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François Ruffin, député Debout ! de la Somme, auteur de "Picardie Splendor" (éditions Les arènes), affirme qu'il sera candidat à l'élection présidentielle de 2027 s'il n'y a pas de primaire à gauche. En revanche, s'il y a une primaire, il s'engage à respecter son résultat. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-12-mai-2026-6629351
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00:00Nous recevons donc le député de la Somme et candidat à l'élection présidentielle François Ruffin
00:05avec vos questions et réactions évidemment chers auditeurs au 01 45 24 7000
00:10et sur l'application Radio France.
00:13Bonjour François Ruffin.
00:14Bonjour à vous.
00:14Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
00:17Avec plaisir.
00:17Dans un moment où la gauche non-mélenchoniste étale ses divisions,
00:21vous êtes candidat à l'élection présidentielle avec ou sans primaire,
00:26on verra et on va en parler,
00:27et puis plutôt qu'un programme ou qu'un essai,
00:30c'est une bande dessinée que vous publiez,
00:31ça s'appelle Picardie Splendor aux éditions des Arènes,
00:35sous-titré Les Aventures de François Ruffin, député reporter.
00:39Quand on veut être président de la République comme vous,
00:43c'est pas banal de sortir une bande dessinée,
00:46pour citer les grands auteurs François Ruffin
00:48qui imagine le général de Gaulle publier une BD pour défendre sa candidature.
00:53C'est même pas pour ça que je l'ai fait.
00:55C'est d'abord parce que la politique, ça peut être quelque chose de sale,
00:58de lait, de décourageant,
01:00et que moi, personnellement, j'ai besoin de mettre de la beauté,
01:03de l'humanité dans ma vie,
01:05et j'espère dans les gens que je rencontre aussi.
01:07Et ce que je vois, c'est que les gens qui sont dedans,
01:11qui sont auxiliaires de vie, qui sont charistes,
01:13ils l'ont reçu comme une fierté,
01:15et ils demandent, pour faire une dédicace,
01:17que la dédicace soit faite à leurs enfants ou à leurs petits-enfants,
01:20parce qu'ils considèrent que ça va faire partie de leur héritage.
01:22Donc voilà, moi, c'est de la continuité de mon travail,
01:25de rendre visibles les invisibles,
01:26et non pas ici de donner des leçons,
01:29mais de faire passer des émotions.
01:31Mais François Ruffin, sur la singularité de ce choix de publier une bande dessinée,
01:34quand on dit qu'on veut être un président payé au SMIC,
01:37qu'on revendique le fait de ne jamais porter de cravate,
01:40est-ce que ça veut dire que vous considérez que les Français
01:42ne croient plus ou ne veulent plus d'un président
01:44qui correspond au canon de la Vème République ?
01:47– J'ai ma manière de faire, mais vous savez,
01:49vous l'aurez, le gros livre qui rassemble en toutes les idées,
01:52qui fait le programme.
01:53– Donc en fait, vous serez à la fin assez traditionnel.
01:55– Vous l'aurez à la rentrée, vous inquiétez pas,
01:57vous aurez le 500 pages à lire,
01:58M. Duhamel, à ce moment-là.
02:00– J'étais très inquiet.
02:00– Mais là, il s'agit de porter des récits,
02:04des bouts de vie,
02:05de montrer de l'empathie,
02:06et pas de faire de la pédagogie.
02:08Mais évidemment, à travers ça,
02:09il y a quand même une vision de la France
02:11qui, par petites touches, se dégage,
02:12à la fois une vision de la France qu'on ne veut pas,
02:15celle du racisme et de Bardella,
02:17et une vision de la France qu'on veut,
02:18ou comme me le dit une dame à un spectacle de hip-hop,
02:21non, c'est pas la France qu'on veut,
02:22c'est la France qu'on a et qu'ils ne nous enlèveront pas.
02:25Parce que ce qui affleure, en fait,
02:26ce qui a affleuré pour moi ces dernières années,
02:28c'est quand même un pays en tension,
02:30à bout de nerfs,
02:31parfois au bord de l'explosion.
02:33Et en se disant,
02:35bon voilà, la France est fracturée,
02:38mais on peut encore la réparer.
02:40– Alors on va en parler,
02:41parce qu'il y a beaucoup de scènes de cette bande dessinée
02:43qui résonnent avec l'actualité
02:45sur les questions du pouvoir d'achat,
02:46sur les questions d'immigration,
02:47mais d'abord,
02:49on va faire un peu de politique,
02:51puisque vous êtes candidat
02:52à travers une primaire de la gauche
02:55que vous soutenez,
02:55primaire qui a du plomb dans l'aile,
02:57franchement, ces derniers jours,
02:59compte tenu de la crise au Parti Socialiste,
03:00est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux acter maintenant,
03:03tout de suite,
03:04qu'elle n'aura pas lieu, cette primaire ?
03:05– Moi je souhaite la primaire
03:07pour des raisons à la fois de départage,
03:09il y a plein de talents à gauche,
03:10pour des raisons de débordement,
03:13je pense que ça doit se passer
03:14avec les Français par millions,
03:15et pour des raisons de démocratie,
03:17ça fait que dix ans
03:18qu'Emmanuel Macron s'est assis dessus,
03:20donc on redonne la voix aux gens.
03:22Maintenant, s'il n'y a pas de primaire,
03:23moi j'y vais.
03:24– Ah bon, ben donc,
03:26s'il y a une primaire
03:27et que vous n'êtes pas désigné,
03:29– Je serai loyal
03:30et je soutiendrai le candidat
03:31qui sort de la primaire.
03:32– Maintenant, il y a aujourd'hui
03:33deux candidats à gauche,
03:35il y a Jean-Luc Mélenchon
03:36et il y a moi,
03:37il y a ma candidature
03:38et j'invite les auditeurs
03:41par ailleurs à nous rejoindre.
03:43– Mais simplement François Ruffin,
03:44on a compris que vous serez
03:45de toute façon candidat
03:46quoi qu'il arrive,
03:46mais sur l'analyse lucide
03:47de la situation,
03:48vous aviez hier dans ce studio
03:49à ce même micro,
03:50Boris Vallaud,
03:50le président des députés socialistes,
03:52qui dit,
03:52non moi je proposais à la primaire,
03:54qui lance une initiative,
03:55il veut des rencontres
03:55de la nouvelle gauche plurale,
03:56ah je vois,
03:57vous avez pas l'air
03:58de vous convaincre là,
03:59vous francez les sourcils ?
04:00– Personne n'y comprend rien
04:01et tout le monde s'en fout.
04:03Et ce que j'éprouve
04:04en voyant tout ça,
04:06c'est du dégoût.
04:07Vous savez ce week-end…
04:08– Ça suscite du dégoût chez vous,
04:10la même avec qui vous souhaitez travailler ?
04:12– Oui, mais je pense que ça suscite
04:12du dégoût chez ces manœuvres,
04:14il n'y aura pas de négociation de salon,
04:15il n'y aura pas de congrès à ranger.
04:17Vous savez, ça suscite du dégoût
04:19parce que ce week-end,
04:20je reviens à ma vie,
04:21j'étais avec les salariés
04:22d'Idé Logistics,
04:24sous-traitants de Amazon,
04:2577 milliards de dollars de profit
04:29et eux sont payés 1 500 euros
04:31alors qu'ils soulaient chaque jour
04:32avec leurs bras 10 tonnes,
04:3510 000 kilos de colis,
04:36des croquettes pour chats
04:37et ainsi de suite.
04:38Et ils sont payés 1 500 euros.
04:40Et ce qu'ils me disent,
04:40c'est on n'arrive pas à vivre,
04:42on saute des repas.
04:43La veille, j'étais avec les soignantes
04:45de l'EHPAD de Poitiers
04:46qui est un groupe financier.
04:48Pareil, on saute des repas.
04:50Vous savez, il y a 10 ans,
04:51quand je sors, merci patron,
04:52il y a un couple de chômeurs
04:53à l'intérieur qui dit
04:55tous les soirs, on ne mange pas,
04:56il y a des fois,
04:56c'est juste une tranche de chômage.
04:57Et à ce moment-là,
04:58dans les salles de cinéma,
04:59il y a un grand silence.
05:00Aujourd'hui, on est dans un pays
05:02où on s'habitue à ce que
05:03des travailleuses, des travailleurs
05:04qui tiennent le pays debout
05:06sautent des repas.
05:06Voilà pourquoi vous aurez
05:07un bulletin Ruffin.
05:08Ce que vous êtes en train de dire,
05:09c'est que les Français
05:11que vous rencontrez se fichent
05:12de savoir ce qui va se passer à gauche.
05:13Personne ne m'a parlé
05:14de Boris Vallaud,
05:15de Marine Tondelier
05:16ou de François Ruffin.
05:17Oui, mais donc raison de plus
05:18peut-être pour acter le fait
05:19que cette primaire n'aura pas lieu.
05:20Mais je souhaite qu'elle ait lieu
05:21parce que je pense que...
05:23Il n'y a pas une autre façon de faire.
05:25Aujourd'hui, c'est 75%
05:26des électeurs insoumis,
05:2875% des électeurs socialistes,
05:3075% des électeurs de gauche
05:32qui disent qu'on veut
05:33une investiture commune
05:34avec une primaire.
05:34Maintenant, que les choses soient claires.
05:36S'il n'y a pas de primaire,
05:37nous, on y va.
05:39On a eu les 100 000 signatures
05:40en 15 jours.
05:41On a eu plusieurs milliers
05:42de personnes à Lyon.
05:43Maintenant, en route
05:44vers les 500 maires,
05:45il y a un élan populaire.
05:46Encore un mot sur la politique
05:48puisqu'on ne vous a toujours pas entendu
05:49du moins dans une interview
05:50sur la candidature désormais officielle
05:52de Jean-Luc Mélenchon
05:53qui lui dit,
05:54par rapport à ce que les insoumis
05:56appellent la petite gauche,
05:57à la France insoumise,
05:58c'est carré.
06:00Il revendique de la même manière
06:01des parrainages citoyens.
06:03Qu'est-ce qui vous empêche
06:03de le soutenir,
06:04François Ruffin, aujourd'hui ?
06:05Écoutez, il y a un désaccord moral,
06:07M. Duhamel.
06:07Un désaccord moral, mais sur quoi ?
06:09Vous m'avez entendu le dire
06:10depuis des années,
06:12donc je n'ai pas de difficulté
06:13à le répéter.
06:15Dans un temps où on a un pays
06:17qui est à bout de nerfs.
06:18Depuis quatre années,
06:19Jean-Luc Mélenchon
06:20a joué les incendiaires.
06:22Enversant de l'huile
06:23sur les plaies identitaires.
06:24Et je considère
06:25qu'il y a un choix
06:26qui est à faire aujourd'hui.
06:27Mais sur quoi, par exemple ?
06:27Parce que les plaies identitaires,
06:29vous parlez de quoi, François Ruffin ?
06:30M. Duhamel.
06:31Tout ça est connu,
06:32on ne va pas s'enliser là-dedans.
06:34On ne s'enlise pas là-dedans,
06:34c'est important,
06:35parce que ça,
06:35c'est des questions d'ordre de fond.
06:36C'est ce qui vous distingue
06:38de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui,
06:39François Ruffin.
06:39J'ai fait un premier livre
06:40qui s'appelle
06:40Je vous écris du fond de la Somme.
06:41J'ai fait un deuxième livre
06:43qui s'appelle Itinéraire
06:44où vous pouvez plonger dedans.
06:46Tout y est expliqué.
06:47Pourquoi je veux la France,
06:49la France tout court,
06:50la France en entier
06:51et pas la nouvelle France
06:52qui s'oppose à une ancienne France.
06:54Mais vous savez,
06:55moi je ne suis pas là
06:56pour être le candidat
06:57de la gauche non-mélenchoniste.
06:58Je ne suis pas là
06:59pour être le candidat
07:00contre Jean-Luc Mélenchon.
07:02Je suis là pour être le candidat
07:03qui vient parler
07:04aux Français,
07:05des Français.
07:06Avec un verbe au cœur
07:07qui est le verbe protéger.
07:09Vous savez,
07:09protéger notre industrie.
07:11Mais protéger
07:12le pouvoir d'achat.
07:14Protéger notre territoire.
07:15Protéger la sécurité.
07:17Juste d'un mot rapidement
07:17François Ruffin,
07:18l'argument qui est utilisé
07:19par vos camarades de gauche
07:20c'est de dire
07:21face au Rassemblement National,
07:22Jean-Luc Mélenchon
07:23est le plus mauvais des candidats.
07:24Vous aviez eu cette expression
07:25c'est un boulet.
07:25Est-ce que c'est aussi
07:26l'analyse que vous faites ?
07:27Oui, mais ça peut être
07:28le rêve de Bardella,
07:29de CNews
07:30et du Rassemblement National
07:31que d'avoir
07:32Jean-Luc Mélenchon
07:33au deuxième tour.
07:34Mais là vraiment
07:35ce n'est pas le sujet pour moi.
07:36Aujourd'hui,
07:37c'est quel projet
07:38protéger, on a apporté
07:38devant les Français.
07:39Et je vous ai dit
07:39le mot protéger.
07:40Pourquoi ?
07:41Parce qu'un fossé
07:42s'est ouvert depuis 40 ans
07:44entre les gens
07:45et les dirigeants.
07:46Pourquoi ?
07:46Parce que des dirigeants
07:47c'est supposé protéger.
07:49Protéger le pays,
07:50protéger les gens.
07:51Et depuis 40 ans,
07:52vous avez des dirigeants
07:53qui ont fait le choix inverse,
07:54qui ont fait le choix
07:55de plonger les Français
07:57dans le vent mauvais
07:58de la mondialisation,
07:59des marchés,
07:59de la compétitivité
08:00et en fin de compte
08:01plutôt que d'assurer
08:03une tranquillité sociale
08:04aux gens,
08:05de finalement installer
08:06l'angoisse au cœur des gens.
08:08Alors François Ruffin,
08:09vous savez que le grand entretien
08:10est ouvert aux auditeurs
08:11de France Inter.
08:12On accueille justement
08:13Pierre de Nîmes.
08:14Bienvenue Pierre.
08:15Vous avez une question
08:17stratégie à poser
08:18à François Ruffin.
08:20Oui, bonjour.
08:21Écoutez, ma question
08:21c'est simple.
08:22Est-ce que François Ruffin,
08:24son objectif prioritaire
08:25principal,
08:26c'est bien d'empêcher
08:27l'extrême droite
08:28de gagner en 2027 ?
08:30Et si la réponse
08:31est oui,
08:32est-ce qu'il considère
08:33que sa stratégie
08:34est la bonne ?
08:35Et est-ce que je peux
08:36vous demander une faveur
08:37Florence et Benjamin ?
08:39Allez-y, oui.
08:40C'est que cette question,
08:41je pense qu'elle se pose
08:42à tous les partis de gauche,
08:44à tous les représentants.
08:45Donc, est-ce que vous pouvez,
08:47parce que je ne vais pas
08:47pouvoir être là à chaque fois.
08:48On vous rappellera
08:49à chaque fois alors, Pierre.
08:50Est-ce que vous pouvez
08:50poser cette question
08:51à tous les candidats
08:53et tous les représentants
08:54des partis de gauche ?
08:54D'accord, on essaiera.
08:55Alors, François Ruffin,
08:56réponse sur votre stratégie.
08:58D'abord, je le répète.
08:59Je souhaite
08:59une investiture commune,
09:01que ça soit déterminé,
09:03départagé par une primaire.
09:04Maintenant, si les apparatchiks
09:05de la politique,
09:06ils n'en veulent pas,
09:07eh bien, je dis, j'irai.
09:08Par ailleurs, dans mon coin,
09:10j'ai battu trois fois
09:11le Rassemblement National,
09:12dans une circonscription
09:13où, vous le savez,
09:14systématiquement,
09:15aux grandes élections,
09:16c'est Marine Le Pen
09:17et Jordan Bardella
09:18qui arrivent largement en tête.
09:20Enfin, moi, je suis là,
09:21oui, pour battre
09:22le Rassemblement National,
09:23mais je suis là aussi
09:24pour apporter du positif.
09:26Les gens dont je vous parlais
09:26tout à l'heure,
09:27de l'idée logistique
09:28ou de l'épad
09:29des feuillons à Poitiers,
09:30je veux qu'ils puissent
09:31vivre de leur travail,
09:32bien en vivre,
09:33pas en survivre
09:34et même qu'ils aient droit
09:35à la joie.
09:36Monsieur Luhamel,
09:37qu'ils aient droit à la joie.
09:38Pas seulement qu'ils puissent
09:40avoir tout leur repas,
09:41mais que leurs enfants,
09:42c'est un enfant sur cinq
09:43qui, dans notre pays,
09:44grandit dans la pauvreté,
09:45qu'ils puissent partir en vacances
09:47et qu'ils puissent partir
09:47en vacances avec leurs parents.
09:49Entrons dans le vif du sujet,
09:50François Ruffin,
09:51puisqu'il faut qu'on parle
09:52d'une des premières controverses
09:53de cette campagne présentielle
09:54sur le fond
09:55que vous avez suscité
09:56d'une certaine manière
09:57en vous prononçant
09:57contre le recours
09:58à l'immigration de travail,
09:59ce qui a suscité
10:00une bronca à gauche.
10:01On vous accuse,
10:02comme Marine Tondelier,
10:03de, je cite,
10:03« convoquer les sujets
10:04de l'extrême droite »,
10:04c'est son expression.
10:06Et là encore,
10:07ça résonne avec un certain
10:07nombre d'images,
10:09de dialogues
10:09qu'il peut y avoir
10:10dans votre bande dessinée.
10:12Vous avez notamment
10:12un contrôleur de TER
10:13qui dit la phrase suivante
10:14« C'est ce que je reproche
10:15à la gauche sur l'immigration
10:16où la sécurité,
10:17elle se tait,
10:18elle fait comme s'il n'y avait
10:18pas de soucis ».
10:20Ça, c'est une vraie ligne
10:21de fracture.
10:22Marine Tondelier
10:23considère que l'immigration,
10:28il n'y a pas de sujet tabou.
10:30Vous savez,
10:31combien de soignants
10:33manquent aujourd'hui
10:33en Afrique ?
10:34Il manque 5 millions
10:36de soignants.
10:37Une infirmière formée
10:38en Afrique coûte
10:3940 000 euros
10:40à l'État qui l'a formé.
10:42Quand elle part,
10:42on considère que c'est
10:43une perte de 400 000 euros.
10:44Or, vous avez le MEDEF,
10:46le Capital,
10:47Gabriel Attal,
10:47qui disent
10:48« Ce qu'on doit faire,
10:49c'est aller chercher
10:49nos soignants
10:50dans les pays du Sud. »
10:51C'est-à-dire,
10:52c'est l'organisation
10:53d'un pillage.
10:54C'est le prolongement
10:54d'un pillage colonial.
10:56Ce qui est dit
10:57par le MEDEF
10:57et Gabriel Attal,
10:58c'est de dire
10:58que l'économie
11:00a besoin d'immigration.
11:01Pour tourner,
11:01pas qu'il faut aller,
11:02comme vous le dites,
11:02piller des infirmières
11:04pour remplir
11:05les hôpitaux français.
11:06Absolument pas,
11:07à la fois Gabriel Attal
11:08et le MEDEF
11:09disent
11:10« Il nous faut aller chercher
11:11une immigration
11:11qui répond aux besoins
11:12du marché. »
11:13Et voilà pour quel secteur
11:14l'hôtellerie,
11:15la restauration,
11:16l'agriculture,
11:17mais aussi le soin.
11:18Donc, il s'agit
11:19d'aller chercher
11:19des gens qui sont déjà formés
11:20plutôt que de former
11:21des gens qui sont ici.
11:22Or, ici,
11:25nous avons un gâchis
11:26d'abord sur les travailleurs étrangers
11:28à qui on ne permet pas
11:29pour beaucoup de travailler
11:30ici.
11:31Et donc,
11:32qu'on permette déjà
11:34aux gens qui sont
11:35sur notre territoire français
11:36de pouvoir travailler.
11:37On a un gâchis
11:38de main-d'oeuvre
11:38sur les jeunes
11:39qui entrent
11:40sur le marché du travail
11:41trois ans après
11:42parce qu'ils passent
11:43par des CDD,
11:44par de l'intérim.
11:45Nous avons un gâchis
11:46de main-d'oeuvre
11:46de l'autre côté
11:47sur les seniors.
11:49Nous avons un gâchis...
11:49Mais pardon François Ruffin,
11:50je...
11:50Vous pensez qu'on n'a pas
11:51besoin d'immigration
11:52malgré la pyramide des âges ?
11:55Des Espagnols,
11:56des Italiens,
11:57vous pensez que la France
11:57peut tourner,
11:58que l'économie française,
11:59elle peut tourner
12:00sans l'immigration de travail ?
12:01Je souhaite qu'il n'y ait
12:02pas d'immigration utilitariste,
12:04qu'on ne cherche pas
12:05à importer de la main-d'oeuvre
12:06qui réponde
12:07à nos besoins du marché,
12:08mais qu'on maintienne
12:09une immigration humaniste
12:11qui considère
12:11que ce n'est pas
12:12de la main-d'oeuvre,
12:13ce sont des personnes
12:14qu'on accueille.
12:14Et qu'on doit...
12:15Monsieur Duhamel,
12:16et qu'on doit accueillir
12:17mieux que ça.
12:18Qu'on doit accueillir
12:19en mettant en place
12:20un apprentissage de la langue,
12:22qu'on doit accueillir
12:23en mettant en place
12:23du logement,
12:25l'école pour les enfants,
12:26de la formation
12:27et du travail.
12:28Si vous permettez,
12:28pour essayer d'aller
12:29au-delà des slogans
12:30sur cette question
12:31de l'immigration de travail...
12:32Là, je suis bien au-delà
12:33des slogans.
12:34Justement,
12:34vous, Président,
12:35très concrètement,
12:36il y a eu en 2025
12:37plus de 50 000,
12:38un peu plus de 50 000
12:39de titres de séjour
12:40délivrés
12:40au titre de l'immigration
12:41professionnelle.
12:42Est-ce que ça veut dire
12:43que si vous vous dites
12:44opposé à l'immigration
12:45de travail,
12:45est-ce que vous, Président,
12:46vous dites,
12:46ces visas-là,
12:47il n'y en a plus ?
12:49Ces visas-là,
12:49pourquoi pas ?
12:50On voit bien
12:50que ce n'est pas...
12:51Mais ça veut dire
12:51que demain,
12:53je vous le redis,
12:54le plan du MEDEF,
12:55c'est ça...
12:55Non, mais attendez,
12:55là, on ne parle pas
12:56du MEDEF,
12:56on parle de vous, Président.
12:57Il y a plus de 50 000
12:59de visas au titre
13:00de l'immigration professionnelle
13:01qui sont délivrés.
13:01Est-ce que vous les enlevez ?
13:02Je regarderai à l'intérieur
13:03de ça,
13:04mais a priori,
13:04je ne m'y opposerai pas.
13:06Donc, vous n'êtes pas
13:07opposé à l'immigration
13:07de travail.
13:08Mais si, bien sûr,
13:09puisque là,
13:09il y a un plan,
13:10mais vous le voyez
13:10se dérouler article
13:12après article,
13:13le plan du MEDEF,
13:14c'est dire d'ici 2050,
13:15il nous faut 5,4 millions
13:17de salariés étrangers.
13:19Voilà.
13:20Mais en termes
13:21de politique publique,
13:21François Ruffin,
13:22comment se traduit
13:22le fait de ne pas vouloir
13:23d'immigration de travail ?
13:24Je veux dire,
13:25c'est refuser
13:26la vision qu'a le MEDEF
13:27ou Gabriel Attal
13:29de dire,
13:30désormais,
13:30ce qu'on doit faire venir
13:32dans notre pays,
13:33ce sont des gens
13:34qui répondent...
13:34Je ne comprends toujours
13:35pas votre position.
13:36Tout le monde me comprend,
13:38sauf vous.
13:38Donc, ce n'est pas grave.
13:39Je ne crois pas.
13:39Je ne crois pas.
13:40Les gens dont vous parlez,
13:41en fait,
13:41ils sont déjà là.
13:42Ils font déjà tourner
13:43un certain nombre de secteurs,
13:44l'hôtellerie,
13:44restauration,
13:45le soin,
13:46les services à la personne
13:47ne tourneraient pas
13:49sans ce travail
13:51des numéros.
13:52Tous ceux qui sont là,
13:53je les remercie.
13:54Ils sont les bienvenus.
13:55Je veux qu'ils aient
13:56des papiers
13:56qui puissent s'installer
13:58dans la durée,
13:58qu'à terme,
14:00ils aient la nationalité française
14:01et qu'ils se sentent
14:02pleinement français,
14:03pleinement intégrés
14:04et il n'y a pas de souci
14:05avec ça.
14:05Donc, ça veut bien dire
14:05qu'on a besoin de ces gens ?
14:08Ils sont là
14:08et ils nous rendent service
14:11et je les en remercie.
14:12Maintenant,
14:12la question est,
14:13est-ce que,
14:14face à la crise démographique
14:16qui est en cours,
14:17est-ce qu'on doit valider
14:19le choix du MEDEF,
14:20de Gabriel Attal
14:21et de tous les autres,
14:21de dire,
14:22ça, ça doit être
14:23congelé par 5,4 millions
14:25de...
14:26Il s'avère que ce matin,
14:27on n'a ni Patrick Martin,
14:28le patron du MEDEF,
14:28ni Gabriel Attal
14:29en face de nous.
14:29Encore un mot là-dessus
14:30avant de parler
14:30d'un autre sujet.
14:32Vous avez dit sur BFMTV
14:33le 1er mai,
14:33je souhaite que tous ceux
14:34qui sont dans notre pays,
14:35qu'ils aient des papiers
14:36ou qu'ils n'aient pas de papiers,
14:37soient accueillis comme il faut.
14:38Est-ce que là,
14:39encore concrètement,
14:39ça veut dire que François Ruffin,
14:40président de la République,
14:42vous régularisez
14:42tous les sans-papiers en France ?
14:44Tous les sans-papiers
14:44qui travaillent ?
14:45Tous les travailleurs sans-papiers ?
14:47Ah, et ceux qui ne travaillent pas ?
14:48Mais je souhaite
14:48que toutes les personnes
14:49qui sont dans notre pays
14:51puissent travailler
14:52et qu'ils aient des papiers
14:54pour pouvoir le faire
14:56légalement,
14:57tranquillement
14:57et pouvoir vivre de leur travail.
14:58Ils ne travaillent pas,
14:59qu'est-ce que vous en faites ?
15:01Je leur permets de travailler déjà.
15:03Je souhaite qu'ils travaillent.
15:04Je souhaite qu'ils travaillent
15:05parce que c'est comme ça
15:05qu'on s'intègre.
15:06Donc on est contre
15:07l'immigration de travail
15:07mais on souhaite que
15:08tous les étrangers sans-papiers
15:09puissent travailler en France ?
15:10Tous ceux qui sont sur le...
15:11Mais oui,
15:12vous pouvez faire l'amour
15:12M. Duhamel,
15:13mais les gens me comprennent très bien.
15:14Tous ceux qui sont
15:15sur le territoire français
15:16doivent pouvoir travailler
15:18et avoir des papiers.
15:19En revanche,
15:19on ne doit pas avoir
15:20un plan d'importation
15:22de main-d'oeuvre
15:22en allant chercher
15:23ceux qui répondent
15:28dans votre...
15:29Mais vous savez,
15:30ce n'est pas au cœur.
15:30Je n'ai pas de difficulté
15:32à aborder cette question-là.
15:34C'est loin d'être au cœur
15:35de mon projet.
15:36On va avancer un peu.
15:37Vous racontez aussi
15:38dans votre BD
15:39beaucoup d'échanges
15:40avec des Français
15:41qui souffrent au quotidien.
15:43Vous en avez parlé
15:43d'avoir un salaire trop bas
15:45avec des prix des carburants
15:47qui sont beaucoup trop élevés
15:49en ce moment.
15:50Face à la crise énergétique,
15:51le gouvernement
15:52mis sur des aides ciblées.
15:54On attend de nouvelles annonces
15:55dans les jours à venir.
15:56Est-ce que c'est ça
15:58dont ils ont besoin,
15:58les gens ?
15:59Est-ce que c'est
15:59la bonne stratégie
16:00face à ce moment compliqué
16:02à la pompe à essence
16:03pour les gens qui travaillent
16:04et qui font énormément
16:04de kilomètres ?
16:05Sur l'énergie,
16:06comme sur plein de sujets,
16:07la question c'est
16:08comment on régule le marché ?
16:09Et on a eu des solutions
16:10qui ont duré
16:11pendant les 30 glorieuses
16:13qui ont assuré
16:14à la fois notre stabilité
16:15et notre prospérité.
16:16Il y a eu quelque chose
16:17qui jusqu'en 1986
16:18s'est appelé
16:19le contrôle des prix
16:20et des marges.
16:21C'est-à-dire qu'à la fois
16:22sur l'essence
16:22mais sur tout le reste aussi.
16:24Eh bien,
16:25il y avait un contrôle
16:26pour voir
16:26si les industriels
16:28ou pas là-dessus.
16:30Et par ailleurs,
16:31donc ça c'est la première mesure,
16:32la deuxième chose...
16:33Contrôle des marges
16:33c'est déjà fait ?
16:34Non, non, non.
16:35C'est pas parce qu'on envoie
16:36trois inspecteurs
16:37dans un coin
16:38que c'est un contrôle
16:39des prix et des marges.
16:40Moi je veux un contrôle
16:41des prix et des marges
16:41qui soit installé
16:42dans la durée
16:43et d'ailleurs
16:43pas seulement
16:44sur le prix de l'essence
16:45mais sur tous les produits
16:47de première nécessité
16:48comme ça s'est fait
16:49pendant des décennies.
16:50Le deuxième point
16:50c'est l'indexation
16:51des salaires sur l'inflation
16:52parce que là
16:53le salaire réel
16:54pendant les années Macron
16:55il a baissé
16:59indexation et pas seulement
17:00du SMIC.
17:01Alors moi je veux
17:01le SMIC à 1700 euros
17:02je veux l'indexation
17:04des salaires sur l'inflation
17:05je veux statut, revenu,
17:07carrière, salaire, horaire
17:08pour les travailleurs
17:09et les travailleurs
17:10essentiels
17:11de notre pays.
17:13Et maintenant vous savez...
17:13Et dans ce cas-là,
17:14pardon François Réphard
17:14mais le petit patron
17:15dans votre circonscription
17:16dans la Somme
17:16à qui vous allez dire
17:17si vous êtes élu président
17:18on indexe les salaires
17:19sur l'inflation
17:19et on met le SMIC
17:20à 1700 euros net
17:21il va vous dire
17:21mais moi je ne peux pas payer.
17:22Mais je voulais lui dire
17:23que d'abord
17:24nous allons faire bifurquer
17:25les aides
17:25qui sont aujourd'hui gigantesques
17:27des firmes vers les PME.
17:28Pourquoi ?
17:29Parce que les PME
17:30elles touchent moins d'aide
17:31elles payent plus d'impôts
17:32et elles créent de l'emploi.
17:33Pendant qu'on a des firmes
17:34qui dans notre pays
17:35payent moins d'impôts
17:36touchent beaucoup plus d'aide
17:38et ces dix dernières années
17:39ont supprimé
17:39plus de 300 000 emplois.
17:41Donc il y a une bifurcation
17:42de ces aides-là.
17:42Mais au-delà de ça
17:43Monsieur Duhamel
17:44on est dans un pays
17:45où on a des salariés
17:47qui sont rationnés
17:48qui se rationnent sur tout.
17:50Il n'y aura pas de resto
17:51il n'y aura pas de McDo
17:51il n'y aura pas de vacances
17:53tout ça c'est l'évidence
17:54mais même je vous le dis
17:55qui se rationnent
17:56parce qu'ils sautent
17:57le petit déjeuner
17:57pour beaucoup.
17:58Voilà ce qu'on vit.
17:59Et de l'autre côté
18:00vous avez une France d'en haut
18:02qui se gave.
18:03L'année dernière
18:04c'est plus de 9,5%
18:06de dividendes.
18:08Pas seulement pour
18:09Total.
18:10Un Total
18:10c'est le baril de pétrole
18:11qui cache la forêt des produits.
18:13Des grandes entreprises
18:13qui ont comme sous-traitants
18:14des petites PME
18:16sans doute y compris
18:16dans votre circonscription.
18:17Est-ce qu'on peut vraiment
18:18opposer de façon aussi binaire
18:20ce que vous appelez des firmes
18:21c'est-à-dire des grandes entreprises
18:22et le tissu de petites
18:23et moyennes entreprises ?
18:24Oui parce qu'on a même
18:25des firmes
18:26qui sont assises sur les PME
18:28qui les maltraitent
18:29en les sous-traitant.
18:30Et donc du coup
18:30on a des entreprises
18:32à deux vitesses
18:33avec certaines
18:34qui captent
18:35et comme des vampires
18:36qui sucent la part
18:37de valeur ajoutée
18:38et qui la distribuent
18:39aux actionnaires.
18:40Vous savez quand on dit
18:40qu'il y a 100 milliards
18:42qui sont distribués
18:43aux actionnaires
18:43à 96%
18:45ça part pour le 1%
18:47des français les plus riches.
18:48Donc on a un gigantesque
18:49gavage qui se produit
18:50d'un côté
18:51et un rationnement
18:53de l'autre côté.
18:54Et bien simplement
18:54il faut que dans notre pays
18:55il y ait du partage
18:56du partage
18:57du partage.
18:58François Ruffin
18:59vous président
19:00vous feriez
19:02fermer CNews
19:03c'est ce que vous avez dit
19:04la semaine dernière
19:05en meeting
19:06alors expliquez-nous
19:06comment vous feriez
19:07d'une part
19:08et si pour vous
19:09être président
19:11c'est avoir un droit
19:12de vie ou de mort
19:13sur une chaîne de télévision ?
19:14Il faut dire d'abord
19:15pourquoi alors ?
19:16Parce que CNews
19:18quand il y a un élu
19:19qui devient maire de Saint-Denis
19:21parce qu'il est noir
19:22on a un défilé
19:23d'éditorialistes
19:24qui viennent le traiter
19:25de grands singes
19:26rappeler le temps
19:27des tribus
19:27et ainsi de suite
19:28parce que CNews
19:29a été 27 fois
19:31sanctionné
19:32ou rappelé à l'ordre
19:33par l'Arcom
19:34mais parce que CNews
19:36a signé une convention
19:37d'accord ?
19:38Il a signé une convention
19:39dans laquelle CNews
19:41s'engagent
19:41sur le pluralisme
19:42d'opinion
19:43je le dis
19:44nous toucherons
19:44à CNews
19:45mais nous ne toucherons
19:46pas à Valeurs Actuelles
19:47pourquoi ?
19:47Parce que
19:48dans nos kiosques
19:49à journaux
19:50le principe
19:50c'est que
19:51les lecteurs
19:52ont le choix
19:52entre les échos
19:53et libérations
19:54entre le Figaro
19:56et l'humanité
19:56pour se faire
19:57leur opinion
19:57c'est pas le cas
19:58dans les chaînes de télé
20:00normalement
20:01il doit y avoir
20:01du pluralisme interne
20:03François Ressard
20:03il y a des manquements
20:04caractérisés
20:04et vous avez raison
20:05ils ont été documentés
20:06il y a d'ailleurs
20:07des saisines
20:08de l'autorité de régulation
20:09de l'ARCOM
20:09mais quand on dit
20:10nous présidents
20:11puisque c'est un collectif
20:12on fera fermer CNews
20:13en réalité vous
20:14ferez une saisine
20:15et vous verrez
20:16si l'autorité de régulation
20:17retire ou non à CNews
20:18sa fréquence
20:19Et si l'autorité de régulation
20:20qui aujourd'hui
20:22ne joue pas son rôle
20:23d'autorité
20:24ne joue pas son rôle
20:25de régulation
20:25il y aura à revoir
20:27cette autorité
20:28indépendante de régulation
20:30mais il y aura
20:30à revoir son fonctionnement
20:32pour qu'il y ait
20:32une véritable régulation
20:33des médias aujourd'hui
20:34mais vous savez
20:35c'est une nouveauté
20:36dans notre pays
20:37d'habitude
20:38on avait les élus
20:39du rassemblement national
20:40qui voilà
20:41proféraient
20:42leurs machins racistes
20:44contre les immigrés
20:45et ainsi de suite
20:46maintenant
20:47ça s'est assis
20:48sur tout un continent médiatique
20:49frontières
20:50valeurs actuelles
20:51Europe 1
20:52CNews
20:53l'Empire Bolloré
20:54et en vérité
20:55se donne
20:57à entendre
20:58un racisme
20:59venu d'en haut
21:00comment on peut
21:01espérer
21:02dans ce temps-là
21:03que non pas
21:03il y a un rassemblement national
21:04mais qu'il y ait autre chose
21:05qu'un déchirement national
21:06un déchirement national
21:08selon les papiers
21:09selon les origines
21:11selon la religion
21:12selon la couleur de peau
21:13c'est pas ça qu'on veut
21:15François Riffin
21:15on regarde pas CNews
21:16on n'écoute pas Europe 1
21:17dans votre circonscription
21:19c'est pas une raison
21:22CNews simplement
21:23ne répond pas
21:24à la convention
21:25qu'ils ont eux-mêmes signée
21:27et je pense que
21:28ça instille
21:29dans le cœur du pays
21:30un malaise très profond
21:31qui est celui
21:32de la zizanie
21:33moi je viens
21:34pour l'inverse
21:35ma BD
21:35elle est faite de l'inverse
21:36elle est faite
21:37de la volonté
21:37de réconcilier
21:38elle est faite
21:39de la volonté
21:40de réparer
21:41elle est faite
21:41de la volonté
21:42de parler à tous les français
21:43et de faire qu'il n'y ait pas
21:45deux frances
21:46deux frances séparées
21:47mais qu'il y ait
21:48une seule France
21:50Merci François Riffin
21:51d'avoir été au micro
21:52de France Inter
21:54ce matin
21:54la revue de presse
21:55à suivre
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