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Le SOPK, ou syndrome des ovaires polykystiques, est en train de changer de nom pour devenir SMOP, syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Ce changement, fruit de 14 ans de travail, vise à mieux refléter la complexité de cette maladie qui touche une femme sur huit.

Ce nouveau nom, plus précis, espère mettre fin à la confusion et à la stigmatisation entourant le SOPK. Il souligne que la maladie, loin d'être une simple affaire d'ovaires, est un trouble métabolique affectant tout le corps. La journaliste Alice Klein partage son expérience personnelle, expliquant que les "kystes" tant redoutés ne sont en réalité que des follicules immatures.



Le SMOP entraîne des déséquilibres hormonaux, comme des taux élevés d'androgènes, pouvant causer acné, chute de cheveux ou hirsutisme. L'insulino-résistance associée peut mener à la prise de poids, au diabète de type 2, à l'hypertension et à des troubles cardiaques. L'anxiété et la dépression sont également des manifestations possibles.

En reconnaissant le SMOP comme une condition systémique, les chercheurs espèrent obtenir des financements plus importants pour la recherche et développer de nouveaux traitements. Ce changement est une véritable révolution pour la santé des femmes et devrait améliorer la compréhension et la prise en charge de la maladie.

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Transcription
00:00C'est une petite révolution pour la santé des femmes.
00:02Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK, change en fin de nom.
00:06Et ça va modifier beaucoup de choses. On vous explique.
00:08Le SOPK, c'est comme ça qu'on appelait une maladie chronique qui touche une femme sur huit dans le
00:12monde.
00:12Et pourtant, ce nom était inexact, ce qui contribue à retarder le diagnostic,
00:16fragmenter le traitement et stigmatiser les malades tout en freinant la recherche,
00:19explique un consortium scientifique dans un rapport.
00:21Son autrice principale, la chercheuse Hélénatide, a annoncé ce 12 mai
00:25que la maladie s'appellerait désormais syndrome métabolique ovarien polyendocrinien
00:29ou SMOP.
00:30Le but, que ce nouveau nom change la manière dont les patientes comprennent la maladie
00:33et comment les médecins la traitent.
00:35Dans New Scientist, la journaliste Alice Klein raconte sa propre expérience avec ce trouble.
00:39Adolescente, on l'envoie faire une échographie car elle a de nombreux symptômes de la maladie.
00:43J'ai été atterrée de voir que mes ovaires étaient couverts de taches noires supposées être des kystes.
00:47On m'a annoncé que je ne pourrais probablement pas avoir d'enfant
00:49et que ces kystes risquaient d'éclater, nécessitant alors une opération en urgence.
00:53J'étais désemparée et bouleversée.
00:55Sauf qu'il n'y a pas de kystes.
00:56Les taches noires que l'on peut voir sur les échographies sont des follicules immatures.
01:00Les follicules, qui sont à l'intérieur des ovaires, sont des petits sacs remplis de liquide
01:03dans lesquels baignent les futurs ovules.
01:05En gros, ce sont des réserves d'ovocytes immatures.
01:08Et si une personne atteinte en a autant, c'est parce qu'il reste coincé en cours de développement
01:11et s'accumule.
01:13Résultat, il est plus compliqué pour l'un d'entre eux de s'extraire de la masse
01:16et de commencer le parcours pour devenir un ovule prêt à être fécondé.
01:19C'est une façon bien plus plaisante de voir mes ovaires.
01:21Il déborde d'ovocytes en devenir au lieu d'être criblé de kystes, écrit encore la journaliste de New Scientist.
01:26C'est à cause de ces embouteillages de follicules que l'ovulation est perturbée,
01:30ce qui entraîne des symptômes comme des retards de règles ou des difficultés à concevoir.
01:33Mais là encore, les recherches montrent que le syndrome ne rime pas forcément avec infertilité.
01:38Les femmes atteintes ont les mêmes probabilités de tomber enceinte
01:40et sans avoir recours à un traitement ou à une fécondation in vitro pour 80% d'entre elles.
01:45Après des années à craindre de ne pas pouvoir avoir d'enfant,
01:47j'ai eu les trois que je désirais, même si j'ai aussi fait cinq fausses couches
01:50qui pourraient être liées à mes déséquilibres hormonaux, écrit encore Alice Klein dans New Scientist.
01:54Ces déséquilibres hormonaux, ce sont des taux élevés d'androgène,
01:57les hormones sexuelles mâles comme la testostérone,
01:59ce qui peut provoquer de l'acné, une chute de cheveux ou de l'hirsutisme sur le visage et le
02:03corps,
02:03c'est-à-dire l'apparition de poils dans des zones dites masculines.
02:06Une insulino-résistance associée est aussi courante et peut entraîner une prise de poids,
02:09un diabète de type 2, de l'hypertension et des troubles cardiaques.
02:12Les personnes touchées peuvent aussi être sujettes à l'anxiété et à la dépression,
02:15ajoute le magazine scientifique.
02:17Bref, le SMOP, c'est bien plus qu'une maladie qui touche les ovaires,
02:20et c'est ce que le changement de nom espère refléter,
02:22car quand une maladie est reliée à un seul organe,
02:24tout, financement des recherches, éducation, recommandations pour la pratique clinique,
02:28est regroupé dans cette boîte, déclare le docteur Hélénatide.
02:30Et pour cette maladie, c'était la mauvaise boîte, rapporte le New York Times.
02:34Par exemple, les étudiants en médecine ne se penchaient sur le SMOP que lors des cours de gynécologie,
02:38et les patientes ne sont souvent pas averties des autres symptômes de la maladie.
02:41Maintenant que le SMOP est reconnu comme touchant l'ensemble du corps,
02:44les chercheurs espèrent aussi pouvoir bénéficier de financements plus larges
02:47pour continuer les recherches et trouver de nouveaux traitements.
02:49Ce changement de nom, plus qu'utile pour la santé des femmes,
02:52aura demandé à Hélénatide une campagne de 14 longues années.
02:55L'endocrinologue a travaillé avec 56 organisations professionnelles et associations de patientes,
02:59afin de trouver une dénomination qui soit exacte scientifiquement et facile à mettre en œuvre.
03:03Dans New Scientist, la journaliste Alice Klein conclut
03:06« Si cela permet d'atténuer la confusion et l'inquiétude qui accompagnaient fréquemment ce diagnostic par le passé,
03:10tout ce labeur n'aura pas été vain. »
03:12– Sous-titrage Société Radio-Canada
03:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
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