets-là
00:19:24comment nous
00:19:24nous pouvons répondre
00:19:25on a ça
00:19:25par notre action
00:19:26immobilière
00:19:27et l'offre de logement
00:19:29et puis c'est aussi
00:19:30le fait que
00:19:31certains
00:19:33locataires
00:19:34habitants
00:19:34pour des raisons
00:19:35économiques
00:19:36s'éloignent
00:19:37des soins
00:19:37et vers lesquels
00:19:38on ne peut pas aller
00:19:40c'est pour ça que
00:19:40par exemple avec
00:19:41la MGEN
00:19:42et le
00:19:43Medicobus
00:19:44on fait du aller vers
00:19:46les locataires
00:19:47pour leur apporter
00:19:48des services
00:19:50vraiment à domicile
00:19:51au plus près
00:19:52d'eux
00:19:52et c'est là
00:19:52où on voit
00:19:53qu'on arrive
00:19:54à réparer
00:19:55ce qui était évoqué
00:19:56tout à l'heure
00:19:57par Damien Bottegui
00:19:58la question de réparer
00:20:00on répare
00:20:01et on recrée
00:20:01du lien
00:20:02mais on n'oublie pas
00:20:03les autres vulnérabilités
00:20:04vous l'avez évoqué
00:20:05c'est dans le titre
00:20:06les polycrises
00:20:07c'est à dire que
00:20:08pour nous
00:20:08on doit aussi répondre
00:20:09aux enjeux
00:20:10au-delà du sanitaire
00:20:11la pandémie
00:20:12on a un enjeu
00:20:13de santé mentale
00:20:14qu'on va prendre en charge
00:20:15il y a là
00:20:15ce enjeu du vieillissement
00:20:17bien entendu
00:20:17on l'a évoqué
00:20:18je pense que beaucoup
00:20:18de choses sont faites
00:20:19sur le sujet
00:20:19mais du coup
00:20:20on oublie un petit peu
00:20:20les jeunes
00:20:21alors c'est vrai
00:20:22on voit les courbes
00:20:22qui nous ont été présentées
00:20:23mais pour autant
00:20:24est-ce qu'il faut sacrifier
00:20:25une génération
00:20:27qui a été malmenée
00:20:28par le Covid
00:20:28et nous nous avons
00:20:29sur ce sujet là
00:20:31des propositions
00:20:32et des actions
00:20:34à envisager
00:20:35puis il y a
00:20:35les maladies chroniques
00:20:37en 2050
00:20:3825%
00:20:39entre 25 et 30%
00:20:41de la population française
00:20:42sera
00:20:44comment dire
00:20:44porteur
00:20:46porteuse
00:20:46d'une infection
00:20:48longue
00:20:48et de maladies chroniques
00:20:50donc nous logeons
00:20:51ces gens
00:20:52et qu'est-ce qu'on peut faire
00:20:53pour apporter ces sujets
00:20:54donc c'est ça
00:20:55la double vulnérabilité
00:20:56mais en même temps
00:20:57il y a les enjeux environnementaux
00:20:58j'y reviendrai pas
00:20:59parce que vous l'avez beaucoup évoqué
00:21:00et ça ça fait partie
00:21:01de la crise climatique
00:21:02et en tant qu'acteur immobilier
00:21:04on doit se poser les questions
00:21:05de ce que nous pouvons faire
00:21:06à travers notre bâti
00:21:07à travers
00:21:08nos nouvelles constructions
00:21:09ce que l'on fait nous
00:21:10avec notre label
00:21:11logement santé par exemple
00:21:12il y a aussi
00:21:15une crise sociale
00:21:16on l'a pas
00:21:16beaucoup évoqué
00:21:17mais des radicalités
00:21:18et je crois que
00:21:19dans les enjeux
00:21:20de cohésion sociale
00:21:21pour nous c'est très important
00:21:22on est acteur
00:21:23de la mixité sociale
00:21:24et c'est un élément
00:21:26déterminant
00:21:26notre démocratie
00:21:27sera en fragilité
00:21:28si en tant
00:21:29dans l'aménagement
00:21:30on n'intègre pas
00:21:31sa dimension
00:21:31le renouvellement urbain
00:21:33qui permet
00:21:33de remettre
00:21:34de la mixité sociale
00:21:36de la mixité d'usage
00:21:37dans des quartiers
00:21:41en désespérance
00:21:42parfois
00:21:42c'est déterminant
00:21:44pour la démocratie
00:21:45et puis je citerai juste
00:21:48parce qu'il y a aussi
00:21:49des représentants
00:21:50de l'état
00:21:50et puis des représentants
00:21:51des forces financières
00:21:53la crise du modèle économique
00:21:54qui nous contraint
00:21:55les coûts de construction
00:21:56les coûts d'aménagement
00:21:57les coûts de réhabilitation
00:21:59qui sont quand même
00:22:00très très importants
00:22:01avec un public
00:22:01qui a de plus en plus
00:22:02de difficultés
00:22:02à payer son loyer
00:22:03à payer ses charges
00:22:04et dedans je mettrai aussi
00:22:05la crise énergétique
00:22:06donc il y a tout cet ensemble
00:22:07la polycrise
00:22:08les polycrises
00:22:11qui nous impactent
00:22:12sont celles-ci
00:22:12on pense qu'on peut être
00:22:13un acteur
00:22:14qui peut apporter
00:22:15des réponses
00:22:15mais en coopération
00:22:17avec l'écosystème
00:22:18local territorial
00:22:20merci
00:22:22alors je me tourne
00:22:23vers vous
00:22:23monsieur Navarro
00:22:24dans cette diversité
00:22:25de regards
00:22:26sur le sujet
00:22:27j'aimerais donc
00:22:28le regard cette fois-ci
00:22:29du promoteur
00:22:29mais peut-être pas
00:22:30n'importe quel promoteur
00:22:31c'est vous qui allez me le dire
00:22:34Renman affiche
00:22:35et affirme
00:22:35finalement une proposition
00:22:36de valeur
00:22:37qui est très engagée
00:22:38je reprends votre slogan
00:22:40votre slogan
00:22:40c'est façonner la ville
00:22:41de demain en produisant
00:22:42des mètres carrés
00:22:43utiles et durables
00:22:45et donc d'ailleurs
00:22:46pour ça
00:22:47j'aimerais vous entendre
00:22:48un petit peu là-dessus
00:22:49vous avez créé
00:22:50un lab interne
00:22:51donc vous allez nous décrire
00:22:52ce que c'est
00:22:53mais on imagine
00:22:53c'est pour justement
00:22:54répondre à ces défis
00:22:56qu'on vient de citer
00:22:57et parce que vous aviez
00:22:58confiance
00:22:59conscience pardon
00:23:00quand vous avez créé
00:23:00ce lab interne
00:23:01vous aviez conscience
00:23:02que votre métier
00:23:03était en train de mourir
00:23:04j'aimerais que vous reveniez
00:23:05là-dessus
00:23:07et nous dire
00:23:08sur quel constat
00:23:09vous avez basé
00:23:10ces propos
00:23:13merci beaucoup
00:23:14de nouveau
00:23:14pour l'invitation
00:23:16effectivement
00:23:16moi quand j'ai
00:23:17fondé Renman
00:23:18il y a 20 ans
00:23:19maintenant
00:23:20très clairement
00:23:21je ne fais plus
00:23:22le même métier
00:23:23aujourd'hui
00:23:23et j'ai la conviction
00:23:26très très forte
00:23:26que c'est un métier
00:23:28qui est en train
00:23:29de disparaître
00:23:30en tout cas
00:23:30tel qu'il l'était
00:23:31tel qu'il était
00:23:32et qu'il est encore
00:23:33encore massivement
00:23:35je dirais
00:23:37effectué
00:23:38moi sur le
00:23:39je vais revenir
00:23:40sur le lab
00:23:41qu'on a monté
00:23:42mais effectivement
00:23:43ça fait plus d'une
00:23:43dizaine d'années
00:23:44qu'on
00:23:45fait 15 ans
00:23:46même qu'on
00:23:47travaille à la
00:23:47transformation
00:23:48de notre modèle
00:23:50ce qui nous a amené
00:23:51à devenir le premier
00:23:52promoteur en France
00:23:53à être labellisé
00:23:53Bicorp
00:23:54il y a presque
00:23:5510 ans
00:23:55maintenant
00:23:56et on
00:23:58on ressent
00:23:59forcément ces crises
00:24:00et je ne vais pas
00:24:01revenir du tout
00:24:01pour ce qui a été dit
00:24:02ça a été très très bien dit
00:24:03et je saurais mieux le dire
00:24:06mais
00:24:07elles se
00:24:08elles se superposent
00:24:09ces crises
00:24:10et je trouve
00:24:10qu'elles ont
00:24:12une chose en commun
00:24:13c'est qu'elles
00:24:14remettent en cause
00:24:15un postulat
00:24:16qui est un peu
00:24:16le
00:24:17qui est toujours le même
00:24:18qui est que
00:24:20on pense
00:24:21et on pensait
00:24:22que demain
00:24:23ressemblerait à hier
00:24:24mais en plus grand
00:24:25et ça
00:24:26c'est quelque chose
00:24:28que toutes les crises
00:24:29et je vais revenir
00:24:30sur certaines d'entre elles
00:24:31pour vous parler
00:24:31du quotidien
00:24:32qu'a un promoteur
00:24:33face à elle
00:24:34c'est quelque chose
00:24:36qu'on ressent
00:24:36vraiment
00:24:37vraiment
00:24:39immédiatement
00:24:40donc
00:24:40moi je vais
00:24:41revenir sur le sujet
00:24:43le sujet déjà
00:24:45du climat
00:24:46on a
00:24:48je ne vais pas revenir
00:24:49sur les
00:24:49sur les îlots
00:24:51sur le retrait de côtes
00:24:53etc.
00:24:53etc.
00:24:53ce que je vois
00:24:54c'est que
00:24:56on a déjà
00:24:57un retrait
00:25:00finalement
00:25:01des zones
00:25:02sur lesquelles
00:25:03on peut envisager
00:25:04de faire des opérations
00:25:05et
00:25:07cela a poussé
00:25:08notamment
00:25:09par des sujets
00:25:11financiers
00:25:11et notamment
00:25:12d'assurance
00:25:12je trouve qu'on n'a pas
00:25:14beaucoup parlé
00:25:14et moi je suis
00:25:15assez convaincu
00:25:16que c'est
00:25:17par le biais
00:25:18des assurances
00:25:19qu'il y aura
00:25:20un énorme mouvement
00:25:21territorial
00:25:22parce que
00:25:23nous au quotidien
00:25:24quotidien
00:25:25j'exagère un peu
00:25:26mais en tout cas
00:25:26très très régulièrement
00:25:27on est
00:25:29interrogé
00:25:30par nos banques
00:25:31et par nos assurances
00:25:32sur la
00:25:33l'opportunité
00:25:35d'aller faire
00:25:35une opération
00:25:36et
00:25:36sans faire du
00:25:38sans faire du
00:25:39pointé du doigt
00:25:40j'ai eu des interrogations
00:25:41sur des opérations
00:25:43à Arcachon
00:25:44à CET
00:25:45en Normandie
00:25:46etc.
00:25:47où on me dit
00:25:47mais attendez
00:25:48nos investisseurs
00:25:49ou les investisseurs
00:25:50que vous allez chercher
00:25:51vont devoir se financer
00:25:51sur 20 ans
00:25:52sur 25 ans
00:25:54on commence
00:25:55à se poser
00:25:55la question
00:25:56de
00:25:56et donc
00:25:57on est vraiment
00:25:58sur
00:26:00il y a la réalité
00:26:01d'aujourd'hui
00:26:01mais je me projette
00:26:02à 25 ans
00:26:03et aujourd'hui
00:26:04je ne peux plus
00:26:04faire semblant
00:26:05que finalement
00:26:06le territoire
00:26:08habitable
00:26:08se rétracte
00:26:10et là dessus
00:26:11c'est un
00:26:11c'est un vrai
00:26:12c'est un vrai sujet
00:26:14de travail
00:26:15on a parlé
00:26:16très rapidement
00:26:17du sujet démographique
00:26:18je pense que c'est aussi
00:26:19un sujet extrêmement central
00:26:21on commence à en parler
00:26:23mais on doit en parler
00:26:24beaucoup plus
00:26:26le ménage moyen français
00:26:28il est en train
00:26:28je ne sais pas
00:26:28s'il est en train
00:26:29de tendre ou pas
00:26:30mais vers une personne et demie
00:26:32donc c'est quand même
00:26:33quelque chose
00:26:33de stupéfiant
00:26:36et pareil
00:26:36on est obligé
00:26:37de se poser la question
00:26:38de c'est quoi
00:26:39le monde de l'immobilier
00:26:40c'est quoi le monde
00:26:41du logement
00:26:41etc.
00:26:43avec une population
00:26:44qui va stagner
00:26:47prochainement
00:26:47qui va régresser
00:26:49dans les décennies
00:26:51suivantes
00:26:52et donc
00:26:53comment est-ce qu'on
00:26:54imagine ce marché
00:26:55là je parle pour le logement
00:26:57il y a la même chose
00:26:58pour la partie tertiaire
00:26:59en fait
00:27:00la population active
00:27:02atteint aussi
00:27:03un pic
00:27:04et même
00:27:05au sein
00:27:05de cette population active
00:27:07la détertiarisation
00:27:09elle avait commencé
00:27:10avec l'IA
00:27:11et elle va
00:27:11s'accélérer
00:27:13avec l'IA
00:27:13de manière massive
00:27:14et donc
00:27:15c'est quoi aujourd'hui
00:27:16aller vouloir
00:27:17construire des bureaux
00:27:18ou quel type
00:27:20de locaux
00:27:21d'activité
00:27:22avec cette réalité
00:27:24et qui est
00:27:25qu'il va y avoir
00:27:26une contraction
00:27:26des gens
00:27:30qui sont susceptibles
00:27:31de pouvoir utiliser
00:27:32ces locaux
00:27:34et donc
00:27:34on pourrait
00:27:35on pourrait en parler
00:27:37de différentes crises
00:27:38je pense aussi
00:27:38on a parlé un peu
00:27:39du capital
00:27:40c'est un sujet
00:27:41alors
00:27:41elle vient de moins loin
00:27:43mais
00:27:44mais la crise
00:27:45la crise financière
00:27:47qu'on traverse
00:27:49toujours
00:27:50et qui finalement
00:27:51n'est plus une crise
00:27:52financière
00:27:52mais qui est un
00:27:54rééquilibrage
00:27:55de
00:27:56une situation
00:27:57qui a duré
00:27:58très longtemps
00:27:58et qui était
00:27:59grosso modo
00:27:59assez anormale
00:28:01mais qui réinterroge
00:28:02sur
00:28:03pas mal de modèles
00:28:05et enfin
00:28:06beaucoup
00:28:07de sujets
00:28:08aussi
00:28:08sur les ressources
00:28:09les ressources
00:28:11l'activité
00:28:13immobilière
00:28:13est une activité
00:28:14qui consomme
00:28:15beaucoup
00:28:15beaucoup
00:28:15de ressources
00:28:17notamment
00:28:17dans sa partie
00:28:18neuve
00:28:19et constructive
00:28:20et donc
00:28:20la
00:28:22la disponibilité
00:28:24de ces ressources
00:28:25et
00:28:26et aussi
00:28:28sur l'énergie
00:28:29là on parle
00:28:30de crise énergétique
00:28:31un peu
00:28:31conjoncturelle
00:28:32sur le détroit
00:28:33d'Hormuz
00:28:33mais mine de rien
00:28:34le sujet
00:28:35de l'énergie
00:28:35la crise énergétique
00:28:36dure aussi
00:28:37depuis des années
00:28:38et
00:28:39tout ça
00:28:40nous interroge
00:28:40énormément
00:28:41sur comment
00:28:42est-ce que
00:28:42on produit
00:28:43et quelle typologie
00:28:45d'actifs
00:28:46on peut produire
00:28:47dans les années
00:28:48qui viennent
00:28:48et donc
00:28:49pour en revenir
00:28:49au Red Lab
00:28:50effectivement
00:28:51nous
00:28:52voyant
00:28:53et intégrant
00:28:54ces données
00:28:54on ne pouvait pas
00:28:56ne pas se doter
00:28:58d'un outil
00:28:58qui pouvait nous aider
00:29:00à penser autrement
00:29:01c'est surtout ça
00:29:02on n'a pas forcément
00:29:03de réponses
00:29:04et on va aller chercher
00:29:04des réponses
00:29:05mais
00:29:05on s'oblige
00:29:07via cet outil
00:29:08à essayer
00:29:09de réfléchir
00:29:11en dehors des cadres
00:29:12parce que
00:29:14parce que je pense
00:29:15qu'on arrive
00:29:15finalement
00:29:16dans une
00:29:18période
00:29:18où
00:29:19toutes les certitudes
00:29:20qu'on pouvait avoir
00:29:20en fait
00:29:21volent en éclat
00:29:22et
00:29:23sur lesquelles
00:29:24il faut qu'on travaille
00:29:25je pense collectivement
00:29:26et c'est aussi un des buts
00:29:26du Red Lab
00:29:27c'est de travailler en collectif
00:29:28de pouvoir
00:29:29s'interroger
00:29:30sur l'avenir
00:29:31et penser autrement
00:29:32c'est le plus important
00:29:33merci
00:29:34alors sur la base
00:29:35de ces constats
00:29:37que vous avez formulés
00:29:38ces regards croisés
00:29:40j'aimerais qu'on aborde
00:29:41maintenant la question
00:29:42du passage à l'action
00:29:43qu'est-ce qu'on fait de ça
00:29:44comment on passe à l'action
00:29:45vous l'avez un peu évoqué déjà
00:29:47la question c'est
00:29:47comment les outils
00:29:48finalement
00:29:49d'intervention
00:29:50de financement
00:29:51les doctrines
00:29:51les modes de coopération
00:29:53doivent évoluer
00:29:54pour
00:29:55accompagner les territoires
00:29:57notamment ceux qui sont
00:29:58les plus exposés
00:29:59les plus instables
00:30:01et peut-être aussi
00:30:02les situations
00:30:03les plus contrastées
00:30:04je peux retourner
00:30:05de nouveau vers vous
00:30:06monsieur Navarro
00:30:09vous disiez
00:30:09quand on a préparé
00:30:10cet échange
00:30:11qu'il faut poser
00:30:14le projet urbain
00:30:15plus comme une hypothèse
00:30:17plutôt qu'une certitude
00:30:18j'aimerais que
00:30:20que vous lui disiez
00:30:21déjà ce qui se cache
00:30:22derrière
00:30:22un peu cette idée
00:30:24et puis
00:30:25qu'est-ce que ça change
00:30:26finalement concrètement
00:30:27dans la manière de
00:30:28pour vous
00:30:29dans votre métier
00:30:30de faire des projets
00:30:32oui on essaie
00:30:33de
00:30:34alors moi
00:30:34vous avez bien compris
00:30:35que j'étais pas ménageur
00:30:36mais moi je travaille
00:30:37avec beaucoup d'aménageurs
00:30:38et
00:30:40et on essaie
00:30:41de
00:30:42de vendre
00:30:43de l'incertitude
00:30:44pourquoi
00:30:45parce que
00:30:46les projets
00:30:48immobiliers
00:30:49en général
00:30:49les projets
00:30:50immobiliers
00:30:51dans la période
00:30:53actuelle
00:30:53sont des projets
00:30:54très long
00:30:56on parle de
00:30:575
00:30:577
00:30:57voire 10 ans
00:30:58et
00:30:59on ne peut pas
00:31:01enfin
00:31:01moi je mentirais
00:31:02à vendre
00:31:04un projet
00:31:06absolument ficelé
00:31:07et qui
00:31:09répondrait
00:31:10à une commande
00:31:11actuelle
00:31:12mais qui serait
00:31:12toujours à jour
00:31:13pour dans
00:31:147 à 10 ans
00:31:15et donc
00:31:15mais ça c'est très très compliqué
00:31:16pour tout le monde
00:31:18pour moi
00:31:20à commencer
00:31:21et bien évidemment
00:31:22pour
00:31:22pour l'aménageur
00:31:23avec qui on discute
00:31:24qui
00:31:25n'est pas non plus
00:31:26habitué
00:31:27à ce
00:31:28à ce type
00:31:29de discours
00:31:30mais
00:31:30c'est une réalité
00:31:31je voudrais prendre
00:31:32un exemple
00:31:34immédiat
00:31:35on a
00:31:36pareil
00:31:36juste à côté
00:31:37de nos bureaux
00:31:37alors c'est pas nous
00:31:38qui la menons
00:31:38mais c'est vraiment
00:31:39une opération
00:31:40qui m'a sauté
00:31:41qui sont juste
00:31:42en face de nos bureaux
00:31:43il y a aujourd'hui
00:31:44un trou béant
00:31:45juste à côté
00:31:46de la gare
00:31:47Saint-Lazare
00:31:48d'un parking
00:31:49qui a été
00:31:50démoli
00:31:51par la ville
00:31:52d'ailleurs
00:31:53et en vue
00:31:54d'y construire
00:31:55une école
00:31:56donc il y a
00:31:5610 ans
00:31:575-6 ans
00:31:58quand ça a été détruit
00:32:00cette école
00:32:01elle faisait sens
00:32:01aujourd'hui très clairement
00:32:03à Paris
00:32:03construire des écoles
00:32:04n'a plus aucun sens
00:32:05et
00:32:06vu qu'on en ferme
00:32:07on en ferme
00:32:08tous les ans
00:32:08et
00:32:10ce projet
00:32:11alors moi
00:32:11j'y assiste
00:32:13en tant que voisin
00:32:14finalement
00:32:15va renaître
00:32:15de ces cendres
00:32:16pour y construire
00:32:16un EHPAD
00:32:17et donc
00:32:19forcément
00:32:19et vraiment
00:32:20vous pouvez
00:32:20vous pouvez
00:32:21voir ces rues
00:32:21de Constantinople
00:32:22n'hésitez pas à regarder
00:32:23et
00:32:24je trouve que ça dit tout
00:32:25c'est une opération
00:32:27que je ne mène pas du tout
00:32:27mais ça dit tout
00:32:28de
00:32:29de
00:32:29de
00:32:30de l'agilité
00:32:31et de
00:32:32de la souplesse
00:32:33qu'il faut avoir
00:32:34quand on appréhende
00:32:35une opération
00:32:36immobilière
00:32:37quelle que soit
00:32:37son échelle
00:32:38d'aménagement
00:32:39ou d'îlot
00:32:40parce que
00:32:42c'est
00:32:42c'est très compliqué
00:32:44de
00:32:44c'est très compliqué
00:32:46de se projeter
00:32:46et donc
00:32:47au travers
00:32:47notamment
00:32:48du Red Lab
00:32:48on essaie de montrer
00:32:50qu'on peut
00:32:52avancer
00:32:53sur des opérations
00:32:54bien évidemment
00:32:54parce qu'il y a un moment
00:32:55il faut poser des plans
00:32:56il faut poser des bilans
00:32:57il faut poser des hypothèses
00:32:58mais il faut se garder
00:33:00un maximum
00:33:01de souplesse
00:33:02pour pouvoir
00:33:04gérer
00:33:04des incertitudes
00:33:05c'est ça qui est très intéressant
00:33:06donc on va faire
00:33:07du test and learn
00:33:08on va documenter
00:33:10aussi ce qui fonctionne
00:33:10et ce qui ne fonctionne pas
00:33:13aussi
00:33:13voir un peu comment
00:33:15en termes bilancier
00:33:16on peut avoir de la souplesse
00:33:18sur différentes
00:33:20typologies
00:33:20de lignes
00:33:22parce que
00:33:22beaucoup d'entre elles
00:33:23peuvent être
00:33:24challengées
00:33:24et
00:33:26on peut se retrouver
00:33:27du coup
00:33:27et ça a été le cas
00:33:28dans beaucoup d'opérations
00:33:30par exemple
00:33:31re-questionner
00:33:31le fait de vouloir faire
00:33:33du bureau
00:33:33absolument à tel endroit
00:33:34alors qu'un marché
00:33:36montre
00:33:37des faiblesses
00:33:38voire beaucoup de vacances
00:33:39en revanche
00:33:41questionner
00:33:41ne pas questionner
00:33:42le fait
00:33:42qu'il y a besoin
00:33:43d'activité
00:33:43à cet endroit-là
00:33:44mais vouloir y mettre
00:33:46des PME
00:33:47notamment des artisans
00:33:48alors
00:33:48la ZFE
00:33:49commence à devenir
00:33:51un vieux souvenir
00:33:52mais dans beaucoup
00:33:52de centres-villes
00:33:53nous on a poussé
00:33:54à essayer de créer
00:33:55des hôtels
00:33:55d'entreprises
00:33:56pour pouvoir y mettre
00:33:58des artisans
00:33:58les artisans
00:33:59ne pouvant plus accéder
00:34:00au centre-ville
00:34:01à la place
00:34:02d'immeubles
00:34:03de bureaux classiques
00:34:04pour lesquels
00:34:04il y avait énormément
00:34:05de propositions
00:34:06par ailleurs
00:34:06donc voilà
00:34:07nous on est vraiment
00:34:08dans le challenge
00:34:09notamment des programmes
00:34:10il y a beaucoup
00:34:11d'aménageurs
00:34:12qui n'apprécient pas
00:34:14forcément d'autres
00:34:15et qui c'est hyper fluide
00:34:16mais on ne part jamais
00:34:18de la fiche de l'eau
00:34:20en l'avalant un peu
00:34:21tout cru
00:34:22et en considérant
00:34:23que c'est ça
00:34:23qu'il faut faire
00:34:24on va la questionner
00:34:25en permanence
00:34:25et y mettre
00:34:26un peu d'incertitude
00:34:27et en deux mots
00:34:28est-ce que ça vous arrive
00:34:29aussi de renoncer
00:34:32face à un bilan
00:34:33promoteur
00:34:33qui tourne
00:34:34oui alors
00:34:35tout à fait
00:34:36nous c'est
00:34:37ça a toujours été
00:34:38chez tous les promoteurs
00:34:39beaucoup la première question
00:34:40est-ce que le bilan tourne
00:34:41c'est quand même
00:34:42souvent la première question
00:34:44je ne dis pas aujourd'hui
00:34:45qu'on fait des opérations
00:34:46avec des bilans
00:34:47qui ne tournent pas
00:34:47en revanche
00:34:48ce n'est plus la question
00:34:49qu'on se pose en priorité
00:34:50et surtout
00:34:50on est amené
00:34:52à renoncer
00:34:53à des opérations
00:34:53le fait qu'on soit bicorpe
00:34:55le fait qu'on soit doté
00:34:56d'une raison d'être
00:34:57etc.
00:34:58nous engage
00:34:58à respecter
00:35:00les réponses
00:35:00que ça apporte
00:35:01et donc effectivement
00:35:03de manière
00:35:04assez régulière
00:35:05ce ne sont pas
00:35:05des opérations
00:35:06qui ne fonctionnent pas
00:35:06ce sont des opérations
00:35:08qui tournent
00:35:08et je prends un exemple
00:35:10assez récent
00:35:11alors nous
00:35:12tout notre business model
00:35:13est en train de tourner
00:35:14vers la rénovation
00:35:15bien évidemment
00:35:16et on est en train
00:35:18de rénover
00:35:19un hôtel
00:35:22un très bel hôtel
00:35:23machin
00:35:23et le
00:35:26propriétaire
00:35:27nous a dit
00:35:27mais en fait
00:35:28j'ai obtenu
00:35:29un permis de construire
00:35:29pour faire à côté
00:35:30c'est de manière
00:35:31assez classique
00:35:32des villas
00:35:33des maisons
00:35:34qui vont accompagner
00:35:35avec services hôteliers
00:35:36etc.
00:35:37là dessus
00:35:37le permis
00:35:38était obtenu
00:35:39le client
00:35:40était là
00:35:40il n'y avait plus
00:35:41qu'à venir
00:35:41avec les bulldozers
00:35:43dont on parlait
00:35:43tout à l'heure
00:35:44et on a
00:35:46dit non
00:35:47ça ne rentre pas
00:35:48dans notre
00:35:49ADN
00:35:50ça ne rentre pas
00:35:50dans notre raison d'être
00:35:51d'aller réaliser
00:35:52cette opération
00:35:53donc ça nous a mis
00:35:54d'ailleurs un peu
00:35:55en difficulté
00:35:55avec notre client
00:35:56sur la partie
00:35:57rénovation
00:35:57mais qui est le même
00:35:58mais on ne peut pas
00:36:01apporter
00:36:02et porter
00:36:02un certain nombre
00:36:03d'engagement
00:36:04notamment
00:36:05au travers
00:36:06de notre raison d'être
00:36:07et finalement
00:36:08ne penser qu'au travers
00:36:09des bilans
00:36:09en disant
00:36:10bon l'opération fonctionne
00:36:11elle est là
00:36:11elle est disponible
00:36:12et on y va
00:36:12donc oui
00:36:13le renoncement
00:36:14est aussi au coeur
00:36:16du Red Lab
00:36:17qu'on a monté
00:36:19très bien
00:36:20merci
00:36:21monsieur Tillet
00:36:22je reviens vers vous
00:36:24et j'aimerais
00:36:25que vous nous parliez
00:36:26de ce groupe
00:36:27qui finalement
00:36:27qui est historiquement
00:36:29et là aussi
00:36:30dans son ADN
00:36:30très décentralisé
00:36:31avec des implantations
00:36:32un peu partout
00:36:33sur le territoire
00:36:34et moi ce qui m'intéresse
00:36:35c'est
00:36:35alors je crois
00:36:36que vous avez lancé
00:36:36donc une réflexion
00:36:38stratégique
00:36:38au sein du groupe
00:36:39il y a déjà
00:36:40plusieurs mois
00:36:43un grand chantier
00:36:44et moi ce qui m'intéresse
00:36:45c'est comment
00:36:45vous appréhendez
00:36:47cette boue
00:36:48qui est très répartie
00:36:50sur le territoire
00:36:51cette différenciation
00:36:52territoriale
00:36:52des vécus
00:36:54de territoires
00:36:54qui sont très différents
00:36:55face aux crises
00:36:56des situations
00:36:56très différentes
00:36:57comment vous luez
00:36:58du point de vue
00:36:59du groupe
00:37:00du point de vue
00:37:01des différentes
00:37:01identités du groupe
00:37:02et comment vous alignez
00:37:03quelque part tout le monde
00:37:04autour de cette stratégie
00:37:06alors c'est vrai
00:37:07que ça fait partie
00:37:08vraiment de l'ADN
00:37:09de ce groupe
00:37:10ça a un fort ancrage
00:37:11territorial
00:37:11et finalement
00:37:12l'histoire nous donne raison
00:37:13puisqu'on voit
00:37:14qu'aujourd'hui
00:37:14c'est une forte puissance
00:37:16il faut savoir
00:37:16que dans le logement
00:37:18social
00:37:18et le logement
00:37:18abordable en France
00:37:19il y a plutôt
00:37:19un phénomène
00:37:20d'extrême concentration
00:37:22avec des regroupements
00:37:25importants
00:37:25de la constitution
00:37:26de groupes
00:37:27on en fait partie
00:37:28on est le quatrième groupe
00:37:29mais avec une
00:37:32possible
00:37:33forte centralisation
00:37:35et nous
00:37:36on a voulu garder
00:37:37un système
00:37:38de gouvernance
00:37:38très ancré
00:37:40sur le local
00:37:40en se disant
00:37:41la vérité
00:37:43dans les écosystèmes
00:37:44il y a plus de chances
00:37:45que la vérité
00:37:46soit dans les écosystèmes
00:37:47locaux
00:37:47et on va le voir
00:37:48pour répondre
00:37:49à tous ces enjeux
00:37:50on a parlé
00:37:50coopération
00:37:51agilité
00:37:52adaptation
00:37:53le rapport
00:37:54aux collectivités locales
00:37:55à toutes les parties
00:37:56prenantes
00:37:56qui sont essentiellement
00:37:57des parties prenantes
00:37:58locales
00:37:58et vous l'avez très bien dit
00:37:59c'est bien d'être
00:38:00finalement presque entouré
00:38:01de deux géographes
00:38:02qui nous disent que
00:38:03deux territoires
00:38:04ne se ressemblent pas
00:38:05parce que les écosystèmes
00:38:07humains
00:38:07de coopération
00:38:08les systèmes de coopération
00:38:10sont totalement différents
00:38:11donc pour nous
00:38:12c'est vraiment majeur
00:38:13et c'est pour ça
00:38:13que notre stratégie
00:38:15on l'a fait un petit peu
00:38:15en mode renversé
00:38:16c'est en allant chercher
00:38:17notamment nos directeurs
00:38:19présidents
00:38:19de filiales
00:38:21et d'entités partenaires
00:38:22et puis avec leurs collaborateurs
00:38:24en disant
00:38:25d'après vous
00:38:25c'est quoi les enjeux
00:38:26du moment
00:38:26et nous sommes partis des crises
00:38:28nous sommes partis
00:38:28d'un monde fluctuant
00:38:30de poulies crise
00:38:30et en disant
00:38:31nous opérateurs immobiliers
00:38:32opérateurs sociaux
00:38:33comment nous pouvons
00:38:34répondre à ça
00:38:36et les réponses
00:38:37étaient différentes
00:38:38quant à Moulins par exemple
00:38:40en lien avec la collectivité locale
00:38:42on achète le bricot dépôt du coin
00:38:43on le démolit
00:38:44on le déconstruit
00:38:45et on y installe
00:38:46du logement libre
00:38:47du logement social
00:38:48la résidence pour loger
00:38:50les internes
00:38:51de l'hôpital
00:38:52qui est juste en face
00:38:53le CHU
00:38:53qui est juste en face
00:38:54on y crée un centre de soins
00:38:56géré par la MGEN
00:38:58c'est une réponse
00:38:59adaptée à ce territoire là
00:39:01à l'opportunité
00:39:02sur cette opération d'aménagement
00:39:04et pour autant
00:39:05c'est pas duplicable
00:39:06aussi facilement
00:39:07on ne trouvera jamais
00:39:07la même opportunité
00:39:09foncière
00:39:10et en même temps
00:39:10un écosystème politique
00:39:12la mutuelle
00:39:14qui a bien voulu aller
00:39:14sur ce même schéma
00:39:16par exemple
00:39:17à Villeurbanne
00:39:18on a pu racheter
00:39:19les locaux de la MGEN
00:39:20aussi
00:39:21et transformer
00:39:22en logement senior
00:39:24l'opération est en cours
00:39:26donc on fait de la transformation
00:39:28on maintenant
00:39:29les éléments déjà
00:39:31à haute densité carbone
00:39:33puisque c'était de la construction
00:39:34des années 70
00:39:35on se dit
00:39:35plutôt que de démolir
00:39:36et reconstruire
00:39:36on va faire cette transformation
00:39:38donc à chaque fois
00:39:39on a des réponses
00:39:40des réponses
00:39:41totalement adaptées
00:39:42alors comme on a
00:39:44les collègues d'Effage
00:39:45ici
00:39:46on a créé une concession
00:39:48avec Effage
00:39:49et on a remporté
00:39:49le marché ensemble
00:39:50de la gestion
00:39:52de presque 10 000 logements
00:39:53du ministère des armées
00:39:54disséminés un petit peu
00:39:56partout sur le territoire national
00:39:57et ça aussi
00:39:58coopération
00:39:59agilité
00:39:59ancrage territorial
00:40:00et notre réponse
00:40:02apparue
00:40:02une réponse pertinente
00:40:03au ministère des armées
00:40:04qui nous a confié
00:40:05en concession
00:40:05pour 35 ans
00:40:06la réhabilitation totale
00:40:08de ce parc
00:40:09en 4 ans
00:40:10on a quasiment terminé
00:40:11la démolition
00:40:12et la reconstruction
00:40:13de presque 3000 logements
00:40:15sur des fonciers
00:40:16notamment
00:40:16qui étaient des fonciers
00:40:17disponibles
00:40:18de l'armée
00:40:19donc on voit aussi
00:40:20que c'est une opération
00:40:21d'aménagement
00:40:21c'est du logement
00:40:22pour nos forces armées
00:40:23et on le réalise
00:40:24grâce à notre organisation
00:40:26spécifique
00:40:26et à du partenariat
00:40:28avec le ministère
00:40:29et également
00:40:30avec Eiffage
00:40:31qui nous accompagnait
00:40:33c'était intéressant
00:40:34les enjeux
00:40:34sur la montagne
00:40:36merci pour ce que vous avez dit
00:40:37parce que demain
00:40:37je rencontre
00:40:38le conseil départemental
00:40:39des Hautes-Salpes
00:40:41donc j'aurai un peu
00:40:41de grain à moudre
00:40:42voilà
00:40:43parce que ce sont
00:40:43ces sujets là aussi
00:40:44où on nous demande
00:40:46on est un peu bloqué
00:40:47sur le sujet
00:40:47des logements
00:40:48des saisonniers
00:40:49mais il faut poser
00:40:50la question
00:40:50quel saisonnier
00:40:51pour quelle saison
00:40:52pour y faire quoi
00:40:53donc c'est là aussi
00:40:54où on peut
00:40:55en tant qu'opérateur
00:40:57apporter des réponses
00:40:57il se trouve que dans notre groupe
00:40:58on a la coopérative
00:41:01la maison pour tous
00:41:02dans le Jura
00:41:02donc aussi
00:41:03qui connaît aussi
00:41:04ces enjeux
00:41:04de mutation
00:41:06sur la question
00:41:08des stations de ski
00:41:09et on peut apporter aussi
00:41:10ces réponses
00:41:11donc une fois de plus
00:41:12l'ancrage local
00:41:13est très important
00:41:14parce que c'est un vivier
00:41:15d'expérience
00:41:15d'expérimentation
00:41:17et d'opportunité
00:41:19et si je sais pas
00:41:20si on a le temps
00:41:20mais en deux mots
00:41:21très courts
00:41:21est-ce que
00:41:22quel est
00:41:22quel part un peu
00:41:23l'impact
00:41:23sur le modèle économique
00:41:25qu'on évoquait
00:41:25un tout petit peu
00:41:26tout à l'heure
00:41:26avant la séance
00:41:28mais notamment
00:41:28est-ce qu'il y a
00:41:29un impact différencié
00:41:30quand on fait
00:41:31des projets
00:41:31quand on les fait
00:41:32dans les Alpes
00:41:32quand on le fait
00:41:33à Boulin
00:41:34est-ce que
00:41:34voilà
00:41:34quel est l'impact
00:41:35sur le modèle économique
00:41:37c'est vrai que
00:41:37nous
00:41:38se présenter sur le territoire
00:41:40en disant
00:41:40on a une offre
00:41:41logement santé
00:41:41au moment
00:41:42en plus
00:41:42je sais pas si
00:41:43bien sûr
00:41:44vous le savez
00:41:44l'urbanisme de la santé
00:41:46c'est quelque chose
00:41:46dont on entend
00:41:47de plus en plus parler
00:41:47c'est pas l'urbanisme
00:41:49des établissements
00:41:50de santé
00:41:50c'est comment
00:41:51l'urbanisme
00:41:51l'aménagement
00:41:52de la ville
00:41:52intègre la dimension
00:41:53des aménités
00:41:54autour de la question
00:41:55de santé
00:41:56et du bien-être
00:41:56donc pour nous
00:41:57c'est extrêmement différenciant
00:41:58parce qu'on a maintenant
00:41:59une légitimité
00:42:01on nous reconnaît
00:42:02comme étant les pionniers
00:42:03du logement santé
00:42:04avec nos labellisations
00:42:05sur ce sujet là
00:42:06la crédibilité
00:42:07parce qu'on est
00:42:08un groupe de santé
00:42:09le premier groupe de santé
00:42:10donc ça nous apporte
00:42:10une légitimité
00:42:11en termes de service
00:42:12un français sur cinq
00:42:14offre du groupe vive
00:42:15donc nous on en fait profiter
00:42:17nos locataires
00:42:17donc ça c'est une certaine puissance
00:42:18alors c'est vrai
00:42:19on n'est pas le plus important
00:42:22groupe de logement
00:42:23abordable en France
00:42:23mais avec cette différenciation
00:42:25on a une autre histoire
00:42:26à raconter
00:42:26et d'autres offres
00:42:28bâties
00:42:29accompagnement social
00:42:31vie sociale
00:42:32dans les quartiers
00:42:33à proposer
00:42:34notamment
00:42:35aux élus locaux
00:42:36donc c'est un petit peu
00:42:37aussi de la robustesse
00:42:38par le fait
00:42:38qu'on peut exister
00:42:40il y a un vice-président
00:42:41de Montpellier
00:42:43qui me disait
00:42:43tu vois si je mets
00:42:44un panneau
00:42:45demain
00:42:4640 logements santé
00:42:49je vais avoir
00:42:49des habitants
00:42:50qui vont me dire
00:42:50au revoir
00:42:50en disant
00:42:51monsieur le maire
00:42:51est-ce que je pourrais
00:42:52avoir un logement là
00:42:52ou pour ma fille
00:42:53ou pour mon gendre
00:42:54si je mets demain
00:42:55ici 40 logements sociaux
00:42:57je vais avoir
00:42:57trois pétitions
00:42:58voilà
00:42:58donc effectivement
00:42:59ça nous permet
00:43:00d'avoir une offre
00:43:00un petit peu différenciante
00:43:01et aussi la question
00:43:02de l'acceptabilité
00:43:04Martin Vanier l'a expliqué
00:43:05sur la question
00:43:06des soutenabilités
00:43:07et comment on arrive
00:43:07à créer
00:43:08de la discussion
00:43:09avec les parties prenantes
00:43:10et notamment
00:43:11on a quand même
00:43:11un vrai problème
00:43:12de refus de plus en plus
00:43:13important sur les projets
00:43:15immobiliers
00:43:15il faut aussi apporter
00:43:16de la valeur sociale
00:43:17c'est-à-dire que
00:43:17ce que nous apportons
00:43:19c'est aussi une réponse
00:43:20concrète
00:43:20aux territoires
00:43:21et aux habitants
00:43:22et à ce moment-là
00:43:23l'acceptabilité
00:43:23elle change de nature
00:43:26merci
00:43:26je me tourne vers vous
00:43:28Olivier Portier
00:43:30sur la question suivante
00:43:31c'est finalement
00:43:32comment
00:43:32on prend vos lunettes
00:43:34d'observateur
00:43:37comment on passe
00:43:37de ce constat
00:43:38des crises
00:43:39à une lecture
00:43:40qui soit vraiment utile
00:43:41pour l'action
00:43:43et finalement
00:43:44sans rester dans
00:43:44des diagnostics
00:43:45qui soient
00:43:46trop généraux
00:43:47et trop anxiogènes
00:43:49parce que là
00:43:49qui dit crise
00:43:50dit anxiété
00:43:52alors vaste sujet
00:43:53effectivement
00:43:54c'est tout l'enjeu
00:43:55et on voit bien
00:43:56en tout cas
00:43:56dans le milieu
00:43:56qui est le mien
00:43:57plutôt celui
00:43:57des collectivités locales
00:43:59il y a un exercice
00:44:00qui a été totalement
00:44:01sacralisé
00:44:01c'est celui de diagnostic
00:44:02et en même temps
00:44:03il est totalement décrié
00:44:05donc dans une mission
00:44:06de conseil
00:44:06d'accompagnement
00:44:07d'une collectivité
00:44:08pour bâtir
00:44:08une stratégie
00:44:09de développement économique
00:44:10un projet de territoire
00:44:11ou que sais-je
00:44:11on va la séquencer
00:44:13en trois temps
00:44:14le diagnostic
00:44:14une réflexion stratégique
00:44:16et ensuite
00:44:16on va essayer
00:44:16de réfléchir
00:44:17un petit peu
00:44:17sur ce qu'on va faire
00:44:18c'est en diagnostic
00:44:19en général
00:44:20et de mon point de vue
00:44:21c'est rigolo
00:44:22c'est le débat
00:44:22qu'on avait hier
00:44:23avec Martin Vanier
00:44:24il est beaucoup trop long
00:44:25on aime beaucoup
00:44:26en France
00:44:27à la fois pour se rassurer
00:44:28compte tenu
00:44:28de notre forme
00:44:29de rationalité
00:44:31approfondir
00:44:33de manière
00:44:33à mon avis
00:44:34parfois un peu inutile
00:44:35quand on est plutôt
00:44:36centré sur l'action
00:44:37et non pas dans des recherches
00:44:38fondamentales
00:44:39et académiques
00:44:40donc on passe
00:44:41beaucoup de temps
00:44:41dans la fabrication
00:44:42de la connaissance
00:44:44pour chercher
00:44:44à comprendre
00:44:45mais malheureusement
00:44:46souvent
00:44:46ces diagnostics
00:44:47sont construits
00:44:48sur des cadres
00:44:49d'analyse
00:44:49qui sont inopérants
00:44:50qui l'étaient déjà
00:44:51avant cette nouvelle ère
00:44:52dans laquelle nous sommes entrés
00:44:53et qui le sont encore plus
00:44:55aujourd'hui
00:44:55parce qu'ils sont trop sectoriels
00:44:57ils sont trop statiques
00:44:58donc il y a
00:44:59de mon point de vue
00:45:00une étape liminaire
00:45:02indispensable
00:45:02ça reste celle-ci
00:45:03cette étape de diagnostic
00:45:04parce que pour agir
00:45:06avant toute chose
00:45:07il faut connaître
00:45:07mais aussi et surtout comprendre
00:45:08pour prendre les bonnes décisions
00:45:10mais donc il faut rebâtir
00:45:12fondamentalement
00:45:12nos façons
00:45:13de produire du diagnostic
00:45:14déjà de mon point de vue
00:45:16et c'est aussi partagé
00:45:17par Martin Vanier
00:45:17il faut intégrer
00:45:19clairement
00:45:20ces enjeux de diagnostic
00:45:21au passage à l'action
00:45:23à la réflexion opérationnelle
00:45:24c'est pas à un moment donné
00:45:26on fait un diagnostic
00:45:26une photographie
00:45:27un instant T
00:45:28et derrière
00:45:29sur cette base là
00:45:30on va décider
00:45:30de ce qu'on va faire
00:45:31pour les dix prochaines années
00:45:32compte tenu
00:45:33de l'ère dans laquelle
00:45:34nous sommes entrés
00:45:35cette façon de procéder
00:45:36est devenue totalement inadaptée
00:45:38et inopérante
00:45:39donc il faut trouver des façons
00:45:40de produire du diagnostic
00:45:42en permanence
00:45:43pour alimenter
00:45:44de manière permanente
00:45:45la réflexion stratégique
00:45:47et opérationnelle
00:45:48et ça rentre directement
00:45:49en écho avec ce que vous disiez
00:45:50monsieur
00:45:50où à un moment donné
00:45:52on s'est engagé
00:45:52sur une école
00:45:53et finalement
00:45:54on s'est dit
00:45:54ben non en fait
00:45:55quatre ans ou cinq ans après
00:45:57la vocation de cette école
00:45:58n'a plus de raison d'être
00:45:59d'ailleurs ça me fait poser
00:46:00une question
00:46:01est-il possible
00:46:02d'envisager
00:46:02de construire des écoles
00:46:03qui a un horizon de dix ans
00:46:05pour être facilement
00:46:06transformé en EHPAD
00:46:07parce que ça aussi
00:46:08ça peut pas faire partie
00:46:10et sans doute
00:46:10l'avez-vous imaginé
00:46:11ou aménageur
00:46:12et promoteur
00:46:13ce type de solution
00:46:15qui puisse justement
00:46:16évoluer
00:46:16et s'adapter
00:46:17au contexte
00:46:18donc j'ai le sentiment
00:46:19et la conviction
00:46:20que pour pouvoir
00:46:21passer à l'action
00:46:22il faut repenser
00:46:24nos dispositifs
00:46:25d'observation
00:46:25et d'analyse
00:46:26de compréhension
00:46:27pourquoi ?
00:46:28parce qu'au-delà
00:46:29de la compréhension
00:46:29et de la connaissance
00:46:30ça permet aussi
00:46:31d'identifier des enjeux
00:46:32et identifier des enjeux
00:46:34c'est quoi ?
00:46:35c'est formaliser
00:46:36un cadre collectif
00:46:37de réflexion
00:46:38qui va permettre
00:46:39de faire s'engager
00:46:40collectivement
00:46:40des acteurs
00:46:41qui au départ
00:46:42ont des perceptions
00:46:43extrêmement hétérogènes
00:46:44de l'écosystème territorial
00:46:46dans lequel ils participent
00:46:47donc déjà
00:46:48pour les fédérer
00:46:49vous avez cette petite
00:46:51brique luminaire
00:46:51mais néanmoins
00:46:52indispensable
00:46:53que constitue
00:46:54la production
00:46:54de connaissances
00:46:55on peut l'appeler
00:46:56diagnostic
00:46:56certains l'appellent
00:46:57l'état des lieux
00:46:58alors là il y a un débat
00:46:59on va pas rentrer
00:47:00là-dedans
00:47:00maintenant
00:47:01mais donc voilà
00:47:02donc de mon point de vue
00:47:03pour agir
00:47:04il faut comprendre
00:47:05et fabriquer
00:47:07de la compréhension
00:47:08de la connaissance
00:47:09est aussi utile
00:47:10pour fluidifier
00:47:11le passage à l'action
00:47:12notamment pour fédérer
00:47:13les collectifs d'acteurs
00:47:14et est-ce qu'on est bien
00:47:15du coup suffisamment
00:47:17outillé pour faire
00:47:18le passage suivant
00:47:19c'est-à-dire
00:47:19l'aide à la décision
00:47:20alors effectivement
00:47:22il faut de la méthode
00:47:23c'est ce que j'appelle
00:47:24moi les cadres d'analyse
00:47:25donc je bassine un peu
00:47:26tous mes clients
00:47:27partenaires
00:47:28avec cette notion
00:47:29de cadre d'analyse
00:47:29puisqu'aujourd'hui
00:47:30on étouffe
00:47:32presque sous la donnée
00:47:33on ne cesse
00:47:34de nous rabâcher
00:47:35du big data
00:47:36l'open data
00:47:37donc effectivement
00:47:38aujourd'hui
00:47:38c'est une chance
00:47:39nous avons à notre disposition
00:47:41un océan
00:47:42d'informations
00:47:43et de données
00:47:43donc l'enjeu
00:47:44il est beaucoup plus
00:47:45aujourd'hui
00:47:45sur la mise en cohérence
00:47:46de ces informations
00:47:47et surtout
00:47:48sur leur interprétation
00:47:50et c'est là
00:47:50où ça nécessite
00:47:51une certaine forme
00:47:52d'expertise
00:47:53mais qui derrière
00:47:54peut être transmise
00:47:55à des acteurs opérationnels
00:47:57qui n'ont pas vocation
00:47:58à être des spécialistes
00:47:59de l'analyse territoriale
00:48:00donc il faut être en capacité
00:48:02de mobiliser cette information
00:48:03il existe des outils
00:48:04j'en ai moi-même développé un
00:48:06qui permet
00:48:06de mettre à disposition
00:48:07une information cohérente
00:48:09en instantané
00:48:09et de manière permanente
00:48:11qui en plus
00:48:11a l'avantage
00:48:12d'être mis à jour
00:48:13mais au-delà de ça
00:48:14il faut approfondir
00:48:16nos cadres d'analyse
00:48:17et notamment
00:48:17être en capacité
00:48:18de construire
00:48:19un cadre d'analyse
00:48:19sur ces questions
00:48:20de robustesse
00:48:21et là
00:48:21on a un peu de retard
00:48:23et j'ai par exemple
00:48:25lancé avec 4 territoires
00:48:26une expérimentation
00:48:27pour justement
00:48:27définir un cadre d'analyse
00:48:29qui tiennent la route
00:48:30pour évaluer
00:48:31et apprécier
00:48:31la robustesse économique
00:48:32des territoires
00:48:33donc là on est juste
00:48:34sur un angle
00:48:35de la robustesse
00:48:36mais dans le même moment
00:48:37je me suis rendu compte
00:48:38que je travaillais
00:48:38sur d'autres sujets
00:48:39notamment le vieillissement
00:48:41et les dynamiques démographiques
00:48:42qui renvoient
00:48:43à la robustesse démographique
00:48:44des territoires
00:48:45je me suis aussi rendu compte
00:48:46qu'en travaillant
00:48:47avec la caisse des dépôts
00:48:48sur les vulnérabilités sociales
00:48:49je travaillais sur la question
00:48:51de la robustesse sociale
00:48:52des territoires
00:48:52et je vais engager
00:48:54un certain nombre de travaux
00:48:54sur la robustesse environnementale
00:48:56et écologique des territoires
00:48:57et donc l'idée en fait
00:48:58c'est de fabriquer
00:48:59des cadres d'analyse communs
00:49:01entre ces différentes dimensions
00:49:02pour parvenir au final
00:49:04à la fabrication
00:49:05d'une représentation
00:49:06des territoires
00:49:07à l'aune de leur niveau
00:49:08de robustesse globale
00:49:09qu'ensuite on peut décliner
00:49:10par thématique
00:49:11et par grands enjeux
00:49:12pour avoir des éléments
00:49:14d'information
00:49:14et de compréhension
00:49:15de cette robustesse
00:49:17ou de cette vulnérabilité
00:49:18et l'idée par exemple
00:49:19pour essayer d'illustrer
00:49:20d'incarner un peu mon propos
00:49:21sur la question économique
00:49:23il s'agit d'essayer de dire
00:49:25notamment aux collectivités locales
00:49:26qui soutiennent
00:49:27les acteurs économiques
00:49:28territoriaux
00:49:29les entreprises
00:49:30d'essayer de leur donner
00:49:31des éléments
00:49:32une sorte de tableau de bord
00:49:33qui va leur permettre
00:49:34de dire
00:49:34ben voilà
00:49:35nous on a tel et tel secteur
00:49:36d'activité
00:49:37qui sont surreprésentés
00:49:38dans notre territoire
00:49:39et on sait notamment
00:49:40au regard d'études
00:49:41produites par des experts
00:49:42des macroéconomistes
00:49:44que ce secteur là
00:49:45est plutôt surexposé
00:49:46à tel phénomène
00:49:47par exemple
00:49:48les conflits géopolitiques
00:49:49par exemple
00:49:50les transitions
00:49:53écologiques
00:49:54par exemple
00:49:55les chocs énergétiques
00:49:56donc on identifie
00:49:58comme ça
00:49:58toute une série de chocs
00:49:59qui planent au dessus
00:50:00de nos têtes
00:50:01qui sont plus ou moins
00:50:01prégnants aujourd'hui
00:50:02ou qui pourraient l'être
00:50:03à un horizon plus lointain
00:50:04les impacts du réchauffement climatique
00:50:06et ça permet derrière
00:50:07de bâtir une sorte de grille
00:50:09qui permet de déterminer
00:50:10en fait
00:50:11quels secteurs
00:50:12dans le territoire
00:50:13sont plus ou moins importants
00:50:14mais plus ou moins vulnérables
00:50:15au regard de tous ces éléments
00:50:17et donc derrière
00:50:18de redéfinir
00:50:19une politique d'intervention
00:50:20auprès de ces acteurs économiques
00:50:22donc effectivement
00:50:23là dessus
00:50:23on commence à avoir
00:50:24des outils
00:50:25pour pouvoir
00:50:26à la fois intégrer
00:50:27la fabrication
00:50:28de ces éléments
00:50:29de connaissance
00:50:29aux réflexions opérationnelles
00:50:31en mode un peu instantané
00:50:32et permanent
00:50:33et ensuite
00:50:34de construire
00:50:34cette connaissance
00:50:35sur la base
00:50:36de grilles de lecture
00:50:37qui correspondent
00:50:38plus ou moins
00:50:38au moment
00:50:39que nous traversons
00:50:41très bien
00:50:41merci parce que ça fait le lien
00:50:43avec le sujet
00:50:44que je voulais aborder
00:50:45en suivant
00:50:45c'est à dire
00:50:46le besoin des territoires
00:50:48en matière d'ingénierie
00:50:48et d'ingénierie
00:50:49au sens large
00:50:50et donc je vais me tourner
00:50:52vers vous
00:50:52monsieur Delannoy
00:50:54parce que finalement
00:50:55la banque des territoires
00:50:56agit comme
00:50:57un bras de levier puissant
00:50:59en termes d'ingénierie
00:51:01je crois que vous avez
00:51:02la caisse a décaissé
00:51:0460 millions d'euros
00:51:05l'année dernière
00:51:06je crois
00:51:06sur l'appui en ingénierie
00:51:08et voilà
00:51:09pourquoi déjà
00:51:10c'est important
00:51:11dans la palette
00:51:12d'intervention
00:51:13de la caisse
00:51:15de pouvoir
00:51:17soutenir
00:51:17cette ingénierie
00:51:19et est-ce que
00:51:20notamment
00:51:21peut-être en réaction
00:51:22à ce que vous disiez
00:51:23monsieur Portier
00:51:23est-ce que
00:51:24cette ingénierie
00:51:24est-ce qu'il faut la repenser
00:51:25est-ce qu'il y a
00:51:26des conditions
00:51:28à mettre aussi
00:51:28sur la manière
00:51:29de financer
00:51:30ces projets
00:51:32et cette ingénierie
00:51:33du coup
00:51:34alors c'est vrai
00:51:35que c'est intéressant
00:51:36de s'arrêter deux minutes
00:51:37sur cette question
00:51:37de l'ingénierie
00:51:38puisque si je prends
00:51:40évidemment
00:51:41le cas de la caisse
00:51:42des dépôts
00:51:42il y a une dizaine
00:51:43d'années
00:51:44donc encore une fois
00:51:44c'est pas si vieux
00:51:45on avait essentiellement
00:51:47une ingénierie
00:51:48d'aide à la décision
00:51:49pour la caisse des dépôts
00:51:50c'est-à-dire
00:51:51la question qui se posait
00:51:52c'est
00:51:52est-ce qu'on va investir
00:51:53dans tel projet
00:51:54si on prête
00:51:55à telle collectivité
00:51:56est-ce qu'on est assuré
00:51:57qu'elle a
00:51:57les capacités
00:51:59de rembourser son prêt
00:52:01donc c'était
00:52:02une ingénierie
00:52:02qui était finalement
00:52:03au service
00:52:04de la décision
00:52:05de l'établissement
00:52:06le grand changement
00:52:08qui est intervenu
00:52:09depuis une dizaine
00:52:10d'années
00:52:10c'est cette montée
00:52:12en puissance
00:52:12alors que j'incarne
00:52:15en particulier
00:52:16parce qu'une grande
00:52:16partie de ces ressources
00:52:17sont dans le département
00:52:19que j'anime
00:52:20et où là
00:52:21il s'agit
00:52:21d'apporter de la ressource
00:52:23non pas à la caisse
00:52:24mais aux acteurs
00:52:25territoriaux
00:52:25de leur donner
00:52:27à eux
00:52:28les moyens
00:52:29finalement
00:52:30de prendre
00:52:30les décisions
00:52:31d'être éclairés
00:52:32sur les décisions
00:52:34qu'ils ont à prendre
00:52:35et il y a une montée
00:52:37en puissance
00:52:37de cette ressource
00:52:38donc on est surtout
00:52:39nous un financeur
00:52:40de l'ingénierie
00:52:41territoriale
00:52:42on n'est pas
00:52:42un acteur
00:52:43en direct
00:52:44même s'il y a
00:52:45des experts
00:52:45évidemment
00:52:46dans les équipes
00:52:47que j'anime
00:52:47sur tout un certain
00:52:48nombre de sujets
00:52:49donc ça c'est
00:52:50un élément
00:52:51de changement
00:52:52de posture
00:52:52pour notre établissement
00:52:54qui est de dire
00:52:54finalement
00:52:55une de nos préoccupations
00:52:56pour nous
00:52:57banque des territoires
00:52:58c'est pas simplement
00:52:59comment on va financer
00:53:00et est-ce qu'on va
00:53:01bien financer
00:53:02c'est aussi
00:53:03comment on va
00:53:04accompagner
00:53:04les acteurs
00:53:05territoriaux
00:53:06qui sont potentiellement
00:53:07des clients
00:53:07de la banque des territoires
00:53:09mais indifférentiellement
00:53:12je ne sais pas si ça se dit
00:53:13mais est-ce qu'on va
00:53:15financer ou non
00:53:15leur projet
00:53:17de leur donner
00:53:17les moyens
00:53:18de cheminer
00:53:20dans leur processus
00:53:20de décision
00:53:21et par rapport
00:53:22au débat
00:53:23que nous avions
00:53:23juste avant
00:53:24ça devient évidemment
00:53:26de plus en plus important
00:53:27puisque dans le monde
00:53:27complexe dans lequel
00:53:28nous sommes
00:53:29il faut aussi aider
00:53:30les acteurs territoriaux
00:53:32dans leur diversité
00:53:33ça ne concerne pas
00:53:33d'ailleurs que les collectivités
00:53:35finalement à comprendre
00:53:36aussi d'abord
00:53:37la trajectoire
00:53:38du territoire
00:53:38dans lequel ils sont
00:53:40impliqués
00:53:40et la compréhension
00:53:41de cette trajectoire
00:53:42c'est pas simplement
00:53:43d'où on vient
00:53:44c'est la compréhension
00:53:46de vers quoi
00:53:46il est susceptible
00:53:47d'aller
00:53:49et là si on sort
00:53:50des élections municipales
00:53:51c'est quand même
00:53:52assez rare
00:53:53je crois qu'on a peu
00:53:54assisté à une campagne
00:53:56qui quelque part
00:53:57dans un village
00:53:57ou une ville
00:53:59il y aurait eu
00:54:00des candidats
00:54:00qui ont dit
00:54:01finalement moi
00:54:02je vous promets
00:54:02qu'il y aura
00:54:04sans doute
00:54:05moins d'emplois
00:54:05beaucoup plus de vieux
00:54:06moins d'habitants
00:54:07moins d'écoles
00:54:08on reste quand même
00:54:10globalement
00:54:10dans le paradigme
00:54:12du plus plus plus
00:54:13donc aujourd'hui
00:54:14il y a un moment
00:54:15vérité vers lequel
00:54:16il faut aller
00:54:17sur tout un certain
00:54:17nombre de sujets
00:54:18et c'est donc
00:54:19une des fonctions
00:54:20de cette ingénie
00:54:21qu'on apporte
00:54:22à ces territoires
00:54:23je vais prendre
00:54:23deux exemples
00:54:24le sujet
00:54:25de la révolution démographique
00:54:26qu'on a évoqué
00:54:27tout à l'heure
00:54:27il est évident
00:54:28que notre pays
00:54:29pour toutes les raisons
00:54:30qui ont été évoquées
00:54:31tout à l'heure
00:54:31n'est pas prêt
00:54:33aujourd'hui
00:54:33à envisager
00:54:34le choc
00:54:35alors d'offres
00:54:36qu'il va falloir
00:54:37développer
00:54:38notamment
00:54:38en direction
00:54:40des personnes
00:54:41qui vieillissent
00:54:42et quand on regarde
00:54:43je ne sais pas
00:54:44à partir de quel moment
00:54:45on considère
00:54:46qu'on rentre
00:54:47dans le vieillissement
00:54:47mais si
00:54:48disons que c'est
00:54:48à partir de 70 ans
00:54:50il y a 20 ans
00:54:51au moins
00:54:51à envisager
00:54:53quand on voit
00:54:53ce qui se passe
00:54:54entre 0 et 20 ans
00:54:55entre 70 et 90
00:54:57il va aussi se passer
00:54:58des étapes
00:54:58comment on organise cela
00:55:00les territoires
00:55:01aujourd'hui doivent
00:55:02s'emparer de ces sujets
00:55:03et donc une partie
00:55:04de l'ingénierie
00:55:05qu'on apporte
00:55:06doit les aider
00:55:07à cela
00:55:07et puis deuxième exemple
00:55:09c'est effectivement
00:55:09la question des limites
00:55:11comment on pense
00:55:12aujourd'hui
00:55:13et nécessairement
00:55:14pour demain
00:55:14le projet
00:55:16de développement
00:55:17d'un territoire
00:55:17tenant compte des besoins
00:55:19et là aussi
00:55:20l'ingénierie est importante
00:55:21pour établir
00:55:22la nature
00:55:22de ces besoins
00:55:23des populations
00:55:24mais aussi
00:55:25d'ailleurs
00:55:26y compris
00:55:27des non-humains
00:55:28les besoins
00:55:29qu'on a
00:55:29de préserver
00:55:30de la ressource
00:55:30ou de la reconstituer
00:55:32et également
00:55:34tenir compte
00:55:35du développement
00:55:36avec les limites
00:55:37du territoire
00:55:38tel qu'il est
00:55:39et c'est là
00:55:40où on parlait
00:55:41tout à l'heure
00:55:41par exemple
00:55:42des territoires
00:55:42de montagne
00:55:43aujourd'hui
00:55:43c'était très saisissant
00:55:44la manière
00:55:45dont le sujet
00:55:46de l'avenir
00:55:47des stations de ski
00:55:48en quelques années
00:55:49a été vraiment bouleversé
00:55:51non seulement
00:55:52parce qu'on dit
00:55:52ben oui
00:55:53il risque d'y avoir
00:55:54moins d'enneigements
00:55:54et donc
00:55:55que vont devenir
00:55:56les territoires
00:55:57support de ces stations
00:55:58dans l'avenir
00:55:59mais y compris sur
00:56:01est-ce que l'activité
00:56:02va pouvoir continuer
00:56:03et je prends cet exemple
00:56:04volontairement
00:56:05puisque pendant
00:56:06plusieurs années
00:56:07on a fait appel
00:56:07à des spécialistes
00:56:10des experts
00:56:10de l'enneigement
00:56:11et donc qui étudiaient
00:56:12selon les versants
00:56:13l'altitude
00:56:14en disant
00:56:14ben oui
00:56:14vous avez une garantie
00:56:15d'enneigement
00:56:16encore jusqu'à 2050
00:56:17ou plus du tout
00:56:18à partir de 2030
00:56:21donc il va falloir
00:56:22prendre des décisions
00:56:23et parfois la décision
00:56:24c'était donc
00:56:25il va falloir compenser
00:56:26le manque d'enneigement
00:56:27par des systèmes artificiels
00:56:29par la neige artificielle
00:56:31sauf que ces études
00:56:32ne disaient rien
00:56:33de la ressource en eau
00:56:34et donc on était parti
00:56:35sur des trajectoires
00:56:36précisément
00:56:37de repositionnement
00:56:38on va continuer
00:56:40à développer
00:56:40cette activité
00:56:41sans tenir compte
00:56:42de l'élément essentiel
00:56:44dont on aurait besoin
00:56:45qui est
00:56:45est-ce qu'il y aura
00:56:46de l'eau
00:56:46pour alimenter
00:56:48la neige artificielle
00:56:49sans rentrer
00:56:51dans le débat
00:56:52si c'est opportun
00:56:53y compris
00:56:54pour des raisons écologiques
00:56:55de le faire
00:56:55voilà tout un certain
00:56:57nombre d'exemples
00:56:57sur lesquels
00:56:58nous aujourd'hui
00:56:59nos moyens d'ingénierie
00:57:00sont mobilisables
00:57:02sont appelés aussi
00:57:04par les acteurs territoriaux
00:57:05pour leur prise de décision
00:57:07à court
00:57:08moyen
00:57:09et long terme
00:57:09pour reprendre
00:57:11ce qu'on évoquait
00:57:12tout à l'heure
00:57:12la nécessité
00:57:13de se projeter
00:57:14notamment
00:57:15autour de cette notion
00:57:17de trajectoire territoriale
00:57:18qui me paraît
00:57:19essentielle
00:57:19et je termine
00:57:20en disant
00:57:21que cette question
00:57:21de la trajectoire
00:57:22et notamment
00:57:22quand on est
00:57:23sur la question
00:57:23des ressources
00:57:25elle emmène forcément
00:57:26la question
00:57:27de la géographie
00:57:28c'est à dire
00:57:28que la ressource en eau
00:57:30je ne peux pas
00:57:30moi dans ma commune
00:57:32avec ma petite station
00:57:34et ses canons à neige
00:57:36l'envisager
00:57:37sans me questionner
00:57:38de ce bassin versant
00:57:39comment lui
00:57:40va-t-il fonctionner
00:57:41sur cette ressource
00:57:41donc on peut prendre
00:57:42comme ça
00:57:43plein de sujets
00:57:44et sur lesquels
00:57:45on voit bien
00:57:45qu'il y a
00:57:46par les complexités nouvelles
00:57:47ces sujets inédits
00:57:49sur lesquels
00:57:49il va falloir
00:57:50prendre des décisions
00:57:51nécessité d'équiper
00:57:52les acteurs territoriaux
00:57:54par de la ressource
00:57:55d'expertise
00:57:56et c'est ça
00:57:56l'objectif
00:57:57de notre positionnement
00:57:59merci
00:58:00alors j'aimerais
00:58:02ouvrir un troisième
00:58:04et dernier temps
00:58:04je me tourne vers
00:58:05Odile pour savoir
00:58:06combien de temps
00:58:06il nous reste
00:58:07je crois qu'il nous reste
00:58:08il va falloir qu'on compresse
00:58:09un tout petit peu
00:58:09quand même
00:58:10donc ce serait un temps
00:58:11un temps un petit peu raccourci
00:58:12par rapport à ce qu'on avait imaginé
00:58:14mais un dernier temps
00:58:15sur
00:58:16finalement
00:58:17l'effet transformateur
00:58:19de ces crises
00:58:20à la fois
00:58:21sur la manière
00:58:22d'envisager l'aménagement
00:58:24mais aussi sur l'évolution
00:58:26des métiers
00:58:26de vos métiers
00:58:27de vos organisations
00:58:29donc j'aimerais vous entendre
00:58:30vous avez compris
00:58:31dans des réponses
00:58:32un peu plus courtes
00:58:33désolé
00:58:33un peu plus ramassé
00:58:35mais voilà
00:58:36je vais commencer
00:58:36je vais vous redonner la parole
00:58:38monsieur Delannoy
00:58:38et donc finalement
00:58:40quelque part
00:58:41quels sont ces effets transformateurs
00:58:43comment on change
00:58:45effectivement
00:58:45on corrige
00:58:46éventuellement
00:58:47et on accompagne
00:58:48les bifurcations
00:58:49des territoires
00:58:50et pour rebondir
00:58:52sur ce que vous disiez
00:58:53à l'instant
00:58:54en fait on voit
00:58:55que derrière
00:58:55ce que vous évoquiez
00:58:56il y a la notion
00:58:57de conditionnalité
00:58:58dans l'appui
00:58:59que vous pouvez apporter
00:59:00peut-être même
00:59:01du renoncement
00:59:01ça m'intéresse
00:59:02voilà en quelques mots
00:59:03si vous pouvez revenir là-dessus
00:59:04oui il y a des renoncements
00:59:06il y a des sujets
00:59:07sur lesquels
00:59:07notre institution
00:59:08a décidé de ne plus aller
00:59:10je pense par exemple
00:59:11à des aménagements routiers
00:59:12aujourd'hui nous sommes
00:59:13plus financeurs
00:59:14d'aménagements routiers
00:59:15du fait d'un certain nombre
00:59:17aussi d'éléments
00:59:18qui sont dans
00:59:18notre raison d'être
00:59:19donc ça évidemment
00:59:21ça nous amène à ça
00:59:22ça veut dire aussi
00:59:22aujourd'hui que
00:59:23pour reprendre un exemple
00:59:25sur des territoires de montagne
00:59:26puisqu'on travaille beaucoup
00:59:27sur ces sujets en ce moment
00:59:29une résidence de tourisme
00:59:30un projet dans lequel
00:59:32on pourrait être
00:59:32investisseur ou prêteur
00:59:34aujourd'hui la question
00:59:34va pas être simplement
00:59:35comment on va le questionner
00:59:37l'objet résidence
00:59:39en lui-même
00:59:40mais comment on va le questionner
00:59:42dans son impact
00:59:43sur les ressources
00:59:43que j'évoquais
00:59:44il y a quelques instants
00:59:45et donc ça c'est quand même
00:59:46des approches
00:59:47complètement nouvelles
00:59:49donc je pense moi vraiment
00:59:50que la question des limites
00:59:51des ressources
00:59:52la question des ressources
00:59:53va forcément
00:59:54faire évoluer
00:59:56notre conception
00:59:57et notre positionnement
00:59:58à nous
00:59:59mais notre conception
01:00:00aussi de l'aménagement
01:00:02dans la période
01:00:03qui est devant nous
01:00:03et puis je rebondis
01:00:04sur un dernier sujet
01:00:05vous prenez
01:00:06je suis très court
01:00:07c'est vraiment la question
01:00:08démocratique
01:00:08qui a été évoquée
01:00:09tout à l'heure aussi
01:00:10par Martin Vanier
01:00:11je ne pensais pas
01:00:12qu'il irait sur ce sujet
01:00:13mais ça m'intéresse beaucoup
01:00:14de rebondir dessus
01:00:16parce que ça je pense
01:00:16que c'est vraiment
01:00:17un élément fondamental
01:00:19de la période
01:00:19dans laquelle nous sommes
01:00:20et dans laquelle nous entrons
01:00:22les élections municipales
01:00:23à laquelle je faisais référence
01:00:24tout à l'heure
01:00:25quand on regarde
01:00:26la manière dont
01:00:26certaines équipes
01:00:28ont été élues
01:00:28le niveau de participation
01:00:30bon bref
01:00:33la question
01:00:33de la légitimité
01:00:34du projet
01:00:36va se poser
01:00:37dans des termes
01:00:38très différents
01:00:38demain
01:00:39par rapport
01:00:40à ce qu'on a connu
01:00:41précédemment
01:00:42moi effectivement
01:00:43j'ai été
01:00:43un élu local
01:00:45et j'ai vécu
01:00:47ces périodes
01:00:48où on décidait
01:00:48d'un projet
01:00:49et on le déroulait
01:00:50voilà
01:00:51aujourd'hui
01:00:52on voit bien
01:00:52qu'il y a des irruptions
01:00:54finalement
01:00:54de prise de parole
01:00:56de prise de position
01:00:58alors quand on est aménageur
01:01:00ou quand on est financeur
01:01:01et on le vit nous
01:01:02y compris dans
01:01:03les équipes
01:01:04de la banque des territoires
01:01:05on va dire
01:01:06on va avoir
01:01:07les emmerdeurs
01:01:08qui arrivent
01:01:08qui vont nous faire
01:01:09perdre du temps
01:01:10qui vont tout remettre
01:01:11en cause
01:01:11il va y avoir
01:01:12des procédures
01:01:13mais peut-être
01:01:14qu'on peut se dire
01:01:14que c'est une bonne nouvelle
01:01:16que les habitants
01:01:17aussi s'emparent
01:01:18des sujets
01:01:18et finalement
01:01:19par leur prise
01:01:21de position
01:01:21là aussi
01:01:23pas de commentaire
01:01:24sur les prises
01:01:25de position
01:01:26elles-mêmes
01:01:26mais finalement
01:01:27ils viennent
01:01:28prendre part
01:01:29dans la construction
01:01:30des projets
01:01:31ça je pense
01:01:31qu'il va falloir
01:01:32vraiment que
01:01:33dans le temps
01:01:34de l'aménageur
01:01:35qui arrive
01:01:36on ne subisse
01:01:38pas cela
01:01:38mais qu'on l'intègre
01:01:40comme un élément
01:01:41du processus
01:01:42d'élaboration
01:01:43des projets
01:01:44d'aménagement
01:01:44demain
01:01:44avec ce temps
01:01:47nécessairement
01:01:49dédié
01:01:49finalement
01:01:49à la négociation
01:01:50du projet
01:01:51du dialogue
01:01:52autour du projet
01:01:53de la négociation
01:01:54du projet
01:01:54ça je pense
01:01:55que c'est vraiment
01:01:55un impératif
01:01:57démocratique
01:01:57si on ne veut pas
01:01:58prendre trop de risques
01:02:00et on sait
01:02:01qu'ils sont déjà
01:02:01grands aujourd'hui
01:02:02sur ces enjeux là
01:02:04merci
01:02:05donc déjà
01:02:05une première
01:02:06il y a eu déjà
01:02:07plein de recommandations
01:02:08énoncées
01:02:09depuis ce matin
01:02:09mais là
01:02:10vous en avez une forte
01:02:11pour vous dans la salle
01:02:13j'enchaîne par vous
01:02:14monsieur Portier
01:02:14avec la même question
01:02:16finalement sur l'effet
01:02:16transformateur
01:02:17et puis de votre point de vue
01:02:19vous qui êtes plutôt
01:02:20dans l'accompagnement
01:02:21des territoires
01:02:22qu'est-ce que ça change
01:02:23sur la manière d'évaluer
01:02:24d'amener cet appui
01:02:25d'aide à la décision
01:02:28effectivement
01:02:28cette entrée
01:02:30dans cette nouvelle ère
01:02:31d'incertitude
01:02:32provoque un bouleversement
01:02:33des organisations
01:02:34je pense qu'elle qu'elle soit
01:02:35pour les collectivités locales
01:02:37particulièrement
01:02:38mais pour maintenant
01:02:39travailler aussi
01:02:39avec des grands groupes
01:02:40je me rends compte
01:02:41que finalement
01:02:42les modes d'organisation
01:02:43sont souvent un peu les mêmes
01:02:44notamment très silotés
01:02:45avec des approches
01:02:46assez verticales
01:02:47et assez sectorisées
01:02:48donc cette transformation
01:02:50cette complexité
01:02:51qui appelle justement
01:02:52des modes de fonctionnement
01:02:53systémique et coopératif
01:02:55nécessairement bouleverse
01:02:56les pratiques
01:02:56et c'est ça qui génère
01:02:57énormément d'inertie
01:02:58notamment dans le passage
01:02:59à l'action
01:03:00donc j'ai le sentiment
01:03:01que pour beaucoup
01:03:03de ces organisations
01:03:03déjà il y a un enjeu
01:03:05peut-être à recruter
01:03:06un peu plus que par le passé
01:03:08des profils
01:03:09en capacité justement
01:03:10d'appréhender
01:03:11ces problèmes complexes
01:03:13et systémiques
01:03:13donc ce serait en gros
01:03:15des spécialistes de rien
01:03:16mais un peu bon en tout
01:03:17qui s'appuieraient justement
01:03:19sur des spécialistes
01:03:20beaucoup plus techniques
01:03:21parce qu'on est amené
01:03:22à traiter des enjeux
01:03:23extrêmement pointus
01:03:25sur l'eau
01:03:25sur l'énergie
01:03:27sur l'économie
01:03:28et effectivement
01:03:28on ne peut pas être
01:03:29très bon partout
01:03:30donc il y a à mon avis
01:03:31déjà cet enjeu
01:03:32de restructuration
01:03:34des organisations
01:03:35en faisant appel
01:03:36à des profils
01:03:37et je pense que
01:03:37les écoles d'urbanisme
01:03:39peuvent être
01:03:39des très bonnes écoles
01:03:41pour former
01:03:42des gens
01:03:43qui sont en capacité
01:03:44d'avoir une vision globale
01:03:46et un peu générale
01:03:47puisque l'urbanisme
01:03:48justement appelle
01:03:49à traiter
01:03:49de tout un tas
01:03:50de dimensions
01:03:50donc j'ai ce sentiment
01:03:52que voilà
01:03:52ce type d'école
01:03:54et les profils
01:03:55qui en sortent
01:03:55pourraient être adaptés
01:03:58après je pense
01:03:59que aussi
01:04:00notamment particulièrement
01:04:01pour les aménageurs
01:04:02ou pour les promoteurs
01:04:02avec qui je travaille
01:04:03aujourd'hui
01:04:04il y a une mutation
01:04:06fondamentale à opérer
01:04:07c'est le rapport au temps
01:04:07c'est ça qui change tout
01:04:09c'est qu'aujourd'hui
01:04:10vous pouvez prendre
01:04:10une décision d'investir
01:04:11dans un territoire
01:04:12qui semble péter le feu
01:04:13quand on regarde
01:04:14dans le passé
01:04:15quand on observe le présent
01:04:16et ça on sait très bien
01:04:17le faire
01:04:18mais en revanche
01:04:18quand on introduit
01:04:19justement ces critères
01:04:20de robustesse
01:04:21ça peut complètement
01:04:21changer la donne
01:04:22et c'est là où aussi
01:04:23ça renvoie peut-être
01:04:24à la nécessité
01:04:25de changer fondamentalement
01:04:26de méthode
01:04:27et là je renvoie
01:04:28aux travaux et au travail
01:04:29d'un prospectiviste
01:04:30qui s'appelle
01:04:30Vincent Passini
01:04:31qui est professeur
01:04:32associé au CNAM
01:04:33et qui lui en fait
01:04:34depuis quelques années
01:04:35accompagne les collectivités
01:04:36en leur disant
01:04:37il faut abandonner
01:04:38la logique de gestion
01:04:39de projet
01:04:40alors je lui dis
01:04:40avec mes mots
01:04:41pardonnez-moi
01:04:41je ne suis pas du tout
01:04:42un spécialiste
01:04:42de ces questions-là
01:04:43mais ce que nous explique
01:04:44Vincent c'est
01:04:45quand on fabrique
01:04:45un avion
01:04:46on sait ce qu'on fabrique
01:04:47et donc on fait
01:04:48un rétro-planning
01:04:49et on a des ingénieurs
01:04:50spécialisés
01:04:51qui nous disent
01:04:51qu'il faut des boulons
01:04:52des moteurs
01:04:52des ailes etc
01:04:53et on fabrique
01:04:54un calendrier
01:04:55qui va nous permettre
01:04:56effectivement
01:04:57d'aboutir à ce projet
01:04:58alors dans un monde
01:04:59incertain
01:04:59on se rend compte
01:05:00et notamment
01:05:01en tout cas
01:05:01quand moi je travaille
01:05:02avec les collectivités locales
01:05:03que fondamentalement
01:05:04on ne sait pas
01:05:05ce qu'on va fabriquer
01:05:06et donc ça
01:05:06ça fout la trouille
01:05:07à tout le monde
01:05:07évidemment
01:05:08et ça perturbe
01:05:09complètement d'ailleurs
01:05:11les organisations
01:05:11elles-mêmes
01:05:12et les processus
01:05:13habituels
01:05:14auxquels d'ailleurs
01:05:14nous consultants
01:05:15on est censé répondre
01:05:16les appels d'offres
01:05:17qui sont très structurés
01:05:18et en fait
01:05:19dans la construction
01:05:20même de l'appel d'offres
01:05:21on nous dit déjà
01:05:22ce qu'on va fabriquer
01:05:22alors nous
01:05:23nous avons la conviction
01:05:24que nous ne savons pas
01:05:25ce que nous allons fabriquer
01:05:26parce qu'en plus
01:05:27on doit le fabriquer
01:05:28à plusieurs
01:05:28et c'est ce que tu disais
01:05:30tout à l'heure
01:05:30avant j'avais
01:05:31j'ai le sentiment
01:05:32et tu me l'as confirmé
01:05:33un élu local
01:05:34il décidait
01:05:34et il faisait
01:05:36aujourd'hui
01:05:36c'est plus possible
01:05:37c'est trop complexe
01:05:38donc vous voyez
01:05:39on est sur des mutations
01:05:40fondamentales
01:05:40à tous les niveaux
01:05:44finalement
01:05:44est-ce que ça sert encore
01:05:45à quelque chose
01:05:46de parler de crise
01:05:47peut-être arrêtons
01:05:48de parler de crise
01:05:49nous sommes dans un monde
01:05:50qui est devenu instable
01:05:51par rapport
01:05:52à nos repères antérieurs
01:05:53il faut que nous l'acceptions
01:05:54et que nous luttions
01:05:56collectivement
01:05:57à partir de nouvelles méthodes
01:05:58de nouveaux procédés
01:05:59pour essayer
01:06:00de faire face
01:06:00à ces situations
01:06:02particulièrement anxiogènes
01:06:04c'est bien
01:06:04parce que ça fait aussi
01:06:05ça fait le bien
01:06:06avec des travaux
01:06:07que nous menons
01:06:08par ailleurs
01:06:08pour la DGLN
01:06:10dans le cadre du Lab
01:06:112051
01:06:12sur un cycle
01:06:13d'atelier
01:06:14intitulé
01:06:15les dilemmes
01:06:15de soutenabilité
01:06:16au début
01:06:17on était parti
01:06:17sur conflit
01:06:18de soutenabilité
01:06:18on a choisi
01:06:19plutôt la terminologie
01:06:20dilemme de soutenabilité
01:06:21mais où quelque part
01:06:22effectivement
01:06:23on remet en question
01:06:24ce côté très séquentiel
01:06:25de la fabrique
01:06:27des projets
01:06:28pour essayer
01:06:29d'y loger
01:06:29de l'incertitude
01:06:30comment on aborde
01:06:32l'incertitude
01:06:33dans ce contexte là
01:06:33et alors ça me permet
01:06:35d'enchaîner sur vous
01:06:35monsieur Thillet
01:06:36merci monsieur Portier
01:06:38et notamment
01:06:39là je vous tends
01:06:40la perche tout de suite
01:06:41mais effectivement
01:06:42la robustesse
01:06:43et notamment
01:06:43dans la stratégie
01:06:44que vous avez
01:06:45vous déployez
01:06:46au sein du groupe
01:06:47comment vous l'intégrez
01:06:47cette logique
01:06:48de robustesse
01:06:49je trouve ça fait bien
01:06:50la liaison
01:06:50effectivement c'est original
01:06:52pour un groupe immobilier
01:06:53de s'inspirer
01:06:53de la théorie
01:06:55de la robustesse
01:06:56d'Olivier Hamant
01:06:56biologiste
01:06:57donc c'est vrai que
01:06:58quand on a commencé
01:06:58à bosser sur le sujet
01:06:59on s'est dit
01:07:00là on est un peu
01:07:01un peu fou
01:07:02mais on a continué
01:07:03parce qu'en grattant
01:07:05en s'inspirant
01:07:06en écoutant
01:07:07en se formant
01:07:07auprès d'Olivier Hamant
01:07:09et d'Olivier Charbonnier
01:07:10à chaque fois
01:07:11qu'on tirait un fil
01:07:11on disait
01:07:12waouh
01:07:12on est dedans
01:07:14c'est le temps long
01:07:15c'est l'hybridation
01:07:16c'est la forme coopérative
01:07:18c'est la coopération
01:07:18l'hybridation
01:07:19la diversité
01:07:21tous ces sujets
01:07:22et là on s'est dit
01:07:23mais alors d'abord
01:07:23ça correspond à notre ADN
01:07:25et pourquoi on n'embarquerait pas ça
01:07:26on met le vivant
01:07:28au démarrage
01:07:29et on crée notre stratégie
01:07:31à partir du vivant
01:07:32donc c'est ça
01:07:33qui a été extrêmement transformant
01:07:34parce que
01:07:35quand on fait de l'immobilier
01:07:36parce que là
01:07:37il n'y a pas eu beaucoup d'humains
01:07:37dans la matinée
01:07:38et nous
01:07:39notre matériau
01:07:41c'est quand même plus
01:07:41le service
01:07:42qu'on va apporter
01:07:43grâce au bâti
01:07:44donc on part de l'humain
01:07:45et donc maintenant
01:07:46on va dire
01:07:47on part du vivant
01:07:48pour être un opérateur
01:07:51immobilier
01:07:51donc ça
01:07:51ça a été très très transformant
01:07:53on a vu que
01:07:53beaucoup de collaborateurs
01:07:54notamment les jeunes collaborateurs
01:07:56ont eu une adhésion
01:07:58très très puissante
01:07:59très forte
01:08:00à ce projet
01:08:01là on va créer
01:08:02un cercle
01:08:03des générations futures
01:08:04avec des collaborateurs
01:08:06de moins de 30 ans
01:08:07pour leur dire
01:08:08écoutez finalement
01:08:10on veut aussi vous entendre
01:08:11parce qu'on pense
01:08:12que les enjeux de demain
01:08:13vous les appréhendez différemment
01:08:14que nous
01:08:15qui avons aussi
01:08:17des réflexes
01:08:18peut-être des organisations
01:08:19silotées
01:08:20qui fonctionnaient bien
01:08:21qui roulaient bien
01:08:22et ce qui est intéressant
01:08:23dans la théorie
01:08:24de la robustesse
01:08:25d'Olivier Amant
01:08:25c'est le primat
01:08:26de la performance
01:08:27qu'on abandonne
01:08:28donc c'est là
01:08:28quand vous parliez
01:08:29de renoncement
01:08:30tout à l'heure
01:08:30et chacun d'entre nous
01:08:32disait
01:08:32il y a des renoncements
01:08:33donc c'est un renoncement
01:08:34à la performance
01:08:35ça ne veut pas dire
01:08:36qu'on fait n'importe quoi
01:08:37dans n'importe quelles conditions
01:08:38parce qu'il y a quand même
01:08:39des exigences derrière
01:08:41économiques, sociales, environnementales
01:08:42mais ça n'est plus
01:08:43le primat de la performance
01:08:44et à travers ça
01:08:46c'est pas que du discours
01:08:48on est en train
01:08:48de le déployer
01:08:49et on voit
01:08:49toute la richesse
01:08:50et la puissance
01:08:51de cette théorie
01:08:54de la robustesse
01:08:55appliquée à une entreprise
01:08:57privée
01:08:58et d'ailleurs
01:08:59Olivier Amant
01:08:59et Olivier Charbonnier
01:09:00qui nous accompagnent
01:09:01j'étais encore avec Olivier Charbonnier
01:09:02il y a quelques jours
01:09:03il regarde ça de très très près
01:09:04en disant
01:09:04c'est la première fois
01:09:05où notre théorie
01:09:06qui s'appliquait
01:09:06à des petites coopératives
01:09:08un peu dans le monde agricole
01:09:10voilà
01:09:10s'applique à l'échelle
01:09:12d'un groupe important
01:09:13donc en tout cas
01:09:14on est très heureux
01:09:15de transformer
01:09:15notre organisation
01:09:17sur cette base là
01:09:18et au service
01:09:19des territoires
01:09:20et des habitants
01:09:21petite question piège
01:09:22mais réponse très courte
01:09:24j'ai vu récemment
01:09:25une entreprise
01:09:26que je ne titrerai pas
01:09:27qui s'est dotée
01:09:29d'une stratégie
01:09:29sur la robustesse
01:09:30en partant effectivement
01:09:31les travaux d'Olivier Amant
01:09:32mais qui a gardé
01:09:33une direction de la performance
01:09:34est-ce que vous
01:09:35vous êtes
01:09:36non non
01:09:37on n'a pas de direction
01:09:38de la performance
01:09:39et on essaye
01:09:40de challenger
01:09:41tous nos sujets
01:09:42à travers la robustesse
01:09:43là on travaille
01:09:44sur notre croissance externe
01:09:45donc certains pourraient le voir
01:09:46en termes de performance
01:09:48et non non non
01:09:49nous on va regarder
01:09:50au titre de la robustesse
01:09:51comment ça va nous apporter
01:09:52à nous
01:09:52de la robustesse
01:09:53donc c'est à dire
01:09:54refuser certains choix
01:09:55de croissance externe
01:09:56au titre
01:09:57de la robustesse
01:09:58quand bien même ça permettrait
01:09:59de renforcer notre performance
01:10:01et en même temps
01:10:02de se dire
01:10:02est-ce que les opérateurs
01:10:04qui nous rejoindraient
01:10:05aussi gagneraient en robustesse
01:10:07de nous rejoindre
01:10:09merci
01:10:10je termine par vous
01:10:11monsieur Navarro
01:10:12vous allez avoir
01:10:12le mot de la fin
01:10:14mais réponse aussi
01:10:15s'il vous plaît
01:10:16assez courte
01:10:16pour qu'on puisse tenir
01:10:17dans le timing
01:10:18mais voilà
01:10:19à partir de tout ce qu'ont dit
01:10:21vos collègues ici
01:10:22sur la table ronde
01:10:23comment vous
01:10:24vous voyez
01:10:25finalement
01:10:26cette notion
01:10:27de l'aménagement
01:10:28évolué
01:10:28dans le futur
01:10:29qu'est-ce que ça va changer
01:10:30toutes les notions
01:10:31qu'on a abordées
01:10:31l'hybridation
01:10:32le renoncement
01:10:34la différenciation
01:10:35la réparation
01:10:36j'en passe
01:10:37c'est des meilleurs
01:10:37qu'est-ce que ça change
01:10:38sur les pratiques
01:10:40de la chaîne
01:10:40de l'aménagement
01:10:41de l'immobilier
01:10:43ça change
01:10:44ça change un peu tout
01:10:45et
01:10:46moi je mesure
01:10:47le
01:10:48c'est que tout le monde
01:10:49a très faim
01:10:49mais je mesure
01:10:50le travail
01:10:51à l'échelle
01:10:52d'une boîte
01:10:53comme un autre
01:10:53qui est une PME
01:10:54de transformation
01:10:56des savoir-faire
01:10:57de transformation
01:10:58des équipes
01:10:59etc
01:10:59de ce que ça doit être
01:11:02dans des structures
01:11:03publiques ou privées
01:11:05beaucoup plus grosses
01:11:05c'est-à-dire l'énergie
01:11:06qui est à mettre dedans
01:11:08pour essayer
01:11:09de réorienter
01:11:11toutes les équipes
01:11:12réorienter
01:11:13les savoir-faire
01:11:15réorienter
01:11:15les business
01:11:16pour sortir
01:11:17de ce qui était
01:11:18historique
01:11:18c'est-à-dire
01:11:19gérer de la croissance
01:11:20faire pousser
01:11:21finalement
01:11:21la ville
01:11:24en tout cas
01:11:24ce qui nous concerne
01:11:25aller travailler
01:11:26sur la réorientation
01:11:29et le travail
01:11:30sur le bâti existant
01:11:34parce que déjà
01:11:34à l'intérieur
01:11:35de cette activité-là
01:11:36il y a déjà
01:11:37plein de métiers
01:11:37différents
01:11:39transformer un bâtiment
01:11:40le restructurer
01:11:42l'étendre
01:11:42etc
01:11:42ce ne sont pas
01:11:43les mêmes métiers
01:11:44je prends une seconde
01:11:45pour dire
01:11:45ce qu'on a parlé
01:11:46de simplification
01:11:46tout à l'heure
01:11:47et au-delà des chaînes
01:11:48il y a aussi
01:11:48des cadres
01:11:48et moi
01:11:50j'appelle aussi
01:11:52à la simplification
01:11:54des cas
01:11:54parce qu'on a parlé
01:11:55de la simplification
01:11:56du ZAN
01:11:56la simplification
01:11:57des aides de feu
01:11:57etc
01:11:58qui sont à mon sens
01:11:59des reculs
01:12:00mais on devrait mettre
01:12:03autant d'énergie
01:12:04au fait d'aller simplifier
01:12:05notamment
01:12:07les problématiques
01:12:08de rénovation
01:12:10du bâtiment existant
01:12:10pourquoi ça ?
01:12:11parce que toutes
01:12:12les réglementations
01:12:13et encore
01:12:13les dernières lois
01:12:14qui sont en train
01:12:15de soit sorties
01:12:16soit en train
01:12:16de sortir
01:12:17portent sur le neuf
01:12:18on ne parle que du neuf
01:12:19il y a quelques
01:12:23chapitres
01:12:23quelques articles
01:12:24sur la rénovation
01:12:25mais il y a besoin
01:12:26de simplifier
01:12:27les sujets de rénovation
01:12:28pour pouvoir faire sortir
01:12:29les opérations
01:12:30je ne comprends pas
01:12:31pourquoi il y a encore
01:12:32besoin de permis de construire
01:12:33pour aller rénover
01:12:34des bâtiments
01:12:35alors que les bâtiments existent
01:12:36je ne comprends pas
01:12:37pourquoi la TVA
01:12:38est encore à 20%
01:12:39sur les logements
01:12:40qui sortent de rénovation
01:12:42alors que c'est ça
01:12:43qui plombe le bilan
01:12:44je ne comprends pas
01:12:45pourquoi les normes
01:12:46sur le neuf
01:12:46s'appliquent
01:12:47à l'ancien
01:12:48etc.
01:12:49on a besoin de massifier
01:12:50je pense que tout le monde
01:12:51est d'accord
01:12:51dans cette salle
01:12:52massifier la rénovation
01:12:54de la ville existante
01:12:56il y a énormément
01:12:57de freins
01:12:58qui nécessiteraient
01:12:58la simplification
01:13:00et vu qu'on est
01:13:00dans une période
01:13:01où on essaie
01:13:01de tout simplifier
01:13:02et essayons de simplifier
01:13:03cela
01:13:05très bien
01:13:05la balle
01:13:07pour
01:13:08dans la salle
01:13:09ceux qui travaillent
01:13:10sur les sujets
01:13:10de la simplification
01:13:12merci à vous quatre
01:13:13j'ai conscience
01:13:14que
01:13:15l'exercice
01:13:16n'était pas évident
01:13:16parce que vous aviez
01:13:17encore plein de choses
01:13:17à nous dire je crois
01:13:18mais donc c'est un peu
01:13:18frustrant
01:13:19si vous êtes
01:13:20alors je crois
01:13:21qu'on n'a malheureusement
01:13:21pas trop le temps
01:13:22pour des questions
01:13:22avec la salle
01:13:24trois minutes éventuellement
01:13:26allez
01:13:27puisque c'est offert
01:13:29trois minutes
01:13:29si dans la salle
01:13:30vous avez
01:13:32des questions
01:13:33plus que des réactions
01:13:34les réactions
01:13:35je vous propose
01:13:35de les garder
01:13:36pour la pause déjeuner
01:13:37mais des questions
01:13:38à poser à nos intervenants
01:13:42je me lance du coup
01:13:44sur les questions
01:13:44bonjour
01:13:45Gabriel Carpelle
01:13:45directrice associée
01:13:46chez Ecologie Urban Estoyenne
01:13:47alors j'avais plein de questions
01:13:48mais je vais aller au plus simple
01:13:49vous avez parlé justement
01:13:51sur l'incertitude
01:13:52et Mathias Navarro
01:13:54a commencé à répondre
01:13:55à l'échelle du bâtiment
01:13:56comment on construit
01:13:57avec l'incertitude
01:13:58est-ce que vous avez
01:13:59des clés à l'échelle
01:13:59de l'aménagement
01:14:01et une autre question
01:14:02qui est très précise
01:14:03sur monsieur Portier
01:14:04sur la question des données
01:14:06vous dites qu'aujourd'hui
01:14:06on est dans un océan de données
01:14:08entre guillemets
01:14:08il y a juste à choisir
01:14:09à analyser
01:14:10est-ce que ça ne fait pas
01:14:11un biais de dire
01:14:12qu'on ne va pas chercher
01:14:13d'autres données
01:14:14potentiellement inexistantes
01:14:15et notamment
01:14:16ce qui a été un peu évoqué
01:14:16sur l'expertise d'usage
01:14:18est-ce que ça fait
01:14:19qu'on se dit
01:14:19on a tellement de données
01:14:20dites scientifiques
01:14:21ça manque un peu
01:14:22d'expertise d'usage
01:14:22merci beaucoup
01:14:23pour vos interventions
01:14:25donc trois minutes
01:14:26pour les deux réponses
01:14:27très rapidement
01:14:28oui on a un océan de données
01:14:30mais malheureusement
01:14:30il y a beaucoup
01:14:31d'angles morts encore
01:14:32par exemple tout ce qui
01:14:33on a fait des progrès
01:14:34par exemple
01:14:34sur les questions environnementales
01:14:35notamment Météo France
01:14:37a mis à disposition
01:14:37des superbes données
01:14:38sur des projections
01:14:39du réchauffement climatique
01:14:41territorialisé
01:14:41à un niveau très fin
01:14:42mais par exemple
01:14:43sur la biodiversité
01:14:44on est totalement démuni
01:14:45donc effectivement
01:14:46c'est pour ça
01:14:47je dis en fait
01:14:48il faut bien la hiérarchiser
01:14:49cette information
01:14:50bien l'intégrer
01:14:51dans un cadre d'analyse cohérent
01:14:53mais malheureusement
01:14:54on ne peut pas encore
01:14:55tout observer
01:14:56comme on pourrait le souhaiter
01:15:00je crois que c'était pour vous
01:15:01la question
01:15:02monsieur Navarro
01:15:03la certitude
01:15:04dans l'aménagement
01:15:04c'était ça la question
01:15:06je ne sais pas
01:15:07si elle était pour moi
01:15:07la question
01:15:08parce que je ne suis pas
01:15:08aménageur
01:15:09mais ce qui est sûr
01:15:10moi je pense
01:15:11qu'un des freins
01:15:13sur lesquels on travaille
01:15:14on a parlé un tout petit peu
01:15:15rapidement tout à l'heure
01:15:16de réversibilité
01:15:17le sujet de la réversibilité
01:15:18c'est son coût
01:15:19comment est-ce que
01:15:21on voudrait tous
01:15:22faire des bâtiments réversibles
01:15:23et on y travaille
01:15:24nous assez systématiquement
01:15:25mais on arrive toujours
01:15:26à la même conclusion
01:15:26que c'est extrêmement cher
01:15:28je pense qu'il faut travailler
01:15:30à essayer d'isoler
01:15:31financièrement
01:15:32ce surcoût
01:15:33qui puisse être
01:15:34financé
01:15:34étalé
01:15:35sur des durées
01:15:36qui n'ont plus rien à voir
01:15:38avec le financement
01:15:39d'un bâtiment classique
01:15:41peut-être pris aussi
01:15:42en partie
01:15:43par la collectivité
01:15:44en tout cas isoler
01:15:45ce sujet
01:15:46pour pouvoir permettre
01:15:48à des opérations
01:15:49réversibles
01:15:50de pouvoir émerger
01:15:51de manière beaucoup plus massive
01:15:53parce que
01:15:53le laisser à la charge
01:15:55des primo-accédants
01:15:57dans un temps très court
01:15:58ça ne fonctionnera pas
01:16:00je crois qu'on peut peut-être
01:16:01aussi renvoyer
01:16:02aux travaux
01:16:03du club ville aménagement
01:16:05Philippe Grand
01:16:06et Alain Garès
01:16:07sont dans la salle
01:16:08je crois qu'ils savent
01:16:09de quoi je parle
01:16:10il y a eu une réflexion
01:16:10sur le modèle économique
01:16:12qui intègre aussi
01:16:13ces questions
01:16:15essayer de mettre
01:16:16quelque part
01:16:17cette incertitude
01:16:18de la glisser quelque part
01:16:18dans le bilan d'aménagement
01:16:20ce qui n'est pas évident
01:16:21il n'y a pas de réponse miracle
01:16:22je crois
01:16:23mais bon
01:16:24voilà
01:16:24je vous invite
01:16:25à lire ces travaux
01:16:28très bien
01:16:28je pense qu'on a fait
01:16:30un bon tour d'horizon
01:16:30en vous remerciant encore
01:16:31chaleureusement
01:16:32un grand merci à vous quatre
01:16:45j'enchaîne donc
01:16:46directement
01:16:48et
01:16:48pour la dernière
01:16:50pour l'avant-dernière
01:16:51séquence de la matinée
01:16:53il y a un côté
01:16:54un petit peu marathon
01:16:55mais
01:16:55je crois que c'est passionnant
01:16:57donc
01:16:57et
01:16:59on est donc
01:17:00vraiment
01:17:01impatients
01:17:02d'entendre
01:17:03nos intervenants
01:17:04qui suivent
01:17:04donc que j'invite

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