00:00Notre focus région nous emmène ce matin à Haute-Garonne où la chaleur fait souffrir, mais certaines cultures accélèrent aussi.
00:06Dans le sud-ouest de la France, les tomates, les abricots arrivent plus tôt que prévu cette année.
00:10Les producteurs surveillent malgré tout cette météo exceptionnelle de très près.
00:14Reportage près de Toulouse avec Jean-Louis Fidforkes.
00:18Sous les serres blanches d'Alexandre, les fortes chaleurs ont un impact immédiat sur sa production de tomates.
00:24C'est la première tomate rouge qu'on vient de récolter. On est le 24 mai et normalement c'est
00:30une tomate qui aurait dû mûrir vers le 10 juin.
00:32On a bien 10-15 jours d'avance.
00:34Mais il n'y a pas que les tomates qui arrivent plus tôt que prévu.
00:37Non, il y a aussi les fruits d'été qui vont arriver 10-15 jours en avance. Il s'agit
00:41des abricots, des pêches, des nectarines.
00:44Toutes ces productions vont arriver à maturité.
00:46Conséquence, cette année, en raison de la chaleur, les agriculteurs français vont vendre leurs produits en même temps que les
00:52concurrents étrangers.
00:53Ce qui préoccupe Jean-Philippe Odorico, responsable maraîchage et fruits de l'AFDSEA.
00:58La production qui arrive française va se télescoper avec des pays qui exportent, notamment l'Espagne, le Maroc un peu
01:03moins.
01:04Il va y avoir un influx de marchandises.
01:06Je pense qu'il faut que les consommateurs français jouent le jeu et achètent français pour qu'on puisse écouler
01:11nos volumes.
01:12Sinon, à terme, ça va être compliqué pour nous de pouvoir continuer dans ces conditions-là.
01:17Et la chaleur a également des répercussions dans les champs.
01:19Les éleveurs de la région ont dû effectuer les opérations de fauchage des foins avec deux semaines d'avance.
01:26Dans les EHPAD aussi, la vigilance monte d'un cran.
01:29Les fortes chaleurs fatiguent forcément rapidement les organismes des plus fragiles.
01:34Hydratation, salle rafraîchie, surveillance renforcée.
01:38Exemple à Gravelines avec Alex Béraud et Mathilde Aydry de la rédaction de BFM Grand Lille.
01:44Ça va ?
01:45On essaie ?
01:46Oui.
01:47Deux fois par jour, Maïté fait le tour des résidents pour s'assurer qu'il ne manque de rien.
01:52Des visites d'autant plus nécessaires avec ces fortes chaleurs.
01:56Vous avez pensé à boire un petit peu, monsieur de Seigne ?
01:59Oui.
01:59Vous avez bu de l'eau, là, ce midi, en rentrant ?
02:01C'est un ange pour moi.
02:03Même tout le personnel, il est vachement serviable.
02:07Ces visites sont l'occasion de rappeler aux 62 résidents les bons gestes à adopter par ce temps caniculaire.
02:13Il y en a, ils ont un certain âge, c'est plus difficile de reconnaître la soif.
02:20Donc c'est comme les enfants, ils ont besoin qu'on leur pousse à boire un verre, même si c
02:26'est quelques gorgées, il faut.
02:28Dans cet établissement, les résidents sont autonomes et peuvent sortir quand ils le souhaitent.
02:33Le personnel les encourage tout de même à rester au frais.
02:36Pour les occuper, des activités sont organisées en intérieur, à côté du ventilateur.
02:44Comme à chaque épisode caniculaire, le personnel s'organise pour garantir la sécurité des résidents.
02:50On a travaillé sur une procédure au sein de l'établissement avec toute l'équipe
02:55et on est très attentifs au fait que les résidents s'hydratent, au fait qu'ils restent à l'ombre,
03:02qu'ils ne sortent pas.
03:03On est vraiment très, très attentifs là-dessus parce qu'on sait qu'on a un public qui est fragile.
03:08La résidence est déjà fin prête pour l'été et les chaudes journées à venir.
03:13Direction le sud-est de la France à présent.
03:15Le football amateur à nouveau rattrapé par la violence.
03:18Une rencontre de jeunes à virer au drame ce week-end dans le Var.
03:21Oui, un entraîneur de la catégorie U13 a été violemment frappé au visage par le père d'un joueur adverse.
03:27Il a été hospitalisé en soins intensifs.
03:29Anna Jojard.
03:31Des banderoles ont été accrochées aux abords du stade.
03:33On peut y lire, le foot doit rassembler et non détruire.
03:35Ou encore le sport, oui, la violence, non.
03:38Ici, la consternation est partagée par tous, y compris les parents.
03:41C'est inadmissible, on ne devrait jamais en arriver à ce stade-là.
03:43On est choqués parce qu'on n'est pas là pour se battre.
03:46Une conséquence qu'on peut craindre, c'est qu'on n'ait plus la possibilité de participer quand il y
03:50a des matchs.
03:50La victime, un entraîneur de 48 ans, est décrite comme une personne appréciée et investie dans la vie du club.
03:55De voir un ami dans un état comme ça, sur un terrain de foot, c'est un petit peu choquant
03:59et navrant.
04:00De dire ce qui lui est arrivé peut également m'arriver.
04:02Ouissem est éducateur dans le même club que la victime et depuis cette agression, il se dit prêt à arrêter
04:06les matchs en cas de tension.
04:08S'il y a trop de pression sur mes gamins et que ça crée un risque de conflit, j'ai
04:12rien à jouer en fait.
04:12Il n'y a pas de projet Mbappé.
04:14C'est des petits qui sont là pour se faire plaisir et avoir surtout plein de souvenirs dans la tête.
04:18Comme lui, Laurent, éducateur, souhaite que cette agression enclenche une réflexion sur les violences dans le foot amateur.
04:23Il faut que ça s'arrête. La prochaine fois, ça peut être pire.
04:26Donc c'est vraiment être mobilisé pour faire comprendre aux parents qu'il ne faut plus que ça arrive.
04:31Des coachs qui prévoient de se réunir dans les prochains jours pour trouver des solutions concrètes à ce problème.
04:35Merci.
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