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  • il y a 5 semaines
« Notre justice va avoir à sanctionner bien plus sévèrement ce type de faits » : une des avocates des parties civiles exprime sa frustration après que trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec exécution provisoire, ont été requis contre un animateur pour agressions sexuelles sur des enfants d'une école maternelle parisienne.

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Transcription
00:00Les familles avaient comme souhait que le prévenu puisse faire un passage en détention
00:09pour qu'il prenne la mesure des faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il est condamné.
00:14Et aujourd'hui, c'est ça la déception, c'est celle-ci, puisque le procureur a considéré
00:20que malgré le risque de réitération de l'infraction, malgré la gravité des faits,
00:27le prévenu n'avait pas lieu d'être placé en détention.
00:32Je pense que comme des enfants, ça en dit long d'avoir une audience avec 9 partis civils mineurs,
00:39particulièrement jeunes, de 3 à 5 ans, et derrière d'avoir des réquisitions
00:44où on n'a pas de mandat de dépôt à la barre, où on reconnaît la gravité exceptionnelle des faits
00:49et où derrière il n'y a aucun passage en détention, ça en dit long sur la nécessité
00:54que notre société va devoir avoir, de sortir du déni et de notre justice,
01:00d'avoir à sanctionner bien plus sévèrement ce type de faits.
01:04Mon client a dit lui-même qu'il portait parfois les enfants, qu'il les accompagnait,
01:10parce qu'il n'a pas été formé pour ça.
01:13Le problème, c'est qu'il arrive dans un milieu où il doit travailler.
01:16Donc il travaille, il accomplit ses missions, sans comprendre que c'était interdit,
01:22par exemple, d'avoir un certain type de contact avec les enfants.
01:25On ne lui a jamais appris ça.
01:26Donc il les a posés comme comportement et ça a été sanctionné.
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