- il y a 9 heures
Une table ronde réunissant des représentants des médias russes et africains s’est tenue le 27 mai autour du thème : « La nouvelle formule des médias professionnels en Russie et en Afrique ». Organisée par le groupe médiatique russe Rossiya Segodnya, la rencontre a permis des échanges sur les défis du journalisme, la transformation numérique et la coopération médiatique entre la Russie et l’Afrique.
Modérée depuis Moscou par Daria Nagovitcina, responsable de la coopération internationale de Rossiya Segodnya, la rencontre a enregistré la participation de plusieurs responsables de médias africains et russes, dont Djamil Ahmat Mahamat, directeur général du site Alwihda Info (Tchad), Yves Laurent Goma de Gabon Actu (Gabon), Tilado Apollinaire Abga de l’Agence d’information du Burkina et Anna Kalinkina, rédactrice vidéo en chef de Sputnik Afrique.
Les échanges ont porté notamment sur l’évolution des médias professionnels, les nouveaux formats numériques, les défis liés à l’information à l’ère des réseaux sociaux ainsi que les perspectives de coopération entre médias africains et russes.
Modérée depuis Moscou par Daria Nagovitcina, responsable de la coopération internationale de Rossiya Segodnya, la rencontre a enregistré la participation de plusieurs responsables de médias africains et russes, dont Djamil Ahmat Mahamat, directeur général du site Alwihda Info (Tchad), Yves Laurent Goma de Gabon Actu (Gabon), Tilado Apollinaire Abga de l’Agence d’information du Burkina et Anna Kalinkina, rédactrice vidéo en chef de Sputnik Afrique.
Les échanges ont porté notamment sur l’évolution des médias professionnels, les nouveaux formats numériques, les défis liés à l’information à l’ère des réseaux sociaux ainsi que les perspectives de coopération entre médias africains et russes.
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00:00:10Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Je vous salue depuis Moscou du groupe international de presse Roissy et Sivogne,
00:00:17fondateur de l'agence de presse et de la radio Spoutnik et de l'agence Rianovosti.
00:00:23Je m'appelle Daria Nagavitsina, je représente le département de la coopération internationale. Nous sommes honorés d'accueillir aujourd'hui
00:00:32cette table ronde de représentants de médias russes et africaines, intitulée « La nouvelle formule des médias professionnels en Russie
00:00:42et en Afrique ».
00:00:43Avec moi, ici à Moscou, se trouve Anna Kalinkina, rédactrice vidéo en chef de Spoutnik Afrique, de N'Djamena, rejoint Jamil
00:00:52Ahmad, directeur du site d'information Alvida Info,
00:00:55Yves-Laure Angma, directeur du site d'information Gabon Actu, nous rejoint de Libraville, et Tilado Apollinaire Apga, directeur de
00:01:07l'agence d'information du Burkina et connecté de Ouagadougou.
00:01:13Aujourd'hui, nous allons parler des outils pour lutter contre les fake news, du paiement pour les actualités professionnelles et
00:01:23de la protection psychologique du public,
00:01:25ainsi que de la liberté de la presse et d'autres sujets importants.
00:01:30Notre premier intervenant est Jamil Ahmad, directeur général du site Alvida Info, et son intervention s'intitulée « Informer sans
00:01:41trahir les défis du média indépendant africain face aux plateformes et la désinformation ».
00:01:47La parole est à vous, M. Ahmad.
00:01:53Bonjour à tous, chers confrères, c'est un plaisir de vous retrouver aujourd'hui.
00:01:58« Informer sans trahir ».
00:02:01Tout d'abord, il y a une question aujourd'hui qui se pose comment équilibrer divertissement et analyse de fonds
00:02:06sans diluer l'identité éditoriale.
00:02:08Je vais vous parler d'Alvida rapidement.
00:02:11Alvida est un média indépendant, officiellement reconnu au Tchad par la Haute Autorité des Médias et de l'Audiovisuel, AMA,
00:02:18et le parquet d'instances qui délivre les autorisations de fonctionnement,
00:02:21comprend un média digital et un journal hebdomadaire.
00:02:23Alvida cumule près de 1,100,000 followers sur Facebook et plus de 158,500 followers sur Twitter,
00:02:32plus de 14,900 followers Instagram, plus de 80,500 followers sur TikTok.
00:02:38Et nous sommes également présents sur YouTube Dailymotion pour répercuter notre contenu vidéo.
00:02:43Et nous avons aussi une chaîne Telegram et WhatsApp.
00:02:47C'est assez récent en termes d'audience.
00:02:48Le site cumule en moyenne 3 millions de pages vues par mois et des milliers de visiteurs.
00:02:54Donc globalement, voilà.
00:02:55Vous savez, chaque média cherche à faire en sorte que son contenu ait le maximum de portée et la meilleure
00:03:02audience.
00:03:03C'est un fait.
00:03:04Mais on ne choisit pas ce qui fera le buzz ou non.
00:03:07Aujourd'hui, chacun peut créer un blog ou une page sur les réseaux sociaux, diffuser du contenu.
00:03:11Ce qui va nous différencier en tant que média avec les autres, c'est le fait que nous soyons régi
00:03:15par des autorités de régulation
00:03:17et que nous soyons liés par une déontologie.
00:03:19Donc l'information, elle est triée avant publication.
00:03:23À mon avis, l'analyse approfondie et le contenu divertissant peuvent cohabiter dans les médias digitaux.
00:03:27Les deux ont leur place, mais le contenu divertissant, il ne doit pas aller dans tous les sens.
00:03:32Maintenant, quelle ligne à tracer, en fait, entre l'adaptation au nouveau format et la perte d'identité professionnelle ?
00:03:37La limite, c'est d'éviter le contenu haineux et qui peut détruire la cohésion entre les citoyens.
00:03:41On doit assumer une certaine responsabilité sociale.
00:03:44Nous, à Luda, à un moment donné, on a estimé qu'il fallait davantage parler à la jeunesse
00:03:48plutôt que de se focaliser majoritairement sur l'actualité politique et institutionnelle.
00:03:53Surtout que la population majoritaire sur le continent, c'est la jeunesse.
00:03:57Donc notre outil principal pour parler à la jeunesse, ça a été le contenu vidéo.
00:04:00Les émissions débat, des vox pop, la culture, le sport, c'était un vrai défi pour nous.
00:04:06Et on s'est rendu compte, par exemple, au tchat, qu'une grande partie des internautes
00:04:09ne lisent pas le contenu intégral des articles.
00:04:11La plupart se limitent au titre.
00:04:13Donc l'identité professionnelle, pour moi, elle ne se perd pas.
00:04:16Chacun a sa place.
00:04:17Ou bien est-ce que garder son identité professionnelle, c'est uniquement écrire un article ou une analyse pointue ?
00:04:22Par exemple, le contenu vidéo court, il prend de l'ampleur.
00:04:25Ils ne devront pas rester en marge.
00:04:26Ça passe par des vox pop, des débats, des reportages.
00:04:29Et d'ailleurs, au tchat, je vous donne un exemple.
00:04:30Il y a une problématique qui s'est posée il y a quelques années.
00:04:32Lorsque le régulateur des médias, il a estimé que les médias digitaux ne peuvent pas se substituer à des chaînes
00:04:36de télévision.
00:04:38Ou alors doivent se déclarer comme des web-télévisions.
00:04:40Avec un cahier des charges spécifique proche à celui des télévisions.
00:04:44Donc nous sommes allés en justice pour contester cette décision.
00:04:47Et nous avons obtenu le gain de cause.
00:04:49Toutefois, nous sommes conscients que nous avons un rôle de cadrer nos productions pour éviter les dérives.
00:04:54Face aux outils, la fausse information, elle prend de l'ampleur.
00:04:58Maintenant, il y a beaucoup d'outils.
00:05:00Comment contrer la domination des grandes plateformes avec des ressources limitées ?
00:05:05Le plus important pour un lecteur, c'est de ne pas se contenter d'une seule source d'informations.
00:05:09Nous-mêmes, nous utilisons ces plateformes pour partager notre contenu.
00:05:12C'est une sorte de bras de fer entre les pages crédibles et celles qui diffusent de la fausse information.
00:05:18Certes, WhatsApp, Facebook sont des tremplins pour la désinformation.
00:05:21Mais pour ceux qui s'y adonnent.
00:05:22Pour nous, les médias sont des outils permettant d'autres pour informer.
00:05:25Donc c'est à nous de nous déployer et de nous en poser davantage pour être un rempart contre la
00:05:29fausse information.
00:05:30Certes, aujourd'hui, avec la profusion de fausses informations, les lecteurs ont du mal à distinguer le vrai du faux.
00:05:36Mais au final, les médias officiels et crédibles en sortent toujours gagnants.
00:05:40Parce qu'on revient vers eux pour une information vérifiée.
00:05:43Donc non, bien sûr, il ne faut pas publier d'informations non vérifiées,
00:05:46malgré la tentation à vouloir aller vite, capter l'audience rapidement.
00:05:50Parce que dans ce cas, on perd notre crédibilité.
00:05:52Au Tchad, le fact-checking prend du temps, car l'accès à l'information n'est pas facile.
00:05:57Par exemple, lorsqu'il y a un événement dans un lieu donné, un conflit,
00:06:00le temps d'avoir une source citable, ça peut prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours parfois.
00:06:04Toutefois, chaque média doit essayer de développer, à mon avis, un bureau de fact-checking.
00:06:08Et même avec une personne ressource en point focal,
00:06:12pour les médias modestes, et croiser l'information avec différentes sources,
00:06:15car nous-mêmes ne sommes pas à l'abri des fausses informations.
00:06:19Et si un média crédible est plus rapide dans la vérification de l'information,
00:06:22on reprend l'information.
00:06:23En citant la source du média en question,
00:06:25si deux médias crédibles donnent deux informations contradictoires,
00:06:27on cite les deux médias.
00:06:28En matière de pré-vérification de l'information,
00:06:31aujourd'hui, l'intelligence artificielle peut aider d'une certaine manière.
00:06:34Je fais allusion, par exemple, à l'outil GROP,
00:06:36qui est développé par Twitter,
00:06:37et qui est utile pour vérifier certaines informations et avoir des sources.
00:06:40Dans la pré-vérification.
00:06:43Il y a un autre défi qui se pose, c'est la monétisation des médias.
00:06:46Pourquoi payer pour du streaming, mais pas pour des actualités ?
00:06:50Clairement, le divertissement, aujourd'hui, il domine.
00:06:52On paye pour des vidéos, de la musique, du sport en direct.
00:06:56Pour l'actualité, c'est beaucoup plus difficile.
00:06:58La plupart des Africains ont accès à un abondant contenu,
00:07:01gratuit, on a les réseaux sociaux, les sites d'information, la radio, la télévision.
00:07:06Donc, au final, ils se disent pourquoi payer ?
00:07:08D'ailleurs, il y a un rapport de Reuters, vos confrères de Reuters,
00:07:13qui dit clairement qu'en fait, les modèles d'abonnement news,
00:07:16ils ont du mal à décoller en Afrique,
00:07:18notamment l'Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria.
00:07:21Et pour monétiser l'information, il y a un pas à franchir.
00:07:24Et il faut effectivement se réinventer, nous, en tant que médias.
00:07:27Qu'est-ce qui doit et peut être monétisable, en fait ?
00:07:30C'est une réflexion.
00:07:31La première des choses, c'est qu'on doit apporter une plus-value
00:07:33par rapport à l'information classique.
00:07:35Analyse, exclusivité, enquête ou autre.
00:07:38Et deuxièmement, il y a le mode de paiement.
00:07:40Pour le cas du Tchad, par exemple, en Afrique centrale,
00:07:42on ne peut pas demander à tout le monde de payer par carte bancaire.
00:07:44Donc, il faudrait aussi privilégier le mobile bonnet
00:07:46pour permettre aux lecteurs de payer à l'article, au jour ou à la semaine.
00:07:50D'ailleurs, j'ai vu certains médias ouest-africains,
00:07:52sénégalais notamment, qui proposent ce système.
00:07:54J'ai trouvé ça assez intéressant.
00:07:55Et surtout qu'il s'est avéré qu'au Tchad et dans plusieurs pays d'Afrique,
00:07:58le mobile bonnet, il a vraiment pris de l'ampleur ces dernières années.
00:08:01J'ai entendu parler d'un modèle en Afrique du Sud
00:08:04où tout le contenu du site reste gratuit.
00:08:05Mais les lecteurs qui peuvent paient un montant flexible.
00:08:08Le résultat, c'est que le journal en question,
00:08:10il a obtenu environ 30 000 membres actifs,
00:08:15ce qui représente 40 % de son chiffre d'affaires.
00:08:18Donc, les gens veulent du divertissement.
00:08:20Pour un média, la question, c'est comment être divertissant
00:08:22tout en restant dans un cadre déontologique.
00:08:24Ce qui nous amène à adapter notre formule
00:08:25pour aussi s'adresser aux jeunes à travers des volkspots,
00:08:28des sujets de société qui leur parlent.
00:08:30La jeunesse aussi aime beaucoup les faits divers.
00:08:31Par contre, on se rend compte que cette approche,
00:08:33ce n'est pas du goût de tous, notamment des aînés.
00:08:35Entre ceux qui nous reprochent d'esquiver les vraies problématiques du pays,
00:08:40ceux qui estiment qu'on se focalise sur des futilités
00:08:42et d'autres qui nous reprochent de ne rechercher que le buzz.
00:08:45De notre côté, à Luida,
00:08:46nous comptons justement entamer des tests sur des systèmes d'abonnement.
00:08:49Dans un premier temps, l'idée, c'est de proposer du contenu
00:08:52réservé à des membres inscrits.
00:08:54Inscrit au site, le contenu demeura gratuit.
00:08:56Mais si la fidélisation marche,
00:08:58l'idée, c'est de passer à une étape supérieure avec du contenu payant.
00:09:01Au fil de l'audience, on se dit que si 10% de l'audience accepte
00:09:04de payer un abonnement mensuel ou annuel,
00:09:06ça peut générer des revenus.
00:09:07Toutefois, pour vendre, il faut produire du contenu distinctif
00:09:10parce que le contenu classique, informationnel,
00:09:12est disponible partout.
00:09:14La protection psychologique des publics.
00:09:17Il y a un bouclier informationnel aujourd'hui.
00:09:19Et comment percer ce bouclier informationnel ?
00:09:21Il est vrai qu'aujourd'hui, le bouclier informationnel,
00:09:23il est amplifié par exemple par WhatsApp,
00:09:25des groupes fermés où circulent des informations
00:09:27non vérifiées entre proches.
00:09:29Et ça se répand très très vite.
00:09:31Il faut savoir que malgré l'émergence des réseaux sociaux,
00:09:34les médias n'ont pas disparu.
00:09:36Toutefois, pour percer le bouclier informationnel,
00:09:38les médias doivent se réinventer.
00:09:40Ça passe par exemple par du contenu qui s'adapte
00:09:41au niveau comportement du lecteur.
00:09:43Pour percer en quelque sorte ce bouclier,
00:09:45les podcasts dans les langues locales doivent être privilégiés.
00:09:48Ainsi que les capsules d'images avec des textes courts
00:09:50ou encore des courtes vidéos explicatives.
00:09:53Parce que ça se propage rapidement sur les réseaux sociaux
00:09:55et dans les groupes.
00:09:56Et d'autres exemples, quand on parle de comportement du lecteur,
00:09:59certains réseaux sociaux, ils ont fait en sorte
00:10:00que les internautes ne veulent aujourd'hui
00:10:03que des vidéos très courtes, du contenu très court.
00:10:05Sinon, c'est limite une perte de temps.
00:10:08On sait que les longs reportages
00:10:10ne vont pas forcément trop attirer la masse.
00:10:12Et de même, si l'on sait que les jeunes,
00:10:14ils vont être moins enclins à lire des longs articles,
00:10:16ce même article, il doit être peut-être partagé,
00:10:19transformé sous forme de vidéos,
00:10:21de vidéos, de résumé à travers des textes et images
00:10:23pour passer le même message, mais d'une autre manière.
00:10:26Et je trouve que ça marche.
00:10:28Donc, en fait, pour repenser le travail des rédactions
00:10:30à cette nouvelle ère,
00:10:31il nous faut être beaucoup plus rapide
00:10:33dans la vérification de l'information et la diffusion.
00:10:35Mais aussi, nous déployer davantage
00:10:38sur davantage de plateformes de réseaux sociaux.
00:10:40Au Tchad, à la différence d'autres pays,
00:10:43le taux d'accès à l'Internet était l'un des plus faibles au monde
00:10:47et il y a encore dix ans.
00:10:49Donc, on est autour de 5-8% de pénétration
00:10:51et le Tchad était souvent classé parmi les derniers
00:10:54avec le Niger, la Centrafrique, le Sud, le Soudan.
00:10:57Et à cette époque, la page d'Aluda, par exemple,
00:10:59elle était à 15 000 likes,
00:11:00contre plus d'un million aujourd'hui de likes, de followers.
00:11:05Et ces dernières années, il y a une progression réelle
00:11:07du nombre d'internautes, bien que très faible encore.
00:11:09Donc, le Tchad reste parmi les derniers en Afrique
00:11:11et dans le monde, avec le monde du Centre-Afrique.
00:11:13Une fois, d'ailleurs, j'ai lu en matière de communication
00:11:16à l'ère digitale, pour contrer une fausse information
00:11:17qui s'est propagée, il faut faire 20 fois plus d'efforts,
00:11:20en quelque sorte, pour percer le bouclier informationnel.
00:11:23Donc, ces dernières années,
00:11:25avec la hausse du nombre d'internautes au Tchad,
00:11:27l'audience des médias digitaux, elle est croissante aussi.
00:11:29Le digital comme source d'information, honnêtement,
00:11:31il gagne du terrain, étant à prendre le dessus
00:11:33sur le journal papier ou la télévision,
00:11:35surtout chez les jeunes urbains, via WhatsApp,
00:11:38Facebook, TikTok et les sites d'information en ligne.
00:11:40Par exemple, au Tchad, TikTok, il me semble que c'est
00:11:42le premier réseau social devant Facebook.
00:11:44Donc, les médias ne peuvent pas occulter ces plateformes
00:11:46sous prétexte que ça diluerait l'identité éditoriale.
00:11:48Pour finir, le rôle des médias est encore plus important
00:11:51et nous sommes encore plus utiles à cette nouvelle ère.
00:11:54Merci.
00:11:54Merci beaucoup, M. Ahmad, pour cette présentation très éclairante.
00:12:01Donc, c'est noté que les jeunes ne lisent pas tout l'article,
00:12:04juste le titre.
00:12:06Alors, comment faire pour qu'ils s'intéressent vraiment
00:12:10à l'information sans utiliser les titres qui attirent l'attention
00:12:14mais qui peuvent tromper?
00:12:15Autrement dit, comment être rapide et visible
00:12:18sans perdre la qualité et la justice de l'information?
00:12:28C'est mon question en avant, s'il vous plaît.
00:12:31Oui, d'accord.
00:12:33Exactement.
00:12:34Vous voyez souvent dans les commentaires,
00:12:36même des articles qui sont partagés sur les réseaux sociaux de Albuida,
00:12:41les lecteurs s'écharpent un peu.
00:12:43Il faut cliquer sur l'article, il faut regarder en profondeur l'article.
00:12:46Et pour moi, la solution, c'est de s'adapter au comportement du lecteur
00:12:52en proposant des contenus assez courts, des capsules d'images
00:12:55avec du texte très court.
00:12:57Ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas publier du contenu long
00:13:00ou des articles longs, non.
00:13:01Mais on essaye de s'adapter des vidéos aussi,
00:13:04parce que la vidéo capte mieux l'attention du lecteur, des jeunes.
00:13:08Pour moi, c'est vraiment ça.
00:13:09Et aussi se déployer sur tous les réseaux sociaux.
00:13:15Là où est la désinformation, nous, on devient un rempart aussi.
00:13:19On doit s'imposer, on doit se déployer.
00:13:20Et aussi être plus rapide dans la vérification de l'info.
00:13:24C'est vrai qu'il y a l'enjeu, il y a les moyens, l'enjeu financier.
00:13:28Mais dans tous les cas, ça, ce sont des défis, nous devons les relever.
00:13:32Merci beaucoup pour cette réponse très claire.
00:13:37Ensuite, on invite Yves-Laurent Goma, directeur du site Gabon Actu,
00:13:42qui va nous parler d'une comparaison entre la liberté de la presse en Afrique et en Occident.
00:13:48Monsieur Goma, s'il vous plaît.
00:13:54Bonjour à tous. J'espère que vous pouvez m'entendre et que vous pouvez me voir.
00:13:59Oui, oui.
00:14:00Je fais cette communication en me fondant sur mon expérience de journaliste
00:14:06ayant travaillé pour des médias panafricains et européens.
00:14:12J'ai notamment collaboré avec l'agence panafricaine de presse,
00:14:17une agence qui était réfléchie et fondée par les dirigeants africains
00:14:23dans le cadre de l'intégration africaine
00:14:26et pour représenter l'Afrique à travers le monde de l'informat.
00:14:47Malheureusement, nous avons perdu la connexion.
00:15:01Les réseaux sociaux, donc les plateformes en ligne sont presque bannies.
00:15:08Il faut utiliser un VPN.
00:15:10Donc, toutes mes excuses.
00:15:12Donc, je disais que...
00:15:18internationales et TV5 mondes.
00:15:20Je suis aussi stringer pour Associated Press,
00:15:25l'agence de presse américaine.
00:15:27Alors, je suis basé au Gabon, à Libreville, la capitale du pays.
00:15:32Je m'exprime ici en mon nom personnel.
00:15:35Mes propos n'engagent aucun cas le média que je viens de citer.
00:15:41Selon mon expérience, l'Europe, et plus largement l'Occident,
00:15:46est souvent perçue comme un espace garantissant pleinement les libertés.
00:15:52Cette perception se vérifie par exemple à travers la liberté de manifester
00:15:58dans les espaces publics ou encore la liberté syndicale
00:16:03qui sont globalement respectées.
00:16:05S'agissant par contre de la liberté de la presse,
00:16:10celle-ci est également consacrée.
00:16:14Toutefois, car il y a un même,
00:16:16il semble que dans la pratique,
00:16:18son application puisse parfois présenter des disparités.
00:16:23Pour être concret, prenons quelques exemples.
00:16:28Lorsque la Russie a lancé son opération militaire en Ukraine,
00:16:32l'ensemble des pays européens a unanimement condamné
00:16:38ce qu'ils ont qualifié d'agression contre un État souverain.
00:16:43Les médias occidentaux ont largement relayé ces condamnations,
00:16:47ce qui peut se comprendre au regard des principes du droit international.
00:16:52En revanche, lorsqu'une opération militaire similaire
00:16:57impliquant les États-Unis et Israël
00:17:00a visé à un autre pays, en l'occurrence l'Iran,
00:17:04le traitement médiatique a semblé, dans certains cas,
00:17:08moins sévère dans sa qualification.
00:17:11Pourtant, des pertes civiles ont été enregistrées
00:17:15et des infrastructures non militaires ont été touchées,
00:17:19soulevant des questions quant au respect du droit de la guerre.
00:17:23De ce point de vue, certains observateurs
00:17:27peuvent avoir le sentiment que les acteurs de ces opérations
00:17:32ne font pas toujours l'objet du même niveau de critique
00:17:36ou des mêmes qualificatifs dans les médias occidentaux
00:17:40que dans d'autres situations comparables.
00:17:43On observe ainsi une forme de traitement différenciée
00:17:50où certains dirigeants sont présentés de manière extrêmement négative,
00:17:57tandis que d'autres apparaissent comme défendant légitimement
00:18:02les intérêts de leur pays.
00:18:05Cette perception d'une liberté de la presse à géométrie variable
00:18:10en Occident n'est pas sans conséquence pour les journalistes africains.
00:18:15Et c'est là où se trouve le nœud de mon analyse.
00:18:18Pourquoi ? Parce qu'en effet, certains dirigeants du continent
00:18:22s'appuient sur ces exemples pour justifier un contrôle accru des médias
00:18:29et une restriction de la liberté d'informer.
00:18:32Dans mon pays, par exemple, les réseaux sociaux,
00:18:35je vous l'ai déjà dit, sont officiellement suspendus.
00:18:38Les autorités invoquent parfois des précédents observés en Occident
00:18:45pour légitimer cette décision, pourtant préjudiciable
00:18:49à la circulation de l'information et au travail des journalistes.
00:18:55Certains responsables politiques soutiennent ainsi
00:18:58que la liberté totale n'existe nulle part.
00:19:03L'un d'eux m'a confié à moi que depuis le déclenchement du conflit en Ukraine,
00:19:08plusieurs médias occidentaux, comme ProRusse, ont été interdits de diffusion en France.
00:19:17Voilà, plusieurs médias sont interdits de diffusion en France
00:19:20sans que cela n'altère significativement l'image du pays
00:19:24ni son classement dans l'indice mondial de la liberté de la presse
00:19:29établi par un reporter sans frontière.
00:19:31Pour conclure, je souhaiterais évoquer un dernier point.
00:19:37En Afrique, bien que certaines questions sociétales,
00:19:40comme l'homosexualité, restent largement rejetées par une partie de la population,
00:19:46les médias abordent néanmoins ces sujets dans une démarche d'information.
00:19:52A l'inverse, en Europe, d'autres réalités sociales,
00:19:56telles que la polygamie, sont totalement bannies dans les médias.
00:20:00Ce qui peut également interroger sur les limites implicites de la liberté éditoriale.
00:20:09Bon, les amis, je vous remercie.
00:20:11J'espère que vous avez compris quelque chose dans mon intervention ou dans ma présentation.
00:20:16Merci beaucoup pour cette piste passionnante.
00:20:18J'ai une question à vous poser.
00:20:20Selon vous, existe-t-il aujourd'hui des narratifs tout faits sur l'Afrique
00:20:25qui circulent dans les rédactions internationales
00:20:29et que les journalistes africains eux-mêmes finissent parfois par reproduire
00:20:34sans s'en rendre compte?
00:20:41Oui, moi j'avais lu un chercheur sud-africain
00:20:46qui avait dit que l'information, dans son analyse,
00:20:50l'information mondiale est orientée sur certaines capitales.
00:20:55Il y a, pour l'Amérique, l'information est orientée depuis Washington.
00:21:01Le narratif conçu par Washington, généralement, c'est le même
00:21:06qui va être répété dans plusieurs pays.
00:21:09Il y a Londres à travers Reuters et BBC.
00:21:13Il y a la France à travers l'AFP.
00:21:18Et puis en Afrique, on citerait le cas de l'Afrique du Sud.
00:21:22Par exemple, il existe certains narratifs, en effet,
00:21:33qu'en Afrique, on utilise peut-être en faisant, j'allais dire,
00:21:40du copier-coller sans pourtant véritablement savoir ce qu'il y a à l'intérieur.
00:21:47Par exemple, le Hamas, pour le cas d'Israël,
00:21:51on dit que c'est un groupe terroriste.
00:21:54Peut-être que si nous, les Africains, nous avions une autre lecture,
00:21:58on pouvait dire certainement que ce sont des gens
00:22:01qui sont comme a été le peuple sud-africain
00:22:05en revendiquant peut-être des droits légitimes.
00:22:07Comment ils le font ? Peut-être qu'on ne sait pas.
00:22:10Mais on se souvient pourquoi Nelson Mandela avait été condamné.
00:22:16il a passé beaucoup d'années en prison,
00:22:17parce qu'il a organisé aussi des actions militaires.
00:22:21Ils ont organisé des actions clandestines
00:22:23qui ont été jugées comme déstabilisatrices.
00:22:26Si c'était le cas aujourd'hui,
00:22:28Mandela aurait été considéré comme un terroriste.
00:22:31Voilà.
00:22:32Merci beaucoup d'avoir abordé ce point sensible.
00:22:36Nous invitons maintenant Thilada Apelner-Abga,
00:22:39directeur de l'information,
00:22:45de l'Agence d'information du Burkina,
00:22:48qui va nous expliquer la protection psychologique des publics.
00:22:51Monsieur Apelga, racontez-nous, s'il vous plaît,
00:22:54comment le Burkina Faso s'assume face à la propagande occidentale.
00:23:01Oui, bonjour à toutes et à tous.
00:23:04J'ai été très content d'écouter les interventions de Djamil
00:23:07et de mon frère du Gabon.
00:23:09J'ai beaucoup appris.
00:23:11Il y a des préalables que je vais préciser.
00:23:15Actuellement, nous ne sommes pas dans une démocratie.
00:23:18Nous sommes dans une révolution.
00:23:20Donc, les règles démocratiques ne s'appliquent pas forcément dans notre pays.
00:23:26Depuis le 30 septembre 2022,
00:23:29notre pays est dirigé par un jeune capitaine
00:23:31qui s'appelle Ibrahim Traoré,
00:23:33qui mène la révolution au progressisme populaire.
00:23:37Donc, comment ça se passe ?
00:23:39Son objectif, c'est de reprendre la véritable indépendance pour son pays.
00:23:46Donc, vous verrez qu'il est arrivé au pouvoir en septembre 2022.
00:23:50En janvier 2023, il a chassé les forces françaises du territoire burkinawais,
00:23:55suivi des forces américaines et autres.
00:23:59En 2024, le Burkina Faso a quitté la CDAO.
00:24:04La CDAO, c'est une organisation qui le groupe la plupart des États de l'Afrique de l'Ouest.
00:24:10mais dont le financement est assuré par l'Union européenne
00:24:13et dont d'autres partenaires.
00:24:15Donc, son indépendance n'est pas aussi avéré que ça.
00:24:20Le Burkina Faso a également quitté l'Organisation internationale de la francophonie
00:24:24en février 2025.
00:24:28Nous avons également quitté la Cour pénale internationale
00:24:31en septembre 2025.
00:24:35Et le plus important, c'est que depuis septembre 2023,
00:24:39avec le Niger et le Mali, nous formons ce qu'on appelle
00:24:44l'Alliance des États du Sahel, qu'on appelle AES.
00:24:47Et vraiment, c'est une configuration, on mène beaucoup de politiques ensemble.
00:24:51Qu'est-ce que le Burkina Faso a encore fait ?
00:24:53Le Burkina Faso a décidé de diversifier ses partenariats.
00:24:56Avant, nos partenaires, c'était l'Union européenne, la France, les États-Unis.
00:25:01Aujourd'hui, le Burkina Faso est en partenariat avec des pays comme la Russie,
00:25:04le Venezuela, l'Iran, le Nicaragua, la Corée du Nord, la Turquie,
00:25:09l'Azerwagia, la Somalie.
00:25:11Donc, en gros, quelque part, des États indésirables
00:25:14aux yeux de nos anciens partenaires.
00:25:18Mais par contre, toutes ces décisions visant à assurer
00:25:22la souveraineté du Burkina Faso, la réelle indépendance,
00:25:25ne plaît pas à ses anciens partenaires, ne plaît pas aux impérialistes.
00:25:29Qu'est-ce que nous avons constaté sur le terrain ?
00:25:31Il y a des faits avérés que beaucoup de groupes terroristes
00:25:34qui frappent notre pays depuis une dizaine d'années
00:25:37sont aujourd'hui soutenus en armes et en diminution par des puissances.
00:25:42Et à côté de cela, non seulement ils fournissent des armes,
00:25:48des renseignements et des munitions à des terroristes,
00:25:50mais ces puissances utilisent aujourd'hui leurs médias
00:25:53pour saper toute la politique qui a tellement mené au Burkina Faso.
00:25:59Et quand vous consultez les médias occidentaux sur le Burkina Faso,
00:26:04je ne dis pas qu'il y a des choses qui sont avérées,
00:26:06mais il y a beaucoup de choses.
00:26:07Nous, nous sommes surpris de lire ça sur leurs médias
00:26:10parce que nous sommes dans ce pays, nous vivons les réalités.
00:26:13Il y a beaucoup de désinformation, il y a beaucoup de préjugés,
00:26:16il y a beaucoup de démérités.
00:26:18Et souvent, ça s'appelera à des tentatives de manipulation de l'opinion
00:26:23et tentatives de démoralisation des militaires
00:26:26qui sont au front contre le terrorisme,
00:26:29tentatives même de saper la cohésion entre les populations
00:26:33au niveau de notre territoire.
00:26:35Donc, je le disais dans le titre de mon intervention,
00:26:37le Burkina Faso va devoir s'assumer face à cette propagande
00:26:42qui ne vise rien d'autre qu'à remettre en cause
00:26:47le chemin que le Burkina Faso, le Niger et le Mali ont pris.
00:26:50Parce qu'une fois que ces trois pays vont échouer,
00:26:53d'autres États ne vont pas aller sur ce même chemin.
00:26:56Mais si ces pays réussissent,
00:26:58d'autres pays vont emboîter ce chemin
00:27:00et l'Occident, notamment la France,
00:27:03va perdre encore plus d'intérêt dans son ancien précaré.
00:27:08Donc, comme ces médias, visiblement, ont eu une haine
00:27:11contre la politique qui se mène dans notre pays,
00:27:15beaucoup de médias internationaux ont été
00:27:19intérêts au Burkina Faso.
00:27:21Ils ont été intérêts.
00:27:22Même des médias nationaux,
00:27:24tout à l'heure,
00:27:26Daria disait qu'il y a des journalistes africains
00:27:28qui reprennent inconsciemment le même narratif
00:27:30que les médias occidentaux.
00:27:32Donc, les médias nationaux qui sont dans ce même ordre d'idées-là
00:27:34ont été suspendus.
00:27:37Donc, tout ça, justement,
00:27:39pour permettre aux populations
00:27:43de ne pas être intoxiquées.
00:27:47Donc, une autre partie de mon intervention,
00:27:49surtout, comme je l'avais dit,
00:27:56Donc, à notre niveau,
00:27:58quel peut être le rôle maintenant des médias,
00:28:01je viens, les autorités maintenant,
00:28:03comme ces médias internationaux
00:28:05n'ont plus de lois de cité dans nos pays,
00:28:08les populations s'informent essentiellement
00:28:10grâce aux médias nationaux et aux médias publics.
00:28:14Et quel est maintenant le devoir des médias publics ?
00:28:16Moi, je suis le directeur de l'agence d'information du Burkina.
00:28:18Si vous voulez une information officielle et crédible sur le Burkina,
00:28:21vous êtes obligés de venir soit sur l'agence d'information du Burkina,
00:28:25soit sur la télévision nationale du Burkina aujourd'hui.
00:28:29Et nous le disons,
00:28:31les impérialistes n'ont pas assez de mots,
00:28:33excusez-moi,
00:28:34les impérialistes n'ont pas assez de bombes et de munitions
00:28:36pour éliminer les peuples qui se battent pour leur indépendance.
00:28:41Mais ils ont assez de mots,
00:28:44assez de discours
00:28:45pour s'aimer la zizanie
00:28:47au sein de ces populations.
00:28:50Nous, aujourd'hui,
00:28:51médias publics au Burkina Faso,
00:28:53qu'est-ce que nous faisons contre cette
00:28:55désinformation
00:28:56menée par les médias occidentaux
00:28:59sur notre pays ?
00:29:01Notre objectif,
00:29:04c'est d'informer les populations
00:29:05sans les apurer,
00:29:06sans les faire peur.
00:29:07parce que les médias occidentaux font peur.
00:29:11Deux personnes,
00:29:12deux coups de feu,
00:29:13ils vont dire que c'est une attaque terroriste majeure.
00:29:15Alors que l'objectif du terroriste,
00:29:16c'est l'attireur.
00:29:18Notre objectif,
00:29:19c'est d'informer les populations
00:29:20sans mettre en péril
00:29:22les opérations militaires en cours.
00:29:25Il peut y avoir une attaque,
00:29:26mais ce n'est pas le moment d'informer
00:29:27parce qu'au même moment,
00:29:29il y a des militaires qui sont en route
00:29:30pour aller contre-attaquer.
00:29:32Si vous informez maintenant,
00:29:33vous allez faire s'appeler cette opération.
00:29:35Notre objectif, c'est quoi ?
00:29:37C'est d'informer les populations
00:29:40sans les exposer.
00:29:42Quand vous partez sur le terrain,
00:29:43vous prenez certains témoignages
00:29:45alors que ces populations
00:29:46ne sont pas en sécurité.
00:29:47Si vous les diffusez,
00:29:48vous pouvez avoir des représailles
00:29:49sur ces populations.
00:29:51Mais les médias occidentaux,
00:29:52ce n'est pas leur problème.
00:29:53Une fois qu'ils ont des témoignages,
00:29:55pendant que les populations se cherchent,
00:29:57ils vont diffuser
00:29:57et les mettre en danger.
00:30:01Donc, donnez-moi 30 secondes.
00:30:03L'autre question que je m'étais posée
00:30:14quand je vous ai envoyé le résumé,
00:30:16c'est en quoi la souveraineté informationnelle
00:30:24est importante pour le Burkina Paseo ?
00:30:27Nous le disons clair et net.
00:30:29Aujourd'hui,
00:30:30la désinformation menée par l'Occident
00:30:32contre nos pays-là
00:30:34nous fait plus mal
00:30:36que les attaques de terrorisme.
00:30:39Ça nous fait...
00:30:41Ça sape vraiment
00:30:42le moral des soldats
00:30:44et ça décourage les populations.
00:30:47Donc, nous, médias publics,
00:30:49chaque fois que nous voyons
00:30:50des contre-vérités
00:30:52sur les médias occidentaux,
00:30:53nous essayons aussi
00:30:54de produire la vraie information
00:30:56à l'endroit de nos populations.
00:31:00Et aujourd'hui aussi,
00:31:01nous avons décidé
00:31:02d'utiliser les mêmes armes
00:31:04qu'eux-mêmes.
00:31:05S'ils passent leur temps
00:31:06à nous dénigrer,
00:31:07nous aussi,
00:31:08nous pouvons aussi les dénigrer.
00:31:09Chaque fois,
00:31:10nous devons aussi dire la vérité
00:31:11à nos populations.
00:31:12Je ne dis pas que tout est rose
00:31:13au Burkina Paseo,
00:31:14mais souvent,
00:31:15c'est grossi.
00:31:18Autre exemple aussi,
00:31:19nous avons vraiment décidé
00:31:21d'investir
00:31:22dans notre propre narratif.
00:31:24Il y a de ces termes
00:31:25utilisés par les médias occidentaux
00:31:27que vous pouvez utiliser
00:31:27au Burkina Paseo.
00:31:30L'exemple le plus patent,
00:31:32notre chef de l'État
00:31:33qui est au pouvoir
00:31:34bientôt quatre ans,
00:31:36la plupart des médias occidentaux
00:31:37le présentent
00:31:38comme le chef de la jeune.
00:31:40Alors que vous convenez avec moi
00:31:42que le président gabonais
00:31:44est arrivé par un coup d'État,
00:31:45le président de la Guinée
00:31:47qu'on a créé
00:31:48est arrivé par un coup d'État,
00:31:51je ne parle pas
00:31:52du président syrien,
00:31:53qui est un ancien djihadiste
00:31:55dont la tête a été mise
00:31:56et appris par les États-Unis.
00:31:57Mais eux tous,
00:31:57aujourd'hui,
00:31:58ils ont le droit
00:31:59d'être appelés présidents,
00:32:01alors qu'au Burkina Paseo,
00:32:02au Mali et au Niger,
00:32:03on continue de les appeler jeunes.
00:32:04Chez nous,
00:32:05au Burkina Paseo,
00:32:05nous n'allons pas
00:32:06appeler nos présidents ainsi.
00:32:08Et qu'est-ce que nous faisons
00:32:09encore au niveau
00:32:14de notre pays ?
00:32:21C'est d'assurer
00:32:22les populations
00:32:23que les populations
00:32:26au Burkina Paseo
00:32:26et dans la zone de l'AES
00:32:27ne sont pas opposées
00:32:29aux populations
00:32:30au niveau de l'Occident.
00:32:31Nous ne sommes pas
00:32:32des anti-occidentaux.
00:32:33Nous sommes contre la politique
00:32:35de quelques chefs d'État,
00:32:36de quelques gouvernements
00:32:37qui veulent continuer
00:32:39à spolier l'Afrique,
00:32:41à sémer le désordre
00:32:42dans l'Afrique
00:32:43pendant que nous sommes
00:32:44en train de nous entretier.
00:32:45Eux,
00:32:46ils se servent gratuitement
00:32:47et à des prix vraiment
00:32:48délisoires
00:32:49de nos matières premières.
00:32:50Nous voulons aussi
00:32:51être considérés
00:32:52au même titre
00:32:54comme les autres États.
00:32:55Donc,
00:32:56nous ne voulons pas
00:32:57que quand on parle
00:32:57de l'Afrique,
00:32:58ce soit seulement
00:32:59que du négatif,
00:33:01alors qu'il y a
00:33:01beaucoup de choses
00:33:02posées qui se passent.
00:33:03Donc,
00:33:04en résumé aujourd'hui,
00:33:05pour s'assumer
00:33:06face à la désinformation,
00:33:07et à la propagande
00:33:11informationnelle
00:33:13des médias occidentaux,
00:33:15que nous appelons ici
00:33:16maintenant
00:33:16le terrorisme
00:33:17informationnel,
00:33:19premièrement,
00:33:21le gouvernement
00:33:22burkinabé
00:33:22les a suspendus,
00:33:24deuxièmement,
00:33:26aujourd'hui,
00:33:27ce sont les médias
00:33:28burkinabés
00:33:29qui informent
00:33:29les burkinabés.
00:33:30Dans un passé récent,
00:33:32pour avoir des informations
00:33:33sur le Burkina,
00:33:34il fallait écouter
00:33:34la radio France internationale,
00:33:36il fallait écouter
00:33:37France 24.
00:33:38Mais de nos jours,
00:33:39quand les burkinabés
00:33:39se lèvent,
00:33:40ils vont sur leurs médias
00:33:41et ils s'informent.
00:33:42Et,
00:33:43régulièrement,
00:33:45des points de presse,
00:33:46des sessions de formation,
00:33:47où on essaie quand même
00:33:49de montrer aux journalistes,
00:33:51vous ne pouvez pas aimer
00:33:52les autres pays
00:33:52puisque votre propre pays.
00:33:54et tout à l'heure,
00:33:55vous l'avez parlé,
00:33:56et Goma de Gabon
00:33:57l'a parlé,
00:33:58l'opération spéciale
00:34:00en Ukraine
00:34:00et la guerre en Iran
00:34:01a véritablement ouvert
00:34:03les yeux des journalistes
00:34:04africains,
00:34:05que ces mêmes médias
00:34:05qui nous accusent
00:34:06de ne pas être proportionnels,
00:34:08nous avons vu
00:34:08comment ils ont chassé
00:34:09et fermé tous les médias
00:34:11russes de l'Occident,
00:34:13lors que l'Ukraine
00:34:13ne fait partie
00:34:14de l'Union Européenne.
00:34:15Nous avons vu
00:34:16comment ces mêmes médias
00:34:17ont fermé les yeux
00:34:18sur Gaza
00:34:18et sur l'Iran.
00:34:20Donc,
00:34:20aujourd'hui,
00:34:21nous allons défendre
00:34:21nos propres intérêts,
00:34:23même si ça ne plaît pas
00:34:23à tout le monde.
00:34:24Voilà, en résumé,
00:34:25ce que j'avais à dire.
00:34:28Merci beaucoup
00:34:30pour la richesse
00:34:32de votre exposé.
00:34:33Il y a une question
00:34:34pour vous.
00:34:35Comment faire en sorte
00:34:37que la confiance
00:34:38de Burkina Bé
00:34:39dans leurs médias
00:34:41nationaux
00:34:41continue de grandir
00:34:43lorsqu'ils ont aussi
00:34:46accès aux chaînes
00:34:47internationales
00:34:48et aux réseaux sociaux ?
00:34:52Très bonne question.
00:34:54Parce qu'ici,
00:34:54aujourd'hui,
00:34:56on a beau suspendre
00:34:58les médias
00:34:59occidentaux
00:35:00dans notre pays,
00:35:01il y a Internet,
00:35:04on ne peut pas suspendre
00:35:04Facebook,
00:35:05il y a YouTube,
00:35:06dont les gens
00:35:07continuent de s'informer.
00:35:09Mais aujourd'hui,
00:35:09nous sommes vraiment contents
00:35:10parce que souvent,
00:35:12sur ces mêmes médias
00:35:13internationaux,
00:35:14quand ils donnent
00:35:15des informations
00:35:15qui sont fausses,
00:35:17les interdits
00:35:17de Burkina Bé
00:35:18partent en bas
00:35:19de leurs commentaires,
00:35:20leur donner
00:35:21la vraie information.
00:35:23Nous voulons
00:35:23tout simplement,
00:35:25nous faisons comprendre
00:35:25au Burkina Bé
00:35:26qu'il y a un certain
00:35:27nombre d'informations
00:35:28que nous ne publions pas
00:35:29par souci
00:35:31de l'intérêt national.
00:35:33Pas parce que
00:35:34nous ne voulons pas
00:35:35les informer,
00:35:35mais par souci
00:35:36de l'intérêt national.
00:35:37Nous,
00:35:37on appelle ça
00:35:38ici au Burkina Faso
00:35:39l'éducation aux médias.
00:35:41nous devons former
00:35:42nos internautes,
00:35:44nous devons former
00:35:44nos lecteurs
00:35:45pour leur dire
00:35:47voilà,
00:35:47vu la situation
00:35:49de notre pays
00:35:49qui est en guerre
00:35:50depuis dix ans,
00:35:51voilà ce qu'on peut dire,
00:35:52voilà ce qu'on ne peut pas dire.
00:35:54Et nous sommes très contents
00:35:55parce que le Burkina Bé
00:35:56est complet
00:35:56de plus en plus.
00:35:58Et aujourd'hui,
00:35:59sans ne pas faire
00:36:00la publicité,
00:36:00je peux vous dire
00:36:01que l'agence
00:36:01de l'information
00:36:02de Burkina
00:36:02est le premier média
00:36:03au Burkina Faso.
00:36:04Parce que tout le monde
00:36:06vient s'informer
00:36:07au niveau d'autres agences
00:36:08sur ce qui se passe
00:36:09dans le pays.
00:36:11Merci beaucoup
00:36:12pour cette explication.
00:36:14Et notre dernière intervenante
00:36:16aujourd'hui
00:36:17est Anna Kalinkiner,
00:36:18rédactrice vidéo
00:36:19en chef
00:36:20de Sputnik Afrique
00:36:21qui va nous parler
00:36:22de la nouvelle formule
00:36:24des médias modernes.
00:36:26Anna.
00:36:27Merci beaucoup.
00:36:29Bonjour à tous et à toutes,
00:36:30chers collègues.
00:36:31Je suis ravie
00:36:32de vous souhaiter
00:36:34la bienvenue
00:36:35à cette table ronde
00:36:36aujourd'hui.
00:36:37Merci pour
00:36:38vos interventions.
00:36:39Elles étaient
00:36:40très intéressantes.
00:36:42Et donc,
00:36:42aujourd'hui,
00:36:43en tant que représentatrice
00:36:45de Sputnik Afrique,
00:36:46je dois dire
00:36:47que Sputnik Afrique
00:36:48fait partie
00:36:49du groupe médiatique
00:36:51russe,
00:36:52Russie et Séguodien
00:36:53qui est un grand groupe
00:36:55médiatique
00:36:55qui diffuse
00:36:56dans plusieurs langues
00:36:57en plusieurs pays.
00:36:59En tant que Sputnik Afrique,
00:37:00on a des centres éditoriaux
00:37:02ici à Moscou,
00:37:04mais aussi en Tanzanie,
00:37:06en Éthiopie,
00:37:06en Afrique du Sud.
00:37:07Et donc,
00:37:08on essaie
00:37:09d'élargir
00:37:11notre coopération
00:37:12avec les médias
00:37:13africains.
00:37:15Et aujourd'hui,
00:37:17je veux aborder
00:37:20la thème
00:37:21de la nouvelle formule
00:37:23des médias modernes.
00:37:24Et je souhaiterais
00:37:26m'arrêter
00:37:26sur les formats
00:37:27écrits
00:37:28qui émergent
00:37:29ainsi que
00:37:30les nouvelles technologies
00:37:31auxquelles
00:37:32les journalistes
00:37:33et nous aussi
00:37:34sont désormais
00:37:35confrontés.
00:37:36dans ce contexte,
00:37:39il convient
00:37:39de souligner
00:37:40que nous ne parlons
00:37:41plus uniquement
00:37:42du texte
00:37:43en tant que tel.
00:37:44Il s'agit désormais
00:37:45d'une transformation
00:37:46plus large
00:37:47qui concerne
00:37:48la manière
00:37:49dont l'information
00:37:50est produite,
00:37:51diffusée
00:37:51et consommée
00:37:52au quotidien,
00:37:54qui aussi reflète
00:37:56l'évolution
00:37:57des intérêts
00:37:57et des attentes
00:37:59du public.
00:38:00Il n'y a pas
00:38:01si longtemps,
00:38:02une information
00:38:03ressemblait
00:38:03à un article
00:38:04classique,
00:38:05donc en titre,
00:38:06quelques paragraphes,
00:38:07une conclusion
00:38:08et donc c'était logique,
00:38:10structuré
00:38:11et linéaire.
00:38:12Mais aujourd'hui,
00:38:13ce modèle fonctionne
00:38:14de moins en moins
00:38:15parce que
00:38:16le public
00:38:17a changé.
00:38:18aujourd'hui,
00:38:19on lit
00:38:19les nouvelles,
00:38:20les actualités
00:38:21sur son téléphone
00:38:22en faisant
00:38:23deux tâches
00:38:24dans les transports
00:38:25et on n'a pas
00:38:26beaucoup de temps
00:38:27de lire
00:38:28les actualités
00:38:29du début
00:38:31jusqu'à la fin.
00:38:32Donc,
00:38:33on parcourt,
00:38:33on s'arrête
00:38:34sur ceux
00:38:35qui attirent
00:38:35notre attention.
00:38:37Attention.
00:38:38Et donc,
00:38:39cela change
00:38:40complètement
00:38:40la manière
00:38:41dont on écrit,
00:38:42dont on présente
00:38:43des actualités.
00:38:45On passe
00:38:45d'un texte
00:38:46long et continu
00:38:48à un format
00:38:49plus modulaire.
00:38:51Donc,
00:38:51cela veut dire
00:38:52que le contenu
00:38:53est maintenant
00:38:53présenté
00:38:54en bloc
00:38:56et chaque bloc
00:38:57doit être clair,
00:38:59compréhensible
00:39:00et même presque
00:39:00autonome.
00:39:02Un autre élément
00:39:03clé aujourd'hui
00:39:04dans la présentation
00:39:05écrite
00:39:06des nouvelles,
00:39:07c'est le titre.
00:39:08Dans un fil
00:39:10d'actualité,
00:39:11un titre
00:39:11a parfois
00:39:12une seconde
00:39:13pour capter
00:39:14l'attention
00:39:14du public.
00:39:15Il doit être clair
00:39:16mais aussi
00:39:17engageant
00:39:18et on peut
00:39:19presque dire
00:39:19que sans
00:39:20un bon titre,
00:39:21même un excellent
00:39:22texte
00:39:23peut passer
00:39:24un aperçu.
00:39:26Voilà.
00:39:27Donc,
00:39:27ce changement
00:39:28médiatique
00:39:29aujourd'hui
00:39:30est particulièrement
00:39:31visible
00:39:32dans Télégramme
00:39:33et autres
00:39:33réseaux sociaux.
00:39:35Nous,
00:39:37comme Sputnik Afrique,
00:39:38nous explorons
00:39:39plusieurs réseaux sociaux.
00:39:41Pour nous,
00:39:42les principaux réseaux
00:39:43sont Télégramme
00:39:45et Twitter
00:39:46mais aussi
00:39:47on a des comptes
00:39:48sur Instagram,
00:39:49Facebook
00:39:49et YouTube.
00:39:52Et dans
00:39:53ces réseaux sociaux,
00:39:54on voit
00:39:54que la nouvelle,
00:39:57un nouveau style
00:39:58d'écriture
00:39:59est apparu.
00:40:01Donc,
00:40:02ce ne sont plus
00:40:03vraiment des articles
00:40:04mais il y a
00:40:05des flux
00:40:05de textes,
00:40:07donc des mises
00:40:07à jour rapides,
00:40:08des résumés,
00:40:09des analyses,
00:40:11en un seul message.
00:40:12Le texte devient
00:40:14plus dense,
00:40:15plus efficace,
00:40:16plus direct
00:40:17et souvent,
00:40:19on retrouve
00:40:20une structure
00:40:21simple
00:40:21et répétitive.
00:40:23Par exemple,
00:40:24ce qui s'est passé,
00:40:25ensuite,
00:40:26on dit pourquoi
00:40:26c'est important,
00:40:28on donne un peu
00:40:29de contexte
00:40:30et ce qui peut
00:40:30arriver ensuite.
00:40:33Et ensuite,
00:40:35je voulais
00:40:35vous montrer
00:40:38divers types
00:40:39de publications
00:40:40que nous utilisons
00:40:41sur Instagram.
00:40:43Donc,
00:40:43pour commencer,
00:40:44je veux vous montrer
00:40:45des bulletins
00:40:46d'informations.
00:40:48Donc,
00:40:49ceci simplifie
00:40:50des sujets
00:40:50complexes
00:40:51en quelques lignes
00:40:52courtes,
00:40:53permettant une
00:40:54compréhension rapide
00:40:55et efficace
00:40:56par les lecteurs.
00:40:58Ensuite,
00:40:59nous avons
00:41:00des dossiers
00:41:01du matin
00:41:01ou du soir
00:41:02qui consistent
00:41:03généralement
00:41:04en cinq à sept
00:41:04informations essentielles
00:41:07présentées
00:41:08sous forme
00:41:09de titres accrocheurs.
00:41:11Donc,
00:41:11c'est un moyen
00:41:12idéal
00:41:13de capturer
00:41:13l'essence
00:41:14des actualités.
00:41:16On a aussi
00:41:17un format
00:41:18de clip post
00:41:19qui est très intéressant.
00:41:21Il s'agit
00:41:22d'une courte vidéo
00:41:23ou une image
00:41:24qui sont accompagnées
00:41:25d'un bref texte
00:41:26qui pose
00:41:27de contexte.
00:41:29Cela crée
00:41:30un format
00:41:31dynamique
00:41:32et immédiat
00:41:33parfait pour capter
00:41:34rapidement
00:41:34l'attention
00:41:35du public.
00:41:36Nous utilisons
00:41:37aussi
00:41:38le format
00:41:40de vrai-faux.
00:41:41Donc,
00:41:41on prend
00:41:42une capture
00:41:43d'écran
00:41:43ou un document
00:41:45ou une photo
00:41:46du terrain
00:41:47et l'accompagne
00:41:49d'une légende
00:41:50précisant
00:41:50la véracité
00:41:51des informations
00:41:52avec un lien
00:41:53vers la source.
00:41:55Cela aide
00:41:56vraiment
00:41:56à maintenir
00:41:57l'intégrité
00:41:58de l'information
00:41:59et renforcer
00:42:01la confiance
00:42:02du public
00:42:03envers
00:42:04notre média.
00:42:05Pour les événements
00:42:08urgents
00:42:09particulièrement
00:42:10importants,
00:42:11nous avons
00:42:11le format
00:42:12d'urgence
00:42:12qui se manifeste
00:42:14par une ligne
00:42:16forte en majuscule
00:42:17même parfois
00:42:18sans photo.
00:42:20Et il ne faut pas
00:42:21oublier aussi
00:42:24les vidéos
00:42:25virales
00:42:26et les caricatures
00:42:27qui offrent
00:42:29un format
00:42:29visuel
00:42:30et donnent
00:42:31un goût
00:42:34humoristique
00:42:35et satirique
00:42:35capturant
00:42:36souvent
00:42:36l'attention
00:42:37et l'imagination
00:42:38du public.
00:42:40Et voilà
00:42:41le dernier format.
00:42:44On peut
00:42:44sélectionner
00:42:45des réactions
00:42:46des utilisateurs
00:42:47et en sélectionnant
00:42:49ces réponses
00:42:50à des sujets
00:42:51d'actualité
00:42:52ou des tendances,
00:42:53nous intégrons
00:42:54une dimension
00:42:55interactif
00:42:57et communautaire
00:42:57dans notre approche
00:42:59médiatique.
00:43:00Donc,
00:43:00ces divers formats
00:43:01illustrent comment
00:43:02nous pouvons diversifier
00:43:03notre manière
00:43:04d'informer
00:43:05tout en gardant
00:43:06notre audience
00:43:07engagée.
00:43:09Ici,
00:43:10aujourd'hui,
00:43:11je veux parler
00:43:12des nouvelles technologies
00:43:15et on ne peut pas
00:43:16omettre
00:43:17l'apport
00:43:18de l'intelligence
00:43:18artificielle
00:43:19qui joue un rôle
00:43:20de plus en plus
00:43:21important
00:43:21dans notre métier.
00:43:24Aujourd'hui,
00:43:25l'IA peut
00:43:26rédiger des brèves,
00:43:27proposer des titres,
00:43:28traduire des articles,
00:43:31proposer
00:43:32adapter un contenu
00:43:34pour plusieurs plateformes
00:43:36et plusieurs formats
00:43:37et pour les médias,
00:43:39c'est un gain
00:43:39de temps
00:43:40énorme
00:43:41et c'est ça
00:43:42le premier avantage
00:43:43de l'intelligence
00:43:45artificielle.
00:43:47Aujourd'hui,
00:43:48cette technologie
00:43:49ne se limite
00:43:50pas seulement
00:43:51au texte,
00:43:52elle peut aussi
00:43:53assister
00:43:54les rédactions
00:43:54dans le fact-checking
00:43:57grâce à l'IA,
00:43:58on peut comparer
00:43:59rapidement
00:44:00des chiffres
00:44:00avec des sources,
00:44:02avec des bases
00:44:02officielles,
00:44:04vérifier la date,
00:44:05l'origine d'images
00:44:06ou de vidéos
00:44:07et repérer
00:44:08des citations
00:44:09manipulées
00:44:10ou des contenus
00:44:11détournés.
00:44:12Grâce à ces outils,
00:44:14les journalistes
00:44:15peuvent repérer
00:44:16de fausses informations
00:44:17plus vite,
00:44:17plus tôt,
00:44:18répondre plus vite
00:44:20sans perdre
00:44:22la qualité
00:44:23de leur travail
00:44:24et maintenir
00:44:26l'intégrité
00:44:27du métier
00:44:31du journaliste.
00:44:32En ce qui concerne
00:44:33les photos
00:44:33et les vidéos,
00:44:35l'IA aussi
00:44:36permet de trier,
00:44:37annoter,
00:44:38cataloguer les archives
00:44:40ainsi que
00:44:41l'IA nous soutient
00:44:43dans la création
00:44:44de contenus
00:44:45multimédia originaux.
00:44:47Donc,
00:44:48on peut générer
00:44:48des sous-titres,
00:44:49on peut générer
00:44:50des animations
00:44:51simples,
00:44:52des images,
00:44:53des vidéos
00:44:53pour illustrer
00:44:54nos publications.
00:44:58Ces formats
00:44:59qui sont aussi
00:45:00combinés
00:45:01avec un texte
00:45:03clair
00:45:03permettent
00:45:05de capter
00:45:05l'attention
00:45:06du public
00:45:06dans les conditions
00:45:08de l'évolution
00:45:09journalistique moderne
00:45:11et de renforcer
00:45:13la personnalité
00:45:14du média
00:45:14ainsi que
00:45:16de refléter
00:45:17sa propre politique
00:45:18de récit.
00:45:21Donc,
00:45:22l'IA devient
00:45:23vraiment
00:45:23aujourd'hui
00:45:24un outil
00:45:25au service
00:45:26de la rédaction
00:45:27mais je dois dire
00:45:28qu'il y a
00:45:29un petit revers
00:45:31des avantages.
00:45:32Donc,
00:45:32les textes,
00:45:33les images,
00:45:35les vidéos,
00:45:36ils deviennent
00:45:37parfois un peu
00:45:38trop similaires.
00:45:40Donc,
00:45:40en tant que média,
00:45:41on risque
00:45:42de perdre
00:45:42le ton,
00:45:43la personnalité
00:45:44et la signature
00:45:46du média
00:45:47et c'est pour ça
00:45:49que je veux
00:45:49souligner
00:45:50que dans ce contexte,
00:45:52le rôle du journaliste
00:45:54évolue
00:45:55parce que
00:45:56l'information brute
00:45:57devient de plus en plus
00:45:59accessible partout
00:46:00mais ce qui fait
00:46:02la différence,
00:46:03c'est la capacité
00:46:04du journaliste
00:46:08pardon,
00:46:10c'est la capacité
00:46:10du journaliste
00:46:11à expliquer
00:46:12simplement,
00:46:13à donner du sens
00:46:14et à créer
00:46:15un lien
00:46:16avec le public.
00:46:19En parallèle,
00:46:20je voudrais aussi
00:46:22parler
00:46:23de la montée
00:46:24en puissance
00:46:24du format vidéo.
00:46:26Donc,
00:46:27ce sont des formats
00:46:28verticals
00:46:29ou
00:46:30courts,
00:46:32pardon,
00:46:40qui dominent
00:46:42de plus en plus
00:46:43mais
00:46:44dans un même temps,
00:46:46le texte
00:46:46ne disparaît pas.
00:46:47Aujourd'hui,
00:46:48on voit la présentation
00:46:50de formats
00:46:50hybrides
00:46:51donc
00:46:52c'est quand
00:46:53le texte
00:46:54accompagne
00:46:55la vidéo,
00:46:56apporte
00:46:57des précisions
00:46:58et
00:46:59les deux
00:47:00donc
00:47:00se complètent
00:47:01pour
00:47:02une narrative
00:47:03continue
00:47:04et pertinente.
00:47:06Et enfin,
00:47:06il y a une question
00:47:07essentielle
00:47:08dans ce monde
00:47:09moderne
00:47:10donc c'est
00:47:10la confiance
00:47:11du public
00:47:13parce que
00:47:14plus l'information
00:47:15circule vite,
00:47:16plus le risque
00:47:17d'erreur
00:47:18et de désinformation
00:47:19augmente
00:47:20et dans ce contexte
00:47:22notre média
00:47:24et les médias
00:47:26africains
00:47:27et russes
00:47:28doivent être
00:47:28encore plus
00:47:29rigoureux
00:47:30vérifier les sources
00:47:32et faire attention
00:47:33à des publications
00:47:35des informations
00:47:36qu'on publie.
00:47:39Donc,
00:47:39voilà.
00:47:40Et pour conclure,
00:47:41je dois dire
00:47:41que l'écrire
00:47:43aujourd'hui
00:47:43ce n'est plus
00:47:44simplement informer,
00:47:45c'est aider
00:47:46le public
00:47:47à comprendre
00:47:49ce monde
00:47:51complexe
00:47:52et si je vais
00:47:54résumer
00:47:55simplement,
00:47:56ces nouveaux formats
00:47:57écrits
00:47:58reposent
00:47:59sur trois
00:48:00idées principales
00:48:01donc
00:48:02d'être clair,
00:48:04structuré
00:48:05et s'adapter
00:48:06à la plateforme
00:48:07où on publie
00:48:09nos articles,
00:48:10nos posts,
00:48:12des actualités.
00:48:15Mais
00:48:15ces nouveaux formats
00:48:17reposent aussi
00:48:18sur une bonne
00:48:18compréhension
00:48:19de notre
00:48:21public.
00:48:22Merci beaucoup.
00:48:23Je vous remercie
00:48:25Anna pour cette
00:48:26analyse détaillée
00:48:27de nouveaux formats.
00:48:28Si vous deviez
00:48:29projeter les médias
00:48:30modernes
00:48:31dans dix ans,
00:48:32qu'est-ce-t-il
00:48:33du classique ?
00:48:34Qui devient
00:48:35le journaliste ?
00:48:36Et quelle place
00:48:36coupe encore
00:48:37un média généraliste
00:48:39dans un monde
00:48:40où chacun
00:48:41peut être
00:48:42sa propre
00:48:42chaîne de publication ?
00:48:44Si j'imagine
00:48:46des médias
00:48:47dans dix ans,
00:48:48je dois dire
00:48:48que
00:48:49les médias,
00:48:50les journalistes
00:48:51vont prendre
00:48:52vont maintenir
00:48:53quand même
00:48:54une place
00:48:55importante
00:48:55pour présenter
00:48:58les actualités
00:48:58et pour informer
00:49:00le public.
00:49:01Donc,
00:49:02les journalistes
00:49:03vont rester
00:49:04en tant que
00:49:04gardiens
00:49:06de l'éthique
00:49:06et de la
00:49:08vérification
00:49:09des faits,
00:49:09de la présentation
00:49:11des informations
00:49:12vraies,
00:49:14officielles,
00:49:16tout en
00:49:17apportant
00:49:17une crédibilité
00:49:18et une expertise
00:49:19approfondie
00:49:20à notre
00:49:21lecteur.
00:49:23Le rôle
00:49:24du journaliste
00:49:25va s'orienter
00:49:26surtout sur
00:49:28plutôt
00:49:28l'analyse,
00:49:30les explications,
00:49:32la mise
00:49:33en contexte
00:49:34des informations
00:49:34et en tant
00:49:37que
00:49:37les médias
00:49:39vont
00:49:40évoluer,
00:49:41ils doivent
00:49:42s'adapter
00:49:44aux nouveaux
00:49:45formats,
00:49:45aux nouvelles
00:49:46plateformes,
00:49:48peut-être,
00:49:49par exemple,
00:49:50lancer des
00:49:51communautés
00:49:52engagées
00:49:53qui vont
00:49:54se concentrer
00:49:56sur des
00:49:56thématiques
00:49:57spécifiques.
00:49:58Les médias
00:49:59modernes
00:50:00peuvent aussi
00:50:00innover
00:50:01et investir
00:50:03dans
00:50:03de nouveaux
00:50:03formats
00:50:05innovants
00:50:06et donc
00:50:09mais tout
00:50:10en gardant
00:50:11les valeurs
00:50:12fondamentales
00:50:13du
00:50:14métier
00:50:15du journaliste.
00:50:16Merci
00:50:17beaucoup
00:50:17pour votre
00:50:18réponse
00:50:18très éclairante.
00:50:20Je tiens
00:50:21à remercier
00:50:21sincèrement
00:50:22tous nos
00:50:23intervenants
00:50:23pour le partage
00:50:24de leur
00:50:24précieuse
00:50:25perspective
00:50:26et de
00:50:27leur
00:50:27expertise.
00:50:29Je lasse
00:50:30maintenant
00:50:30la parole
00:50:31libre
00:50:32pour les
00:50:32échanges
00:50:33et pour
00:50:33commencer
00:50:34les échanges
00:50:35j'ai une
00:50:35question
00:50:35pour
00:50:36tous.
00:50:37Comment
00:50:38les médias
00:50:38en Afrique
00:50:39et en Russie
00:50:40peuvent-ils
00:50:41mieux coopérer
00:50:42pour loter
00:50:43ensemble
00:50:43contre les
00:50:44fake news
00:50:45et défendre
00:50:46leur
00:50:46liberté
00:50:47d'informer?
00:50:53Si
00:50:54quelqu'un
00:50:54veut
00:50:55répondre
00:50:56c'est une
00:50:57question
00:50:57pour tous.
00:50:58Oui?
00:50:59Je peux
00:51:00prendre la
00:51:01parole.
00:51:01Oui,
00:51:02merci.
00:51:03Très bonne
00:51:04question et
00:51:04merci pour
00:51:05vos brillantes
00:51:06interventions.
00:51:07Une fois,
00:51:08il y a quelques
00:51:08années,
00:51:09je regardais
00:51:10une interview
00:51:10d'un ancien
00:51:11chef des
00:51:12renseignements
00:51:13français
00:51:14et à une
00:51:15question qui lui
00:51:15a été posée
00:51:16à la fin,
00:51:16quel conseil
00:51:18il donnerait
00:51:18aux jeunes.
00:51:19Il a répondu
00:51:20qu'aujourd'hui,
00:51:21ce qu'il conseille
00:51:22aux jeunes,
00:51:22c'est de ne pas
00:51:23se contenter
00:51:23d'une seule
00:51:24source
00:51:24d'informations.
00:51:27Il faut toujours
00:51:28croiser les
00:51:28informations.
00:51:30Et j'ai trouvé
00:51:31ce conseil
00:51:32très intéressant.
00:51:33Aujourd'hui,
00:51:34il y a quelques
00:51:35jours,
00:51:35moi,
00:51:35j'envoyais
00:51:36le lien
00:51:37d'une publication
00:51:38de Spoutnik
00:51:39Afrique
00:51:40via Twitter
00:51:41à quelqu'un
00:51:42qui est
00:51:42en Europe
00:51:43et me dit
00:51:45« Ah,
00:51:45désolé,
00:51:46je ne peux pas
00:51:46accéder à l'article
00:51:47parce qu'ici,
00:51:48c'est censuré. »
00:51:50Donc ça,
00:51:50c'est regrettable.
00:51:52Je consulte
00:51:52beaucoup Spoutnik
00:51:53à travers
00:51:54votre chaîne
00:51:55Telegram,
00:51:56à travers
00:51:56votre page
00:51:57Twitter
00:51:57et l'AIB
00:51:58aussi,
00:51:59un très bon
00:52:00média d'information
00:52:01et je ne savais
00:52:02pas d'ailleurs
00:52:03que c'était
00:52:03un média
00:52:04public
00:52:05mais c'est
00:52:06vraiment
00:52:06une référence.
00:52:07Donc comment
00:52:08croiser ?
00:52:08Déjà avec
00:52:09votre intervention,
00:52:10vous avez dit
00:52:11quelque chose
00:52:11de pertinent à écrire,
00:52:12ce n'est plus
00:52:12seulement informer
00:52:13mais aider le
00:52:14public à comprendre.
00:52:15On doit être rigoureux
00:52:16et vérifier les sources.
00:52:17Et ça rejoint
00:52:18aussi les propos
00:52:20de mon confrère
00:52:20du Burkina Faso
00:52:21où il parle
00:52:23d'une éducation
00:52:23aux médias
00:52:24avec une conscience
00:52:25de plus en plus
00:52:26des citoyens
00:52:26et qu'il y a
00:52:28un tri de l'information
00:52:29dans l'intérêt national.
00:52:31Il y a plusieurs éléments
00:52:32que j'ai captés
00:52:33aussi de ma consoeur russe.
00:52:35C'est sur les différents formats
00:52:37parce que ça va aussi
00:52:39dans le sens
00:52:40de mon intervention
00:52:40et c'est très pertinent.
00:52:42Il y a des choses
00:52:44sur lesquelles
00:52:44on peut s'inspirer.
00:52:45Je parle du format
00:52:46Clip Post,
00:52:47par exemple,
00:52:49qu'on n'utilise pas encore
00:52:50en format dynamique
00:52:51et immédiat.
00:52:52C'est très intéressant.
00:52:53Le format VREFO aussi,
00:52:54on ne l'utilise pas encore
00:52:56à l'UDA.
00:52:56C'est très intéressant.
00:52:59Et pour les événements
00:53:00urgents,
00:53:01une seule ligne forte
00:53:02en majuscule.
00:53:03Ça aussi,
00:53:03on doit aller plus
00:53:04sur cette lancée,
00:53:05même si on fait
00:53:06beaucoup de petites capsules
00:53:07avec des textes,
00:53:08mais en majuscule
00:53:08pour mieux appuyer un peu.
00:53:11et donc,
00:53:12il y a une sélection
00:53:17des réactions,
00:53:17la sélection aussi
00:53:18des réactions
00:53:18des utilisateurs.
00:53:19Ça aussi,
00:53:20on ne le fait pas.
00:53:20Ça aussi,
00:53:21c'est quelque chose
00:53:21sur lequel on doit
00:53:22plus appuyer.
00:53:24Donc,
00:53:24il y a beaucoup de choses
00:53:24qui sont assez inspirantes.
00:53:27Voilà.
00:53:28Donc,
00:53:28tout ça,
00:53:28ça va dans le sens
00:53:29de diversifier
00:53:30la manière d'informer
00:53:30tout en gardant
00:53:31l'audience engagée.
00:53:32Et je suis d'accord
00:53:35sur cette projection
00:53:36sur 10 ans.
00:53:37pour moi,
00:53:38les médias,
00:53:39ils vont évoluer.
00:53:40Ils doivent évoluer,
00:53:41mais dans 10 ans,
00:53:41les journalistes,
00:53:42ils vont conserver
00:53:43une place importante
00:53:44en tant que gardien de l'éthique.
00:53:45Je reprends les mots
00:53:46de ma consoeur russe.
00:53:48Ils vont conserver
00:53:49leur rôle,
00:53:50mais c'est à nous
00:53:51de nous réinventer
00:53:52et de mieux nous déployer.
00:53:55Merci.
00:53:55Merci beaucoup,
00:53:56M. Ahmad.
00:53:58Quelqu'un d'autre
00:53:59veut répondre ?
00:54:00Je peux prendre là-bas ?
00:54:02Oui.
00:54:05Bonjour.
00:54:06Anna P.
00:54:06Allez.
00:54:07Je deviens.
00:54:09OK.
00:54:11Donc,
00:54:12je dois dire
00:54:13que même
00:54:14avec les ressources
00:54:16limitées,
00:54:17il ne faut pas
00:54:20publier
00:54:20des informations
00:54:21non vérifiées.
00:54:23Si je parle
00:54:24de la vérification
00:54:25des faits,
00:54:26il faut vraiment
00:54:27faire du
00:54:28fact-checking
00:54:29approfondi
00:54:30parce que
00:54:32sinon,
00:54:33on risque
00:54:36de nuire
00:54:36à la crédibilité
00:54:37et perdre
00:54:38notre répétition
00:54:40du média.
00:54:41Au contraire,
00:54:43un fact-checking
00:54:44sérieux
00:54:44peut devenir
00:54:47un marqueur
00:54:48de confiance
00:54:49auprès du public.
00:54:50Pour le faire,
00:54:51j'invite
00:54:53tous à utiliser
00:54:55de nouvelles technologies
00:54:57pour trouver
00:54:59différentes sources,
00:55:01vérifier des sources,
00:55:03trouver des sources
00:55:03officielles peut-être.
00:55:05mais il y a
00:55:07un point
00:55:09que je dois
00:55:10éclairer,
00:55:10c'est qu'il faut
00:55:12faire attention
00:55:12aux services
00:55:16d'intelligence
00:55:17artificielle
00:55:18qu'on utilise
00:55:18parce qu'ils
00:55:20peuvent être
00:55:21habillés
00:55:22vers
00:55:22les points
00:55:24de vue,
00:55:25les intérêts
00:55:26du créateur
00:55:28de telle
00:55:29ou telle
00:55:29intelligence
00:55:29artificielle.
00:55:30Donc,
00:55:31ils peuvent
00:55:32même faire
00:55:33du propaganda
00:55:35occidental.
00:55:36Donc,
00:55:37voilà,
00:55:37il faut être
00:55:38très attentif
00:55:40à cela.
00:55:41Donc,
00:55:42oui,
00:55:42j'invite
00:55:42la diversification
00:55:45des sources,
00:55:47trouver des sources
00:55:47d'origine.
00:55:50En tant que
00:55:50médian,
00:55:51on peut aussi
00:55:51faire
00:55:53du recherche
00:55:54par des images,
00:55:55des vidéos,
00:55:56des captures,
00:55:56d'écran,
00:55:58rechercher des citations
00:55:59et traiter
00:56:00comment regarder
00:56:02comment les autres
00:56:04médias
00:56:04traitent
00:56:05ces informations,
00:56:07ce que les autres
00:56:09disent,
00:56:11ce que les
00:56:13personnalités,
00:56:14même simples
00:56:15internautes,
00:56:17disent sur
00:56:18telle ou telle
00:56:19nouvelle.
00:56:20Et donc,
00:56:22voilà,
00:56:23aussi dans ce
00:56:26contexte
00:56:27de distorsion
00:56:29des faits,
00:56:30notamment si je parle
00:56:32de la guerre
00:56:33informatique
00:56:33qu'on mène.
00:56:35Donc,
00:56:36il est essentiel
00:56:36de se rapprocher
00:56:38des sources
00:56:38officielles
00:56:39et fiables
00:56:39et de rester
00:56:44pertinent
00:56:44et de rester
00:56:45fiable
00:56:45à des déclarations
00:56:47officielles,
00:56:48des autorités,
00:56:49des communiqués
00:56:51institutionnels,
00:56:53des données publiques
00:56:53et toujours
00:56:58présenter
00:57:00des actualités
00:57:01à nos
00:57:01publics
00:57:02auprès
00:57:03des sources
00:57:03officielles.
00:57:05Merci beaucoup,
00:57:06Anna.
00:57:07Monsieur Abga,
00:57:08je vous laisse
00:57:09la parole.
00:57:12Merci beaucoup.
00:57:13Tout a été
00:57:13bien dit.
00:57:15Qu'est-ce que je peux
00:57:15ajouter encore ?
00:57:16C'est vraiment
00:57:17d'insister.
00:57:18À notre niveau,
00:57:19c'est l'accès
00:57:19aux sources.
00:57:20Parce que souvent,
00:57:21en Afrique,
00:57:23ce n'est pas comme
00:57:24en Europe où il y a
00:57:25beaucoup de données
00:57:26ouvertes.
00:57:27Souvent,
00:57:28pour avoir accès
00:57:29à un certain nombre
00:57:29de sources,
00:57:30il faut d'abord
00:57:31faire des demandes
00:57:32qui vont prendre
00:57:33des jours et des jours.
00:57:34Alors que l'information
00:57:35est périssable,
00:57:36l'information,
00:57:36ça va vite.
00:57:38C'est vraiment
00:57:39de plaider auprès
00:57:40des autorités
00:57:40pour avoir un accès
00:57:42à des sources
00:57:43vérifiées et vérifiables.
00:57:45Je pense surtout
00:57:46aussi au partage
00:57:47d'informations.
00:57:48Vraiment,
00:57:48j'ai aimé
00:57:49le format
00:57:50de ce temps de tien.
00:57:51J'ai beaucoup appris
00:57:53en écoutant les autres.
00:57:54J'ai beaucoup noté
00:57:55concernant les formats.
00:57:57Si on se parle
00:57:58régulièrement,
00:57:59si on partage
00:58:00nos pratiques,
00:58:03nos défis
00:58:04et nos difficultés,
00:58:05ça peut aider
00:58:06chacun
00:58:06à aller de l'avant.
00:58:09Je prends souvent
00:58:10l'exemple,
00:58:10je lis souvent
00:58:11sur des sites russes,
00:58:13je vois,
00:58:14TAS,
00:58:15Wospoknik,
00:58:16où vous parlez
00:58:17de l'information
00:58:18au Burkina Faso,
00:58:19vous citez des sources,
00:58:20vous citez des petits médias,
00:58:22comment le dire,
00:58:22des médias
00:58:22qui ne sont pas aussi
00:58:23crédibles que ça.
00:58:25Parce que souvent,
00:58:26votre correspondant
00:58:27qui est basé
00:58:27en aérobialité,
00:58:28ou ailleurs,
00:58:30voilà,
00:58:30ils ne connaissent pas
00:58:31avec la dynamique
00:58:32d'un certain nombre
00:58:32de médias
00:58:33au plan national.
00:58:34Donc,
00:58:34c'est vraiment
00:58:35un certain nombre
00:58:36d'informations.
00:58:37Si moi,
00:58:37j'ai une information
00:58:39scantale critique
00:58:40que je vais publier
00:58:41sur la Russie,
00:58:43mon réflexe,
00:58:43c'est d'aller voir
00:58:44qu'est-ce que TAS dit.
00:58:47Je ne vais pas me fier
00:58:48aux médias occidentaux
00:58:50parce que je connais
00:58:50déjà leur angle
00:58:53de traitement.
00:58:55Voilà.
00:58:56un dernier lieu aussi,
00:58:57c'est le gros problème
00:59:00sur la lutte
00:59:00contre la désinformation,
00:59:02les fake news.
00:59:02Parce qu'aujourd'hui,
00:59:04dans nos contrats,
00:59:04nous avons des populations
00:59:06dont la majorité
00:59:07ne sont pas allées
00:59:08à l'école.
00:59:09On ne s'appelle
00:59:09déjà pas lire
00:59:10ni écrire.
00:59:11Et maintenant,
00:59:12avec l'IA
00:59:13et avec vraiment
00:59:15des vidéos générées,
00:59:17des photos générées,
00:59:20ils sont incapables
00:59:21à l'œil nu
00:59:21de savoir
00:59:22qu'est-ce que c'est du faux.
00:59:24Donc,
00:59:25pour garder notre crédibilité,
00:59:26pour qu'on puisse
00:59:28aller de l'avant
00:59:29et garder notre rôle
00:59:30de gardien,
00:59:31il faut vraiment
00:59:32qu'on réinvente.
00:59:34Et comme Anna l'a dit,
00:59:35il faut chaque fois
00:59:36aller à la recherche
00:59:36de nouveaux outils
00:59:39parce que
00:59:40notre plus grand défi
00:59:41dans les dix ans à venir,
00:59:43c'est comment distinguer
00:59:45le réel
00:59:46de la vérité
00:59:47parce qu'avec l'IA
00:59:48aujourd'hui,
00:59:50je vous assure
00:59:51que ce n'est pas facile.
00:59:53Donc,
00:59:53il faut vraiment
00:59:53qu'on partage
00:59:55nos informations
00:59:57pour pouvoir
00:59:58lire les défis ensemble.
00:59:59Je vous remercie.
01:00:01Merci beaucoup.
01:00:02On a aussi
01:00:02des journalistes
01:00:03ici présents
01:00:04en audience.
01:00:05Si vous avez des questions,
01:00:06n'hésitez pas
01:00:07à les poser.
01:00:07s'il vous plaît.
01:00:08est-ce qu'il vous plaît ?
01:00:15Eurasie,
01:00:15vérité eurasiatique,
01:00:17je m'adresse
01:00:20à la question
01:00:20à ceux qui.
01:00:22C'est plutôt
01:00:23comme un côté plaisantin,
01:00:25plutôt comique.
01:00:25Je ne sais pas
01:00:26si vous allez
01:00:26saisir la plaisanterie,
01:00:28l'aspect humoristique
01:00:30vu la différence
01:00:30de mentalité.
01:00:32Sur l'espace
01:00:32post-soviétique,
01:00:34il y a pendant
01:00:3530 ou 40 ans,
01:00:36il y avait un conte
01:00:37qui était très populaire.
01:00:38N'allez pas
01:00:39vous balader,
01:00:40allez vous promener
01:00:41en Afrique,
01:00:42les enfants,
01:00:43parce qu'en Afrique,
01:00:43il y a beaucoup
01:00:44de crocodiles
01:00:45qui sont grands
01:00:45et méchants.
01:00:47Sachez,
01:00:47est-ce que vous
01:00:48connaissez
01:00:49ce conte-là
01:00:50sur les grands
01:00:51ou méchants
01:00:52crocodiles en Afrique ?
01:00:58Monsieur Ahmad,
01:00:59Monsieur Abgar,
01:01:00pouvez-vous...
01:01:01Moi, je...
01:01:02Non, je ne vois pas
01:01:08du conte auquel
01:01:10vous faites allusion,
01:01:11mais je vois
01:01:12le sens
01:01:12de votre message.
01:01:14Et je pense
01:01:15qu'aujourd'hui,
01:01:16il y a une grosse
01:01:17prise de conscience
01:01:19et comme le disait
01:01:20mon confrère du Burkina,
01:01:21il y a un rôle
01:01:22des médias
01:01:22sur une éducation,
01:01:23il y a une sorte
01:01:24d'éducation.
01:01:25C'est plus seulement
01:01:25informer aussi,
01:01:26comme le disait
01:01:27ma conseille russe,
01:01:28mais c'est aussi
01:01:29faire comprendre.
01:01:30Et c'est là
01:01:31tout l'enjeu.
01:01:33Merci.
01:01:37Oui.
01:01:39Par rapport
01:01:40à ce que le confrère
01:01:40vient de dire,
01:01:41c'est ce que nous appelons
01:01:42l'ensemble des préjugés,
01:01:44c'est-à-dire
01:01:44l'appeler que
01:01:45c'est un continent
01:01:46où il n'y a pas d'eau,
01:01:47il n'y a pas
01:01:47d'électricité,
01:01:49il y a la faim.
01:01:54Parce que la plupart
01:01:56des ONG
01:01:57qui ont des financements
01:02:01occidentaux
01:02:01et qui interviennent
01:02:03dans nos pays
01:02:03ont besoin
01:02:04de ces images
01:02:05pour venir
01:02:06vendre en Occident
01:02:07et avoir
01:02:07plus de financements
01:02:08encore.
01:02:09Mais sinon,
01:02:09l'Afrique,
01:02:10c'est comme
01:02:11les États-Unis,
01:02:12c'est comme
01:02:13l'Occident.
01:02:16Il y a des riches
01:02:17et il y a des pauvres.
01:02:18Et ce que nous déplorons,
01:02:20c'est que chaque fois,
01:02:21on montre
01:02:22ce qui est négatif
01:02:24et on ne parle jamais
01:02:24de ce qui est positif.
01:02:27Donc,
01:02:28cette histoire
01:02:29de gens
01:02:32qui vivent
01:02:32dans des arbres,
01:02:35des moustiques
01:02:37qui sont gros
01:02:39comme des abeilles,
01:02:41non,
01:02:42ce n'est pas
01:02:43vérifié partout.
01:02:44Et je vous assure
01:02:46que l'Afrique,
01:02:47c'est un continent
01:02:47formidable.
01:02:49Là où il y a la vie,
01:02:50voilà,
01:02:51il nous manque seulement
01:02:52du plan d'emploi,
01:02:54la paix
01:02:55et la véritable indépendance
01:02:56pour bien vivre
01:02:57parce que
01:02:58tout ce que nous avons
01:02:59comme matière première,
01:03:01ce n'est pas nous-mêmes
01:03:02qui fixons les prix.
01:03:04Les prix sont fixés
01:03:05par les baux européennes
01:03:06et on ne gagne pas
01:03:07le vrai prix
01:03:08pour pouvoir donner
01:03:09les meilleures conditions
01:03:10de vie
01:03:11à nos populations.
01:03:15Je l'invite
01:03:16à visiter l'Afrique,
01:03:17y compris le Burkina Faso.
01:03:19Merci beaucoup.
01:03:20Est-ce qu'il y a
01:03:21des autres questions?
01:03:23Pas de questions.
01:03:24D'accord.
01:03:25Merci également
01:03:26à tous les participants
01:03:27et à toutes les personnes présentes
01:03:29pour votre engagement.
01:03:30c'est par le dialogue ouvert,
01:03:33la collaboration
01:03:34et un engagement commun
01:03:36que nous pouvons faire progresser
01:03:38les pratiques médiatiques
01:03:41fondées sur le respect,
01:03:43la justesse
01:03:44et l'intégrité culturelle.
01:03:46Cette discussion nous a offert
01:03:48une riche mosaïque
01:03:49des réflexions.
01:03:50Merci encore
01:03:51pour cet échange
01:03:52très enrichissant
01:03:53et je vous souhaite
01:03:55une très, très bonne journée.
01:03:58Merci beaucoup.
01:03:58Très bonne journée.
01:03:59Merci.
01:04:00Au revoir.
01:04:01Au revoir.
01:04:02Merci.
01:04:03Merci.
01:04:04Merci.
01:04:05Sous-titrage FR ?
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