00:00Nous le devons à toutes les victimes, tous les descendants d'esclaves.
00:05C'est un moment qui doit réunir, c'est un moment de rassemblement
00:08pour faire face à ce qui a été hier et pour avancer.
00:11Et donc ma présence ici a été naturelle, j'ai tenu à adresser un message d'avenir.
00:18Je crois qu'il faut qu'on soit toutes et toutes liées par un moment d'histoire
00:22qui a été celui que nous connaissons.
00:24Mais comme le dit Christiane Taubira, la culpabilité n'est pas héréditaire.
00:27En revanche, on a un devoir de responsabilité.
00:30Vis-à-vis des descendants d'esclaves, de ce qu'ont été leurs aïeux.
00:34C'est quelque chose qu'il ne faut jamais oublier.
00:36Je crois que c'était important, c'était l'occasion de le redire aujourd'hui,
00:38mais surtout maintenant, il va falloir avancer.
00:40Le 23 mai, c'est une date essentielle.
00:42Quand il y a un crime contre l'humanité, un plus commis par la France,
00:44c'est d'abord les victimes qu'on doit honorer.
00:46Il y aura sur ce site où nous sommes aujourd'hui, en mars 2027,
00:53un mémorial avec 215 000 noms des esclaves que nous avons retrouvés.
00:57On mène un combat pour perpétuer cette mémoire,
01:00mais on n'est pas uniquement dans le mémorial.
01:04Parce que pour nous, la mémoire, c'est quelque chose de très présent.
01:08Le récit nous permet d'être ce que nous sommes aujourd'hui.
01:11Et c'est ce qui fera en sorte qu'on construira ce vivre ensemble,
01:16qu'on produira ce commun.
01:17Et pour ça, il faut que les ultramarins aient leur place,
01:21les descendants d'esclaves aient leur place dans l'histoire de France.
01:25Et c'est ça qui fera qu'on mettra en place des politiques très concrètes,
01:29pour le coup, qui répondront aux besoins des gens.
01:32Merci.