- il y a 16 minutes
L'actrice espagnole Penélope Cruz est l'invitée de France Inter ce samedi 23 mai 2026 à l'occasion de la sortie du film La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi, projeté ce jeudi 21 mai 2026 à l'occasion du Festival de Cannes et produit notamment par Pedro Almodóvar.
À l'issue de la projection du film au Palais des festivals jeudi soir, la salle s'est levée pour 20 minutes de standing ovation, fait rare au Festival de Cannes. Ce soir-là, Penélope Cruz a été "très émue", confie-t-elle à France Inter. "J'ai dû prendre un petit moment après la projection car je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer pendant une heure. Il y avait une grande fête, on voulait fêter cette réussite au palais, mais j'ai dû prendre un petit peu de temps, me retrouver seule, car j'ai été tellement émue par le film qui est tellement puissant." La projection de ce film représente "beaucoup de choses pour le cinéma espagnol, poursuit l'actrice. Aussi, j'adore cette camaraderie qu'on a ressentie pendant ce festival".
Retrouvez les invité de 8h20 sur le site de France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-du-week-end
À l'issue de la projection du film au Palais des festivals jeudi soir, la salle s'est levée pour 20 minutes de standing ovation, fait rare au Festival de Cannes. Ce soir-là, Penélope Cruz a été "très émue", confie-t-elle à France Inter. "J'ai dû prendre un petit moment après la projection car je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer pendant une heure. Il y avait une grande fête, on voulait fêter cette réussite au palais, mais j'ai dû prendre un petit peu de temps, me retrouver seule, car j'ai été tellement émue par le film qui est tellement puissant." La projection de ce film représente "beaucoup de choses pour le cinéma espagnol, poursuit l'actrice. Aussi, j'adore cette camaraderie qu'on a ressentie pendant ce festival".
Retrouvez les invité de 8h20 sur le site de France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-du-week-end
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00:00Grand entretien ce matin avec Marion Lourdes, nous avons l'honneur et le bonheur de recevoir une immense actrice.
00:07Elle a reçu le prix d'interprétation à Cannes pour Volver de Pedro Almodovar.
00:12C'était il y a 20 ans Oscar de la meilleure actrice pour Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen.
00:18Et elle est de nouveau à Cannes pour un film formidable, La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrosi.
00:26Un film notamment produit par Pedro Almodovar, un film puissant, pictural, organique où elle irradie un film qu'on a
00:35adoré avec la participation exceptionnelle de Pénélope Cruz comme c'est écrit au générique.
00:41Bonjour Pénélope Cruz.
00:44Hello, bonjour, ça va ?
00:46Bonjour.
00:47Ça va bien et d'autant mieux que vous êtes avec nous en duplex depuis Cannes.
00:52C'était jeudi soir, Pénélope, lors de la projection du film.
00:56Vous étiez au premier rang de cette magnifique salle du Palais des Festivals.
01:0120 minutes de standing ovation, c'est rare, très rare au Festival de Cannes.
01:07Qu'est-ce que vous avez ressenti tout simplement en voyant cet accueil extrêmement enthousiaste et ému ?
01:14Je sens beaucoup d'émotion parce que j'aime beaucoup les films et j'aime beaucoup les ravis.
01:23Ils sont incroyables.
01:26Je suis très émotionné.
01:30Oui.
01:31Oui.
01:53Et on le comprend et c'est un film qui nous a émus.
01:57Alors, pour ceux qui ne sont pas à Cannes, Los Javis, ce sont justement ce duo de réalisateurs, Javier Calvo
02:03et Javier Ambrosi.
02:05Il y a une sorte de movida du cinéma espagnol à Cannes.
02:10Vous y avez été il y a quelques années et vous avez été récompensé.
02:15Trois longs métrages de réalisateurs espagnols en compétition.
02:18C'est une nouvelle movida ?
02:22Bien, ça serait génial si c'était le début de la vidéo de la nouvelle movida.
02:27C'est très nécessaire.
02:30Je pense que nous sommes tous très heureux et émotions que nous sommes tous ensemble et ce que ça signifie
02:39pour le cinéma spanish.
02:42Et aussi, j'aime le camaraderie que j'ai ressenti dans ce festival avec tous les équipes de tous les
02:53trois films.
03:13C'est formidable de voir la vitalité du cinéma espagnol.
03:20Et je le disais, con la participation exceptionnelle de Pénélope Cruz, avec la participation exceptionnelle de Pénélope Cruz qu'on
03:27peut lire au début du film.
03:28Le film, ce sont trois histoires qui s'entremêlent.
03:321932, 1937, 2017, trois destins d'hommes auxquels on interdit de s'aimer librement.
03:39Et vous, Pénélope, vous incarnez une danseuse de cabaret en pleine guerre civile espagnole.
03:45Vous êtes littéralement envoûtante.
03:48On vous voit en robe blanche avec un boa.
03:52On vous voit en tenue militaire au milieu de soldats de l'armée de Franco.
03:56Qu'est-ce qui vous a donné envie de tout simplement d'accepter ce rôle ?
04:02Je pense que c'est la magie du personnage.
04:05Le film est magique.
04:06Le film est très puissant.
04:08Le film est très puissant.
04:08Il a le potentiel de connecter avec tant de générations différentes.
04:12Aussi de jeunes personnes qui seront très inspirées par ce film.
04:21Et nous apprendreons beaucoup sur notre pays.
04:26Mais aussi sur notre pays.
04:27Mais aussi sur notre pays.
04:28Le monde.
04:28Dans une manière qui peut être plus inspirante
04:31que probablement tous les livres que j'ai lu dans l'école.
04:34Et je ne dis pas que je suis un grand fan de lire.
04:37Mais je pense que pour ces générations.
04:40Les jeunes qui sont maintenant jeunes.
04:42Les jeunes qui sont maintenant dans leurs 20s.
04:44Un film comme ça peut montrer une perspective de l'avenir.
04:48C'est très important.
04:52Parce qu'ils ne le font pas dans une façon dont ils vous donnent une lecture.
04:56Et ils ne vous disent pas comment penser.
04:59Ils vous donnent juste une inspiration.
05:07Sur la poète.
05:08Et sur quelque chose très réel et réel.
05:13Donc vous pouvez faire vos propres décisions.
05:15Quand quelque chose comme ça se passe dans un film,
05:18ça devient beaucoup plus qu'un film.
05:20Ça devient un truc révolutionnaire.
05:24C'est un truc révolutionnaire.
05:25Je ne parle pas de...
05:29C'est plus loin de toute politique.
05:32C'est plus loin de ça.
05:34C'est une reminder que nous sommes tous ensemble.
05:37C'est plus loin de tout le monde.
05:40C'est plus loin de la même famille.
05:49C'est plus loin d'être le même.
05:51C'est plus loin qu'il y a plus loin d'être.
05:55C'est plus loin de ceci.
05:56Le monde est un nouveau humain.
05:57La même femme.
05:57C'est plus loin de ceci.
06:00Elle est plus loin d'un métier.
06:02C'est plus loin de ça.
06:03C'est plus loin d'autres.
06:04L'abrient de tous lesquels.
06:14Votre personnage nénée, chanteuse de cabaret et prostituée, elle a une discussion avec
06:20un jeune soldat franquiste qui est amoureux en secret d'un républicain et elle lui dit
06:26« Tu sais ce que j'ai appris ? Que le travestissement, c'est le rêve de tous les possibles
06:30et la
06:30guerre, c'est tout le contraire. » Qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que ça parle
06:33aussi
06:34de cinéma, ça ?
07:04C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce que Nénée Romero représente.
07:09Parce qu'elle devient cette fenêtre de l'endroit mondial de possibilités, de liberté.
07:17pour une actrice aussi.
07:17Et les yeux de Guittarica la regardent quand elle fait les numéros ou quand elle parle
07:22de ce qui s'est passé à Madrid.
07:26C'est tellement...
07:28Tu vois un ange, il est un ange qui réalise, comme un autre être humain qui lui dit que
07:35il y a une possibilité d'être là-bas.
07:39Mais l'art est l'unique qui fait que tous ces personnages survivent.
07:45Pour une actrice aussi, se travestir, le travestissement, c'est ce qui rend absolument tous les rôles possibles ?
07:55Pour moi, j'ai pu exprimer tellement de émotions.
08:00J'ai pu dire des choses que je n'aurai pas de dire en thérapie.
08:06Des choses à dire ou à exprimer.
08:09Et que quand tu as un charactère, tu as une possibilité d'exprimer tout ça.
08:15Et cette expression, c'est la santé.
08:18Donc, bien sûr, c'est une art très thérapeutique.
08:24Ce n'est pas la raison pour laquelle j'ai décidé de dédiquer une grande partie de ma vie à
08:29ça.
08:30Mais ça peut être très thérapeutique.
08:33Et beaucoup de fois, j'ai dit que si je n'avais pas cette profession, je serais vraiment fou.
08:38Il y a quelque chose d'intéressant, c'est qu'on parlait tout à l'heure du cinéma espagnol qui
08:41est très présent à Cannes.
08:43La Bola Negra, on le disait, ça raconte trois destins d'hommes homosexuels qui cherchent comment vivre leurs différences.
08:49L'être aimé, ça démonte la toxicité masculine d'un réalisateur qui est aussi un mauvais père.
08:55Est-ce qu'on a un cinéma espagnol qui est en pleine déconstruction des stéréotypes et du genre ?
09:01Est-ce qu'on a un cinéma espagnol ?
09:28Qu'est-ce que tu penses de ça ?
09:30Et je lui ai dit, je pense que je suis très heureux de ce jour,
09:35ce n'est pas que ça a besoin de question.
09:37C'est pas que ça a besoin de savoir.
09:42C'est pas un cinéma espagnol qui est demandé,
09:44« Oh, ce n'est pas ce nombre de femmes dans le festival,
09:48compared à la dernière année ? »
09:50C'est une vraie égale qui n'est pas là,
09:58c'est pourquoi il reste encore une question dans tantôt interviews.
10:11Il y a quelque chose de très fort que vous avez dit, Pénélope Cruz,
10:15dans notre entretien, un film qui est plus qu'un film.
10:18C'est le cas de la boule noire.
10:19C'est un roman inachevé d'un immense écrivain et poète espagnol,
10:24Federico Garcia Lorca.
10:25Son homosexualité, il a été obligé de la cacher.
10:29C'est vrai qu'il a été arrêté,
10:32il a été assassiné par les nationalistes franquistes.
10:35Cette figure, elle est présente comme si elle avait été oubliée quasiment.
10:40C'est ce que disait l'un des réalisateurs, Javi Calvo.
10:43C'était important de la faire ressurgir du passé,
10:47retrouver Lorca, le remettre dans la lumière.
10:52Oui, je pense que beaucoup de gens sont obsédés avec Federico Garcia Lorca,
10:58et je suis l'un d'entre eux,
10:59parce que j'ai découvert le plus quand j'étais jeune.
11:02Et dans ma théâtre à l'école,
11:04j'avais toujours choisi le travail de Lorca
11:08qui n'était pas approprié pour mon âge,
11:10comme Doña Rosita La Soltera,
11:12mais, fortunately, ma teacher m'a permis de faire ça.
11:14Et j'étais toujours fascinée par sa travail.
11:17Javi Calvo, aussi dans notre pays,
11:21pour les dernières années,
11:23il y a toujours présent.
11:25Il y a toujours quelqu'un qui est très amoureux et respectueux.
11:28Mais il a mort dans une terrible, terrible manière.
11:33Et ce génial ne peut pas être lui-même.
11:38Il ne peut pas être lui-même.
11:40Il ne peut pas être lui-même.
11:47Il est tellement profond,
11:50il n'y a pas de religion.
11:53Il y a quelque chose de spiritual,
11:56il y a quelque chose de tout ce qu'il écrit.
11:58Et nous sommes un humain,
11:59un être humain.
12:00Et maintenant, en Spain,
12:03mon ami, le acteur,
12:05le réacteur,
12:06le directeur,
12:07Juan Diego Boto,
12:08il écrit, un peu plus ans,
12:10Un Noche Sin Luna.
12:12Et il a gagné un maximum de théâtre pour ce qu'il écrit.
12:17Et c'est sur Lorca.
12:18Et c'est la meilleure chose que j'ai jamais vu dans un théâtre,
12:21dans ma vie.
12:22Et j'ai été lucky,
12:23et j'ai vu beaucoup de choses.
12:25Mais ce qu'il écrit, c'est incroyable.
12:27Et il y a beaucoup de gens qui ont fait ça.
12:30Et il y a beaucoup de jeunes personnes,
12:32qui ont regardé ça,
12:34mais peut-être dans l'école,
12:35quand ils vous forcent à lire,
12:37vous ne l'avez pas.
12:37Il y a beaucoup de jeunes personnes
12:38qui ont réconnecté avec ça.
12:40Et maintenant, avec ce film aussi,
12:43c'est vraiment, vraiment présent.
12:45Et son art ?
12:46L'art de Lorca permet de servir de passerelle
12:50entre les générations.
12:51Vous-même, vous lisez beaucoup Pénélope Cruz.
12:53Vous lisez de la poésie ?
12:54Vous lisez de la poésie ?
12:57Vous lisez de la poésie ?
12:59À parfois.
13:00Mais si je vous dis ce que j'écris le plus,
13:03vous serez surpris.
13:06Surprenez-nous !
13:07Mais j'ai un hobby,
13:09un vrai hobby,
13:10pendant les dernières 10 ans,
13:12et j'écris beaucoup de livres de médecine.
13:15Non !
13:16Oui, je sais,
13:17tout le monde est surpris,
13:19parce que ça n'a rien à voir avec ma profession.
13:21Mais j'ai eu des vies passées,
13:23et probablement dans une autre vie,
13:25j'ai été un docteur
13:28investigating quelque chose
13:29que je ne pouvais pas finir.
13:30Parce que quand j'étais petite fille,
13:32j'ai injecté les dolls
13:34avec l'insuline syringe
13:38de ma grand-mère,
13:39et j'ai fais des prescriptions
13:41comme un docteur,
13:42avec les quinieles,
13:44comme un bingo,
13:45donc j'ai fais des prescriptions.
13:46Donc j'ai fait ça
13:47depuis que j'étais petite fille,
13:48et les dernières 10 ans,
13:50j'ai étudié l'endocrine,
13:52l'endocrine.
13:54Ah !
13:55Ah, c'est génial !
13:56Le système le plus complexe
13:59dans notre corps,
14:00et je l'aime,
14:01c'est mon hobby.
14:02D'autres personnes jouent les cartes,
14:04d'autres personnes jouent le golf,
14:06d'autres personnes jouent le drink.
14:07J'ai étudié la médecine.
14:08Il y a votre hobby,
14:10et puis il y a votre métier d'actrice,
14:12dans ce film,
14:13qui est produit entre autres
14:14par un réalisateur
14:15qui vous a fait énormément tourner,
14:17avec qui vous êtes très complice,
14:19c'est Pedro Almodovar.
14:20Est-ce qu'il y a une forme d'héritage
14:22entre le producteur Almodovar
14:24et Javier Calvo,
14:25et Javier Ambrosi,
14:27les deux jeunes réalisateurs ?
14:29Est-ce qu'il y a un lien ?
14:31Oui, il y a un lien
14:33parce qu'ils vraiment admire Pedro
14:38presque autant que moi.
14:39Nous pouvons avoir une compétition
14:41pour voir qui admires Pedro le plus.
14:44Mais ils connaissent tout
14:46sur sa carrière.
14:48Ils connaissent les lines du film,
14:50et moi aussi.
14:52Et nous avons eu l'amour
14:54et le respect pour Pedro.
14:56Nous avons aussi parlé de lui
14:57a beaucoup aujourd'hui
14:58dans la conférence de presse.
14:59C'est une grande partie de ma vie.
15:01C'est une inspiration.
15:03J'ai vu l'héritage,
15:04le jour avant,
15:05avant qu'il a sorti.
15:06Il est quelqu'un que j'aime beaucoup
15:08et qui m'a donné beaucoup.
15:10Il a ouvert tellement
15:11des portes pour moi.
15:12Qu'est-ce que vous retrouvez
15:14dans ce film
15:15qui vous fait penser
15:16à Pedro Almodovar ?
15:17À part le fait qu'à un moment
15:18on parle de lui
15:19parce qu'en 2017,
15:22des jeunes gens doivent retrouver
15:23un personnage dans un jeu
15:25et que ce personnage
15:26c'est Pedro Almodovar.
15:27qu'est-ce que vous retrouvez
15:28de son âme
15:29et de ce qu'il peut inspirer ?
15:32Oui,
15:33c'est la depth
15:35de la relation
15:36entre tous les personnages.
15:38Il y a quelque chose
15:39de la structure
15:40du script,
15:41de avoir toutes ces histoires
15:43qui cross
15:44et qui ont quelque chose
15:46en commun.
15:48C'est une très ambitieuse
15:49et une très ambitieuse
15:50et très unique
15:52avec un point de vue
15:53qui est visuellement
15:54très unique
15:55et très brave.
15:58Et Pedro
15:59a ça.
16:00Visuellement,
16:00vous voyez un de ses frères
16:02et vous savez
16:02que c'est Pedro Almodovar.
16:04et je pense que
16:05les Javis
16:05aussi
16:07visuellement
16:07ont une identité
16:10qui est très spécifique.
16:12Et aussi,
16:12le humour.
16:13Ils ont un très,
16:14très similar humour
16:16qui sont
16:17générations
16:18et il y a une autre
16:19scène avec Carlos
16:21dans la maison
16:22quand il vient de retour
16:23de la nuit
16:24et il vient de dormir.
16:26Et ils font une partie
16:27où ils doivent
16:28les noms.
16:29Et ce qui se passe
16:31dans la rue,
16:32c'est que le fille
16:33dit,
16:33si vous voulez dormir
16:35nous allons
16:35et il dit,
16:36mais où est le feu ?
16:37Donc,
16:37c'est totalement faux.
16:38Elle ne va pas
16:39qu'elle ne va pas
16:39qu'elle est.
16:41Mais cette scène
16:42est tellement funny
16:43et c'est 100%
16:47Almodovar's humour.
16:47Et c'est vrai que...
16:48Parce qu'ils ont ça.
16:50C'est pas comme
16:51qu'ils imitent ça.
16:52C'est qu'ils ont
16:52ce sens de humour
16:53qui est mon préféré
16:55de humour.
16:56Et vous êtes rentré
16:57dans le monde
16:58d'Almodovar.
16:58On n'imagine pas
16:59le monde d'Almodovar
17:00sans vous.
17:01La bola negra,
17:03la boule noire,
17:04c'est un film
17:04qui parle du silence,
17:06Pénélope Cruz,
17:06de ce que l'on ne peut pas dire.
17:08Vous-même,
17:09vous avez joué
17:09plusieurs rôles de femme
17:11qui portent
17:12l'indicible.
17:13La grossesse
17:14qu'on ne peut pas dire
17:15dans Madres Paralelas,
17:17les douleurs enfouies
17:18dans Volvert.
17:20Il y a cette citation,
17:22« Se taire et brûler
17:23de l'intérieur
17:24est la pire des punitions
17:25qu'on puisse s'infliger. »
17:27C'est une phrase
17:28du poète Garcia Lorca.
17:30« Se taire,
17:31ça consomme »
17:32Pénélope Cruz.
17:34« Pénélope Cruz ? »
17:37« Oui, complètement.
17:40Et pour tout le monde,
17:42pas seulement pour les femmes.
17:43Mais c'est vrai
17:43que les femmes
17:44dans le monde,
17:45en tant que différents
17:46places,
17:47sont complètement silents.
17:48Et si elles parlent,
17:50elles sont même
17:51mortes,
17:52dans certains cas.
17:55de la façon dont elles
17:56sont les mêmes.
17:57C'est une toute
17:59la liberté.
18:00C'est une toute
18:01Et...
18:03Je ne sais pas,
18:04c'est juste
18:05qui se passe
18:06trop en tant
18:08de places
18:09dans le monde
18:09où les femmes
18:11ne ont pas
18:12une voix.
18:12Donc,
18:12quand ils me demandent,
18:13« Oh,
18:14vous avez un microbeau
18:17près de votre
18:18mouth ? »
18:19Vous pensez que
18:20les choses
18:20changent pour les femmes ?
18:23Enfin,
18:24il y a un change.
18:24Et je sens que
18:25dans notre industrie,
18:27les choses
18:27changent.
18:28Il y a beaucoup
18:29de choses
18:29qui ont besoin
18:31de travail.
18:32Mais,
18:32regardez les femmes
18:34en Iran.
18:35Regardez les femmes
18:36dans le monde
18:37où elles sont
18:40complètement silents.
18:45Et...
18:45elles sont
18:46tortures
18:47chaque jour.
18:48quand ils me demandent
18:49ce genre de questions,
18:51je me sentais tellement
18:52selfish.
18:52Si j'avais seulement
18:53la réponse pour
18:53quelle est la situation
18:55dans notre industrie,
18:56quelle est la situation
18:57dans le monde
18:58pour ce respect
19:00et l'égalité
19:01que nous
19:03encore essayons
19:05de trouver
19:06et que,
19:07un jour,
19:07sera vrai.
19:08Mais,
19:09je ne sais pas.
19:10C'est un combat
19:11et c'est vrai
19:12que c'est un combat
19:13que vous portez.
19:14Merci pour ces mots
19:15extrêmement forts,
19:16Pénélope Cruz.
19:17Merci aussi
19:18pour ce film
19:19La Boule Noire
19:20qu'on a hâte
19:22de voir au cinéma.
19:24On imagine
19:24que le mot
19:25de compétition,
19:26on l'évacue
19:27de son cerveau,
19:28mais c'est vrai
19:28qu'il est souvent cité
19:30parmi les favoris
19:30pour La Palme.
19:31C'est tout ce qu'on vous souhaite.
19:34Merci infiniment
19:35Pénélope Cruz
19:35d'avoir été l'invité
19:36de France Inter
19:37et merci à Sarah Combette
19:38pour la traduction.
19:39On vous souhaite une très belle journée
19:41sur La Croisette.
19:44Merci, toi aussi.
19:45Merci beaucoup.
19:46Merci.
19:46Bye.
19:47Ciao.
19:48Au revoir.
19:48Au revoir.
19:48Au revoir.
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