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  • il y a 2 heures
Les tensions augmentent à nouveau au Moyen-Orient alors que l'armée américaine a abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud de l'Iran, la deuxième opération américaine de ce type cette semaine. En représailles, les Gardiens de la Révolution disent avoir visé une frappe américaine.

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Transcription
00:00Peut-on dire ce matin qu'on a vraiment franchi un cap, c'est-à-dire que depuis l'entrée
00:04en vigueur du cessez-le-feu, la situation n'avait jamais été aussi tendue ?
00:07Sur le plan militaire, c'est vrai, mais sur le plan diplomatique, c'est faux.
00:11C'est-à-dire que tant que les négociations ne sont pas rompues, le cessez-le-feu, on peut l
00:16'appeler comme on veut,
00:17trêve, cessez-le-feu, cessation des hostilités provisoires, mais peu importe.
00:21Tant que la négociation reste, que les deux parties sont autour de la table et continuent d'échanger des formules
00:27pour ce fameux accord préliminaire...
00:28Mais les négociations vont-elles pouvoir tenir dans ces circonstances ce matin, François ? C'est la question qu'on
00:32se pose.
00:33Pour l'instant, oui. Mais on verra jusqu'où. Et c'est important de le souligner, c'est que les
00:38deux pays, l'Iran comme les États-Unis,
00:41adoptent une démarche à peu près similaire. C'est-à-dire qu'on frappe, oui, mais pas de façon disproportionnée.
00:47On répond à l'autre, œil pour œil, dent pour dent, c'est ce que je vous ai expliqué hier.
00:51Et on fait en sorte qu'effectivement, on n'aille pas commettre l'irréparable.
00:54C'est-à-dire que, face à une attaque trop violente, l'autre n'a pas d'autre choix que
00:59de se retirer.
01:00C'est une posture pour dire, regardez, on n'est pas contre le fait de négocier, mais en revanche, on
01:05ne peut pas se laisser faire.
01:06Voilà, c'est exactement ça la posture des deux.
01:08Maintenant, pour moi, ce qui est le plus grave, et ce qui menace, pour le coup, la paix dans la
01:14région,
01:14c'est pas ce qui est en train de se passer au Koweït ou dans le Golfe, c'est ce
01:18qui se passe au Liban.
01:19Pourquoi ? Parce que Benjamin Netanyahou juge que de toute façon, quoi qu'il sorte des négociations,
01:25l'accord sera catastrophique pour lui, parce qu'il n'ira pas suffisamment loin dans la mise à genoux de
01:31l'Iran.
01:31Et donc, il a obtenu de Donald Trump le fait de pouvoir continuer sa guerre au Liban contre le Hezbollah,
01:38quels que soient les motifs.
01:40Et donc, ça veut dire qu'aujourd'hui, quand vous passez de cette limite géographique,
01:44de la zone tampon au fleuve Litanie et au fleuve Zarani, c'est-à-dire presque la moitié du pays,
01:50ça veut dire que là, vous mettez en risque de guerre civile le Liban.
01:53J'ai une source libanaise qui me disait, nous craignons une situation à la Yémen.
01:59À la Yémen, c'est-à-dire qu'effectivement, les différentes communautés n'ont plus d'autre choix
02:03que de se battre les unes contre les autres si jamais le pays est à feu et à sang.
02:08Ça, c'est beaucoup plus grave que le reste, parce que s'il n'y a pas d'accord au
02:11Liban,
02:11il n'y aura pas d'accord sur la paix au Moyen-Orient.
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